Un safari… à deux pas d’ici

chantier-routierEt oui, depuis le temps que je rêvais de faire un safari, l’événement s’est réalisé aujourd’hui même et tout près d’ici… à Montréal. Pas un safari dans la brousse… Non non, en bagnole dans Montréal-la-salope, la ville la plus laide que je connaisse.

Au lieu des tigres, panthères et éléphants, ce sont plutôt de la machinerie lourde qui grugeait le bitume entouré d’affreux cônes orange en fin de vie, tant ils étaient massacrés. Ce n’était guère mieux dans les secteurs sans construction; des rues lézardées, d’autres en décrépitude au point de provoquer des bruits de caisse très désagréable. Des trous, des bosses, de la poussière… Mettez-en!

Si vous voulez vous adonner au slalom, la Métropole est l’endroit idéal pour vous exercer; zigzag par ci, obstacle à contourner par là. Il faut des yeux tout le tour de la tête pour ne pas esquinter sa caisse.

Contrairement à la brousse, qui offre un décor saisissant, Montréal est sale avec ses commerces abandonnés et ses constructions d’une autre époque complètement défraîchies et en décrépitudes qui auraient grand besoin d’une couche de peinture ou passer sous les pics des démolisseurs. Les façades de restaurants sont repoussantes au point où on n’ose y mettre le pied. Bref, la ville a besoin de renouveau. Pendant ce temps, Monsieur le maire Coderre visite Los Angeles (ça c’est mon petit côté démagogue). Après quelques longues minutes, il faisait bon regagner la Rive-Sud, même si le boulevard Taschereau fait pitié entre le pont Jacques-Cartier et le Mail Champlain à Brossard.

Par ailleurs, nous allions à Montréal Louise et moi, pour un rendez-vous médical de routine, sur Jean-Talon Est, en milieu de matinée. Donc, il fallait se taper l’heure de pointe et ça partait mal la journée. Arrivé au pont Jacques-Cartier, c’était le stationnement à ciel ouvert. Quand je pense que plusieurs conducteurs se tapent l’exercice soir et matin, je préférerais de loin le transport en commun. D’autant plus que la majorité des voitures n’ont qu’une seule personne à bord et mon petit doigt me dit qu’une bonne proportion de ces automobilistes n’a pas l’obligation de prendre sa bagnole pour aller travailler.

La circulation dense aiguise la patience et la courtoisie. Tout le monde veut passer tout le monde et se suivent dans l’cul, comme on dit en bon québécois. Par contre, en observant bien les comportements on en arrive aux constatations suivantes; le cellulaire au volant est toujours populaire, la signalisation «CEDEZ» est totalement ignorée et les lignes sur la chaussée sont absolument inutiles.

Finalement, il faudrait interdire aux immenses camions de circuler autour des agglomérations durant les heures de pointe et les concepteurs routiers devraient éviter à tout prix de créer les entonnoirs à un kilomètre des échangeurs. Tout ça pour la fluidité. On me dit que certains automobilistes quittent la maison à quatre heures du matin… pour arriver au boulot pour huit heures. Faut être maso!

Écoeurantite aiguë

Poches vides1Soyez sans crainte, l’écoeurantite aiguë n’est pas une maladie, c’est un état. Et à la lumière de tout ce qu’on entend un peu partout, de plus en plus de CONtribuables en sont atteints, dont moi le premier. Notre bon gouvernement continu de nous saigner et selon ses dires, on n’a encore rien vu. Attendez 2015 et vous verrez.

Pourquoi en sommes-nous rendus là ? Parce que les riches continuent de s’enrichir alors que les pauvres s’appauvrissent. Aujourd’hui, mes petits-enfants sont revenus de l’école primaire avec une jolie lettre de leur Commission scolaire à l’effet que l’aide aux devoirs était supprimée ! Le mot à la mode est C-O-U-P-U-R-E-S !

Je suis écœuré de voir la coupe sauvage dans les services directs à la population;

Je suis écœuré des médecins de famille qui font du 9 à 5;

Je suis écœuré des allocations de départ;

Je suis écœuré de voir le gouvernement Couillard parler de relance économique alors qu’il coupe partout. Comment pouvons-nous dépenser et faire rouler l’économie avec les poches vides;

Je suis écœuré de voir Hydro-Québec augmenter ses tarifs à outrance, pendant que ses dirigeants se paient des hausses de salaires faramineuses avec boni et primes de toutes sortes;

Je suis écœuré de voir les pétrolières faire grimper les prix de l’essence, alors que le coût du baril de pétrole diminue substantiellement sur les marchés;

Je suis écœuré que le gouvernement continue de percevoir honteusement des taxes sur l’essence;

Je suis écœuré de voir des administrateurs encaisser leur généreux régime de retraite, puis reprendre le même travail deux jours plus tard avec un autre salaire mirobolant;

Je suis écœuré de voir des politiciens quitter la vie politique en cours de mandat, avec une incompréhensible prime de départ, puis revenir comme député à l’élection suivante;

Je suis écœuré de voir qu’on ne se soucie pas des démunis en sabrant dans les programmes sociaux;

Je suis écœuré d’apprendre que la collusion est toujours présente dans les services publics;

Je suis écœuré de constater le gaspillage de fonds publics, en dilapidant des sommes colossales sur des projets farfelus et voués à l’échec;

Je suis écœuré de voir la lenteur du système judiciaire à condamner les fraudeurs et des maires sans scrupules qui sont toujours en attente de procès après des années de procédures interminables;

Je suis écœuré de voir l’incompétence des gouvernements en votant des lois rétrogrades pour invalider des règlements de conventions collectives légalement négociés.

Je suis écœuré de voir tous ces voyages, payés à même mes taxes, que les politiciens se paient pour des raisons discutables. Des globe-trotteurs à cravates qui se déplacent toujours en délégation, sans égard à ce que ça coûte. De visiter du pays! Voulez-vous bien me dire pourquoi un maire d’une ville voyage autour de la planète pour toutes sortes de raisons?

Je suis écœuré des politiciens qui parlent des deux côtés de la gueule et qui font tout le contraire de ce qu’ils prêchent.

Je suis écœuré qu’on amenuise mon pouvoir d’achat;

Je suis écœuré qu’on me parle de placements alors que je n’ai même pas les moyens d’économiser…

La liste pourrait être plus longue et je vous invite à exprimer les vôtres dans vos commentaires. Laissez parler vos tripes… Je veux bien faire ma part pour réduire le déficit qui frise les 270 milliard de dollars, mais j’ai l’impression que c’est seulement moi qui fait l’effort.

J’ouvre le journal chaque matin et ce n’est pas bon pour mon petit cœur lorsque je vois de notables profiter de leur statut pour piger dans le plat de bonbons à pleines mains. Bravo aux journalistes qui dénoncent. Quand une personne visée par ces enquêtes ne veut pas corroborer les informations, c’est qu’elle a quelque chose à cacher, une anguille sous la roche, comme dirait mon ami Clément!

Il faut continuer de dénoncer et de dévoiler au grand jour ce qui se trame en vase clos. De poser des questions au point d’harceler. C’est le seul moyen de nous débarrasser de la rapace qui pourrit le Québec, sinon l’écoeurantite aiguë prendra des proportions pandémique. Non n’ayez crainte… Je ne suis pas dépressif, mais écœuré ! Il faut faire sortir le méchant de temps à autre.

Boomerang en vedette

boomerang-final retouchéeDepuis le temps qu’on désirait jouer de la musique et animer une soirée dansante au camping La Clé des Champs Complexe VR de Saint Philippe, c’est maintenant chose faite. Samedi soir dernier, près d’une centaine de joyeux lurons étaient présents pour se divertir au son de la musique du Trio Boomerang.

Sur les chapeaux de roues, les danseurs ont occupé le plancher de danse toute la soirée, au son du répertoire des années ’40 à nos jours. Rock ‘n Roll, country, danses sociales et de ligne, les snowbirds y allaient à fond de train. Et laissez-moi vous dire que les bons danseurs sont légion. Ça me rappelait les samedis soirs qu’on vit en Floride l’hiver. Je peux vous dire que si les jeunes aiment danser, les baby-boomers ne s’en laissent pas imposer. Quelle énergie !

En toute modestie et à la suite des commentaires que les gens nous ont témoignés, on peut dire mission accomplie et il ne serait pas surprenant que nous soyons de retour l’été prochain. Depuis trois ans que nous habitons ce camping en permanence, Louise et moi, on a agréablement surpris quelques voisins qui ne se doutaient pas de l’existence de notre petit orchestre qui roule sa bosse depuis près de vingt ans. Une passion qui ne s’estompe pas.

Merci aux campeurs de la Clé des Champs de votre accueil chaleureux parce que, comme le tango ne se danse pas seul, votre présence à cette soirée représente une immense partie de notre succès. Merci également aux organisateurs, Yvon et son équipe, qui nous ont fait confiance. Ce fut un plaisir de jouer pour vous.

L’imagination des enfants

Raton-laveur2Excusez ma courte absence d’écriture, mais tout se bouscule rapidement au point de manquer de temps. Dans 21 jours, on troquera nos vêtements chauds pour quelques choses de plus léger pour notre migration sudiste, alors inutile de vous dire qu’il nous reste plein de détails à vérifier pour partir l’esprit tranquille. Ceci étant dit, mon propos d’aujourd’hui veut vous démontrer l’imagination fertile des enfants.

Ces petits cerveaux, comme des disques durs, emmagasinent plein de données qu’ils transforment en histoires drôles, farfelues ou rocambolesques, au point où on doit cacher un rire soudain quand la situation n’est pas nécessairement drôle. Qui n’a pas pris un air quelque peu fâché pour se tourner en dérision devant la candeur des enfants. C’est précisément une petite histoire semblable que je veux vous raconter, alors que nous gardions nos petits-enfants, mercredi dernier, Louise et moi.

Fidèles aux directives des parents, c’était l’heure du dodo à 20 heures. Pour Pierre-Olivier, presque 11 ans, c’est un jeu d’enfants. Sitôt l’oreille droite sur l’oreiller, il est parti dans les bras de Morphée. Audrey-Anne, 7 ans, c’est un peu plus compliqué; un cérémonial de je t’aime avec plein de câlins, puis le petit verre d’eau froide sur la table de chevet, je lui souhaite une bonne nuit avant de me diriger au salon, pour écouter la télé avec Louise.

La maisonnée est calme et les enfants nous semblent endormis, mis à part Arthur, le gros toutou poilu de la famille, qui s’installe un peu partout non sans avoir sniffé la grande fenêtre pour surveiller des rôdeurs potentiels mais qui échappe un semblant de jappement s’il aperçoit une feuille tomber d’un arbre. Enfin, comme beaucoup de chiens…

Vers vingt-et-une heure, à pas feutrés, Audrey-Anne s’approche dans l’embrasure de la salle à manger et s’exclame :

– Grand-papa ! Il y a un raton-laveur qui a mangé des bonbons et qui a laissé ses sachets vides sous les draps de mon lit. Viens voir.

Je jette un regard incrédule à Louise et j’accompagne la petite dans sa chambre. J’allume la lumière, tire le couvre-lit et effectivement, je découvre les sachets en questions, tout chiffonnés.

– Oui oui…! Je te jure que c’était un raton-laveur, je l’ai vu, qu’elle me dit, toute fière de sa version de l’histoire cousue de fil blanc et sortie tout droit de son imagination.

Alors je lui demande de regagner son lit et de dormir. Je la borde et je pars à la recherche de la coupable bestiole, pour découvrir que dans le fond du placard, se trouvait un gros sac de bonbons, du même genre… mais pas de trace du raton-laveur. J’ai quitté la chambre sans que la petite ne se rende compte de mon fou-rire, tant j’avais trouvé son histoire assez abracadabrante. Évidemment, on a tous compris qu’elle était LA coupable et qu’elle avait forgée son histoire de toute pièce en se sucrant le bec

À mon retour au salon, je l’ai raconté à Louise, puis aux parents un peu plus tard et on l’a bien rit. On ne s’imagine pas toujours ce que ces petits anges peuvent imaginer comme scénario, devant telle ou telle situation, mais quand on expérimente ces comportements, je me dis qu’ils sont définitivement heureux dans leur épanouissement. Comment en serait-il autrement ? Ça fait partie des petits bonheurs de la vie.

La fin d’une époque

Gilles LatulippeJour gris et frais pour ajouter à la tristesse de la disparition d’un monument québécois. Gilles Latulippe s’est éteint ce matin, des suites d’un cancer du poumon, à l’âge vénérable de 77 ans.

Depuis l’annonce surprise, les stations de radio en ont fait le sujet du jour. De partout, on souligne la modestie et la simplicité qu’il a démontré tout au long d’une carrière de 55 ans très bien remplie. Deux générations ont grandi avec lui. Qui ne se souvient pas du Capitaine Bonhomme, de Symphorien, des Brillants ainsi que Poivre et Sel; des classiques qui rejoignaient des milliers d’adeptes du loufoque et du rire. Encore aujourd’hui, la nouvelle génération peut apprécier le comique qu’il était grâce à Prise 2 qui rediffuse toujours Symphorien.

Homme de théâtre également, il a fait revivre pendant des années le vaudeville avec son Théâtre des Variétés. Il est de la lignée des grands qui l’ont précédé; les Berval, Drouin, Manda, La Poune et Gignac qu’il retrouve maintenant pour l’éternité. Il leur réserve sûrement une bonne joke en arrivant au paradis.

Quoi qu’il en soit, son départ se veut le chant du cygne définitif du vaudeville et du burlesque. Tout un pan de l’histoire humoristique du Québec quitte avec lui. Une période fastueuse où, si on se fie à leurs anecdotes, incarnait le rire absolu. Un bonhomme qui avait toujours une bonne blague à raconter et qui arrivait à nous faire sourire, même si on la connaissait déjà.

À écouter les différents témoignages un peu partout, on s’aperçoit qu’il était plus grand que lui-même. Son cancer n’était connu que de quelques proches, ce qui démontre l’humilité et l’intimité dont il faisait preuve. La colonie artistique et particulièrement le milieu des humoristes lui a rendu un hommage bien mérité l’été dernier, pour l’ensemble de sa carrière. Lui qui avait toujours refusé un tel honneur, il savait peut-être, dans son for intérieur, que le moment était bien choisi pour un dernier tour de piste.

Merci pour tout Monsieur Latulippe. On se rappellera de vous très longtemps et je souhaite que quelqu’un, quelque part, vous immortalisera.

Bonne nouvelle pour les «snowbirds»

Snowbird13En feuilletant le dernier numéro du magazine Camping Caravaning, la référence des campeurs au Québec, quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre que la FQCC entreprend des démarches avec le gouvernement du Québec, pour que les avantages de la Régie de l’Assurance-Maladie du Québec soit prolongés pour les séjours à l’étranger. C’est précisément le cas des snowbirds québécois qui sont limités par la règle des 183 jours obligatoires de résidence au Québec, par année, pour conserver leur couverture de la RAMQ.

Enfin, depuis le temps qu’on en parlait, ce souhait deviendra probablement réalité dans un proche avenir. À cet égard, je vous reproduis une partie de l’éditorial de Paul Laquerre, rédacteur en chef du magazine dans sa dernière livraison de novembre-décembre 2014, qui en fait foi. C’est un important dossier à suivre…

«…Camping Caravaning vient d’apprendre en exclusivité qu’au courant de l’été, la Fédération québécoise de camping et caravaning (FQCC) a amorcé des démarches auprès des autorités gouvernementales québécoises afin de les sensibiliser à un assouplissement des règles régissant la durée de séjour hors province autorisée, tout en conservant les privilèges liés au régime d’assurance maladie.

Cette question est en relation directe avec un sujet déjà traité dans le numéro d’octobre-novembre 2013 de Camping Caravaning sur la possibilité que le gouvernement des États-Unis modifie prochainement sa loi sur l’immigration. Une proposition est en effet actuellement en discussion à la Chambre des représentants pour accorder aux citoyens du Canada âgés de 55 ans et plus le privilège de séjourner jusqu’à 240 jours dans ce pays par séquence de 12 mois.

Bien sûr, pour que les québécois puissent profiter de cette mesure, il faudrait que la limite actuelle de la RAMQ, fixée à 183 jours au Québec, soit modifiée; un changement que plusieurs autres provinces ont d’ailleurs déjà adopté. La FQCC entend bien multiplier efforts et représentations afin de convaincre nos dirigeants d’épouser cette tendance.»

On espère bien en profiter.

Il faut vivre, avec un grand V

Vivre3Hier, en parcourant mon journal quotidien, j’ai été stupéfait d’apprendre la nouvelle du cancer de l’ex-maire de Montréal, Jean Doré. Ça faisait un bon moment que nous avions eu de ses nouvelles et une manchette dramatique comme celle-là, ça frappe. D’autant plus qu’il pratiquait régulièrement des activités sportives et qu’il n’avait aucun symptôme. S’il existe un cancer redoutable et fulgurant, c’est bien celui du pancréas.

Toujours est-il que je lui souhaite la meilleure des chances dans ce combat ultime et en même temps cela m’a fait réfléchir à tout ce qu’on peut bien nous donner comme conseils pour vivre notre vie en santé. La nourriture avec ses bons choix d’aliments, la bonne forme physique par la marche ou toute activité sportive pour y parvenir, éviter les gras saturés, gras trans ainsi que le sucre. Montignac, mort à 50 ans en est un bel exemple, lui qui a prôné son mode de vie alimentaire. On pourrait donner une panoplie d’exemples similaires.

Régulièrement, des études contradictoires viennent noircir les pages de faits divers des quotidiens. À mesure que la science et la recherches évoluent, les nouvelles découvertes se succèdent, nous incitant à changer nos habitudes au point de n’y plus rien comprendre. Ce qui était bon hier, ne l’est plus. En fin de compte qui croire? On lit les étiquettes de produits et on devient tout mêlé. On fait attention à tout, pourquoi? Pour mettre toutes les chances de notre côté? Qui nous dit qu’on sera encore de ce monde demain?

L’humain a deux certitudes, comme tout ce qui vit sur cette planète; sa naissance et sa mort. Si le premier est prévisible il en est tout autrement du deuxième. On ne sait pas quand, ni comment ça se produira mais, incontestablement on mourra de quelque chose un jour. Qui vit, meurt! Nous ne sommes pas immortels.

Prenant pour acquis que les gens vivent plus longtemps que nos ancêtres, il est peut-être temps qu’on cesse d’écouter tout le monde et de profiter de tout ce que la vie nous donne. Vivre au jour le jour et pouvoir se dire qu’au moment de partir, on aura vécu un parcours bien rempli et enivrant. C’est bien qu’on fasse des choix, mais il faut faire la part des choses et éviter les excès, parce qu’on ne sait pas quand tout s’arrêtera. Les témoignages des personnes en fin de vie sont éloquents; avant d’être cloués sur un lit de soins palliatifs, ils veulent profiter au maximum des minutes de lucidité disponibles. Ils veulent partir en paix parce que demain vient trop vite. Ils veulent accomplir ce qu’ils remettaient toujours à plus tard. S’ils avaient su…!

C’est la philosophie qu’on devrait adopter jusqu’à la fin de notre vie, sans excès et sans privation, en écoutant notre corps et notre tête. Profiter de tous les instants comme s’ils étaient les derniers et prendre avec un grain de sel tout ce qu’on dira ou écrira pour prolonger la vie sans qu’on en connaisse l’échéance. C’est abstrait et de toute façon, une fois trépassé, c’est la vie éternelle qui nous attend. Si on pouvait revenir de l’au-delà, on penserait probablement de cette façon.

Jean Doré l’a dit; -Je voudrais un scénario qui me permet de retarder l’échéance bien entendu, mais aussi d’avoir une qualité de vie et de pouvoir rester auprès des miens. Alors c’est pour ça qu’il faut vivre. Parce que notre temps nous est donné… mais jusqu’à quand?

Lettre à mes amis qui appuient le projet de loi 3

Projet de Loi3Voici un article des plus pertinents, écrit par Michel Kelly-Gagnon, président de l’institut économique de Montréal, en regard du projet de loi numéro 3 sur les régimes de retraite des employés municipaux, paru dans La Presse Plus de jeudi dernier. À vous d’en tirer vos propres conclusions. Quant à moi, il est le fidèle reflet de ma pensée.

Si nous voulons faire du Québec une société plus juste et plus libre, il faudra que le processus pour y arriver soit lui aussi légitime

À l’automne 2012, le nouveau gouvernement Marois a proposé de hausser rétroactivement les impôts des contribuables dont le revenu excède 130 000 $ par année. L’objectif était de financer ainsi sa promesse d’abolir la taxe santé mise en place par le précédent gouvernement.

L’odieux d’une telle mesure – on vient vous chercher dans les poches de l’argent gagné huit mois plus tôt alors que vous aviez planifié votre budget en pensant qu’il était à vous – a vite fait de provoquer une vague de protestation et de faire reculer le gouvernement.

Avec son projet de loi 3 sur les régimes de retraite municipaux, le gouvernement actuel fait exactement la même chose mais, d’une certaine façon, en pire. La loi aurait pour effet d’amender les clauses de contrats de travail signés il y a des années. Concrètement, on viendrait aujourd’hui chercher de l’argent dans la poche d’employés et de retraités dans le but de résorber des déficits actuariels pour lesquels ils n’ont jamais été responsables en vertu des ententes initialement signées.

On peut bien avoir raison de soutenir que ces contrats de travail étaient trop généreux et que des avantages indus ont été obtenus par des syndicats trop puissants, mais c’est là une autre question qui doit se régler d’une autre façon, en faisant notamment les amendements requis au Code du travail, pour l’avenir.

Le point crucial est qu’une telle mesure irait totalement à l’encontre de ce que devrait être une société libérale, une société fondée sur la règle de droit et non sur l’arbitraire gouvernemental.

Pourtant, plusieurs de mes amis qui partagent mon désir d’avoir un gouvernement moins interventionniste, moins dépensier et plus respectueux de la liberté des citoyens appuient ce projet de loi, présumément parce qu’il s’inscrit, selon eux, dans cette vision.

Mes amis, je vous le demande, êtes-vous en faveur du droit et du respect des contrats simplement quand ça fait votre affaire ?

Mes amis, je vous le demande, s’opposer aux syndicats est-il toujours justifié, même lorsqu’ils défendent, aux fins d’un dossier précis, les mêmes principes fondamentaux que nous ?

Mes amis, je vous le demande, ne pensez-vous pas qu’on crée un dangereux précédent en légitimant ainsi une mesure gouvernementale qui pourrait demain s’appliquer à d’autres et se retourner contre, notamment, les gens d’affaires ?

J’ai déjà écrit dans un récent article publié par La Presse Débats que, dans ce dossier, je ne défends ni les syndicats, ni les employeurs ni qui que ce soit en particulier, mais plutôt un certain nombre de principes généraux nécessaires à une économie libre et efficace. Lorsque des principes fondamentaux sont en jeu, nous devrions nous allier avec tous ceux qui partagent notre position, même lorsque c’est pour des raisons intéressées ou opportunistes.

C’est pourquoi je n’ai aucune hésitation à saluer la volte-face du Parti québécois et à féliciter son porte-parole en matière de travail, Alain Therrien, qui déclarait plus tôt cette semaine :

« Il y a des choses qui sont impossibles à tolérer. Quand on parle de rouvrir des conventions collectives signées de bonne foi entre les intervenants, qu’un tiers parti arrive et dise on va changer la donne sans considérer l’opinion de quiconque, ce sont des ruptures de contrats. En agissant ainsi, la parole et la signature des contrats ne valent plus rien. C’est grave. »

En effet, c’est grave, très grave.

Dans le fond, mes amis, en appuyant ce projet de loi, vous appuyez la même logique du « au plus fort la poche » que vous avez toujours dénoncée chez des syndicats corporatistes qui utilisaient le tordage de bras et la prise en otage de la population pour obtenir ce qu’ils recherchaient.

Mes amis, si nous voulons faire du Québec une société plus juste et plus libre, il faudra que le processus pour y arriver soit lui aussi légitime. Sinon, notre société de droit va continuer de s’effriter et la « victoire » ici remportée contre les syndicats pourrait bien s’avérer très amère pour vous, et ce, dans un avenir pas si lointain.

Salmigondis

SalmigondisL’Écosse face à son destin
Au moment de rédiger cet article, la télé nous annonce une légère avance du non, dans ce referendum historique pour l’Écosse qui souhaite se séparer du Royaume-Uni. Si c’est assez similaire avec notre rendez-vous manqué de justesse en 1995 au Québec, on peut dire que l’expérience semble plus civilisée qu’ici. Le Royaume-Uni a reconnu la majorité du 50% plus un, pour le clan vainqueur, sans aucune animosité et dans le respect le plus total. Nos beaux et gentils canadiens hypocrites, agitant leur unifolié rouge et blanc en descendant des autobus, ont sûrement des leçons à en tirer.

Peu importe le résultat, le peuple écossais est à un tournant significatif et positif de son histoire. J’adore aussi sa question directe et sans équivoque; Voulez-vous que l’Écosse devienne un pays indépendant? Comme clarté, avouez que c’est très clair, sans passer par quatre chemins. Si le non l’emporte, ce sera un fidèle reflet des deux referendums québécois, en ce sens que le clan ayant le plus à perdre au final, aura réussi à l’emporter. Vous aurez deviné que mon cœur balance pour s’arrêter sur le OUI.

Le gel approche… la migration aussi
On prévoit les premiers gels au sol dès aujourd’hui. Simonac, nous sommes encore en été pour deux jours, c’est quoi l’idée? Il me semble qu’il est passé en coup de vent. Heureusement, ce caprice de Dame nature annonce la période de pré-migration vers le sud. À pareille date dans un mois, nous roulerons vers nos quartiers d’hiver ensoleillés, sur la côte sud-ouest de la Floride.

Les prochaines semaines seront consacrées à tout ranger, vider les plates-bandes, laver et hivériser la caravane, pour que tout soit en parfait état lors du retour des perce-neige et des jonquilles d’avril. On se considère très chanceux de pouvoir se déguiser en snowbird pour une onzième saison et on veut partager notre périple avec vous via ce blogue. Votre petit détour-web matinal ici, autour d’un bon café par une journée froide d’hiver, vous donnera peut-être et nous le souhaitons, une bonne dose de chaleur pour égayer votre journée.

Les bulldozers s’amènent
C’est imagé mais les libéraux foncent et bousculent tout ce qui bouge. Le parti des pirates et flibustiers d’avant 2012, est de retour après un éphémère purgatoire de 18 mois. Comme ils faisaient pitié et que sur les plaques d’immatriculation le Je Me Souviens est toujours en évidence, l’électorat fut frappé d’amnésie au point de les ramener au pouvoir majoritairement pour continuer leur campagne de destruction massive de tout ce qui profite aux pauvres et à la classe moyenne.

On récolte ce qu’on sème! Subtils comme à leur habitude, ils sont sournois et se gardent bien de me pas toucher à aucun de leurs avantages. Ils n’ont pas vraiment changé, même si quelques sbires médecins parlent des deux côtés de la bouche en nous rappelant qu’ils ont quatre grosses années pour nous en faire baver. Appauvrir le bon peuple pour qu’il ne se relève pas, est une formule éprouvée. Et croyez-moi, ils sont passés maîtres dans cet art, au point de nous endormir. Pensez-y, il reste encore plus de 1 400 jours de ce traitement du bulldozer qui nivelle par le bas!

Et pour terminer…
Parlant de pirates… Un pirate entre dans la taverne. Le barman le regarde et lui dit :
– Hé, qu’est ce qui est arrivé à ta jambe?
Le pirate répond qu’il attaquait un bateau lorsque que sa jambe fut arrachée par un boulet de canon…
– T’as été chanceux, ils t’ont mis une jambe de bois… Mais ta main, tu n’en as plus, c’est un crochet…
Le pirate lui dit que c’est en attaquant un autre bateau, un des marins lui a coupé juste au poignet et ils ont mis un crochet à la place…
– Et ton carré noir sur l’œil c’est quoi?
– Oh… Ça… J’étais couché à la proue du bateau, il faisait beau, le temps était calme et un oiseau m’a chié dans l’œil pendant que je regardais le ciel…
– Tu charries, on ne perd pas un œil parce qu’un oiseau nous chie dessus…
– Je sais … Je sais … Mais c’était ma première journée avec mon crochet.

Déception !

Capitaine du CanadienL’État-major des Canadiens a tranché; pas de capitaine pour cette saison, mais 4 assistants (je me demande bien de qui), pour faire le travail. Tomas Plekanec, Andreï Markov, puis Max Pacioretty et P.K. Subban en alternance sur la route et à domicile, parce que la direction ne se décide pas à choisir. Bien voyons donc, ils ne connaissent pas encore leurs joueurs? À Montréal on est ultra-conservateur et on a beaucoup de difficulté à sortir du moule.

Contrairement aux autres formations, on ne suit pas la tendance. Partout, on voit des ti-culs dont certains n’ont pas assez de poils au menton, à qui on appose le «C» sur le chandail. De vertes vedettes autour de qui on construit. Des leaders incontestables qui se sont démarqués à tous les niveaux où ils sont passés. Mais Montréal est le reflet du Québec; incapable de prendre une décision sans en avoir débattu à outrance. Bah! On va attendre une autre année… mais on en parle, on en parle…

Marc Bergevin a manqué son coup de prendre totalement son virage jeunesse, celui qu’il nous propose depuis des lunes et j’en suis très déçu. J’aurais aimé que lui et son groupe aient l’audace de nommer un capitaine dès maintenant. Ça me rappelle la triste saison 1989-90 où Carbonneau et Chelios se partageaient le titre, une vraie farce et d’ailleurs, la seule fois de toute sa glorieuse histoire. Si on est capable de coudre un «C» sur un chandail, on doit être capable de le découdre l’année suivante si on change d’idée ou si le récipiendaire ne suffit pas à la tâche, non?

C’est drôle mais dans le hockey mineur, on observe sa formation et en deux pratiques tout au plus, on choisit son capitaine qui est souvent celui qui se signale le plus. On ne niaise pas avec le puck. Alors qu’on cesse de se poser des questions et qu’on en choisisse un. On verra par la suite un point c’est tout. Facile !

Mieux encore, si on veut rester dans l’absurde, qu’on leur colle un «C» en velcro à tour de rôle; Tomas les mardis, jeudis et samedis, Andreï les lundis, mercredis et vendredis, alors que Max et P.K. alterneront un dimanche sur deux. Donc un capitaine et trois assistants par partie ! Ça ne fait pas sérieux direz-vous? Non ! Mais au moins, ça change de l’inertie actuelle. On aurait un capitaine à chaque match, à la place des assistants… de rien du tout.

Décidément, fidèle à nos us et coutumes, on ne fait rien comme les autres au Québec, mais nous sommes passés maîtres dans l’art de compliquer les choses simples.

In Memoriam – Sébastien Nantel – 1979-2014

2009-12-27 004AHier, en milieu d’après-midi, mon neveu Sébastien, est décédé d’une leucémie qu’il combattait depuis plusieurs années. Mourir à 35 ans, quand on a la vie devant nous, quand la vie a encore tant à offrir, n’est pas dans la normalité des événements, c’est même injuste. On devrait toujours succéder à nos parents. La fatalité en aura décidé autrement et le Créateur le réclamait à ses côtés.

Il laisse dans la peine son épouse Erica, ses parents Lise et Sylvain, de même que sa sœur Isabelle, ainsi que d’autres parents et de nombreux amis. Il demeurait à Terre-Neuve, son coin de paradis qu’il avait choisi.

Je retiendrai de lui qu’il était un surdoué, le seul que je connaisse ayant réussi ses études en brûlant des étapes. Il savait lire avant même de s’assoir sur les bancs d’école. Jusqu’à quelques jours, alors que ses forces le lâchaient, il tenait un blogue quotidien pour exprimer ses états d’âme et traiter de tous les sujets qui le passionnait. Sa courte existence a été bien remplie et riche de souvenirs.

Maintenant Sébastien, les portes du paradis s’ouvrent à toi dans l’immortalité où la douleur n’existe pas. C’est maintenant à toi de veiller sur les tiens de ton nuage. En guise de réconfort et pour apaiser la douleur de tes proches, j’offre le texte qui suit du Chanoine Henry Scott-Holland (1847-1918), avec nos plus sincères condoléances, Louise et moi.

«La mort n’est rien. Je suis simplement passé dans la pièce à côté. Je suis moi, tu es toi. Ce que nous étions l’un pour l’autre, nous le sommes toujours.

Donne-moi le nom que tu m’as toujours donné. Parle-moi comme tu l’as toujours fait. N’emploie pas de ton différent, ne prends pas un air solennel ou triste. Continue à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.

Prie, souris, pense à moi, prie pour moi. Que mon nom soit toujours prononcé à la maison comme il l’a toujours été. Sans emphase d’aucune sorte, sans trace d’ombre.

La vie signifie ce qu’elle a toujours signifié. Elle est ce qu’elle a toujours été. Le fil n’est pas coupé. Pourquoi serais-je hors de ta pensée, simplement parce que je suis hors de ta vue ?

Je t’attends. Je ne suis pas loin, juste de l’autre côté du chemin. Tu vois, tout est bien.»

Capitaine PK !

PK SubbanÀ la lecture de la presse écrite, des réseaux sociaux et à l’écoute des émissions sportives où le sujet est traité, il semble bien que les avis soient partagés concernant la nomination du futur capitaine des Glorieux. Quand on connaît la popularité de la Sainte Flanelle au Québec, inutile de spécifier que c’est le sujet de l’heure et bien malin celui qui pourrait détenir la réponse à cette énigme.

Tout a été dit et mon choix se porte sur P.K Subban, haut la main. Il répond exactement à ce qu’on recherche, ou ce que les fans recherchent. Il est jeune, affamé, talentueux, fougueux et spectaculaire, bref, le sauveur tant attendu depuis Guy Lafleur. À lui seul, il remplit le Centre Bell et il est détesté dans toutes les villes du circuit pour toutes ces qualités. Leader né, il ne craint pas la pression de Montréal, même qu’il y carbure. C’est un pur-sang avec un contrat faramineux en poche pour les huit prochaines saisons.

La haute direction de l’équipe prend un tournant jeunesse et ce choix me parait logique, à l’instar des autres équipes de la LNH qui n’ont pas eu peur de briser les traditions ancestrales et donner le «C» à l’élite montante, à la relève. P.K. ne laisse personne indifférent. Il est démonstratif, électrisant, se présente à tous les matchs et est une source d’inspiration chez les jeunes. On a qu’à regarder les nombreux chandails des amateurs qui arborent fièrement son nom dans le dos, pour s’en rendre compte. Son choix s’explique dans la volonté avouée de prendre le virage jeunesse décrié par Marc Bergevin.

Dans un dernier sondage, le peuple, celui qui remplit et enrichit le Centre Bell, a parlé fort et 27% favorisent Subban, 6 points de pourcentage de plus que son plus proche rival Max Paccioretty et 11 de plus que Tomas Plekanec. C’est tout dire ! La maturité? Ça vient avec l’âge et les responsabilités. P.K. Subban est, à Montréal, ce que sont les Toews à Chicago, Ovechkin à Washington et Crosby à Pittsburgh; une super star ! Celui qui fait courir les foules. Pas pour sa production offensive, qui n’est pas à dédaigner, mais pour l’ensemble de son jeu, et la hargne qu’il dégage dans ce qu’il fait de mieux.

À l’extérieur de la patinoire, il est un modèle et, contrairement à d’autres capitaines avant lui, il fait l’effort de baragouiner quelques mots de français sans gêne et avec une certaine candeur. Très jet set, avec ses beaux habits et son sourire irrésistible, il est bâti pour Montréal et je lui donne aussi mon vote sans aucune espèce d’hésitation… Capitaine PK !