Est-ce qu’on connaît réellement ce qu’est la Pâques qu’on célèbre aujourd’hui ? Pas sûr d’obtenir une bonne réponse. À tout événement, je me permet de publier intégralement le texte qui suit pour nous faire réfléchir à cette fête chrétienne. Il est de Stéphane Laporte et intéressant comme toujours.
– Vous êtes en congé?
– Bien sûr. Jusqu’à mardi?
– C’est bien.
– Pourquoi?
– Parce que c’est Pâques.
– So what, êtes-vous pratiquant?
– Non.
– Croyez-vous?
– Pas ben, ben.
– Alors, pourquoi prendre congé?
– Parce que c’est comme ça.
On a beau être une société laïque, on ne se fait pas prier pour prendre le congé de Pâques. Il y a des gens qui contestent la présence du crucifix à l’Assemblée nationale, mais personne ne conteste les jours fériés pour célébrer la résurrection du Christ. Pas vu une âme qui vive remettre en question le respect des jours saints.
Au Québec, on ne pratique plus la religion, mais on pratique encore les congés religieux. Tant pis si, pour la moitié des citoyens, le Vendredi saint n’est pas la commémoration de la crucifixion de Jésus, mais la commémoration d’un match Canadien-Nordiques.
Chez nous, il n’y a plus rien de sacré, sauf les congés.
Les Français sont comme ça aussi. Ils fêtent même l’Épiphanie, la Pentecôte et la Toussaint. Tout pour faire le pont.
Rappelons-nous que si, jadis, on avait congé le Vendredi saint, c’était pour faire notre chemin de croix. Et le lundi, c’était pour reposer nos genoux endoloris par la grande messe du dimanche de Pâques.
Aujourd’hui, on prend congé le vendredi pour faire notre chemin à New York, et le lundi, pour reposer notre foie endolori par tous les lapins en chocolat qu’on a mangés le dimanche.
Ce n’est pas parce qu’on a perdu la foi qu’on va perdre le congé payé.
Je ne vous sermonne pas, ce matin. Je trouve juste plate que nos congés n’aient plus de sens. Que toutes nos fêtes soient devenues des congés pédagogiques.
Il y a bien Noël qui résiste. Noël qui souffre moins de notre baisse de dévotion. En décembre, tout le monde se rassemble, croyants et athées, pour fêter l’amour, pour fêter la naissance, pour fêter les enfants. On chante, on se donne des cadeaux, on s’écrit des cartes. Et à minuit, on sent encore la magie.
Mais Pâques passe presque dans le beurre. C’est la fête de quoi? La fête des oeufs Cadbury? La fête des films de Charlton Heston? La fête des nids-de-poule?
Il n’y a pas de chansons de Pâques, pas de cadeaux de Pâques, pas de party de Pâques. C’est juste un congé qui porte un nom de l’ancien temps, comme l’Action de grâce.
Il faut redéfinir nos Pâques actuelles. Et ce ne sera pas la première fois. Pâque, sans le s, est au départ une fête juive soulignant la sortie d’Égypte du peuple hébreu. C’est durant la célébration de cette fête que Jésus a vécu sa Passion. Et les chrétiens en ont fait leurs Pâques.
Pâques signifie passage. Le passage de l’esclavage à la liberté pour un peuple, le passage de la mort à la vie pour un homme.
Le passage de l’hiver au printemps pour une planète.
Pâques, c’est l’espoir qui se concrétise.
On a traversé l’hiver. On a survécu aux temps durs. Vivement les temps doux.
Au fond, on fête le fait d’être encore là. On fête le fait d’être encore en vie. Et c’est la meilleure raison de fêter.
Pâques, c’est la fête des survivants que nous sommes.
Si Noël est devenu la fête des enfants parce qu’elle est liée à la naissance, Pâques devrait être la fête des aïeux, parce qu’elle est liée à la renaissance. À la durée.
Qui symbolise le mieux la résistance de l’humain que les personnes âgées? C’est le plus marquant de tous les passages: le passage du temps.
À Noël, on fête la naissance. À Pâques, on fête le temps. Ce temps qui nous est accordé et qu’on appelle la vie. Notre vie.
C’est une chose de venir au monde, c’est autre chose d’y rester.
On cherchait en vain quelqu’un à fêter à Pâques, ensemble. C’est pour ça qu’on s’occupait chacun de notre côté. Si on fêtait nos aînés? Tous ces gens qui ont porté leur croix durant des décennies. Et qu’on oublie bien avant qu’ils nous oublient. Ce n’est pas l’alzheimer qui empêche les jeunes de se rappeler ceux qui les ont précédés. C’est le manque de temps. À Pâques, ce temps nous est donné. Servons-nous-en pour gâter ceux qui nous ont ouvert la voie, celles qui nous ont ouvert le passage.
Je souhaite Joyeuses Pâques à tous ceux qui ont l’âge d’être pape. Merci pour tout !
Un nouveau record mondial a été enregistré hier au Parc Jean-Drapeau. 428 véhicules verts, sans émissions polluantes et sans bruit, ont battus l’ancien record Guinness qui était de 305. Bien sûr il reste l’homologation, mais c’est une simple question de temps avant que ça le devienne.
Dès 15h30, les bolides silencieux s’amenaient sur le stationnement P8, près de La Ronde, puis garés bien alignés aux endroits prévus, guidés par une équipe de signaleurs. Le temps frais n’a pas empêché les gens de se déplacer et de discuter, entre parfaits inconnus, de véhicules verts qui sont, sans conteste, en effervescence.
Des Leaf, Kiev, Tesla, Smart et tous les véhicules branchables du parc automobile québécois, sans oublier les véhicules transformés à cette nouvelle technologie par leurs propriétaires.
À cela, s’ajoutaient des motos électriques. De vrais grosses motos qu’il faisait tout drôle de voir circuler sans le moindre bruit. Assez impressionnant, quand on est habitué à leur vrombissement habituel. Il y avait aussi des Chevrolet Volt, beaucoup de Volt, comme celle que nous conduisons depuis septembre dernier, Louise et moi, dans l’enchantement le plus total. Une belle grimace aux pétrolières qui nous ont assez exploités et dont on dépend moins.
Quoi qu’en disent les puristes de la bagnole conventionnelle, l’avenir est définitivement à la voiture électrique et encore plus vrai au Québec, riche de cette ressource naturelle propre. Jacques Duval, illustre chroniqueur automobile et ex-pilote de course, s’est converti à l’énergie verte dans sa rutilante Tesla et nous a fait honneur de sa présence à l’événement, de même que la députée Martine Ouellette et l’ex-député défait Daniel Breton, ces derniers ayant piloté le projet d’électrification des transports, mis de l’avant par l’ancien gouvernement.
Une belle initiative, partie de rien et qui passe son message d’espoir pour l’avenir. Une fois qu’on a conduit une voiture électrique, on ne veut plus revenir en arrière. C’est contagieux, enivrant, viscéral et combien plaisant. Faites-en l’essai et vous n’en reviendrez pas des accélérations fulgurantes et surprenantes de ce type de véhicule. Dès lors, les tabous et opinions négatives tomberont. Ce n’est pas pour rien que les concessionnaires soient en rupture de stock. L’essayer, c’est l’adopter !
C’est vraiment véridique que nous sommes une société distincte. La corruption et la collusion, avec ce qu’on voit à la Commission Charbonneau, passe maintenant comme un fait divers alors que des témoins affirment candidement avoir fourré le système pendant des années, à même nos poches. Ils dévoilent tout, comme ça, sans émotions et la moindre parcelle de repentir. C’est pathétique et aussi le monde à l’envers dans un Québec, qui a plus peur d’un referendum que d’un acte criminel. J’espère vivre assez vieux pour voir les sentences qui aboutiront de cette mascarade qui aura couté une jolie fortune, si sentences il y a.
Une autre aberration ce matin dans le journal, alors qu’on nous apprend que nous, les CONtribuables, allons devoir payer les frais de défense de Richard Bain, l’assassin du technicien Denis Blanchette, lors de la soirée électorale du 4 septembre 2012 au Métropolis. Ce criminel a des revenus et des propriétés. Ce n’est pas beau et distinct ça ? Et ça va coûter combien en frais d’avocat, un procès de 3 mois qui, lorsqu’il s’amorcera en janvier 2015 aura pris plus de deux ans de préparation? Bien malin qui pourrait le prédire mais ce sera une somme mirobolante. Le peuple finance un assassin… On aura tout vu et c’est seulement au Québec qu’on voit ça, avec le sceau «Made in Quebec».
Parce que, selon Monsieur le juge Cournoyer dans sa grande sagesse, aucun avocat de la défense n’entreprendrait de défendre un accusé dans une situation financière aussi incertaine. Mais nous, les suckers de CONtribuables, sans égard à notre propre situation financière, on va se saigner pour un assassin, pour ensuite le faire vivre jusqu’à la fin de ses jours.
Cet ignoble individu, qui prétend tout rembourser, a pour seul but de paralyser le système judiciaire par ses bouffonneries. Il va rembourser en cent ans je suppose? On aura beau me servir toutes les raisons pour gober cette décision stupide, nous en sommes rendus au point où les criminels ont plus de droits et d’influence qu’un honnête citoyen ordinaire. Plus distinct que ça, tu meurs foudroyé ! Vous n’êtes pas écœurés de tout ça ? Moi oui !
Le printemps dernier, dès notre retour de Floride, le jour même en fait, la neige s’était abattue sur notre chez-nous au Québec. Et cette année, c’est le même scénario ! La neige nous tombe encore sur la tête, comme si Dame nature nous tenait rigueur de se déguiser en snowbirds, l’automne venu. C’est débile et pas drôle même pour une vulgaire cenne noire.
Imaginez, hier il faisait un confortable 24°C et voilà que moins de vingt-quatre heures plus tard, on retombe en hiver. On n’est pas préparé à ça, comme ceux qui ont passé l’hiver ici. Ils ont eu le temps de se faire une couche de graisse pour parer aux froids hivernaux alors que nous, les culottes courtes et la bedaine à l’air au soleil, la protection est mince.
Serait-ce une malédiction du PQ, défait le 7 avril dernier, où encore un coup salaud des Libéraux qui nous refont déjà le truc de la collusion avec Dame nature ? Ça sent mauvais ! Toute la journée, les vents forts nous ont rappelés qu’en avril, il ne faut pas se découvrir d’un fil. D’ailleurs, vous pouvez voir sur la photo du haut de cet article, c’était le portrait de la situation vers 18 heures ce soir. Comme pour tourner le fer dans
la plaie, des amis snowbirds restés sagement en Floride, m’envoyaient la seconde photo ci-contre, prise à Pioneer Village. Ce n’est pas du harcèlement ça ? C’est de la cruauté mentale ! Leur avez-vous vu le sourire…? Ce sont eux les plus chanceux. Prenez votre temps et profitez de votre paradis parce qu’ici, c’est l’enfer sans les flammes !
C’est sûr que j’exagère, mais je déteste le temps qu’il fait. Nous venons à peine d’arriver que déjà, l’écoeurantite nous gagne. Alors chers québécois restés au pays tout l’hiver, vous n’avez pas idée comme je vous comprends d’avoir hâte que le printemps reprenne ses lettres de noblesse et nous permettre de siroter une bonne bière sur une terrasse. Les rues sont sales, les voitures aussi, il pleut, il neige et il vente pour écorner un beu, comme diraient mes aïeux. J’ajouterais, à la blague, que notre camping La Clé des Champs, devrait changer de nom pour La Clé des Vents, par les temps qui courent. Vivement la chaleur simonac !
Après des centaines de matchs disputés depuis près de sept mois, voilà que la saison des mémoires prendra son envol. Les jeux sont faits dans la LNH et les équipes qualifiées se préparent à disputer les honneurs dans des séries éliminatoires où la moitié d’entre elles seront éliminées. Qui mettra la main sur la précieuse Coupe Stanley, enjeu suprême au hockey professionnel, nul ne saurait le dire, même la plus précise des boules de cristal.
Les paris sont ouverts et, comme la loterie avant le tirage, toutes les combinaisons sont plausibles. Je ne suis pas un expert en hockey mais j’adore quand même ce sport. Mon cœur bat pour nos Canadiens et ils sont mon choix sentimental pour aller chercher leur 25e coupe. On a qu’à se rappeler les miracles de 1985 et 1993 pour se dire que la chance et un gardien de but exceptionnel peuvent faire la différence devant le talent. Le plus bel exemple est l’année où Halak s’est dressé comme un mur, contre les puissants Capitals de Washington, puis les Penguins de Pittsburg. On ne l’avait jamais vu venir. C’est sur la glace que ça se joue. Des gladiateurs au combat, ou des batailles de rues, les séries de 2014 laisseront assurément des ecchymoses aux combattants. Sortez vos fanions des boules à mites et affichez-vous sur vos voitures… La vraie saison commence !
Je risque mes prédictions pour cette première ronde. On verra bien quel sera mon pourcentage d’exactitude… juste pour le plaisir. N’hésitez pas à me faire connaître les vôtres.
Conférence de l’est :
Détroit / Boston : Détroit en 6
Montréal / Tampa Bay : Montréal en 6
Columbus / Pittsburgh : Pittsburgh en 4
Philadelphie / Rangers : Rangers en 7
Conférence de l’ouest :
Minnesota / Colorado : Colorado en 5
Chicago / Saint Louis : Saint Louis en 6
Dallas / Anaheim : Dallas en 7
Los Angeles / San Jose : Los Angeles en 7
On verra bien !
Les deux dernières journées, jeudi et vendredi, c’est à l’hôpital Charles LeMoyne que nous nous sommes retrouvés Louise et moi, pour visiter mon père qui a finalement obtenu son congé en fin d’après-midi vendredi. Comme je l’ai déjà mentionné, c’est un battant et pour la xième fois il a encore déjoué tous les calculs. Une des conditions pour le retour à la maison, était qu’il complète l’étape d’aptitudes physiques en marchant, monter et descendre les escaliers et maintenir un bon équilibre après des mouvements rapides de rotation et de
déplacements droite-gauche. Il a réussi haut la main ! Il a sept vies, comme un chat.
Ceci étant dit, il a reçu des soins de qualité de la part du personnel hospitalier même qu’il fallait poser des questions ou montrer qu’on était là, principalement quand c’était le médecin qui s’amenait. Toujours la même chose me direz-vous. Je le savais déjà. Ils sont tellement habitués et routiniers que pour la compassion et l’écoute de leur patient, on a l’impression qu’ils ne sont pas tombés dedans étant jeune.
Mon propos est cependant tout autre, et au moment d’entrer dans cet hôpital, c’est tout l’environnement qui fait défaut. On se demande où sont les employés d’entretien, parce que c’est sale partout, c’est repoussant, désordonné et l’odeur est souvent fétide. C’est la première impression que j’ai eu et je n’en reviens tout simplement pas qu’un hôpital m’incite à ne toucher à rien, à dédaigner; les murs ont besoin d’être rafraîchis, des détritus jonchent le plancher, les plateaux de nourritures utilisés sont laissés partout dans les corridors et j’ai même vu un repas servi à un patient où la bassine pour uriner, voisinait directement l’assiette de nourriture. Je m’arrête là ! Le haut-le-cœur nous envahi !
Tout semble naturel, comme normal, invisible. On rentre dans un hôpital comme un couteau dans du beurre. On peut circuler partout sans se faire poser de question. C’est le bordel quoi ! J’ai l’impression qu’il y a tellement de chefs dans cette tour de Babel, qu’il ne reste plus rien pour se payer du personnel pour nettoyer ou faire de cet immeuble à bactéries, un endroit propre et étincelant. Les photos qui accompagnent cet article parlent d’elles-mêmes; à l’extérieur de l’édifice, juste au pied de cette affiche, les mégots ne se comptent plus. Assez paradoxal à un endroit où il est interdit de fumer ! Étonnamment, les préposés aux stationnements eux sont omniprésents, probablement parce que des stationnements, ça rapporte gros !
Il faut être fait fort et obligé, pour circuler dans un hôpital de nos jours. Je ne sais pas pour vous mais pour moi, c’est un endroit qui ne donne la nausée et me coupe l’appétit. Ça ce n’est pas normal ! Et après, on ne s’étonnera pas de toutes les cochonneries qu’on peut y attraper.
Vers 10h30, empruntant la sortie 38 de l’autoroute 15, le paysage familier s’offrait à nous. Depuis notre départ du Lake George, les arbres dénudée, contrastaient avec notre doux climat du sud, qu’on venait â peine de quitter. C’est fou comme, sur un même parallèle, la nature peut changer du sud au nord. Paysage de désolation, l’hiver tarde à faire place au printemps. Il fait froid, -2, dans les Adirondacks avec un vent dominant qui atteint les 25 km/h et qui nous suivra jusqu’à St-Philippe. Des petits monticules de neige persistent parcimonieusement sur notre camping désert, mais qui s’active timidement. Un ouvrier prépare le coffrage de ce qui deviendra notre nouveau poste d’accueil d’ici six semaines.
Les terrains, gorgés d’eau, obligent un saisonnier à stationner sa caravane à sellette près de la salle communautaire en attendant l’assèchement. Officiellement, l’ouverture est prévue pour demain. Il ne reste que l’eau à connecter et nous serons en mode normal. En après-midi, le mercure atteignait les 14°C, pour provoquer une fonte rapide. On pouvait découvrir des parcelles de terrain, encore enneigé trois heures plus tôt. Mais il n’y a pas foule et nous sommes les seuls dans notre secteur. On a bien l’impression que dès demain, le mouvement s’amorcera, annonciateur de belles retrouvailles.
Mais l’important c’est d’être enfin chez-nous. Louise et moi avons fait un saut à l’hôpital avec mon frère Sylvain et sa conjointe Lise, en soirée. Mon père est bien, même si la possibilité de débloquer l’artère de l’épaule s’avère impossible selon le médecin. La médication sera retenue comme solution et il est même probable qu’il soit retourné à la maison. Tout un revirement et c’est pour ça que je ne cesse d’affirmer qu’il est un combattant. Et samedi en matinée, devinez quoi ? On rend visite aux petits-enfants devenus grands, mon fils Pascal et sa conjointe Annie, sans oublier le gros toutou Arthur, un mélange de bouvier bernois et de labrador, qui vous fait apparaître un bleu d’un coup de queue d’excitation. Ce sera Noël en avril. Ensuite, à nous l’été, pour prendre la clé des champs !
Un bon bout de chemin a été complété aujourd’hui et nous relaxons au Holiday Inn de Lake George, dans les Adirondacks. Un autre 1 200 kilomètres d’achevé sous un merveilleux soleil sur fond de ciel avec quelques nuages. Aucune trace de neige, voire même un seul soupçon de blanc dans les champs ne subsiste. On verra demain si la montagne en a effacé toute trace également.
En traversant la région métropolitaine de Washington, un petit bouchon nous retenu une quinzaine de minutes à cause des travaux qui, soit dit en passant, ont complètement chamboulé le paysage. C’est tout un réseau routier qui se développe dans ce secteur et on se rend compte que l’automobile est la priorité des amerloques. Même constat sur le New Jersey Turnpike, qui s’est vu transformé par l’ajout de nouvelles voies de circulation et de tableaux électronique dernier cri.
En fin d’après-midi, on recevait un courriel de l’administration de notre camping estival, faisant état de l’ouverture probable ce samedi, à cause de l’hiver difficile qui vient de se terminer. Ce sera la première fois qu’il ne sera pas ouvert un 6 avril. Ça nous désappointe un peu parce que nous arrivons demain. On va y faire un saut pour voir s’il n’y aurait pas une possibilité d’occuper notre caravane dès maintenant, étant donné qu’elle est déjà sur place.
Notes au carnet de voyage; Certains arbres sont fleuris du long de l’Interstate 95 en Virginie. Des fleurs blanches de toute beauté ! Signe aussi du printemps, on a observé une grande quantité de chevreuils qui broutaient aux abords du New York State Thruway. Il faut être très vigilant puisque qu’ils sont à quelques bonds de sauter directement sur la chaussée, sans aucunes entraves. Ces deux découvertes ont égayées notre belle journée. Au moment d’écrire ces lignes, le mercure indique 2°C. Brrrr ! Faudra s’y faire après «l’hiver» qu’on vient de vivre.
Finalement, papa s’est fait dire que l’équipe médicale envisageait de déboucher l’artère de l’épaule… On se croise les doigts pour que ça marche, afin de le garder avec nous plus longtemps. Le Gars d’en haut a peut-être décidé que le ciel pouvait attendre, qui sait ! Les bonnes nouvelles ne se refusent pas, même si nous n’avons pas encore crié victoire.
Sur le coup de 7h30, un dernier tour de clé était donné et, avec le coffre de l’auto rempli à rebord, nous quittions notre havre floridien pour débuter notre migration nordique. C’était venteux et les nuages laissaient présager une matinée pluvieuse. Je ne sais pas pour Fort Myers mais en traversant Daytona Beach en fin de matinée, le ciel nous est tombé sur la tête, avec une pluie torrentielle où la visibilité se résumait à 500 pieds tout au plus.
Mis à part cet épisode éphémère, le soleil a été notre compagnon de route jusqu’à la tombée de la nuit. Après 1 200 kilomètres d’une circulation fluide, c’est au Holiday Inn de Lumberton en Caroline du Nord, que nous passons la nuit. Tôt demain matin, nous continuons notre périple en espérant passer la prochaine nuit au Lake George, état de New York.
Petites note au carnet de voyage, on a vu quelques VR en panne sur le côté de la route. Pannes mineures ou majeures, je ne saurais dire, si ce n’est qu’à chaque fois, le souvenir de nos pannes du passé refait surface. Il faut dire aussi que beaucoup sont téméraires et n’hésitent pas rouler à plus de 115 km/h sur de longues distances et on l’a constaté à maintes reprises. Ça n’arrange rien. Autre constatation, les stationnements des Walmart et FlyingJ sont toujours bondés de snowbirds dès… 15 heures, alors que les chevreuils appellent à la prudence le long des routes de la Caroline du sud, vers le nord. On en a croisé. Finalement, côté nourriture, on vous refile d’éviter le restaurant Olive Garden de Florence (Sortie 160A) en Caroline du Sud. À déconseiller, très ordinaire et même décevant pour le prix ! Mais ça demeure une question de goûts et de choix.
Un dernier mot sur mon papa. D’abord, je tiens à remercier tous ceux et celles qui sont allés de leurs encouragements et support, par les commentaires sur le blogue, facebook et en personne. Vous n’avez pas idée comme c’est réconfortant. Lorsque je verrai mon père, je lui en glisserai un mot. Présentement, sa condition est stable et il est toujours sous surveillance à l’hôpital. Il doit se ménager. Son moral est bon et il est conscient. Il fait la conversation, même s’il est confus à l’occasion. On prend ça un jour à la fois. Aujourd’hui, son jour d’anniversaire il a eu droit à un gâteau de circonstance et il était très heureux de cette délicate attention.
Même si ta situation n’est pas celle que j’aurais espérée, je veux te souhaiter un beau 85e anniversaire de naissance. Tu as toute ma reconnaissance, ma gratitude et mon amour.
Que cette journée soit belle et remplie d’agréables surprises. Je serai bientôt là afin de partager un peu de ton précieux temps.
Comment arriver avec une citation différente, alors que le peuple de colonisés a décidé qu’un purgatoire de 18 mois était suffisant pour reporter au pouvoir un parti de corrompus, et majoritaire de surcroît. L’ère Charest est de nouveau au pouvoir, avec toute la latitude pour continuer son œuvre de collusion.
Les québécois ont la mémoire courte et ils réaliseront assez vite dans quoi nous seront dorénavant plongés. Legault a prêché dans le désert en offrant une alternative, un renouveau, pendant que Marois promettait de protéger le français et la laïcité dans la fonction publique. Le Québec est vraiment une société distincte, une société sans souvenirs qui fait fi de son histoire de conquis. Les libéraux devraient dès maintenant, faire disparaître cette phrase vide de sens, sur les plaques d’immatriculations pour la remplacer par Un peuple amnésique. Il fallait les voir agiter le fleur-de-lys et l’unifolié. Rapidement, il vont signer la constitution canadienne
C’est le monde à l’envers avec probablement un ministre de la santé vire-capot de 400 livres, qui crachait, il y a à peine 18 mois, sur le parti qui vient de lui donner un poste à l’Assemblée nationale. Dès les prochaines semaines, les foulards et turbans vont revenir à la mode et l’assimilation de la langue va connaître un regain de vie. Non ! Ce soir, je n’ai absolument aucune fierté d’être québécois parce qu’on vient de faire 10 pas en arrière. On a le gouvernement qu’on mérite. La Commission Charbonneau va nous le rappeler dès demain.
Avez-vous visionné le vox-pop de Guy Nantel qui circule depuis quelques jours sur facebook ? Pathétique de constater l’ignorance totale des citoyens. Pitoyable comment ils sont ignares des gens qui gouvernent le Québec. Et ce sont ces personnes qui votent… Il ne faut donc se surprendre de rien.
On ne contrôle pas sa destinée et encore moins celle des autres. Présentement, nous vivons une situation émotive qui nous oblige à lever les voiles et rentrer précipitamment chez-nous.
Depuis quelques jours, mon père, qui atteindra son 85e printemps ce mardi, est hospitalisé, gravement malade et le diagnostic des médecins est sans équivoque; le cœur, usé, fait des siennes, arrivant difficilement à accomplir sa tâche, devant des artères bouchées, inopérables. On ne veut pas évoquer le pire mais on s’y prépare contre notre gré.
Alors, on rentre au Québec pour espérer vivre encore quelques instants en sa compagnie. Au moment d’écrire ces lignes, il est toujours lucide, entouré, et reçoit des soins exceptionnels. Mon père c’est un battant et je sais qu’il s’accroche avec l’énergie du désespoir.
De mon côté, le fait de vous confier la peine qui m’assaille via ce blogue, me permet de canaliser mes émotions. Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir et c’est à cette mince consolation que je veux m’accrocher. Quelques fois, il m’est plus facile de m’exprimer par l’écriture à cause de cette boule dans la gorge qui m’étouffe. Je suis de cette maudite génération qui refoule et qui ravale ses pleurs.
Nous quittons mardi matin à l’aube et jeudi après-midi, nous devrions être avec nos proches. D’ici là, je vous laisserai des nouvelles ici.