En février 2011, alors que le réseau de télévision TVA célébrait ses 50 années d’existence, j’avais rédigé un article sur ce blogue afin de souligner l’événement et féliciter ses artisans pour les nombreuses années de souvenirs qui m’étaient revenus en tête. Lors de l’ouverture du canal 10 CFTM-TV en février 1961, j’avais 10 ans. J’ai donc grandi avec cette station, devenue TVA il y a plusieurs années.
L’autre jour, un lecteur a laissé un commentaire sur l’article en question, demandant quelle était la première émission à être diffusée en couleur, à Télé-Métropole. Bonne question, donc je ne pouvais donner une réponse. L’idée m’est alors venue de la chercher afin, à mon tour, de publier le résultat. L’émission était Télé-Métro, un talk show de début de soirée dont Jacques Desbaillets et Claude Séguin furent les premiers animateurs.
Mais pour trouver cette réponse, le Web m’a été très utile. Je suis tombé sur le site Aux mille passions, qui offre des documents d’archives de Télé-Métropole, le Canal 10 de l’époque. Je me suis plongé dans pleins de documents relatant cette belle histoire d’amour entre les téléspectateurs et cette station de télévision populaire, de l’époque de la révolution tranquille. Deux heures de pur plaisir qui m’ont encore rappelé de très beaux souvenirs et que j’aurais pu prolonger plus longtemps. Le site contient d’excellents extraits des bâtisseurs qui ont participé au succès de cette télévision.
Si le cœur vous en dit, je vous invite à y faire un tour en cliquant ce lien, ou plein d’autres sur la toile. Vous en aurez la nostalgie et les images vous remémoreront des souvenirs inoubliables, dont certaines émissions que vous avez probablement oublié. Il y a deux pages de photos, de liens et d’extraits vidéos qui vous feront revivre votre jeunesse pour des heures. En 1996, TVA avait présenté une soirée au petit écran, afin de souligner leurs 35 ans. J’ai revu avec plaisir, des visages qui ont meublés une bonne partie de ma vie. Ça vaut le détour.
Déjà neuf ans ! Comme le temps passe. Le petit garçon que tu étais, grandi à travers des expériences de la vie et n’aime toujours pas le chocolat. L’école, le sport, la technologie, à cet âge, tout semble facile et le tiroir de la mémoire peut en prendre et assimiler toutes tes découvertes. Mais, laissons les grands mots pour aller à l’essentiel.
C’est aujourd’hui ton anniversaire Pierre-Olivier, et c’est en même temps le temps de t’éclater, de fêter et d’avoir beaucoup de plaisir avec ta sœur, parents et amis. C’est aussi la période des surprises et ta grand-mère Loulou et moi t’en souhaitons beaucoup. En plus de tout l’amour qu’on te porte un seul mot nous vient en tête; fierté. Tu es tout ce qu’on peut demander de mieux pour un petit-fils.
Bon anniversaire mon grand bonhomme, et que tes souhaits se réalisent. XXX
Une partie de la dernière semaine sera définitivement classée sous « à oublier ». Ce n’est certainement pas la température qui est en cause, mais une bonne partie du reste qui s’est passé tout croche.
Premièrement, l’entrée principale en ciment que j’ai repeint il y a à peine un mois, doit être décapée au complet. De grandes plaques de peinture n’ont pas adhéré à l’ancienne, ce qui a eu pour effet de décoller à la moindre pression. Même la béquille de mon vélo laissait une marque. Les pneus laissent de longues traces noires. Bref, de la vraie merde. En désespoir de cause, c’est la corvée du décapage total qui s’amorce cette semaine.
Deuxièmement, au golf, ma dernière ronde fut plutôt décevante. Rien ne fonctionnait. Des roulés qui s’arrêtent à moins d’un pouce de la coupe, des balles à l’eau, des coups de départ manqués… Il paraît que ça arrive. Mettons que ça tombait bien mal.
Ensuite, le billard. Rien pour écrire à sa mère. Je me suis inscrit dans un tournoi maison et j’ai débuté mes rencontres avec mes onze adversaires. Au total, je devrai disputer 33 matchs d’ici au 1er mars. Mes quinze premiers se sont soldés par 3 victoires et 12 défaites. Je ne sais vraiment pas ce que je fais là. Le calibre est assez relevé cette année. Pas étonnant qu’il y ait moins d’inscriptions que par le passé.
Mais comme le dit l’adage «Après la pluie, le beau temps», c’est autour du buffet chinois que nous nous sommes retrouvée, hier soir, pour souligner le départ de Solanges, la mère de Benoît, Mario et Johanne, qui retourne au froid cinglant du Québec. Toute bonne chose à une fin, et son tour était arrivé. Avec ses valises gonflées à bloc et à en fendre les fermetures éclair, elle prenait l’avion dimanche. Au retour du souper, j’ai sorti le clavier, chez Benoît, pour faire un petit trois heures de musique auquel tous les invités ont chantés en cœurs les airs connus. Ça c’était positif ! Enfin quelque chose d’encourageant, dans cette semaine à oublier
définitivement. J’ai aussi une primeur pour vous, à vous faire tomber en bas de votre chaise; Louise à goûté à une bibite ! Oui oui, elle s’est aventurée, de son plein gré, à essayer des pattes de crabes. Vous avez bien lu ! Ses impressions ? Ce sera la seule fois. Ouach ! En tout cas, Louiselle l’a trouvé très drôle.
Pour le reste, c’est la routine. Une couple de nuits fraîches, pour ne pas dire froides, mais qui permettent de dormir bien emmitouflés. On a aussi goûté à la pluie mercredi en matinée, et des mercures très confortables en après-midi. Comparé à nos compatriotes restés en territoire nordique, on n’a vraiment pas à se plaindre. D’ailleurs, pour vous faire apprécier le beau coucher de soleil qu’on peut apercevoir de notre solarium, la photo qui accompagne cet article en fait foi. Ah oui, pendant que j’y pense, Louise a atteint la barre psychologique des 100$, mais reste quand même déficitaire. C’est beaucoup mieux que sa performance de l’hiver dernier.
Je ne comprend pas TVA, dans le cadre de l’émission JE diffusée vendredi dernier, d’accorder autant d’importance à Marcel Pontbriand dont des allégations de gourou et de guérisseur, continuent de noircir les pages des journaux.
Après plusieurs semaines de recherches en plein désert de l’Arizona, afin d’obtenir une entrevue, il s’est enfin décidé à parler. Disons qu’il n’a pas dit grand chose, qu’il réfute toutes les allégations, doutant même de leur véracité. Avec son petit sourire fendant, il pue l’arnaqueur et répond toujours à une question par une autre question. Il se cache derrière ses avocats… Probablement une autre menterie. L’entrevue, qui dure toute l’émission, se fait seulement dans un sens et est loin d’être crédible.
Justifiant son exil par une menace de la mafia, je n’en crois pas un seul mot. Pensez-vous que si JE a pu le retracer facilement, le crime organisé n’aurait pu en faire autant ? Permettez-moi d’en douter. Je pensais bien apprendre quelque chose de nouveau, mais ce ne fut pas le cas. Je suis plus porté à donner le crédit de la vérité à ses victimes. On verra bien ce que le tribunal lui réserve comme sentence dans un autre dossier auquel il fait face. Encore là, il s’en moquera comme tout le reste.
Il espère revenir au pays lorsque la poussière sera retombée. Encore de la bullshit. Qu’il reste dans son trou à rat parce qu’on a pas besoin d’une mascarade en pleine cour. C’est une perte de temps et d’argent pour les con… tribuables. Imaginez le coût de cette opération par TVA, pour aboutir à une confession bidon, faite par un homme qui a perdu toute crédibilité et qui se pavane en plein désert dans une arrogance la plus totale. La vie se chargera de régler ses comptes avec lui, le seul jugement qu’il ne pourra esquiver. En attendant, c’est une grosse farce qui ne mérite pas la présente couverture médiatique.
Après avoir creusé à une profondeur de 10 pieds l’an dernier à l’extérieur de Vancouver, les scientistes ont trouvé des traces de câble en cuivre datant de 100 ans. Ils sont venus à la conclusion que leurs ancêtres avait déjà un réseau téléphonique il y a plus de 100 ans de cela.
Pour ne pas être surpassé par Vancouver, la semaine suivante, un article dans le Toronto Sun indique que des archéologues ontariens avait creusé à une profondeur de 20 pieds quelque part proche de Trenton et qu’ils avaient découvert un câble de cuivre de 200 ans concluant que leurs ancêtres ont déjà eu une pointe avancé de réseau de téléphone 100 ans plutôt que Vancouver.
Une semaine plus tard, un journal de Chicoutimi, Québec, a rapporté ce qui suit :
« Après avoir creusé à environ 30 pieds de profondeur dans son pâturage dans la communauté de St-Ambroise, Guy Tremblay, un archéologue autodidacte a rapporté qu’il n’avait trouvé
absolument rien. Il a donc alors conclu qu’il y a 300 ans de cela, le Québec avait déjà un système téléphonique sans fil. »
Des choses comme ça rend une personne fière d’être un Québécois.
Quelle intensité, dans le premier épisode de cette deuxième saison de 19-2, la dramatique série de Radio-Canada sur le travail des policiers dans leur quotidien. On nous avait prévenu de la dureté des séquences de la fusillade dans une école secondaire, que j’ai trouvé saisissantes de réalisme. Le jeu des acteurs était à couper le souffle. La tension, le stress, les réactions spontanées m’ont particulièrement impressionnées au point où la fiction et la réalité se confondaient.
La mise en scène impeccable et le jeu des caméras ont permis de suivre l’action à hauteur d’homme. Ça illustrait parfaitement l’état d’angoisse et de quasi-panique des policiers confrontés à l’horreur. Même s’ils sont formés et préparés tant bien que mal à ce genre d’intervention, il n’en reste pas moins que les conséquences psychologiques sont profondes chez les intervenants de première ligne. Dans les derniers instants où le tireur fou est atteint mortellement par l’agent de police, on ressentait la pression énorme et la réaction des acteurs une fois l’événement sous contrôle; respiration haletante, tremblement, montée d’adrénaline, tout y était.
Félicitations à toute l’équipe qui a conçu cet épisode et surtout aux acteurs qui l’ont joué de façon magistrale. Rien ne sonnait faux et c’est tout à l’honneur de la distribution. Quoi dire également sur l’épilogue, alors que le policier, exténué, avoue que c’est le premier être humain qu’il abat, avant de craquer sur l’âge du tueur; 15 ans. Une séquence hautement émotive, silencieuse mais qui exprime tout, au point de changer toute une vie.
Finalement, même avec une mise en garde au téléspectateur concernant la violence des scènes, j’ai trouvé au contraire, qu’elles étaient crédibles et sobres tout en étant percutantes, sans en dévoiler toute l’horreur, contrairement à plusieurs films américains avec leur côté spectaculaire et sanguinaire.
Une réalisation de qualité ! Des comédiens et auteurs de talents ! Bravo !
Une semaine très chargée se termine à Pioneer Village. Quatre jours de festivités, avec terrasse beer garden, spectacles d’artistes locaux, danses, et salon d’artisanat. La grosse bière en fût de 16 onces, le système métrique n’existant toujours pas ici, se vend un mince dollar. Inutile de préciser que la place est bondée d’amateurs de houblon. Chaque midi, un dîner communautaire se tient dans la grande salle et la bouffe est offerte à des prix dérisoires. Rien pour crever un budget et c’est très couru. De nombreux tirages de prix de même que l’incontournable moitié-moitié, complètent la programmation. L’événement revient à chaque fin de janvier et se termine par une compétition hilarante d’habileté au volant de voiturettes de golf. Comme pour embellir l’événement, Dame nature était de notre bord avec plein de soleil et mes mercures qui dépassaient les 30°C.
On prend des nouvelles du Québec qui traverse péniblement janvier dans le froid intense. Mis à part la fraîcheur des dernières nuits, on ne peut pas dire qu’on en subit l’influence en journée, mais on a une belle pensée pour vos souffrances, les orteils bien enfouies dans le sable. Ça passe tellement vite que février commence déjà à se pointer le bout du nez. Avec le spring break qui approche à grand pas, les plages connaitront l’affluence des jeunes jusqu’à la fin mars. L’action ne manquera pas.
D’un côté plus personnel, j’ai recommencé mes randonnées de vélo avec mes sbires Marcel, Gilles et Benoît. Un petit 10-12 kilomètres chaque matinée pour se rendre à l’épicerie du coin pour valider nos loteries et acheter quelques carottes à l’intention des chevaux que je collationne au retour, dans un ranch. L’endroit attire d’ailleurs pas mal de curieux qui s’y arrêtent pour une toute autre raison; un couple d’aigles, affairé à s’occuper de leur progéniture, née récemment. En fait, c’est tellement populaire que le propriétaire du terrain a fait installer une caméra infrarouge tout en haut de l’arbre et qui diffuse en direct et en continu, l’activité au nid. Voici d’ailleurs le lien, si vous voulez y jeter un coup d’œil, avant que les petits ne quittent le nid. C’est la folie furieuse ici. Une horde de photographes, équipés de lentilles énormes, scrutent patiemment la scène pour ne rien manquer du spectacle que leur réserve leur première envolée, pour ainsi réaliser le cliché le plus spectaculaire.
Finalement, la fin de semaine s’est terminée au restaurant Applebee’s, pour l’anniversaire du beau-frère Jean-Guy, ou Boum-Boum, pour les intimes. Nous étions 17 à célébrer son 65e anniversaire. Et oui, il est maintenant retraité fédéral. Il n’a pas encore reçu sa carte de «vieux» ni son premier versement, mais ça ne saurait tarder. De plus en plus de gris orne sa chevelure même s’il se dit en pleine forme. Là-dessus je dois avouer qu’il a raison. Cependant je le mets en garde, parce qu’atteindre cet âge avancé, ça prédispose à la marchette, aux couches et au manger mou. Par contre, comme vous pouvez le constater sur cette photo, accompagné de Francine et «Fluffy» notre serveur, il est loin d’être rendu là.
Un salon des VR se déroule présentement dans la région, et comme chaque année, nous y avons fait un saut ce dernier jeudi, pour voir les nouveautés et les grandes tendances de l’industrie du VR. Si je n’ai pu constater de substantiels changements majeurs, les grosses autocaravanes ont cependant attirées mon attention. L’extravagance n’a plus de limite et on est loin de l’essence même du camping. Ici on parle assurément de super-caravaning pour gens riches et célèbres.
Excluant les Prévost qui dépassent largement le million de dollars, le prix des autocaravanes de luxes dépasse facilement le demi-million de beaux billets. Le tape à l’œil n’a plus de limite autre que le portefeuille de son propriétaire. De véritables condos luxueux sur lesquels on a ajouté trois essieux et un moteur. Le marbre est omniprésent, la céramique et le corian également. Certains possèdent une vrais salle de lavage et tous les électroménagers imaginables, incluant lave-vaisselle et cuisinière à induction. On a aussi poussé l’exercice plus loin, en ajoutant un coffre-fort dans un des murs pour éviter de se promener avec le gros magot dans ses goussets. Ais-je besoin d’ajouter que le manuel du propriétaire fait deux pouces d’épaisseur.
Les salles de bain sont somptueuses avec leur douche complètement vitrée et robinetterie digne des grands hôtels. Certains palaces sur roues, de plus de 40 pieds, possèdent même une toilette supplémentaire. Les plafonds sertis de luminaires suspendus et encastrés sont agencées aves les petites veilleuses de plancher qui donne un cachet particulier à l’ensemble. Téléviseurs grands formats encastrés,
cinéma maison, gadgets électroniques de toute sorte, l’imagination des constructeur est sans limite. Certaines unités dissimulent une puissante génératrice diésel de 8kw, insérée dans le devant de l’autocaravane, qui s’ouvre comme un immense tiroir. Je vous fait grâce de tous les auvents entièrement électriques ainsi que des garages sous le véhicules qui peut accueillir une voiture sport.
Le camping, par définition, c’est la vie en plein air, la symbiose avec la nature. Les découvertes de nouveaux endroits pittoresques et la liberté de voyager dans ses affaires, sans valises. Quand on voit des autocaravanes aussi luxueuses, on se trouve aux antipodes de la simple tente. Tout ce luxe superficiel n’a qu’un but; étaler sa richesse et dévoiler son statut social. Je veux bien admettre qu’en camping, on se doit d’avoir un certain confort, dès qu’on avance en âge, mais est-ce nécessaire de le faire dans un environnement qui tient plus du château que de la simple caravane ? Il en faut pour tous les goûts me direz-vous et vous avez parfaitement raison. Cependant, il me semble que l’investissement n’en vaut pas le coup seulement au chapitre de la dépréciation. C’est assez paradoxal quand on nous dit que les gens riches sont très près de leur fortune, alors…
Et il s’en vend ! Plusieurs acheteurs potentiels discutaient sérieusement avec des vendeurs pendant notre visite. J’ai lu aussi quelque part qu’un jour, un couple s’était porté acquéreur d’une autocaravane de 1,5 millions de dollars, décorée et aménagée selon leurs besoins pour faire une seule sortie. Au retour, constatant que le manufacturier avait produit un nouveau modèle plus luxueux, ils se sont départis de leur salon roulant pour acheter la nouveauté toute aussi agencée selon leurs critères. Rendus là, c’est la démesure dans sa plus simple expression; une absurdité pendant que d’autres crèvent de faim.
Et pourquoi les pauvres comme nous allons visiter ces paquebots sur roues ? Par curiosité et aussi parce que le rêve, tout en étant permis, ne coûte rien.
La saison des tournois de pétanque a pris son envol ce lundi, ici à Pioneer Village. Vingt-huit équipes se sont disputées les honneurs sous un beau soleil et par une température de 26°C. Sur le coup de midi, le lieu de compétition était bondé de chaises au point où les coins ombragés disponibles se faisaient rares. L’enthousiasme était à son comble pour ce premier événement d’une série de quatre, dont le succès ne se dément pas. Le beau de l’affaire est qu’au terme de la compétition, c’est aux hotdogs que tout le monde se régale dans la bonne humeur.
Après trois heures de luttes acharnées, dans une ambiance de camaraderie il va s’en dire, les jeux étaient faits. Deux équipes ont terminé ex-aequo en seconde position et, pour la remise des médailles, il a fallu déterminer par tirage au sort, les médaillés d’argent et de bronze. Ainsi donc, voici les résultats;
Deuxième position – Médaillés de bronze : Léonilla Duguay, Christian East et le capitaine Jean-Guy Claude
Deuxième position – Médaillés d’argent : Claudette Lacasse, Alain Cloutier et le capitaine Jacques Gagné
Première position – Médaillés d’or : Francine Gagnon, Rénald Bonenfant et le capitaine Claude Courval (photo)
Encore une fois, ce fut une réussite totale. Le triumvirat composé de Charles, Michel et Rosaire a accompli un travail admirable avec toute l’équipe de bénévoles dont le dévouement est indispensable et de haute qualité. Ces tournois sont très courus et on peut constater le sérieux que les participants y mettent, par leurs présences aux pratiques d’avant-tournoi. Cette année il est presque coutume de voir une bonne quarantaine ou même cinquantaine d’adeptes se mesurer chaque soir de semaine, dans des parties amicales. C’est tout à l’honneur de notre Jean Rafa national, Charles Morier.
Pour visionner l’album photo, vous n’avez qu’a cliquer sur ce lien. La photo qui suit vous présente l’équipe d’organisateurs et de bénévoles.
Déjà trois ans que tu nous as quittés, par cette journée froide de janvier. Tu es toujours présente dans nos cœurs. Tu nous manques et ton souvenir ne nous quitte jamais.
Veille sur nous de ton petit nuage, accompagnée de ceux et celles qui t’ont rejoint. Nous t’aimons très fort.
Ceux que nous avons aimés et que nous avons perdus ne sont pas où ils étaient mais ils sont partout où nous sommes.
La langue française a perdu un autre de ses éminents ambassadeurs; Monsieur Richard Garneau (1930-2013). Parti à 82 ans, il a été, à l’instar de feu René Lecavalier, un de ceux qui a le plus fait pour le français parlé. À l’heure ou les anglicismes prennent de plus en plus de place dans le monde du sport, son discours et ses descriptions faisaient agréablement contrastes et étaient toujours impeccables.
Passionné de sport et surtout d’athlétisme, il a fait l’unanimité partout où il a travaillé. Rendu à cet âge vénérable, il caressait encore le souhait de décrire les prochains Jeux Olympiques d’hiver de 2014 à Sotchi en Russie. La Grande Faucheuse en aura décidé autrement. Merci pour l’héritage du langage que vous laissez, en espérant qu’il saura traverser les générations pour la survie de cette belle langue française. À nous maintenant de porter le flambeau.
Une nouvelle étoile est née au pays des gougounes; Johanne Lemieux. Ce joli petit bout de femme, à l’aube de la cinquantaine, a le don de captiver l’attention avec ses histoires du bout du monde. Depuis neuf ans, elle travaille dans le grand nord, à Iqaluit au Nunavut en pleine Terre de Baffin, là ou les maringouins sont facilement visibles avec leurs habits de motoneige et leurs lunettes de ski. Pour ceux qui connaissent un peu leur géographie, c’est dans la baie de Frobisher. Un coin perdu chez les Inuits où il en coûte les yeux de la tête pour vivre. Pour éclairer mon propos, disons qu’un simple Club sandwich coûte 24$ et qu’un quatre litres d’eau distillée, plus de 20$, l’espérance de vie est en moyenne de 25 ans et ses habitants, pour la plupart édentés, se nourrissent de phoques crus.
L’écouter raconter son quotidien est captivant et on ne se lasse pas de l’entendre. C’est notre «Fred Pellerin» à nous. Verbeuse comme pas une, on n’a même pas le temps de poser une question qu’elle est déjà repartie dans ses souvenirs qui défilent en coup de vent. Hier soir, au retour d’un souper avec des amis, elle a défilé anecdotes et récits en rafale, au point où le temps filait sans qu’on s’en aperçoive. Elle a une belle façon de raconter, mimant les gestes et passant de l’anglais au français au point où on peux facilement imaginer la scène. Un talent indéniable de raconteur qui pourrait remplir quelques bouquins sans problème, selon ses dires.
Par ailleurs, la semaine dernière nous a fait revivre quelques nuits froides. C’est indéniable, lorsqu’on gèle au Québec, on en ressent les effets ici. On ne se plaint pas trop, puisqu’en janvier, le phénomène est assez prévisible. Exceptionnellement cependant, cet hiver, janvier est plus chaud qu’à l’accoutumé. On regarde les bulletins météo du Québec et on se console de ne pas vivre les mêmes intempéries. À Pioneer Village, les terrains vacants se font de plus en plus rares. Plein de nouveaux visages participent aux activités, notamment au Shuffleboard et à la pétanque. Les nouveaux snowbirds perpétuent le cycle des migrations. Les plus vieux quittent et les plus jeunes s’amènent. C’est un peu beaucoup ça la Floride en hiver, on ne s’en lasse jamais.
Pour ceux et celles qui suivent ce blogue, disons qu’au chapitre des potins, les gains de Louise au bingo, stagnent à 94$ mais elle persévère. Quant à mon golf, il se porte de mieux en mieux avec un 82 à ma dernière sortie. C’est sur une normale 61 mais c’est un pointage qui me satisfait après ces quinze années d’absence sur les allées verdoyantes. Carole et Marcel se plaisent bien et ce dernier ne rate pas une occasion d’enfourcher son vélo. On l’a finalement intronisé lui aussi aux sport extrême qu’est la pétanque et, pour la bagatelle somme de 8$, il a pu se procurer un ensemble de boules, avec cordon aimanté pour cueillir ses boules au sol sans se pencher, le tout dans un pratique sac de transport; l’aubaine du siècle quoi ! Il vient de vivre son premier tournoi, à son grand plaisir.
On est loin de l’Halloween mais qu’à cela ne tienne, j’ai commencé à me déguiser en patate de sofa pour écouter le hockey. Il fallait nous voir samedi dernier, Benoît, Marcel et moi, bien campés devant le téléviseur de 50 pouces et équipés de nos sacs de cochonneries, à discuter et faire les gérants d’estrades. Ah, la belle vie. Je commençais royalement à m’ennuyer de ces belles soirées. Maintenant que nos Glorieux ont repris leur place sur la grille horaire, le reste de l’hiver sera beaucoup plus agréable. Et si mon espion fait bien son travail, on ira voir les Canadiens à Tampa Bay dans un fauteuil de qualité, à raz la glace comme on dit en bon québécois. Malheureusement je ne peux dévoiler le nom de mon espion mais disons qu’il est bien branché.