In Memoriam, Mireille Rajotte, 2e anniversaire

2007-07-22 009ABonjour Mireille. Deux ans se sont écoulés depuis ton départ et ton souvenir demeure toujours impérissable. Aujourd’hui, je prends ces instants pour te rendre un hommage bien mérité. C’est une façon et une occasion de te remercier pour ces moments inoubliables qui habitent nos cœurs à tout jamais. Continue de veiller sur ceux et celles que tu chérissais, jusqu’au jour des retrouvailles.

Celles que nous avons aimés et que nous avons perdus ne sont pas où ils étaient mais ils sont partout où nous sommes.

On détient le pouvoir

voiture-icone-electriqueS’il y a une chose qu’on ne contrôle pas, c’est l’augmentation constante des prix du litre d’essence. Curieusement, c’est toujours dans les moments de grande consommation que les prix font un solide bon vers la hausse. Les grands spécialistes ne cessent de trouver les explications, souvent farfelues, pour excuser les pétrolières qui, reviennent nous faire enrager avec leurs profits nets faramineux. Les gouvernements ? Ils demeurent muets et sourds tout en collectant de plus en plus de taxes.

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, ce sont nous les consommateurs, qui possédons de pouvoir de changer les choses. Ceux et celles qui feront plier les pétrolières par leur sous-utilisation de l’essence, leur boycott résultant de l’adoption des technologies hybrides et électriques. Elles sont là, de plus en plus performantes et on n’a qu’à saisir l’occasion, foncer et les adopter.

Souvenez-vous, lors des années 70 alors que les premières crises pétrolières annonçaient des années noires pour cette ressource. Les constructeurs ont fait naître toute une génération de voitures plus compactes et, par le fait même, plus économiques. Les consommateurs ont emboîté le pas à un point tel, que des surplus de pétroles se sont mis à s’accumuler. Lentement, les prix sont revenus à la baisse. Malheureusement, la clientèle n’a pas résisté à l’envie de grosses bagnoles gourmandes et le cycle des hausses s’est reproduit.

Il faut massivement viser l’objectif d’une consommation inférieure à 4 litres au 100 kilomètres en remplaçant nos véhicules actuels par des voitures électriques ou hybrides qui atteindraient ces mêmes objectifs. Pour l’instant, les prix de vente font peur aux consommateurs mais quelle différence y a t-il lorsqu’on dépense déjà pour acheter des véhicules de 40 000$ et plus ? Plus on va adopter ces technologies, plus ces véhicules vont devenir abordables. Moins on va consommer d’essence et plus on va créer des réserves. C’est mathématique et c’est la seule façon de faire plier les pétrolières.

Présentement je conduit, par obligation, un véhicule qui consomme du pétrole en quantité industrielle et c’est avec beaucoup de frustrations et un sentiment d’impuissance m’habite chaque fois que j’active la pompe. Je me suis fait la promesse que le prochain véhicule sera un modèle d’économie d’essence et qu’il sera électrique. C’est un immense pouvoir que nous avons et c’est à nous et à nous seuls de prendre le virage électrique, pour de bon, et profiter d’une énergie propre !

Une erreur de jugement

STMQuoi penser de la contravention qu’a reçu une mère accompagnée de son enfant de deux ans, vendredi dernier, dans un autobus de la STM. On ne peut pas se fier à la version de cette société, puisque elle se cache derrière une enquête interne pour ne pas faire face à la situation. Toujours la même excuse de mous.

Un règlement, c’est une balise qui régit des actions dans son sens large; un guide d’interventions et de conséquences. Chaque violation de ce règlement peut, et non doit, mener à l’émission d’une contravention. Je présume que l’agent qui intervient, peut utiliser son pouvoir discrétionnaire et ne pas en arriver à cette conclusion. Des circonstances atténuantes, ça existe.

Dans ce cas précis, et toujours selon le journal, le chauffeur aurait été ferme sur le montant à payer en argent exact, tout en refusant d’accepter le billet de cinq dollars qu’elle voulait lui remettre, malgré ses plausibles explications. Comme par le plus inusité des hasards, deux agents s’amènent dans l’autobus pour vérifier les titres de passage, avec le résultat qu’ils lui ont remis une contravention de 219 $ (150 $ pour l’amende plus 69 $ de frais ???) en plus de suggérer à la dame de contester. Ils lui ont même proposé de reprendre un autre autobus gratuitement, en montrant sa contravention. Une grosse farce !

En aucun temps, la dame n’a refusé de payer son passage. Elle n’a été punie que sur le seul motif qu’elle n’avait pas le montant exact. Une chance que le ridicule ne tue pas. Quoi qu’il en soit, ses arguments étaient raisonnables et les agents auraient pu être plus conciliants et justement user de leur pouvoir discrétionnaire. Ils ont manqué de jugement et ont agit sans discernement. Avec un minimum de bonne volonté et de compréhension, cette affaire aurait dû passer complètement inaperçue au lieu de faire la une du journal, pour 2$. Il faut arrêter de prendre tout le monde pour des bandits.

L’histoire ne dit pas si la dame contestera sa contravention mais dans l’affirmative et à la lumière des faits, un juge devrait l’acquitter de cette stupide contravention. Finalement, pourquoi la STM n’a pas prévu un mécanisme pour accepter les billets de banque dans ses autobus, avec une petite mention que la monnaie n’est pas rendue ? Ce serait une contribution volontaire pour garnir ses goussets et en prendre moins dans les poches des CONtribuables. Trop simple !

Quand on se moque des consommateurs

SunbeamIl y a de ces compagnies, parmi les plus connues, qui se moquent carrément de leur clientèle par un manque total de respect en vendant leurs produits. J’ai vécu cette expérience aujourd’hui, lors de l’achat d’une cafetière Sunbeam, avec carafe thermale, au magasin Walmart de notre voisinage. Sur la boîte, on y voit des instructions bilingues sommaires et c’est quand on l’ouvre que ça se gâte.

Aucun manuel d’instructions et en prime, des coupons rabais de produits de consommation, dont la date d’expiration est le 30 septembre 2012. Du vieux stock quoi ! Je sais bien qu’il ne faut pas détenir un doctorat pour faire fonctionner une cafetière, mais j’aime bien parcourir le manuel d’instructions, comme le précisent les manufacturiers avant d’utiliser un produit. Je me dis que c’est probablement un oubli de la manutention, et je me rends sur le Web pour trouver ce fameux livret.

C’est facile, sunbeam.ca, et m’y voilà dans la version anglaise canadienne du site. On me propose un autre country et le seul choix qu’on me donne est United States. Pas mal ! C’est assuré que chez nos voisins amerloques je ne trouverai rien en français, alors je butine sur la page, pour trouver un lien français… Rien ! En désespoir de cause je clique sur Customer Service, puis Contact, pour arriver dans un formulaire à remplir, que je complète sarcastiquement en français, pour les faire chier. Malheur à moi, il ne reconnait pas la langue des indigènes et me retourne un paquet de corrections à apporter sur les différents champs.

J’ai finalement mis la main sur un dépliant d’instructions bilingues, de mon bidule à café, qui fait 10 pages pliables sur une seule feuille 8.5 x 11 recto-verso. Il ne me reste qu’à passer chez Bureau en gros pour me trouver une loupe 50X pour réussir à le lire.

Voilà mon histoire et mon abandon d’une marque de commerce qui fait des affaires au Québec et qui n’a même pas la décence de programmer une page Web francophone, pour cette clientèle qui se permet de l’encourager. Un affront, quant à moi.

Est-ce qu’on nous prend pour des idiots ?

Pistolet de pompeVive le bon vieux temps où on pouvait laver nos vitres d’auto, pendant que le plein d’essence se faisait tout seul. C’était l’époque de l’essence à 0,50$ le gallon. On pouvait même vérifier le niveau de l’huile à moteur et après un certain temps, un clic se faisait entendre au pistolet du boyau, une petite pression sur la gâchette pour mettre quelques gouttes de plus, avant de ranger le pistolet dans son support. C’était avant l’époque des stations libre-service. Nous étions des experts du remplissage et on s’exécutait avant même que le pompiste se montre le bout du nez. On connaissait ça !

C’est à cette époque que je pensais en faisant le plein dernièrement. Vous vous souvenez du petit morceau d’aluminium qu’on n’avait qu’à placer sur les coches du pistolet pour que le remplissage se fasse tout seul ? Les coches sont toujours là, mais le mécanisme de blocage est disparu. C’est comme si on nous prenait pour des idiots, des sans cervelle. On est obligé de tenir la gâchette jusqu’à la fin du remplissage. C’est trop difficile à comprendre comme système. Remarquez que c’est plaisant lorsqu’une jolie dame fait le plein juste à côté… C’est un plaisir pour les yeux. Mais bon ! Ce n’est qu’ici qu’on voit ça. Aux États-Unis, le petit morceau est toujours là, même dans les libre-service et il fonctionne. On peut alors faire le tour du véhicule pendant le plein, pour une inspection de routine.

Je vous le dit aujourd’hui mais j’ai toujours eu la même réflexion. J’aimerais bien en connaître la raison. J’ai l’impression que la flambée révolutionnaire des femmes au volant y est pour quelque chose. Qu’un misogyne doutait de la capacité des femmes, au point de leur enlever ce petit bidule. Pourtant, au volant et en matière d’automobile, elle n’ont plus rien à envier aux super-mecs de tout acabit, spécialistes de tout ce qui roule.

Quoi qu’il en soit, je n’ai rien contre le progrès mais ce petit morceau me manque comme à la belle époque. Pas vous ? Lors de votre prochaine visite à la pompe regardez et vous constaterez par vous-même… Il est pas là ! Un petit truc; Vous soulevez la gâchette et vous glissez juste en dessous, le bouchon du réservoir et le tour est joué. Vous aurez le même résultat et n’ayez crainte, lorsque le plein sera fait, la pompe s’arrêtera net, sans éclaboussures ou débordement. Et vous aurez eu le temps de faire autre chose, comme laver les vitres. À moins que vous aimiez reluquer vos jolies voisines de pompes. Mais ça, c’est une autre histoire.

Après les fleurs, le pot !

Fleurs et potsY a de ces personnes qu’on a de la difficulté à comprendre, à suivre. C’est blanc un jour et noir le lendemain, quand on ne passe pas par une gamme de gris. L’hiver, nous habitons une maison de parc en Floride, pour éviter les rigueurs de notre climat et prolonger notre saison estivale québécoise. Dans ce parc, une large part de canadiens et québécois sont propriétaires et embellissent leur lot avec des fleurs, arbustes, et vivaces. Au printemps, lorsqu’ils quittent, ils confient la tonte de la pelouse à des tiers jusqu’à leur retour en automne. La roue continue année après année sans problèmes. Mais voilà que la tendance change subitement, sans avertissement. La direction du parc fait des inspections des terrains et forcément, les plates-bandes de fleurs sont envahies de verdure incontrôlée, qui donne un air négligé. Voilà donc où je veux en venir avec mon propos…

Les fleurs
Le 18 juin dernier, nous recevions un courriel du gérant du parc qui nous exprimait sa satisfaction envers nous, ses chers résidents et saisonniers (my cherished residents and guests), nous demandant par la même occasion, des suggestions pour améliorer la vie collective des environs. Il faisait état des modifications apportées à l’endroit pour notre bien-être général et qu’on allait découvrir l’automne prochain. Mieux, il nous proposait de lui envoyer nos photos estivales pour les partager sur leur site internet. Bref, un texte à l’eau de rose pour amadouer la clientèle et nous rappeler notre importance dans cette communauté tout en nous remerciant d’en faire partie.

Le pot
Moins d’un mois plus tard, cette même direction postait des ultimatums à 211 résidents et saisonniers, afin qu’ils prennent des mesures pour désherber leurs plates-bandes dans un délai de quinze jours, à défaut de quoi, le travail serait effectué par le parc, aux frais des propriétaires. De ce nombre, plusieurs sont des saisonniers qui n’habitent pas l’endroit entre mai et octobre. Pour la délicatesse, on repassera. Il me semble qu’on aurait pu informer les saisonniers dès l’hiver prochain, de cette problématique, pour que ceux-ci puissent confier cette tâche aux personnes qui s’occupent déjà de tondre la pelouse en leur absence. Près de 3000 kilomètres nous séparent et on ne peut s’y rendre comme ça, simplement pour désherber une plate-bande.

C’est une situation déplorable, d’autant plus que le gérant de ce parc a toujours eu une attitude cordiale, positive et collaboratrice. C’est quoi cette panique ? Il y a un concours de maisons fleuries dans le coin ? Peut-être que ses patrons ont décidé de serrer la vis ? Allez savoir ! Quoi qu’il en soit, c’est tout de même spécial de recevoir d’abord des fleurs, puis le pot et surtout sans l’avoir vu venir. Après les mauvaises nouvelles de Shaw Direct de cesser de donner du support à sa clientèle francophone de snowbird, cette nouvelle saga du désherbage viendra pimenter les conversations au pays de l’Oncle Sam, lorsque les premiers flocons saupoudreront les régions nordiques.

Une expérience décevante de l’«Apple Store»

Apple StoreDepuis que j’utilise des produits Apple, iPhone et iPad entre autres, j’ai toujours été satisfait des performances et surtout de leur système d’exploitation que je trouve absolument logique et facile d’utilisation. Forcément, quand on dit Apple, on dit aussi Apple Store, ce magasin virtuel qui permet d’ajouter des applications ou de la musique aux appareils. Je l’utilise de temps à autres et mes achats sont directement prélevés sur ma carte de crédit, attaché à mon compte, parce que c’est plus pratique. Jusque là, tout va bien, mais voilà que ça se complique, lorsque mon voisin s’amène pour m’annoncer qu’il n’a pas accès à l’Apple Store canadien. Je vous raconte…

Ce snowbird a acheté son iPad aux États-Unis l’hiver dernier. Étant néophyte, le commis lui propose de configurer l’appareil et il inscrit United States comme pays d’origine ainsi que l’adresse floridienne où il séjourne. Quelques jours plus tard, il reçoit en cadeau une carte iTunes d’une vingtaine de dollars, qu’il enregistre également. Au fil des jours, il fait des achats et son solde à dépenser reste de 0,73$ lorsqu’il revient au Canada.

Dernièrement, il veut magasiner dans le Store canadien et reçoit un message d’erreur qu’à cause de son solde américain, il ne peut acheter sur ce store et est redirigé vers son pendant américain. J’essaie de modifier son pays, impossible à cause du solde restant. On essaie de faire un achat avec carte de crédit canadienne, impossible aussi parce que celle-ci comporte une adresse de facturation canadienne et que le store n’autorise que des adresses américaines. La réinitialisation de l’appareil n’y change rien. En désespoir de cause on doit appeler le soutien technique d’Apple, pour régler le problème au bout de 42 minutes de conversation téléphonique, afin de rayer le solde de la carte. On a pu modifier l’adresse pour le Canada et avoir enfin accès au magasin canadien. Tout une gymnastique… pour si peu.

En résumé, la carte iTunes est associés au pays où elle est achetée. Si vous ne voulez pas vivre ce problème, associez une carte de crédit à votre compte Apple Store pour tous vos achats dans ce magasin virtuel, qui finalement, seront traités comme partout dans le monde en appliquant le taux de change en vigueur. Si vous voyagez à l’étranger, évitez les cartes iTunes. C’est tout de même étonnant, avec la mondialisation et le libre échange, qu’Apple soit si rigide avec ses cartes. Une aberration et un tas de problèmes auxquels il faut s’armer de patience.

Une belle idée pour les automobilistes

Rues St JéromeAvez-vous déjà eu de la difficulté à trouver l’enseigne d’un nom de rue, dans une ville, pour savoir où vous vous trouvez ? Moi, ça m’arrive d’avoir à chercher ce panneau parmi tout le mobilier urbain. Très souvent, il est dissimulé parmi des corbeilles de fleurs suspendues, caché par des feux de circulation, des fils et je ne sais quoi. D’autres fois, ces affiches se targuent d’être esthétiques et on y voit les armoiries ou emblèmes de la ville avec le nom de rue tellement petit, qu’il fait détourner notre attention pour essayer d’y lire quelque chose. Ce n’est pas toujours évident.

Souvent, elles s’affichent en lettres foncées sur fond pâle, généralement blanc et une seule est installée à l’intersection, sur un coin pas toujours stratégique. Le soir, on en parle même pas et c’est hasardeux, voire même dangereux, de faire l’exercice. Bref, je me demande si quelqu’un s’est déjà posé la question. Je ne sais pas ce qui en est la cause mais, toujours est-il que certaines municipalités ont réglé ce problème avec quelque chose de différent et j’ai pu m’en rendre compte pas plus tard qu’hier.

Alors que je traversais la ville de Saint-Jérôme en début d’après-midi, quelle ne fut pas ma surprise de constater que ce petit détail attirait rapidement mon attention. Les enseignes de rues contrastaient beaucoup l’environnement avec leur lettrage blanc sur fond rouge vif. Je ne sais pas depuis combien de temps il en est ainsi. mais laissez-moi vous dire que c’est la première chose que j’ai remarqué en rentrant en ville. Le rouge vif, c’est accrocheur et ça ressort avantageusement parmi les couleurs urbaines. À chaque intersection ou croisement d’une rue, d’un simple coup d’œil, je repérais l’enseigne.

J’espère que plusieurs municipalités adopteront cette excellente idée et j’ose espérer que quelques-unes l’ont déjà fait. Quoi qu’il en soit, l’initiative de Saint-Jérôme mérite d’être soulignée et voilà qui est fait. Pour les usagers de la route, c’est une idée des plus brillantes. Si vous en connaissez d’autres qui ont eu la même délicatesse, n’hésitez pas à le souligner dans votre commentaire pour véhiculer la bonne nouvelle.

Salmigondis

SalmigondisLa dilapidation continue
Autre nouvelle indécente alors qu’on apprend que le maire intérimaire et démissionnaire de Laval, Alexandre Duplessis, s’est vu remettre un cadeau de 170 000$ pour l’aider à se relever et trouver un nouvel emploi.

Encore une fois, l’irrationnel permet de dilapider des fonds publics pour des personnes sans scrupules, qui n’agissent que pour la piastre. Il est urgent que le gouvernement s’en mêle et impose une façon de faire qui empêche de telles allocations à être versées sans égards aux circonstances et manquements à l’éthique de certains officiers publics.

Comment voulez-vous que le simple citoyen ne soit pas porté vers le travail au noir, alors que ses dirigeants dépensent sans compter, l’argent qu’on leur fourni pour gérer leur municipalité ? Il faut que ça cesse parce que la colère gronde parmi tous les CONtribuables.

J’ai hâte d’entendre le discours des futurs maires, dans la course aux élections municipales de novembre prochain. Des vœux pieux ou des promesses d’hypocrites ? On verra bien !

Hydro Québec
C’est vraiment pathétique de voir Hydro-Québec essayer de régler les nombreuses pannes causées par l’orage de vendredi dernier. Alors qu’on parle de situation exceptionnelle, moi je n’ai rien trouvé de cela et les vents violents ne sont pas rares ici au Québec, même que les orages sont assez fréquents ici.

Hydro-Québec nous vante la fiabilité de son réseau à tour de bras, alors qu’on se rend bien compte que c’est plutôt la fragilité qui le rend vulnérable. On aura beau amener un vice-président aux bulletins de nouvelle pour nous rassurer maladroitement, mais le fait reste que ces pannes ont été mal gérées et Hydro s’est fait prendre les culottes baissées en rappelant du personnel au travail.

C’est un peu ça le problème des services d’urgences. Ils autorisent la large part des vacances à leur personnel durant les mois d’été, au lieu de la répartir sur toute l’année. Quand survient un pépin, c’est la panique et on ne suffit pas à la demande. On coupe les services d’émondage et l’élastique nous pète en plein visage. Par contre on nous revient bon an mal an, avec des augmentations de tarifs à répétition, probablement pour permettre des bonis faramineux aux cadres et employés de cette nébuleuse société d’état.

Le bébé royal
Il faut être assez dingue pour perdre son temps devant l’hôpital où le bébé royal a vu le jour. Dans cette monarchie moyenâgeuse, totalement dépassée, c’est même une grosse farce, vue d’ici évidemment. Avez-vous imaginé, lorsqu’il percera sa première dent, qu’il dira maman et papa pour la première fois, qu’il fera ses premiers pas, ses premiers jours d’école. Tant qu’à y être, pourquoi ne pas conserver sa première couche souillée, contenant l’urine et le caca royal et le partager avec ses curieux sujets ? Poussons l’absurde au maximum.

Non ! Faut vraiment n’avoir rien de mieux à faire dans la vie… Ce bébé, il a quoi de différent des autres, mis à part ses origines ? C’est un poupon, royal et princier, mais poupon quand même. Il sera peut-être effrayé devant tant d’attention et voudra retourner d’où il vient. Vous allez le fucker !

Et attendez la suite; des millions de photos vont garnir les journaux et magazines de la planète, si ce n’est déjà fait. Le monde est vraiment bizarre parfois.

Vivre !

MartineauJe ne m’en cache pas, je suis un fan de Richard Martineau et sa chronique du Journal de Montréal. Même si quelques fois je ne partage pas son opinion, ses propos sont toujours intéressants. Hier, son article faisait référence à la tragédie du Lac-Mégantic et surtout sur la fragilité de la vie. Trouvant qu’il rejoignant exactement ma propre philosophie et au cas ou vous l’auriez manqué, je me fais un devoir de vous le partager…

Quinze jours après, je ne décolère pas.

Le plus dur, c’est de voir les photos des victimes dans le Journal. Chaque fois, c’est comme un coup de poignard dans le cœur. Quelle tristesse! Quel malheur, quelle tragédie, que de vies fauchées en pleine fleur de l’âge, en plein élan, en plein tournant!
Juste comme ils prenaient leur erre d’aller.

C’EST QUAND, LE BONHEUR ?
On les voit, sur les photos, rayonnants, prenant un verre avec leurs amis, tout l’avenir devant eux. Quelques minutes avant de disparaître, ils parlaient probablement de leurs projets. Des vacances en Europe ( enfin!), un nouvel emploi, la fin des études, un nouvel amoureux, une envie de bébé… Les deux bras grand ouverts, tout contents de voir ce que la vie leur réserverait, là-bas, au coin de la rue…

Un dernier verre, allez, et on va aller se coucher. Demain est une grosse journée. C’est fou comme la vie est fragile! Demain, ce soir, la vie peut subitement nous tourner le dos. Pourquoi toujours remettre le bonheur à plus tard, alors? C’est toujours l’an prochain qu’on va aller en Italie, jamais cette année. Pourquoi?

ÉTOILES FILANTES
On est là à se demander s’il y a de la vie après la mort, alors que la seule vraie question est s’il y en a avant. Je ne cesse de le répéter à mes filles: entre le cégep et l’université, prenez un an à ne rien faire. Glandez, voyagez, partez avec un sac à dos, une poignée de dollars et allez voir à Tombouctou si vous y êtes.

Embrassez la vie pendant que vous êtes en vie et que la jeunesse pousse au creux de votre ventre comme de la mauvaise herbe. La Terre continuera de tourner et vous aurez toujours votre place quand vous reviendrez.

De toute façon, personne ne regardera vos notes. Les employeurs veulent des gens qui n’ont pas peur de prendre des risques, pas des voyageurs dociles qui tremblent à l’idée de descendre du tapis roulant où on les a délicatement posés quand ils avaient six ans…

CHANGER DE VIE
Le monde nous précipite beaucoup trop tôt sur l’autoroute de la performance: élémentaire, secondaire, cégep, université, boulot, condo, marmots. On passe son temps à pelleter la vie devant soi. Pourquoi?

Pour, à la veille de la retraite, se faire dire qu’il nous reste trois mois…

Si nous pouvions connaître notre date d’expiration, je suis sûr que nous ferions tous les choses différemment. Il n’est pas trop tard. Tu es mal dans ton couple? Divorce. Tu n’aimes pas ton boulot? Quitte-le. La vie est pleine de gens qui ont changé de vie sur un coup de tête. Une économiste reconnue qui a quitté la Bourse de Montréal pour devenir fleuriste.

Un humoriste adoré qui a quitté la scène et la télé pour parcourir le monde et ouvrir un restaurant de poutine en Thaïlande.

Le bonheur est partout, il suffit de partir à sa recherche.

PENDANT QU’IL EST TEMPS
Des clichés? Certes. Mais aussi des vérités, que nous comprenons malheureusement toujours trop tard.

Je suis sûr que si les disparus de Lac-Mégantic pouvaient parler, c’est ce qu’ils nous diraient:

Vivez, pendant qu’il est encore temps…»

Merci Monsieur Martineau !

Vivement un GPS

2013-07-20 002Il y en a pour qui un GPS est un gadget quasiment indispensable. Quand on n’a vraiment pas le sens de l’orientation, on peut s’éloigner de la bonne route et se payer quelques détours avant d’arriver à bon port. C’est justement ce qui est arrivé à Tite-Jo, notre tornade d’Iqaluit, dans le Grand Nord où la neige est présente 50 semaines par année.

Alors qu’elle était en visite chez-nous, accompagnée de Linda et Benoît, pour le souper hier, nous en avons profité pour souligner son anniversaire et placoter de choses et d’autres. Voilà qu’au moment du départ, je lui explique le trajet, fort simple, pour rejoindre l’autoroute 30 vers sa destination finale, Les Coteaux.

– Tu sors du camping en tournant à droite. Au bout, à droite encore et à l’arrêt, c’est à gauche, jusqu’à l’autoroute 15. Tu prend alors la direction de l’autoroute 30 vers Vaudreuil-Dorion. Simple comme bonjour que je lui dis !

Et j’ajoute que si elle se perd, elle peut me téléphoner sur mon cellulaire. Elle m’avoue candidement qu’elle n’en a pas ! Oups… C’est pas prudent ça.

Toujours est-il que je reçois son courriel à 23h30 et je cite:

– J’sais pas où je me suis trompée, mais je me suis ramassée sur le Pont Champlain…

rire24C’est assez drôle de voir comment on peut perdre le nord, quand on en vient ! Johanne, investie dans un GPS ou un téléphone intelligent, ça te sera utile. En attendant, c’est sage de te laisser conduire vers Iqaluit parce que tu pourrais passer malencontreusement par… Halifax !

La loi du moindre effort

Ça fait un bon moment que ça me chicote, de voir les compagnies nous offrir des produits portant des marques de commerce totalement anglophones et de façons subtiles et insidieuses. Pour respecter la loi 101, tout est bilingue, sauf la marque de commerce. Alors je vais m’appliquer dès maintenant, à vous sensibiliser à cette nouvelle tendance qui prend de l’ampleur, dans ce que j’appellerai la loi du moindre effort.

Natural selectionsPour cette introduction, Maple Leaf produit une gamme de charcuteries sous l’appellation natural selections, malheureusement au Québec, nous n’avons pas droit à Sélection naturelle. Cette compagnie ne s’est même pas donnée la peine de franciser la marque de commerce, alors que tout le reste de l’emballage l’est. Pourquoi ? Ce détail avait attiré mon attention en regardant les étalages du super marché. Je veux bien admettre qu’un nom propre peut être difficilement francisé mais une expression, j’ai de sérieux doutes sur la volonté de faire l’exercice.

Dempsters bakeryUn autre exemple, pire celui-là, de Dempster’s Bakery et ses pains à cuire Oven Fresh. Il me semble que Frais sortis du four aurais pu être joli. Dans ce dernier cas, l’anglais de l’emballage est prédominant au français. Prenez la peine de regarder les étalages de plus près et vous en verrez beaucoup. Moi, pour ma part, cette seule insouciance envers la clientèle francophone est un affront qui m’oblige à ne pas l’acheter.

Quand on parle d’un peuple qui s’éteint à petites doses, ce sont des banalités de la sorte qui mènent à l’assimilation après quelques générations. Ces insignifiances, on les observe beaucoup dans les écrits et le langage. Les gens passent outre, baissent les bras. On se laisse aller; on ne va plus voir un spectacle mais plutôt un show et je ne sais pas pourquoi tous les artistes le véhiculent abondamment. Ça m’attriste parce qu’avec un minimum d’effort, on peut promouvoir notre langue et assurer la pérennité. Finalement, la tendance actuelle vient des humoristes qui nous parlent de cul, avec un langage dégradant et vulgaire. En rire, c’est déjà s’abaisser.