Éponge à récurer : porteur de milliards de bactéries

LE TEXTE DE CET ARTICLE A ÉTÉ SUPPRIMÉ À LA DEMANDE DE PROTÉGEZ-VOUS QUI EN ARRIVE À LA CONCLUSION QU’IL CONTREVIENT AUX DROITS D’AUTEURS ET CE, MÊME SI LA SOURCE ÉTAIT CLAIREMENT IDENTIFIÉE.

VOUS M’EN VOYEZ DÉSOLÉ.

Maudit cancer !

Il y a de ces jours où le réveil se fait d’une triste façon. Hier en fut un ! En début de journée, nous apprenions le décès de notre amie de camping devenue notre voisine où nous habitons. Suzanne avait été rappelée vers son créateur en début de nuit.

Une belle femme d’à peine 67 ans qui, au milieu de l’été, respirait le bonheur et la santé. L’avenir s’annonçait bien. Puis, au milieu d’août, le malheur frappait. Un cancer fulgurant et agressif allait l’affaiblir au prix d’atroces souffrances, et l’amener dans l’au-delà moins de trois mois plus tard. Vraiment triste !

Au moment d’écrire ce texte, mes premières pensées vont vers Mario son conjoint et ses enfants, qui l’ont soutenu et accompagné sans réserve.

S’il est une chose positive que l’on peut tirer de cet événement, c’est la fin de ses souffrances. C’est bien peu, mais apaisant en même temps.

Louise et moi, la connaissions depuis 5 ans, et elle nous avait déjà conquis. Femme de tête, intelligente, toujours souriante, ambitieuse, énergique et déterminée, elle mordait dans sa vie de retraitée. Elle filait le parfait bonheur, très bien entourée et aimait relever les défis. Socialement, elle aimait s’impliquer. Ce sont les qualités que je retiendrai de cette amie fantastique et d’agréable compagnie.

Quand on y pense, c’est fou comme notre vie peut être fragile. Il faut profiter de chaque instant parce que cette vie c’est comme un prêt qui nous est donné, sans en connaitre le moment de sa quittance. Mais moi, je retiendrai un fait marquant de sa généreuse personnalité. Alors que nous formions un orchestre au camping où nous résidions, Suzanne, accompagnée d’autres femmes, décidaient de nous confectionner de jolies vestes de spectacle, d’un bleu azur. Nous avions fière allure avec cet accessoire. Soyez assurés que ce vêtement revêt maintenant une grande signification de générosité et que je le conserverai précieusement en souvenir de Suzanne.

Maintenant que tu profites de l’éternité, chère Suzanne, veille sur ta famille, tes proches et tes amis. Guide-les dans cette soudaine noirceur pour qu’ils puissent poursuivre sereinement leurs routes jusqu’à leur retour auprès de toi. Pour ceux qui restent, prenons quelques instants de réconfort pour entendre et apprécier ce que Suzanne nous dirait sûrement, en nous regardant du haut de son nuage :

« Ne pleurez pas. Ne pleurez pas si vous m’aimez, Je suis seulement passée dans la pièce à côté. Je suis moi, vous êtes vous. Ce que nous étions les uns pour les autres, nous le sommes toujours. Donnez-moi le nom que vous m’avez toujours donné. Parlez-moi comme vous l’avez toujours fait. N’employez pas un ton différent, ne prenez pas un air solennel et triste.

Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble. Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi. Que mon nom soit prononcé comme il l’a toujours été, sans emphase d’aucune sorte, sans une trace d’ombre. La vie signifie tout ce qu’elle a toujours signifié. Elle est ce qu’elle a toujours été. Le fil n’est pas coupé.

Pourquoi serais-je hors de votre pensée ? Simplement parce que je suis hors de votre vue ? Je vous attends. Je ne suis pas loin. Juste à la croisée des chemins. Vous voyez, tout va bien. »

Ce n’est qu’un au revoir… repose en paix Suzanne.

In Memoriam – Marcel Geoffrion – Dixième anniversaire

Dix années se sont écoulées depuis ton départ en cette froide nuit du 8 novembre, vers la destination dont on ne revient jamais. Aujourd’hui, Louise et moi te rendons un hommage bien mérité. C’est une façon et une occasion pour te remercier pour ces souvenirs inoubliables qui habitent nos cœurs à tout jamais.

Maintenant que tu n’es plus seul dans cette immensité, continu de veiller sur nous avec nos autres proches qui se sont joints à toi. Que ceux et celles qui t’ont connu, aient une pensée spéciale pour toi aujourd’hui.

« Ceux que nous avons aimés et que nous avons perdus ne sont pas où ils étaient mais ils sont partout où nous sommes ».

12 années d’écriture

Aujourd’hui, c’est jour de fête. Ce blogue poursuit son aventure pour une douzième année et c’est grâce à vous.

Jour après jours, certains et certaines d’entre vous, dès le petit déjeuner, viennent y fureter pour la première fois et à cet égard votre fidélité est inestimable et grandement appréciée.

On me dit même que j’accompagne parfaitement votre café matinal.

D’abord à saveur locale, il dépasse les frontières pour être lu dans toutes les communautés francophones de la planète, les principaux pays étant la France, la Belgique, les États-Unis et bien sûr le Canada. Le nombre de visiteurs atteint près de 150 000 alors que les pages lues sont à 350 000.

Au fil des années ses archives contiennent plus de 3 000 articles sur tous les sujets et sont facilement accessibles en marge droite. Un truc, en passant, pour les visionnements sur tablettes; pour bénéficier de la marge de droite et tous ses secrets, mettez vous en mode horizontal… vous ne le regretterez pas et vous verrez tout le contenu.

Mais ce succès serait impossible sans votre support. Vos commentaires sont toujours les bienvenus et meublent la discussion. Sans prétendre avoir toutes les réponses, j’exprime mon opinion et vos interventions sont toujours propices, justes et de bon goût.

Évidemment, pour alimenter une telle plateforme, il faut passer du temps à lire, à s’informer et à commenter tout article qui représente un intérêt pour vous. Une discipline qui remplit bien mon quotidien. Lorsque je découvre un papier qui retient mon attention, j’y vais de mon commentaire en introduction, pour copier l’article en mentionnant toujours la source afin de rendre à César ce qui appartient à César. L’idée semble être appréciée.

Pour ceux et celles qui sont assidus des Leçons de français des mercredis, sachez qu’il en reste une vingtaine à publier avant d’avoir fait le tour de la question. Et pour la période de réjouissances qui s’en vient, Les contes de Noël reprennent du service dès le 2 décembre.

En terminant, vous êtes ma force et mon ambition à continuer ce beau projet, ma thérapie des douze dernières années. Sans votre présence, rien de tout cela ne serait possible. Vous y ajoutez de la couleur et une immense dose de motivation à toujours me surpasser.

Merci, merci et encore un immense merci… l’aventure continue !

Idée brillante : des nichons tricotés

En parcourant mon hebdomadaire local Le Reflet, je suis tombé sur un article rafraîchissant de la journaliste Vicky Girard, relatant l’histoire d’une équipe de bénévoles, qui se réunit une fois par semaine, pour tricoter des prothèses mammaires en laine pour les femmes victimes du cancer du sein et qui ont subie une mastectomie.

Quelle idée brillante, me suis-je dit. Alors c’est l’article que j’ai décidé de partager avec vous aujourd’hui.

ELLES TRICOTENT DES SEINS POUR UNE BONNE CAUSE Vicky Girard

Entre le cliquetis de leurs aiguilles et leurs conversations, une dizaine de tricoteuses racontent comment elles redonnent une parcelle de féminité à celles qui ont subi une chirurgie mammaire.

Le groupe de 13 femmes se réunit une fois par semaine depuis un an à la résidence pour personnes âgées Chartwell, à Candiac, afin d’unir leur passe-temps à une bonne cause, les nichons tricotés. Elles ont tricoté près de 500 prothèses mammaires en laine de coton et compte continuer le plus longtemps possible.

Judy Bridgwater-François, infirmière praticienne, a entendu parler du mouvement « Knitted knockers of Canada » alors qu’elle était à l’Île du Cap Breton en résidence durant ses études en oncologie.

« J’étais déjà sensibilisée à la cause. Ils cherchaient quelqu’un ici pour superviser bénévolement un groupe de tricot, alors j’ai soumis l’idée au Chartwell et ç’a fonctionné. Beaucoup de femmes ont embarqué rapidement », raconte-t-elle.

Madame François chapeaute ainsi les tricoteuses avec Suzan Henri, dont la mère réside au Chartwell.

« Judy m’en a parlé et comme c’est le soir où je venais souvent souper avec ma mère, je me suis jointe au projet. Ça nous fait une belle activité ensemble », dit Mme Henri.

Sa maman, Pierrette Rivest, est fière de voir sa fille participer. Elles partagent un intérêt pour le tricot.

« Ce que j’aime le plus du projet ? C’est la cause. Moi, je n’ai pas de problèmes [de santé], mais si j’en avais, je serais contente de pouvoir avoir cette solution abordable », laisse-t-elle savoir.

Certaines participantes travaillent aussi à faire connaître les nichons tricotés à leur entourage.

« La plupart ne savent même pas que ça existe, affirme Céline Bouthillier. Je connais une femme qui a été opérée et qui ne mettait rien du tout sous son chandail. Les prothèses en silicone qu’elle avait n’étaient pas aussi confortables que celles en laine. »

Lisette Cromp, une autre tricoteuse, trouve gratifiant de savoir que son passe-temps a un but.

« C’est super si ça peut permettre à des femmes de se sentir mieux », dit-elle.

Les deux femmes qui ont de l’expérience en tricot disent également aimer le projet, car elles doivent relever un défi en tricotant avec trois aiguilles.

Bien que les tricoteuses s’étaient fixé l’objectif de 500 nichons tricotés en un an, Louisette Lepage, reconnue pour être la plus rapide du groupe, veut surtout s’amuser.

« On fait ça dans le plaisir, je ne compte pas », affirme-t-elle.

Mme Lepage raconte que le témoignage d’une femme ayant bénéficié des nichons tricotés l’a touchée et la pousse à continuer.

« Elle avait entre 35 et 40 ans. Il lui manquait un sein et, grâce à son nichon, elle nous a dit qu’elle allait enfin pouvoir s’habiller comme elle voulait, se souvient la tricoteuse. Elle pleurait de joie. Elle avait une prothèse qu’elle ne voulait pas porter. On lui a donné un nichon pour son maillot de bain aussi, Voir cela, ça incite à continuer. »

Elle ajoute avoir été surprise elle-même que les prothèses en laine de coton se lavent, soient confortables et légères.

OCCASION DE SE RÉUNIR

Mme Cromp et Mme Bouthillier s’entendent toutes les deux pour dire que le mardi soir est devenu un moment où elles sont heureuses de se réunir pour tricoter, mais aussi pour discuter entre elles de tout et de rien.

Assise en face d’elles, Mme Rivest renchérit.

« On a toujours du fun quand on se rencontre. Surtout que ce n’est pas difficile, on fait toujours la même chose », blague-t-elle.

Les femmes s’aident entre elles, se montrent leurs réalisations, parfois plus sobres, parfois agrémentées de touches plus colorées. Elles lancent l’invitation à tous à se joindre à elles le mardi soir.

À PROPOS DES NICHONS TRICOTÉS

Les nichons de laine sont des enveloppes en forme de demi-sphère tricotées et rembourrées selon la taille du soutien-gorge. Chacun prend environ deux heures à faire. Une balle de laine, selon le type de matériel, permet d’en fabriquer trois à quatre. Les tricoteuses suivent un patron pour les réaliser.

Le matériel est fourni par les bénévoles elles-mêmes et par le comité de résidents en partie. Les femmes peuvent se procurer des prothèses mammaires en coton gratuitement auprès du centre de femmes Om’femme située à Brossard, en ligne, au https://www.comfemme.org ou par courriel au comfemme@knittedknockerscanada.com.

La leçon de français (67)

NE PAS CONFONDRE : sis’y / nin’y

Règles

si : adverbe ou conjonction de subordination, peut être remplacé par un autre adverbe ou une autre conjonction.

La température est si (tellement) basse que l’eau gèle.

Nous sortirons si (parce que) la sirène retentit.

s’y : peut se décomposer en « se y ». Ces deux mots sont toujours placés devant un verbe, car le « s’ » fait partie d’un verbe pronominal. Le « y » est pronom adverbial ou personnel.

J’aime ce lac, on s’y baigne volontiers. On se baigne dans ce lac.

ni : conjonction négative qui relie deux éléments (noms ou propositions) :

La poule n’a ni dents ni oreilles.

On peut parfois remplacer « ni » par « pas » : La poule n’a pas de dents et pas d‘oreilles.

Attention ! Parfois la première conjonction « ni » est remplacée par une autre conjonction négative : Cette chanson n’a rien d’original ni de mélodieux.

n’y : peut se décomposer en « ne y ». Le « n’ » est la première partie d’une négation dont on ne peut trouver la suite dans le reste de la phrase, Le « y » est pronom adverbial ou personnel.

Sans ses lunettes, grand-père n’y voit rien.

Exercices

1- Quel mot complète cette phrase ?

En matière d’orthographe, Jonathan … connaît : c’est un expert !

A) si – B) s’y – C) ni – D) n’y

2- Complétez la phrase comme il convient.

… Julie savait où se trouve une pharmacie, elle … rendrait aussitôt.

A) Si / si – B) S’y / ni – C) Si / s’y – D) Si / n’y

3- Par quels mots peut-on remplacer les mots en gras ?

Tu n’as jamais visité la Russie et encore moins la Chine !

A) n’y / n’y – B) ni / ni – C) ni / n’y – D) n’y / ni

4- Quelle est la réponse à cette question ?

Sofiane participera-t-il au carnaval de Dunkerque ?

A) Oui, il s’y participera pas.

B) Non, il ni participera pas.

C) Non, il s’y participera pas.

D) Non, il n’y participera pas.

5- Par quoi peut-on remplacer les mots en gras pour éviter la répétition ?

Dans ce restaurant, on ne consomme pas de viande dans ce restaurant.

A) ni – B) s’y – C) n’y – D) si

6- Quelle est la réponse à cette question ?

Avez-vous vu des feux tricolores à ce carrefour ?

A) Non, il n’y en a pas. – B) Oui, il s’y en trouve.

C) Non, il ni en a pas. – D) Oui, il si en trouve.

7- Par quoi peut-on remplacer les mots en gras pour éviter la répétition ?

Sur son carnet, Freddy n’écrit qu’au crayon à papier sur son carnet.

A) s’y – B) n’y – C) si – D) ni

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) B – 2) C* – 3) B – 4) D – 5) C** – 6) A – 7) B***
* Substitutions possible: « Comme Julie savait … elle se rendrait à la pharmacie. »
** Le pronom personnel « y » est à placer après la première partie de la négation élidée.
*** Le pronom personnel « y » est à placer après la première partie de la négation élidée.

Notre fierté a 41 ans !

Ce n’est rien pour nous rajeunir, ta mère et moi, mais ainsi va la vie. Les années passent et on te voit cheminer, droit comme un chêne et avec de très belles valeurs. Tu fais l’envie de tes enfants, de ta nouvelle famille et des proches.

Ce qui nous fascine au plus haut point, c’est ton implication sociale pour le groupe d’employés que tu représentes à travers ton action syndicale. Nous ne saurions qu’être immensément fiers de cette belle et riche expérience de vie inestimable. Mettre ses énergies au service des autres, il n’y a rien de plus gratifiant. Même constat avec les activités sportives de tes enfants devenus de beaux adolescents, que tu épies et conseilles comme un vrai coach de vie. Quelle belle influence tu as.

La vie n’est pas toujours rose avec ses hauts et ses bas, mais tu as su développer cette belle force de caractère qui te distingue. Tu aimes socialiser et tu laisses toujours une belle impression dès tes premiers contacts avec les gens. Certes, tu as bien quelques défauts, qui n’en a pas, mais tes qualités les font passer largement au second rang.

Enfin bref, pour cette belle journée d’anniversaire où tu célèbres tes 41 ans, nous ne pouvons que te souhaiter beaucoup d’amour, de joie, d’agréables surprises et que la santé te protège et soit ta compagne de vie pour longtemps. Pour nous, notre fidélité se mesure à deux puissants sentiments; l’amour inconditionnel et une fierté incommensurable à ton égard. Pour des parents, c’est le bonheur ultime.

Bon anniversaire fiston,

Maman et papa XXX

Rappel historique de la bataille du français au Québec

50e ANNIVERSAIRE DE LA MANIFESTATION CONTRE LE PROJET DE LOI 63

Encore en 1969, aucune loi québécoise ne protège l’usage du français. Partout bafouée, en particulier au travail et l’affichage public, notre langue voit poindre une nouvelle menace avec l’arrivée de dizaines de milliers d’allophones par année qui choisissent généralement d’envoyer leurs enfants à l’école anglaise. Toute la société québécoise se passionne alors pour l’enjeu de la langue et entend désormais faire respecter le français, de Saint-Léonard à l’Université McGill.

Jean-Jacques Bertrand

Alors au pouvoir à Québec, l’Union nationale de Jean-Jacques Bertrand sent bien l’urgence de légiférer sur la langue, mais n’accouche finalement que du fameux « bill 63 » qui laisse aux parents le libre-choix de la langue d’enseignement pour leurs enfants; une loi qui satisfait les anglophones et les allophones, mais qui déclenche la colère du Québec français. Pendant qu’on discute à l’Assemblée nationale du controversé projet de loi, une des plus grandes manifestations de l’histoire de la Capitale-Nationale se prépare : 30 000 personnes se réuniront le 31 octobre 1969 devant l’hôtel du Parlement.

Les jeunes sont aux premiers rangs de la mobilisation; la grève n’a pas été votée dans l’ensemble des écoles, mais ils sont tout de même des milliers d’étudiants à bord des autobus les conduisant à Québec en réponse à l’invitation du Front du Québec français, organisation créée aux seules fins de faire obstacle à la loi 63 et de faire du français notre seule langue officielle.

La liste des orateurs participants venus appuyer le mouvement est impressionnante et réunit bon nombre des fondateurs du Québec moderne : Michel Chartrand, Gaston Miron, Pierre Bourgault, l’économiste François-Albert Angers, le futur ministre Mathias Rioux, le sociologue Fernand Dimont, le géographe Henri Dorion, le théologien Louis O’Neil, Raymond Laliberté, du syndicat des enseignants CEIQ, Raymond Lemieux, de la Ligue pour l’intégration scolaire (LIS) ou encore Reggie Chartrand des Chevaliers de l’indépendance.

Pour le père Émile Bessette, « Ce soir, nous trouvons ici le fondement de la patrie québécoise et française ». Les artistes sont bien sûr aussi à ce grand rendez-vous pour la langue et la culture : Raymond Lévesque, Pauline Julien, Louise Forestier et la poétesse Michèle Lalonde qui crée même un hymne pour l’occasion : La prise de Parole.

Plus de 800 policiers de la Sûreté du Québec prêts à intervenir forment un cordon autour du Parlement. Tous les observateurs conviennent cependant de l’efficacité du service d’ordre déployé par les organisateurs eux-mêmes et qui garantit la sécurité de tous jusqu’à environ 22 heures. Même si au petit matin on doit tout de même déplorer 65 arrestations et une vingtaine de blessés, selon le journal Le Soleil, « Le sérieux de la manifestation officielle et l’ordre parfait dans lequel elle s’est déroulée a fait dire à des policiers que les étudiants représentaient vraiment, hier, sur la Colline Parlementaire, une force importante au sein de la société québécoise. »

Tandis que la manifestation bat son plein, juste en face de l’Assemblée nationale, une poignée de députés indépendants affrontent ceux de l’Union nationale et du Parti libéral, bien décidés à maintenir le couvercle sur la marmite linguistique. Aux côtés de René Lévesque, fondateur du Parti Québécois, Yves Michaud, Jérôme Proulx et Antonio Flamand mènent une habile obstruction parlementaire pour faire obstacle au bill 63, qui « condamne notre langue à n’être qu’une parmi d’autres en notre propre patrie. »

La loi décriée est tout de même adoptée le 20 novembre suivant, mais ne règle rien du tout, de sorte que de nouveaux affrontements intercommunautaires allaient éclater sur cet enjeu fondamental. À vrai dire, aucune réponse viable ne sera donnée à la question linguistique avant 1977, quand le gouvernement du Parti Québécois proclame la Charte de la langue française qui, malgré maintes tentatives du gouvernement fédéral et de ses tribunaux pour la faire invalider, demeure à ce jour la gardienne de la paix linguistique au Québec.

Pour en savoir plus :

Pierre Godin, La poudrière linguistique, Montréal, Boréal, 1990, 384 p.

Source : Journal de Montréal, 31 octobre 2019, page 14

Plus tu en as, plus tu en veux

Les médecins ont définitivement le don de se faire aimer. De la formation en Thaïlande, c’est la dernière activité qu’ils ont trouvée pour parfaire leurs connaissances. Pas à Chibougamau durant les gros mois d’hiver… non, non, la Thaïlande, une destination paradisiaque, rien de moins, et pendant une forte période d’activité grippale ici. De quoi pogner une grosse diarrhée.

Cette escapade nous coûtera, à nous les CONtribuables, plus de 2 000 $ par tête de toubib. Comme leurs incorporations leurs permettent déjà des déductions fiscales appréciables, la vie est belle.

D’autant plus que sur les deux semaines de « formation », ils n’auront que 6 demi-journées pour « s’instruire ». Le paradis quoi ! Une autre preuve que plus tu en as, plus tu en veux.

Antoine Robitaille, blogueur au Journal de Montréal, en a fait le sujet de son article le 1er novembre dernier, qui rejoint ma pensée. C’est le texte que je partage avec vous aujourd’hui.

LA SALADE THAÏE DU DOCTEUR GODIN Antoine Robitaille

Dans les publications destinées aux médecins, on va sans doute encore jouer aux victimes et crier au « docteur bashing ».

Mais le premier ministre Legault et sa ministre de la Santé, Danielle McCann, ont eu raison hier de se dire « choqués » par l’affaire des informations pour médecins de famille en Thaïlande, présentée jeudi dans nos pages par la collègue Geneviève Lajoie.

Que les médecins participent à des congrès scientifiques ou de perfectionnement est évidemment une excellente chose, et cela peut très bien se produire à l’étranger.

TOURISME

Mais nous sommes ici dans un autre cas de figure. Le voyage en Thaïlande de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) est clairement une aventure touristique déguisée en congrès de « formation ».

Deux semaines de voyage à être dorlotés : six demi-journées de « formation », notamment au sujet des « nouveautés en diarrhée du voyageur ». (Je ferai de la rétention d’humour, ici.)

Chose certaine, à la période où aura lieu ce voyage, début janvier, on risque, au Québec, d’être en pleine saison de la grippe. Pendant que 40 médecins profiteront d’un « bain de pieds » dans les sources d’eau chaude près de la ville de Mae Sai, bien des Québécois poireauteront comme des imbéciles aux urgences du Québec, dans un bouillon de culture bactérienne.

DES SALADES

Il fallait entendre le docteur Louis Godin, hier au micro de Dutrizac à QUB radio, justifier laborieusement ce périple asiatique auquel lui-même participera. Et où il donnera une formation sur « La réalité de l’évolution de la pratique médicale au Québec », qui ne nécessitait aucunement l’orgie de production de gaz à effet de serre aériens qu’occasionnera ce déplacement.

Ces voyages, ajouta-t-il, peuvent ouvrir les yeux des médecins sur d’autres modes de rémunération, notamment celui de la capitation auquel songe le gouvernement.

Il justifiait du reste une des activités, la « visite d’un orphelinat à Bangkok », en soulignant que dans leur pratique, les médecins québécois ont parfois à accueillir des enfants venant de l’adoption internationale…

Croit-il vraiment à ces salades ?

Au fond, c’est la ministre McCann qui a pointé l’épicentre du problème soulevé par cette affaire : « On sait que les médecins ont des déductions fiscales quand ils payent pour l’hébergement, le transport (pour un voyage relié à un congrès de formation) ».

FAUX TRAVAILLEURS AUTONOMES

Voilà : les médecins sont déjà de faux travailleurs autonomes à qui l’on a permis par surcroît, il y a quelques années, de s’incorporer !

Contrairement à tous les autres travailleurs autonomes, ils ont le privilège de n’avoir qu’un seul et unique employeur. En plus d’être parmi les professionnels les mieux rémunérés de la nation, ils reçoivent plusieurs coups de pouce financiers de l’État pour leur permettre de soutenir des dépenses professionnelles élémentaires, telles les assurances.

Est-il vraiment capital, en plus, de consacrer des fonds publics pour leur permettre de faire du tourisme de « formation » digne de celui qui a rendu célèbres nos glorieux commissaires scolaires ? Non.

Salmigondis

LE SPORT AVANT DE MANGER BRÛLERAIT PLUS DE GRAISSE

WENN | Si vous faites du sport, essayez de vous y mettre avant le petit-déjeuner. D’après une étude de chercheurs des Universités de Bath et de Birmingham, qui ont comparé les données médicales de 30 hommes en surpoids ou obèses, on perdrait deux fois plus de graisse en faisant de l’exercice avant le premier repas du jour.

« Nos résultats suggèrent qu’un changement de timing entre le moment où vous mangez et le moment où vous faites du sport peut avoir des effets profonds et positifs sur votre santé générale. Nous avons constaté que les hommes de notre étude qui faisaient du sport avant le petit-déjeuner brûlaient deux fois plus de graisse que ceux qui faisaient du sport après », a indiqué le docteur Javier Gonzalez, responsable de l’étude.

Toujours d’après les experts, ce sont les faibles niveaux d’insuline des personnes qui n’ont pas encore mangé qui permettraient d’utiliser la graisse pour activer les muscles. Les résultats complets de l’étude ont été publiés dans The Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism.

POUR LA CLASSE, ON REPASSERA

Si on croyait que « Selfie » Trudeau avait de la classe, détrompez vous ! On l’a vu, au soir du scrutin, carrément couper l’herbe sous le pied d’Andrew Scheer au moment où il s’adressait aux citoyens. C’est alors que Justin l’effronté a décidé de prendre également la parole et ainsi passer en vedette au lieu d’attendre la fin du discours de son rival. La télé lui a donné raison, en reprenant, plus tard, le discours de Monsieur Scheer. Il n’y a qu’un Trudeau pour faire pareille connerie. Autre constat déplorable, 64 % des Canadiens se sont présentés aux urnes. Espérons que ce ceux et celles qui ont refusé d’accomplir leur devoir de citoyen, se fermeront la « trappe » jusqu’aux prochaines élections. Eux aussi ont manqué de classe.

DES COMPENSATIONS POURQUOI ?

Ainsi donc, les tarifs des stationnements d’hôpitaux et CHSLD seront imposés par le Gouvernement du Québec. Il était temps ! Toutefois, on parle de compenser les fondations en leur versant 100 â 150 millions de dollars en dédommagement. C’est quoi le bonbon ? Pourquoi nos impôts serviraient à redonner d’une main ce qu’on nous enlève de l’autre. Les hôpitaux n’ont pas à recevoir de compensations. Qu’ils se contentent de ce qu’ils perçoivent en frais de stationnement. Avec toutes les campagnes de financement qu’ils organisent chaque année, ils devraient s’en contenter. D’ailleurs, c’est sur le bout des lèvres qu’ils nous informent des revenus qu’ils tirent de leurs stationnements. Je suis définitivement contre ces cadeaux déguisés absolument inutiles. On ne va pas à l’hôpital par choix, mais bien par obligation.

UNE SOCIÉTÉ DE MALADES

Il ne se passe pas une seule journée où on apprend qu’un éducateur, professeur, coach, personne en autorité, n’ait pogné les fesses et les parties génitales de mineurs sous leurs responsabilités. C’est tout simplement dégueulasse. Comment en sommes nous rendus là, en 2019. Après de telles surprises, comment faire confiance à ceux et celles à qui nous confions nos enfants. La pornographie inonde l’internet et dans l’intimité, il devient facile d’alimenter sa perversion. Pire encore, ces désaxés sexuels s’en prennent à des enfants atteint de déficience intellectuelle et de troubles du spectre de l’autisme. Définitivement, il faut condamner ces gestes et les tribunaux doivent exiger des suivis médicaux durant leur peine d’emprisonnement. La castration, dans certains cas, pourrait être imposée dans une sentence. Les enfants n’ont pas à devenir des victimes de gestes dégradants qui les hanteront toute leur vie.

UNE AUTRE PREUVE D’AMOUR DES CANADIENS ENVERS LES QUÉBÉCOIS

TORONTO | (Agence QMI) Le conseil de ville de Toronto a adopté à l’unanimité avant-hier une motion condamnant la loi québécoise sur la laïcité de l’État. Toronto demande au gouvernement fédéral de faire de même. Elle exige aussi qu’Ottawa s’oppose à la Loi devant les tribunaux. En campagne électorale, le premier ministre réélu, Justin Trudeau, avait affirmé qu’il pourrait peut-être engager Ottawa dans une bataille judiciaire.

La motion adoptée à Toronto appuie la création d’une campagne nationale « mettant en lumière les impacts néfastes généralisées de la loi 21 sur la cohésion sociale et l’inclusion au Canada ». « Cette Loi mal avisée est un pas important vers un accroissement de la polarisation et de la marginalisation des minorités religieuses », peut-on lire dans le texte de présentation de la motion. Le maire John Tory n’a pas voté. Calgary avait lancé le mouvement de contestation en septembre. Winnipeg et des élus d’Edmonton avaient suivi.

Comme l’écrivait Richard Martineau dans sa chronique d’hier; « Et certains trouvent encore que nous avons notre place dans ce pays ? »

Ygreck, et ses perles d’octobre

Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… voici ses perles d’octobre.

Comment disposer de votre corps

C’est une certitude de la vie : un jour viendra où nous rendrons notre dernier souffle. Notre passage sur cette terre sera arrivé au bout du chemin.

Mais que sait-on des dispositions qui suivront notre décès, comme les cendres. Peut-on les répandre ? Comment en disposer ? Est-ce que nos préarrangements sont faits ? Autant de questions auxquelles il faut répondre. Mieux vaut être préparé.

Depuis l’année dernière, la Loi 66 est en vigueur au Québec; la Loi sur les activités funéraires. C’est une protection accrue pour le public.

Vous le savez, plusieurs aspects de notre vie sont encadrés par l’État. Il encadre la façon dont nous venons au monde, notre éducation, notre santé et une partie de notre comportement en société. Notre mort n’y échappe pas.

Dans le souci de « protéger la santé publique et le respect de la dignité des personnes décédées «, le Gouvernement du Québec a mis à jour, en 2016, les dispositions légales et règlementaires applicables à l’industrie funéraire. Vieilles d’une quarantaine d’années, les dispositions précédentes ne tenaient pas suffisamment compte de la montée de la crémation comme mode de disposition, de l’apparition de l’aquamation et de nouvelles formes de rituels funéraires.

Par exemple, au niveau de la remise des cendres aux membres de la famille, une pratique s’était développée depuis plusieurs années : utiliser des reliquaires pour y déposer une petite quantité de cendres. Cette façon de faire est maintenant légale et reconnue par la Loi. L’entreprise funéraire doit toutefois remettre les cendres « à une seule personne, dans un ou plusieurs contenants dans lesquels l’ensemble des cendres doit être réparti. » (art. 70).

Plusieurs familles s’interrogeaient sur la légalité de disperser des cendres. La Loi sur les activités funéraires (Loi 66) autorise désormais cette pratique. Toutefois, « Nul ne peut disperser des cendres humaines à un endroit où elles pourraient constituer une nuisance ou d’une manière qui ne respecte pas la dignité de la personne décédée. » (art. 71). Cela laisse beaucoup de possibilités. Par contre, le dépôt en terre de cendres renfermées dans un contenant ne peut être effectué que dans un cimetière.

La Loi a aussi permis d’encadrer une réalité que vivent les entreprises funéraires : les cendres non réclamées. Depuis la croissance de la crémation comme mode de disposition du corps, plusieurs dizaines d’urnes funéraires n’étaient pas récupérées par les familles chaque année. Les entreprises funéraires les conservaient, parfois pendant des années, sans savoir quoi en faire.

Désormais, la Loi 66 permet à l’entreprise funéraire d’inhumer les cendres ou de les déposer dans un columbarium après un délai d’un an pendant lequel « l’entreprise de services funéraires aura pris des moyens raisonnables pour tenter de les remettre à un parent ou à une autre personne qui manifeste un intérêt pour la personne décédée. » (art. 52).

Avec la mouvance des rituels funéraires, une nouvelle façon de disposer du corps des personnes décédées a fait son apparition, soit l’aquamation : une technologie qui utilise de l’eau plutôt que du feu. La Loi demeure ouverte à cette nouveauté, ainsi qu’à d’autres qui pourraient apparaître dans le futur.

Bref, la société évolue, les mœurs changent et la Loi 66 a accueilli favorablement les demandes croissantes de la population pour une ouverture aux changements.

Source : Alain Leclerc, DG, Fédération des coopératives funéraires du Québec.