Je l’ai toujours dit et je le répète encore et encore; René Lévesque, notre Moïse national, était 25 ans en avant de tout le monde. C’était le prophète et le Messie.
Celui qui allait sauver son peuple pour lui donner tous les pouvoirs de se prendre en main et de prospérer tout seul dans une mer anglophone. Le seul moyen de gérer sa destinée. On connaît la suite !
Hier matin, dans le Journal de Montréal, Joseph Facal y est allé d’un excellent article qui m’a rappelé la bonne parole que René prêchait sur toutes les tribunes. Du bonbon que je veux partager avec vous aujourd’hui.
Pensez à ce bon vieux René, comme un père qui veut protéger les siens. Le geste que vous poserez ce lundi, sera une étape vers notre autonomie future. Le temps d’affirmer au Canada notre fierté nationale francophone. Un pas de plus dans la bonne direction. Qu’on se fasse le plus grand des plaisirs en votant massivement pour le BLOC et lancer un puissant message d’affirmation aux fédéraux. Qu’est-ce qu’on a à perdre ?
PÉTARDS MOUILLÉS Joseph Facal
À quatre jours du vote, les chefs fédéraux tirent leurs dernières salves.
Finies les grandes promesses, finis les cadres financiers, on réduit le message à sa plus simple expression et on vise les électeurs indécis ou vacillants.
Quand les chefs appellent à voter « stratégiquement », c’est que l’élection est extraordinairement serrée.
BILAN
Trudeau et Scheer martèlent tous les deux que le Québec serait gagnant si des Québécois participent à un gouvernement fédéral dirigé par leur formation.
Logique à première vue, mais de la bouillie pour les chats.
L’important n’est pas d’où vous venez, mais pour qui vous travaillez.
Vite, nommez-moi une retombée concrète et positive pour le Québec d’avoir eu au conseil des ministres du gouvernement Trudeau les Joly, Duclos, Champagne, Bibeau, Garneau et Rodriguez.
Oui, il y a eu des quelques décisions positives pour nous, comme la bonification de l’allocation pour enfants.
Mais c’était une mesure pour tous les Canadiens. Que des Québécois soient ou non au conseil des ministres n’y changeait rien.
Quelle mesure fut prise, qui ne l’aurait pas été autrement, parce que des Québécois étaient autour de la table ?
Aucune.
Trudeau avait même Philippe Couillard comme interlocuteur à Québec, le premier ministre le plus inconditionnellement canadian de toute notre histoire.
Leur complicité nous a valu quels bénéfices ?
Plus fort s’il vous plaît, je ne vous ai pas bien entendu.
Historiquement, le Parti libéral fédéral – avec Trudeau père, Lalonde, Chrétien, Dion et cie – a surtout utilisé les Québécois pour donner au Québec des coups de pied au cul et le tenir tranquille.
Les ministres québécois actuels de Trudeau fils font d’ailleurs campagne sur une plateforme remplie de promesses qui sont des intrusions dans les responsabilités de l’Assemblée nationale du Québec.
Quand un Québécois devient ministre du gouvernement canadien, il sert les intérêts canadiens. Aussi simple que cela.
Ce n’est pas nécessairement par mauvaise foi. Le système est ainsi fait : le Canada anglais, très majoritaire, ne laissera pas un ministre québécois tirer la couverture vers les siens.
Dans le cas d’un gouvernement conservateur, la participation québécoise a failli donner des fruits du temps des Brian Mulroney, Lucien Bouchard, Benoît Bouchard et cie, au début des années 1990.
La fin du film fut amère. Vous le raconterez aux jeunes. Ils n’ont pas trop l’air de vouloir le regarder eux-mêmes.
ILLUSION
Permettez-moi de me répéter au sujet du vote « stratégique ».
Notre système ne donne pas la victoire à celui qui a le plus de votes, mais plus de sièges.
Vous devez donc regarder la situation dans votre circonscription.
Pour que votre vote « stratégique » ait une micro-chance, il faut d’abord que le candidat de votre cœur n’ait aucune chance, ce qui exclut toutes les circonscriptions où il y a des luttes à trois.
Il faut ensuite que la lutte entre les deux meneurs soit serrée au point que le déplacement d’une poignée de votes fasse une vraie différence, ce qui est rarissime dans un Québec où chaque parti concentre ses appuis dans des régions spécifiques.
Faites-vous donc plaisir.
IL EST DUR DE VIEILLIR À DEUX ET PRINCIPALEMENT LORSQU’ON AVANCE EN ÂGE !
Madame raconte sa mésaventure :
Il y a quelques jours alors que je quittais une réunion, j’ai réalisé que je n’avais pas mes clés d’auto. Je me suis mise à les chercher. Elles n’étaient ni dans mes poches ni dans mon sac à main. Une recherche rapide dans le local de réunion n’a rien révélé.
Soudain, j’ai réalisé que je devais les avoir laissées dans la voiture. Frénétiquement, je me dirigeais vers le stationnement. Mon mari m’a grondé plusieurs fois par le passé d’avoir laissé mes clés sur le contact. Ma théorie est que le contact est le meilleur endroit pour ne pas les perdre. Sa théorie est que la voiture est plus facile à voler.
Comme je me dirigeais vers le stationnement, j’en suis venue à une conclusion terrifiante. Sa théorie était juste, le stationnement était vide. J’ai immédiatement appelé la police. Je leur ai donné ma position, ai avoué que j’avais laissé mes clés dans la voiture et qu’elle avait été volée. Puis j’ai fait l’appel le plus difficile de tous :
– Chéri ai-je balbutié, je l’appelle toujours « chéri » dans ces moments-là. J’ai laissé mes clés dans la voiture et elle a été volée.
Il y eu une période de silence. Je pensais que l’appel avait été coupé, mais ensuite j’ai entendu sa voix. Il aboya :
– C’est moi qui t’ai conduite ce matin à ta réunion !
Maintenant, c’était à mon tour de me taire. Embarrassée, j’ai dit :
– Eh bien, viens me chercher.
Il rétorqua :
– J’étais en route pour le faire, mais je vais être retardé.
– Pourquoi ? demandais-je.
– Parce que je viens d’être arrêté par la police et tu dois maintenant les convaincre que je n’ai pas volé notre voiture ! Parce que j’ai oublié les papiers !!!
NE PAS CONFONDRE : LE PARTICIPE PRÉSENT ET L’ADJECTIF VERBAL
Le participe présent, invariable, est une forme verbale terminée par « -ant ».
– Goûtez ces biscuits craquant sous la dent.
L’adjectif verbal, terminé lui aussi par « -ant », s’accorde en genre et en nombre avec le nom auquel il se rapporte.
– Avez-vous goûté ces biscuits craquants ?
Astuce ! Pour ne pas confondre le participe présent et l’adjectif verbal, on remplace le nom masculin par un nom féminin et on lit la phrase en entier.
– Goûtez ce biscuit craquant sous la dent. Goûtez cette biscotte
craquant sous la dent.
– Avez-vous goûté ces biscuits craquants ? Avez-vous goûté ces biscottes
craquantes ?
Attention ! Des participes présents et des adjectifs verbaux peuvent avoir des orthographes différentes. En cas de doute, il faut consulter un dictionnaire.
– en communiquant des vases communicants
– en naviguant dans la baie des personnels navigants
– en précédant le cortège les numéros précédents
– en fatiguant son entourage une marche fatigante
Exercices
1- Quel mot complète cette phrase ?
Une fumée … envahit brusquement le hangar.
A) suffocante – B) suffoquant – C) suffocant
2- Quelle terminaison complète le mot en gras de cette phrase ?
Autrefois, les travaux des champs étaient vraiment fati… .
A) guants – B) guant – C) gants – D) gant
3- Complétez la phrase comme il convient.
En …, Dorothée a oublié d’éteindre les lumières.
A) partant – B) partants – C) partante – D) partantes
4- Par quel contraire peut-on remplacer le mot en gras ?
Cet été, les myrtilles sont rares dans les sous-bois.
A) abondant – B) abondante – C) abondants – D) abondantes
5- Complétez la phrase suivante.
Vous avancez des arguments convain…
A) quant – B) quants – C) cant – D) cants
6- Quel mot complète cette phrase ?
… à pleines dents dans leur sandwich, ces voyageurs prouvent qu’ils ont faim.
A) Mordant – B) Mordante – C) Mordants – D) Mordantes
7- Par quels mots peut-on remplacer les mots en gras ?
Comme il effraie les brebis, le loup provoque des mouvements.
A) Effrayant – B) Effrayante – C) Effrayants – D) Effrayantes
Réponses à la fin de l’article.
Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.
Réponses : 1) A – 2) C* – 3) A – 4) D** – 5) D*** – 6) A**** – 7) A
* On ne conserve le « u » de l’infinitif du verbe « fatiguer » qu’au participe présent. Ici, nous avons un adjectif verbal attribut qui s’accorde normalement.
** L’adjectif verbal attribut féminin pluriel s’impose.
*** La forme de l’adjectif verbal est différente de celle du participe présent.
**** Une substitution, avec passage au féminin, montre que le participe présent est invariable.
Un jeune, homme, tout ce qu’il y a de plus correct, voulait acheter un cadeau de Noël à sa nouvelle petite amie. Après mûre réflexion, il décida de lui acheter une paire de gants.
Accompagnée de la sœur de sa nouvelle amie pour être mieux conseillé, il alla les lui acheter. La sœur acheta, de son côté, deux paires de petites culottes pour elle-même. Durant l’emballage, la vendeuse mélangea les deux articles et la sœur obtint les gants !
Sans vérifier le colis, il envoya donc les petites culottes à son amoureuse avec la note suivante :
Douce chérie,
Voici un petit cadeau pour te prouver que je n’ai pas oublié Noël. Mon choix est dû au fait que je me suis aperçu que tu avais l’habitude de ne pas en porter lorsque tu sortais le soir.
Si ça n’avait pas été de ta jeune sœur, j’aurais choisi une paire plus longue avec des boutons, mais elle porte elle-même des paires plus courtes, faciles à enlever.
La couleur est plutôt pâle, mais la vendeuse m’a montré une paire qu’elle avait portée pendant trois semaines et elle était à peine sale. La jeune vendeuse en a fait l’essai devant moi et ça lui faisait très bien.
J’aurais aimé pouvoir te les mettre moi-même la première fois. Sans doute beaucoup d’autres hommes les serreront dans leurs mains avant que je ne puisse te revoir. Lorsque tu les enlèveras, souffle dedans avant de les ranger afin de chasser l’humidité qui reste toujours après usage.
J’espère que tu vas les aimer et que tu vas les porter pour moi au Jour de l’An. Pense juste au nombre de fois que j’aurai le plaisir de les embrasser. Enfin, la dernière mode c’est de les porter avec les rebords pliés montrant la fourrure.
Je t’aime XXX
Assez véridique l’article de Richard Martineau d’hier, dans les pages du Journal de Montréal. Un constat que je partage sur la responsabilité des parents versus leurs enfants. Il frappe dans le mille avec cette société de parents mous qui ne sont plus les parents de leurs enfants mais des amis.
Les mamans à l’aube de la quarantaine se déguisent en adolescentes avec leur nombril percé d’un bijou, ou quelque chose du genre, sans oublier la mode des tatouages. Elles veulent ressembler à leur adolescente et revenir à leur jeunesse. Qu’est-ce qu’on fait de la hiérarchie familiale ? Des valeurs qui se perdent parce que l’autorité parentale est disparue. La triste nouvelle réalité de l’enfant roi.
Le même phénomène se développe aussi chez les personnes en autorité de notre société. Ils gagnent le gros salaire mais au niveau de la prise de décision et de la gestion, leurs carences éducationnelles ressortent, étant probablement issus de la génération qui graduaient malgré une note sous le seuil du passage et pour qui « doubler » était une conséquence inconnue et un objectif complètement dépassé et loin d’être inquiétant.
Tout ceci nous amène à cette société de mou, absente de prendre ses propres responsabilités et qui demande toujours aux gouvernements de décider à leur place.
À tout événement, si vous ne l’avez pas lu, c’est l’article que je partage avec vous aujourd’hui, en cette journée de l’Action de Grâces. Bon congé pour qui en profite.
LES GRANDS ENFANTS Richard Martineau
Des parents qui poursuivent les créateurs du jeu Fortnite parce que leurs enfants y sont accros.
Des consommateurs qui demandent une loi pour que les géants de la malbouffe cessent d’utiliser des petits personnages sympathiques pour attirer les enfants.
Des francophones qui aimeraient que le gouvernement adopte une loi interdisant l’utilisation de l’expression « Bonjour-Hi » dans les commerces.
LES MOLASSONS
À quand une loi obligeant les citoyens à prendre leurs responsabilités ?
Tu trouves que ton enfant joue trop à Fortnite ? Eh bien, après une heure, ferme la télé et déplogue sa console de jeu !
Ton enfant te demande d’acheter des céréales hyper sucrées parce qu’il aime la mascotte qui est sur la boîte ? Refuse !
Tu n’aimes pas que les employés de ton magasin de vêtements préféré s’adressent à toi en anglais ? Exige de te faire servir dans ta langue, ou sors !
Après ça, on se plaint que l’État est trop gros et que le gouvernement prend trop de place…
Duh !
L’homme occidental est devenu tellement dépendant de l’État qu’il n’est plus capable de se prendre en main…
C’est fou tout ce qu’on pellette dans la cour du gouvernement.
« Ma mère est dans un CHSLD et la bouffe qu’on lui sert est dégueulasse. De plus, elle n’a qu’un bain par semaine ! »
Va la voir une fois par semaine, apporte-lui des gâteries et profites-en pour lui faire un brin de toilette !
« Mon fils est impertinent avec moi, on n’apprend plus la politesse à l’école… »
Mets tes culottes et fais-toi respecter ! Coudonc, va-t-on demander au gouvernement de nous torcher chaque fois qu’on va au petit coin ?
ALLÔ MAMAN BOBO
On dit que Fortnite crée une dépendance.
Savez-vous ce qui rend les gens dépendants ? Un gouvernement omniprésent qui répond à chacun de nos besoins.
Comme l’a écrit Johanne Marcotte dans son livre Pour en finir avec le gouvernemaman : « Pendant des décennies, le discours politique nous a invités à nous abandonner à la prise en charge par un État bienveillant. Le citoyen doit maintenant retrouver sa liberté et se réapproprier ses responsabilités ».
Auteur du pamphlet La grande nurserie, le Français Mathieu Laine dit la même chose.
« À mon sens, les pouvoirs publics n’ont pas à dire aux enfants ce qu’ils doivent manger, c’est le rôle des parents. Vous croyez que nos grands-mères avaient besoin de messages d’un haut comité de santé publique pour savoir ce qu’il fallait mettre dans les assiettes ?
L’État nous prend pour des enfants incapables de gérer nos vies et intervient en permanence pour nous dicter notre bonne conduite. Et pour la meilleure raison du monde : notre bien-être. »
Laine a raison. Mais il oublie une chose – une chose importante, capitale.
Si l’État nous traite comme des enfants, c’est que nous nous comportons comme des enfants !
Toujours accrochés à ses mamelles…
NOTRE FAUTE
On dit qu’on est tannés de voir des candidats nous promettre mers et mondes lors des campagnes électorales.
Mais on leur demande mers et mondes !
Voteriez-vous pour un politicien qui vous regarderait droit dans les yeux et vous dirait qu’il est temps que vous preniez vos responsabilités ?
La question qui est sur toutes les lèvres; est-ce que les solutions seront reléguées aux oubliettes ? Pourtant, il est moins une et on n’a pas le temps de niaiser.
Surtout que depuis la grosse manifestation qui a amené entre 300 000 et un demi-million de pacifistes et qu’on est assuré que toutes ces personnes conduiront une voiture électrique dès qu’ils auront l’âge de conduire, c’est pour hier !
Et des solutions, il en pleut ! Francis Vailles publiait un article intéressant dans La Presse + du 28 septembre dernier et en proposait plusieurs qui ne devraient pas tarder à voir le jour, selon la volonté de nos politiciens, ou plutôt la grosseur de leurs couilles. C’est l’article que je vous propose aujourd’hui.
SI LE CLIMAT ÉTAIT VRAIMENT UNE URGENCE Francis Vailles
« Décideurs, bougez, merde »
Ce message lu sur une pancarte aperçue boulevard Saint-Laurent, hier, résume bien le sentiment de la foule record de jeunes manifestants. Politiciens, disent-ils, ayez le courage de prendre des décisions. Tranchez.
Oh, ils en ont fait, des gestes, nos décideurs. On sensibilise. On promet. On fixe des cibles, encore des cibles. Mais bouger, vraiment ? Non, car bouger heurterait trop fortement la masse de leurs électeurs, sceptiques, apathiques ou inconscients, qui ne veulent surtout pas que les mesures leur coûtent un sou.
Cette semaine, notre ministre de l’Environnement, Benoit Charette, a répété que pour le gouvernement Legault, l’urgence exige des mesures « incitatives », surtout pas punitives.
Or, les mesures incitatives, ça ne marche pas. Ou si peu. Pour vraiment réduire les gaz à effet de serre (GES), il faut des mesures « plates », qui découragent la surutilisation du carbone, quoi qu’en pensent les opposants.
Vous en doutez ?
Rappelez-vous les accidents d’auto. Depuis 40 ans, le nombre de morts a été divisé par six au Québec. Est-ce grâce aux publicités, aux mesures incitatives ? Pas du tout.
Ce qui a fait diminuer les accidents, c’est une série de mesures restrictives, tels les points d’inaptitude pour excès de vitesse (et maintenant pour les textos au volant), les contraventions exponentiellement élevées ou l’obligation du port de la ceinture de sécurité. Et, bien sûr, le fait qu’on a rendu criminelle la conduite en état d’ébriété.
Que disaient les nombreux opposants à l’époque ? Que ces mesures étaient excessives, qu’elles « brimaient les libertés individuelles », que prendre un petit verre n’était pas si dangereux pour peu qu’on sache conduire prudemment, etc.
Rappelez-vous la cigarette. Qu’est-ce qui a fait chuter le nombre de fumeurs ? Les campagnes de sensibilisation ? Si peu. La cigarette est une drogue et, en même temps, fumer représente un mode de vie, notamment chez les jeunes.
Ce qui a fait reculer le nombre de fumeurs, ce sont les taxes massives imposées sur les paquets de cigarettes. C’est l’interdiction de fumer dans les avions, les écoles, les lieux de travail, les restaurants et, enfin, les bars.
Que disait-on à l’époque ? Que ces mesures allaient beaucoup trop loin, qu’elles brimaient les libertés individuelles, qu’elles nuiraient à l’économie, puisque les restos et les bars allaient être désertés, notamment, et que les événements comme le Grand Prix du Canada perdraient leurs précieux commanditaires. Les bars ? Franchement ! Sacrilège.
Ces mesures draconiennes étaient motivées par des objectifs de santé publique, mais aussi par les coûts énormes qu’engendraient les excès. Aujourd’hui, rares sont ceux qui les remettent en question. Au contraire, on a peine à s’imaginer comment nous pouvions vivre à l’époque.
Cette logique dérangeante, elle s’applique précisément au réchauffement de la planète, ce cancer qui nous afflige.
Pour en venir à bout, la bonne volonté, les publicités et les mesures incitatives ne seront pas suffisantes. Pour en venir à bout, il faut interdire ou pénaliser fortement la surutilisation du carbone.
Il faut taxer fortement les stationnements et l’entrée au centre-ville de Montréal. Il faut imposer de lourdes amendes aux automobilistes qui laissent tourner inutilement leur moteur. Il faut taxer les vols aériens vers Cuba et ailleurs, puisque les voyageurs ne choisissent pas par eux-mêmes de compenser leurs émissions de carbone (en achetant des arbres, par exemple).
Il faut forcer la fermeture des centrales au charbon. Il faut punir les entreprises qui n’atteignent pas leurs quotas d’émission. Il faut fixer des échéances précises aux entreprises de transport pour la conversion de leurs véhicules à l’électricité. Il faut imposer aux régions de développer un urbanisme qui défavorise l’étalement urbain. Il faut faire une croix sur le développement d’un troisième lien à Québec. Il faut imposer une réduction du coût des transports en commun et augmenter les services.
Comme pour la cigarette et l’auto, ces mesures soulageraient la santé planétaire et, oui, procureraient aussi d’énormes économies, sachant les coûts grandissants des GES (et sachant que la taxe carbone, par exemple, retourne dans les poches des contribuables, au bout du compte).
Je sais, ces mesures seraient électoralement très impopulaires. Elles devraient, en outre, être implantées progressivement, pour éviter de faire basculer l’économie et de se retrouver avec une opposition de chômeurs qui tuerait l’objectif, comme c’est le cas en Alberta.
Mais si vous jugez qu’il y a vraiment une urgence climatique, chers décideurs, « bougez, merde ».
VOICI 14 PETITS TRUCS POUR VOUS SIMPLIFIER LA VIE
Les fourmis ont un problème : elles détestent les concombres. Aussi, déposez-en la pelure près de l’endroit où se trouvent les fourmis… succès assuré !
Pour obtenir de la glace pure et claire : faire bouillir l’eau avant la congélation.
Pour enlever la gomme à mâcher d’un vêtement, mettez-le dans le congélateur pendant une heure.
Pour maintenir le blanc des vêtements blancs : les faire tremper dans l’eau chaude avec une tranche de citron pendant 10 minutes.
Pour éviter l’odeur de chou pendant la cuisson : placez un morceau de pain sur le chou pendant la cuisson.
Pour éviter les larmes en coupant des oignons : mâcher de la gomme.
Pour enlever les taches d’encre sur un vêtement : étendre généreusement du dentifrice sur les taches, laisser sécher, puis laver.
Pour se débarrasser des souris ou des rats : saupoudrer de poivre noir les lieux qu’ils visitent, ils s’enfuiront !
Pour nettoyer votre pomme de douche : enfermez-la dans un sac de plastique avec du vinaigre pendant toute une nuit.
Frottez une noix sur un meuble égratigné pour enlever les égratignures.
Attachez un bas de nylon au bout du tuyau de l’aspirateur pour retrouver un petit objet perdu.
Servez vous des dents d’un peigne pour stabiliser un petit clou à enfoncer.
Pour nettoyer les phares ternis de l’auto : bien les nettoyer avec de la pâte dentifrice.
L’automne est avec nous depuis quelques jours et déjà, les snowbirds sont à préparer leur migration vers le pays des gougounes, notamment. Mais, d’ici le jour du départ, quelques questions peuvent nourrir notre esprit pour être sûr de partir sans aucune inquiétude.
Pour cela, les questions-réponses qui suivent sont tirées de la section « Le jaseur » de la revue trimestrielle de l’Association canadienne des snowbirds, automne 2019.
Q1 – J’aurai 70 ans l’année prochaine et j’essaie de comprendre comment la prime d’assurance voyage augmente dans la fourchette 70-75 ans. Je suis en assez bonne santé, je prends un médicament pour l’hypertension et je n’ai pas d’autre état préexistant, Si je pouvais avoir une estimation du pourcentage d’augmentation à 70 et 75 ans, je pourrais mieux décider si je dois louer ou acheter.
R1 – Et je vais moi-même avoir 75 ans. L’assurance voyage est indispensable si vous voyagez, et très chère à un âge avancé. Je vais vous donner les tarifs bruts actuels du régime lève-tôt de Medipac, pour vous, si vous voyagez six mois :
66-70 ans : 934 $
71-75 ans : 1 299 $
76-79 ans : 1 946 $
80-85 ans : 3 214 $
86 ans et plus : 4 665 $
Nous offrons plusieurs réductions si vous ne faites pas de réclamation et si vous êtes client régulier de Medipac. Par exemple, si vous souscrivez l’an prochain notre régime Lève-tôt à 70 ans, avec nos meilleures réductions, votre prime serait de 765 $ plutôt que 934 $. À partir de 86 ans, il y a une énorme différence; avec un maximum de réductions, votre prime serait de 3 825 $.
Un petit conseil pour les personnes qui passent à un autre groupe d’âge : faites commencer votre couverture d’assurance avant votre anniversaire, même si vous partez plus tard. Donc, si vous aurez 80 ans et que vous voulez partir six mois, souscrivez une police de 7 mois et faites-la commencer un mois plus tôt, si cela veut dire que vous aurez alors 79 ans. Vous économiseriez ainsi 1 200 $. Oh, et ne gaspillez pas votre argent en choisissant une franchise à 0 $. Je sais bien que des gens sont tentés, mais il y a une différence en cas de réclamation et vous paierez 10 % de moins, bien sûr.
Q2 – Je serai partie six mois. Qu’est-ce qui arrive si la chasse de la toilette n’est pas tirée ? Après un moment, l’eau jaunit et sent mauvais ? Et les robinets, si personne ne fait couler d’eau ? Merci.
R2 – D’après notre expérience, la meilleure chose à faire est de demander à quelqu’un de faire une ronde toutes les deux semaines. C’est aussi une très, très bonne chose advenant une réclamation d’assurance habitation. Si personne n’est disponible pour faire une ronde, il pourrait être avisé de faire appel à un service de surveillance. Les prix peuvent être très raisonnables. Nous avons le même problème aux États-Unis et nous coupons simplement toute alimentation d’eau avant de rentrer au pays. Nous recouvrons aussi les sièges de toilette de Saran Wrap ou d’une pellicule semblable, et nous vérifions que tous les drains de douche et d’évier sont fermés ou bloqués.
Q3 – Est-il vrai qu’il est maintenant obligatoire d’avoir un permis international pour conduire aux États-Unis ? On m’a dit que c’est le cas depuis juillet 2019. Merci de confirmer.
R3 – Mais pas du tout. C’était un canular, qui est peut-être venu de la Géorgie, pour faire peur aux snowbirds. L’un de nos concurrents canadiens a vendu beaucoup de permis de conduire internationaux (PCI) en peu de temps il y a quelques années. La Géorgie nous a confirmé par écrit qu’il n’en était rien. Le PCI n’est exigé nulle part aux États-Unis, mais vous devez avoir en votre possession votre permis de conduire canadien, bien entendu. Quiconque vous a dit ça devrait entendre la vérité.
Q4 – Que font la plupart des snowbirds à propos des pneus d’hiver s’ils partent pour le sud en janvier et reviennent en mai ?
R4 – La plupart des snowbirds ne font rien; qui voudrait s’encombrer de pneus d’hiver ? Pour nous rendre à destination, nous conduisons surtout sur de grandes autoroutes qui sont généralement bien déneigées. Les prévisions météorologiques sont notre meilleur outil et personne ne s’aventurera si on annonce ou prévoit de la neige en route. Si vous êtes pris dans une tempête imprévue, arrêtez-vous simplement une ou deux journées et ne bougez pas de là. Il y a quelques années, nous avons eu trois journées féériques de neige dans les Appalaches – un de nos meilleurs voyages vers le Sud.
Je ne sais pas si vous regardez le documentaire « Autiste, bientôt majeur » en 10 épisodes, produit par Charles Lafortune et de Sophie Prégent, eux-mêmes parents de Mathis, un enfant autiste à l’aube de sa majorité, mais c’est un incontournable.
Une série bouleversante qui nous fait vivre le quotidien de ces personnes et la dure réalité à laquelle ils doivent constamment s’ajuster. Une réalité qui perd complètement ses repères une fois la personne atteinte, rendue à l’âge de sa majorité. Un constat qui frappe.
Dans son numéro d’octobre, la Fondation MedicAlert offre des possibilités de survie dans une situation d’urgence avec ses identifiants. Vous n’avez pas idée des services que peuvent rendre ces bracelets, chaines et autres articles indicatifs de votre condition et état de santé. Voici donc cet article de sensibilisation.
FAIRE DU MONDE UN ENDROIT PLUS SÛR POUR LES PERSONNES ATTEINTES D’AUTISME
L’autisme, ou trouble du spectre autistique, n’est pas une affection facile à reconnaître pour les personnes qui n’en connaissent pas les signes. Résultat, les personnes vivant avec le trouble du spectre autistique sont particulièrement vulnérables dans les situations d’urgence. Pour souligner le Mois de la sensibilisation à l’autisme, nous avons décidé de mettre en vedette notre important partenariat avec Autisme Canada.
Le TSA est un trouble neurologique chronique qui affecte la capacité d’une personne à communiquer et à entrer en relation avec d’autres et sa façon d’appréhender le monde qui les entoure. On estime que 1 enfant sur 66 vit avec le TSA au Canada, ce qui en fait la maladie neurodéveloppementale la plus souvent diagnostiquée. Près de 50 % des personnes qui vivent avec ce trouble ne peuvent communiquer verbalement, sont sujettes à l’errance ou peuvent à l’occasion se trouver dans des situations troublantes, difficiles et/ou dangereuses. Puisque l’autisme est un spectre, le degré d’atteinte de chaque personne sera différent.
Si vous ou quelqu’un dont vous prenez soin êtes atteint d’autisme, vous redoutez peut-être les situations d’urgence où la communication est entravée ou impossible, par exemple en cas d’incendie, d’urgence médicale ou toute situation exigeant une intervention de la police. Un intervenant d’urgence peut par mégarde provoquer un comportement violent chez toute personne atteinte de TSA, s’il n’est pas au courant de la présence du trouble.
« Bon nombre des personnes qui vivent avec un trouble du spectre autistique ont des problèmes sensoriels, et dans une situation qui submerge les sens (p. ex. bruits forts ou lumières vives), elles peuvent tout à coup se mettre à errer ou s’enfuir loin de leur famille ou de leur soignant, explique Michelle Colero, directrice générale d’Autisme Canada. Quand elles se trouvent dans un contexte qui ne leur est pas familier, ces personnes se sentent souvent stressées et ne sont pas réceptives face aux personnes qui tentent de les aider. »
Être en mesure de communiquer des renseignements personnels ou médicaux est d’une importance cruciale dans ces situations. C’est pourquoi nous avons créé en partenariat avec Autisme Canada le Programme pour l’autisme de MedicAlert : un moyen efficace de reconnaître une personne en situation d’urgence, de comprendre comment désamorcer une situation potentiellement instable ou de ramener cette personne auprès de sa famille ou des personnes qui en prennent soin.
« Autisme Canada croit que tout le monde mérite d’être soigné avec respect en situation d’urgence, nous dit Mme Colero. Porter un identifiant MedicAlert permet aux intervenants d’urgence, aux policiers et au personnel de l’hôpital de rapidement déterminer différentes façons de communiquer avec un enfant ou un adulte autistique. Grâce aux renseignements fournis par le dossier MedicAlert, ils comprennent les gestes ou les mots qui peuvent déclencher un comportement agressif chez la personne et avoir recours aux bonnes techniques de désamorçage. »
Ce programme qui sauve des vies appuie les Canadiens et les Canadiennes qui vivent avec l’autisme et offre la tranquillité d’esprit à leurs familles et leurs soignants. Visitez medicalert.ca/autisme pour en apprendre davantage sur ce programme vital et voir comment nous nous efforçons de protéger plus de personnes vivant avec un trouble du spectre autistique.
NE PAS CONFONDRE : LE PARTICIPE PASSÉ ET LE VERBE CONJUGUÉ
Lorsqu’on entend le son [i] ou le son [y] à la fin d’une forme verbale, il peut s’agir :
Du verbe conjugué qui prend alors les terminaisons de son temps :
– Tu as réussi à avancer. Elle a souri.
– Tu as reçu un SMS. Il a suivi les conseils.
– Les photos que j’ai reçues encombrent la mémoire de mon téléphone.
Astuce ! Pour distinguer ces formes, on peut essayer de les remplacer par une autre forme verbale.
– Si c’est possible, il s’agit d’un verbe conjugué :
– Je réussis (réussissais) à avancer.
– Je reçus (reçois) un SMS.
– Dans le cas contraire, il s’agit du participe passé en « -i » ou en « -u ».
– J’ai réussi à avancer.
– Je consulte les messages reçus.
– Les conseils sont bien suivis.
Attention ! Certains participes passés se terminent par « -is » ou « -it » au masculin singulier.
Émettre : Il a émis un son. Traduire : Le texte est traduit.
Exercices
1- Quelle forme verbale complète cette phrase ?
Une panne d’électricité a … brusquement la retransmission du match.
A) interrompit – B) interrompue – C) interrompu – D) interrompis
2- Par quel mot peut-on remplacer la forme verbale en gras ?
Un bouquet de tulipes égaie l’entrée de l’appartement.
A) embellie – B) embelli – C) embellies – D) embellit
3- Quelles terminaisons complètent les mots en gras ?
Les esclaves reten… contre leur gré, conn… les pires privations.
A) us / us – B) u / urent – C) us / urent – D) u / ut
4- Quelles terminaisons complètent les mots en gras ?
Excl… du terrain pour brutalité, ces joueurs seront suspend… .
A) u / u – B) us / us – C) us / u – D) ut / -us
5- Quelles formes verbales complètent cette phrase ?
Gaëlle a … son texte avec des adjectifs bien … .
A) enrichie / choisi – B) enrichi / choisis
C) enrichit / choisis – D) enrichis / choisies
6- Quelles formes verbales complètent cette phrase ?
Lorsque le lion …, les gazelles, … derrière un rocher, … .
A) rugit / blotties / tremblent – B) rugi / blotti / trembleront
C) rugis / blotti / tremble – D) rugi / blottit / tremblait
7- Quelles terminaisons complètent les mots en gras ?
Quand tu reconn… ton ami sur le quai, tu réag… en agitant les bras.
A) ut / it – B) u / i – C) us / it – D) us / is
Réponses à la fin de l’article.
Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.
Réponses : 1) C* – 2) D – 3) C** – 4) B*** – 5) B**** – 6) A***** – 7) D******
* RAPPEL : employé avec l’auxiliaire « avoir », le participe passé ne s’accorde que si le COD le précède.
** La première forme est un adjectif placé en apposition; il s’accorde avec « esclaves ». Le verbe doit être conjugué à la 3e personne du pluriel.
*** La première forme est un adjectif placé en apposition; il s’accorde avec « joueurs ». Le participe passé du verbe « suspendre » est employé avec l’auxiliaire « être » (voix passive); il s’accorde avec le sujet.
**** Le premier participe passé, employé avec l’auxiliaire « avoir », est invariable (le COD est post-placé). La seconde forme est un adjectif épithète qui s’accorde normalement.
***** Dès le premier verbe, conjugué à la 3e personne du singulier, la réponse s’impose.
****** Les deux verbes doivent être conjugués à la 2e personne du singulier.
QUEL EST LE PREMIER SIGNE D’UN GLAUCOME ?
Il laisse apparaître peu de symptômes avant qu’il n’ait sérieusement progressé : le glaucome, principale cause de cécité chez les personnes de plus de 60 ans, peut entraîner une perte de vision permanente s’il n’est pas traité. Nul ne devrait donc ignorer cette maladie.
Un sondage réalisé par la Société canadienne d’ophtalmologie révèle que 61 % des personnes ignorent les signes et les symptômes du glaucome. Lorsque les symptômes se déclarent chez une personne, des taches aveugles apparaissent dans son champ visuel. Bien des gens ne remarquent ces taches que lorsque le nerf optique est gravement endommagé et que les taches grossissent. Il est essentiel de passer régulièrement un examen de la vue pour détecter la maladie avant l’apparition de lésions graves.
Certaines personnes courent un plus grand risque de développer le glaucome, notamment celles qui ont plus de 40 ans, des antécédents de glaucome dans la famille, une pression intraoculaire élevée, le diabète ou une hypertension artérielle.
Pour en savoir plus sur le glaucome et sur ce que vous devez faire pour le détecter et le prévenir, consultez le site cos-sco.ca.
Source : CSA Automne 2019
Depuis quelques années, les réseaux sociaux ont bouleversé notre quotidien. Les propos qui, jadis, étaient réservés, sont devenus accessibles à nos « amis », ceux et celles qui font partie de notre cercle. Si ça peut être intéressant et exaltant pour certains, il y a toujours un envers à une médaille. Les réseaux sociaux peuvent devenir nocifs suite à une chicane entre amis ou une rupture amoureuse. Dans ce dernier cas, une personne du couple souffre plus que l’autre.
C’est le sujet de cet article que je vous propose; l’effet néfaste ou bénéfique des réseaux sociaux peut être dévastateur ou salutaire. Voici donc l’histoire d’une rupture amoureuse et l’effet nuisible de s’autoflageller en surfant sur Facebook ou tout autre réseau du genre pour espérer s’en sortir.
MA PEINE D’AMOUR 2.0*
J’avais 19 ans quand j’ai rencontré Alex pour la première fois. Un vrai coup de foudre ! À l’époque, j’étais loin de me douter que notre relation allait me donner 17 années heureuses et trois beaux enfants… et que j’allais devoir vivre ma peine d’amour en regardant sa nouvelle relation éclore sur les réseaux sociaux.
C’est en 2017 qu’Alex m’a annoncé qu’il avait besoin « de vivre autre chose ». Je n’ai pas été particulièrement surprise, puisque ça faisait déjà un an que notre relation battait de l’aile. On a été si heureux ! Mais avoir des enfants a mis un stress sur notre couple. On ne se retrouvait plus. Et, un jour, il en a eu assez.
Après la douloureuse rupture, j’ai eu un choc quand j’ai vu les publications de mon ex sur Facebook. Sur sa vie sans moi : son anniversaire, son appartement, ses nouveaux amis… Ça me coupait le souffle chaque fois. C’est fou quand on pense que les réseaux sociaux n’existaient même pas au début de notre histoire, en 2000.
Aujourd’hui, j’ai l’impression que c’est devenu une sorte de perron d’église virtuel. Tout le monde peut tout voir, tout savoir en quelques clics. Selon Pierre E. Faubert, psychologue spécialisé en gestion de crises, « ces images de bonheur peuvent avoir un effet dévastateur. Pourtant, il faut garder en tête que cette joie est une représentation. C’est souvent une illusion. » Mais pour moi, la tristesse était bien réelle.
Un soir, j’ai remarqué qu’un resto que j’aime bien proposait à ses fans Facebook de mentionner la personne avec qui ils auraient envie de manger des huîtres en amoureux. Une fille a répondu avec le prénom de mon ex. C’est comme si j’avais reçu un coup de poignard.
Oui, Alex m’avait confié avoir quelqu’un dans sa vie depuis peu, une certaine Léa. Par contre, jamais je n’aurais cru que ça commençait à être sérieux ! Ma famille, nos amis et des connaissances qui ne savaient même pas encore pour la rupture m’ont tout de suite posé des questions. J’ai vite confronté Alex. Je ne voulais pas que les enfants apprennent sa nouvelle relation au détour d’une conversation.
J’étais loin d’être au bout de mes peines. Quelques semaines plus tard, j’étais au chalet pour mes premières vacances seule, avec mes enfants. Une notification Facebook m’a réveillée, m’invitant à devenir amis avec Léa, puisqu’on avait beaucoup d’amis en commun. J’ai trouvé ça tellement invasif ! Par la suite, j’ai souvent eu l’impression de ne pas pouvoir me protéger de leur amour naissant. J’ai vu des statuts, des commentaires et, le plus dur, des photos de mes enfants avec eux.
Je me suis sentie non seulement triste, mais rejetée aussi ! Ça m’obligeait à faire face à mon propre célibat…
J’aurais aimé bloquer Alex, mais je voulais voir ce que mes petits vivaient. « Il y a de meilleurs moyens de garder contact, indique Pierre E. Faubert. En regardant sur les réseaux sociaux ce que fait l’autre ou en ne prenant pas les dispositions pour ne pas être envahi d’informations, on peut se mettre en position d’invalidation et de dépréciation. Pourquoi remplir un vide avec ce qui fait mal ? »
Avec le temps, j’ai réalisé que zieuter la vie d’Alex sur Facebook ne faisait que me replonger dans ma peine. Je n’arrivais pas à guérir.
J’ai commencé à ne plus me connecter si je me sentais triste ou nostalgique. Quand je le faisais, c’est quand je me sentais prête à tout !
Pierre E. Faubert encourage cette attitude. « Si je suis allergique aux arachides, je ne vais pas en manger un bol plein. La meilleure solution, c’est de confier sa peine à un psychologue ou à une personne avisée qui a un regard profond et aimant. »
Un an et demi plus tard, je peux dire que je vais enfin mieux. Et je connais maintenant l’effet pernicieux des réseaux sociaux sur une peine d’amour ! Je dois bien sûr parler régulièrement à mon ancien amoureux pour les enfants. On essaie le plus possible d’avoir de la considération l’un pour l’autre, autant dans le réel que dans le virtuel. Je vois même une belle amitié se profiler. Je suis positive en pensant à l’avenir.
NOTE DE L’AUTEURE : Rosalie, 38 ans, a dû revoir sa relation aux réseaux sociaux pour mieux vivre sa peine d’amour dans la dernière année et demie.
* Source : Mélissa Pelletier, revue Coup de Pouce, octobre 2019