In Memoriam, Stéphane Lizotte, 10e anniversaire

Dix ans sont passés depuis que tu as fermé les yeux pour la dernière fois. Tu es peut être loin de nous, mais tu es toujours présent dans nos cœurs et nos pensées.

Nous ne t’oublierons jamais. Continue de veiller sur nous, avec ta maman que tu côtoies maintenant pour l’éternité.

Sirène ou baleine

Je l’avoue, j’ai un faible pour les rondes. Mis à part les coudes et les genoux, aucun os ne paraît. Rien que de la belle chair et une peau soyeuse. Elles sont pour la plupart très jolies, ont une belle personnalité et un sourire contagieux. Elles respirent la vie et la bonne humeur.

Mais, souvent de leurs points de vue, elles ne s’aiment pas ou s’acceptent difficilement. Les aléas de la mode et de l’image physique demeurent tenaces et bien ancrés dans notre monde superficiel. D’autres s’acceptent et profitent pleinement de la vie et se disent qu’ils ont d’autres chats à fouetter, alors autant vivre pleinement sa vie, sachant très bien qu’elles ne savent pas quand elle va se terminer.

Dernièrement, sur internet, j’ai découvert le texte qui suit. J’ai pensé vous l’offrir parce qu’à mon humble avis, il reflète bien ce préambule. Je veux vous dire, mesdames les rondes, que vous êtes belles et que je vous aime.

Il y a quelques jours, sur la vitrine d’un gymnase, une affiche avec une jeune fille spectaculaire disait : « CET ÉTÉ VEUX-TU ÊTRE SIRÈNE OU BALEINE ? ».

Il paraîtrait qu’une femme d’âge moyen, dont les caractéristiques physiques ne sont pas connues, a répondu à la question publicitaire en ces termes :

Chers Messieurs,

Les baleines sont toujours entourées d’amis (dauphins, lions marins, humains curieux). Elles ont une vie sexuelle très active, elles ont des baleineaux très câlins qu’elles allaitent tendrement. Elles s’amusent comme des folles avec les dauphins et s’empiffrent de crevettes grises. Elles jouent et nagent en sillonnant les mers, en découvrant des lieux aussi admirables que la Patagonie, la mer de Barens ou les récifs de Corail de Polynésie. Les baleines chantent très bien et enregistrent même des cd. Elles sont impressionnantes et n’ont d’autres prédateurs que l’homme. Elles sont aimées, défendues et admirées par presque tout le monde.

Les sirènes n’existent pas ! ET si elles existaient elles feraient la file dans les consultations des psychanalystes parce qu’elles auraient un grave problème de dédoublement de personnalité « femme ou poisson ? ». Elles n’ont pas de vie sexuelle parce qu’elles tuent les hommes qui s’approchent d’elles, Ils feraient comment d’ailleurs ? Donc elles n’ont pas non plus d’enfants. Elles sont jolies, c’est vrai, mais isolées et tristes. En outre qui voudrait s’approcher d’une fille qui sent le poisson ? Moi c’est clair, je veux être une baleine !

PS : À cette époque où les médias nous mettent dans la tête l’idée que seulement celles qui sont minces sont belles, je préfère profiter d’une glace avec mes enfants, d’un bon dîner avec un homme qui me fait vibrer, d’un café avec des gâteaux avec mes amis. Avec le temps nous gagnons du poids parce qu’en accumulant tant d’information dans la tête, quand il n’y a plus d’autre emplacement, il se redistribue dans le reste du corps, donc nous ne sommes pas grosses, nous sommes énormément cultivées… À partir d’aujourd’hui quand je verrai mes fesses dans un miroir je penserai, mon Dieu, que je suis intelligente…

Sac Wich… pour un lunch sur le pouce

Si, pour le lunch du midi, vous chercher un resto rapide pour déguster un sandwich, le Sac Wich est l’endroit désigné. Louise et moi avons cassé la croûte, ce midi, à cette nouvelle succursale du boulevard Taschereau, de Greenfield Park.

Le menu est assez simple; comme son nom l’indique ce sont des sandwichs sur pain allongé ciabatta grillé, au poulet, au bœuf, à l’italienne ou santé. On y sert également 4 variétés de Batta-pizzas, des salades, soupes et accompagnements. En ce qui concerne les desserts, il y a la crème glacée dure ainsi que des biscuits et gâteaux. Le nom Sac Wich prend tout son sens lorsque vous commandez pour apporter; sur le sac-menu disponible au comptoir, se trouvent les items à cocher, pour passer votre commande. C’est assez original. Une fois complété, on y emballe votre commande, vous payez et vous repartez avec votre petit sac, bien rempli.

La décoration est sobre et contrairement aux autres restaurants minutes, les chaises rembourrées sont très confortables. Une section avec fauteuils et une autre avec chaises de bar et comptoir, complètent l’aménagement mobilier. Deux écrans géants, comme dans les restaurants sportifs, diffusent les images des canaux de sports, en anglais seulement. C’est à croire qu’ils ne connaissent pas RDS et RIS. La musique d’ambiance provient d’une station de radio anglophone. Là aussi, ils ont dû oublier que Montréal possède des stations rock francophones.

Pour cette visite, nous avons choisi une soupe crème de champignons qui m’a semblé être de la Cambell et une petite salade de légumes. Ensuite deux sandwichs ciabatta grillés Steak Rocky, un de 5 pouces et l’autre de 8 pouces, composés de steak, fromages Provolone et Mozzarella, oignons rôtis et champignons sautés. Si la soupe et la salade étaient délicieuses, les sandwichs manquaient nettement d’assaisonnements. Nous n’avons pas pris de dessert, seulement des boissons gazeuses. Coût de la facture, 21 $. Pour fin de comparaison, disons que c’est un plus cher que Dagwoods, un resto similaire, que nous fréquentons à l’occasion. Mais, comme tout est une question de goûts, à vous de l’essayer et laissez-moi vos commentaires.

Aimé :
Belle décoration, service rapide, sièges confortables, originalité des sacs-menus, pain ciabatta délicieux.

Moins aimé :
Sandwich au bœuf fade, soupe en boîte, téléviseurs et radio syntonisant des chaînes anglophones.

Note globale :
6 / 10

La francisation des raisons sociales

Je ne sais pas si c’est suite à la présentation par François Legault de son dernier volet sur la langue française, mais toujours est-il que l’Office québécois de la langue française (OQLF) nous annonce une campagne, sans dents, pour l’automne; Amener les commerçants à respecter la Charte de la langue française en ajoutant un générique en français à leur dénomination. Je dis sans dents, parce que ce n’est sûrement pas cette instance qui va faire mourir de peur les dirigeants de ces entreprises. Elle mord seulement des gencives.

Ça m’a bien fait rire, qu’après toutes ses années d’existence, elle décide d’ouvrir son clapet. Il me semble que cela va de soit. Je vous invite à vous rendre sur le site de l’OQLF et de prendre connaissance du communiqué de presse à cet égard. Le ton est si peu convainquant que ça ressemble à un vœu pieux. J’ai déjà déposé une plainte sur une raison sociale anglophone et j’ai reçu une réponse tellement stupide, que je l’avais déjà pressentie.

Je me souviens que lorsque le Parti québécois avait promulgué la loi 101, un commerce, Color your world, avait rapidement francisé sa raison sociale en La couleur au foyer. Très joli comme francisation ne trouvez-vous pas ? Je suis d’avis que L’OQLF doit EXIGER le respect de la langue française en obligeant les raisons sociales à s’y conformer. Un autre exemple avec Staples versus Bureau en gros. Encore là, l’effort de francisation est louable. Même compagnie, avec une raison sociale francisée, qui respecte sa clientèle locale.

Je vais encore plus loin, en parlant de Red Bull, connue mondialement. On ne parle pas du commerce du coin. Et bien, saviez-vous que cette multinationale porte le nom de Toro Rosso, en Italie ? Et nous ne sommes pas capables d’exiger cela chez nous… Un peu de colonne s’il-vous-plaît, les gens de l’Office.

Encore Hydro Québec

Hier, en prenant connaissance de mon courrier, je remarque une enveloppe adressée à mon nom, d’Hydro Québec. Je m’empresse de l’ouvrir et j’y trouve une carte, recto-verso, unilingue anglophone, sur leur programme « Recyc-Frigo » pour le recyclage des vieux réfrigérateurs.

Soudainement, j’ai eu une poussée de boutons et le sang ne m’a fait qu’un tour. Je suis abonné de ce méga monopole depuis mai 1973 et j’ai toujours reçu ma correspondance en français. J’aimerais bien parler à l’imbécile qui s’est occupé de ce publipostage.

Aussitôt, j’ai pris le téléphone pour appeler le numéro sur la carte pour me plaindre ou, à tout le moins, essayer de connaître la raison de cette erreur. Parce que c’en est une grosse et surtout impardonnable, pour ne pas dire inqualifiable. J’ai attendu plus d’une demi-heure sans avoir réussi à parler à personne. Supposément qu’ils recevaient un volume anormal d’appels… J’espère que ce sont d’autres québécois, comme moi, qui ont eu la même réaction. Et il faudrait prendre ça avec un grain de sel. C’est très mal me connaître.

Ils vont probablement mettre la faute sur les ordinateurs, l’excuse courante, mais c’est trop facile. Je ne sais pas combien de fois ils ont répété cette erreur mais la mienne en est une de trop. Dès aujourd’hui, j’appelle le service à la clientèle pour me plaindre. Ça ne donnera probablement rien d’autres que de plates excuses mais je refuse de laisser cet impair sous silence.

Un monopole c’est ça; Tiens toi, pis ferme ta gueule ! Si j’ai des nouvelles, on s’en reparle.

Une histoire philosophique

Il faut apprendre à écrire ses blessures dans le sable et à graver ses joies dans la pierre. La petite histoire qui suit, l’illustre très bien…

Deux amis étaient perdus dans un désert aride, sous un soleil brûlant, en n’ayant qu’une très faible quantité d’eau. Au bout d’un moment, la chaleur est telle, qu’ils en viennent à se disputer les dernières gouttes. L’un des deux donna une gifle à l’autre. Ce dernier, endolori mais sans rien dire, écrivit dans le sable :

« Aujourd’hui, mon ami m’a frappé. »

Étonné, son ami ne rétorqua pourtant rien; il s’excusa, et tous deux continuèrent leur chemin. Le lendemain, ils arrivèrent à une oasis. Aussitôt arrivé, Ils allèrent se baigner dans un point d’eau. Mais, celui qui avait écrit sur le sable, perdit connaissance et se noya. Son ami plongea alors, et le ramena sur la terre ferme. Après avoir repris son souffle, celui-ci prit une pierre et y grava ces mots :

« Aujourd’hui, mon ami m’a sauvé la vie. »

Celui qui avait donné la gifle et avait sauvé son ami lui demanda :

– Quand je t’ai blessé tu as écrit sur le sable, et maintenant tu as écrit sur la pierre. Pourquoi ?

Il lui répondit alors :

– Quand quelqu’un nous blesse, nous devons l’écrire dans le sable, où les vents du pardon peuvent l’effacer. Mais, quand quelqu’un fait quelque chose de bien pour nous, nous devons le graver dans la pierre, où aucun vent ne peut l’effacer.


Une belle surprise

Louise, ma conjointe, aura réussi à me surprendre hier, sur une invitation à souper au restaurant, que nos amis Marcel et Carole avaient minutieusement concocté. Elle avait stratégiquement manigancé une fête surprise à l’occasion de mon anniversaire, qui en passant est le 4 septembre, en la devançant d’une semaine. En arrivant au restaurant, un tonnerre d’applaudissements me rendit à l’évidence; C’était le grand soir, mon heure de gloire, où on allait souligner mes 60 années de vie. Loulou a réussi son coup !

Parents et amis étaient là, souriant et semblant heureux d’avoir pu me déjouer. Je n’ai réalisé que trois heures avant, que quelque chose pouvait se tramer, lorsque j’ai vu mon père tout parfumé et ma mère, me faire croire qu’ils allaient souper chez ma sœur, eux qui ne sont pas tellement « sorteux ». Lorsque je suis arrivé au restaurant, j’ai aperçu mon père du coin de l’œil et la familiarité de quelques bagnoles maladroitement dissimulées dans le stationnement. Il n’en fallait pas plus pour dissiper mes doutes. Par contre, je n’avais pas idée des invités qui s’y trouvaient.

La surprise fut totale quand même, lorsque j’ai remarqué les gens un à un. Nos familles et de très bons amis, puis mon fils, sa conjointe et nos deux beaux trésors de petits-enfants. Des personnes de cœur avec qui nous partageons des brins de vie et surtout des gens avec lesquels j’aurais rêvé partager ce beau moment. Ma Loulou a frappé dans le mille avec ses invitations. Je ne vais pas tous les nommer, mais ils se reconnaissent et je peux leur assurer, également à ceux qui n’ont pu être de la fête, qu’ils occupent une place de choix dans mon cœur. Je veux les remercier de leurs cadeaux et de leur touche personnelle sur les cartes de souhaits. Comment ne pas apprécier la vie quand on se sent aimé de la sorte.

Mes soixante étés n’auraient pas eu le même sens, sans votre présence. Merci pour cette belle surprise et merci d’être dans nos vies.

Choisir son cellulaire… Pas évident !

Dans quelques mois, j’aurai à remplacer mon téléphone cellulaire intelligent par un nouvel appareil, mais voilà ! Lequel choisir ? Présentement, je possède un BlackBerry Curve 8330 et je dois avouer que ce sera très difficile de m’en défaire. De tous les téléphones que j’ai possédés, c’est de loin, le meilleur à mon humble avis. Je l’aime mon BlackBerry.

Alors, j’ai commencé à me renseigner sur ce que le marché offre. C’est pas évident ! Quand on regarde les circulaires publicitaires on en trouve des dizaines de modèles tous aussi intéressants, à première vue. Chaque fournisseur de service propose ses modèles exclusifs et il faut parfois se résigner à prendre celui qui offre le téléphone tant convoité.

Une fois une première sélection établie sur des coups d’œil accrocheurs, il faut passer à la seconde étape; Fouiller l’internet pour en connaître davantage sur les caractéristiques de chaque appareil. Essayer de trouver les évaluations des internautes qui ont expérimenté la bête. Encore là ce n’est pas légion. On reste sur notre appétit. Peut être parce que les modèles changent trop rapidement. Quoi qu’il en soit, après toutes ces recherches, je ne suis toujours pas rassasié.

Apple ? Vous avez dit Apple ? Désolé mais je déteste les produits Apple. Je ne sais pas pourquoi, mais je n’ai jamais été attiré par leurs produits. J’ai reçu un IPod Shuffle en cadeau l’an dernier et il croupit dans le fond d’un tiroir. Je reconnais qu’ils sont innovateurs dans leurs produits, qu’ils sont de qualité et je connais beaucoup de personnes qui ne jurent que par leur IPhone mais… C’est plus fort que moi, pas capable !

Avec la récente acquisition de Motorola par Google, Androïd va sûrement continuer d’inonder le marché et changer la donne. Qu’adviendra-t-il de la gamme d’appareils qui fonctionnent actuellement sous ce système d’exploitation ? C’est à suivre et on n’a pas fini d’en entendre parler. Donc, je ne suis pas plus avancé qu’au départ et je risque d’être encore plus mêlé.

Par un coup de chance, Steve Tilley dans sa chronique de jeudi du Journal de Montréal, publiait une évaluation du nouveau BlackBerry Bold 9900. Comme j’ai déjà un faible pour la marque, il a piqué ma curiosité et j’ai été emballé du résultat. Selon lui, c’est le champion des BlackBerry à ce jour. Il ressemble beaucoup au mien et l’adaptation devrait se faire en douceur.

À moins d’un revirement de l’industrie, je vais peut-être y aller d’un deuxième BlackBerry que je pourrais jumeler à un Playbook ? Tant qu’à rester BlackBerry, parce que là aussi, les tablettes poussent comme des champignons. Enfin ! Ma décision n’est pas arrêtée et j’ai encore quelques mois pour faire mon choix. Ah ! La technologie, quand tu nous tiens…

La débandade de la souveraineté

Si René Lévesque a encore une vue de là-haut sur le Québec et surtout sur le parti qu’il a fondé avec son cœur, il doit passer un sale quart d’heure éternel à voir le gâchis que ses successeurs sont à lui servir. Un Parti québécois qui se déchire sur la place publique au grand plaisir de ses adversaires politiques.

Un parti d’hypocrites qui, après avoir donné sa confiance à son chef Pauline Marois à plus de 90%, se saborde à un niveau tellement profond que j’ai peine à croire qu’il va survivre. Avec le temps, mes rêves d’indépendance, porteurs d’espoir, s’amenuisent à la vitesse de l’hécatombe.

Ce parti, aux belles réformes des années 70, n’est plus l’ombre de lui-même et ça me désole au plus haut point. Il est de moins en moins à l’écoute de sa population et est aveuglé par la soif d’une poignée d’irréductibles de faire la souveraineté à tout prix. C’est assez bizarre de constater que nous risquons d’avoir trois partis indépendantistes au prochain scrutin provincial, ce qui aurait pour effet de propulser le poodle, ce grand voyageur, vers une autre victoire convaincante.

De tout temps, depuis que j’ai l’âge de voter, mon appui indéfectible a toujours été envers les partis indépendantistes. J’ai toujours cru et je crois encore à un Québec souverain et libre de ses choix mais le contexte a changé. Avant d’espérer l’autonomie, il faut d’abord régler les problèmes présents, qui rongent notre quotidien.

Ça craque de partout et personne n’y apporte de solutions concrètes. On gère la panique, sans aucune planification. Ce n’est pas en éteignant les feux que le Parti québécois peut espérer réaliser le rêve de feu son fondateur. La santé, qui tue implacablement nos proches atteints de cancer. L’éducation, qui a beaucoup de difficulté a simplement adopter un bulletin. Les transports, qui prendront des années à rétablir une infrastructure privée à outrance d’un entretien minimal. Ce ne sont que des exemples de problèmes sans solutions, gérés uniquement par la panique. Rien ne bouge, tout stagne. Ce qui intéresse les citoyen, c’est le quotidien, l’immédiat. Après, on verra !

Ce que je vois dans le décor politique du Québec me désole. Francois Legault, qui n’a rien brisé comme ministre péquiste et qui a rarement mené ses projets à terme tout en quittant le bateau en plein mandat, nous annonce qu’il ne ferait qu’un seul mandat. Il n’a même pas encore créé sa future formation politique que déjà, il songe à quitter. Quant aux récents démissionnaires du parti, ils sont sur une autre planète avec leurs réflexions et constatations sur la souveraineté qui sont dépassées. Ils sont les seuls à vouloir voir ce qu’ils voient. Une bande d’hypocrites qui, à la première occasion, a sauvagement « poignardé » Pauline Marois dans le dos. J’ajouterai aussi Bernard Drainville avec ses propositions, suite à un sondage maison qu’il a commandé, y aller de déclarations publiques qui relèvent de la chef. Assez aberrant n’est-ce pas ? Mon petit doigt me dit que Pauline n’aura d’autres choix que d’abdiquer, marquant définitivement la fin de ce parti aux mille chefs.

Croyez-vous qu’après tout ça, nous soyons prêts pour notre autonomie ? Moi, je n’y crois plus, tant qu’il en sera ainsi. Quand les citoyens en sont rendus à vouloir voter pour un parti qui n’existe même pas, c’est signe que la morosité s’est installée.

Non, je suis persuadé que René n’aime pas ce qu’il voit.

Le français de…Burlington

Qui l’aurait cru ! Alors que le Québec doit constamment défendre sa langue française, il en est tout autrement à Burlington au Vermont. Si la raison première est pour brasser de meilleures affaires, rien n’empêche qu’ils ont trouvé un bon filon. C’est aussi une marque de respect.

Plusieurs générations de francophones ont migrés vers les états de la Nouvelle-Angleterre au siècle dernier et on les estime à près d’un million. Les patronymes sont encore présents, même si l’usage du français est disparu mais voilà que le 8 août dernier, le conseil municipal a voté une résolution pour favoriser l’usage du français dans les lieux publics de Burlington. Sans le rendre obligatoire, la ville en suggère son usage dans les menus de restaurants et les écoles.

L’aéroport, qui est de plus en plus prisée par les québécois devrait afficher la signalisation en français prochainement et les panneaux de circulation routière s’y conformeront également. Ça fait du bien des bonnes nouvelles comme ça, n’en déplaise à ceux qui pensent encore que le français est une langue indigène.

Bravo à Burlington et je souhaite que cette initiative soit imitée. Vous méritez encore plus qu’on aille vous visiter.

In Memoriam, Jack Layton, 1950-2011

Jack Layton décédé ! La nouvelle a eu l’effet d’une bombe dans les milieux politiques. Celui qui a réussi l’impossible le 2 mai dernier, a perdu son dernier combat contre ce satané cancer. Sa dernière intervention médiatisée, le 25 juillet dernier, laissait entrevoir le pire. Amaigri, il avait promis de revenir en septembre. Mes pensées vont d’abord à sa famille. Elle aura réussi à le garder avec eux ces quatre dernières semaines.

Jack, comme on se plaisait à l’appeler, avait reçu un vote d’amour des québécois qui voulaient lui donner une chance en lui confiant le poste de chef de l’opposition officielle. Malheureusement, le destin a décidé de lui ravir ce qu’il chérissait le plus et qu’il avait mis toutes ses énergies à atteindre.

En écoutant les éloges des ses amis comme des ses adversaire politiques, il faisait l’unanimité. Il apportait à la classe politique, une fraîcheur nouvelle. Son sourire était contagieux. Il est parti dans la légende sans nous laisser le temps d’apprécier pleinement ce qu’il nous réservait. Avec un peu de temps, il aurait probablement accédé au poste de Premier ministre du Canada.

Jack était tellement près des gens, qu’il avait le même charisme qu’un René Lévesque, lui aussi disparu trop jeune. Le Nouveau Parti Démocratique a perdu son âme, son messie et son sauveur. Saura-t-il s’en sortir ? Espérons que de là-haut, il saura guider sa jeune députation ou du moins leur donner le goût de continuer à livrer son message. Travailleur acharné, il nous a laissé son testament politique avant de partir.

Salut Jack ! Ton sourire nous manque déjà.

L’Ontario sait mieux faire

Comment se porte la longue liste de fournitures scolaires pour vos rejetons ? Vous êtes en plein magasinage ? Avez-vous économisé suffisamment depuis des mois, pour amortir cette dépense récurrente qui peut dépasser celle de Noël ? Alors c’est que vous demeurez au Québec, une société distincte à tous les points de vue. Les taxes n’étant pas assez élevées, il vous faut faire encore un petit effort pour permettre à l’administration scolaire de mieux respirer l’air du sud, lors de leurs prochaines escapades ou leurs partys de Noël. Contrairement à l’Ontario qui fournit tout ce matériel gracieusement à ses élèves, nous n’avons pas droit à un traitement similaire.

En lisant le reportage de Sarah-Maude Lefebvre, en page 5 du Journal de Montréal d’hier, sur ce qui se passe chez nos voisins ontariens, l’extrait suivant à sonné comme une douce musique à mon oreille :

« Il n’y a rien de plus normal, s’exclame la surintendante à l’éducation du conseil, Jennifer Lamarche-Schmalz. Quand je vais travailler, mon employeur met un ordinateur à ma disposition. C’est la même chose pour les élèves. C’est à l’école que revient la responsabilité de leur fournir le matériel nécessaire à leur apprentissage. »

Du vrai bonbon ! Je croyais rêver. J’ai dû relire deux fois et me pincer à en avoir un bleu. Et c’est comme ça au primaire et au secondaire.

Ah ! Tout le monde au Québec, (je parle bien sûr des bonzes, des associations, des regroupements et j’en passe, de tout le Ministère de l’éducation), n’est pas contre l’idée. Cependant, ils aimeraient pouvoir le faire à la seule condition que ce soit de l’argent neuf qui le permette. Leurs budgets actuels ne le prévoient pas. Un tel affront frise l’indécence. Évidemment, ils vont le prendre dans nos poches, comme ils le font déjà avec leur chocolat, pour financer des classes vertes, rouges, bleues, mauves et multicolores.

J’ai une meilleure idée; Abolir et réformer les commissions scolaires serait déjà une énorme économie de gaspillage, puis tenir leurs rencontres intellectuelles dans leurs gymnases, les fins de semaines ou même l’été, qu’ils pourront joyeusement décorer avec des scènes bucoliques; la mer, le soleil. En ajoutant un peu de chauffage, ils auront l’impression d’y être. Enfin, pour le party de Noël, un bon quart de poulet d’un rôtisseur local pourrait faire l’affaire? C’est bourratif et économique ! Puis, de la volaille dans le temps des Fêtes, c’est concept.

Vous êtes-vous déjà demandé combien coûtent les seuls frais d’inscriptions aux différents congrès, colloques, stages, etc…? Une belle petite fortune et ça se déroule rarement à la porte d’à côté. Tout ça disparu, ils auront des réserves en abondance pour non seulement imiter l’Ontario en matière de fournitures scolaires, mais il en restera pour renouveler annuellement tous les dictionnaires, qui ont déjà l’âge de Mathusalem et offrir aux élèves tous les services gratuits qu’ils sont en droit de s’attendre.

Est-ce que le jour viendra où un gouvernement responsable mettra la hache dans la structure organisationnelle gargantuesque du Ministère de l’éducation ? Ce n’est sûrement pas demain la veille. En conclusion, l’article nous apprenait que la ministre Line Beauchamp n’était pas disponible pour commenter. Ça vous étonne ?