Paroles d’enfants…

Ces petits bouts d’choux ont ce don de nous faire rire devant leur spontanéité. Souvent dit comme ça, à brûle-pourpoint, il nous livrent une réponse qui quelquefois nous laisse sans voix. À vous d’en juger avec les perles qui suivent…

– Avec quelle main tu dessines à l’école?

– Avec ma mienne. (Clara 3 ans)

 

– Dis, papa, quel travail il faisait Joseph?

– Il était charpentier.

– Et Marie, elle travaillait?

– Non, elle s’occupait du petit Jésus.

– Alors, pourquoi le petit Jésus, il était à la crèche? (Cédric 6 ans)

 

Maman: – Manon, si tu n’écoutes pas, je vais demander au Père Noël de t’apporter de nouvelles oreilles à la place des jouets.

Manon: – Demande-lui alors des oreilles avec des boucles d’oreilles. (Manon 4 ans)

 

La grand-mère vient de mourir et tout le monde est triste. Claire va voir son grand-père avec un grand sourire et lui dit :

– T’as de la chance toi! T’es si vieux que tu vas mourir bientôt et tu seras le premier à la revoir. (Claire 5 ans)

 

– Où j’étais quand j’étais pas né? demande Paul à sa maman.

– Tu étais dans mon ventre.

– Et où j’étais avant d’être dans ton ventre?

– Eh bien tu étais dans ma tête.

– Et tu pouvais réfléchir quand même? (Paul 4 ans)

 

– S’il te plaît, maman, je voudrais une petite sœur.

– Mais, chérie, papa ne veut pas maintenant.

– On n’a qu’à lui faire la surprise… (Doriane 6 ans)

 

Guillaume dit à son Papa :

– Papa, quand je vais être grand, je veux te ressembler, mais avec des muscles. (Guillaume 3 ans)

 

Maman : – Va te laver les dents, elles sont sales.

Jérémy : – Mais je ne mange que des choses propres! (Jérémy 4 ans)

40e anniversaire de la Charte de la langue française

La loi 101 a 40 ans aujourd’hui. Est-ce qu’on peut fêter? A-t-on l’esprit à la fête quand on constate combien cette loi a été charcutée de toutes parts. Le 31 juillet dernier, Mathieu Bock-Côté en a fait le sujet de son article dans les pages d’opinions du Journal de Montréal. Un papier très intéressant qui vaut la peine que je le partage avec vous en cette journée commémorative pour se rappeler de la belle période des années 1970, alors que le peuple québécois était en effervescence avec un gouvernement péquiste décidé de faire du français la SEULE langue officielle publique.

Et si on parlait du français?

2017 est une année riche en commémorations pour les Québécois.

Dans le cadre des célébrations pour marquer le 50e anniversaire de la visite du Général de Gaulle, ils ont pu se demander : qu’en est-il aujourd’hui du Québec libre? Avons-nous, comme peuple, gagné en autonomie politique depuis 50 ans?

De même, dans les prochaines semaines, les Québécois pourront se poser des questions sur leur rapport au français. Fin août, nous commémorerons les 40 ans de la Charte de la langue française ou, si l’on préfère, de la loi 101.

LIBÉRATION

Il faut revenir à la Révolution tranquille des années 1960 pour bien comprendre son importance. Pour les Québécois, c’était une époque de libération. Ils ne voulaient plus vivre en étrangers chez eux. Ils voulaient vivre dans leur propre langue et avec leur propre culture.

Après quelques tentatives ratées ou insuffisantes, comme le Bill 63 du gouvernement Bertrand et la loi 22 du gouvernement Bourassa, la loi 101 du gouvernement Lévesque, en 1977, viendra enfin donner le cadre politique permettant cette affirmation identitaire.

Son grand promoteur sera Camille Laurin, qui y voyait aussi une manière de renforcer l’estime de soi des Québécois en les décolonisant mentalement. Les Québécois devaient reprendre le contrôle de leur destin. La loi étaie ambitieuse. Elle faisait du français la seule langue publique commune. Son principe c’était l’unilinguisme.

Elle imposait un affichage unilingue français. Elle obligeait les francophones et les immigrés à envoyer leurs enfants à l’école française. Elle entendait faire du français la langue de travail. En gros, il s’agissait de faire du Québec une société française à part entière, ce qui n’était pas contradictoire avec le respect des droits de la minorité historique anglaise.

Ce n’est pas sans raison qu’on a vu dans la loi 101 l’expression la plus ambitieuse de notre volonté de conserver et d’affirmer notre identité collective en Amérique. Mais que reste-t-il de la loi 101? On sait que les tribunaux d’Ottawa l’ont attaquée à de nombreuses reprises. Aujourd’hui, elle est pleine de trous. Elle a perdu de son efficacité. Adhérons-nous encore aux objectifs de la loi 101?

OFFENSIVE

Demandons-nous d’abord ce qu’il reste de son idéal. En 40 ans, nous sommes passés du rêve d’un Québec français au Québec bilingue. On maquille cette régression en adaptation à la mondialisation. Dans les faits, le français perd du terrain. On le voit sur le marché du travail.

On constate aussi qu’il est bien moins attrayant qu’on ne le souhaiterait pour un trop grand nombre d’immigrés, qui passent massivement dans le système scolaire anglophone lorsqu’ils arrivent au cégep, c’est-à-dire dès qu’ils en ont l’occasion.

Mais il se pourrait bien qu’on assiste à un début de réveil linguistique. Tout doucement, on entend une inquiétude monter. Comme si les Québécois commençaient à comprendre enfin que s’ils perdent leur langue, ils perdront l’essentiel de ce qu’ils sont. Quarante ans après la loi 101, il faut lancer une nouvelle offensive linguistique.

Le gros bon sens

C’est ce que j’ai pensé, hier matin, en lisant la chronique de Martineau dont le sujet était l’arrivée de la Société des Alcools du Québec, à l’intérieur des marchés Métro. D’emblée, je suis de son avis et sincèrement, la SAQ ne m’a jamais impressionné lorsque je magasinais dans une de leurs succursales. Je ne sais pas mais j’ai toujours trouvé ce monopole un peu hautain… une impression.

De toute façon, je vous offre cet article dans son intégralité parce que Richard Martineau a frappé dans le mille et a vu juste avec ce papier et à tous les points de vue. Jugez-en par vous-même.

La SAQ chez Métro!

Comme l’a écrit notre journaliste économique Pierre Couture cette semaine, la SAQ ouvrira une succursale dans un supermarché Métro à LaSalle.

C’est ce qu’on appelle en anglais le concept « shop in shop ». Un magasin dans un magasin. « Notre politique est de nous rapprocher des marchés d’alimentation. On veut être dans le parcours de magasinage de notre clientèle », a expliqué le porte-parole de la SAQ.

UNE SITUATION ABSURDE

Imaginez la scène… Dans le Métro, un commis va être payé 11$ l’heure pour mettre des bouteilles de bière sur une tablette. Mai à quelques mètres de lui, un commis de la SAQ sera payé 18$ l’heure pour mettre des bouteilles de vin sur une tablette. La même maudite job. Dans le même maudit emplacement. Aux mêmes maudites heures.

Mais un employé sera payé par Métro, et l’autre, par le gouvernement (avec toutes les protections sociales que cela comporte).

Duh…?

Question-quiz de la semaine : Pourquoi on ne laisserait tout simplement pas l’employé de Métro vendre du vin? Pourquoi ça prend absolument un employé de la SAQ pour vendre du vin « approuvé » par la SAQ? « Parce que les consommateurs de vin veulent être conseillés par des spécialistes », nous dit-on. N’importe quoi…

Quand je vais acheter de la bière ou du pain, chez Métro, le commis me donne-t-il des « conseils »? « Que mettez-vous sur votre pain le matin? Du beurre de pinottes? OK… Crunchy ou velouté? Crunchy, ok… « Et vous buvez un Espresso ou un café filtre? Ah, OK, un café filtre… Alors je vous conseille le pain Gadouas aux sept fibres. » Voyons! Me niaisez-vous?

DU SIROP ROUGE

Tout ça montre à quel point le concept même d’une SAQ est absurde. Ça prend un employé de la SAQ pour vendre du vin dans un Métro! Va-t-on nous dire que ça prend un employé du ministère de la Famille pour vendre des couches?

Ou une employée du ministère de l’Agriculture pour vendre des fruits et légumes? Si l’employé du Métro est capable de mettre une bouteille de vinasse cheap sur une tablette, il est capable de mettre une bouteille de Cigare Volant sur une tablette. Quant aux « conseils de spécialistes » …

Comme m’a dit Pierre Couture à l’émission que je coanime avec Jonathan Trudeau sur les ondes de CHOI RadioX, les Québécois tripent sur les vins hyper sucrés comme l’Apothic Red, le Red Revolution ou le Ménage à trois. Qu’il y ait ou non des spécialistes sur le plancher pour « orienter leurs choix », les consommateurs vont continuer à acheter ce genre de sirop.

SAC BRUN

La SAQ dit : « OK, vous pourrez acheter du bon vin au Métro, pourvu que cette portion de l’épicerie soit gérée par le gouvernement, » Pourquoi? On ne parle pas de vendre de la nitroglycérine ou du plutonium, mais du vin!

On se croirait en 1940, quand le gars de la Commission des liqueurs nous donnait notre 40 onces de gin dans un sac brun, en chuchotant… Nous sommes en 2017. Un organisme comme la SAQ n’a plus sa raison d’être…

Les soutiens-gorges noirs

Un Arabe se rend chez un fournisseur juif pour lui acheter des soutiens-gorges noirs. Le Juif, flairant la bonne affaire, lui répond qu’il ne lui en reste plus beaucoup. Il lui explique qu’à cause d’une très forte demande, cet article est devenu rare et c’est pourquoi il les vend 60$ pièce. L’Arabe en achète 6.

Il revient quelques jours plus tard et en redemande 2 douzaines. Le Juif lui dit qu’à cause des problèmes de production, ce modèle est de plus en plus rare et il les lui vend 75$ pièce.

Un mois plus tard, l’Arabe revient et lui achète cette fois, la totalité de son stock à 110$ pièce. Le Juif étonné, lui demande ce qu’il fait avec tous ces soutiens-gorges noirs. L’Arabe lui répond :

– Jli coupe en 2 et ji fais di pitits chapos qui ji vends aux Juifs à 150$ chaque!

Trois gouttes de lumière…

Le temps

« Le temps est le trésor le plus précieux que nous puissions avoir. »

Voici les dernières volontés d’Alexandre Le Grand.

Sur le point de mourir, Alexandre convoqua ses généraux et leur communiqua ses dernières volontés, ses trois ultimes exigences :

1 – Que son cercueil soit transporté à bras d’homme par les meilleurs médecins de l’époque.

2 – Que les trésors qu’il avait acquis (argent, or, pierres précieuses…), soient dispersés tout le long du chemin jusqu’à sa tombe, et…

3 – Que ses mains restent à l’air libre se balançant en dehors du cercueil à la vue de tous.

L’un de ses généraux, étonné de ces requêtes insolites, demanda à Alexandre quelles en étaient les raisons? Alexandre lui expliqua alors ce qui suit :

1 – Je veux que les médecins les plus éminents transportent eux-mêmes mon cercueil pour démontrer ainsi que face à la mort, ils n’ont pas le pouvoir de guérir…

2 – Je veux que le sol soit recouvert de mes trésors pour que tous puissent voir que les biens matériels ici acquis, restent ici-bas…

3 – Je veux que mes mains se balancent au vent, pour que les gens puissent voir que, les mains vides, nous arrivons dans ce monde et, les mains vides, nous en repartons quand s’épuise pour nous le trésor le plus précieux de tous : le temps.

En mourant, nous n’emportons aucun bien matériel avec nous; bien que les bonnes actions, je pense, soient une espèce de chèques de voyage.

Le temps est le trésor le plus précieux que nous ayons parce qu’il est limité. Nous pouvons produire plus d’argent, mais pas plus de temps. Quand nous consacrons du temps à quelqu’un, nous lui accordons une portion de notre vie que nous ne pourrons jamais récupérer, notre temps est notre vie.

Le meilleur cadeau que tu puisses donner à quelqu’un est ton temps et accorde-le toujours à la famille, au conjoint ou à des bons amis.

Finalement, pourquoi s’en faire…

Dans cette vie, il y a seulement deux choses dont vous devez vous soucier :

Ou bien vous êtes riche, ou bien vous êtes pauvre.

Si vous êtes riche, alors il n’y a pas de quoi vous en faire.

Mais si vous êtes pauvre, il y a deux choses dont vous devez vous soucier :

Ou bien vous êtes en bonne santé, ou bien vous êtes malade.

Si vous êtes en bonne santé, alors il n’y a pas de quoi vous en faire.

Mais si vous êtes malade, il y a deux choses dont vous devez vous soucier :

Ou bien vous allez guérir, ou bien vous allez mourir.

Si vous allez guérir, alors il n’y a pas de quoi vous en faire.

Mais si vous allez mourir, il y a deux choses dont vous devez vous soucier :

Ou bien vous allez au ciel, ou bien vous allez en enfer.

Si vous allez au ciel, alors il n’y a pas de quoi vous en faire.

Mais si vous allez en enfer, vous serez tellement occupé à serrer les mains de vos amis, que vous n’aurez vraiment pas le temps de vous en faire.

Alors finalement, pourquoi vous en faire?

Le respect de la clientèle… spécialement francophone

ShawDirect, vous connaissez? Cette compagnie de télévision par satellite, de Calgary, avec laquelle je suis abonné depuis 5 ans et qui semble se foutre éperdument de sa clientèle, et plus particulièrement francophone. Si je suis abonné à cette compagnie c’est qu’à l’endroit où je demeure, Vidéotron et Bell ne sont pas disponibles. Donc je n’ai pas le choix.

Très récemment, Shaw a complètement remodelé son site internet, sans avertir. On se connecte et voilà que notre mon d’usager et mot de passe ne fonctionnent plus. Je recommence, en vérifiant chacune des touches pour m’assurer de leur conformité… même résultat!

Je n’ai pas d’autre alternative que de téléphoner à la compagnie. Après les sempiternels « faites le 1 », « faites le 8 », « faites le 5 » et « désolé, nous recevons un nombre anormal d’appels… » qui prennent une éternité, j’obtiens une humaine réelle au bout du fil qui m’apprend que je dois à nouveau me créer un nouvel identifiant avec nouveau numéro de passe… nouveau site oblige! Ah bon! que je lui dis.

Et le programmeur du nouveau site a corrompu ou perdu la base de données des identifiants et mots de passe? Elle ne le sait pas! Une erreur de débutant selon moi.

Imaginez si plus de 100 000 abonnés ont à refaire la même niaiserie… C’est pas trop fort! J’ai donc refait le processus. Une fois en ligne, j’imprime ma facture mensuelle dont l’entête meuble cet article, pour m’apercevoir que tous les caractères accentués ne se sont pas imprimés et sont remplacés par des symboles. Tiens bizarre… c’est la première fois que ça se produit. Bah! Le français c’est trop compliqué, alors faisons simple. Non, ce n’est pas une défectuosité de mon imprimante puisque la facture sur le site est exactement la même.

Ce sont ces petits détails que je dénonce depuis toujours. Au lieu de s’estomper, ils sont de plus en plus présents. Par contre, ma période de facturation chez Shaw débute toujours le 19 du mois… et croyez-moi, dès chaque 19, à 00h01, le courriel m’annonçant que ma facture est prête s’affiche à l’ordinateur avec la précision d’une horloge suisse.

J’ai dit à la préposée de faire le message à ses supérieurs… le fera-t-elle? À tout événement, j’ai décidé d’écrire cet article. Habituellement, je mets toujours le pied droit sur le sol en premier, à ma descente du lit… j’ai dû mettre le gauche hier matin!

Proverbes inventés

Dans chaque église, il y a quelque chose qui cloche…!

L’amour c’est comme les photos… ça se développe dans le noir!

Les enfants sont comme des « pets »! On ne supporte que les nôtres!

Factures d’un avocat: Même si on te déclare coupable, t’es assez « innocent » pour payer ses honoraires!

Tu n’échapperas jamais à 2 choses dans la vie… la mort et les impôts!

Le vinaigre c’est comme le Viagra… ça durcit le cornichon…!

Il faut aimer son prochain… les autres sont trop loin!

Si l’amour rend aveugle… le mariage redonne la vue!

Le début du mariage c’est : On s’enlace et on se veut ! Plus tard c’est : On se lasse et… on s’en veut!

Dieu a donné l’argent aux riches parce que les pauvres, habituellement, n’ont pas de compte en banque!

L’habit ne fait pas le moine… ça le cache seulement!

Pour avoir de l’argent devant soi… pourquoi faut-il le mettre de côté?

Un jury c’est un groupe de personnes qui essayent de déterminer quel criminel a le meilleur avocat!

Encore le franglais!

Pas que je sois fanatique du duo Richard Martineau et Sophie Durocher, mais très souvent je partage leurs opinions sur les différents sujets d’actualités qui meublent leurs articles. Alors pourquoi ne pas en profiter à l’occasion et partager avec vous leurs écrits qu’ils publient dans le Journal de Montréal.

Alors cette fois-ci, je veux partager l’article de Sophie, publié mercredi dernier et qui traite de la « franglicisation ». Moi aussi je trouve très désolant qu’on en soit rendu à utiliser des mots et expressions anglaises dans nos conversations. À la radio, à la télé, on ne se gêne plus pour « frangliciser », et ce ne sont pas les exemples qui manquent. Alors justement, en fin de semaine dernière, j’écoutais un entretien à Salut Bonjour, avec la chanteuse Ima. À au moins deux reprises, elle a mentionné le mot challenge, alors que « défi » aurait été plus approprié et indiqué. C’est ça qui m’agace, parce que ça détériore et rabaisse ma belle langue française riche de mots.

English non stop

À Historia, on nous propose une série originale québécoise sur les courses de poids lourds intitulée… Truck Non Stop.

Sur toutes les plateformes internet de TV5, la télé de la francophonie (sic), on nous propose une minisérie documentaire sur l’intégration des Français de France au Québec, intitulée… French PQ.

Kim Rusk, Philo Lirette se joignent à Jonathan Roberge et vont maintenant animer, à Énergie, l’émission matinale qui va s’appeler… Boost.

Mais non, ne vous en faites pas, on n’est pas du tout, du tout, en train de glisser lentement vers la « franglicisation. » Tout va très bien, Madame la marquise. « Everything is fine ».

C’EST COZY!

Le magazine Elle Québec et Lise Watier, le géant québécois de la cosmétique, lancent une collection de maquillage exclusive intitulée… « Weekender ». Une collection, nous dit-on, qui « nous convie à un moment cozy ».

Le 12 août dernier, la compagnie montréalaise de vêtements de sport Löle organisait à nouveau son évènement rassemblant des milliers de femmes faisant du yoga ensemble, habillées en blanc. C’était le « Löle White Tour » de « LöleWomen ».

Le bâtonnier de Montréal a écrit un message s’adressant aux membres, avec un paragraphe en français et un paragraphe en anglais. Pas une traduction, non, juste chaque paragraphe écrit dans sa propre langue. Un bel exemple de franglais à la Trudeau/Joly. Quand l’avocat Pierre-Marc Boyer lui en a fait le reproche, le bâtonnier a répondu à Droit inc. : « C’est un de mes devoirs de célébrer la diversité et c’est la position de la majorité des membres. J’ai envie de dire : « Wake up and smell the coffee, Montreal has changed ». » Parler franglais, en 2017, il paraît que c’est une façon de « célébrer la diversité… »

SMELL THE COFFEE

Vous me direz que la langue du commerce, la langue pour se faire connaître à l’international, est l’anglais. J’ai trois mots pour vous : Cirque. Du. Soleil. Quand les échassiers de Baie-Saint-Paul ont fondé ce qui allait devenir un empire culturel essaimant sur les cinq continents, ils ne se sont pas dit : « On devrait choisir un nom anglais, facilement prononçable par les Ricains et par tous les habitants de la planète qui baragouinent l’anglais ». Ils ont choisi un nom français, hyper dur à prononcer. Essayez de prononcer le mot « cirque » quand vous habitez le fin fond du Midwest, vous.

Mais les circassiens n’ont pas bougé depuis. Est-ce que quelqu’un à New York, à Shanghaï ou à Cancun a déjà dit : « My God, why don’t you have an English name? » I don’t think so.

FLEUR DE LYS EN BERNE

Cet aplaventrisme devant l’anglais, dans nos institutions, à la télé, à la radio, dans les magazines, me décourage.

Comment s’étonner après que les jeunes libéraux réunis en congrès aient évoqué la possibilité d’une brèche dans la loi 101?

C’est Félix Leclerc, qui parlait un excellent français, qui doit se retourner dans sa tombe. Lui qui chantait dans Le Tour de l’île : « Imaginons l’Île d’Orléans/Un dépotoir/Un cimetière/ Parcs à vidanges/Boîte à déchets/U. S. parkings/On veut la mettre en minijupe/And speak English/Faire ça à elle/L’Île d’Orléans/Notre fleur de lys. »

Un terroriste assoiffé

Un terroriste taliban, en fuite, désespéré pour trouver de l’eau, erre laborieusement à travers le désert afghan quand il voit quelque chose au loin. Espérant trouver de l’eau, il se précipite vers le mirage, seulement pour trouver un petit vieillard juif très frêle, debout devant un petit présentoir de fortune, avec des cravates à vendre. Le terroriste taliban demande :

– Tu as de l’eau?

Le Juif répond,

– Je n’ai pas d’eau. Tu veux acheter une cravate? Elles sont à 5$ seulement.

Le taliban crie hystériquement :

– Idiot infidèle, je n’ai pas besoin d’une telle parure surévaluée de l’Ouest! Je crache sur tes cravates, j’ai besoin d’eau!

– Désolé, je n’en ai pas – seulement des cravates – de la pure soie pour seulement un maigre 5$.

– Bah!!! Malédiction sur tes cravates, je devrais étrangler ton petit cou maigre avec tes cravates, et sortir la vie hors de toi, mais je dois conserver mon énergie et trouver de l’eau!

– D’accord, dit le petit vieillard juif, ça n’a pas d’importance que tu ne veuilles pas m’acheter une cravate ou que tu me haïsses, menaces ma vie et m’appelles un infidèle – je vais te montrer que je suis plus grand que tout cela. Si tu continues sur cette colline à l’est pendant environ trois kilomètres, tu trouveras un restaurant. On y mange très bien et tu trouveras toute l’eau glacée dont tu as besoin… Va en Paix.

En le maudissant encore, le taliban désespéré se dirige vers la colline. Plusieurs heures plus tard, il revient en rampant, presque mort, et murmure, le souffle coupé :

– Ils ne veulent pas me laisser entrer sans cravate !!!

Poser la question, c’est y répondre

Tout se dit présentement sur l’arrivée des migrants qui, au moment de s’en parler, dépasse les 5000 personnes en très peu de temps. Certains sont pour, d’autres sont contre cette arrivée massive au pays et en majorité au Québec, et chacun a son opinion sur la question. Est-ce qu’on y réfléchit sérieusement? Est-ce qu’on appliquerait le même principe à notre domicile? Est-ce que vous tolériez que n’importe qui fasse irruption dans votre espace personnel, votre environnement, sans s’inviter?

Dans son édition du 15 août dernier, Richard Martineau du Journal de Montréal, a décrit sa propre opinion du sujet en la comparant à une intrusion pure et simple de notre propriété, sans crier gare. J’aime bien cette façon de voir les choses et c’est pourquoi je partage avec vous son article dans son intégralité. Inutile d’ajouter que c’est assez songé comme raisonnement.

Barrez-vous votre porte?

Vous qui croyez qu’on devrait ouvrir davantage nos frontières…

Oui, vous, là, dans le coin, avec votre pancarte et votre porte-voix. Laissez-moi vous poser une question, une seule.

Barrez-vous votre porte, chez vous? Oui? Pourquoi? Vous êtes misanthrope? Égoïste? Vous ne voulez rien savoir du reste du monde, vous ne pensez qu’à votre confort, qu’à votre sécurité?

UNE PORTE N’EST PAS UN MUR

Probablement pas. Vous barrez votre porte parce que vous ne voulez pas que tout le monde puisse entrer chez vous. C’est pour ça que vous avez une porte avec une serrure. Sinon, vous auriez un simple rideau ou une porte tournante, avec un écriteau en néon disant : « Entrez! Ici, c’est chez vous! »

Avoir une serrure sur sa porte ne veut pas dire qu’on se barricade et qu’on ne l’ouvre jamais. Ça veut juste dire : j’ouvre ma porte à qui je veux. Selon mes conditions. De même, quand vous vous pointez chez quelqu’un et que vous voyez que la porte est fermée, vous ne la défoncez pas ou vous ne tentez pas d’entrer dans la maison en passant par la fenêtre. Vous frappez doucement, vous attendez qu’on vous ouvre et vous vous présentez.

Une porte n’est pas nécessairement un signe de fermeture ou une fin de non-recevoir. Sinon, on construirait un mur, ce serait plus clair. Non, une porte, c’est une invitation au dialogue. Vous voulez me parler? Parfait : frappez à ma porte. Ou appuyez sur la sonnette, je l’ai installée à côté de ma porte exprès pour cela.

Frapper à la porte de quelqu’un, c’est reconnaître que la personne qui est derrière cette porte est chez elle. Et que vous, vous n’y êtes pas. Sinon, le propriétaire des lieux vous aurait laissé une clé.

FRANCHIR LE SEUIL

Quand une personne vous ouvre la porte, que se passe-t-il? Si elle vous connaît, elle vous sourit, recule et vous invite à entrer. Sinon, elle reste dans le vestibule. Vous voyez la ligne qui est au sol, là où la porte était, avant que la personne qui vous a répondu ne l’ouvre? Ça s’appelle un seuil.

Un seuil, c’est comme une frontière. Comme le définit Le Petit Larousse, c’est la ligne qui constitue l’accès à un lieu, le début de ce lieu.

Ce n’est pas parce que la personne chez qui vous avez sonné vous a ouvert la porte que vous pouvez franchir le seuil de sa maison. Vous devez être invité à le faire. Franchir le seuil d’une maison sans y être invité est considéré au mieux comme une impolitesse, au pire comme une agression.

RÉPONDRE AUX QUESTIONS

Lorsqu’une personne ouvre sa porte et ne vous reconnaît pas, elle s’attend à ce que vous restiez de VOTRE côté du seuil. C’est normal. Elle vous demandera de vous identifier. Qui êtes-vous? Pourquoi avez-vous frappé à ma porte si on ne se connaît pas? Y a-t-il une urgence? Si oui, que puis-je faire pour vous aider?

Si vous ne répondez pas à toutes ces questions, la personne ne vous permettra pas de franchir le seuil de sa porte. Et vous savez quoi? Elle en a parfaitement le droit.

Philosophie médicale

Comme les temps changent… Ce qui était interdit hier, l’est maintenant aujourd’hui et le sera demain (la mari). Les vertus qu’on prônait hier sont contestées de nos jours. Ce qui était bon pour la santé il n’y a pas si longtemps est devenu néfaste et comment peut-on s’y retrouver?

Avec une touche d’humour, le médecin qui remet les pendules à l’heure dans les énoncés suivants, a toute une belle philosophie médicale ne trouvez-vous pas? En tout cas, qu’on soit en accord ou pas, c’est prendre vraiment la vie du bon côté avant le Grand voyage vers l’éternité.

Q : Docteur, j’ai entendu dire que les exercices cardiovasculaires pouvaient prolonger la vie, est-ce vrai?

R : Votre cœur est bon pour un nombre donné de battements, c’est tout… ne les gaspillez pas en exercices! Faire battre votre cœur plus vite n’allongera pas votre vie; c’est comme dire que l’on pourrait allonger la vie d’une auto en la conduisant plus vite! Vous voulez vivre plus longtemps? Faites une sieste!

Q : Doit-on restreindre la viande et manger plus de fruits et de légumes?

R : Vous devez vous en tenir à la logique! Que mange une vache? Du foin et du maïs! Que sont-ils? Des végétaux! Donc, un steak n’est rien de plus qu’un mécanisme efficace de transfert de végétaux à votre organisme! Vous voulez des grains de céréales? Mangez du poulet! Une côtelette de porc vous donnera l’équivalent de 100 % de la dose quotidienne recommandée de légumes!

Q : Devrais-je réduire ma consommation d’alcool?

R : Non, pas du tout. Les vins et la plupart des alcools sont faits à partir de fruits. Le brandy est du vin distillé, ce sont des fruits dont on a retiré l’eau, donc vous en retirerez encore plus de bienfaits. La bière est également fabriquée à partie de grains. Ne vous en privez pas!

Q : Quels sont les avantages à participer à un programme régulier d’exercices physiques?

R : Je n’en vois aucun, désolé. Ma philosophie est : Pas de douleur… quel bonheur!

Q : Les fritures ne sont-elles pas mauvaises pour nous?

R : Vous n’écoutez pas? Aujourd’hui, les aliments sont frits dans l’huile végétale. Ils en sont donc imprégnés, alors comment voulez-vous qu’absorber plus de végétaux soit dommageable pour vous?

Q : Est-ce que les exercices abdominaux peuvent aider à prévenir contre un éventuel épaississement du tour de taille?

R : Définitivement pas! Quand vous exercez un muscle, il devient plus gros. Vous ne devriez donc faire des abdominaux que si vous voulez avoir un plus gros tour de taille!

Q : Est-ce que le chocolat est mauvais pour moi?

R : Êtes-vous fou? Les fèves de cacao sont un autre végétal! C’est l’aliment anti-déprime par excellence!

Q : Est-ce que la natation est bonne pour la silhouette?

R : Si la natation était bonne pour la silhouette, expliquez-moi la taille des baleines?

Q : Est-ce qu’être en forme est important pour ma santé?

R : Bien sûr! Et « Rond » est une forme comme une autre!

Pour tous ceux qui surveillent ce qu’ils mangent, voici le mot de la fin sur la nutrition et la santé ! Quel soulagement de connaître enfin la vérité après toutes ces études contradictoires.

CONCLUSION :

La vie ne devrait pas être un long voyage vers la tombe avec l’intention d’y arriver en toute sécurité dans un corps beau et préservé. La vie devrait plutôt constamment déraper ; un Chardonnay dans une main et du chocolat dans l’autre… On devrait toujours en profiter pleinement et finalement arriver au bout du voyage, le corps usé jusqu’à la corde, et pouvoir s’écrier dans un dernier souffle :

– Waouh!!! C’était une belle aventure et un beau voyage! Le vin d’ici est meilleur que l’eau-de là!