La francisation des raisons sociales

Je ne sais pas si c’est suite à la présentation par François Legault de son dernier volet sur la langue française, mais toujours est-il que l’Office québécois de la langue française (OQLF) nous annonce une campagne, sans dents, pour l’automne; Amener les commerçants à respecter la Charte de la langue française en ajoutant un générique en français à leur dénomination. Je dis sans dents, parce que ce n’est sûrement pas cette instance qui va faire mourir de peur les dirigeants de ces entreprises. Elle mord seulement des gencives.

Ça m’a bien fait rire, qu’après toutes ses années d’existence, elle décide d’ouvrir son clapet. Il me semble que cela va de soit. Je vous invite à vous rendre sur le site de l’OQLF et de prendre connaissance du communiqué de presse à cet égard. Le ton est si peu convainquant que ça ressemble à un vœu pieux. J’ai déjà déposé une plainte sur une raison sociale anglophone et j’ai reçu une réponse tellement stupide, que je l’avais déjà pressentie.

Je me souviens que lorsque le Parti québécois avait promulgué la loi 101, un commerce, Color your world, avait rapidement francisé sa raison sociale en La couleur au foyer. Très joli comme francisation ne trouvez-vous pas ? Je suis d’avis que L’OQLF doit EXIGER le respect de la langue française en obligeant les raisons sociales à s’y conformer. Un autre exemple avec Staples versus Bureau en gros. Encore là, l’effort de francisation est louable. Même compagnie, avec une raison sociale francisée, qui respecte sa clientèle locale.

Je vais encore plus loin, en parlant de Red Bull, connue mondialement. On ne parle pas du commerce du coin. Et bien, saviez-vous que cette multinationale porte le nom de Toro Rosso, en Italie ? Et nous ne sommes pas capables d’exiger cela chez nous… Un peu de colonne s’il-vous-plaît, les gens de l’Office.

Encore Hydro Québec

Hier, en prenant connaissance de mon courrier, je remarque une enveloppe adressée à mon nom, d’Hydro Québec. Je m’empresse de l’ouvrir et j’y trouve une carte, recto-verso, unilingue anglophone, sur leur programme « Recyc-Frigo » pour le recyclage des vieux réfrigérateurs.

Soudainement, j’ai eu une poussée de boutons et le sang ne m’a fait qu’un tour. Je suis abonné de ce méga monopole depuis mai 1973 et j’ai toujours reçu ma correspondance en français. J’aimerais bien parler à l’imbécile qui s’est occupé de ce publipostage.

Aussitôt, j’ai pris le téléphone pour appeler le numéro sur la carte pour me plaindre ou, à tout le moins, essayer de connaître la raison de cette erreur. Parce que c’en est une grosse et surtout impardonnable, pour ne pas dire inqualifiable. J’ai attendu plus d’une demi-heure sans avoir réussi à parler à personne. Supposément qu’ils recevaient un volume anormal d’appels… J’espère que ce sont d’autres québécois, comme moi, qui ont eu la même réaction. Et il faudrait prendre ça avec un grain de sel. C’est très mal me connaître.

Ils vont probablement mettre la faute sur les ordinateurs, l’excuse courante, mais c’est trop facile. Je ne sais pas combien de fois ils ont répété cette erreur mais la mienne en est une de trop. Dès aujourd’hui, j’appelle le service à la clientèle pour me plaindre. Ça ne donnera probablement rien d’autres que de plates excuses mais je refuse de laisser cet impair sous silence.

Un monopole c’est ça; Tiens toi, pis ferme ta gueule ! Si j’ai des nouvelles, on s’en reparle.

Une histoire philosophique

Il faut apprendre à écrire ses blessures dans le sable et à graver ses joies dans la pierre. La petite histoire qui suit, l’illustre très bien…

Deux amis étaient perdus dans un désert aride, sous un soleil brûlant, en n’ayant qu’une très faible quantité d’eau. Au bout d’un moment, la chaleur est telle, qu’ils en viennent à se disputer les dernières gouttes. L’un des deux donna une gifle à l’autre. Ce dernier, endolori mais sans rien dire, écrivit dans le sable :

« Aujourd’hui, mon ami m’a frappé. »

Étonné, son ami ne rétorqua pourtant rien; il s’excusa, et tous deux continuèrent leur chemin. Le lendemain, ils arrivèrent à une oasis. Aussitôt arrivé, Ils allèrent se baigner dans un point d’eau. Mais, celui qui avait écrit sur le sable, perdit connaissance et se noya. Son ami plongea alors, et le ramena sur la terre ferme. Après avoir repris son souffle, celui-ci prit une pierre et y grava ces mots :

« Aujourd’hui, mon ami m’a sauvé la vie. »

Celui qui avait donné la gifle et avait sauvé son ami lui demanda :

– Quand je t’ai blessé tu as écrit sur le sable, et maintenant tu as écrit sur la pierre. Pourquoi ?

Il lui répondit alors :

– Quand quelqu’un nous blesse, nous devons l’écrire dans le sable, où les vents du pardon peuvent l’effacer. Mais, quand quelqu’un fait quelque chose de bien pour nous, nous devons le graver dans la pierre, où aucun vent ne peut l’effacer.


Une belle surprise

Louise, ma conjointe, aura réussi à me surprendre hier, sur une invitation à souper au restaurant, que nos amis Marcel et Carole avaient minutieusement concocté. Elle avait stratégiquement manigancé une fête surprise à l’occasion de mon anniversaire, qui en passant est le 4 septembre, en la devançant d’une semaine. En arrivant au restaurant, un tonnerre d’applaudissements me rendit à l’évidence; C’était le grand soir, mon heure de gloire, où on allait souligner mes 60 années de vie. Loulou a réussi son coup !

Parents et amis étaient là, souriant et semblant heureux d’avoir pu me déjouer. Je n’ai réalisé que trois heures avant, que quelque chose pouvait se tramer, lorsque j’ai vu mon père tout parfumé et ma mère, me faire croire qu’ils allaient souper chez ma sœur, eux qui ne sont pas tellement « sorteux ». Lorsque je suis arrivé au restaurant, j’ai aperçu mon père du coin de l’œil et la familiarité de quelques bagnoles maladroitement dissimulées dans le stationnement. Il n’en fallait pas plus pour dissiper mes doutes. Par contre, je n’avais pas idée des invités qui s’y trouvaient.

La surprise fut totale quand même, lorsque j’ai remarqué les gens un à un. Nos familles et de très bons amis, puis mon fils, sa conjointe et nos deux beaux trésors de petits-enfants. Des personnes de cœur avec qui nous partageons des brins de vie et surtout des gens avec lesquels j’aurais rêvé partager ce beau moment. Ma Loulou a frappé dans le mille avec ses invitations. Je ne vais pas tous les nommer, mais ils se reconnaissent et je peux leur assurer, également à ceux qui n’ont pu être de la fête, qu’ils occupent une place de choix dans mon cœur. Je veux les remercier de leurs cadeaux et de leur touche personnelle sur les cartes de souhaits. Comment ne pas apprécier la vie quand on se sent aimé de la sorte.

Mes soixante étés n’auraient pas eu le même sens, sans votre présence. Merci pour cette belle surprise et merci d’être dans nos vies.

Choisir son cellulaire… Pas évident !

Dans quelques mois, j’aurai à remplacer mon téléphone cellulaire intelligent par un nouvel appareil, mais voilà ! Lequel choisir ? Présentement, je possède un BlackBerry Curve 8330 et je dois avouer que ce sera très difficile de m’en défaire. De tous les téléphones que j’ai possédés, c’est de loin, le meilleur à mon humble avis. Je l’aime mon BlackBerry.

Alors, j’ai commencé à me renseigner sur ce que le marché offre. C’est pas évident ! Quand on regarde les circulaires publicitaires on en trouve des dizaines de modèles tous aussi intéressants, à première vue. Chaque fournisseur de service propose ses modèles exclusifs et il faut parfois se résigner à prendre celui qui offre le téléphone tant convoité.

Une fois une première sélection établie sur des coups d’œil accrocheurs, il faut passer à la seconde étape; Fouiller l’internet pour en connaître davantage sur les caractéristiques de chaque appareil. Essayer de trouver les évaluations des internautes qui ont expérimenté la bête. Encore là ce n’est pas légion. On reste sur notre appétit. Peut être parce que les modèles changent trop rapidement. Quoi qu’il en soit, après toutes ces recherches, je ne suis toujours pas rassasié.

Apple ? Vous avez dit Apple ? Désolé mais je déteste les produits Apple. Je ne sais pas pourquoi, mais je n’ai jamais été attiré par leurs produits. J’ai reçu un IPod Shuffle en cadeau l’an dernier et il croupit dans le fond d’un tiroir. Je reconnais qu’ils sont innovateurs dans leurs produits, qu’ils sont de qualité et je connais beaucoup de personnes qui ne jurent que par leur IPhone mais… C’est plus fort que moi, pas capable !

Avec la récente acquisition de Motorola par Google, Androïd va sûrement continuer d’inonder le marché et changer la donne. Qu’adviendra-t-il de la gamme d’appareils qui fonctionnent actuellement sous ce système d’exploitation ? C’est à suivre et on n’a pas fini d’en entendre parler. Donc, je ne suis pas plus avancé qu’au départ et je risque d’être encore plus mêlé.

Par un coup de chance, Steve Tilley dans sa chronique de jeudi du Journal de Montréal, publiait une évaluation du nouveau BlackBerry Bold 9900. Comme j’ai déjà un faible pour la marque, il a piqué ma curiosité et j’ai été emballé du résultat. Selon lui, c’est le champion des BlackBerry à ce jour. Il ressemble beaucoup au mien et l’adaptation devrait se faire en douceur.

À moins d’un revirement de l’industrie, je vais peut-être y aller d’un deuxième BlackBerry que je pourrais jumeler à un Playbook ? Tant qu’à rester BlackBerry, parce que là aussi, les tablettes poussent comme des champignons. Enfin ! Ma décision n’est pas arrêtée et j’ai encore quelques mois pour faire mon choix. Ah ! La technologie, quand tu nous tiens…

La débandade de la souveraineté

Si René Lévesque a encore une vue de là-haut sur le Québec et surtout sur le parti qu’il a fondé avec son cœur, il doit passer un sale quart d’heure éternel à voir le gâchis que ses successeurs sont à lui servir. Un Parti québécois qui se déchire sur la place publique au grand plaisir de ses adversaires politiques.

Un parti d’hypocrites qui, après avoir donné sa confiance à son chef Pauline Marois à plus de 90%, se saborde à un niveau tellement profond que j’ai peine à croire qu’il va survivre. Avec le temps, mes rêves d’indépendance, porteurs d’espoir, s’amenuisent à la vitesse de l’hécatombe.

Ce parti, aux belles réformes des années 70, n’est plus l’ombre de lui-même et ça me désole au plus haut point. Il est de moins en moins à l’écoute de sa population et est aveuglé par la soif d’une poignée d’irréductibles de faire la souveraineté à tout prix. C’est assez bizarre de constater que nous risquons d’avoir trois partis indépendantistes au prochain scrutin provincial, ce qui aurait pour effet de propulser le poodle, ce grand voyageur, vers une autre victoire convaincante.

De tout temps, depuis que j’ai l’âge de voter, mon appui indéfectible a toujours été envers les partis indépendantistes. J’ai toujours cru et je crois encore à un Québec souverain et libre de ses choix mais le contexte a changé. Avant d’espérer l’autonomie, il faut d’abord régler les problèmes présents, qui rongent notre quotidien.

Ça craque de partout et personne n’y apporte de solutions concrètes. On gère la panique, sans aucune planification. Ce n’est pas en éteignant les feux que le Parti québécois peut espérer réaliser le rêve de feu son fondateur. La santé, qui tue implacablement nos proches atteints de cancer. L’éducation, qui a beaucoup de difficulté a simplement adopter un bulletin. Les transports, qui prendront des années à rétablir une infrastructure privée à outrance d’un entretien minimal. Ce ne sont que des exemples de problèmes sans solutions, gérés uniquement par la panique. Rien ne bouge, tout stagne. Ce qui intéresse les citoyen, c’est le quotidien, l’immédiat. Après, on verra !

Ce que je vois dans le décor politique du Québec me désole. Francois Legault, qui n’a rien brisé comme ministre péquiste et qui a rarement mené ses projets à terme tout en quittant le bateau en plein mandat, nous annonce qu’il ne ferait qu’un seul mandat. Il n’a même pas encore créé sa future formation politique que déjà, il songe à quitter. Quant aux récents démissionnaires du parti, ils sont sur une autre planète avec leurs réflexions et constatations sur la souveraineté qui sont dépassées. Ils sont les seuls à vouloir voir ce qu’ils voient. Une bande d’hypocrites qui, à la première occasion, a sauvagement « poignardé » Pauline Marois dans le dos. J’ajouterai aussi Bernard Drainville avec ses propositions, suite à un sondage maison qu’il a commandé, y aller de déclarations publiques qui relèvent de la chef. Assez aberrant n’est-ce pas ? Mon petit doigt me dit que Pauline n’aura d’autres choix que d’abdiquer, marquant définitivement la fin de ce parti aux mille chefs.

Croyez-vous qu’après tout ça, nous soyons prêts pour notre autonomie ? Moi, je n’y crois plus, tant qu’il en sera ainsi. Quand les citoyens en sont rendus à vouloir voter pour un parti qui n’existe même pas, c’est signe que la morosité s’est installée.

Non, je suis persuadé que René n’aime pas ce qu’il voit.

Le français de…Burlington

Qui l’aurait cru ! Alors que le Québec doit constamment défendre sa langue française, il en est tout autrement à Burlington au Vermont. Si la raison première est pour brasser de meilleures affaires, rien n’empêche qu’ils ont trouvé un bon filon. C’est aussi une marque de respect.

Plusieurs générations de francophones ont migrés vers les états de la Nouvelle-Angleterre au siècle dernier et on les estime à près d’un million. Les patronymes sont encore présents, même si l’usage du français est disparu mais voilà que le 8 août dernier, le conseil municipal a voté une résolution pour favoriser l’usage du français dans les lieux publics de Burlington. Sans le rendre obligatoire, la ville en suggère son usage dans les menus de restaurants et les écoles.

L’aéroport, qui est de plus en plus prisée par les québécois devrait afficher la signalisation en français prochainement et les panneaux de circulation routière s’y conformeront également. Ça fait du bien des bonnes nouvelles comme ça, n’en déplaise à ceux qui pensent encore que le français est une langue indigène.

Bravo à Burlington et je souhaite que cette initiative soit imitée. Vous méritez encore plus qu’on aille vous visiter.

In Memoriam, Jack Layton, 1950-2011

Jack Layton décédé ! La nouvelle a eu l’effet d’une bombe dans les milieux politiques. Celui qui a réussi l’impossible le 2 mai dernier, a perdu son dernier combat contre ce satané cancer. Sa dernière intervention médiatisée, le 25 juillet dernier, laissait entrevoir le pire. Amaigri, il avait promis de revenir en septembre. Mes pensées vont d’abord à sa famille. Elle aura réussi à le garder avec eux ces quatre dernières semaines.

Jack, comme on se plaisait à l’appeler, avait reçu un vote d’amour des québécois qui voulaient lui donner une chance en lui confiant le poste de chef de l’opposition officielle. Malheureusement, le destin a décidé de lui ravir ce qu’il chérissait le plus et qu’il avait mis toutes ses énergies à atteindre.

En écoutant les éloges des ses amis comme des ses adversaire politiques, il faisait l’unanimité. Il apportait à la classe politique, une fraîcheur nouvelle. Son sourire était contagieux. Il est parti dans la légende sans nous laisser le temps d’apprécier pleinement ce qu’il nous réservait. Avec un peu de temps, il aurait probablement accédé au poste de Premier ministre du Canada.

Jack était tellement près des gens, qu’il avait le même charisme qu’un René Lévesque, lui aussi disparu trop jeune. Le Nouveau Parti Démocratique a perdu son âme, son messie et son sauveur. Saura-t-il s’en sortir ? Espérons que de là-haut, il saura guider sa jeune députation ou du moins leur donner le goût de continuer à livrer son message. Travailleur acharné, il nous a laissé son testament politique avant de partir.

Salut Jack ! Ton sourire nous manque déjà.

L’Ontario sait mieux faire

Comment se porte la longue liste de fournitures scolaires pour vos rejetons ? Vous êtes en plein magasinage ? Avez-vous économisé suffisamment depuis des mois, pour amortir cette dépense récurrente qui peut dépasser celle de Noël ? Alors c’est que vous demeurez au Québec, une société distincte à tous les points de vue. Les taxes n’étant pas assez élevées, il vous faut faire encore un petit effort pour permettre à l’administration scolaire de mieux respirer l’air du sud, lors de leurs prochaines escapades ou leurs partys de Noël. Contrairement à l’Ontario qui fournit tout ce matériel gracieusement à ses élèves, nous n’avons pas droit à un traitement similaire.

En lisant le reportage de Sarah-Maude Lefebvre, en page 5 du Journal de Montréal d’hier, sur ce qui se passe chez nos voisins ontariens, l’extrait suivant à sonné comme une douce musique à mon oreille :

« Il n’y a rien de plus normal, s’exclame la surintendante à l’éducation du conseil, Jennifer Lamarche-Schmalz. Quand je vais travailler, mon employeur met un ordinateur à ma disposition. C’est la même chose pour les élèves. C’est à l’école que revient la responsabilité de leur fournir le matériel nécessaire à leur apprentissage. »

Du vrai bonbon ! Je croyais rêver. J’ai dû relire deux fois et me pincer à en avoir un bleu. Et c’est comme ça au primaire et au secondaire.

Ah ! Tout le monde au Québec, (je parle bien sûr des bonzes, des associations, des regroupements et j’en passe, de tout le Ministère de l’éducation), n’est pas contre l’idée. Cependant, ils aimeraient pouvoir le faire à la seule condition que ce soit de l’argent neuf qui le permette. Leurs budgets actuels ne le prévoient pas. Un tel affront frise l’indécence. Évidemment, ils vont le prendre dans nos poches, comme ils le font déjà avec leur chocolat, pour financer des classes vertes, rouges, bleues, mauves et multicolores.

J’ai une meilleure idée; Abolir et réformer les commissions scolaires serait déjà une énorme économie de gaspillage, puis tenir leurs rencontres intellectuelles dans leurs gymnases, les fins de semaines ou même l’été, qu’ils pourront joyeusement décorer avec des scènes bucoliques; la mer, le soleil. En ajoutant un peu de chauffage, ils auront l’impression d’y être. Enfin, pour le party de Noël, un bon quart de poulet d’un rôtisseur local pourrait faire l’affaire? C’est bourratif et économique ! Puis, de la volaille dans le temps des Fêtes, c’est concept.

Vous êtes-vous déjà demandé combien coûtent les seuls frais d’inscriptions aux différents congrès, colloques, stages, etc…? Une belle petite fortune et ça se déroule rarement à la porte d’à côté. Tout ça disparu, ils auront des réserves en abondance pour non seulement imiter l’Ontario en matière de fournitures scolaires, mais il en restera pour renouveler annuellement tous les dictionnaires, qui ont déjà l’âge de Mathusalem et offrir aux élèves tous les services gratuits qu’ils sont en droit de s’attendre.

Est-ce que le jour viendra où un gouvernement responsable mettra la hache dans la structure organisationnelle gargantuesque du Ministère de l’éducation ? Ce n’est sûrement pas demain la veille. En conclusion, l’article nous apprenait que la ministre Line Beauchamp n’était pas disponible pour commenter. Ça vous étonne ?

Le club med de Pinel

C’est assez aberrant d’apprendre qu’à l’institut Philippe-Pinel de Montréal, on puisse offrir aux personnes détenues, l’équivalent d’un séjour prolongé dans un club med. D’autant plus que ces détenus, même s’ils souffrent de problèmes mentaux, n’y résident que pour de courtes périodes, du moins pour une grande majorité.

C’est saisissant de voir tous les services, cours et divertissements qu’on leur offre, quand on sait qu’une majorité de citoyens droits et honnêtes ont peine à se payer une infime partie de ces avantages. Pas étonnant que l’Europe et les pays étrangers viennent nous visiter pour voir de leurs yeux, ce qui est incroyable. L’image m’est aussi revenue des sinistrés du Richelieu qui ont tout perdu et qui doivent se refaire une vie avec la pitance des gouvernements qu’ils doivent pratiquement quémander. C’est le monde à l’envers.

Comme pour rire de nous, les « suckers » qui les subventionnent de nos impôts, le directeur général de l’institut, le Dr Jocelyn Aubut, affirme que ce club med n’est pas la belle vie et qu’on n’y tiendrait pas deux mois. J’ai des doutes là-dessus. Jadis, dans un Québec religieux, les gens s’enfermaient en retraite fermée pour enrichir leur spiritualité et se faire un examen de conscience. Alors pourquoi ne pas appliquer la même formule envers d’honnêtes citoyens qui décideraient de se retirer quelques semaines à Pinel et profiter de ses services ?

Ils pourraient en même temps profiter des ressources médicales disponibles, sans avoir à attendre des heures aux urgences, quand ce ne sont pas des mois à poireauter après un médecin spécialiste. Parce qu’en fin de compte c’est la réalité de ces criminels, n’en déplaise à la cour, qui s’y trouvent détenus. Je ne suis pas contre la réhabilitation ou toute forme de réinsertion sociale, mais il y a des limites.

Dans une détention, il faut un élément punitif en guise de sanction et ce n’est pas dans une formule tout inclus que ça doit se passer. Il faut que ce soit restrictif. Mis à part la privation d’une liberté, je ne vois pas d’éléments brimant dans ce que Pinel expose.

En conclusion, le Dr Aubut affirme que très peu de gens connaissent toute l’étendue du travail qui se fait à Pinel. Bien content d’apprendre cela et je ne condamne pas ce fait, cependant comme dans bien d’autres choses qu’on nous cache, ce sont ces accommodements qui choquent.

Les anges de la rénovation

Aujourd’hui, j’écoutais un intervenant à la radio, dénoncer le capharnaüm des nombreux chantiers routiers dont les automobilistes sont victimes, dans la grande région métropolitaine. Il s’expliquait mal comment on pouvait avoir plusieurs chantiers avec seulement une poignée de travailleurs qui s’affairent à l’ouvrage, alors qu’une bonne planification serait d’avoir moins de chantiers, simultanément en opération et plus de travailleurs pour réaliser les travaux au même endroit. Le même processus reprend par la suite pour d’autres chantiers. Quelle idée brillante !

C’est là que je me suis rappelé de la populaire émission américaine, Les anges de la rénovation, où une centaine de travailleurs acharnés démolissent et reconstruisent une maison entièrement décorée et meublée en une seule semaine. Ça c’est de la planification et de l’exécution. En plus, ils mettent leur touche personnelle pour réaliser des appartements thématiques. C’est ce concept qu’on devrait appliquer à nos travaux d’infrastructures routières. Les réaliser un à la fois, dans un temps record, avec une armée de travailleurs. Personne n’y a pensé !

Pourquoi on investi des millions de dollars en études et devis de toutes sortes, sans coordinations et sans planifications. Les chantiers routiers, c’est une tour de Babel au Québec. Il faut innover et être plus dynamique dans la réalisation des projets.

Quand je vois le Poodle, flanqué de ses ministres Sam Hamad et Raymond Bachand, serrer des mains à la réunion bidon de jeudi avec les rois des agglomérations avoisinantes, d’où rien n’est sorti sur les problèmes de circulation reliés aux travaux, je me demande bien à quoi ils servent et pourquoi on les paie. Dans sa grande sagesse, Sam nous apprenait hier, qu’ils vont mettre sur pied un comité de surveillance des infrastructures pour l’avenir. Quoi, ça n’existait pas ? Voilà pourquoi ça tombe de partout. Aucune vision depuis des années et c’est aujourd’hui qu’on nous annonce une connerie de la sorte. J’en ai des hauts le cœur.

Je le dis et je le répète, nous sommes menés par une bande d’incompétents photogéniques, aveugles et sourds, qui n’ont d’autres ambitions que le pouvoir et ses privilèges. Nous n’avons encore rien vu et nous sommes dans la merde pour les dix prochaines années à moins qu’on déniche une super équipe qu’on pourrait appeler Les anges des infrastructures. Mais c’est trop simple. Nous, les CON-tribuables, nous sommes des caves et des sans génie. Nous faisons la queue pendant des heures entre des cônes oranges, dépensant plus d’essence, surtaxée par ces mêmes incompétents.

Du sport à profusion

L’automne s’annonce palpitant pour les sportifs de salon avec l’entrée en scène de la nouvelle chaîne sportive TVA-Sports. Nous aurons du hockey à en rêver; Les Canadiens à RDS, les Sénateurs et qui sait, peut être les nouveaux Nordiques dans un avenir rapproché, souhaitons-le. On est déjà gâté avec RDS, on le sera doublement maintenant. L’antichambre, le Match… Wow ! Des débats palpitants !

Ce qui me réjouit aussi, c’est le retour du Baseball avec la venue de Jacques Doucet et Rodger Brulotte, comme au bon vieux temps. Il me semble que ça fait des lunes que les Expos sont partis et pourtant, c’était hier. De temps des Expos, mon fils et moi allions au stade assez régulièrement et j’ai la nostalgie de ces visites et le goût m’est revenu depuis que les rumeurs nous amènent une nouvelle franchise dans la ligue CAN-AM, où évoluent les Capitales de Québec. Une excellente équipe que j’irai voir jouer le 2 septembre prochain à Québec. Les rumeurs courent aussi que Montréal pourrait reprendre sa place au sein de la Ligue Nationale de Baseball d’ici quelques années. Pareille confirmation ne pourrait mieux tomber. D’ici là, on devra se contenter des Blue Jays.

Quoi qu’il en soit, le nouveau joueur qu’est TVA-Sports sera bénéfique pour la clientèle sportive québécoise et je trépigne d’envie de voir arriver septembre. Dorénavant, ça prendra l’enregistreur numérique pour ne rien manquer ou mieux, quelques téléviseurs supplémentaires pour satisfaire toute la maisonnée.