Il y a mille et une façon de passer des messages d’intérêts publics. Des messages qui frappent l’imagination et qui deviennent matière à réflexion dans notre société. Une narration, un témoignage, une image évocatrice et même une vidéo sont des moyens habituels. Mais celui que je préfère par dessus tout c’est le sans-mots; l’image, animée ou non, qui nous interpelle par son silence dès qu’on la regarde, qui pique notre curiosité et qui nous fait réfléchir.
Récemment, deux messages télévisés ont attiré mon attention et m’ont touché par leur impact puissant. Des images percutantes qui disent tout sans avoir à dire quoi que ce soit. Le premier message porte sur la maltraitance envers les aînés, les personnes les plus vulnérables, à mon avis, bien avant les enfants, parce qu’ils n’ont plus l’audace de se défendre, ni la force de résister. Cette vidéo, avec comme trame de fond la merveilleuse chanson d’Édith Piaf La Vie En Rose, est criante de vérité et montre sans équivoque, les abus dont nos aînés sont victimes et très souvent agressés par leurs proches. Des séquences qui se passent de commentaires et qui invitent à la réflexion, à la vigilance et à la dénonciation de ces gestes dont nous sommes souvent témoins.
Le second message nous montre un jeune qui se promène avec sa tuque de laine sur la tête, seul dans ses pensées, pour cacher son cancer qui lui a fait perdre ses cheveux. On le voit marcher lentement vers sa classe puis découvrir que tous ses camarades portent également leur tuque, qu’ils enlèvent dès qu’ils le voient entrer, par solidarité et pour lui dire qu’il n’est pas différent des autres. Encore là, aucun mot ! Seulement des images qui disent tout, dans le cadre du Défi Têtes Rasées Leucan, qui se tiendra un peu partout durant le mois de mai.
Dans ces deux cas, je félicite les concepteurs de ces messages qui prouvent qu’il ne faut pas toujours des mots pour convaincre et faire réfléchir. Je ne suis pas nécessairement friand des publicités télévisées mais celles-là sont venues me chercher directement au cœur par leur simplicité et surtout par leur prise de conscience. Définitivement deux idées géniales.
La panique s’est emparée des disciples du temple de la Sainte-Flanelle. Les Canadiens de Montréal se sont fait déclassés hier par les Flyers de Philadelphie, pour qui la saison ne veut plus rien dire puisqu’il ne feront probablement pas les séries éliminatoires. Aucune pression !
Par contre Montréal est assuré d’y participer, depuis leur dernière victoire contre les Sabres de Buffalo. Alors pourquoi paniquer ? Une baisse de régime dans un calendrier écourté, ce sont des choses qui arrivent. Leur constance tout au long de la saison leur a permis de se hisser dans le peloton de tête et c’est normal que la pression tombe. En tout cas, c’est souhaitable que ça leur arrive maintenant parce qu’avant, c’eut été désastreux.
L’organisation du Canadien , Marc Bergevin en tête, s’est donnée pour mission de remporter sa 25e coupe Stanley à court terme et, à mon avis, c’est parfaitement réalisable. Donc, si ce n’est pas cette année, ce sera plus tard, selon le plan de match.
Deux défaites écrasantes dernièrement et c’est déjà la panique parmi les partisans, Je vous rappelle que les Kings de Los Angeles ont remporté le précieux trophée alors qu’ils participaient aux séries par la porte arrière. Que le hockey des séries est beaucoup plus fermé qu’à l’habitude et que très souvent, les équipes qui bataillent pour l’obtention d’une place y arrivent épuisés. Alors restons calmes. Il y a moins d’une semaine, on admirait cette belle petite équipe sortie de nulle part et qui croyait en ses moyens tout en sachant rebondir.
Cependant, je constate que Carey Price a perdu sa touche magique et qu’il se doit de se ressaisir. Mais ce qui est encore plus révélateur, c’est le manque de robustesse des joueurs devant des équipes physiques. Une lacune que le Canadien devra corriger avant la prochaine saison et là-dessus, j’ai confiance en l’organisation. Peu importe le résultat final, cette belle équipe aura déjoué toutes les sombres prédictions.
Cette dernière journée sur la route aura été la plus courte mais aussi la plus moche. Après la chaleur de la Floride, on ne peut connaître pire que ce qui peut nous frapper; de la NEIGE ! Lorsque nous avons quitté l’hôtel à 8h15, après un bon déjeuner, la bruine froide envahissait la région, nous accompagnant jusqu’à Plattsburgh. Les miroirs du camion arboraient des glaçons comme des boucles d’oreilles. Parfois, il fallait vraiment tester la route avec quelques coups de freins, pour s’assurer de notre adhérence et ce, même si la I-87 n’est pas la plus achalandée en hiver, au-delà de Saratoga Springs. Je me disais que les météorologues allaient se tromper et que les précipitations resteraient sous forme liquide, parce qu’il en était ainsi jusqu’à notre arrivée au Camping La Clé des Champs, à midi. Malheureusement pour nous, l’hiver n’avait pas fini de nous faire regretter notre retour hâtif au pays.
Les deux photos de cet article nous montre l’évolution de cette calamité qui nous a frappée dès 13h30. De la neige à ne plus rien voir plus loin que 500 pieds. Des sorties de route partout par des conducteurs téméraires et inconscients, qui ont provoqué Dame nature en rechaussant leurs pneus d’été beaucoup trop tôt. Remarquez que notre bon ouwernement n’est pas plus brillant, en obligeant les automobilistes à rouler avec des pneus d’hiver, entre le 15 décembre et le 15 mars. Comme si la saison froide ne durait que trois mois. Il aurait fallu que la période soit du 15 novembre au 15 avril. Pas trop fort comme raisonnement.
Alors comme je vous le disais, la première photo a été prise à midi, alors que l’autre l’était à quinze heures après un hasardeux périple de quelques petits kilomètres pour dîner et faire un semblant d’épicerie pour affronter les éléments. Pas de balai dans l’auto pour dégager la satané neige, les essuie-glaces qui s’agglutinent de neige collante, et en espadrilles dans deux pouces de neige mouillée, de quoi être dépressif, en pensant que deux jours plus tôt, c’était la canicule. Faut être maso ! L’an prochain, nous reviendrons le 15 juin et fuck le reste. Les chances d’avoir de la neige au Québec à cette date sont nulles.
Mais malgré tout ça, nous sommes rentrés sain et sauf, content d’être là avec vingt autres snowbirds qui nous ont précédés. Minces consolation finalement. J’ai même été accosté par un couple de marcheurs capuchonnés, qui me souhaitait un Joyeux Noël presque de circonstance. Il faisait bon également retrouver notre camping dans sa version hivernale et l’accueil chaleureux du personnel à l’entrée. Pour compléter le tableau, au moment de réinstaller les services sur la caravane, une volée d’oies blanches en formation de migration, se faisait entendre dans un ciel poudreux, semblant se demander comme nous, ce qu’ils pouvaient bien faire ici, par un temps pareil.
Au réveil en cette deuxième journée, le soleil nous réchauffait rapidement passant de 19°C à 7 heures, jusqu’à un cuisant 29°C en après-midi en Virginie. C’est dans ce dernier état que nous avons trouvé la plus grande surveillance policière. Avec la migration vers le nord, il sentent sûrement le pognon. Gare aux Jeff Gordon de ce monde.
La journée a débuté par un déjeuner chez Cracker Barrel, suite à une suggestion de Carole et Mario qui nous vantaient le croustillant de leur bacon. C’est un fait que nous pouvons confirmer; tout simplement succulent ! Ce n’est pas que j’en fais une fixation en vous parlant de bouffe mais j’adore ça, n’ayant pas eu ce bedon à manger des framboises. En même temps, ça vous aiguille sur les bons arrêts pour se sustenter, sur les routes du pays de l’Oncle Sam.
Graduellement, on voit les arbres de plus en plus dénudés à mesure qu’on gagne le nord. Cependant, en Caroline du Nord, les belles jonquilles sont présentes aux haltes routières, au grand plaisir des chasseurs d’images comme moi. Le temps s’est radicalement refroidi dès notre entrée au Delaware et encore plus au New Jersey puis
devenant glacial dans l’état de New York. Le Thruway nous réservait les premières gouttes de pluie, jusqu’à notre halte pour la nuit, au Holiday Inn Express de Clifton Park, à la sortie 9 sur l’Interstate 87. Un très bel hôtel confortable, qui offre un coupon-rabais dans la brochure des hôtels disponibles aux postes de services sur le Thruway, ainsi qu’au Welcome Center de chaque état. Pour 89 U$, nous avons eu droit à deux excellents lits queen, au petit déjeuner buffet et à l’internet haute vitesse directement dans le portable via un câble ethernet. De la grande classe et pas de bibites. En plus. ça sent bon !
Certains diront que j’avais mentionné le Holiday Inn du Lake George hier mais voyez-vous, nos plans ont été changés à cause des wêreux d’Amérique. Vous savez, ces maudits curieux qui veulent tout voir et tout savoir lorsqu’ils sont au volant. C’est un phénomène de plus en plus tendance chez nos voisins du sud. À deux occasions hier, à Washington et au New Jersey, nous sommes restés emprisonnés dans des bouchons immenses sur plusieurs kilomètres et ce n’était pas les travaux qui en étaient responsables mais bien les wêreux. Dès qu’ils voient des voitures de police, gyrophares allumés, en train de fouiller des véhicules ou tout simplement effectuer une vérification de routine, il mettent carrément les freins pour sentir ce qui se passe. Passé ce point, la circulation reprend son cours normal. C’est à n’y rien comprendre. Le temps perdu a fait en sorte qu’on n’a pu se rendre au Lake George vu l’heure tardive.
Nous sommes arrivés à l’hôtel à 22h15, avec 1172 autres kilomètres en banque. Aujourd’hui, selon les caprices de la météo, nous comptons bien rentrer au camping comme prévu. La température guidera notre vitesse de croisière et nous ne sommes surtout pas pressés. En passant, encore un commentaire négatif. C’est plus fort que moi. Les routes de la Caroline du Sud, de la Virginie et le New York State Thruway, ont besoin de réparations. Louise s’est réveillée soudainement et se croyait au Québec, c’est tout dire. En plus, ces routes sont à péage alors… y a quelque chose qui cloche. Je soupçonne qu’un gnégneur-témoin de la Commission Charbonneau leur ait refilé un tuyau.
Bon, vite sous les couvertures, parce qu’à l’extérieur le mercure a mis son foulard parce qu’il fait 0°C. On se reparle demain pour la fin de l’aventure…
Hier matin, à 7h05 exactement, nous quittions notre maison floridienne pour la longue escapade du retour. Il faisait un temps magnifique, presque sans nuages, avec un mercure qui frôlait les 20°C. Un premier arrêt quelques minutes plus tard, pour déjeuner chez McDo pas très loin. Je vous dis que les œufs McMuffin ont rapetissés pas mal depuis leur mise en marché. Un petite main d’enfant préscolaire aurait suffit pour le faire disparaître, alors vous imaginez un gros appétit comme le mien, il m’en aurait fallu au moins trois. Ce ne sont pas les prix qui ont augmenté, c’est la marchandise qui s’est amaigrie. Je comprends mieux pourquoi Ronald McDonald est un grand sec. Mais je suis demeuré raisonnable, et je me suis contenté d’un seul, tout en me léchant les babines durant la demi-heure suivante.
Sur l’Interstate 4, entre Orlando et Daytona, les nuages ont complètement fait disparaître ce beau ciel bleu sans gouttelettes de pluie. Une fois rendu à St-Augustine, sur la I-295, le soleil est réapparu pour le reste de la journée. La circulation s’est densifiée entre le pays de Mickey et Jacksonville mais sans toutefois provoquer des bouchons de circulation. Nous n’étions pas les seuls Snowbird à migrer vers le nord, les plaques minéralogiques bleu sur fond blanc, en faisant foi.
Au dîner, nous nous sommes restaurés au Steak ‘N Shake et leurs délicieux hamburgers. Les meilleurs, ex-æquo avec Five Guys, à mon avis. Cependant, une petite ombre au tableau; leurs toilettes sont dégueulasses. Pour un établissement ouvert 24 heures, ils y gagneraient à mettre l’emphase sur la propreté des lieux. Un cochon y perdrait sa truie. C’est malheureux !
Après quelques arrêts pour les pleins d’essence et les pauses pipi et café, et le souper chez Ruby Tuesday de Walterboro en Caroline du Sud, nous avons atteint notre destination prévue, à 21h20, soit le Holiday Inn de Fayetteville, Caroline du Nord, d’où je rédige cet article. Une première journée bien remplie avec 1216 kilomètres derrière la cravate et il fait encore présentement 23°C.
J’ai pris connaissance de vos nombreux messages de prudence, tant sur facebook que sur le blogue, et je vous en remercie. Pour un blogueur comme moi, c’est flatteur de recevoir vos commentaires et votre appréciation des articles que je vous offre. Continuez et ne vous gênez surtout pas. Vous n’avez pas idée combien c’est stimulant. Par ailleurs, je peux vous dire que les lilas sont déjà fleuris en Caroline du Sud. C’est un bon signe que ça s’en vient chez nous. Malheureusement, la ! »/%&? de tempête de marde blanche qui défigurera le Québec ce vendredi me constipe comme ça s’peut pas. Qu’est-ce qu’on a fait pour mériter pareille calamité. On n’avait pas plus besoin de ça qu’une invasion de sauterelles monstrueuses et géantes et qui mangent les enfants. (Oh simonac…! Je suis allé la chercher loin celle-là !)
Enfin ! A-t-on le choix ? Quoi qu’il en soit, on reprend la route ce matin, vers 7 heures, direction Lake George NY. On s’en reparle demain…
C’est aujourd’hui le 10 avril et nous sommes sur le chemin du retour, à manger les kilomètres vers notre Québec natal. Comme nous n’avons plus accès à l’Internet, cet article a été rédigé à l’avance. Ah la techno !
Dès les premières lueurs du jour ce matin, nous mettions la dernière main aux préparatifs du départ, après un agréable séjour de 6 mois au pays des gougounes. Toute bonne chose ayant obligatoirement une fin, nous sommes très heureux de rentrer à la maison et retrouver notre train-train quotidien qui s’était arrêté un frisquet jour d’automne. Il fera bon revoir également notre famille et les amis, en chair et en os, sans avoir à passer par le téléphone ou FaceTime.
Nous devrions franchir la distance en deux jours et demi et redécouvrir notre caravane au camping La Clé des Champs, qui est déjà ouvert. On a hâte de constater dans quelle condition l’hiver l’a laissé, puisque c’était la première fois qu’elle dormait au froid sur une longue période. On reprend notre vie de caravaniers à plein temps, en réalisant notre première saison complète au camping.
Au rythme des kilomètres, je devrais être en mesure de vous livrer chaque soir, un compte-rendu quotidien selon vos souhaits. Étant des lecteurs et lectrices assidus du blogue, il me fera plaisir de vous faire partager nos impressions et qui sait, peut être des découvertes ou faits inusités. La route peut parfois nous réserver bien des surprises.
Alors à ce soir pour la suite…
Le ciel est magnifique en cette dernière journée au pays des gougounes et au royaume des
pickups. Et oui, ces camionnettes sont partout dans le sud de la Floride. C’est incroyable de voir autant de ce type de véhicules. Hier, alors que nous étions arrêtés à un feu rouge, j’en faisait justement la remarque à Louise; les trois premières rangées étaient composées uniquement de pickups. Pourtant, nous ne sommes pas en région montagneuse, ni éloignés des grand centres, c’est littéralement fou. Certains les modifient à la façon des Big Foot, avec des pneus immenses plus haut qu’une automobile. D’ailleurs, je me demande encore comment ils font pour grimper dessus pour s’installer au volant. On ne voit pourtant pas d’échelle.
C’est la dernière journée, comme je vous racontais et hier soir, sous une température chaude et douce, nous sommes alllés rendre visite à Francine et Jean-Guy qui ont de la grande visite. André, le frère de Francine est là pour une bonne semaine avec des amis campeurs qui l’ont amené. Du mauvais temps va sûrement nous tomber sur la tête puisque ça doit bien faire 5 ou 6 ans qu’il remet le voyage. Il faisait tellement chaud que Louise n’a même pas pris la peine d’apporter une petite laine, comme on dit. Une de ces soirées où on passerait toute la nuit à marcher sous les étoiles sans bruit mais zen.
D’autres snowbird ont déserté hier matin et le mouvement devrait se poursuivre, chaque jour, pour les deux prochaines semaines. Cependant, comme au Québec, les cinq journées qui viennent seront orageuses pour le sud, pluvieuses et neigeuses au nord. C’est la faute à André ! Même si on s’y prépare, c’est évident que de descendre de 35°C à 5°C en moins de 4 jours, c’est une froidure qui traverse, parole de Carole et Marcel qui viennent à peine de rentrer au pays, faisant le même constat. Faut être fait fort !
Mais on sera prêt et lorsqu’on se réveillera demain matin, nous prendrons la route avec un thermos de café sur la console et la radio à 93,5 The River, pour écouter de la bonne vieille musique pop/rock et bouffer des kilomètres jusqu’au crépuscule. Québec, here we come !
Quelle belle journée aujourd’hui alors que tu célèbres tes 84 ans. Étant une force de la nature, tu es ma source d’inspiration par ta sérénité, ton calme, ton optimiste et surtout ton amour de la vie.
Je te souhaite de conserver cette joie de vivre le plus longtemps possible parce qu’au fond, nous en sommes tous gagnants. Que cette journée t’apporte la joie, le bonheur, l’attention et l’amour auquel tu as droit et que tu mérites amplement.
On ira te visiter dès notre retour à la maison dans quelques jours. D’ici-là, passe le plus beau des anniversaires.
Je t’aime papa !
Les snowbird sont partis, enfin presque tous, laissant le camping désert et dans le calme absolu. On voit beaucoup moins de circulation depuis quelque temps et les sites et maisonnettes ont pris leurs allures de calme et de tranquillité. La piscine aussi écoule le temps devant des chaises longues vides. L’heure est à la reprise de la route du nord. Nous profitons des jours qui restent pour ranger nos choses, charger le camion et préparer notre maison pour la migration des six prochains mois.
Entretemps, Lise et Gilles ont donné des nouvelles et ils sont de retour à la maison. Carole et Marcel sont partis hier dans l’accalmie de l’orage qui nous est tombée dessus jeudi. Dame nature s’est déchaînée, laissant plus de 60 millimètres d’eau, accompagnés de coups de tonnerre à faire vibrer les fenêtres. Tout un orage qui aura eu pour effet de reporter d’une journée, le départ de certains campeurs inconfortables avec ces écarts de conduite météorologiques.
Lundi dernier, Louise passait sa dernière soirée au bingo, raflant un mirobolant 9$. Devant une telle cagnotte elle sera peut-être tentée de pousser sa chance lundi prochain. L’histoire ne le dit pas pour le moment mais… Pour ma part, j’ai complété ma saison de golf hivernale mardi et là aussi, la quantité de golfeurs était négligeable. Habitué à un groupe de 40-50 golfeurs, nous étions à peine une poignée à fabuler sur la petite balle blanche. Mais, j’ai apprécié mon hiver à ce chapitre et mes résultats ont été plus que satisfaisants et j’ajouterais au-delà de mes espérances. Ma meilleure ronde; 79 sur une normale 61 et ma pire, 126 sur une normale 72. Mais ça, c’était en octobre, alors que je n’avais pas touché à mes bâtons depuis plusieurs années.
Comme je l’écrivais précédemment, on s’affaire à tout ranger et préparer la maison pour notre absence estivale et j’en ai profité pour faire un important élagage des végétaux qui ornent le devant et les côtés de la maison. Mettons que c’était plus que temps et la voisine d’en face s’est empressée d’approuver le geste. Probablement qu’à l’automne, on va revoir l’aménagement. Il faut aussi être vigilant et ne rien oublier de ce qu’on doit ramener au Québec parce que 2800 kilomètres c’est loin et on ne veut surtout pas avoir à rebrousser chemin.
Nous sommes ravis de notre séjour de près de six mois, dans notre nouvelle maison floridienne. Une expérience excitante dont nous avons apprécié chaque moment. Les souvenirs sont nombreux et ils meubleront nos pensées pour toujours. Nous avons fait de belles rencontres tout en partageant d’agréables moments avec nos visiteurs Carole, Lise et Sylvain en mars. Mercredi prochain, nous mettrons le cap vers le Québec, à Saint Philippe, où le camping nous attend. On est impatient de retrouver la famille et nos deux adorables petits-enfants qui ne cessent de compter les dodos qui restent. Nous retrouverons également avec joie notre jolie caravane, afin de poursuivre notre nouvelle vie de caravanier à plein temps.
C’est tout de même bizarre un peu la vie; Il y a un an, nous avions une maison au Québec et nous venions en Floride en caravane. Maintenant c’est le contraire et surtout, nous réalisons un rêve planifié depuis plusieurs années. Tous les jours, je remercie le ciel de nous donner la chance de vivre ces instants uniques.
Avez-vous lu l’article de Richard Martineau aujourd’hui dans le Journal de Montréal ? Non ? Vous avez manqué quelque chose. En fait, c’est exactement la même opinion que j’ai envers le Parti Québécois; gouverner avec Ottawa comme un gouvernement souverain.
Enfin, la promotion de la souveraineté prend forme et sa démonstration pourra être analysée par la population. Le Parti Québécois, même s’il est minoritaire, prend la bonne direction. Fini le niaisage et il était temps. Une telle stratégie devrait lui être salutaire.
Protéger la langue française, rapatrier plus de pouvoirs au Québec et exprimer clairement notre volonté envers ce Canada qui nous ¨z’aime¨ tant, voilà le vrai mandat et l’objectif ultime du Parti Québécois. Comme le dit si bien Martineau, ¨ Je suis tanné de voir des fédéralistes voter pour un parti souverainiste, puis se plaindre qu’il prône trop la souveraineté ! Soyez cohérents ! ¨
Il rajoute, ¨ Si vous n’aimez pas la façon dont le PQ fait les choses, vous n’avez qu’à le débarquer aux prochaines élections ! Mais ne lui reprochez pas de faire ce qu’il a dit qu’il allait faire ! Ça serait quand même le boutte ! ¨
Pour une fois que ce parti gouverne selon ses convictions, autant lui donner la chance de voir comment il s’en tire. Je demeure persuadé que cette façon de faire plairait à son illustre visionnaire et fondateur feu René Lévesque. Rien n’est parfait mais il faut quand même essayer, après on verra ! Moi, ça m’emballe !
Une institutrice demande à un élève :
– Quel genre de femme aimerais-tu avoir plus tard ?
– Je veux une femme comme la lune.
– Wow quel choix ! Tu veux qu’elle soit belle et calme comme la lune ?
– Non. Je voudrais qu’elle arrive la nuit et qu’elle disparaisse le matin.
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Dans son bain un petit garçon de trois ans examine ses testicules.
– Maman, demande-t-il, c’est mon cerveau ?
– Pas encore, répondit-elle.
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Un homme vient de mourir. Aux funérailles, le curé se répand en éloges pour le défunt :
– Un bon mari, un bon chrétien, un père exemplaire…
La veuve se penche vers son fils et lui dit à voix basse :
– Va donc voir dans la tombe si c’est bien ton père.
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Un couple se promène en ville. Au moment de passer devant une bijouterie, la femme demande au mari :
– Mon amour, tu ne m’achèterais pas un collier ?
– Pourquoi ? T’en as marre de te promener en liberté ?
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– Les nouveaux voisins sont tellement amoureux, s’exclame la femme à son mari. Il l’embrasse, la caresse, la prend dans ses bras, pourquoi, ne fais-tu pas la même chose ?
– Parce que je ne la connais pas !
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La femme dit à son mari :
– Albert, tu n’as jamais pensé à m’acheter des fleurs, pourquoi ?
– Tu n’es pas encore morte !
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On frappe à la porte :
– Bonjour, Monsieur, voulez-vous nous faire un don pour les maisons de retraite ?
Et le vieux de s’écrier :
– Germaine, mets ton manteau et prépare ta valise !
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La femme :
– Qu’est-ce que tu fais ?
Le mari :
– Rien !
La femme :
– Rien…? Ça fait une heure que tu lis le certificat de mariage.
Le mari :
– Je cherche la date d’expiration.
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Une femme demande à son mari :
– Qu’est-ce que tu aimes le plus chez moi, la beauté de mon visage ou mon corps sexy ?
Il la regarde de la tête aux pieds et dit :
– Ton sens de l’humour !!!
Comme pour les oiseaux migrateurs, le phénomène de la migration s’étend aux humains et les snowbird sont, pour la plupart, à ranger tout l’inventaire pour le retour au Québec. Certains ont profité des aubaines étatsuniennes pour faire des achats et ils sont à se demander où ranger ça dans les véhicules. Tout un casse-tête en perspective. Mais en bons débrouillards, ces «oiseaux des neiges» trouveront une solution pour ne rien laisser au pays de l’Oncle Sam. Il faudrait prévoir un trou dans l’auto avant le départ, parce qu’au retour, nous sommes toujours surchargés.
Pour nous, notre dernière visite s’en est allée à la maison mercredi dernier en milieu de matinée. Lise et Sylvain sont rentrés à Waterloo presqu’à l’aube de ce dernier vendredi. Le voyage s’est bien déroulé selon leurs dires et ils seront de retour ici à Pioneer Village tout le prochain mois de mars, réservation confirmée, dans la roulotte qu’ils ont choisi. Les perroquets font toujours l’envie des voisins mais, comme le souligne Lise, on a une exclusivité, une réalisation unique de l’artiste.
Ce matin, également à l’aurore, ce sont Linda et Benoît qui reprenaient le chemin du Nord après un séjour trop court en ce qui concerne Linda. Quant à Benoît, c’est la larme à l’œil qu’il a démarré sa voiture, bien conscient que quelques bancs de neige lui réserveraient un accueil plutôt glacial. Mais il ne désespère pas, tout en sachant qu’il a encore sa jeunesse et que dans un avenir très rapproché, il pourra enfin savourer pleinement avec sa tendre moitié, l’exaltante vie d’un snowbird, cette race qu’il affectionne.
Lentement, on voit les auvents se refermer chez nos voisins. La rue perd ses marcheurs habituels et la circulation se fait plus espacée. En me promenant ce matin, je vois plein de patios en béton bien en évidence, laissant voir le nid des «oiseaux des neiges» laissé à l’abandon. Les prochains à lever les voiles seront Louiselle et Jean-Noël, mais pour un court séjour à Daytona Beach, histoire de ne pas casser trop vite avec nos températures tropicales. Quand même, n’oublions pas que ces ex-citoyens de Port Cartier savent bien que l’hiver là-bas dure deux mois de plus.
Ensuite ce sera Lise et Gilles, le premier avril. Ce n’est pas un poisson, ils sont prêts ! Depuis bientôt quatre jours, la ruche s’active et rien n’est laissé au hasard. Une chance qu’ils laissent la pelouse… Je blague bien sûr mais pas beaucoup. Avec Gilles pas de demi-mesure et les retards, il ne connaît pas ça. Mieux vaut être prêt. Probablement un ancien scout. Quant à Carole et Marcel, ils ont décidé de prolonger leur séjour d’une semaine, pour se faire dorer la couenne plus longtemps.
Entretemps, une dernière activité se tient aujourd’hui et c’est le Farewell dinner. Une sorte de dernier souper d’adieu ou d’au revoir, pour se remémorer nos bons coups de l’hiver qui vient de se terminer. C’est aussi l’occasion de se donner rendez-vous, quelque part dans notre beau grand Québec qui, avec les bourgeons sur le point d’éclorent, sont annonciateurs du retour de la belle saison. Un bon souper spaghetti pour la bagatelle somme de 5$. Pourquoi s’en priver ? Encore une fois, tous les billets sont vendus.
Nous, on décolle seulement le 10 avril et nous avons eu confirmation ce matin, que notre camping au Québec pourra nous accueillir dès samedi prochain, le 6 avril. Mais d’ici là, Louise essaiera de mettre la main sur quelques dollars supplémentaires au bingo. Depuis deux semaines, elle a augmenté ses gains à 200$. Bizarre que ça coïncide avec le séjour de Lise et Sylvain. Espérons qu’ils ont laissé leur porte-bonheur dans le sac à main de Loulou. Ainsi va la vie au pays des gougounes.