Deux années se sont écoulées depuis ce coup de fil nocturne qui annonçait ton départ. Tu t’es envolée sans prévenir, sans déranger, mais laissant tes proches dans la tristesse la plus profonde. Encore aujourd’hui, l’épreuve reste indélébile, comme un mauvais rêve.
Nous voulions te rendre un hommage bien mérité. C’est notre façon de te remercier pour ces souvenirs inoubliables qui habitent nos cœurs à tout jamais. Continue de veiller sur nous tous et de guider les pas de tes survivants.
Ceux que nous avons aimés et que nous avons perdus ne sont pas où ils étaient mais ils sont partout où nous sommes.
Déjà 12 ans que tu nous quittais pour un monde meilleur. Tu es peut être loin de nous, mais tu es toujours présent dans nos cœurs et nos pensées. Nous ne t’oublierons jamais. Continue de veiller sur nous, avec ta maman à tes côtés.
La force de l’espérance est ce qui nous permet de se remémorer les souvenirs de ceux qui ont marqué notre vie.
Très triste et épouvantable, l’accident qui a coûté la vie à une petite fille de 6 ans, le 1er août dernier, dans le stationnement du Wal-Mart au Quartier Dix30 de Brossard, écrasée sous les roues d’un véhicule qui circulait dans les allées menant aux places de stationnement. Par contre, il est surprenant que ce drame inqualifiable ne survienne pas plus souvent. Je ne dis pas que c’est le cas ici, mais l’endroit est dangereux pour tout piéton qu’y ose s’y aventurer.
Cette agglomération commerciale est une ville dans une ville, tant son développement est ses centaines de boutiques poussent comme des champignons. Victime de sa popularité, la circulation y est dense et les stationnements de plus en plus occupés à capacité. Avec une nouvelle section composée de nombreuses boutiques et magasins aux abords du Wal-Mart, nul besoin de préciser que les places libres de stationnement se font rares. Ajoutez à cela le comportement des certains automobilistes téméraires et vous obtenez un mélange explosif, comme sortir de son véhicule sur une voie rapide.
Allez y faire un tour et vous constaterez la vitesse excessive que les conducteurs affichent dans ces espaces. Ils traversent souvent en diagonale et s’amènent dans les allées sans crier gare. Les piétons doivent vraiment avoir les yeux tout le tour de la tête pour ne pas se faire renverser. Une surveillance policière devrait être accrue dans ce secteur afin de modérer les ardeurs des délinquants et leur faire lever le pied.
La signalisation est rarement respectée et même ambigüe à certains endroits. Lorsqu’on franchit l’entrée qui mène au Wal-Mart, entre la banque CIBC et la clinique médicale, un panneau bien en évidence, oblige les conducteurs à s’immobiliser, puis continuer tout droit ou tourner à droite. On ne compte plus les virages à gauche à cet endroit.
Finalement, qu’est-ce qu’on attend pour installer des dos d’âne sur la rue face au magasin ? C’est là que la circulation piétonnière est la plus dense et il me semble que la logique serait respectée. Faudra-t-il d’autres pertes de vies pour réagir ?
Un peu partout aujourd’hui, le blé d’inde était à l’honneur dans de nombreux fonds de cours, alors que les épluchettes se multiplient. Du temps maussade, prévu ce dernier jeudi, Dame nature s’est ravisée et nous a permis une température plus que clémente afin de se retrouver chez ma sœur Josée, en pleine épluchette de beaux épis bien sucrés.
À cette occasion, elle avait réuni quelques amis dont quelques-uns de sa période d’adolescence, qu’elle n’avait pas vu depuis une bonne trentaine d’années. Pour nous aussi, c’était l’occasion de revoir ces personnes devenues grandes et que nous avons quand même connues alors que nous étions devenus des adultes.
C’est toujours agréable des retrouvailles de la sorte. Les gens avaient beaucoup de choses à se raconter et parions qu’il s’écoulera moins de temps avant de se retrouver à nouveau. Pour ma part, j’aurais eu de la difficulté à reconnaître certains d’entre eux alors que d’autres n’ont pas changé beaucoup. À ce groupe, ce sont mêlés quelques adultes, dont Madame Duguay, qui tenait le dépanneur du coin. Un sourire qui n’a pas changé malgré les années.
Le lunch était excellent avec ses pointes de sandwich savoureuses, ses carrés de pizza aux tomates, les salades et évidemment, le maïs. Des rencontres comme je les aime, sans cérémonie dans une ambiance amicale et avec le plaisir de se rappeler combien il est toujours bon de retrouver des amis qui ont agrémentés notre jeunesse tout en contribuant à devenir les adultes qu’ils sont maintenant. En écoutant leurs conversations, je me replongeais dans mes souvenirs d’une autre époque, du temps ou ma sœur n’était encore qu’une ado. Merci à elle de nous avoir invité à partager ce beau moment.
On vient d’en avoir une autre preuve; les gouvernements prennent un temps fou à régler un problème comme celui de l’entrepôt de BPC à Pointe Claire. Heureusement que les médias ont étalé la nouvelle au grand jour, sinon nous serions toujours dans l’ignorance la plus totale et Dieu sait ce qui aurait pu arriver.
À cinq reprises, le ministère a envoyé des lettres à la compagnie irresponsable et délinquante, sans que celle-ci ne se conforme aux lois et règlements environnementaux. Ils sont moins patients lorsque vient le temps des collecter des impôts impayés.
Quoi qu’il en soit, on est en droit de questionner la lenteur des autorités à agir. Comme pour ajouter l’insulte à l’injure, on apprend que ça fait plus de 15 ans que la ville est courant des activités illégales de cette compagnie, en matière de BPC.
Le voisinage est assis sur une bombe et personne ne prend les moyens drastiques et urgents d’intervention. C’est assez inquiétant comme constat. On n’a pas encore appris de Saint-Basile et plus récemment, de Lac-Mégantic. Qu’est-ce qu’on nous cache encore ???
À son insu, la population vivait et vit toujours sur un baril de poudre qu’un illuminé pourrait y mettre le feu et déclencher une hécatombe massive. Pire encore, le voisinage a été tenu dans l’ignorance la plus indécente. Il aurait fallu intervenir rapidement, comme à Lac-Mégantic et au mieux, prévenir, en ordonnant la fermeture définitive de l’entreprise, puis la mettre sous surveillance constante jusqu’au moment de trouver une solution finale et sans danger. Le Ministère a dormi au gaz. Quand on parle de lourdeur d’un gouvernement… Faut se rendre à l’évidence !
Il y a exactement 36 ans aujourd’hui, le gouvernement de René Lévesque faisait adopter la Loi 101, qui proclamait le français comme langue officielle en matière d’éducation, de travail et d’affichage. Un moment historique dans la vie d’un peuple qui a fait couler beaucoup d’encre au fil du temps. Contestée de toute part, elle a fait son bonhomme de chemin malgré les embuches.
La langue française au Québec demeure toujours en péril et il faut sans cesse être vigilant et principalement au niveau de l’affichage. C’est l’aspect le plus nébuleux de cette loi et le plus bafoué, voire galvaudé. Un simple coup d’œil autour de nous, suffit pour se rendre compte du nombre d’infractions qui subsistent toujours et qu’on tarde à dénoncer.
Prenez, par exemple, les gags full ado dans le cadre du festival Juste pour rire, qui se tient annuellement à Montréal. Tout l’affichage des différents clips vidéo sont unilingues anglophones. Pourquoi ? Probablement parce que ça s’exporte mieux. C’est inconcevable et nous prenons vraiment les autres pour des idiots, d’autant plus que c’est un élément qui n’a pas vraiment son importance, puisque le gag muet est assez explicite. Montréal est la capitale francophone de toute l’Amérique alors pourquoi le cacher dans ce geste pernicieux ? Ça me scie complètement la banane !
Moi je m’insurge vivement devant ces écarts à la Loi 101 mais malheureusement, nous ne sommes qu’une poignée de croisés à oser les dénoncer, dans une mer d’indifférence. Je n’ose imaginer un seul instant ou en serait cette belle langue française si, en 1977, on n’avait rien fait pour la protéger. Loin d’être une langue indigène, le court extrait qui suit, puisé sur le site http://www.quebecmonde.com/langue-francaise-et-francophonie/langue-francaise-dans-le-monde , donne une excellente idée de son importance à l’échelle planétaire.
Le français est reconnu comme étant une langue internationale prestigieuse. Il est, avec l’anglais, l’une des deux seules langues parlées sur les cinq continents, en plus d’être la deuxième langue étrangère la plus étudiée dans le monde. Il se classe au troisième rang comme langue du Web avec 5 % des pages, après l’anglais (45 %) et l’allemand (7 %).
Le français est parlé par environ 200 millions de locuteurs à travers le monde, ce qui le classe au neuvième rang des langues les plus répandues. C’est l’Afrique qui affiche le plus grand nombre de francophones, devant l’Europe, avec un taux de 10 % de sa population totale. Le continent africain représente un terreau fertile pour l’avenir du français. Avec l’explosion démographique et l’essor de la scolarité, le nombre de francophones est appelé à y croître de façon exponentielle.
La langue française est employée comme langue officielle ou langue de travail dans les organisations internationales. Elle bénéficie également du statut de langue officielle dans 32 pays. Mentionnons par ailleurs que l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) regroupe 56 États et gouvernements membres et 14 pays observateurs.
À nous, maintenant, de faire en sorte qu’elle continue de transcender les générations futures.
Encore une augmentation moyenne de 5,8% se prépare. Une nième hausse des tarifs dont on ne compte plus, tant c’est devenu une normalité, pour une des très rares compagnies à inciter ses clients à réduire leur dépense énergétique. C’est à n’y rien comprendre. Pourquoi ? Pour pouvoir mieux nous augmenter ? Pour se payer de plus en plus de bonis ? Une société occulte qui s’administre en vase clos afin de rendre le moins compte de ses activités. Parlez-en au vérificateur général.
Hydro-Québec c’est un monopole en matière d’énergie électrique. Depuis quand un monopole a besoin de se démarquer lorsqu’il n’a pas de concurrence. Elle se publicise partout, commandite des événements sociaux à grand frais, sans compter les nombreux fascicules publicitaires multicolores qu’elle inclut dans son courrier adressé à ses clients. The sky is the limit !
Nous sommes ceux et celles qui paient le moins cher pour ses tarifs d’électricité au Canada… Puis après ? Est-ce une raison pour rejoindre les autres ? Nous sommes une société distincte après tout et comme on se plait à nous le répéter, alors profitons de notre distinction justement, pour continuer d’être les moins chers. C’est un service essentiel.
Bref, avant de nous assommer avec de nouvelles taxes, un bon ménage dans le gras que je viens de dénoncer s’impose, mais malheureusement, l’histoire nous dit qu’Hydro n’en est pas rendu là et regardez bien les bonis de fin d’année qui vont nous annoncer s’être payés…
Enfin, un gouvernement osera légiférer pour créer une charte des valeurs québécoises en matière de laïcité. Avant de crier victoire trop vite cependant, on attendra de quoi il accouchera au juste, suite aux réactions populaires qu’un tel projet a généré.
Quoi qu’il en soit, il est grand temps qu’on cesse d’accommoder ceux qu’on accueille à bras ouvert et qui nous imposent leurs concepts religieux. J’ai toujours pensé que quand un étranger demande à s’intégrer dans une nouvelle société, il doit en accepter les règles et en connaître les us et coutumes. C’est d’ailleurs la raison pourquoi ils aboutissent ici, cette terre de liberté où hommes et femmes sont égaux. Ils l’aiment notre pays, qu’ils s’adaptent ! Depuis quand on s’impose chez ceux qui nous offrent l’hospitalité ? Si ça vous offusque, partez !
Chacun peut pratiquer sa religion comme il l’entend, chez lui, et personne ne le conteste, Lorsqu’on transporte les signes religieux dans des lieux publics, on fait de la propagande. Les musulmans sont passés maîtres dans cet art et quand on constate comment les barbus traitent leurs femmes, on ne se surprendra pas sur leurs intentions. J’ai même vu sur une plage, sous une chaleur torride, des femmes se promener voilées de la tête aux pieds, pendant que le barbu se dandine en gougounes et vêtu très légèrement. C’est malade ! Les rideaux sont faits pour habiller des fenêtres, pas des femmes.
Un autre jeune barbu cette fois-ci, traite les femmes de putains sur le seul fait qu’elles se maquillent. On voit bien que c’est une bande d’illuminés qui n’ont aucun respect de la vie humaine. C’est ça qu’ils veulent nous imposer. J’en suis rendu au point où je refuse carrément de me faire servir par une femme voilée. Ça me met mal à l’aise et j’ai le sentiment d’accepter cette mascarade, sauf à l’Halloween. Certaines vont même à affirmer qu’elles refuseront d’obéir à la loi au risque de perdre leur emploi. On voit bien comment leur doctrine les a endormies. Pas fort comme raisonnement !
Il faut que ça cesse ! Bouchard-Taylor n’a rien réglé, alors le geste que s’apprête à poser le gouvernement Marois arrive à point. Depuis trois jours, j’écoute les lignes ouvertes sur le sujet et je suis sûr que ce projet est souhaité et attendu par la majorité, pour mettre de l’ordre dans tout ça une bonne fois pour toute. Pendant ce temps, les partis d’oppositions s’opposent. C’est aussi ça le gros problème de nos eunuques de politiciens au Québec; on n’avance pas et on fait du surplace. Rien ne bouge ! Et ce ne sont pas les libéraux qui vont changer quoi que ce soit… Ils ont besoin de l’immigration pour se faire élire.
Olivier, le croque-mort, travaille tard le soir. Il prépare le corps de son client Pelletier pour la crémation et fait une découverte surprenante. Pelletier a le plus énorme organe reproducteur qu’il ait jamais vu ! Il se dit en lui-même :
– Désolé, Monsieur Pelletier, mais je ne peux pas laisser disparaître un engin aussi imposant dans les flammes. Il faut le garder pour la postérité !
Il découpe alors la pièce avec précaution et la met dans un sac. Rentré à la maison, il dit à sa femme :
– Je dois te montrer quelque chose que tu ne vas pas croire !
Il ouvre le sac et en montre le contenu.
– Mon Dieu, dit sa femme, Pelletier est mort !!!
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Un Évêque faisait sa visite dans une paroisse très pauvre du Québec. En visitant le presbytère, l’Évêque s’aperçoit qu’il n’y a qu’un seul lit dans une seule chambre à coucher.
– Vous n’avez qu’une seule chambre à coucher ?
– Oui, Monseigneur, nous sommes trop pauvres pour agrandir le presbytère.
– Mais votre servante, où couche-t-elle?
– Ici, mais vous savez, nous avons un gros chien bien dressé et il couche entre nous deux.
– Mais vous devez avoir des tentations… Que faites-vous alors ?
– Quand ça m’arrive, je me lève, je vais dehors faire le tour du presbytère, ça passe et je reviens.
– Mais votre servante, elle doit avoir des tentations elle aussi ?
– Quand ça lui arrive, c’est elle qui se lève, qui va dehors faire le tour du presbytère et ça lui passe.
– Mais si ça vous arrive d’avoir une tentation tous les deux en même temps ?
– Dans ce cas-là, Monseigneur, on envoie le chien faire le tour du presbytère.
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Un individu chancelant, sentant mauvais et exhalant des odeurs de boissons s’assoit dans le métro à côté d’un prêtre. La cravate de l’homme est tachée, son visage est plein de traces de rouge à lèvre et une demi-bouteille de gin sort de la poche de son pardessus froissé. Il ouvre son journal et commence à lire. Quelques minutes passent et son regard se porte sur le curé à qui il demande :
– Mon père, pouvez-vous me dire ce qui cause la douleur et la souffrance occasionnée par l’arthrite ?
L’abbé réplique :
– Ça, mon fils, c’est causé par une vie généralement dissolue, l’égoïsme, les femmes de petite vertus, trop d’alcool, le manque de charité, le couchaillage avec des putains», et, reniflant bruyamment, le manque d’hygiène personnelle.
L’ivrogne s’écrase sur son siège et grogne :
– Ben là j’ai mon voyage. Je ne comprends plus rien. Et il se replonge dans son journal.
Le prêtre, se sentant un peu coupable de ce qu’il vient de dire, pousse l’homme du coude et s’excuse :
– Je suis sincèrement désolé, je ne pensais pas aussi durement ce que je vous ai dit. Ça fait longtemps que vous souffrez d’arthrite ?
L’ivrogne répond :
– Moi? Jamais eu d’arthrite. Je venais de lire que le Pape en souffre.
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Ça se passe au cimetière. Au moment de l’inhumation d’un célèbre cardiologue, de nombreux confrères sont présents. Pour la circonstance (vu qu’il est cardiologue), l’entrée du caveau a été ornée d’un énorme cœur de deux mètres de haut, fait avec des fleurs, et le cercueil est placé devant. Après le sermon et les adieux, le gigantesque cœur s’entrouvre, le cercueil est placé à l’intérieur et le cœur se referme. Tout le monde est silencieux, triste mais éblouis par cette démonstration très significative ! Soudain, un homme éclate de rire. Son voisin le réprimande d’un air sévère :
– Chut ! Mais qu’est-ce qui vous prend de rire comme ça ?
– Je pense à mes obsèques; je suis gynécologue !
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Paddy et Murphy, deux amis de Terre-Neuve, parlaient un après-midi quand Paddy déclare à Murphy :
– Tu sais, je me rends compte que je suis fin prêt pour des vacances. Seulement, cette année je vais faire un peu différent. Ces dernières années, j’ai pris tes conseils sur où aller. Il y a trois ans, tu m’as dit d’aller à Hawaii. Je suis allé à Hawaii et Molly, ma femme, est tombée enceinte. Puis, il y a deux ans tu m’as dit d’aller aux Bahamas et Molly est tombée à nouveau enceinte. L’année dernière tu m’as suggéré d’aller à Tahiti et ma peur que Molly tombe enceinte s’est concrétisée.
Murphy demande à Paddy :
– Alors, que vas-tu faire cette année qui est différent ?
Paddy répond :
– Cette année, j’amène Molly avec moi !
Six années se sont passées depuis notre dernière escapade en Ontario, plus précisément dans la région de Sandbanks, sur les rives du Grand Lac Ontario, pour ce séjour estival. Notre amie Mado nous accompagne pour l’occasion.
Le groupe se compose de quatre équipages, dont deux d’entre-eux répètent l’expérience tout comme nous; Francine et André, Carole et Marcel accompagnés de leur fille Annie et leur petit-fils Thomas, puis finalement, Lise et Gilles, pour qui c’est une première.
C’est sous un soleil radieux que le convoi se met en branle sur le coup de neuf heures. Avec la nouvelle section de l’autoroute 30, c’est facile et rapide de rejoindre l’autoroute ontarienne 401 ou nous découvrons au passage, une carcasse de raton-laveur, peinte en orange par les employés de la voirie, alors qu’ils délimitaient une zone de travaux routiers. Pas fort ! Ils auraient pu, à tout le moins, la ramasser pour les ordures.
Quoi qu’il en soit, dès qu’on quitte la route 401, pour emprunter les routes secondaires menant au camping Quinte’s Isle, le paysage devient familier et les souvenirs nous reviennent en tête. Le camping s’est développé avec le temps et de nouvelles sections ont émergées des boisés d’antan. Par contre il a mal vieilli sur le plan technologique. L’Internet sans-fil est disponible moyennant des frais supplémentaires et si vous occupez un emplacement dans une section boisée, il faut oublier ça. Même la télé locale, en pareil cas, n’est pas disponible.
J’entends déjà dire qu’en camping, il faut changer ses habitudes. Malheureusement, l’arrivée massive des téléphones intelligents et des tablettes tactiles devenus indispensables et d’utilité courante au cours des dernières années, ont changé la donne. L’internet gratuit est devenu une nécessité. Les États-Unis l’ont compris, le Québec commence à le comprendre et l’Ontario en est encore à se poser la question. Il faut être de son temps.
Mis à part cet aspect, le camping est agréable et confortable. Nous sommes dans une section densément boisée et, en désespoir de cause résultant de plusieurs tentatives avec l’antenne satellite de l’ami Marcel, il aurait fallu des tronçonneuses pour élaguer une partie du bois et obtenir le signal satellite nous permettant d’écouter la télé. Alors on se contente de la radio endormante de la Première Chaine de Radio-Canada pour les nouvelles et nos CD de musique font le reste du divertissement.
La récolte de maïs est à son meilleur et il est succulent, au point où on s’en régale goulûment. Un bon maïs ferme et sucré à souhait, avec sel et beurre… Miam ! Miam !. À une vingtaine de kilomètres à l’ouest, se trouve la charmante ville de Bloomfield, doublement centenaire où les belles maisons ancestrales se sont converties en jolies boutiques que n’ont pas tardés à recevoir la visite des femmes du groupe. Même la friterie à proximité du camping est encore en opération avec ses frites maisons irrésistibles… Paroles de Francine.
Et quoi dire du bois pour les feux de camps, qu’on a allumé tous les soirs. Pour la modique somme de 5$, un gros sac de quartiers de bûches bien secs agrémente nos feux en soirée où tout le monde se rassemble pour se raconter des histoires, de la rigolade et des discussions toujours palpitantes, accompagnées d’un petit verre de fort pour se réchauffer un peu plus. L’ambiance qui fait la beauté du camping tient à toutes ces petites choses qu’on vit dans la nature. Des choses simples, partagées souvent en groupe et qui resserrent les liens d’amitié.
Les températures chaudes ne sont pas du voyage. Août ramène quelques averses et des soirées fraîches. Le mercure se déplace entre les 20 et 25°C en journée, alors que les nuits apportent la fraîcheur. Entre chien et loup, la petite laine est de mise; 12-13°C pas plus. Un gros contraste avec notre séjour de 2007, deux semaines plus tôt au calendrier et une période de canicule inhabituelle. Comme quoi les années se suivent sans vraiment se ressembler.
Mais si nous n’avons pas visité la plage cette fois-ci, Lise, Gilles, Thomas, Annie, Carole et Marcel se sont trempés le gros orteil à deux reprises. À mesure que la semaine avançait, les mercures plus cléments permettaient la baignade. On peut dire qu’à ce chapitre, le petit Thomas et sa mère Annie, remportent la palme de la saucette.
Vendredi, en fin de matinée, nous sommes allés visiter les maisons de parc et roulottes neuves que le concessionnaire du parc offre à sa clientèle Si les extérieurs sont invitants, il en est tout autre des intérieurs qui sont carrément décevants. On a l’impression que le souci de l’aménagement des divisions et des agencements ont fait défaut. Par exemple; Aucun endroit prévu pour l’installation d’une laveuse, un coin télé mal conçu, du rangement insuffisant et un lit tellement coincé, qu’il faut des qualités athlétiques rien que pour y installer la literie. Bref, rien pour nous inciter à remplacer notre bonne «vieille» caravane à sellette de 2010.
Vendredi, c’était la fête à Louise et dimanche, celle d’André, alors on a réuni les deux célébrations ce vendredi pour partager un délicieux gâteau d’anniversaire avec crème glacée, autour du feu, gracieuseté de Lise et Gilles, afin de souligner l’événement. On a bien fait puisque Francine et André ont décidé de devancer leur départ d’une journée pour rentrer à la maison. C’est samedi, très tôt à l’aube, qu’ils quittaient. Petite note en passant, dans la nuit de mercredi à jeudi, ils ont été victime d’un vol de nourriture, sous leur abris-moustiquaire, par des ratons-laveurs qui ont fait main basse sur deux pains et des chaussons aux framboises, bien enfermés dans un bac de plastique qu’ils ont habilement ouvert. On n’a jamais su si les chaussons étaient délicieux. Aux dernières nouvelles, les voleurs étaient toujours au large et sont facilement reconnaissables à leur coulis de framboises sur le bord de la gueule.
Déjà samedi et en l’absence des autres, nous jouons quelques parties de Rondell-O, puis on en profite pour ranger ce qui ne sert plus avant le retour à la maison de demain. Il fait beau et chaud. En soirée, on brûle les dernières bûches de bois bien installés autour du feu, jusqu’à 22h30. Le petit Thomas décide de jeter au feu sa couleuvre décédée depuis quelques jours. Ouach ! Quelle odeur nauséabonde ! Il faut avoir le cœur solide, surtout qu’elle était restée dans son contenant depuis quelques jours.
Toute bonne chose a une fin et nous reprenons le chemin du retour séparément, selon les vœux exprimés des autres équipages en ce doux et ensoleillé dimanche matin. Marcel quitte le premier, puis Gilles. Nous quittons vers 9 heures au son de la musique qui joue dans le lecteur CD, arrivés au kilométrage 750 de la route 401, c’est le désastre. Le pneu arrière gauche de la caravane éclate en lambeau dans un bruit infernal. Je me range sur le côté pour constater les dégâts; le pneu est effectivement désintégré et une partie de la jupe d’aile est partie. Débute alors les téléphones au service routier d’urgence dont nous sommes membres.
Comme service, on a déjà vu mieux. Personnes aux alentours ne peut nous dépanner et c’est un exploitant d’Ottawa, à une heure de route, qui est demandé. Il mettra trois longues heures à nous trouver, non sans m’avoir téléphoné à quatre reprises. C’est assez bizarre de constater comment ces gens ne connaissent pas leur propre réseau routier. J’avais beau leur dire que j’étais à la halte routière, en direction de l’est, au kilométrage 758. Je m’étais déplacé à cet endroit, le remplacement d’un pneu sur cette voie rapide étant interdit, pour être plus facilement repérable.
Finalement, après plus de 4 heures d’attente, on reprenait la route vers la maison. Dès les premiers kilomètres franchis en sol québécois, un bouchon monstre de plusieurs kilomètres nous souhaitais la bienvenue et aiguisait notre patience pour une autre demi-heure. À 19h30, la caravane était installée au camping, à notre grand plaisir.
On était loin de nos peines puisqu’une rallonge escamotable refusait de s’ouvrir. Était-ce dû au déséquilibre de la caravane sur la route lors de l’éclatement du pneu, nul ne peut le dire. Mais, avec l’aide du voisin et d’un peu d’huile de bras, on l’a décoincé ce matin et tout est rentré dans l’ordre. Il ne reste plus qu’à faire monter un nouveau pneu et remplacer la jupe d’aile pour que plus rien ne soit apparent. Disons qu’on aurait pu se passer de ces incidents.
Je suis présentement en vacances en Ontario et devant la piètre qualité de ma connexion Internet, il m’est presqu’impossible de publier des articles sur le blogue.
En conséquence, les publications régulières reprendront le 18 ou 19 août prochain, avec un récit de ce voyage. D’ici là, merci à ceux et celles qui ont laissé des commentaires et souhaits de bon voyage.
Veuillez excuser ce contretemps, hors de mon contrôle. Vous m’en voyez sincèrement désolé.
Dès demain, en matinée, nous prenons la route de l’Ontario, pour un deuxième séjour d’une semaine à Sandbanks, ce parc provincial situé sur les magnifiques berges du Lac Ontario. Nous avions découvert l’endroit en 2007 et nous nous étions bien promis de répéter l’expérience.
Cette fois, trois autres équipages nous accompagnent; Lise et Gilles, Carole et Marcel accompagnés de leur fille Annie et du petit Thomas, de même que Francine et André. Avec nous, on a fait une petite place à Mado, une amie.
Puisque nous habitons notre caravane en permanence, nous sommes toujours en camping et ça fait un peu spécial de partir avec, pour des vacances. On ne sera pas trop dépaysé. Nous devrions couvrir la distance d’environ 400 kilomètres en six heures, incluant les arrêts, si je me fie au journal de bord précédent et les prévisions météorologiques font état d’un séjour sous le soleil, exception faite d’un mardi prochain pluvieux. Cependant les mercures seront confortables et de saison.
En 2007, nous avions connu des records de chaleur avec des températures dépassant les 33°C sans une seule goutte d’eau. Nous avons gardé tellement de beaux souvenirs de l’endroit, que nous sommes fébriles de découvrir son évolution. Si vous voulez partager cette escapade avec nous, soyez fidèles au rendez-vous sur ce blogue pour la suite des choses.
En voiture…