Bienvenue dans mon univers ! Vous êtes ici chez vous.
Opinion
C’est exactement à deux heures, la nuit prochaine, que nous devrons reculer nos montres et nos horloges d’une heure afin de retrouver l’heure normale.
C’est le sujet du jour depuis deux semaines, en fait depuis que tout le monde en parle. À la lumière des réactions, c’est loin de faire l’unanimité. Même les « spécialistes » de la question sont divisés.
On dit que revenir à l’heure normale sera bénéfique parce que les matins seront plus clairs. Quant à l’heure avancée, au printemps prochain, elle prolongera la clarté jusqu’à son apogée, quelque part en juin.

Les spécialistes de la question ne s’entendent pas sur les bienfaits de l’une ou de l’autre et, pour ma part, je trouve que ce n’est pas très sérieux. Les réactions me surprennent également. On parle ici d’une seule petite heure et on prétend que cela perturbe le sommeil des enfants.
Personnellement, je pense que les enfants sont plus résistants qu’on le croit. Ils sont capables de passer une soirée complète à courir partout après un gâteau de fête, de se relever à six heures le lendemain matin et de fonctionner normalement. Mais une heure de changement ? Là, paraît-il, c’est la catastrophe nationale.
Quant aux adultes, certains ne sont pas très forts. Une heure, et c’est le bordel.
Vous n’avez jamais voyagé dans d’autres fuseaux horaires? En Europe, en Asie ou même dans l’Ouest canadien ? Là, on change parfois de plusieurs heures d’un coup, et personne ne convoque une cellule de crise psychologique.
Bien sûr, ce n’est pas pareil… on est en vacances ! Ah bon ! Donc le décalage horaire possède un interrupteur magique. En vacances, il est inoffensif. À la maison, il devient soudainement une menace pour la civilisation occidentale.
LA CLARTÉ N’EST PAS INSTANTANÉE
Dès août, on entend dire : « Zut! Les journées raccourcissent, c’est déprimant. »
Comme si l’été nous avait promis un abonnement permanent au soleil et avait oublié de lire les petites lignes du contrat.
Quand ce n’est pas le changement d’heure, on déplace les fêtes traditionnelles comme l’Halloween parce que cela arrange les parents.
À ce rythme-là, on risque un jour d’annoncer que Noël aura lieu le 17 décembre parce que le 25 tombe un peu trop près du retour au travail.
Non, sincèrement, pourquoi consacrer autant d’énergie à ce genre de question alors qu’il existe tant de véritables problèmes à régler?
Pensez-y… une seule petite heure.
Nous survivons aux tempêtes, aux nids-de-poule, aux files d’attente à l’hôpital, aux rénovations qui durent trois fois plus longtemps que prévu et aux hausses de prix à l’épicerie. Je refuse de croire qu’une petite heure aura finalement raison de nous.
*****
Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.