Les docteurs

Est-ce que vous connaissez l’émission Les docteurs, diffusée présentement en reprise du lundi au vendredi entre 16h30 et 17h30 à Radio-Canada ? Moi je l’ai découvert récemment grâce à ma conjointe qui en est accro. Quatre médecins vulgarisent, avec des experts, tous les aspects de la santé allant des maladies, pathologies et avancées scientifiques, en passant par la médication, la nutrition et les conseils, devant un public en studio. Ils répondent même aux questions de l’auditoire et aux courriels qu’ils reçoivent régulièrement.

À une époque où il est difficile d’avoir un médecin de famille ou d’obtenir rapidement un rendez-vous pour traiter nos petits et grands bobos, c’est une idée de génie d’avoir mis en ondes une émission de la sorte. C’est une sorte de consultation sans frais et je dois ajouter que les médecins choisis sont attachants et expliquent les choses simplement et sur un ton bien différent de ce qu’on observe souvent chez les toubibs. Ça apaise nos craintes et nos angoisses.

On y apprend tellement de choses que l’heure est très vite passée. Quelques fois, on teste nos connaissances avec un petit jeu questionnaire du genre vrai ou faux et on reste surpris des résultats. Que l’émission exploite un thème particulier comme le cancer ou la grossesse ou simplement des sujets généraux, c’est toujours intéressant et captivant. Qui ne rêve pas de conserver une excellente santé et de devenir centenaire ??? En tout cas, allez y jeter un coup d’œil et je vous assure que si la santé vous tient à cœur, vous en deviendrez des téléspectateurs assidus également.

Longue vie à vous, les docteurs !

Un manque de vision

Les événements entourant l’effondrement au tunnel Ville-Marie démontrent clairement la « maladie » dont souffrent nos gouvernements à tous les niveaux; Un manque total de vision. J’y ajouterai aussi le manque de planification et de coordination. Chacun gère son petit royaume en vase clos, sans s’occuper des autres. En clair, la main droite ne sait pas ce que fait la main gauche.

Les exemples sont éloquents. À la ville de Montréal, leur seule vision est d’augmenter et d’imposer des taxes; essence, immatriculation, stationnements parcomètres, transport en commun ou de financer des Bixis. Ils refont une artère et sitôt le travail terminé, Gaz Métropolitain « re-creuse » pour passer son réseau d’alimentation. Ce qui était tout neuf, est déjà démoli avec ce que ça comporte. Aucune coordination. Ils écœurent le monde avec leurs fermetures de quartiers complets tout l’été, pour tenir des festivals. Il me semble qu’on devrait tenir ça dans des parcs. Des chantiers routiers poussent comme des champignons, après des années de négligences. Et imaginez, Turcot n’est même pas commencé.

Au provincial, ce n’est guère mieux. Des évaluations d’infrastructures routières qu’on finance à même nos impôts, sont gardées secrètes. La compagnie qui a contracté les travaux au tunnel Ville-Marie, traîne une réputation délinquante des lois et des procédures normales de construction et malgré ce fait, elle a obtenu ce contrat. Ça fait probablement partie des raisons pour lesquelles le Poodle ne veut pas d’une commission d’enquête sur la construction. Les derniers sondages démontrent hors de tout doute, qu’une très large proportion des CONtribuables ne les croit tout simplement plus. La paranoïa est en train de s’installer et c’est une catastrophe annoncée qui se dessine. Sam Hamad nage en eaux troubles pendant que le Poodle s’époumone avec son plan nord et ses futures infrastructures pour un territoire de mouches noires. Allo !!! Montréal s’effondre !

À bien y penser, les élus n’ont qu’une seule vision, celle de voyager à travers le monde et assister à des congrès, des colloques ou des assemblées bidons, À NOS FRAIS. Pour ça, soyez sans craintes, ils planifient et coordonnent.

 

Les mauvaises nouvelles se succèdent

Quand, la communauté mondiale viendra-t’elle à vaincre cette terrible maladie qu’est le cancer? On entend partout les témoignages de guérisons et de rémissions, mais j’ai la nette impression que malgré tout le travail inlassable que font les chercheurs, les cas ne cessent de se multiplier.

On consulte les pages nécrologiques des quotidiens, et on dénombre des victimes, de plus en plus jeunes. Le cancer du sein emporte son lot important de femmes, au moment où elles devraient être au meilleur de leur forme. Quoi penser également du cancer des poumons, ce tueur insidieux qui frappe quand on s’y attend le moins et qui se propage à des vitesses fulgurantes. On en guérit beaucoup, mais de nouveaux s’ajoutent.

Épargnés par la maladie, voilà que des connaissances et même des membres de nos familles livrent le combat de leur vie. Depuis un mois, les mauvaises nouvelles se succèdent auprès de nos parents et amis. Une amie vit ses derniers instants de vie, à la mi-cinquantaine, jeune retraitée atteinte d’un cancer des poumons qui s’est répandu au cerveau. Elle avait l’avenir devant elle, avec plein de projets.

Ma belle-sœur vient d’être diagnostiquée également du même type de cancer des poumons. À l’aube de la soixantaine, elle traîne ses problèmes pulmonaires depuis février dernier et voilà que le coup de masse est tombé. Elle attend des résultats d’analyses. Une autre belle-sœur se remet difficilement d’une intervention chirurgicale avec un possible cancer de l’utérus. Elle doit rencontrer l’oncologue dans quelques semaines.

Plus près de nous, ma mère de 80 ans est aux prises aussi avec un cancer des poumons stagnant et souffre d’Alzheimer et mon père qui a séjourné à l’hôpital durant la dernière semaine pour des artères obstruées, vient à nouveau d’être hospitalisé d’urgence et se trouve aux soins intensifs pour des problèmes cardiaques persistants. À quatre-vingt-deux ans, il se bat avec l’énergie du désespoir mais on voit bien que ses forces semblent le lâcher.

Nous sommes de tout cœur avec ces personnes et nos pensées vont vers elles. On a hâte que le destin nous laisse en paix, parce qu’au rythme où vont les choses, ce qui reste de 2011 ne sera pas très réjouissant. Malgré tout, il faut garder espoir d’enrayer une fois pour toute cette maladie qui nous terrifie rien que d’entendre son nom.

 

Réflexion sur les hommes

Voici une réflexion humoristique sur les hommes, mais du point de vue féminin. Le texte n’est pas de moi et c’est plutôt la réception d’un courriel qui m’a dévoilé ce petit bijou de vérité, toujours du point de vue féminin évidemment. Le propos est que les hommes sont plus heureux que les femmes dans cette société. À vous d’en juger mesdames et de laisser votre commentaire. Sans plus tarder, place à cette réflexion…

Oui, force est d’admettre que les hommes sont plus heureux que nous et pour beaucoup de raisons existentielles. Ce sont des créatures tellement simples que :

Leur nom de famille ne change pas;

Le garage entier leur appartient;

Les mariages se préparent eux-mêmes sans que ces Messieurs aient à participer à la préparation;

Le chocolat est un snack comme un autre;

Ils peuvent devenir Président;

Ils ne peuvent jamais être enceints;

Ils peuvent porter un T-Shirt blanc dans un parc aquatique où à la plage, sans aucune crainte;

Ils peuvent même ne pas porter de T-shirt;

Les mécaniciens leurs disent la vérité;

Le monde est leur urinoir;

Ils n’ont jamais à conduire jusqu’à une autre station à essence pour faire pipi parce que les toilettes de la précédente étaient trop dégueulasses;

Ils ne sont pas obligés de réfléchir au sens dans lequel un écrou doit être tourné;

Même travail, plus de paye;

Les rides leurs donnent de la personnalité;

Robe de mariée 2000$, location de smocking 50$;

Les gens ne fixent pas leur poitrine quand ils leur parlent;

Les chaussures neuves ne leurs donnent pas d’ampoules;

Une seule humeur, tout le temps;

Les conversations téléphoniques sont finies en 30 secondes;

Ils savent des choses sur les chars d’assaut;

Ils n’ont besoin que d’une valise pour des vacances de cinq jours;

Ils peuvent ouvrir leur propre pot de confiture;

Le moindre geste agréable de leur part leur vaut de la reconnaissance;

Si quelqu’un oublie de les inviter, cette personne peut quand même rester leur amie;

Leurs sous-vêtements coûtent au plus 15$ pour un paquet de 3;

Trois paires de chaussures sont plus que suffisantes;

Ils n’ont presque jamais de problèmes de bretelles en public

Ils sont incapables de voir si leurs vêtements sont froissés;

Tout sur leur visage reste de la même couleur tout le temps;

La même coupe de cheveux dure des années, peut-être même des décennies;

Ils n’ont que leur visage à raser;

Ils peuvent jouer avec des joujoux toute leur vie;

Un seul sac ou portefeuille et une paire de chaussures;

Une seule couleur pour toutes les saisons;

Ils peuvent se promener en short, quel que soit l’état de leurs jambes;

Ils peuvent s’arranger les ongles avec un canif de poche;

Ils ont le libre choix concernant le port d’une moustache;

Ils peuvent faire les courses de Noël pour 25 personnes en 25 minutes le 24 décembre.

Et on se demande pourquoi les hommes sont plus heureux…

À vos claviers, mesdames, la réplique vous appartient !

 

Nos poulets ont trépassé

Notre première production personnelle de poulets est terminée. Un peu après l’aube, déposés par Lise et Sylvain à la faveur de la nuit dans des cages spéciales, nous les avons amenés, Lise et moi, à l’abattoir. Des spécimens de quatre kilos et demi qui feront les délices de notre table pour les semaines et les mois à venir.

Comme première expérience, je dois dire que c’est positif. Ça nous permet également d’avoir une idée du coût d’un tel élevage. Sur les lieux de l’abattage, nous avons discuté avec un cultivateur chevronné qui n’en est pas à ses premières expériences. Ses trucs et son savoir nous seront profitables pour la portée 2012. Vous venez d’avoir un scoop ! Nous serons encore partants l’été prochain en doublant notre basse-cour.

J’ai été agréablement surpris de la façon d’opérer de cet abattoir. D’abord, un inspecteur provincial inspecte les volailles, puis, un préposé identifie clairement nos volatiles pour s’assurer de ne pas mélanger les groupes. Nous étions une bonne vingtaine d’éleveurs à faire la file. Curieusement, quelques coqs y allaient d’un cocorico bien senti.

Dès qu’on pénètre dans le débarcadère les cages sont mises sur un convoyeur qui les amène à l’endroit où les poulets sont pendus pas les pattes sur la chaîne mobile qui les mènera à leur dernier soupir, à l’abri des regards. Du travail de professionnels, sans torture et selon les règles de l’art. Mais, (et ma sœur Josée sera contente), je dois avouer que ça fait un peu bizarre de les voir ainsi cordés, calmes et acceptant leur sort. Une courte vie de 74 jours, dans le cas de notre production, c’est vite passée.

Une fois la remorque vidée, des préposés nettoient à fond les cages, pour une réutilisation future, pendant qu’une autre équipe lave la remorque avec un puissant jet d’eau sous pression. Et voilà ! En tout, une dizaine de minutes et le tour était joué. Respectueusement, avant de partir, j’ai jeté un dernier regard à notre élevage en me disant intérieurement :

– Je vous lève ma casquette, avant de vous admirer dans mon assiette !

Cueillette lundi, emballés sous vide et surgelés.

Je pars en affaires

C’est décidé ! Je me lance en affaires. J’ai une idée géniale, créer des super cabinets d’aisance. J’ai eu l’idée en regardant le journal de ce matin. Si c’est florissant pour les motos, ça devrait l’être pour mon projet. D’autant plus que le fédéral n’aura pas de problème à piger dans ses surplus et me donner une généreuse subvention de 200 000$ pour m’aider. Une vraie corne d’abondance.

J’ai déjà mon prototype; Une cuvette en céramique, peinte avec des images d’enfer, réalisées par des artistes de l’aérateur, ainsi qu’un siège triple-chrome ou rembourré selon les exigences du client. Le réservoir arrière, avec dossier haut sera rempli d’eau de source naturelle, avec un petit robinet et porte-gobelets pour se désaltérer. En équipement de série on y trouvera un porte-journal en or massif sur le flanc gauche et petite table pivotante sur la droite avec tablette wi-fi, routeur et téléphone cellulaire. Une mini-imprimante à papier-cul psychédélique fournira de quoi s’essuyer convenablement. L’imprimante sera également équipée d’un bouton qui embaumera l’environnement d’un doux parfum de lavande. Plusieurs autres fragrances seront offertes en option. Le summum du confort de cette super cuvette sera le système hydraulique dernier cri, qui permettra de soulever délicatement le siège et le popotin, afin d’éviter à l’usager d’avoir quelques fourmis dans les jambes après une longue défécation.

Et pour terminer, afin de m’assurer que la subvention me soit bien octroyée, j’ai décidé que mon commerce aurait une raison sociale anglaise; The Rat Super Ass Bowl Shop. De cette façon, je mets toutes les chances de mon côté et le rond de cuir qui attribue les subventions, n’y verra que du feu, comme l’office de la langue française.

Ça m’a fait du bien de vous en parler !

Un monde fou

Depuis quelques semaines, les bulletins de nouvelles télévisées nous présentent la cruelle réalité du monde ordinaire. Des parents ruinés, avec des enfants malades voire handicapés, laissés à eux-mêmes sans ressources. Des reportages de la sorte font chavirer à coup sûr le cœur de toute personne moindrement sensible à la misère humaine. Souvent, un téléspectateur fortuné ou disponible, interviendra auprès des ces parents pour leur permettre une aide financière afin de continuer leur combat d’une vie. C’est assez paradoxal de constater qu’il faille se rendre jusque là pour obtenir de l’aide. On se surprend à constater que les ressources ne sont pas là. Que les gouvernements n’aient pas de programmes adéquats pour les aider. Je trouve désolant que nous offrions notre aide monétaire à toute sorte d’organismes internationaux alors qu’on ferme la porte à notre propre monde, jusqu’à ce que la population en prenne conscience.

C’est cette réflexion qui m’a traversé l’esprit en feuilletant le journal de ce matin. Sur un quart de page, on nous apprenait qu’un collectionneur de vin s’est payé un Bordeaux blanc Château d’Yquem de 1811, pour la modique somme de 113 000$. La bouteille sera exposée dans une vitrine blindée, dont la température et l’hygrométrie seront contrôlées, pendant six ans à son restaurant, le SIP Sunset Grill, à Bali, en Indonésie. S’il en avait les moyens, grand bien lui fasse mais quand on est rendu à payer une telle somme pour du vin, c’est qu’on vit dans un monde de fou et que le fric n’est qu’accessoire.

Je sais bien qu’il y a plus extravagant que ça mais ça prouve que la richesse est très mal partagée en ce bas monde et que la lutte à la pauvreté dans un tel contexte, est peine perdue.

L’affaire Guy Turcotte en appel

Comme nous sommes à l’ère où tout est remis en question, l’affaire Guy Turcotte sera soumise à la Cour d’appel du Québec. Au moyen-âge, le cardiologue aurait été pendu ou lapidé sans autre formalité et à la satisfaction de la populasse.

Dans notre système de justice, c’est un droit d’en appeler d’une sentence rendue en cour. Cependant c’est plutôt rare dans les cas de procès avec jurés. C’est sur ce dernier point que je m’interroge; Comment donner la crédibilité aux jurés ? Comment interpréter leur travail ? Force est d’admettre que si un nouveau procès devait se tenir, cette « mission » viendrait d’en prendre un dur coup.

La population émotive a reconnu coupable l’accusé sur les seuls faits rapportés dans les journaux, alors que les jurés ont tout vu et tout entendu sur la preuve étalée durant les trois longs mois du procès. Ils sont les seuls à pouvoir porter un jugement et ils l’ont fait. Ils ne sont pas des experts en matière de justice mais ont été sélectionnés en présence des deux parties, sur leur capacité et leur impartialité à rendre un verdict. Là est toute la question. L’appel, à condition qu’il soit entendu, démontrera peut être que le juge a erré en droit ou peut être que cette cour ordonnera la tenue d’un nouveau procès. Quoi qu’il en soit, Il faudra alors choisir d’autres jurés et, l’opinion publique ayant fait son lit, le verdict sera déjà commandé.

On l’a amplement vu, dans les jours qui ont suivi le procès, l’incompréhension presqu’unanime de la population sur le verdict rendu. Sans réserve et indirectement, les jurés ont reçu le blâme. Selon mon humble avis, ce sont les procureurs de la couronne qui ont mal fait leur travail, étant incapables de prouver hors de tout doute raisonnable, la culpabilité consciente de Turcotte qui, je vous le rappelle, avait admis ses gestes meurtriers.

À présent, les procureurs de la poursuite demandent leur droit d’en appeler, espérant un nouveau procès et tenter de réparer leur erreur. Ce sont eux les « experts » du droit qui doivent être pointés du doigt et non les jurés.

La SAAQ devrait dépenser notre argent à bon escient

La Société de l’assurance automobile du Québec a dépensé la rondelette somme de 1 million de dollars, pour sa dernière campagne qui s’est terminée le 17 juillet et qui s’appelait CODE-BAR. Une autre application IPhone pour rejoindre des amis dans un même bar et planifier les retours à la maison, prudemment et sans être sous l’influence de l’alcool. Avec moins de 1 500 téléchargements, c’est un flop monumental. Que voulez-vous, il y a des centaines de milliers d’applications pour IPhone alors ce n’est pas le choix qui manque. Une initiative gouvernementale en plus… Qu’est-ce que les jeunes en ont à foutre ? Au fait, avec toutes ces applications, est-ce qu’un IPhone peut aussi téléphoner ?

Quoi qu’il en soit, la SAAQ investi annuellement des fortunes pour inciter les jeunes conducteurs à être responsables et le bilan routier ne s’améliore pas. Par définition, les jeunes sont contre toute forme de contrôle, encore moins de se faire dicter une façon de conduire. Ils sont invincibles et téméraires. Le cellulaire en est un bel exemple et malgré son interdiction au volant, cette contrainte est loin d’être respectée par tout le monde et sans gêne en plus. C’est peine perdue.

Pendant ce temps, les frais de permis de conduire ont doublé et l’immatriculation se voit gonflée de surtaxes. Nous grossissons leurs coffres et eux continuent de dilapider notre fric dans des stupidités de la sorte. Le pire dans tout ça c’est qu’en plus, l’application avait été développée uniquement pour l’IPhone, alors que le marché est inondé d’autres téléphones tout aussi intelligents. Vraiment pas trop fort !

Un fiasco prévisible dans les circonstances et espérons que la leçon aura servi… quoique j’en doute fortement. Avec l’argent des autres…

 

Un Noël estival – Boomerang en vedette

Hier, un peu partout au Québec, était célébré dans les terrains de camping, le traditionnel Noël des campeurs. Une journée festive où on peut s’amuser par 27°C, au lieu des -20°C habituels. Pour l’occasion, nous étions en spectacle au charmant Camping de l’Estrie, à Shefford. C’était également notre troisième prestation en deux saisons, à cet endroit.

Ce camping familial de 150 sites, propriété des sympathiques et dynamiques propriétaires Sonia et Michel, grouillait d’activités à notre arrivée sur l’heure du midi. Au son des airs de Noël, nous avons installé l’équipement. Spectacle de magie, animation et l’indispensable parade du Père-Noël ont meublé l’après-midi. Les rennes n’ont pas fait le voyage, étant sensibles aux températures estivales. La légende dit qu’en été, elles perdent toute leur fourrure et évitent de s’exposer au soleil. Par contre, le bon vieux bonhomme était paré de tous ses atours avec son flamboyant costume écarlate, en paradant dans une remorque tirée par le tracteur à Ti-Guy, un aide du Père Noël qui n’est pas lutin, mais un bon samaritain.

C’est après le souper, sous un merveilleux coucher de soleil et une quantité astronomique de maringouins et de mouches, que les danseurs et fêtards s’amenaient pour se branler le popotin sur le plancher de danse au son de notre musique. On a même surpris quelques danseuses, sur les tables de pique-nique, y aller de quelques déhanchements. Le party était pogné, comme on dit et ce fut comme ça toute la soirée. En seconde partie, on leur a offert nos airs de bon vieux rock et le défoulement a repris de plus belle avec une bande de joyeux lurons qui s’en donnaient à cœur joie dès les premières notes jouées.

Pour nous, c’est toujours agréable de se produire sur les terrains de camping, où la clientèle est festive, souvent en vacances et prête pour faire la fête. En tout cas, le Camping de l’Estrie en est un bel exemple puisqu’à chacune de nos représentations, ce fut un succès. Je vous livre ça sans fausse modestie, puisque c’est ce qu’on nous affirme tout au long de nos soirées. Après le cachet et même avant, ça demeure une reconnaissance contagieuse et indispensable pour nous. Merci au Camping de L’Estrie de nous faire confiance.

Shell : Je ne me souviens pas

Shell a fermé sauvagement sa raffinerie de Montréal-Est, laissant des chômeurs sans travail et voilà qu’à grand renfort de publicité télévisée et radiophonique, cette pétrolière vante ses produits et incite les automobilistes à s’arrêter à leurs pompes. C’est quoi le problème ? Ils ne sont pas encore partis ? On efface tout et on recommence ? Trop facile !

Qu’est ce qu’on attend pour se réveiller et arrêter de les encourager. Il me semble qu’avec toutes les bannières qui meublent le paysage quotidien au Québec, on pourrait s’arrêter ailleurs. C’est comme ajouter l’insulte à l’injure. Ce sont les chômeurs de Shell qui vont faire augmenter les profits de cette multinationale et pendant ce temps, on dort au gaz… ou à l’essence.

Ça me rappelle aussi Hyundai. Cette grande compagnie qui jadis a profité de généreuses subventions et d’une usine toute neuve à Bromont pour foutre le camp peu de temps après et créer des chômeurs spécialisés. Regardez autour de vous et vous verrez une Hyundai circuler toutes les 15 secondes. On n’arrête pas d’en acheter. On a oublié !

Avez-vous remarqué également qu’au bas de chaque plaque d’immatriculation du Québec, il est écrit Je me souviens. On devrait remplacer cette devise nationale par J’oublie vite.

Le crédit facile

Une belle « surprise » m’attendait dans la boîte aux lettres ce midi. Une offre alléchante de Visa; Augmenter ma limite de crédit de 2 000$ pour pouvoir me payer tout ce que j’ai envie. Un coup de fil est ça y est ! Un cadeau pour souligner ma gestion judicieuse de mon crédit. Ce n’est pas merveilleux ça ? Même pas besoin de le demander, ils me le proposent. Le crédit facile quoi ! Ils m’offrent ça comme ça, sans connaître ma situation financière et mes obligations. On dit toujours que quand c’est trop beau pour être vrai, il faut se méfier. C’est à ça que j’ai pensé en lisant la mielleuse lettre.

J’avoue que c’est tentant à première vue. C’est alors que je me suis mis à réfléchir et j’ai fait une simple équation. Comme je règle à chaque mois le solde, je peux disposer des largesses et de la souplesse que me donne ma carte pour payer quelques jours plus tard en achetant après ma date de facturation. Visa n’y trouve pas son compte de cette manière puisque je ne paie aucun intérêt, donc je ne suis pas rentable pour eux. C’est alors là que le truc subtil d’augmenter ma limite de crédit devient une excellente stratégie pour eux. Je dispose de plus de crédit alors je peux dépenser plus et, par conséquence, ne pas être capable d’acquitter le solde d’un coup. Et voilà les intérêts quotidiens qui s’ajoutent et qui font saliver Visa.

En ces temps où la dette ne cesse d’augmenter à une vitesse vertigineuse, ces émetteurs de cartes de crédits incitent les gens à s’embourber de plus en plus, au point de ne plus avoir la capacité de rembourser. Le mal se répand partout; Dans l’ameublement, achetez maintenant et payez dans trois ans, sans intérêts. On peut même acheter un bidule électronique pour aussi peu que 4,95$ par mois… pendant 36 mois. Quand on ne connaît pas la valeur de l’argent, c’est facile de tomber dans le piège. On est fait comme la proie dans le piège du trappeur dont elle est impossible de se sortir.

Finalement, une image horrible m’est apparue; le gouvernement qui dépense sans compter avec MA carte de crédit et qui continue de ME siphonner sans scrupules. Je ne peux me permettre de l’imiter. C’est un très mauvais exemple. Alors la lettre et l’enveloppe ont pris le chemin de la déchiqueteuse. Non merci !