Qu’est-ce que cela a signifié pour moi, t’avoir pour mère ? Cela veut dire que j’ai grandi en toute confiance et sécurité. Je te savais là, disponible et toujours disposée à m’écouter, me consoler ou m’aider. J’ai toujours eu droit à l’amour auquel un enfant peut s’attendre et que, par ton sens de l’humour, mon enfance s’est déroulée dans une atmosphère de bonne humeur et de détente.
Tu sais, je considère avoir eu énormément de chance de t’avoir pour mère parce qu’aujourd’hui, tout cela revêt beaucoup d’importance dans ma vie. Si tu n’avais pas été là, je ne serais sûrement pas ce que je suis et c’est pourquoi je voulais te dire merci, et passe une belle Fête des mères… parmi les étoiles.
Au rayon des stupidités pour la semaine qui se termine aujourd’hui, j’en ai retenu deux qui prouvent que l’homo sapiens peut parfois être le roi des cons, usant d’un minimum de matière grise, sans vraiment voir plus loin que le bout de son nez. Leurs paroles dépassent inconsciemment ou non leur pensée, et ils auraient intérêts à se fermer la gueule dans un cas, alors que dans l’autre un peu de jugement n’aurait pas fait trop de tort.
Tout d’abord, le conseiller municipal de Chateauguay, Pierre Gloutnay, qui s’est permis de traiter publiquement de « grosse qui a de la misère à chanter » Ginette Reno, dans le cadre de son interprétation des hymnes nationaux, aux récentes parties des Canadiens de Montréal. Pas très édifiant pour un représentant des citoyens de cette ville de la Rive-Sud. Même s’il s’est excusé de son impair, le mal était fait et il a totalement manqué de classe.
Ensuite, la palme revient à ce policier de Montréal qui a distribué une contravention de 160$ à Jérôme Charlebois, alors que ce dernier usait intensément de son klaxon pour célébrer la victoire des Canadiens sur les Bruins. Je veux bien croire qu’il y a un règlement qui l’interdit mais il faut tenir compte du contexte. En tout cas, klaxonner c’est plus inoffensif que ces casseurs qui ont déjà tout saccagé et pillé sur leur passage, lors de manifestations similaires. Là aussi, il me semble qu’un minimum de jugeote aurait été un bien meilleur remède. Heureusement, Monsieur Charlebois entend contester… J’en aurais fait autant.
Astérix Labaume et Obélix Coderre sont en mission pour forcer le gouvernement à revoir les régimes de retraite et légiférer pour faire perdre des acquis chèrement gagnés au fils des ans par les employés municipaux. Ils viennent d’ouvrir un panier de crabes et frappent définitivement sur le mauvais clou.
Depuis le début des années 80, les syndicats se sont appliqués à améliorer leurs régimes de retraites pour en jouir le moment venu, sans perdre leur pouvoir d’achat. Des économies substantielles, puisées à même leurs salaires durant toute une longue carrière, souvent de plus de trente ans. Des gains légitimes, négociés de bonne foi entre les parties patronales et syndicales. Et aujourd’hui, au nom des déficits dont il faudrait fouiller la cause, on veut réécrire l’histoire des travailleurs municipaux, aspirants de se retirer et de profiter d’une retraite chèrement gagnée.
Pourquoi faut-il toujours que le bas de la pyramide fasse les frais d’une administration déficiente. Astérix et Obélix ont beau se péter les bretelles devant les caméras, j’aimerais bien qu’on m’explique le fait que certaines administrations, en période d’abondance et d’opulence économique, se payaient des congés de cotisation à répétition, devant une caisse de retraite bourrée de dollars. Ça comblerait probablement le déficit qu’on veut bien nous annoncer aujourd’hui et même plus. Ce sont eux qui contrôlaient les caisses de retraite.
Pendant cette épreuve de force, les municipalités continuent de dilapider les fonds publics en offrant toujours de généreuses primes de départ, sans égard à la performance, pour des gestionnaires à qui on ne ferait même pas administrer une simple caisse scolaire comme au temps de la grande noirceur. Mises dans un RÉER, ça aide à entrevoir la retraite non ? La collusion et la corruption que la Commission Charbonneau continue d’étaler semaine après semaine, ont coûté combien de millions de dollars aux CONtribuables pris en otage, et feraient peut-être une différence positive dans le projet destructeur de nos deux gaulois. Mais ça, ils n’en parlent jamais, parce certains maires en sont les principaux acteurs.
Toute ma carrière de plus de 35 ans, s’est déroulée dans le monde municipal et je suis très fier de ce que j’ai accompli. Parallèlement, j’ai été un officier syndical pendant 14 ans, négociant des conventions collectives harmonieuses avec l’autre partie, sans demander la charité. Laissez-moi vous dire que je suis satisfait des conditions de travail qu’on a pu négocier pour nos employés municipaux, parce qu’elles ont été acquises au terme de négociations serrées, respectueuses et surtout, dans l’intérêt des deux parties. Je n’accepterai jamais que des «vedettes» viennent saboter tout ce travail sans d’abord se regarder le nombril et régler les vrais abus dans leur propre administration.
Les travailleurs municipaux ont peut-être le dos large, mais il y a une limite à détruire ce qu’ils ont mis des décennies à construire. Il faut se battre parce que l’évidence, lorsqu’on devient retraité, c’est qu’on tombe dans l’oubli. On nous met sur la track de l’improductivité et on n’a plus les moyens de se défendre.
Assez particulier un ours qui se promène en plein centre-ville de St-Jean-sur-Richelieu par une nuit de printemps. Il faut avouer qu’on ne voit pas ça tous les jours. Mais que des agents de la faune ne se déplacent pas à moins que la bête soit confinée (enfermée), voilà qui frise le ridicule. Il me semble que la logique soit justement qu’ils interviennent. Ne sont-ils pas équipés de fléchettes paralysantes et est-ce dans leurs cordes finalement ? Les ours font encore partie de la faune à ce que je sache.
Mais non, on remet tout ça à la police, avec le résultat que la bête a été abattue. C’est pas beau ça ? Cela ne relève pas de la police, mais les agents de la faune ne se déplaçant pas pour des peccadilles de la sorte, laissent les policiers avec le problème. Le monde à l’envers et je n’en reviens tout simplement pas. J’ai même relu l’article pour voir si je ne rêvais pas. C’est comme le propriétaire de dépanneur qui appelle la police pour un vol qualifié et que la police lui répond qu’ils vont se déplacer si la victime arrête et détient son agresseur. Pas très fort !
Alors si les agents de la faune n’ont pas le devoir et l’ordre d’intervenir dans une situation semblable, à quoi servent-ils au juste ? À émettre des constats d’infractions pour les méchants pêcheurs qui n’ont pas leur permis de pêche ou pourchasser les braconniers ? La police a le dos large et s’ils avaient le malheur d’empiéter sur la juridiction de ces pauvres agents de la faune, ces derniers seraient les premiers à crier à l’ingérence. Nous n’en sommes pas à une aberration près.
À l’ère où les aveugles sont devenus des non-voyants et les sourds des malentendants, le Parti Québécois doit réorienter son discours et dire les vraies choses; promouvoir et réaliser une souveraineté moderne, différente de ses précurseurs, mais souveraineté quand même. Je suis d’accord avec l’analyse et l’opinion de Jacques Parizeau, parue dans l’édition de samedi dernier du Journal de Montréal. Déformer ou renommer les choses, sème l’incompréhension.
La déconfiture du 7 avril dernier devrait clarifier concrètement la position fondamentale du PQ et la marteler, afin de projeter dans l’avenir, ce que sera un Québec souverain, dans la vie de tous les jours pour tous les québécois. Il faut arrêter de proposer un referendum au moment jugé opportun et indiquer clairement à la population qu’une fois porté au pouvoir, le processus s’enclenchera immédiatement. Même si ce virage obligé maintiendra le parti longtemps dans un rôle d’opposition, il doit continuer talonner le gouvernement sur ses décisions et orientations en proposant les siennes et sa vision dans un Québec souverain.
La dernière campagne électorale nous aura montré toute la démagogie des autres partis, devant l’option nationale légitime d’un peuple. La peur a encore fait ses preuves. Il faut montrer l’évidence. Revenir avec leur vieille rengaine et jouer la carte de la peur ne devrait plus avoir d’effet, une fois qu’on aura décidé de dire la vérité et surtout démontrer la viabilité de la souveraineté. Ça prendra le temps qu’il faudra mais il faudra entrer dans la tête des électeurs, une bonne fois pour toute, que la raison d’exister du Parti Québécois est de faire la souveraineté du Québec sans ambiguïté. Il faut y mettre le temps sans oublier qu’à l’heure où on se parle, 41% des francophones appuient l’option. Il est temps d’appeler un chat, un chat ! Quand une position est claire et savamment expliquée, elle ne fait peur à personne, encore moins si les réponses sont sans équivoque.
Rappelez-vous 1995. Nous en sommes venus à un cheveu près… Et c’était hier !
Nos Canadiens ont pris les devant 1-0 dans leur émotive confrontation contre les Bruins de Boston et voilà que les journalistes sportifs du Québec insistent sur le fait qu’ils sont chanceux de s’en tirer avec la victoire suite à leur performance décevante. Et puis après…? Ça change quoi en bout de ligne ? Une victoire est une victoire, peut importe de la façon qu’elle s’obtient. C’est quoi cette obsession à toujours chercher la bête noire qui mine une performance.
2010 n’est déjà plus dans les mémoires de ces scribes ? Le printemps où un certain Halak s‘est dressé devant deux formidables machines de hockey largement favorites. Les mauvaises performances peuvent amener la victoire autant que les bonnes la défaite. Ça fait partie du jeu, alors savourons ce moment de gloire et encensons Carey Price qui a fait la différence. Dans quelques mois, on ne se rappellera même plus de ce petit détail.
On peut bien en glisser un mot, mais c’est tout. Si les nôtres n’ont pas joué un match parfait, on peut en dire autant de leurs adversaires qui n’avaient pas le compas dans l’œil, malgré leur cinquantaine de tirs. En bout de ligne, Subban a scellé l’issue du match avec un foudroyant tir frappé qui a trouvé le fond du filet. La victoire, c’est tout ce qui compte et il nous en manque une de moins que les Oursons, pour passer à l’autre étape.
Parlant de PK Subban, son dramatique but a soulevé l’ire de nombreux bostonnais qui sont allés de propos racistes et haineux à son endroit, sur les réseaux sociaux après la partie. Plus de 17 000 messages répertoriés, faisaient état de sa couleur de peau, le traitant de nigger. Ça dépasse la simple partie de hockey et ça manque totalement de classe. Comme quoi le racisme demeure bien vivant au pays de l’Oncle Sam.
Heureusement, la Direction des Bruins s’est empressée de se dissocier de tels propos, elle qui compte déjà dans son organisation Malcolm Subban, le frère de notre PK national.
Il n’y a pas que la température qui soit maussade par les temps qui courent. Les nouvelles sont tout aussi déprimantes. On dirait qu’elles sont reliées. On ouvre le journal et si on ne se disait pas qu’après la pluie, vient le beau temps, on se gaverait d’antidépresseurs.
Le froid a le dos large
Il y a panique en la demeure chez les commerçants de produits saisonniers, comme les barbecues et chez les horticulteurs. Pourtant, les chaleurs estivales s’installent pour de bon autour du 21 mai, alors que le gel est chose du passé. Faudrait pas paniquer et attendre que la nature fasse son œuvre. C’est nous qui y gagnons au change puisque des achats de végétaux hâtifs peuvent s’avérer néfastes voire même désastreux au point de devoir tout recommencer.
Les casinos
Quand une société se fie aux recettes de ses casinos pour boucler son budget, c’est qu’on est dans une impasse, ce n’est pas très édifiant. Serait-il possible que les CONtribuables surtaxés et étouffés soient victimes d’une écoeurantite aigue ? Vient un moment où on a pas le choix que dépenser pour l’essentiel. Les casinos, comme la loterie, sont de la poudre aux yeux. Seulement à voir l’étalage immense des gratteux de plus en plus chers qui sont offert, on y revoit ses priorités.
Le gaspillage continu
Les 30 cadres du Club Med de la Ville de Montréal démontrent une fois de plus, comment le fric des CONtribuables est dépensé sans discernement. On tourne la page et on tombe sur le procès de Lise Thibault. Encore un exemple d’exagération à outrance des somptueuses dépenses de Madame. Et ce procès va coûter combien vous pensez, et pour donner quoi ? Des grenailles !
En manque de lumière
Que le soleil se manifeste parce qu’on est en manque de lumière et on cherche des bibites. Messmer se fait poursuivre par une de ses victimes, alors que Couillard et Poëti viennent de se faire confirmer que le péage sur le futur pont Champlain est là pour rester. Non, ça va pas bien Madame la marquise.
Du bonbon pour terminer sur une bonne note
Comme pour faire contrepoids aux mauvaises nouvelles, quelle belle histoire que celle d’Amélie Croteau, gravement blessée dans un accident de la circulation alors qu’elle textait au volant et qui vient de publier Fatal texto : Le fin d’un beau rêve. Un livre qui relate sa démarche ardue d’une réhabilitation exemplaire, à qui on disait qu’elle resterait dans un état végétatif et qui a surmonté cette épreuve en déjouant les pronostics des médecins.
Vouée à une brillante carrière de mannequin, elle a vu son rêve anéanti. Maintenant confinée à son fauteuil roulant, cette pétillante jeune femme, ayant retrouvé l’amour, nous a fait partager son combat à l’émission de Denis Lévesque, mardi dernier. Du bonbon, par la douceur de ses propos. Intelligente et inspirante, elle anime des conférences pour inciter la jeunesse à ne pas texter au volant. Une entrevue captivante.
Deux ans déjà, que cette terrible annonce de ton départ bouleversait tous ceux et celles qui te connaissent. Ton irrésistible sourire est toujours présent dans nos cœurs et dans nos pensées.
Continue de veiller sur tes proches pour apaiser leur douleur et inonde-les de ta lumière afin qu’ils poursuivent leur route jusqu’au moment des retrouvailles célestes.
Ceux que nous avons aimés et que nous avons perdus ne sont pas où ils étaient mais ils sont partout où nous sommes.
C’est un homme de 80 ans qui se présente chez son médecin.
– Docteur, ça marche plus mon affaire, vous comprenez ?
– Ah oui, je comprends. Mais à votre âge c’est normal et je n’ai pas grand-chose à vous prescrire, mais peut-être vous pourriez essayer de manger du pain brun.
– Et vous pensez que ça va marcher ?
– Essayez, vous verrez… On ne sait jamais…
– Merci du conseil, docteur !
Alors le monsieur en sortant du bureau se dirige tout de suite dans une épicerie et s’empare de 25 pains bruns et les dépose sur le comptoir. La caissière lui dit :
– C’est pour vous tous ces pains ?
– Oui Madame !
– Mais Monsieur, vous n’avez pas peur que ça durcisse ?
Il la regarde et dit :
– Comme ça, c’est vrai que ça marche ?
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Une blonde est au Wal-Mart. Elle voit un objet couleur argent et elle en est fascinée. Elle le choisit, voit une vendeuse et elle lui demande ce que c’est. La commis lui dit :
– Mais, c’est un thermos ! Ça garde les choses chaudes «chaud» et les choses froides «froid».
– Wow!, s’exclame la blonde, c’est impressionnant.
Elle l’achète. Le lendemain, elle emmène son thermos au travail. Son patron le voit sur son bureau et lui demande ce que c’est. La blonde toute fière lui répond :
– Mais, c’est un thermos ! Ça garde les choses chaudes «chaud» et les choses froides «froid».
Le patron lui demande :
– Qu’est-ce que tu as dedans ?
La blonde lui répond :
– Deux popsicles et du café !
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En rentrant chez lui, un fonctionnaire ne se sent pas bien du tout. Vertiges, palpitations, jambes flageolantes, maux de ventre etc. Sa femme l’envoie au lit et lui dit de prendre 3 aspirines. Le lendemain elle le trouve mort dans son lit. Prestement, elle appelle le médecin et lui explique qu’elle lui a donné 3 aspirines pour le faire transpirer, comme on fait d’habitude pour évacuer toutes les saloperies qu’on a dans l’coco.
– Mais, Madame, vous l’avez tué, répond le docteur.
– Comment dit la dame vous m’accusez ?
– Mais bien sur Madame ! On ne fait pas transpirer un fonctionnaire !
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Le corps d’un homme récemment décédé arrive chez l’entrepreneur de pompes funèbres. Il est vêtu d’un chic habit noir, bien taillé qui doit valoir une petite fortune. La directrice du salon, une jeune blonde, s’informe auprès de la veuve de la tenue vestimentaire qu’elle voudrait pour le décédé, tout en faisant remarquer que le défunt paraît très bien dans le costume qu’il porte déjà. La veuve lui répond que son mari a toujours été à son meilleur quand il portait du bleu, et qu’elle désirait l’enterrer dans un habit bleu. Elle remet donc à la directrice un chèque en blanc, lui disant :
– Peu importe ce que cela pourra coûter, je veux que mon mari soit exposé dans un habit bleu.
La veuve retourne au salon le lendemain. À sa grande satisfaction, elle trouve son mari dans un chic habit bleu avec de petites rayures. L’habit lui va parfaitement. Elle dit à la directrice :
– Peu importe le coût, je suis très satisfaite. Vous avez fait un bon travail et je vous en remercie. Combien avez-vous dépensé ?
À sa grande surprise, la jolie blonde lui remit le chèque en blanc.
– Il n’y a aucun frais, lui dit la blonde.
– Non, vraiment, je dois vous compenser pour ce qu’a pu coûter cet élégant costume bleu, dit la dame.
– Honnêtement, madame, dit la directrice, il ne m’a rien coûté. Hier, quelques minutes après votre départ, un autre cadavre nous est arrivé, et le défunt était à peu près de la même taille que votre défunt mari et il portait un magnifique costume bleu. J’ai demandé à son épouse si elle voyait une objection à ce que son mari soit porté en terre avec un costume noir. Elle me répondit qu’elle n’y voyait aucun problème s’il paraissait aussi bien. Je n’ai finalement eu qu’à interchanger les têtes et tout était réglé.
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Un aveugle entre dans un bar de lesbiennes par erreur. Il réussit à se rendre au comptoir où il s’installe et commande une bière. Après un moment, il crie vers la serveuse :
– Hé, tu aimerais entendre une blague sur les blondes ?
Le bar devient soudain silencieux. Puis, d’une grosse voix profonde, la femme assise près de l’aveugle s’adresse à lui :
– Petit Monsieur, avant que tu ne commences, laisse-moi t’apprendre quelque chose… 1. La serveuse est blonde. 2. La videuse est blonde. 3. Je mesure 1m80, je pèse 85 kg, je suis ceinture noire de karaté, et blonde. 4. La femme assise à côté de moi est blonde aussi et c’est une pro de la lutte gréco-romaine. 5. La femme de l’autre côté du bar est championne de poids et haltères, et blonde. Maintenant, réfléchis bien, petit Monsieur, tu veux toujours la raconter ta blague ?
Alors l’aveugle répond :
– Non, ça va ! J’ai pas envie de l’expliquer cinq fois.
Entre les deux mon cœur balance, et je veux parler des gestionnaires qui nous gouvernent ou prennent des décisions qui impliquent les précieux deniers que nous, CONtribuables et usagers, leur remettons sans mot dire. Je devrais ajouter abus de pouvoir, indifférence et pourquoi pas insouciance de bien gérer les finances publiques. La dernière en lice, la Société de Transport de Montréal (STM) qui devra modifier les structures de son réseau de métro souterrain pour laisser passer les nouveaux trains; limer des voûtes et renforcement de certains endroits, jugés insuffisants devant le poids plus imposant des nouvelles rames.
C’est pas rien ! À l’heure où le nouveau gouvernement nous annonce un déficit record qui amènera son lot de mauvaises nouvelles, genre qu’on sera siphonnés encore plus, la STM ne s’en fait pas outre mesure et y va à fond mon Léon. Quand j’ai pris connaissance de la nouvelle, je suis tombé sur le cul. Les nouvelles rames de métro ne rentrent pas dedans. Je rêve ou quoi ? C’est comme le gars qui se bâtit une maison avec des portes de 18 pouces de large et qui a oublié que les électro-ménagers et presque tout l’ameublement exigent plus large pour emménager. Pas fort me direz-vous. J’ai aussi connu un gars qui s’était acheté une belle grosse balançoire de jardin et, qu’à cause du mauvais temps, il avait décidé de la monter en entier à l’intérieur pour finalement s’apercevoir qu’il ne pouvait plus la sortir de la maison, sans la démolir.
Il me semble que les devis auraient dû mentionner les dimensions des voûtes et du tunnel, pour que les nouvelles rames puissent être conçues et construites en conséquence. C’est la logique même. C’est comme le gars qui décide de s’acheter une belle grosse autocaravane d’une longueur de 40 pieds par 13 pieds de hauteur et qu’il envisage de la garer dans son garage du bungalow où il stationne sa voiture compacte. – Bof ! On va agrandir le garage, c’est tout ! Ça c’est penser avec l’argent des autres et les conséquences sont qu’il faudra en assumer les dépassements de coûts, nous les CONtribuables.
Mais, nous sommes habitués avec la STM. Ce sont déficits par-dessus déficits et on continu toujours de payer. Et celle-ci en rajoute en affirmant que ces coûts étaient prévus au départ. C’est justement là que je ne marche plus. On ne peut pas avoir des projets plus modestes, où il y a absence d’exagérations et d’idées de grandeur ? Quand des décideurs utilisent l’argent des autres pour leurs projets, c’est la règle de The sky is the limit qui s’applique. Et au final, s’il y a dépassement de coûts, parce qu’il y en aura, je suggère qu’on prenne ces sommes dans les avoirs personnels des membres du conseil d’administration de la STM, afin de soulager, pour une fois, les pauvres CONtribuables qui sont de plus en plus asséchés comme un épi de blé d’inde en plein soleil. Après tout, ce sont ces gestionnaires qui décident, non ? Alors qu’ils assument !
Aucune chance de s’endormir au volant, en parcourant les rues des villes du Québec. Un trou, une bosse, une dénivellation, un nid de poule, nos rues ressemblent au tiers-monde en cette période de l’année. Le phénomène se répète. Toujours le même constat alors que les garages de suspension, de direction et d’alignement font des affaires d’or. Il faut faire du slalom pour pouvoir se déplacer sans trop solliciter nos suspensions.
Pourtant, les taxes ne diminuent pas, alors où va tout cet argent mal administré ? La Commission Charbonneau nous en fournit une bonne partie de la réponse, par ses audiences de corrupteurs, de magouilleurs et d’intervenants hauts placés, qui s’en mettaient plein les poches. Pas trop d’asphalte dans les rues mais de l’argent plein les poches.
Moi, du haut de mes soixante-deux ans bien sonnés, j’ai toujours vécu les quatre saisons. Celles des gels et des dégels, des rues tellement inondées d’abrasifs et de fondants, que nos bottes et tapis d’auto arboraient des guirlandes de sel. Celles aussi des voies carrossables sans lignes de démarcations, ou affreusement effacées aussi rapidement qu’il en faut pour le dire et qu’on commencera à repeindre en août. De mémoire, l’histoire s’est répétée et se répète toujours. Alors c’est quoi le problème ?
Avec toutes les technologies, le savoir et les ordinateurs d’aujourd’hui, qui ont le pouvoir de penser et d’analyser à des vitesses de plus en plus vertigineuses, pourquoi en sommes-nous au même point qu’il y a quarante ans ? Nos ingénieurs et concepteurs n’ont pas réussi à trouver la solution de développer des peintures qui survivent aux rigueurs de notre climat, ou d’innover avec un pavé étanche qui fait obstacle à l’eau gorgée de sels. J’ai de la difficulté à croire que les solutions n’existent pas et ce questionnement me revient constamment en tête lorsque je roule en ville, tout en espérant que ma voiture tienne le coup.
Et ce n’est pas une onéreuse Commission qui va régler le problème parce qu’on ne se rappelle même plus des premiers témoignages entendus, il y a je ne sais plus combien de lunes. Ma mère disait souvent – Tout ce qui traîne se salit et c’est exactement ça qui se passe avec nos routes et surtout nos rues. Finalement, on paie des taxes pour quoi au juste ? Est-ce qu’on contrôle adéquatement le poids des véhicules lourds qui y circulent librement ? Est-ce qu’on lésine sur la qualité du bitume et de ses fondations ? Autant de questions sans réponses et il faudrait une volonté politique pour agir. Autant affirmer que c’est un coup d’épée dans l’eau par les temps qui courent.
Personne n’avait prédit une victoire rapide de nos Canadiens de Montréal contre le Lightning de Tampa Bay. Un balayage ! Un coup de balai ! Une première étape de franchie dans cette longue épopée vers la coupe. Les gérants d’estrades s’aventuraient à favoriser les Glorieux en six devant la puissance et la vitesse de l’adversaire, mais voilà que l’absence de Ben Bishop, leur gardien de but vedette, a pesé lourd dans le résultat de cette série.
Enfin, on a pu voir René Bourque se démarquer et nous montrer son côté fougueux qu’on attendait depuis son arrivée à Montréal. Lars Eller est aussi sorti de sa coquille et heureusement pour nous, devant la soudaine disette de notre meilleur marqueur. Tout le monde a mis l’épaule à la roue et on s’en sort très bien physiquement. On aura le temps de soigner quelques petits bobos. Les prochains jours serviront de préparation pour le prochain adversaire entre les Bruins de Boston et les Red Wings de Détroit.
Mais avant ce prochain rendez-vous, il faut célébrer cette belle victoire d’équipe qui prouve, une fois de plus, leur profondeur. La Mecque du hockey est en liesse. Le temple vibre à l’unisson afin de faire honneur à sa réputation de ville unique dans le monde du hockey. Même Ginette Reno, notre Kate Smith à nous du temps des Broad Street Bullies de Philadelphie, y a mis toute son énergie vocale, à rendre intense, l’interprétation des hymnes nationaux.
Vous me sentez fébrile et je le suis. J’apprécie ce premier objectif atteint. L’heure est à une brève célébration, parce que la guerre n’est pas encore gagnée et il y a loin de la coupe aux lèvres. Quoi qu’il en soit, cette équipe, dirigée d’une main de maître par son groupe d’entraîneurs, nous fait passer de bons moments, assis sur le bout de nos chaises. Tout n’est pas parfait, mais ces guerriers font face à l’adversité avec beaucoup de détermination et qui sait où ça peut nous mener. The sky is the limit comme on dit !
J’espère et je souhaite qu’ils ressemblent tous à des hommes des cavernes, au moment de goûter le champagne de l’ultime victoire qui les consacrera immortels. Alors, place à la deuxième ronde et sortez vos fanions !