+0.099 %

Humour

Quelle belle surprise découverte hier matin… Un cadeau de notre gouvernement canadien !

IA

Eh oui. En consultant le site de mon institution bancaire, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que ma pension fédérale de la Sécurité de la vieillesse avait été augmentée… de 74 sous.

Mon épouse également. Doublement surpris !

Je suis renversé. Une telle somme, ça change une vie. Je me demande encore comment je vais gérer cette soudaine prospérité. Peut-être devrais-je engager un comptable spécialisé en fortunes colossales.

Dans les faits, cette « hausse » représente — tenez-vous bien — 0,099 %.

On frôle l’indécence.

J’ai donc immédiatement prévenu mon conseiller financier : qu’il investisse ce pactole inattendu sans tarder, et surtout dans des valeurs sûres. On ne plaisante pas avec des montants d’une telle ampleur.

DEUX SORTES DE « VIEUX »

Vous n’avez pas idée à quel point j’ai hâte à l’automne. J’aurai enfin 75 ans. Et qu’arrive-t-il à 75 ans ? Une majoration substantielle, gracieuseté de l’ami Justin.

Un vrai visionnaire, celui-là.

Vous vous souvenez : il y a quelques années, cet ancien professeur devenu premier ministre avait décidé de réinventer la structure des pensions fédérales. Résultat : deux catégories de retraités. Les « vieux »… et les « vieux-vieux ».

Une trouvaille digne d’un roman de fiction, mais appliquée à la vraie vie.

Les « vieux » (65 à 74 ans) n’avaient droit à rien. Les « vieux-vieux » (75 ans et plus), eux, recevaient une généreuse augmentation mensuelle à vie, de 10 % dès le mois de leur 75e anniversaire.

Une façon subtile de dire : « Félicitations, vous êtes officiellement assez vieux pour mériter un peu plus. »

Justin, le malin, avait trouvé l’occasion parfaite pour diviser les aînés en deux espèces.

L’art de semer la pagaille, version fédérale.

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