Un crime sans mot !

AutoritéLorsque je vous parle de notre séjour en Floride, c’est évident qu’il y a redondance. Il fait toujours beau et chaud, les périodes de pluie sont étonnamment courtes et les snowbirds occupent de plus en plus leurs sites. Les magasins et centres commerciaux ont sorti leurs décors de Noël et certains tout-petits, sont encore réticents à rencontrer le bon vieux bonhomme légendaire. Alors je m’applique à trouver des histoires intéressantes pour mieux vous faire apprécier votre détour ponctuel ici sur le blogue.

Aujourd’hui, je veux vous entretenir d’une histoire sordide et sombre, que j’ai trouvée dans la presse locale. On dit souvent qu’en matière criminelle, la justice américaine a beaucoup de fermeté dans les sentences qu’elle décerne. Les peines d’emprisonnement sont longues et on ne peut s’empêcher de faire des comparaisons avec notre système judiciaire québécois. C’est ce qui m’a frappé dans l’événement que je vais vous raconter et qui dépasse l’entendement par ce qu’elle concerne le meurtre d’un bébé de 4 mois, tué par son père, drogué jusqu’aux oreilles, en juin 2010, à quelques courts kilomètres d’ici. Cet ignoble assassin est présentement en liberté par ce qu’il en appelle de sa sentence de 30 ans d’emprisonnement.

Le 13 juin 2010, il abandonne son bébé à l’urgence de l’hôpital. Celui-ci présente un traumatisme crânien sévère, des os fracturés, des contusions et des marques de strangulation. Les agents se sont rendus à son domicile pour procéder à son arrestation, lui qui se terrait dans son local de pot, avec son autre fils qu’il avait laissé seul. Le bébé est décédé quatre jours plus tard.

Le 29 octobre 2010, il est libéré sous conditions en attente du procès, moyennant une caution de 75 000$, (fouillez-moi pourquoi) puis le 18 avril 2012, il doit déposer 50 000$ supplémentaire pour bris de condition. Le 27 février dernier débute le procès dont le dénouement sera la peine d’emprisonnement précité, rendue le 22 avril. Finalement, il porte sa cause en appel et fut libéré, le 27 septembre 2013, du pénitencier en attendant la suite des procédures, en déposant cette fois-ci, autre caution de 250 000$.

Certains jurés sont sous le choc de cette libération et s’expliquent très mal cette décision. Quoi qu’il en soit, je ne pensais pas que la justice américaine puisse permettre de libérer si facilement ces criminels quand on connait l’atrocité de cette tragédie. L’innocente victime rend cette situation émotive et elle n’est pas sans rappeler certaines causes similaires, impliquant des enfants, qui se sont déroulées au Québec et qui continuent de jeter beaucoup d’encre. Comme quoi ce n’est pas nécessairement plus beau chez le voisin.

Déjà 6 ans…

6e anniversaire du blogue2Six bougies scintillent présentement sur le gâteau d’anniversaire de ce blogue et mon goût de l’écriture est toujours présent. D’une année à l’autre le nombre de lecteurs est en nette progression, pour mon plus grand des plaisirs. La marque des 120 000 visiteurs vient d’être dépassée et plus de 1 178 articles sont toujours disponibles sur le site.

Évidemment, un tel succès ne s’obtient pas seul et je veux le partager avec vous et vous remercier, chers lecteurs et lectrices, qui en faites largement partie. Par votre lectorat, vous en êtes l’âme. À ce jour, nous approchons la barre des 1 000 commentaires et ceux-ci viennent de vous. C’est toujours intéressant de vous lire et vos interventions, toujours pertinentes, rendent les échanges plus vivants. On pense toujours avoir écrit le bon texte, toucher une corde sensible et c’est là que vos écrits prennent toute leur signification et leur mesure.

Merci à ceux et celles qui viennent y faire leur tour quotidiennement, via Facebook ou Twitter, en initiant le blogue à leur entourage. Je rencontre beaucoup de personnes qui ont des bons mots pour le site. Alors pour toutes ces raisons, je lève mon verre à votre assiduité et souhaite pouvoir continuer longtemps de faire ce que j’adore le plus; écrire ! Et comme le disait si bien Buzz Lightyear dans Histoire de jouets, « Vers l’infini et plus loin encore ! »

In Memoriam – Marcel Geoffrion – 4e anniversaire

2008-12-26 048AQuatre années se sont écoulées depuis ton départ en cette froide nuit du 8 novembre, vers la destination dont on ne revient jamais. Aujourd’hui, Louise et moi te rendons cet hommage bien mérité. C’est une façon et une occasion pour te remercier pour ces souvenirs inoubliables qui habitent nos cœurs à tout jamais.

On se rappelle ton faible pour les friandises et cette image provoque toujours un sourire. Maintenant que tu n’es plus seul dans cette immensité, continu de veiller sur nous avec nos autres proches qui se sont joints à toi.

Ceux que nous avons aimés et que nous avons perdus ne sont pas où ils étaient mais ils sont partout où nous sommes.

Encore une légende urbaine ?

GSPLa panique s’est emparée des automobilistes québécois qui empruntent les routes de la Géorgie aux États-Unis, depuis qu’une annonce à l’effet que les policiers émettent des contraventions de 500$ aux étrangers qui ne possèdent pas un permis de conduire rédigé en anglais, ou mieux, un permis de conduire international. Comme le malheur des uns fait le bonheur des autres, le CAA peut vous fournir ce permis international pour la modique somme de 25$ chaque année.

La paranoïa va même jusqu’à affirmer que les agents de l’ordre érigent des barrages pour attraper les malheureux contrevenants. Moi, ce qui m’agace dans ces écrits c’est que les supposées victimes de ces traquenards ne les écrivent jamais. Point de signatures et toujours anonyme. La Toile, c’est connu, est une vraie fourmilière à légendes urbaines anonymes et il ne faut prendre au pied de la lettre tout ce qui s’y raconte. L’hiver dernier, cette nouvelle était apparue sur les réseaux sociaux concernant la Floride. La précision que les journaux locaux y apportaient était à l’effet que cette disposition existait depuis cinq ans, et que dans le quotidien, les policiers ne l’appliquaient pas, étant contestée constitutionnellement. De plus, le tourisme étant une importante source de revenu pour cet état, ce n’était pas une bonne idée vis-à-vis des visiteurs. Partout, les Codes de procédures criminelles et pénales sont remplis d’articles qui ne font jamais l’objet de poursuites, pour différentes raisons. Alors pas de panique !

Cependant, si vous respectez les limites de vitesse et que votre comportement routier est exemplaire, vous avec plus de chance d’avoir une crevaison que de vous faire coller par un policier autoroutier. Ça fait vingt ans que je vais en Floride et jamais j’ai été intercepté par la police. Ceux que j’ai croisés, surveillaient la circulation et à la distance qu’ils étaient de nous, ils ne pouvaient distinguer une plaque d’immatriculation du Québec. Par expérience, sans motif, un policier n’interviendra pas, dans la très grande majorité des cas. La règle en pays étranger, c’est de marcher les fesses serrées, pour prendre une expression populaire. Leurs lois sont différentes des nôtres et c’est à nous de s’adapter et ne rien provoquer.

Avant qu’une victime véritable se manifeste en signant son histoire, je vous laisse sur l’extrait suivant, puisé sur le site Internet de la FQCC, qui fait la mise au point sur le sujet. Je partage cette conclusion et à vous d’en tirer les vôtres.

…Voici donc ce qu’il faut savoir : l’obligation de détenir un permis de conduire international pour circuler en Géorgie est bien en vigueur, que vous ne fassiez que traverser l’État ou que vous y séjourniez pour un mois. Toutefois, l’application de cette obligation est laissée à la discrétion des policiers de l’État de la Géorgie. Compte tenu de ces informations, il est impossible de garantir aux caravaniers qui se rendent en Floride en traversant la Géorgie qu’ils ne recevront pas d’amende s’ils ne possèdent pas un permis de conduire international lors d’une arrestation pour excès de vitesse, par exemple. L’achat d’un permis de conduire international est donc un choix personnel que vous faites ou non en toute connaissance de cause.

Bon anniversaire fiston

35e anniversaireDéjà 35 années ont coulé dans le fleuve de ta vie et chaque jour qu’elle t’amène, tu continues de faire notre fierté. En cette journée spéciale, nous te souhaitons qu’elle soit remplie de joie, de bonheur et d’agréables surprises. Laisse-toi gâter et profite du temps qui passe.

En guise de cadeau, cher Pascal, nous avons rencontré Dame nature hier en Floride et elle nous a promis de t’envoyer le soleil au Québec pour ton jour d’anniversaire. Tu ne devrais pas être déçu.

Avec tout notre amour… Bon anniversaire ! xxx

Bouffe, Soul, Jive et Boogie

2013-11-02 002Première sortie de groupe au restaurant ce dernier samedi, avec Francine et Jean-Guy, Estelle et Gervais ainsi que Claude et Jacques, au Gulf Coast Town Center, un centre commercial lifestyle comme le Quartier Dix30 de Brossard, au Québec. Plus précisément, c’est au Ale House, une brasserie en fait, qu’on a dégusté quelques spécialités de la maison, comme le délicieux Ossobuco, tendre à souhait.

Une des particularités de ce centre commercial, est l’installation d’une grande scène où se produisent des artistes musiciens tous les vendredis et samedis soirs, entre 19 heures et 21 heures. Et comme les américains pensent à tout, l’assistance est installée avec des chaises, sur une surface de gazon synthétique. Une brillante idée pour chasser les moustiques qui autrement sur de la pelouse, auraient tôt fait de se délecter de sang chaud et frais. Imaginez, apprécier un spectacle en plein air, par une belle soirée chaude, sans avoir à se gratter. Il fallait y penser.

Entourant cet espace, des terrasses avec leurs tables hautes et chaises, complètent le décor pour un divertissement de qualité. Et justement ce soir-là, un orchestre de 10 musiciens et chanteurs, The Boogie Men, tenait l’affiche avec sa musique, funky, soul, jive, boogie et rock. Passant du Joe Cocker, au George Thorogood, sans oublier quelques succès des Cherry Poppin’ Dadies, dont l’entraînant Zoot Suit Riot, les Musiquepièces se sont enchaînées au grand plaisir de la foule qui en redemandait.

Une superbe soirée à la belle étoile, sous les 24°C, recommandée par Gervais, un adepte de ces spectacles, qui en valait le détour. J’ai pris le programme du mois de novembre et à la lecture des performances annoncées, on y retournera sûrement y faire un tour.

Peinture et golf

2013-11-01 001La principale corvée de notre séjour hivernal est de repeindre tout l’intérieur de la maison et un peu de moulures extérieures. C’est ce à quoi je m’active depuis la semaine dernière. Les deux chambres sont terminées et le look est vraiment super. De belles couleurs pastel pour égayer l’environnement. Je remercie le ciel de pouvoir bénéficier de la climatisation parce qu’avec la chaleur qu’il fait ici, par les temps qui courent, ce serait très inconfortable de jouer du pinceau. Entre 11h00 et 15h00 on parle de chaleur extrême 38-40°C. Pour que Louise se terre à l’air climatisée, il faut qu’il fasse chaud en simonac !

Le travail n’étant pas tout, il faut bien se divertir et à ce chapitre, j’ai débuté ma saison de golf mardi dernier sur les allées du club de golf Copperhead à Lehigh Acres à 30 minutes d’ici. Depuis notre retour au Québec du printemps dernier, je n’ai eu qu’une seule occasion de disputer une ronde avec mon beau-frère Gaston. Alors inutile de vous dire que le pointage n’était pas tellement important. Mon 47 sur les premiers neuf trous m’ont mis en confiance… qui s’est vite dissipée avec un horrible 61 sur le retour. Rien n’allait plus; tout croche, trop court, trop long, enfin le bordel. On se reprendra mardi prochain.

Pour les québécois migrateurs, novembre marque pour plusieurs, le temps idéal pour occuper leurs quartiers d’hiver. On reconnait des visages familiers et les sites commencent à prendre vie. Les activités aussi reprennent graduellement. Le bingo tous les lundis et mercredis débutent la semaine prochaine au grand plaisir de Louise qui tentera d’empocher quelques dollars US. Le billard reprend aussi ses grilles du vendredi et dimanche sur le calendrier, sans oublier les dinners des retrouvailles et de la Thanksgiving, respectivement les 16 et 28 novembre. Ces événements sont si populaires qu’il faut littéralement faire la file très tôt, lorsque la vente des billets s’active.

Notre parc aussi s’embellit. Cette saison, l’émondage des arbres et palmiers s’est fait rapidement et efficacement, en plus des nouvelles installations sanitaires pour les dames, qui ont pris forme à l’extérieur de la salle communautaire. Les trous dans les rues seront réparés d’ici la période des fêtes et une bonne note à l’administration qui a enfin eu la délicatesse d’apposer une affiche BIENVENUE, adjacente au traditionnel Welcomes Back, qui trônait en exclusivité depuis des lunes à l’entrée du parc. Autre découverte, certains snowbirds s’amènent avec une nouvelle voiture, un nouveau camion ou tout simplement un nouveau VR. Il s’en passe des choses pendant la saison morte.

La vierge sanglante

Halloween9Avant que les petits monstres envahissent les rues pour l’Halloween, j’ai pensé, pour vous mettre dans l’ambiance, vous offrir cette histoire d’horreur, trouvée sur la Toile. Libre à vous d’y croire ou non, mais faites bien attention aux chats noirs, et aux chauves-souris qui volent toujours plus bas cette journée de l’année et qui se fixent aux cheveux pour s’abreuver de sang cervical. Si une ombre vous dépasse, soyez sur vos gardes… On ne sait jamais ce que la malédiction vous réserve. N’oubliez pas d’ouvrir vos portes de placard très lentement parce qu’un squelette s’apprête peut-être à vous effrayer. Quant aux fantômes, vous croyez qu’ils n’existent pas ? N’en soyez pas si sûr. Voici donc l’histoire…

La légende de Bloody Mary (la Vierge sanglante) veut que lorsqu’on est dans une pièce sombre, devant un miroir éclairé à la chandelle et que l’on prononce « Bloody Mary » treize fois de suite, un visage de femme ensanglantée fait son apparition dans le miroir pour parfois s’attaquer à ceux qui l’ont appelé.

Plusieurs façons différentes d’invoquer cette mystérieuse femme semblent d’ailleurs exister. La façon la plus populaire reste quand même la suivante. S’enfermer dans une salle de bain munie d’un grand miroir, y éteindre les lumières pour s’y retrouver dans la noirceur complète et allumer deux bougies que l’on placera de chaque côté du miroir. Fixer le miroir très attentivement, droit dans les yeux de votre propre réflexion. Débutez ensuite à prononcer à voix très basse et très douce, voire presqu’invitante, le nom de « Bloody Mary » puis commencez à tourner sur vous-même. Tout en continuant de tourner, prononcer le nom de l’esprit de plus en plus fort, presque comme dans un chant, pour que vers la treizième fois, vous l’imploriez, presqu’en criant. À chaque tour sur vous-même, fixer le miroir en passant. Au treizième tour, votre réflexion sera maintenant celle de la Vierge sanglante.

À ce qu’on dit, elle est vraiment effrayante, son visage recouvert de sang et ses mains devant elle qui cherchent à vous prendre. Pour quelques croyants, cette femme ne veut que vous effrayer en bondissant de l’avant, vers vous. D’autres affirment que la Vierge sanglante vous attaque littéralement, vous laissant vous aussi en sang si vous ne vous échappez pas à temps.

Cette légende a tellement été prise au sérieux qu’en 1978, aux États-Unis, la folkloriste Janet Langlois décida d’écrire un essai sur cette histoire. On l’utilise encore dans certains cours universitaires sur les légendes urbaines en Amérique. Le film CANDYMAN est d’ailleurs basé sur cet essai.

Une autre croyance, adaptée pour les plus braves, est celle de provoquer l’apparition de Bloody Mary en ajoutant à son nom la phrase suivante: « Bloody Mary, I killed your baby! » (Vierge sanglante, j’ai tué ton enfant). Cependant, on raconte qu’une telle invocation provoque une attaque de l’entité. Une attaque sauvage et sans merci.

Plusieurs pensent que Bloody Mary est la Vierge Marie en personne venue vous avertir de ne pas jouer avec son nom, ni le nom de son Fils, Jésus. D’autres racontent qu’elle serait une sorcière jadis brûlée vive par les habitants de son village pour sorcellerie et que quiconque invoque son nom sera frappé par la malédiction dont elle menaça ceux qui l’ont brûlée. Une minorité dit que c’est l’esprit d’une femme décédée avec son fils dans un accident d’auto quand la voiture s’enflamma, laissant sans vie la mère et le petit. La dame décida de vivre à jamais dans les miroirs, pour se venger de ceux qui ont tué son enfant. Tant d’histoires, laquelle croire?Halloween13

Alors, serez-vous assez brave pour tenter l’expérience…?

Belle fête de l’Halloween quand même et soyez généreux pour les petits monstres à batterie, qui ne demandent qu’à se sucrer le bec, avec vos surprises.

Le soleil mur à mur

Soleil1Pas plus tard qu’aujourd’hui, mon ami Benoît qui sera des nôtres dans une semaine, me rappelait que notre camping au Québec, a pris ses aires de village fantôme, barricadé de toute part dans ses parures hivernales. La pluie battait son plein, une pluie froide d’automne qui incite à rentrer se réchauffer. C’est fou de constater que sur le même parallèle et 2 500 kilomètres plus au sud, il fait encore nos températures estivales. On vient justement ici pour ces raisons, ce soleil mur à mur, mais en même temps, on regarde le calendrier et on ne peut s’empêcher de penser au temps froid qui enveloppera le Québec dans les semaines qui viennent. Notre thermomètre valse parmi la trentaine de degrés et la température ressentie dépasse les 40°C. Avec le beau début d’automne que le Québec nous a servi, on peut dire qu’on est toujours en été depuis la fin juin.

Mais tout n’est pas parfait au pays des amerloques et si jadis, le coût de la vie était plus abordable ici en Floride, c’est de moins en moins vrai. Par exemple, une cafetière Keurig Élite 60 se vend 129$ alors que chez-nous on peut l’obtenir pour 99$. Le taux de change réel se situe autour de 7% avec notre huard qui ne cesse de perdre des plumes, au grand plaisir des exportateurs qu’on entend plus se plaindre. La situation économique n’est guère reluisante. Le taux de chômage est important et la reprise est lente. Il n’est pas rare de se faire interpeler dans les stationnements de centres commerciaux, pour quémander quelques dollars, avec la litanie de raisons et de photos évocatrices.

Le parc automobile réserve ses surprises. On passe des voitures de luxe aux bagnoles déglinguées, sans oublier les véhicules hors-normes qui sont ici la norme. Des camionnettes avec des roues tellement énormes, qu’elles occupent tout l’espace d’une voie, comme les bigfoot de ce monde, sans garde-boue et haut comme un gros véhicule récréatif. Quelques fois, on se demande comment ils s’y prennent pour entrer dans la cabine. Nous sommes au pays de la démesure et de l’extravagance. J’ai croisé un véhicule récréatif, complètement peint d’un vrai camouflage de guerre, arrêté au Walmart du coin. Son propriétaire, qui ressemblait plus à un prospecteur de l’ère de la ruée vers l’or, portait une immense barbe grise plus grosse que celle du Père-Noël. Il venait probablement de faire quelques emplettes, avant de regagner son paradis forestier, où il ne passera pas inaperçu.

Autre bizarrerie cet après-midi au même Walmart, alors que nous attendions pour passer à la caisse. Le couple qui nous précédait était à passer ses articles et présente sa panoplie de coupons, pour la plupart expirés et qui ont accaparé la caissière d’un bon cinq minutes, à courir après la superviseure pour régler ce petit problème. Pendant ce temps, la file grossissait. Au moment de payer, par carte de débit, voilà que Monsieur dit qu’il ne paiera que la moitié de l’addition, alors que sa conjointe paiera le solde restant, de la même manière. On aura tout vu ! C’était la première fois que je voyais ça. Je dois vous dire que Louise et moi, on a cette mauvaise habitude de toujours choisir la caisse où il se passe des choses bizarres… Et on fait ça sans le savoir !

Malgré tout, moi j’adore cette différence, j’aime les observer. Ces gens qui restent très polis et civilisés, sous leur accoutrement quelque fois méfiant. Pour eux, il n’y a jamais de problème, et ils sont accueillants. Ils savent bien qu’on apporte beaucoup de dollars et qu’ils ont ce qui nous manque le plus entre novembre et avril; la chaleur et le soleil. La luminothérapie quoi !

Donner au suivant

dominic-sigouinÀ travers le lot de mauvaises nouvelles quotidiennes, il se passe de belles choses, de belles histoires à raconter. Des initiatives qui donnent du bonheur et de la chaleur à l’âme dans un mouvement de générosité spontané pour rendre le quotidien plus beau et rempli d’espoir. C’est dans cet esprit que j’ai écouté avec admiration, l’histoire de Dominic Sigouin, diffusée à TVA hier dans le cadre de l’émission de Denis Lévesque.

Cet homme a offert 1000$ à un itinérant, en Estrie, pour lui permettre de quitter la rue. Avec un de ses amis, il a passé la journée avec lui pour notamment lui offrir de bon repas, l’habiller des pieds à la tête, se refaire une nouvelle coiffure bref, lui redonner la dignité et les outils pour se prendre en main et espérer des jours meilleurs. Un peu beaucoup comme donner au suivant. D’ailleurs, c’est, à sa manière, ce que se promet celui qui a été choyé durant cette formidable journée. Depuis, il s’est pris en main, trouvé un logement et un emploi, et heureux d’avoir eu cette chance inouïe, de croiser ce bon samaritain sur sa route.

Monsieur Sigouin a eu l’idée de poser ce geste, promptement après consultation sur Internet, et a poussé sa réflexion jusqu’à lancer l’idée sur les réseaux sociaux qui n’ont pas tardé à emboîter le pas dans cette aventure. Une collecte de fonds a été mise sur pied pour venir en aide à cet itinérant qui remettra lui-même la somme récoltée à un organisme caritatif de son choix, pour à son tour donner au suivant. Plus de 2 000$ ont été amassé depuis. De plus, Dominic Sigouin a créé une page Facebook le Foulosophe, qu’il nourrit de pensées positives. Il a changé d’emploi et ses priorités sur la vie ont pris une nouvelle tournure.

Je ne sais pas si vous avez eu la chance de visionner cette émission, mais c’était du bonbon. Un baume sur la misère humaine, une réalité qui nous frappe en plein visage. Le geste que Monsieur Sigouin a posé est tout à son honneur et il faudrait bien qu’il fasse boule de neige dans la communauté. Il disait qu’à chaque endroit où il s’amenait avec son protégé, les commerçants y allaient également d’un élan de générosité. C’est pour démontrer comment on peut procurer du bonheur et de la fierté quand on décide de faire sa part pour rendre la vie des autres plus sereine, heureuse et surtout ramener cette dignité qu’on a perdu à travers nos malheurs. La compassion et les sympathies ont QSM-Donner-au-suivantle don de soulever les montagnes. Alors dans notre quotidien, peu importe le geste, qu’il soit petit ou grand, il fera une différence parce que donner au suivant sans rien recevoir en retour, vous donne une sensation qui ne se décrit pas, mais se vit intensément. Bravo Monsieur Sigouin, vous avez toute mon admiration et vous avec vraiment fait ma journée.

Ne faites pas ce que je fais

Pétanque1Aujourd’hui, nous vivons notre première journée de pluie à Pioneer Village. Après les chaleurs extrêmes des derniers jours, une pluie fine, qui sera bénéfique pour la végétation, s’abat sur la région, mêlée à quelques éclaircies. Le tout devrait se dissiper dès demain. Notre installation est maintenant complétée et on se prépare à la peinture intérieure. Les prochaines semaines seront consacrées à cette tâche.

Le nombre de québécois augmente lentement. On doit bien être près d’une douzaine d’arrivés. Hier c’était au tour du beau-frère Jean-Guy, mieux connu sous le pseudonyme de Boum-Boum, et Francine de s’amener, fuyant les rigueurs de la saison froide. Les prochaines journées devraient voir arriver d’autres snowbirds québécois. Certains, moins chanceux, seront absents de notre délégation cet hiver, pour des raisons médicales. Mais ce ne sera que partie remise, le temps de se refaire une santé et de profiter à nouveau de cette évasion. On vous promet du soleil pour votre retour.

Depuis deux ans, l’administration du parc a la désagréable mission d’envoyer des lettres à ses résidents permanents et saisonniers, comme nous, pour voir à l’entretien et l’éradication des mauvaises herbes qui poussent dans les plates-bandes. Malgré le fait que cette obligation soit mentionnée dans nos contrats de location des sites, il est impossible, voire impensable, de se déplacer du Québec, pour l’entretien. Il faut donc prévoir le tout et payer à l’avance quelqu’un sur place, pour s’acquitter de cette corvée.

Ceci étant dit, photos à l’appui dans plusieurs cas, c’est un peu exagéré et le désherbage peut facilement attendre à notre retour, d’autant plus que le parc lui-même, laisse ses installations sans entretien et dans l’abandon le plus total. Je veux parler principalement du terrain de pétanque qui n’est plus qu’une surface de sable mélangé aux graminées qui l’ont envahi, d’où le titre de cet article prend toute sa signification. Cette aire de jeu est très achalandée tout l’hiver et il serait de mise que l’administration du parc applique son règlement. La photo ci-haut, démontre clairement la désolation de cet espace récréatif, situé près de l’entrée principale du parc. Avouez que c’est assez paradoxal.

La saucette au plus coupant !

2013-10-20 004Ceux qui me connaissent savent combien je ne suis pas un baigneur. La plage, à l’occasion, d’accord mais pour marcher sur le rivage les deux pieds dans l’eau. La piscine ? Il faut qu’il fasse chaud en pas pour rire, pour que m’y trempe le gros orteil. Mon seuil de tolérance à la chaleur doit être dépassé pour tenter la baignade. Et bien, c’est arrivé ! Aujourd’hui alors que le thermomètre indiquait 37°C et que la température ressentie dépassait largement les 40°C, une seule idée me restait en tête, l’immersion totale dans l’eau limpide de la piscine de notre camping. C’est celle que vous voyez sur la photo qui meuble cet article.

Ma Loulou, qui ne transpire jamais, dégoûte depuis trois jours. C’est qu’on est dans le ménage. Après 6 mois d’inactivité, la cabane avait besoin de goûter aux produits de nettoyage pour lui redonner sa propreté invitante. On respire mieux et c’est au prix d’efforts qui en valaient la peine. Alors Louise a eu la même idée fixe; la piscine ! Quelle sensation formidable de s’ébattre dans l’eau et de chasser en un clin d’œil, toute cette humidité accablante. On était à bout et c’était définitivement le remède de cheval à appliquer. Les snowbirds n’étant pas encore tous arrivés dans le coin, on a pu partager la grosse pataugeuse avec deux autres couples de baigneurs. Le bonheur total et j’irai même jusqu’à la jouissance ou l’orgasme, tant c’était super.

Il faut dire que présentement, dans le sud-ouest de la Floride c’est excessivement chaud au point ou le moindre effort prend une bonne dose d’énergie. Aux abords des conteneurs à déchets, je faisais la causette à un américain de la place qui m’avoua qu’une telle température l’affectait terriblement. Ce n’est pas peu dire. Encore trois jours à subir pareil assaut de Dame nature et les mercures devraient redevenir à la normale. Le beau-frère Jean-Guy, et Francine s’amènent ce mardi. Ils nous ont appelés en début de soirée pour nous informer qu’ils se préparaient à passer la nuit dans un hôtel de Fredericksburg, dans la région de Washington. On aura de la compagnie.

En terminant, une petite nouvelle locale qui est d’une importance capitale; Les citoyens de Fort Myers s’apprêtent à voter, le 5 novembre prochain, dans un referendum sur l’abolition pure et simple de leur service de police. L’alternative serait confiée au shériff du comté de Lee, un peu comme si la Ville de Québec confiait sa sécurité publique à la SQ. C’est tout un débat qui alimente les pages des journaux locaux. On dit que présentement, la réponse aux appels d’urgence est de 3 minutes 46 secondes pour les policiers locaux, alors que les agents du Sheriff mettent 7 minutes 34 secondes, à cause de l’étendue supérieure du territoire à couvrir. À la lumière du fort taux de criminalité aux États-Unis et de la prolifération des armes à feu, j’espère qu’ils prendront la bonne décision du statu quo.