Ce qui est le plus douloureux…

Gars saoulL’hiver dernier, après avoir pelleté la neige, je me suis assis et j’ai ouvert une bonne bouteille de bière. La journée était belle, la bière était bonne et elle me fit réfléchir à une question existentielle.

Est-ce que donner naissance pour une femme est plus douloureux que de recevoir un coup de pied dans les couilles pour un homme?

Après une autre bière et une réflexion profonde, j’en suis venu à la réponse suivante :

Recevoir un coup de pied dans les couilles est beaucoup plus douloureux pour un homme que de donner naissance pour une femme. Un an ou deux après avoir donné naissance, on entend souvent une femme dire que – ce serait bien d’avoir un autre enfant. Mais vous n’entendrez jamais un homme dire que – ce serait bien de recevoir un autre coup de pied dans les couilles…

Dossier clos !

Je me suis ouvert une autre bière.

La maladie prend des vacances

VacancesSaviez-vous que la malédiction ou la chance de tomber malade et d’obtenir des soins sont inexistantes entre le 29 juin et le 24 août de la présente année. Rien ne peut nous arriver. C’est comme une sorte d’immunisation contre le destin ou la fatalité. Même que nous sommes chanceux parce que c’est deux semaines de moins qu’à l’habitude. La raison est que 39 hôpitaux de notre belle province de Québec fermeront plus de 800 lits durant cette période qui se veut une période de pointe pour que le personnel médical puisse jouir de leurs vacances annuelles.

Bien sûr, j’ironise… mais à peine. J’ai toujours trouvé cette aberration incompréhensible. Dans un domaine qui ne connaît jamais de ralentissement, dans un service d’urgence et de première ligne pour traiter efficacement les malades, c’est dénué de sens et de jugement. On n’en n’a pas assez d’attendre inlassablement après une foule de service médicaux, voilà qu’on permet des absences autorisées de masse dans une période estivale, alors qu’elles devraient s’échelonner sur toute l’année et de façon uniforme, sans perturbations. Et il devrait en être ainsi dans tous les secteurs névralgiques, d’urgence et de premières nécessités.

La maladie ou l’hospitalisation s’amènent sans crier gare, d’où l’obligation de fournir une disponibilité de services médicaux toute l’année durant. N’en déplaisent aux employés concernés, cet incontournable est inhérent à ce travail qu’ils ont choisi, ou à cette carrière qu’ils caressaient. Ils ont droit à leurs vacances comme tout le monde, mais ce droit ne peut faire en sorte que les services à la population ne puissent en souffrir, en concentrant une majorité d’absences dans une période de 6 ou 7 semaines et en plein cœur de l’été, par surcroît. Ils s’organisent comment le reste du temps ?

Les lits ne devraient jamais être fermés pour des raisons de vacances. On n’a pas les moyens de ce luxe parce que la maladie ne s’absente pas selon certaines périodes du calendrier. Avec les taxes et impôts qu’on injecte massivement dans notre système de santé c’est la moindre des choses qu’on s’attende à ce qu’une saine gestion des ressources disponibles soit appliquée, 365 jours par année.

La chaise

ChaiseQuand le prêtre est entré dans la chambre, il a trouvé ce pauvre homme sur son lit, la tête soutenue par deux oreillers. Il avait une chaise à côté, de sorte que le prêtre a supposé que l’homme savait qu’il viendrait le voir.

– Je suppose que vous m’attendiez, a-t’il dit.

– Non, qui êtes-vous ? dit le malade.

-Je suis le prêtre que votre fille a appelé pour prier avec vous. Quand je suis entré, j’ai remarqué la chaise vide à côté de votre lit. Je pensais que vous saviez que je viendrais vous rendre visite.

– Ah oui, la chaise. Ça vous dérangerais de fermer la porte ? dit le malade.

Le prêtre surpris, ferma la porte. Le malade continua :

– Je ne l’ai jamais dit à personne, mais toute ma vie, je l’ai passé sans savoir comment prier. Quand je suis allé à l’église, j’ai toujours entendu parler de la prière, comment prier et les avantages qu’elle apporte… Mais toujours, ces prières; je ne sais pas ! Ça me rentre par une oreille et ça sort par l’autre. Quoi qu’il en soit, je n’ai aucune idée de comment faire. Alors, il y a bien longtemps que j’ai abandonné tout à fait la prière.

C’était vrai pour moi jusqu’à il y a environ quatre ans, quand, en parlant avec mon meilleur ami, il m’a dit :

– José, le but de la prière c’est tout simplement avoir une conversation avec Jésus. Voilà comme je te suggère de faire. Tu es assis sur une chaise et tu mets une chaise vide en face de toi. Avec foi, tu regardes Jésus assis en face de toi. Ce n’est pas quelque chose de fou à faire car il a dit : Je serai toujours avec toi.

– Donc, je lui parlais et l’écoutais de la même façon que vous le faites avec moi aujourd’hui. C’est ce que j’ai fait une fois et j’ai tellement aimé, que j’ai continué environ deux heures par jour chaque fois.

– Je fais toujours très attention à ce que ma fille ne me voit pas, car elle me ferait interner immédiatement à l’asile.

Le prêtre ressentit une grande émotion d’entendre cela et dit à José que c’était une bonne chose ce qu’il faisait, et surtout qu’il ne s’arrête jamais. Il dit alors une prière avec lui, lui donna une bénédiction et s’en est retourné à sa paroisse.

Deux jours plus tard, la fille de José appela le prêtre pour lui annoncer que son père était mort. Le prêtre demanda :

– Est-il mort en paix ?

– Oui, quand j’ai quitté la maison à environ deux heures de l’après-midi, il m’a appelé et je suis allé le voir. Il m’a dit qu’il m’aimait et m’a embrassé. Quand je suis revenu après quelques courses, une heure plus tard, je l’ai trouvé mort. Mais, il y a quelque chose d’étrange à propos de sa mort, parce qu’apparemment juste avant sa mort, il a rapproché la chaise de son lit et y a posé sa tête. Je l’ai trouvé comme cela ! Qu’en pensez-vous ? Qu’est-ce que cela pourrait bien signifier ?

Le prêtre profondément ému, sécha ses larmes et répondit :

– Souhaitons que nous puissions tous partir d’une façon aussi sereine.

Merci Diane pour ce très beau texte.

Enlever aux pauvres pour donner aux riches

Poches videsEn gros, c’est de ce genre de budget qu’a accouché le ministre Laitoe aujourd’hui. Augmentation des dépenses des citoyens et économies pour les entreprises qui voient leur taux d’imposition baisser à 4%. C’est du libéral tout craché, qui nous a mis dans cette merde depuis leur dizaine d’années au pouvoir. Ils reprennent où ils ont laissés et on en a la preuve tous les jours à la Commission Charbonneau.

Encore une fois, les fumeurs et buveurs en feront les frais. C’est viscéral et la répétition du passé. Les cigarettes à plume et les achats à l’extérieur de la province vont augmenter parce qu’en fin de compte, ce pouvoir nous appartient. Les frais de garderie vont grimper de même que les tarifs d’Hydro-Québec qui se feront un plaisir de nous refiler la facture, pendant qu’ils continueront de se verser de généreux bonis. On a jamais eu tant de médecins au conseil des ministres et voilà qu’ils coupent dans la santé. Allo…! Vous y comprenez quelque chose vous ?

C’est le gouvernement que le bon peuple a choisi majoritairement le 7 avril dernier et comme tout bon gouvernement libéral, il vont nous présenter des budgets semblables pour les trois prochaines années, pour ensuite nous courtiser la quatrième année, afin de conserver le pouvoir. Ça me fait rire quand un ministre vient nous raconter que bon an mal an, 15 000 fonctionnaires quittent la fonction publique et qu’il en profitera pour remanier le personnel restant. Probablement la réingénierie de l’état que le Poodle nous avait annoncé au début des années 2000 et qu’il a tôt fait d’oublier.

Par contre, c’est une excellente nouvelle pour les snowbirds qui pourront passer l’hiver loin d’ici, où les taxes sont de 6% et que malgré le taux de change, on en a plus pour notre argent. On pourra renouveller notre garde-robe et acheter plein de choses. Manger pour des pinottes dans les restaurants et profiter du soleil. Vous me direz que si tout le monde fait la même chose ça nuira à notre économie. On s’en fout ! Rien qu’à entendre les témoignages de la Commission Charbonneau, on se rend bien compte à qui profite toute la magouille et je vous prédis que les peines d’emprisonnements seront très rares, voire nulles. C’est trop gros !

Le ministre Laitoe l’a dit; «Le plus gros de l’effort, c’est qu’on a coupé les dépenses…». Alors, si c’est bon pour minou, c’est bon pour pitou ! Allez les CONtribuables… À nous d’appliquer la même règle vis-à-vis les plus profiteurs de la société. On verra bien ! Y a-t’il plus menteur qu’un politicien ? Oui, deux politiciens ! On s’en reparlera dans deux ans de l’équilibre budgétaire…

S’armer de patience…

Affiche CAMUMalgré toutes les sommes colossales qu’on investit en santé par nos impôts et la ponction de taxes que les gouvernements qui se succèdent prennent de force dans nos poches déjà vides, il faut s’armer de patience lorsqu’on décide de se présenter dans une clinique d’urgence, à moins qu’on arrive en morceaux dans un sac ou dans un état lamentable, j’ajouterai même très lamentable.

Tout d’abord, je ne savais pas que de nos jours, les urgences se produisent seulement entre 7h30 et 22h00… En tout cas, ce sont majoritairement les heures d’ouvertures des cliniques dites d’urgence, d’où ma déduction simpliste. Je me rappelle qu’il y a à peine trente ans, je pouvais rencontrer mon médecin de famille à son cabinet en soirée. Autre temps, autre mœurs et les médecins de famille disponibles sont aussi rares que les pattes d’une anguille.

Quoi qu’il en soit, hier, ma conjointe souffrait d’un inconfort que son médecin spécialiste a promis de s’occuper… à la fin juillet. Devant cette impasse et dans l’attente, elle décide de se rendre à la clinique d’urgence CAMU, juste à proximité de l’hôpital Charles-LeMoyne, parce qu’habituellement, nous sommes traités en moins de deux heures. On s’y présente vers 10h30 pour se faire dire qu’elle devra revenir à 17h30 parce qu’ils affichent complet jusqu’à cette heure. Pourtant, à peine la moitié des 31 chaises sont occupées. Auraient-ils modifié leurs façons de faire ? C’est resté sans réponse, mais on avait payé 6$ de stationnement absolument pour rien.

On revient à 17 heures pour s’assoir dans une salle d’attente à moitié remplie. Quelques minutes plus tard, une pancarte est collée sur la porte d’entrée pour informer les prochains clients de se présenter demain, parce qu’ils affichent complet. Eh bien, croyez-le ou non, ma conjointe est passée la dernière et on a fermé la baraque, passé 22 heures, avec le concierge dans les parages ! Devant la lenteur à rencontrer les patients, on s’est demandé si les médecins ou le médecin, n’avait pas commencé à faire des moyens de pressions devant l’imbroglio des toubibs contre le ministre Barrette. Donc, une longue et pénible attente débutait. Rien à faire d’autre que d’observer du coin de l’œil ses voisins souffrants, découragés et même résignés face à ce système de merde. Attendre devant la lenteur et l’inertie nous rend nerveux, irritables et cholérique à l’intérieur. On maudit le système devant l’évidence des deux vitesses qui prennent de plus en plus de place. Certains patients fichent le camp avant d’exploser.

En contrepartie, attendre nous permet d’observer et de se poser toutes sortes de questions. La photo qui meuble cet article, montre d’ailleurs l’affiche qui est bien en évidence dans la salle à deux endroits. Elle parle d’elle-même. Alors pourquoi est-elle là ? Justement pour ce que j’expliquais précédemment; ça aiguise notre humeur et on peut être tenté de péter sa coche ou d’hausser le ton. Une autre affiche demande d’aviser la secrétaire si on quitte avant d’avoir rencontré le médecin «afin que nous puissions faire une meilleure gestion du temps d’attente ». Foutaise ! On appelle ton nom et si tu n’es pas là, le dossier prend le chemin du classeur subito presto. Allo gestion !

D’une fesse à l’autre, en se dandinant et en croisant les jambes pour changer de position, mon imagination fertile a pensé à quelques solutions à quoi des ronds de cuir n’ont jamais même songé. Devant l’attente interminable, quoi de mieux que du divertissement ! On devrait repenser les salles d’attente en mini-cinéma, avec fauteuil confortables, où on pourrait projeter des films pour tous, en continu, sur grand écran. Le patient arrive, et après s’être inscrit, on lui remet un numéro, qui clignotera sur un panneau mural, près de l’écran lorsque viendra le temps de rencontrer le médecin. Genre « On sert le 22 » ! En attendant, il se choisi un moelleux fauteuil. On pourrait y ajouter un petit casse-croûte pour ajouter au confort ainsi qu’un éclairage tamisé. Mon idée aurait au moins le mérite de captiver le cinéphile en attendant de voir le praticien, et de meubler l’attente. Non ? Et qui sait, il oublierait peut-être son mal, dans ces salles d’attente innovatrices.

Les cliniques d’urgences devraient être ouvertes 24 heures par jour et 7 jours par semaine. On devrait également obliger LES médecins à combler tous les besoins de première ligne et agir comme triage (quel mot dégueulasse pour désigner des humains) aux hôpitaux. Avec le système actuel, on s’en va droit dans le mur. Les riches vivront plus longtemps et les pauvres vont crever jeunes. La classe moyenne ??? Ça n’existe plus depuis que les gouvernements s’acharnent à nous saigner. Et c’est pas fini !

Profondes réflexions

Rire3Je ne bois jamais à outrance, je ne sais même pas où c’est.

L’ouverture d’esprit n’est pas une fracture du crâne !

Je n’ai jamais abusé de l’alcool, il a toujours été consentant.

Si vous parlez à Dieu, vous êtes croyant… S’il vous répond, vous êtes schizophrène.

Cinq fruits et légumes par jour, ils me font marrer… Moi, à la troisième pastèque, je m’arrête.

L’alcool tue, mais combien sont nés grâce à lui ?

Un jour j’irai vivre en Théorie, car en Théorie tout se passe bien.

La médecine du travail est la preuve que le travail est bien une maladie !

C’est en buvant n’importe quoi que l’on chope n’importe qui !

IKEA est le meilleur prénom pour une femme : Suédoise, bon marché, à emmener aussitôt chez soi et facile à monter.

Dieu a donné un cerveau et un sexe à l’homme, mais pas assez de sang pour irriguer les deux à la fois.

La pression, il vaut mieux la boire que la subir.

Jésus changeait l’eau en vin… et tu t’étonnes que 12 mecs le suivaient…

L’étranger qui change nos vies

Technologies« Quelques années avant ma naissance, mon père connut un étranger récemment arrivé dans notre village.

Depuis le début, mon père fut subjugué par ce personnage, si bien que nous en arrivâmes à l’inviter à demeurer chez nous. L’étranger accepta, et depuis lors il fit partie de la famille. Moi je grandissais, je n’ai jamais demandé d’où il venait, tout me paraissait évident.

Mes parents étaient enseignants : ma maman m’apprit ce qu’était le bien et ce qu’était le mal, et mon père m’apprit l’obéissance.

Mais l’étranger était un vrai conteur, un véritable enjôleur. Il nous maintenait pendant des heures fascinés par ses histoires mystérieuses ou rigolotes. Il avait la réponse à tout ce qui concernait la politique, l’histoire ou les sciences.

Il connaissait tout du passé, du présent, il aurait presque pu parler de l’avenir ! Il fit même assister ma famille à une partie de football pour la première fois. Il me faisait rire, et il me faisait pleurer.

L’étranger n’arrêtait jamais de parler, mais ça ne dérangeait pas ma maman. Parfois elle se levait, sans prévenir, pendant que nous continuions à boire les paroles de l’étranger. Je pense qu’en réalité, elle était partie à la cuisine pour avoir un peu de tranquillité. (Maintenant je me demande si elle n’espérait pas avec impatience qu’il s’en aille.)

Mon père avait ses convictions morales, mais l’étranger ne semblait en tenir aucun compte. Les blasphèmes, les mauvaises paroles, par exemple, personne chez nous, ni voisins, ni amis, ne s’y serait permis. Ce n’était pas le cas de l’étranger, qui se permettait tout, offusquant mon père et faisant rougir ma maman.

Mon père nous avait totalement interdit l’alcool. Lui, l’étranger il nous incitait à en boire souvent. Il nous affirmait que les cigarettes étaient fraîches et inoffensives, et que pipes et cigares faisaient distingué.

Il parlait librement (peut-être trop) du sexe. Ses commentaires étaient suggestifs, souvent vulgaires et dévergondés.

Maintenant je sais que mes relations ont été grandement influencées par cet étranger pendant mon adolescence. Nous le critiquions, mais il ne faisait aucun cas de la présence de mes parents. Malgré cela, il était toujours là !

Cinquante ans sont passés depuis notre départ du foyer paternel. Et depuis lors beaucoup de choses ont changé; nous n’avons plus cette fascination. Il n’empêche que, si vous pouviez pénétrer chez mes parents, vous le retrouveriez quand même dans un coin, attendant que quelqu’un vienne écouter ses parlotes ou lui consacrer son temps libre…

Voulez-vous connaître son nom ?

Nous, nous l’appelons ……. Téléviseur ! Pire;
maintenant, il a une épouse qui s’appelle Ordinateur ! Ils ont eu un fils qui s’appelle Portable,
une nièce qui s’appelle Tablette
et un neveu pire que tous ! Lui c’est le Téléphone intelligent.
À la fin, depuis l’invasion de cette famille d’étrangers
qui prennent tout le plancher,
nous, nous en oublions de nous parler. »

On ne peut arrêter le progrès mais on peut prendre conscience de son impact sur notre quotidien en parcourant ce texte. Par contre, les réseaux sociaux réussissent à combler ce changement que les nouvelles technologies nous amènent.

Aujourd’hui, on écrit. On s’exprime par le clavier à la vitesse de l’éclair. L’écriture a ceci de particulier; on doit y réfléchir un peu avant de composer notre pensée. Et réfléchir avant de parler a toujours été une règle d’or.

Le plan diabolique a fonctionné en six

frustration2Le Canadien de Montréal est maintenant en vacances. Le plan diabolique des Rangers, exécuté par le récidiviste notoire Chris Kreider, était de blesser notre meilleur joueur, le gardien Carey Price, afin d’aspirer aux grands honneurs de façon déloyale. Au moment où j’écris ces lignes, j’écoute les propos des annonceurs et spécialistes du hockey et personne ne parle de l’incident qui a donner le coup de massue à l’équipe.

Dans une ligue où les joueurs ne se respectent pas, je trouve idiot et dépassé, la poignée de main hypocrite du vaincu devant les vainqueurs. C’est de l’arrogance. On peut se donner des coups salauds, on efface tout et on recommence. Une humiliation qui n’a sa place que dans les tournois internationaux, où les enjeux sont bien différents.

C’est évident que les Canadiens vont profiter de cette défaite orchestrée, ne serait-ce que pour l’expérience que ça rapportera pour le futur. Mais la Direction a de quoi plancher pour les prochaines saisons. Le bois mort doit quitter, principalement Vanek, qui ne vaut pas ce qu’il demande. On a déjà eu Gomez, alors… Il faut aussi faire bonne provision d’ailiers robustes avec un cœur de Gallagher. Pour le reste, l’équipe de direction est assez expérimentée pour corriger le tir et viser une vingt-cinquième Coupe Stanley, demain.

Il reste que la saison qui vient de se terminer a été fertile en émotions et, se rendre en troisième ronde c’est déjà tout un exploit qui les honore. Par ailleurs, j’espère aussi que la ligue verra à mieux protéger ses gardiens de buts pour que des saloperies, comme celle dont Price a été victime, soient sévèrement punies.

Maintenant, c’est ma conjointe qui va être ravie de prendre congé du hockey, parce que ma saison se termine avec l’élimination de nos Glorieux. La Coupe Stanley n’a plus aucun intérêt pour moi cette saison et son récipiendaire me laisse complètement indifférent. Vous vous demandez si je suis frustré de la défaite ? Oui, parce que la frustration fait partie des émotions et que c’est humain. C’est comme un repas qu’on ne digère pas, mais qui finit par passer. On va s’en remettre. Pour le moment, je suis comme une vache… je rumine !

L’indispensable Internet

InternetEnfin, l’Internet fonctionne ! Depuis peu, je peux profiter d’une connexion digne de ce nom, grâce au Wifi mobile de Vidéotron (petite publicité gratuite). Un joli bidule qui me permet de reprendre mes activités sur le blogue et de rassurer mes lecteurs et lectrices qui s’inquiétaient de mon absence prolongée.

En même temps, cette pause m’a fait prendre conscience de la place que la Toile peut prendre dans notre vie de tous les jours. Vous perdez le Web et vous êtes coupés du reste du monde. On peut affirmer que c’est un service aussi essentiel que l’électricité ou n’importe quelle utilité publique. C’est dans ces moments qu’on peut mesurer tout l’espace de temps, de découvertes et de communications qui nous échappent. On a vu sa force récemment, lors de l’enlèvement de la toute petite Victoria, qui s’est heureusement bien terminé, résultat d’un mouvement de masse instantané et d’une efficacité surprenante. L’effervescence soudaine des réseaux sociaux et voilà que la police venait de s’enquérir de milliers d’yeux et d’enquêteurs en herbe, pour résoudre rapidement ce malheureux événement.

Ce qui m’a moins plu par contre, c’est la sortie du ministre Barrette qui y allait de ses recommandations à l’effet de mettre des bracelets aux pieds des poupons pour contrer les enlèvements… Bien voyons donc, ça arrive tous les jours des enlèvements de bébés ! C’est bien les politiciens; encore un système coûteux, en période d’austérité budgétaire, alors qu’une surveillance accru des personnes qui circulent dans un hôpital, serait plus efficace et économique. Le gars demande un petit cabanon et on lui construit un duplex, vous voyez ce que je veux dire…

Je vous mets au défi de circuler librement dans tous les départements d’un hôpital et de vous faire demander ce que vous faites là. Vous avez une bonne chance de mourir de faim, avant que quelqu’un vous pose la question. Il est là le problème ! Passer incognito dans un centre hospitalier, c’est un jeu d’enfant. Alors laisser faire les grands moyens dispendieux et appliquez le gros bon sens.

Je suis toujours là !

Excusez mon absence depuis dix jours sur le blogue, mais je suis victime d’une panne majeure d’Internet à mon camping. Comme je suis tanné de me fier sur Pierre, Jean, Jacques, j’ai pris les grands moyens pour me trouver un puissant accès Internet digne de ce nom. La situation devrait rentrer dans l’ordre d’ici 48 heures.

Merci de votre patience, chers lecteurs et lectrices, directement d’une petite table, au McDonald de Candiac, avec un wifi lent, mais qui dépanne.

Être «bougonneux»

Ma femme me dit souvent –Maudit que t’es bougonneux en vieillissant ! C’est comme ça et je n’y changerai absolument rien… Ça me fait le plus grand bien. J’assume mes bougonneries en quelque sorte. Je ne bougonne jamais pour rien, mais parce que je suis moins tolérant vis à vis des comportements ou des aléas du quotidien. Maintenant à la retraite depuis huit ans, j’ai amplement le temps de regarder ce qui se passe autour de moi et d’analyser. L’insouciance, l’inertie et l’indifférence m’horripilent au plus haut point.

StationnementTenez, prenez les espaces de stationnement. Il me semble qu’ils sont de plus en plus étroits tout comme leurs allées. On a de la difficulté à sortir de l’auto devant l’impossibilité d’ouvrir toute grande les portières sans toucher le véhicule voisin. C’est à croire que tout le monde conduit une sous-compacte. Personne ne s’en souci parce que c’est rendu la norme ; maximiser le nombre d’emplacements au détriment de l’aisance et de la sécurité. Où on devrait garer deux voitures, on trace trois espaces.

Les zones réservées pour personnes handicapées sont larges et répondent à un besoin de mobilité, alors pourquoi ne pas appliquer le même raisonnement pour toutes les places ? Ouvrir les larges portières de certains VUS et camionnettes demande autant de dégagement qu’un fauteuil roulant ou une marchette. Sans compter l’indiscipline de certains automobilistes qui prennent un malin plaisir à se stationner carrément sur les lignes. Est-ce qu’il y a seulement moi qui voit ça ? Personne ne fait rien ! On s’en fout !

J’ai réglé le problème en occupant une place loin dans le fond du stationnement mais hélas, je ne suis pas à l’abri d’un zigoto qui pense comme moi. Allez faire un tour au Quartier Dix30 de Brossard, par un beau samedi ensoleillé et vous m’en donnerez des nouvelles. La patience est de rigueur et surtout il faut avoir des yeux tout le tour de la tête pour éviter d’esquinter sa bagnole. Un véritable tour de force irritable.

J’en ai plein de raisonnements semblables dans ma mémoire et je vais en conserver pour d’autres articles… Ça fait partie de ma thérapie et ça évite les ulcères d’estomac.

L’ascension continue

En préambule, mon absence à publier ces derniers jours n’est pas causée par une panne d’inspiration mais plutôt une panne d’Internet au camping où je réside. C’est l’enfer et j’espère qu’ils trouveront une solution pour régler définitivement le problème. La toile, c’est aussi indispensable que respirer.

Canadiens-BruinsCeci étant dit, quelle belle victoire que celle des Canadiens de Montréal sur les Bruins de boston, dans un septième et ultime match hier soir et que j’ai regardé sur le bout de ma chaise, tant l’intensité était palpable. Un pointage serré où chaque possession de rondelle était chèrement gagnée. Parles-en à Michaël Bournival, qui s’est fait ramassé plus souvent qu’à son tour. Et que dire de la production indispensable de Daniel Brière malgré sont temps de jeu limité. Comme le bon vin, il n’a pas de prix.

Après la surprenante victoire des Rangers de New-York face aux Penguins de Pittsburgh, ça prouve une fois de plus, que les séries éliminatoires de la Coupe Stanley, sont bien différentes de la saison régulière. Ce n’est pas la première fois que des équipes négligées des connaisseurs déjouent leurs pronostics et on se rend bien compte de l’évidente parité des formations de cette ligue.

Nos Canadiens nous ont habitué à des rebondissements éclatants dans l’adversité, menés par le brio et le calme désarmant d’un Carey Price sûr de lui et en plein contrôle. Une victoire d’équipe qui croit de plus en plus en ses chances de mettre la main sur la vingt-cinquième coupe de sa glorieuse histoire. Mais il y a encore loin de la coupe aux lèvres et il faut se préparer à affronter nos prochains adversaires match après match comme si c’était le dernier. Avec la super équipe d’entraîneurs, tous les espoirs sont permis. Une équipe unie et qui travaille à l’unisson, peut déplacer des montagnes alors tout est permis.

L’autre bon point positif concerne les partisans. Ce soir, réunis au Centre Bell, ils ont quitté l’amphithéâtre dans l’enivrante euphorie de la victoire, sans casse et avec la classe dont ils sont capables. Ça augure bien pour la suite des choses. L’heure est aux célébrations jusqu’à la finale de conférence qui s’amorce samedi après-midi. Go Habs Go !