Ondeline, la petite sirène, aime passer ses journées à observer les hommes. Ne vous imaginez pas qu’elle ait envie d’avoir des jambes à la place de sa queue de poisson. Ah ça non ! L’une de ses cousines a bien failli mourir pour avoir eu cette mauvaise idée et Ondeline n’a pas du tout l’intention de faire de même. Elle est juste un peu curieuse…
Un jour de décembre, Ondeline revient très excitée de son exploration à la surface.
– Les hommes préparent une grande fête, raconte-t-elle à ses amis.
– Une fête ? l’interrogent-elles.
– Oui ! Ils dressent un drôle d’arbre sur la plage, plein de couleurs, de guirlandes et de lumières.
– C’est Noël ! s’exclame alors une petite sirène blonde.
– Noël ? s’étonnent les autres.
– Souvenez-vous de notre cousine, reprend la sirène. Dans ses lettres jetées à la mer, elle nous en parle. Pendant cette fête, les hommes s’offrent des cadeaux et décorent des…
Elle ne peut terminer sa phrase. Poissons, tritons, hippocampes et sirènes parlent tous en même temps ! Une vraie cacophonie !
– Fêtons Noël !
– Offrons-nous des cadeaux !
– Décorons un arbre ! lance Ondeline avec enthousiasme.
Aussitôt le silence se fait. Un arbre ? Où en trouver quand on habite sous la mer ? Même la vieille murène n’en a jamais vu de toute sa vie malgré son très grand âge.
– Je peux peut-être vous aider, propose timidement le corail.
– Toi ? s’étonne Ondeline. Tu sais où se trouve un arbre ?
– Hélas non, avoue le corail. Mais mes branches sont un peu comme celles d’un arbre…
– C’est vrai ! s’écrie Ondeline. Tu ressembles à un arbre !
L’enthousiasme s’empare à nouveau de la petite troupe. Un hippocampe apporte des algues multicolores pour faire des guirlandes. Des anémones s’accrochent aux branches du corail comme des boules de Noël. Une étoile de mer se perche même au sommet de l’arbre improvisé.
– J’aimerais participer, annonce soudain la baudroie venue des grandes profondeurs.
– C’est que… commence Ondeline, un peu gênée.
Il faut dire que la baudroie est un poisson épouvantablement laid, avec un photophore ridicule qui pend de son front.
Ondeline a peur que sa présence ne gâche la fête. Mais tandis qu’elle réfléchit à une manière polie de renvoyer l’importune, la baudroie se place derrière le corail et allume sa petite lumière. Soudain, le corail s’illumine comme par magie.
Le premier arbre de Noël sous-marin est né !
Histoire de Sophie de Mullenheim
Illustrée par Claire Legrand
24 histoires merveilleuses pour attendre Noël – Éditions Fleurus – 2008
Ce temps de l’Avent, amène avec lui cette fébrilité qui précède la grande Fête de Noël. Pioneer Village commence à scintiller de tous ses feux. L’absence de neige ne freine les élans de personnes et on voit de plus en plus, les rues s’animer de lumières multicolores. Chacun y va de son imagination pour se donner des airs de célébrations et créer de l’ambiance.
Ça bouge ! Les réunions autour de la table s’organisent. Souper au restaurant la veille de Noël pendant que d’autres se réunissent à la salle communautaire pour la soirée. Le lendemain, comme au pays du Québec, la coutume se continue et le souper traditionnel avec dinde, tourtières et tout le tra-la-la, embaume quelques chaumières, pour qui Noël ne serait pas Noël sans cette volaille qui rôtie à petit feu en plein centre du four. Je vous le dis, il ne manque que le manteau blanc… qu’on oubli rapidement.
Quelques snowbirds sont arrivés récemment, dont nos gaspésiens Roseline et Jean-Eudes, alors que d’autres retourneront au Québec pour le temps des Fêtes, histoire de festoyer avec les leurs. Attention aux rhumes et grippes parce que c’est courant également, de rapporter en Floride quelques petits virus indésirables, une fois janvier arrivé, et qui ont tôt fait de provoquer des retours inconfortables. Moucher et tousser par 35°C, c’est pas très réjouissant.
Le père Noël ??? Il doit sûrement survoler les environs pour préparer et planifier sa tournée parce que quelques soirs, vers 23h30 si on y tend l’oreille, on entend quelques lointains grelots dans la noirceur du firmament, au-dessus d’ici. Après les enfants, c’est de notoriété publique que ce sont les snowbirds qui sont les plus sages. Et je peux vous le certifier, ayant moi-même, déjà personnifié le légendaire vieillard à barbe blanche. Alors on vit dans l’espoir qu’il ne nous oublie pas.
En attendant le grand jour, continuez votre bonne habitude de venir lire les contes de Noël que je publie depuis de 2 décembre. C’est une belle occasion de les raconter à vos bouts d’choux, au moment où ils se glissent sous leurs draps, avant de s’endormir au pays du rêve et de l’imaginaire.
Jadis vivait, tout en haut d’une montagne, un grand bonhomme de neige solitaire. Il ne fondait jamais, car il habitait le pays des neiges éternelles.
Noël approchait et il se sentait seul :
– Voilà des années que je suis ici; est-ce qu’un jour je fêterai Noël avec des amis ?
Et sous son chapeau noir, tout en fumant sa pipe en bois, le bonhomme de neige se mouchait, essuyant ses yeux de pierre et son nez de carotte.
Un matin, le brouillard se leva et recouvrit la montagne.
– Hou hou ! Où êtes-vous ? Hou hou ! Je ne vous vois plus !
Une petite voix résonnait depuis le sommet. Elle réveilla le bonhomme de neige qui somnolait. C’était une fillette en raquette qui appelait sa famille. Elle était complètement perdue… Elle aperçut alors le bonhomme de neige grâce à son nez orange qui pointait. Fatiguée et rassurée par sa présence, elle s’assit à ses pieds et ne tarda pas à s’endormir contre lui.
Le cœur du bonhomme de neige se mit à battre très fort !
– Cette petite fille va mourir de froid si elle reste là, pensa-t-il. Elle est si jolie avec ses moufles rayées et son bonnet tricoté.
Dans sa poitrine, le cœur du bonhomme de neige cognait de plus en plus fort. Soudain, une grande chaleur inonda son corps : il frémit de la tête aux pieds, puis ses bras se levèrent, saisirent la fillette, et ses jambes se mirent à marcher. Vite, vite, il descendit la montagne à grandes enjambées vers la vallée. Des voix retentissaient partout dans la nuit.
– Tout le monde te cherche… murmura le bonhomme de neige.
Quand il arriva près d’un chalet, il déposa la fillette endormie contre la porte, sonna et parti se cacher dans le jardin.
Il resta longtemps à regarder par la fenêtre la petite fille qui se réveillait : elle buvait du lait chaud, une grosse couverture sur le dos, entourée de son papa et de sa maman si heureux de L’avoir retrouvée. Personne ne faisait attention à lui, mais à un moment, la fillette le vit : le bonhomme de neige lui fit un petit signe de la main et elle lui sourit.
Tout en haut de la montagne vit désormais un bonhomme de neige joyeux : il a des bras pour porter, des jambes pour marcher et un cœur pour aimer.
Tous les ans, à Noël, il descend dans la vallée. Et le temps d’une nuit, il échange avec la petite fille son chapeau noir, contre un bonnet tricoté !
Histoire de Florence Vandermarlière
Illustrée par Bruno Robert
24 histoires merveilleuses pour attendre Noël – Éditions Fleurus – 2008
Il était une fois trois jeunes filles, très belles mais très pauvres. Leur père les aimait tendrement mais avait beaucoup de mal à gagner sa vie pour les nourrir. Un jour de décembre, trois vieux grincheux se présentèrent pour demander la main des jeunes filles. Ils étaient très riches et le père, le cœur serré, accepta. En apprenant la nouvelle, les trois sœurs coururent au jardin en pleurant à chaudes larmes :
– Oh ! mon Dieu, je ne veux pas épouser cet horrible vieillard !
– Je préfère encore rester pauvre et avoir faim !
– Tout ce que nous voulons, c’est être heureuses !
Au même moment, dans la ruelle qui longeait le jardin, un vieil homme passait en clopinant sur son âne. Il était vêtu d’un manteau vert tout râpé, portait une longue barbe blanche et un gros sac sur son dos. Il s’arrêta un instant pour écouter les sanglots des jeunes filles, puis poursuivit son chemin.
Mais le lendemain, au petit matin, les trois sœurs découvrirent dans leur cheminée, trois gros sacs posés au milieu de la cendre. En les ouvrant, elles virent qu’ils étaient remplis de pièces d’or ! Qui leur avait apporté ce splendide cadeau ? Grâce à cet or, elles pourraient vivre avec leur père sans se soucier de l’avenir, et épouser le garçon qui leur plairait.
N’osant encore croire à leur bonheur, elles sortirent pour se renseigner.
Dans les rues, les riches marchands et les bourgeois marchaient d’un air pressé et soucieux, comme d’habitude. Mais dans les yeux des enfants et des mendiants, les trois sœurs remarquèrent une étrange lueur de joie. Alors, quand elles virent une fillette aux mains pleines de friandises, elles lui demandèrent qui lui avait apporté tous ces bonbons.
– Saint Nicolas bien sûr !
– Mais nous n’avons jamais entendu parler de lui !
– C’est un vieux monsieur habillé en vert. Chaque année, le 6 décembre, il donne des cadeaux aux pauvres et des bonbons aux enfants. Personne ne l’a jamais vu car il passe la nuit. Mais moi, je sais qu’il existe !
Jamais les trois sœurs n’oublièrent Saint Nicolas. Grâce à lui, elles vécurent heureuses et se marièrent avec le garçon qu’elles aimaient. Quant au vieil homme, personne ne sait ce qu’il est devenu. Mais certains racontent qu’il a déménagé au pôle Nord et troqué son manteau vert contre une veste rouge…
Histoire d’Emmanuelle Lepetit
Illustrée par Évelyne Duverne
24 histoires merveilleuses pour attendre Noël – Éditions Fleurus – 2008
Quel bel hommage a été rendu, hier à l’Assemblée nationale, à l’auteur-compositeur et interprète Martin Deschamps, dans le cadre de la Journée internationale des personnes handicapées. Il s’est vu remettre la Médaille de l’Assemblée nationale, des mains de la ministre déléguée aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse, Véronique Hivon.
Il est la preuve vivante que les personnes handicapées ont leur place au grand jour dans cette société qui abaisse de plus en plus les barrières de l’isolement. J’ai toujours trouvé qu’il avait un immense talent, malgré son handicap important, pour jouer si bien d’un instrument de musique. Un peu comme les personnes aveugles, ces personnes développent des habiletés et des aptitudes qui frisent l’exploit, pour se démarquer dans des domaines où leur handicap pose souvent problème.
Dans ma propre famille, ma nièce, handicapée depuis sa naissance, demeure une personne adorable et très épanouie dans son univers à elle. Comme personne « normale », on a beaucoup de leçon de persévérance et de détermination à recevoir de ces personnes qui donnent tout ce qu’elles ont pour vous aimer sans conditions. Elles ont le cœur gros comme ça ! Elles méritent toute notre admiration et notre dévouement envers elles. Cette journée internationale qui leur est dédiée, chaque 3 décembre, est le bon moment pour nous rappeler qu’elles ont leur place à part entière dans cette société comme vous et moi.
Félicitations Martin Deschamps.
Il était une fois un petit garçon qui s’appelait Gaston. Il habitait une tour immense avec plein d’appartements et un gigantesque mur de boîtes aux lettres dans l’entrée : deux cent soixante-dix-huit exactement !
– Dis donc, mon garçon, tu voudrais bien m’aider ? demanda un jour le facteur. J’ai une livraison spéciale.
Et il sort de sa sacoche des catalogues de jouets : deux cent soixante-dix-huit exactement !
Gaston aime bien le facteur avec son vélo jaune, son ventre rond et ses bottes rouge foncé. Alors il l’aide à remplir toutes les boîtes aux lettres.
– Pour te remercier, je te donne un catalogue supplémentaire, un catalogue pas ordinaire ! déclare le facteur.
Gaston feuillette le catalogue : il n’a vraiment rien de spécial… Ce facteur, quel farceur !
Rentré chez-lui, il entoure au crayon rouge les cadeaux qui le font rêver : une fusée, de la peinture, une canne à pêche…
– J’aimerais tellement tout avoir ! pense Gaston
Lorsqu’il a fini d’entourer tous les jouets du catalogue, il le glisse sous son oreiller. Et chaque soir, avant de dormir, il le regarde en rêvant.
Au milieu de la nuit du 24 décembre, Gaston se réveille : son oreiller fait une grosse bosse, et en dessous, et partout tout autour, il y a… tous les jouets du catalogue ! Incroyable !
Gaston est fou de joie ! Il se lève pour prévenir ses parents, mais il trouve devant sa porte une paire de bottes rouge foncé avec un petit mot à l’intérieur !
« Gaston, je suis débordé, j’ai besoin de ton aide. Signé : P.N. »
– Zut, ces jouets ne sont pas pour moi, pense Gaston, déçu.
En boudant, il enfile la paire de bottes. Ça alors, elles rapetissent juste à sa pointure… et deux rennes et un traîneau étincelant apparaissent à la fenêtre !
– Génial, cette nuit, c’est moi le père Noël, sourit Gaston.
Il charge tous les jouets dans l’attelage, puis il commence sa tournée.
– Hue ! J’ai beaucoup de cadeaux à distribuer : deux cent soixante-dix-huit exactement !
Le lendemain matin, sa maman vient le réveiller :
– Gaston, quelle idée d’avoir dormi avec tes bottes ! Viens voir, le père Noël est passé !
Gaston bâille : il a volé toute la nuit dans le traîneau du père Noël. Mais il ne racontera rien aux grands… Et il regarde ses bottes en souriant !
Histoire de Florence Vandermarlière
Illustrée par Bruno Robert
24 histoires merveilleuses pour attendre Noël – Éditions Fleurus – 2008
Ce sont les deux mots qui me viennent en tête suite à la lecture du journal ce matin; les cinq chantiers majeurs de la région métropolitaine génèrent des dépassements de coûts de 45 M$. Le gouvernement, c’est-à-dire les suckers de CONtribuables, vont fouiller dans leurs poches pour réparer l’incompétence. Parce que c’est de ça qu’on parle. C’est toujours plus facile de dépenser l’argent des autres que le sien et c’est une politique que nos pseudo-experts appliquent sans compter et sans aucune gêne.
Ces spécialistes des grands chantiers routiers, pour obtenir des contrats, soumissionnent des prix très bas pour obtenir les contrats, et nous siphonnent encore plus après les avoir obtenus. Si ces experts incompétents géraient leur propre argent comme ils font des soumissions, ils ne seraient même plus en affaire. Une chance qu’il y a le bon peuple pour les enrichir avec la bénédiction des politiciens, qui n’ont d’autres intérêts que se faire réélire ou se magouiller d’indécentes primes de départ.
Ça prouve l’incompétence de ces dirigeants qui ne sont même pas capable d’évaluer un projet, en tenant compte des impondérables. Lorsqu’ils affirment pouvoir faire un travail pour un montant X, ils se basent sur leur expérience puisque ce sont des spécialistes, alors pourquoi ne pas tout prévoir, dans ses moindres détails et possibilités ? Dans cette optique, tout dépassement de coût devrait leur être imputable – un mot que personne ne semble connaître. On aurait certes des projets plus onéreux, mais on saurait à quoi s’en tenir, et surtout la facture qu’on devra assumer. Il me semble que l’équation est claire !
Depuis deux ans, tout ce qu’on entend c’est magouille, corruption, abus de toute sorte et la Commission Charbonneau est là pour nous offrir toute l’horreur qu’on nous impose. Des personnages en qui la population a mis toute sa confiance et qui nous font défaut à la première occasion. Des voleurs, des tricheurs, des magouilleurs et des profiteurs, dévoilés au grand jour et qui pigeaient allègrement dans le plat de bonbons depuis des années, quand va-t-on y mettre un terme et parler de transparence, de franchise, de respect de ceux et celles qui font vivre l’état par leurs taxes.
Un autre bel exemple de tourner en rond est celle du pont Champlain duquel on nous casse les oreilles depuis dix ans sur son usure prématurée et sa fin de vie utile actuellement. Du niaisage ! Alors qu’il est sur le point de tomber en ruine, le ministre Lebel annonce en grande pompe qu’ils vont le terminer trois ans plus tôt, soit en 2018. Ils ont décidé, dans leur grande sagesse, de ne pas sonder l’international, pour soumettre des projets de ponts. Aïe les incompétents, c’est URGENT d’agir ! Il faut quoi de plus ? Grouillez vos fesses, ça prend un pont neuf… pour hier ! Il me semble que c’est clair. Oubliez la dentelle, ça prend un pont !
Depuis des lunes on nous chante qu’une fois l’autoroute 30 complétée, ça désengorgerait justement le pont Champlain. Bizarre qu’on en entende plus parler. Elle est terminée l’autoroute 30, servez-vous en pour dévier la circulation lourde qui retarde le traffic le matin sur les ponts. Il me semble qu’entre attendre 3 heures aux abords d’un pont, faire un détour de 30 ou 40 kilomètres de plus, ce serait une économie de temps, moins de pollution et moins de stress pour un pont qui agonise. Attendez-vous l’hécatombe ? Quand on est incompétent et qu’en plus, celle-ci est sans aucune conséquence sur les résultats, on obtient une Tour de Babel comme on voit présentement.
Pendant ce temps-là, on se chicane à Québec et à Ottawa comme des gamins, et on a hâte aux prochaines élections, pour gouverner sans rien régler. C’est désolant de voir ça !
Il était une fois des santons qui s’ennuyaient tout au fond d’une boîte à chaussures. Ils avaient été achetés par une vieille dame il y a très, très longtemps, mais depuis des années, ils ne sortaient plus jamais de leur boîte.
Noël approchait et les santons espéraient encore mettre le nez dehors ! L’âne et le bœuf, Marie et Joseph, le berger et les moutons, tous rêvaient d’une belle crèche dans le salon.
Dans la maison, la famille s’activait : Victor écrivait une lettre au père Noël, sa maman faisait la liste des invités pour le réveillon, son papa cherchait une idée de cadeau… Mais personne ne se souciait d’aller ouvrir la vieille boîte à chaussures.
– J’en ai assez, dit un jour le berger, il y a forcément une solution pour sortir d’ici !
Et pendant la nuit, il souleva le couvercle avec l’aide du bœuf qui était costaud, descendit le long des parois grâce à l’échelle du meunier et arriva bientôt sur l’étagère à chaussures. Il se glissa alors sans bruit dans une paire de baskets et attendit.
– Aïe ! Qu’est-ce qui me fait mal ? se plaignit Victor le lendemain.
Intrigué, il sortit d’une de ses baskets le berger pas très rassuré.
– Chouette, un bonhomme !
Et Victor se mit à jouer avec e berger. Il lui fit conduire sa belle voiture de sport et le fit lutter contre son robot Turbotractor.
Le soir, sa maman fut très étonnée en trouvant dans la chambre de Victor, bien rangé à côté du robot et de la voiture de sport, le berger un peu fatigué de sa longue journée.
– Ça alors, mais comment est-il arrivé ici, ce petit santon ? s’exclama-t-elle.
Elle le saisit délicatement et le regarda longuement.
– Quand j’étais petite, c’était mon personnage préféré, dit-elle à Victor, en souriant. Avec ta mamie, on faisait des crèches extraordinaires ! On froissait du papier rocher pour le décor, et on installait même une ampoule pour éclairer la grotte…
Alors le lendemain, elle sortit la vieille boîte à chaussures du placard et installa avec Victor tous les personnages de la crèche : l’âne et le bœuf, Marie et Joseph, et bien sûr le berger et ses moutons.
La maman de Victor fut un peu surprise le soir venu. Il y avait deux nouveaux santons : Turbotractor et la voiture de sport !
– Ils veulent accompagner le berger, dit Victor. Et moi, je ne peux pas les empêcher… D’accord ?
Histoire de Florence Vandermarlière
Illustrée par Evelyne Duverne
24 histoires merveilleuses pour attendre Noël – Éditions Fleurus – 2008
Bonjour maman. Déjà deux ans que tu nous as quitté et le souvenir de cette triste nuit du 1er décembre occupe toujours mes pensées. Mes émotions sont ambivalentes, passant de la tristesse de ton départ, à la sérénité de te sentir heureuse de ta nouvelle vie absente de souffrances.
Comme tu le vois probablement de ton nuage, papa est toujours bien entouré, et continu son chemin avec toute la force qu’on lui connait. Puisses-tu de là-haut continuer à veiller sur nous et guider nos pas dans le chemin qui nous est destiné.
Je t’aime…
« Une mère, c’est si beau que même Dieu en a voulu une. »
Je ne sais vraiment pas ce qui se passe avec WordPress, ce serveur qui abrite mon blogue. Vendredi, je publiais un article sur la Thanksgiving et à ma grande surprise, il est disparu du blogue. Paf ! Volatilisé, sans aucune explication. Il demeure introuvable. Alors ce matin, je le republie. Moins d’une heure plus tard, il disparaît de nouveau. Qu’est-ce qui se passe ? Je fais une recherche, rien ! C’est comme s’il n’avait jamais existé. C’est carrément à n’y rien comprendre. Peut-être est-ce à cause de mon titre qui était en anglais ? Allez savoir. À tout événement, je le reproduis pour la troisième fois, mais avec un titre différent… On verra bien ! Alors le voici…
C’est l’événement de l’année qui hier, marquait le début de cette grande fin de semaine débile où tout le monde s’arrachent les aubaines, ou soi-disant aubaines. Le journal local pèse près de 2 livres, tant une importante pile de circulaires y a été insérée. La Thanksgiving c’est comparable au boxing day du Québec, mais en plus big ! Plusieurs commerces sont fermés pour ouvrir en fin de soirée pour toute la nuit et la journée d’aujourd’hui.
À Pioneer Village, ça sentait la dinde à plein nez autour de la salle communautaire. Dès 7 heures hier matin, une équipe de bénévoles s’affairait à préparer le traditionnel repas du soir, auquel étaient conviés résidents et campeurs, pour la somme dérisoire de 10$. En quelque sorte, le festin ressemble étrangement à nos soupers québécois du temps des Fêtes, exception faite de la tourtière, des beignes et de l’indispensable bûche au dessert. À 16h30, juste avant le repas, nous avons eu droit à une performance de la chorale locale, avec six pièces tirées de leur répertoire. C’est d’ailleurs la photo qui agrémente cet article. La soirée s’est terminée pour nous chez Carole et Mario et leur visite, autour de mon clavier pour fredonner quelques airs populaires.
Par ailleurs, un persistant vent du nord nous laisse des nuits froides. Au lever, hier matin, le thermomètre indiquait un frisquet 9°C à l’extérieur et, n’ayant pas ajusté le thermostat au coucher, le saut d lit s’est fait par un mercure de 65°F. Si j’alterne comme ça, des degrés Fahrenheit aux Celsius, c’est qu’on a des appareils avec les deux mesures, dépendamment de celui qu’on lit. Cette nuit, un scénario identique semble se dessiner mais les températures plus chaudes et confortables devraient s’installer dès samedi.
Côté potinage, Charles et Hélène sont arrivés. Cela signifie le retour des soirées de pétanques. Même s’il se jouait quelques parties depuis des semaines, la vraie compétition amicale débute avec l’arrivée de notre Jean Rafa national. Charles est à la pétanque, ce que le soleil est à la Floride; indéniable et indissociable !
Ma peinture est terminée. Encore quelques rideaux à installer et la décoration sera chose du passé. En fait, pas exactement puisque la rénovation légère de la salle de bain devrait s’amorcer quelque part la semaine prochaine, avec l’aide et l’expérience de ce cher Mario. Étant tombé dedans quand il était petit, la rénovation n’a plus de secret pour lui. On s’en reparlera.
Finalement, une fois la Thanksgiving passée, les décorations de Noël devrait illuminer Pioneer Village. Quelques arbres décorés meublent déjà les salons de quelques chaumières mais le meilleur est à venir. À se promener dans les rues, on constatera que certains débordent d’imagination. Seule ombre au tableau, la neige livrée pour ajouter au réalisme des décorations ne fait pas long feu. Elle arrive déjà fondue et c’est peine perdue. On doit alors se rabattre sur un lit de verdure. C’est beau quand même !
Il pleut abondamment ce soir à Pioneer Village, pendant qu’au nord, vous vous préparez aux rigueurs de la neige, sa poudrerie et tous les inconvénients que cela amène. Alors je me suis rappelé qu’il y avait un bon moment que je ne vous avais pas offert quelques bonnes blagues. Qu’à cela ne tienne, voici cinq petites histoires à vous bidonner autour du feu, sous les couvertures ou en regardant tomber la pluie…
Un papa et son fiston requin aperçoivent un bateau en train de couler. Le père dit :
– Vite on y va, ça va être un festin !
Arrivé au bateau, le papa requin dit à son fiston :
– On va tourner autour des survivants en montrant seulement le bout de notre nageoire dorsale.
– Ok papa, dit fiston.
Les deux requins font quelques cercles autour des survivants. Le papa dit ensuite :
– On va tourner plus vite en montrant toutes nos nageoires. Après quelques tours, le papa dit :
– Ok fiston, on peut les manger tous !
Après avoir mangé tout le monde, le fiston requin dit :
– Papa, pourquoi avoir tourné autour avant de les manger ???
Le papa répond :
– Ils goutent meilleur quand il ne reste plus de marde dedans !
————————————————————————
Juste avant de s’endormir, un mari demande à sa jeune épouse :
– Chérie, combien as-tu eu d’amants avant de me connaître ?
Pas de réponse… Un long, très long silence… Puis le mari demande à voix basse :
– Tu dors, chérie ?
– Non, je compte !
————————————————————————
Une vieille fille arrive chez le boucher.
– Je voudrais que vous me prépariez 85 kilos de viande hachée.
– C’est des kilos ça ma petite dame ! Vous avez l’intention de vous faire un gros pâté chinois, dit le boucher en souriant.
Très sérieuse, elle lui répond :
– Non, c’est pour me mouler un homme à mon goût !
Le boucher, un peu étonné, s’en va en arrière et commence à hacher la viande. Son épouse qui le voit faire, lui demande :
– Mais qu’est-ce que tu fais là ? C’est certain qu’on ne vendra pas toute cette viande aujourd’hui.
– Non, non! C’est pour une petite dame au comptoir qui veut se mouler un homme.
Sa femme lui dit alors :
– Arrête tout ça ! Je vais aller lui parler !
Elle arrive au comptoir et dit à la vieille fille :
– Mais ma chère demoiselle, pas besoin de dépenser tant que ça pour un homme. Tout ce que vous avez à acheter c’est, une petite saucisse, une tête de cochon et deux oreilles de crisse !
—————————————————————————
C’est une petite fille qui arrive chez sa grand-mère et qui lui dit :
– Mamie, j’ai un lapin, j’ai un lapin !!!
Et la mamie lui répond :
– Hé bien, montre le moi, ton lapin.
Alors là, la petite fille soulève sa robe, baisse sa culotte.
– Mais ce n’est pas un lapin, dit la grand-mère.
– Si, si, c’est Mathieu qui me l’a dit. Et toi mamie, tu ne veux pas me montrer ton lapin ? dit la fillette.
– Oh non, mon ange.
– S’il te plait mamie, s’il te plait mamie !
– Bon d’accord.
La mamie lève sa robe et la fillette découvre un sexe ravagé par le temps… Elle dit :
– Ouach, il est tout moche ton lapin !!!
Alors la grand-mère, un peu vexée, de répondre :
– Ouais, bien le jour où ton lapin aura bouffé autant de carottes que le mien, on en reparlera !
————————————————————————-
Une petite expérience valant mieux qu’un long discours, un curé décida qu’une démonstration donnerait plus de poids à son sermon. Il met quatre vers de terre dans quatre flacons. Le premier ver dans un flacon d’alcool, le second dans un flacon plein de fumée de cigarette, le troisième dans un flacon de sperme et le dernier dans un flacon d’eau bien propre. À la fin du sermon, il donne les résultats de l’expérience.
– Le ver dans le flacon d’alcool est mort; le second dans la fumée est mort; le troisième, dans le sperme, est mort et le dernier, dans l’eau propre, a survécu. Il demande alors à l’assemblée :
– Quel enseignement pouvons-nous retirer de cette démonstration ?
On entend alors la voix d’une petite vieille du fond de l’église :
– Tant qu’on boit, qu’on fume et qu’on baise, on n’aura pas de vers.
La semaine qui vient de se terminer n’aura laissé que très peu de pluie, si ce n’est des quelques averses éparses ici et là. Mais à compter d’aujourd’hui, un front froid s’installe, avec ses vents du nord et du nord-est, pour quelques jours. Ma peinture avance et il ne reste que la cuisine à rafraîchir avant de s’attaquer à la salle de bain, qui demande un peu plus de travail et l’habileté de l’ami Mario. L’objectif est que tout soit terminé avant la période des Fêtes… Et ça le sera !
Mon golf aussi s’améliore. Ma dernière ronde s’est terminée à 101 et avec un peu de chance, une bonne demi-douzaine de coups auraient pu être retranchés. Ce n’est que partie remise dès ce mardi, à moins que Dame Nature ne vienne s’en mêler avec ses 60% de chances d’averses annoncées. Quelques amis aussi sont en route. Notre Jean Rafa national Charles, et Hélène devraient quitter le froid Québec aujourd’hui ou demain et les Quimper ont promis de se montrer le bout du nez à l’aube de décembre, en provenance de Bradenton, un tantinet au nord d’ici.
Hier, Louise et moi avons partagé un souper au restaurant italien Carrabba’s du Gulf Coast Town Center de Fort Myers. Le délicieux trio de poulet est toujours au menu, à mon grand plaisir et celui de mes papilles gustatives. Accompagnés de Carole et Mario, Francine et Jean-Guy, Claude et Jacques ainsi qu’Estelle et Gervais, ce repas servait de prélude à la prestation en plein air que donnait l’orchestre de blues The Trouble Starters, entre 19h et 21h. Ils étaient excellents et leur trompettiste tout simplement électrisant avec ses solos énergiques. Sa prestation valait amplement le détour et j’aurais aimé que mes amis Hélène et Clément, de notre trio musical, soient sur place pour apprécier cette performance. Ils auraient eu des fourmis dans les jambes.
La soirée s’est cependant terminée sur une triste note. Lorsque nous sommes rentrés à la maison, un texto de nos amis Benoît et Linda, nous annonçait le décès du père de celle-ci, des suites d’une longue maladie. Même si cet épiliogue était inévitable et annoncé, ça demeure toujours une épreuve à traverser. On s’est empressé de leur offrir nos plus sincères condoléances et on a bien hâte de les câliner en fin de semaine prochaine, lors des retrouvailles.
Petite note pour l’essence; le gallon d’essence régulière est grimpé à 3,77$ alors que l’essence super frise les 4$. Une augmentation de plus de 60 cents en un mois. Je vous lance ça comme ça parce qu’avec ma bagnole électrique, dans laquelle je n’ai pas mis une seule goutte d’essence depuis le 17 octobre et qui indique toujours les trois-quarts, je m’en fout un peu… et j’ai un toujours ce petit sourire en coin, au moment de passer droit devant la station ! Comme le dit l’adage «La revanche est douce au cœur de l’indien » !