Salmigondis

Cigarettes1Fin de la vente de cigarettes
Quelle belle décision de la grande chaîne de pharmacies CVS aux États-Unis, de cesser la vente de cigarettes dans ses 7 600 succursales. Je me suis toujours demandé pourquoi, une pharmacie qui est sensée offrir des remèdes où des produits axés sur la santé, vendait des cigarettes ou tout autre produits du tabac. Quand on connaît les ravages de la cigarette dans notre société et surtout chez les jeunes qui la composent, c’est normal, voire même primordial, qu’une décision de la sorte s’impose. Bravo à CVS et c’est à souhaiter que cette décision soit imitée à grande échelle.

Garanties prolongéesRecours collectif accepté, contre les garanties prolongées
Après deux refus de la Cour supérieure, en 2011 et 2012, d’un recours collectif contre les garanties prolongées des détaillants de meubles et produits électroniques au Québec, voilà que la Cour d’appel en a autorisée le recours hier matin. Une première victoire pour contrer ces coûts cachés hypocritement pour augmenter les profits des marchands. Je dis hypocritement parce que l’existence de ces garanties prolongées n’est dévoilée qu’au moment de passer à la caisse, après s’être entendu sur un prix de vente. Soudainement, le bien devient moins attrayant selon le vendeur, qui déballe sa panoplies de problèmes qui pourraient survenir au produit qu’il vient de vous vanter à tour de bras. Heureusement, au Québec, une garantie légale de qualité en vertu du Code civil et de la Loi sur la protection du consommateur existe pour faire en sorte de protéger les acheteurs, en stipulant qu’un bien doit pouvoir servir à l’usage qu’il est destiné pour une durée raisonnable. Si celle-ci n’est pas définie, la jurisprudence démontre que les consommateurs en sortent majoritairement vainqueurs lorsqu’ils désirent contester. C’est simple; au Québec, une garantie prolongée, c’est toujours NON !

Sotchi 2014Sotchi 2014
La grande famille olympique entreprend dans quelques heures ses Jeux à Sotchi en Russie. Les premières images diffusées un peu partout dans les médias et sur les réseaux sociaux, ne sont pas très éloquentes. In y voit une Russie qui ressemble à un pays du tiers monde, ravagée, sale et très peu invitante. Donnons-lui la chance de nous montrer ses plus beaux atours, mais disons que c’est assez mal parti. Enfin on verra ! À ce propos, avez-vous lu l’article de Richard Martineau, aujourd’hui dans le Journal de Montréal ? Du bonbon ! Je partage son analyse des présents jeux et je vous invite à y jeter un coup d’œil.

Alors que l’esprit olympique met en évidence les athlètes amateurs du monde entier, on y verra nos hockeyeurs professionnels millionnaires se disputer les médailles dans cette discipline. Même si le spectacle sera relevé, j’ai toujours été contre le fait que des professionnels soient de ces compétitions. Ils n’ont pas d’affaire-là, point à la ligne ! On chuchote que ce sera leur dernière présence aux Jeux et je souhaite que ce soit le cas. Avec le talent qu’on a au Canada, nous sommes sûrement capables d’avoir notre équipe de hockey nationale avec des joueurs amateurs et respecter le rêve olympique.

Dix ans déjà

Photo scolaire 2013 PO2Déjà dix ans que tu arrivais pour embellir notre vie. Un beau petit garçon plein de vie et toujours souriant qui grandit, passant de l’enfance à la préadolescence et tout ça en une petite journée. Comme le temps passe…

Avec plein de soleil dans nos cœurs, grand-maman et grand-papa te souhaite le plus beau des anniversaires. Amuse-toi, c’est ta journée ! Qu’elle soit remplie de joies, d’amour, de rires et de belles surprises.

Rappelle-toi toujours que notre amour est immense et pour des grands-parents, c’est un bonheur sans fin et inconditionnel. On t’embrasse très fort et avec le plus gros des câlins.

Bon anniversaire champion !

C’est sur le terrain que ça se joue

Super Bowl 2014Je ne suis pas un amateur de football de la NFL et loin d’en être connaisseur. Cependant, la Ligue Canadienne m’intéresse plus. Mais bon, c’est mon choix et hier, comme des millions de téléspectateurs attentifs, autour de la planète, j’ai regardé le match à sens unique du Super Bowl XLVIII, opposant les Broncos de Denver et les Seahawks de Seattle, que ces derniers ont remportés 43-8. Toute une dégelée ! De parfaits orphelins du repêchage ont donné une leçon de football à Peyton Manning et ses coéquipiers par cinq touchés convertis. Les Broncos n’étaient pas dans le coup !

Dès 17 heures, j’étais face à mon téléviseur pour écouter les analyses des forces en présence par les «experts» en la matière et essayer d’en apprendre un peu plus pour me faire une idée et choisir mes favoris. Comme j’ai toujours un faible pour les négligés, mon choix s’est porté sur les Seahawks, d’autant plus que Monsieur Manning n’est pas très efficace par temps froid, à ce qu’on dit. Les connaisseurs de ce jeu de stratégies y allaient majoritairement de prédictions d’une partie très serrée avec un différentiel d’au plus 3 points. Dès les premières secondes du match, les Broncos ont été victimes d’un touché de sûreté, suite à une remise erronée à la ligne de mêlée et le ton était donné ! La meilleure défensive a triomphé sur la meilleure attaque.

Force est d’admettre qu’on aura beau y aller de savantes analyses, il y aura toujours des impondérables pour tout bousiller et que la partie se joue sur le terrain. Une seule rencontre ne laisse pas de place à l’erreur et on en a eu la preuve une fois de plus. Malgré tout j’ai apprécié le spectacle en pensant aux parieurs qui ont osé mettre quelques dollars sur les Seahawks par une aussi écrasante marge… Ils ont fait fortune !

Janvier est disparu sous la pluie

Pluie6Enfin, janvier est déjà du passé et on ne va certainement pas le regretter. Un mois maussade, dans son ensemble, avec ses épisodes froids, presque glacials, et sa fin pluvieuse à souhait, laissant les champs inondés depuis trois jours. Seul côté positif, les végétaux sont tellement gorgés d’eau, qu’on mettra du temps avant de les arroser de nouveau. Michel, un ancien compagnon de travail, et sa conjointe Johanne sont arrêtés nous voir ce mercredi, de passage dans les environs. Après un dîner à la pizza, nous leur avons fait visiter le parc qui semble leur avoir plu. Ils ont des projets de devenir snowbirds eux aussi. Pourquoi pas ? Une fois qu’on y a goûté, c’est contagieux !

Malheureusement, les visiteurs qui se sont pointés à Pioneer Village en janvier, ne l’ont pas eu trop agréable durant leurs séjours. Même que les vêtements chauds et longs étaient devenus monnaie courante. Un mois de janvier à oublier, contrairement à l’année dernière. Par contre, mars s’était avéré pluvieux et espérons qu’il en sera autrement. Il faut aussi ajouter que les états du nord des États-Unis, y goûtent cet hiver, avec leurs bordées de neige plus intenses que par le passé. On rapporte des chutes de neige aussi au sud qu’en Géorgie, phénomène assez inhabituel.

Hier, nous sommes allés faire un tour du côté d’Arcadia, une heure au nord-est d’où nous sommes, au Cross Creek RV Resort, pour saluer une dernière fois tante Claudette et oncle Roger qui retourne au Québec ce prochain lundi, après un séjour de trois semaines chez Diane et Marc. Ça passe tellement vite en agréable compagnie Chemin faisant, nous avons traversés quelques villages où la désolation était évidente. Surtout sous l’averse qui sévissait, on avait l’impression de traverser une communauté fantôme. Des maisons délabrées par la moisissure avec des balcons qui ne tiennent plus debout, des carcasses d’autos laissées à l’abandon comme si la vie s’était arrêtée depuis longtemps. Des commerces fermés et abandonnés ne sont plus que désolation et à travers tous ces vestiges, des gens y vivent. C’est une réalité qu’on voit souvent ici, à l’extérieur des grandes villes. La pauvreté côtoie l’opulence des enclaves et c’est assez paradoxal dans cette abondante terre d’Amérique.

Chaque fois que j’observe ces paysages, ça me rappelle les petites visites au casino d’Immokalee près de Fort Myers. Une bourgade pauvre et délabrée, comme dans les films où on voit des groupuscules de noirs discuter de tout et de rien puis, quelques mètres plus loin, déboucher sur les terrains du casino, avec ses bagnoles de luxe et le fric des parieurs qui nourrit sans cesse les gobeuses machine à sous et les tables de poker qui promettent la richesse. Deux mondes bien différents de par leur réalité.

Pour revenir au Cross Creek RV Resort, c’est un oasis de verdure qui offre plus de 500 emplacements pour véhicules récréatifs et maisons de parc, d’une propreté impeccable. La clientèle québécoise de snowbirds y passe l’hiver, comme chez-nous à Pioneer Village, dans un environnement de détente et d’activités de toutes sortes. C’était notre deuxième visite à cet endroit en trois ans où Diane et Marc en sont à leur 14e saison. Nous sommes revenus en fin d’après-midi, sous la pluie pour faire changement. Vivement février… et ce n’est pas trop tôt !

Février c’est Linda qui compte les dodos en attendant de rejoindre son beau Benoît, dont elle s’ennuie jour après jour. C’est aussi Carole, Mario et Johanne qui partent le 8, pour une croisière de luxe, puis le beau-frère Gaston et Francine, la sœur de Louise, qui viennent nous visiter pour la dernière de février avec quelques rondes de golf à l’agenda. Du plaisir en perspective et de la matière à livrer pour le blogue, sans oublier l’anniversaire de notre petit-fils Pierre-Olivier qui célébrera ses 10 ans aussi tôt que le 4. Oui, bienvenu février !

Avoir le courage de ses opinions

SignatureSur l’Internet, on voit de tout; des injures, des insultes, de beaux textes, des analyses et des opinions. Il y en a pour tous les goûts. C’est tellement gros et incontrôlable que souvent, des gens se cachent sous des pseudonymes, ou sans oser signer les textes qu’ils produisent. C’est encore plus vrai dans les réseaux sociaux, et même pire, où se mêlent toutes sortes d’affirmations anonymes et très souvent erronées.

Au début de ma vie de blogueur, j’avais reçu par courriel, une histoire qui me semblait très crédible, vraisemblable et que j’ai publiée, malgré le fait qu’elle n’était pas signée. L’auteur n’ayant pas pris la peine, volontairement ou non, d’endosser son propos. Dans les minutes qui ont suivi ma publication, j’ai reçu un message privé et signé cette fois-ci, à l’effet que l’histoire était une pure légende urbaine et c’était la personne visée dans le texte qui me l’annonçait. Mon premier réflexe fut de la remercier et ensuite, de retirer  complètement mon article du blogue.

Régulièrement, on m’envoie des textes d’opinion, d’histoires supposées véridiques, ou loufoques. Dans ces textes, on affirme des choses, des chiffres ou des incitatifs qui quelquefois, frisent la dénonciation. Malheureusement, l’auteur ne se nomme pas, ou presque jamais. Il se cache anonymement derrière des organismes ou des compagnies crédibles pour donner plus de poids à ses écrits, qui frisent souvent la diffamation. Je n’embarque plus jamais dans ce genre d’histoire que je m’empresse de supprimer ipso facto !

Ces imposteurs profitent de ces missives sournoises, méchantes et mesquines pour cracher leur venin à la face du monde, sans avoir le courage de leurs opinions, refusant de s’engager, de se commettre, bref de signer ce qu’ils prétendent. C’est toujours la manière la plus facile et je ne l’endosse pas du tout. Je n’ai aucun problème à publier un texte de quelqu’un d’autre tout en prenant le soin et la délicatesse d’en mentionner la source. Je m’en fais toujours un devoir et surtout, j’assume entièrement mes écrits. Nous vivons dans un pays de droit, où les opinions divergentes sont partagées et façonnent l’opinion publique, alors autant en profiter légalement et de la bonne façon.

Adieu Cécile

2009-06-28 027AUne bien triste nouvelle d’apprendre le décès de Cécile Bonhomme, après une longue maladie. Épouse d’André Bonhomme, ils étaient des amis avec qui nous avons vécu d’agréables moments à travers nos escapades de camping et de caravaning. Ancienne infirmière, je me rappelle qu’elle m’avait prodigué les premiers soins, lors d’une escapade en Outaouais, alors que je m’étais éraflé le dessus de la tête en quittant une toilette portative, comme on en voit dans les foires et rassemblements de toutes sortes. Elle aimait rire et adorait ces sorties en camping. Elle nous laisse d’agréables souvenirs.

Gravement malade, elle s’est battue avec acharnement et durant quelques années. Dans son immense bonté, le Créateur l’a soulagé de ses souffrances en la rappelant à lui, hier matin. Dans les circonstances nous offrons, Louise et moi, nos plus sincères condoléances à André et sa famille et tout le courage pour traverser cette épreuve. Si ça peut aider à soulager leur peine, j’ajouterai cette pensée empreinte de sérénité et d’espoir.

Voici la fin de mes souffrances et le repos pour mon corps; voici venir la récompense par Dieu promise à mes efforts. Je vais là-bas parmi les anges, en oubliant mes vieux soucis, passer mon temps à sa louange, dire à Jésus sans fin merci. J’espère laisser derrière moi le souvenir qu’il vous faudra pour aimer la vie comme moi.

Adieu Cécile et merci pour tout.

On termine les activités par un rodéo !

2014-01-26 016AAu village cet après-midi, le rideau tombait sur l’édition 2014 des Pioneer Days, couronnée d’un vif succès. Sous un temps nuageux, présage d’une pluie qui n’est jamais venue, se tenaient les dernières activités prévues à l’horaire. Dîner aux hot-dogs à midi, suivi d’un spectacle mettant en vedette deux frères, champions de motos acrobatiques, dans une performance époustouflante où ils devaient grimper avec leurs machines, sur des structures de bois hautes de sept ou huit pieds, puis se jeter dans le vide pour atterrir sur la pelouse en parfait équilibre. Une discipline où les motos n’ont pas de selle et les pilotes ne doivent jamais poser les pieds par terre et demeurer en plein contrôle de leur monture.

Par la suite, les préposés au terrain s’activaient pour baliser la piste de rodéo. Un rodéo bien spécial et différent qu’avec des chevaux en ce sens qu’il implique des voiturettes de golf. Sans hésiter, j’ai inscrit mon bolide pour tenter ma chance et sauver la délégation francophone qui était passablement absente des compétitions. Je ne comprends vraiment pas ce peu d’enthousiasme de la part des compatriotes, avec le nombre de cow-boys du volant qu’on possède au Québec… Mais bon !

La première épreuve consistait a défiler le circuit le plus rapidement possible. Je considère que ma performance fut honorable, même si j’ai raté la dernière courbe, ce qui m’a pénalisé. La seconde compétitions consistait à refaire le même parcours, mais en marche arrière. Encore là, j’y suis allé d’une performance honnête tout 2014-01-26 069en ne ratant pas la dernière courbe cette fois-ci. Cependant, ce ne fut pas suffisant pour espérer aboutir dans le cercle des vainqueurs.

Finalement, pour l’épreuve ultime, il me fallait un coéquipier et mon choix s’est porté sur mon ami Benoît, ex-joueur de hockey et de ballon-balai. J’avais vu juste sans le savoir, puisque le défi consistait pour moi à conduire sur le tracé, pendant que Benoît, assis à ma droite, devait pousser un ballon avec un grand balai. On s’en est agréablement bien sortis avec un parcours presque parfait, mais un peu lent pour décrocher la victoire. Sous les applaudissements d’une foule en délire, Benoît y allait de son plus beau sourire pour remercier les nombreux spectateurs présents. Comme première expérience, ce fut très agréable et on sera de nouveau des concurrents féroces l’an prochain. Vous pourrez voir les photos dans l’album souvenir, en marge droite du blogue, dès demain.

2014-01-26 072AEn soirée, au Millers Ale House de Fort Myers, c’est autour d’une bonne table que Francine nous avait conviés pour célébrer l’anniversaire de Jean-Guy, qui vit maintenant au crochet du gouvernement fédéral depuis un an. Pour vous présenter ses «zamis», voici de gauche à droite, rangée du haut; Johanne, Louise, Roseline, Francine, Carole, l’autre Carole et Estelle. Assis, toujours dans le même ordre; Benoît, Mario, Jean-Guy, Marcel, Jean-Eudes et Gervais. Et moi ? Je tenais la caméra !

L’impuissante fatalité

Tragédie Isle-VerteAprès Lac-Mégantic, une autre catastrophe en six mois, vient décimer une petite communauté tissée serrée. La tragédie de L’Isle-Verte vient, une fois de plus, démontrer notre impuissance face à la fatalité. Il y en a toujours eu et malheureusement, il y en aura d’autres. On aura beau prendre toutes les précautions inimaginables, rien n’y fera et on ne peut tout prévoir. Quoi faire devant la vulnérabilité de nos aînés ? Probablement que l’enquête qui s’en suivra apportera quelques réponses mais en bout de ligne notre implacable destin aura le dernier mot.

Au-delà du drame humain qui secoue tout le Québec, on peut quand même s’interroger et essayer de trouver des améliorations qui pourraient faire la différence. Richard Martineau, ce matin dans son billet, expose brutalement notre comportement à prioriser nos actions dans la vie de tous les jours. Principalement l’argent, lorsque vient le moment d’agir. Tout a son prix, qu’on n’est pas nécessairement prêt à payer, se disant que ces drames-là n’arrivent qu’aux autres. Je partage entièrement son analyse.

Tout a été dit depuis ce mercredi apocalyptique. Comme tout le monde, je dévorais les commentaires et les opinions diffusés partout et il y en a un, plein de sens à mon humble avis, qui est venu me chercher et qui m’a fait prendre conscience qu’il était possible de réorganiser l’assignation des locataires selon leur mobilité. C’est un fait qu’avec l’âge la mobilité soit affectée. L’intervenante qui œuvrait dans ce milieu, faisait le constat que souvent, les personnes ayant des problèmes de mobilité graves, étaient logées aux étages de ces résidences et qu’en cas d’incendie, il était très difficile de secourir ces personnes. Selon elle, on devrait obligatoirement déplacer ces gens pour les reloger au rez-de-chaussée. L’évacuation en cas de sinistre, devient moins problématique. J’ai trouvé l’idée simple et extrêmement brillante.

On n’a qu’à regarder autour de nous dans le centres commerciaux, les cliniques et la plupart des centre de services aux citoyens, pour voir des espaces de stationnement aménagées tout près de la porte d’entrée afin de réduire au maximum le déplacement des personnes à mobilité réduite, de minimiser les entraves à leur mobilité. On devrait faire la même chose pour la localisation physique des aînés en résidence dès que leur mobilité devient défaillante. Je trouve que cette idée vaut la peine d’être étudiée.

Quand on sait que les premières minutes d’intervention dans d’un incendie, commandent l’évacuation massive des personnes prisonnières de l’élément destructeur, on mettrait plus de chance de notre côté en agissant de la sorte. Devant l’ampleur et la vitesse de propagation du brasier de L’Isle-Verte, peut-être que ça n’aurait pas fait de différence, mais si cette configuration aurait eu pour effet de sauver quelques vies, pourquoi pas ? Poser la question, c’est y répondre. La seule mince consolation dans cette tragédie, si consolation il y peut y avoir, est d’espérer que leurs souffrances n’aient été de très courte durée, ou totalement absentes.

La fête au village

2014-01-23 006Pioneer Village s’anime pour un weekend de festivités à l’occasion des Pioneer Days. Un événement très couru qui s’installe à la fin de janvier. Le beergarden prend vie avec ses tables et ses lumières pour célébrer dignement l’événement. Au fond de la terrasse, la roulotte de bière en fût à 1$, occupe la place pour satisfaire les assoiffés qui sont très nombreux à savourer le houblon bien glacé.

Quatre journées bien remplies avec des activités diverses; dîners hebdomadaires, danse orchestre et animation sur la terrasse, expositions, spectacles en soirée, encans chinois, artisanat et j’en passe, dans un tourbillon que les snowbirds avertis connaissent et apprécient. La fiesta quoi ! En plus, Dame nature semble collaborer quelque peu puisque le soleil est là. Cependant, les nuits continuent de friser le point de congélation et, refroidi par les vents du nord, le mercure stagne à 20°C en journée.

Hier soir nous assistions, Louise et moi, au spectacle de Steve Jeffris à la salle communautaire. Heureusement qu’Hélène et Charles se sont amenés parce que nous n’étions que quatre francophones dans une mer anglophone. Guitariste aguerri dans la musique country et folk, son spectacle teinté de pièces humoristiques, valait le détour. Seul bémol en ce qui nous concerne, il parlait tellement rapidement entre les chansons que quelques-unes de ses blagues étaient difficiles à saisir en terme d’expressions anglaises pas tellement familières pour nous. Mais bon, ce n’est qu’un détail mais ce fut deux bonnes heures de pur divertissement.

Demain soir, ce sera une soirée Karaoké et mon cœur balance entre le match des Canadiens contre les Red Wings, et cette activité qui devrait être assez olé olé. Je crois bien que je vais sacrifier un peu de hockey pour aller sniffer le talent en herbe. Peut-être découvrirons-nous de nouveaux artistes. Mais avant, la visite s’amène; tante Claudette et oncle Roger séjournent à Arcadia, tout près d’ici, et s’amènent avec Marc et Diane pour le dîner. Leur dernière visite remonte à l’hiver 2012, alors que nous étions dans notre caravane à sellette. On a bien hâte de les recevoir et leur faire visiter notre petit havre de paix.

Finalement, dimanche, place au golf cart rodeo. Une épreuve d’adresse pour voiturettes électriques de golf à travers un parcours sinueux. Le plus drôle de cette compétition amicale est le moment où ils doivent refaire le parcours en marche arrière; hilarant. Cette activité couronnera une fin de semaine échevelée et il sera temps de faire la sieste, quelques minutes, pour récupérer. C’est dur la vie de snowbird mais ça s’endure, comme dirait mon ami Clément !

Précisions de l’ACS sur le permis de conduire international

Permis conduire intlÉtant membre de l’Association canadienne des Snowbirds et en rapport avec les rumeurs à l’effet que les policiers de l’état de la Géorgie aux États-Unis exigent des étrangers de posséder un permis de conduire international, voici la lettre qu’ils m’ont fait parvenir hier à cet égard. On sait déjà de la Floride n’applique plus ce règlement. Si malgré tout, vous voulez posséder ce permis, il est disponible aux bureaux du CAA, moyennant une contribution annuelle.

Avis aux membres

À la fin 2013, l’ACS a transmis un courriel à ses membres du Québec à propos d’une loi de l’État de la Géorgie exigeant qu’un non-résident dont le permis de conduire n’est pas imprimé en anglais ait aussi en sa possession un permis de conduire international.

Bien qu’aucune personne – membre ou non de l’ACS – ne nous ait signalé avoir été mise à l’amende en vertu de cette loi, l’Association canadienne des « snowbirds » tente d’obtenir une dérogation pour les résidents du Québec. Nous avons écrit à tous les membres de l’Assemblée législative de la Géorgie afin d’organiser une rencontre pour en discuter.

D’ici à ce que les représentants de l’ACS ait trouvé une solution durable à ce problème, nous proposons de régler les frais de justice des cinq premiers membres qui auront reçu une contravention en Géorgie pour ne pas avoir eu en leur possession un permis de conduire international. Si vous recevez une contravention en Géorgie, contactez-nous immédiatement à csastaff@snowbirds.org ou au numéro sans frais 1-800-265-5132

Nous vous tiendrons à jour de nos efforts dans ce dossier.

Cordialement,

Bob Slack, président
James Leroux, directeur pour le Québec

L’Association canadienne des « snowbirds »

In Memoriam – Nicole Geoffrion – 4e anniversaire

NicoleDéjà quatre ans que tu nous as quittés, par cette journée froide de janvier. Tu es toujours présente dans nos cœurs. Tu nous manques et ton souvenir ne nous quitte jamais.

Veille sur nous de ton petit nuage, accompagnée de ceux et celles qui t’ont rejoint. Nous t’aimons très fort.

Ceux que nous avons aimés et que nous avons perdus ne sont pas où ils étaient mais ils sont partout où nous sommes.

Réussir l’impossible

Cesser de fumerNous sommes en pleine semaine de conscientisation au tabac. C’est la 37e édition de la Semaine pour un Québec sans tabac. Ajouter à ça, les statistiques alarmantes des cas de cancer des poumons, un tueur redoutable, l’envie de vous raconter ma victoire sur l’impossible objectif de cesser de fumer, ne pouvait mieux tomber.

Par un bel après-midi de 1964, j’avais treize ans et j’étais assis au centre de la banquette avant de la voiture familiale pour une balade du dimanche, lorsque mon père m’offrit ma première cigarette; une Players plain. Je la trouvais forte, mais l’orgueil m’empêchait de m’étouffer. Dès lors, le ti-cul que j’étais devenait un « homme ». J’entrais dans le monde des grands avec la bénédiction de mon père pour griller des cigarettes. C’était bien vu à l’époque et rares étaient ceux qui ne fumaient pas. J’ai fumé pendant vingt ans !

Au début des années 80, j’ai bien essayé d’arrêter de fumer mais sans grands succès. J’ai fait plusieurs tentatives et ma meilleure performance avait tenu le coup une trentaine d’heures sans plus. Pour moi, c’était une épreuve insurmontable. On m’aurait demandé de déplacer le Mont Royal avec une cuillère à soupe, que je l’aurais fait. La volonté n’était pas là ! Je fumais déjà quotidiennement deux paquets de vingt-cinq cigarettes.

En 1984, le Gouvernement du Québec lançait une méthode pour arrêter de fumer; un livret à annoter, qui proposait de cesser de fumer en trois étapes d’une semaine chacune. Armé d’un crayon et de mon nouveau calepin, j’allais tenter l’expérience. La première semaine, il me fallait, sans modifier mes habitudes de fumeur, noter le moment où je grillais une cigarette ainsi que la raison qui me poussait à le faire. Je me souviens très bien que mes compagnons de travail s’amusaient à me taquiner, étant assurés que c’était peine perdue. Lentement, je prenais conscience de ce qui m’incitait à sortit une cigarette de mon paquet pour la consommer.

La seconde semaine, fort d’une multitude de notes noircissant le fameux calepin et toujours sans modifier mes habitudes, je devais en plus de noter le moment, inscrire comment je prévoyais remplacer cette habitude lorsque j’aurai arrêté de fumer. Trouver une activité de rechange comme boire un verre d’eau, me lever de table rapidement pour marcher, ou penser à autre chose… Des solutions quoi ! Cette étape devait créer les prémices d’une délivrance au tabac.

Finalement, la dernière semaine, je devais mettre en application mes solutions de la deuxième semaine, sans toucher à une seule cigarette. Je me souviens très bien d’avoir jeté à la poubelle le reste d’un paquet, avec le briquet. Ce fut ma célébration ! Ma victoire ! Le début de mon sevrage au tabac. Depuis ce merveilleux jour de janvier 1984, je n’ai jamais touché à une seule cigarette. Le premier mois a été terrible mais j’ai persisté en consultant sans cesse mon calepin pour me motiver. Le plus difficile était la fin d’un repas. Je me retirais de la table pour ne pas succomber.

Ça m’a pris cinq bonnes années avant que mon organisme devienne intolérant à la fumée de cigarette et aujourd’hui, je fête la trentième bougie de cette victoire que je croyais impossible à réaliser. Cet épisode constitue une des meilleures choses qui me soit arrivée et dont je suis très fier. Heureux aussi de pouvoir dire que ma conjointe ne fume pas et que mon fils, qui a aujourd’hui 35 ans, n’a jamais fumé. Réussir l’impossible, c’est tout à fait possible. Croyez-moi !