Oh la la ! C’est la panique totale. Il y a péril en la demeure à entendre tout ce qui se dit ou écrit à travers la population. Six défaites en ligne et voilà qu’on veut crucifier l’entraîneur et le directeur-gérant. Il faut respirer par le nez et espérer des jours meilleurs. Il faut garder à la mémoire les nombreux blessés en ce début de saison. N’est-ce pas cette belle petite équipe qui s’est rendue en finale de conférence il y a à peine deux saisons ? Cette même belle petite équipe qui a failli battre les méchants Bruins en première ronde le printemps dernier ? C’est ça le problème à Montréal. On exige des équipes dominantes à chaque saison tout en reconnaissant la parité dans cette ligue. Il y a quelque chose comme un dilemme dans cette dernière affirmation.
Rien n’est parfait et ce n’est pas en congédiant l’instructeur qu’on va ramener les blessés, loin de là ! Cependant, il faut se demander sérieusement ce qui cloche. Pourquoi on ne réussi pas à la mettre dedans, avec autant de talent ? Notre brigade défensive est encore à la maternelle en termes d’expérience. Elle apprend à la dure. Ne dit-on pas que c’est dans l’adversité qu’on grandit ? Ce sont des professionnels de très haut niveau qui se sont rendus jusqu’à la ligue nationale. Ils sont l’élite du hockey professionnel et en ce sens, ils sont capables de régler le problème en équipe. Le Canadien traîne un passé glorieux et je suis sûr qu’il rebondira.
J’écoute assidûment les analyses des experts sportifs et je me fais ma propre idée. Probablement que chacun de nous avons une interprétation qui se tient, qui a du sens et il est normal de questionner. Des erreurs, tout le monde en fait et la direction du Canadien n’échappe pas à cette règle. Il faut leur faire confiance parce qu’ils savent des choses que nous ne connaissons pas. Je m’interroge quand même sur le dossier de Roman Hamrlik qu’on a laissé filer. Markov qui se fait attendre et qui engendre les rumeurs. S’il revient et joue comme il en est capable, il sera adulé de nouveau. Aussi, l’absence de joueurs francophones, les trippeux ! C’est viscéral ici au Québec, que voulez-vous ? Quel ti-cul francophone n’a jamais rêvé de porter la sainte flanelle ? Un coup d’œil aux fanions dans les hauteurs du Centre Bell nous plonge dans un passé pas si lointain, mais combien vivant et vibrant.
Malgré tout cela, lorsque je regarde les matchs, je trouve déplorable qu’on attaque impunément la cage de Carey Price. Qu’on brasse nos glorieux sans en payer le prix en retour. Sans tomber dans le cirque de la violence, de bons coups d’épaule de temps en temps, pour ramener à l’ordre l’adversaire, ont toujours leur place. Il faut que tous les joueurs, du premier au dernier, soient conscients de leur force collective vers le succès. Un pour tous et tous pour un ! Il ne faut surtout pas oublier que le hockey est d’abord un sport et un divertissement. Dans la ligue nationale de hockey, les dynasties n’existent plus et c’est tant mieux pour le spectacle.
Allez les Canadiens, je suis derrière vous dans les bons comme les mauvais jours.
En sirotant son verre, la fille de 30 ans dit :
– Vendredi passé, après la travail, je suis allé au bureau de mon chum ne portant qu’un manteau en cuir. Quand toutes les autres personnes furent parties, j’ai laissé tomber mon manteau et tout ce que j’avais en dessous était un corsage en cuir, des bas de nylon noirs et des talons hauts. Mon chum était tellement excité que nous avons fait l’amour passionnément sur son bureau.
La femme fiancée ri nerveusement et dit :
– Presque la même histoire que moi ! Quand mon fiancé est revenu à la maison vendredi passé, il m’a trouvé portant un masque noir, un corsage en cuir, des bas de nylon noirs et des talons hauts… Il était tellement excité que non seulement nous avons fait l’amour toute la nuit, il veut maintenant avancer la date du mariage!
La femme mariée repose son verre sur le comptoir et dit :
– J’ai fait beaucoup de planification. J’ai pris des arrangements pour que les enfants restent chez ma mère. J’ai pris un long bain parfumé-huile et puis ai mis mon meilleur parfum. J’ai glissé dans un corsage en cuir serré, des jarretières avec les bas noirs et les talons hauts de six pouces. Je terminé le tout avec un masque noir. Quand mon mari est revenu à la maison de son travail, il est allé se prendre une bière dans le frigo, ramasse la manette de la télé, m’a regardés, puis s`assoit sur le divan et me dit :
– Hey Batman, on mange quoi pour souper !!! ?
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Que la langue française est compliquée. On peut se mettre les pieds dans les plats assez rapidement même avec la meilleure volonté du monde. Voici de bonnes explications françaises, avec les mots en ounes… Au Québec, il faut savoir choisir le mot juste!
Une belle leçon de français… québécois.
Un Français demande à un Québécois :
-Qu’est-ce que ça veut dire guidoune ?’
– Euh… C’est genre une fille mal vue, facile.
– Ben, c’est quoi la différence avec pitoune ?
– Euh… Pitoune, c’est plus comme une belle fille qui s’habille trop sexy.
– C’est pas une poupoune ça ?
– Ouin… Une poupoune, c’est moins méchant que pitoune. Quoique ça dépend…
– Alors je peux dire poupoune à ma blonde?
– Si cela constitue une taquinerie ou une farce ? Oui !
– Ah… Nounoune, c’est quoi ?
– Une niaiseuse, pas vite vite… Une coucoune quoi !
– Une coucoune ?
– Ben oui, c’est la même chose.
– Une guidoune est-elle automatiquement nounoune ?
– Non !
– Et pour toutoune ?
– Ça, c’est une fille plutôt dodue… Comme dans grosse toutoune.
– Y a des synonymes ?
– Oui, doudoune, mais c’est plus gentil dire ça que toutoune.
– Je peux dire doudoune à ma blonde ?
– Non, sauf si tu veux qu’elle te fasse la baboune… T’es mieux de lui dire chouchoune…
– Chouchoune ?
– Ma chouchoune d’amour, oui !
– OK !!! Est-ce qu’une guidoune peut être une poupoune en même temps ?
– Non. Mais que tu sois une guidoune, une pitoune, une poupoune, une doudoune, une toutoune, une coucoune ou une nounoune, c’est jamais vraiment positif! À cela, tu ajoutes aussi minoune et moumoune…
– Ça devient compliqué…
– Une minoune, c’est une guidoune au chômage, un vieux char ou un chat. Une moumoune, c’est quelqu’un de peureux ou un homme avec des manières efféminées.
– Donc, si je comprends bien, une guidoune, finalement, c’est une ancienne pitoune devenue toutoune qui fait la baboune parce qu’elle se trouve nounoune d’avoir été moumoune ?
– Vitement de même, on peut dire ça, oui !
– Merci chouchoune!
– Ya pas d’quoi mon ti-coune !
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Une femme téléphone à l’hôpital :
– Bonjour puis-je parler à la personne qui donne des informations au sujet des patients ? J’aimerais savoir comment se porte une de vos patientes et si elle prend du mieux ou pas ?
La Préposée lui demande :
– Quel est le nom de la patiente et son numéro de chambre ?
– Madeleine Chamberland, chambre 302.
– Un instant je communique pour vous avec la responsable.
– Service 3-A bonjour! Comment puis-je vous aider ?
– J’aimerais avoir des nouvelles de Madeleine Chamberland, chambre 302 ?
– Un moment s.v.p., permettez que je consulte son dossier… Mais Madame Chamberland se porte très bien. Elle a déjà pris deux repas, sa pression sanguine est bonne, nous allons débrancher son moniteur cardiaque dans quelques heures. Et si tout continue aussi bien, le Dr Beaudoin devrait lui donner son congé dans un jour ou deux.
La femme s’exclame !
– Quel soulagement! Oh! Mais c’est fantastique, quelle bonne nouvelle!
L’infirmière répond :
– À entendre votre enthousiasme, vous devez être de la famille ou une relation très proche ?
– Ni l’un ni l’autre! Je suis Madeleine Chamberland de la chambre 302 ! Personne ne me dit rien icite!
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Un petit gars entre dans le salon et demande à son père :
-Hey papa, c’est quoi la différence entre potentiellement et réellement ?
Le père se met à réfléchir et répond ainsi à son fils :
– Va demander à ta mère si elle voudrait coucher avec Robert Redford pour un million de dollars. Ensuite demande à ta sœur si elle voudrait coucher avec Brad Pitt pour un million de dollars, et demande à ton frère s’il voudrait coucher avec Tom Cruise pour un million de dollars. Tu viendras me voir après.
Le kid demande alors à sa mère :
– Maman, est-ce que tu coucherais avec Robert Redford pour un million de dollars ?
Elle répond :
– Ben oui ! Je ne laisserais jamais passer une occasion comme ça !!!’
Le petit gars va voir sa soeur et lui demande :
– Fanny, est-ce que tu coucherais avec Brad Pitt pour un million de dollars ?
Elle répondit :
– Ben certain ! C’est mon plus grand fantasme !!!
Toujours en quête de connaissance, il va voir son frère de 20 ans et lui demande :
– Hey Pat, est-ce que tu coucherais avec Tom Cruise pour un million de dollars ?
Son frère répond :
– Ben pourquoi pas ! Imagine ce que tu peux faire avec un million de dollars, je n’hésiterais pas !
Le petit gars réfléchit pendant quelques minutes et va revoir son père dans le salon.
– Alors mon gars, as-tu trouvé la réponse à ta question ?
– Ho ! Oui Pa ! Potentiellement on est assis sur 3 millions de dollars, mais réellement on vit avec 2 guidounes, et un fif.
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Dans la cour de l’école, un petit garçon sanglote lourdement. Toute la misère du monde semble s’être acharnée sur lui. Inquiet et compatissant, un surveillant s’approche et le questionne :
– Qu’y a-t-il mon petit, pourquoi pleures-tu comme ça ?
– Mes compas ! J’ai perdu mes compas !!! C’est terrible.
– Ce n’est pas si grave… Tes parents t’en rachèteront.
– Non, c’est horrible !!! Et mon père va me tuer à moitié, au moins.
– Tu n’exagères pas un peu…?
– NON !! Si vous aviez vu ce qui s’est passé quand ma sœur a dit qu’elle n’avait plus ses règles…
Le dictateur a tranché ! Avec son arrogance habituelle, le Poodle a réussi à faire l’unanimité contre lui et donner suite à la création de la Commission Charbonneau, majoritairement décriée par la population comme la «Patente à gosse». Ça sent encore la magouille, l’arnaque.
Les sondages sont implacables; Une très forte majorité de citoyens n’y croient pas et n’en veulent pas dans sa forme actuelle. L’histoire de Gomery a fait couler le parti libéral à Ottawa et le même dénouement attend son pendant provincial.
J’espère que la population exercera son pouvoir absolu et bottera le derrière à cette bande d’opportunistes, lors du prochain scrutin provincial. Ce sont des dizaines de millions de dollars qui vont être dilapidés dans la plus grande mascarade inutile qu’il nous sera donnée de voir.
Croire que les acteurs et artisans, corruptibles et collusionnistes, mettront leur tête sur le bûcher, c’est faire preuve de mépris envers toute la population du Québec. Nous prendre pour les derniers des imbéciles. Le Poodle aurait mieux fait se fermer la gueule et de garder son statu quo dictatorial en continuant de s’opposer à la création d’une commission d’enquête.
Nous faisons partie de l’équation et c’est le temps de crier haut et fort notre Je me souviens, et faire en sorte que le parti libéral du Québec devienne moribond. Après dix ans de pouvoir, j’espère qu’il sera rayé de la carte une bonne fois pour toute et qu’on assistera à du renouveau politique au Québec. Ce doit être le prix politique à payer pour une «Patente à gosse» de cette envergure.
Excusez mon absence du blogue depuis quelques jours, c’est que je suis sur le carreau. Le maudit rhume saisonnier qui me porte à sortir les papiers-mouchoirs de la boîte comme des croustilles d’un bon gros sac. Louise qui le combat depuis une bonne dizaine de jours, me l’a transmis malgré toutes les précautions prises pour éviter la contamination.
C’est souvent comme ça, en octobre, où on ne sait pas très bien comment se vêtir. La température est tellement changeante que tôt ou tard, on attrape un coup de froid. Remarquez que dans mon cas, c’est plutôt rare, mais quand j’en attrape un, c’est un vrai, qui m’assomme littéralement. De ce temps là, tous ceux et celles que je rencontre sont pris du même inconfort. Avec-vous remarqué que les rabais sur les papiers-mouchoirs sont rarissimes dans les circulaires… ? Probablement l’offre et la demande.
Ce que j’ai de la difficulté à comprendre c’est que, malgré les avancés technologiques et médicales, on ne soit pas capable d’enrayer et de guérir un simple rhume. Il faut le traîner des jours voire des semaines dans certains cas, alors que la médication ne sert qu’à nous soulager.
Ajoutez à ça la morosité de la grisaille d’automne qui ne nous lâche pas et voilà que tous ces ingrédients ont eu tôt fait de me ralentir. Du côté de l’actualité c’est un peu tranquille par les temps qui courent et on attend toujours que le Poodle accouche de sa minuscule souris, dans la saga de la Commission d’enquête sur la construction. Il en aura fait couler beaucoup d’encre pour sa patente à gosse comme tous les observateurs se plaisent à qualifier.
Aujourd’hui, ça va un peu mieux et je crois être sur la bonne voie. Je survivrai c’est sûr. Il faut que je sois en forme parce que dans trois semaines, la caravane sera bien installée sur son emplacement en Floride. On s’y prépare. Seulement ça, c’est assez pour se remettre sur le piton. Un petit dix jours à la chaleur, ça vous r’monte le québécois !
Un ami m’a récemment fait parvenir le texte qui suit. Probablement que vous l’avez déjà reçu vous aussi. Quoi qu’il en soit, je veux bien admettre qu’il y a une différence entre ces deux réalités, ne serait-ce que sur la longévité et aussi la démographie. Par contre, avec un système de santé qui craque de partout, cette vérité n’est pas loin de représenter ce que pense la population en général. Le voici, sans plus tarder :
Deux patients entrent en boitant dans deux cliniques médicales différentes avec un problème identique. Même ville, même journée, même heure. Les deux ont de la difficulté à marcher et semblent avoir besoin d’une opération visant à remplacer une hanche.
Le premier patient, après une attente d’une journée pour son rendez-vous, est examiné dans un délai d’une heure, subit un examen aux rayons X le jour même et obtient un rendez-vous pour sa chirurgie la semaine suivante.
Le deuxième voit son médecin de famille, après avoir attendu une semaine pour son rendez-vous, attend ensuite dix-huit semaines pour rencontrer un spécialiste et subir un examen aux rayons X, lequel n’est pas analysé avant un autre mois, et finalement, il est informé que sa chirurgie aura lieu dans un an.
Pourquoi est-ce si différent entre ces deux patients ?
Le premier est un berger allemand, alors que le deuxième est une personne âgée.
Assez frappant, quand on pense aux milliards de dollars que nous injectons, de nos poches, dans ce système de santé moribond et sans fond. Depuis des années, on nous chante que la population vieillit et qu’il faudra y faire face. Alors qu’ont-ils fait, ces gestionnaires et ces gouvernements sans vision en santé, pour régler le problème ? Rien ! Ils réagissent lorsque l’élastique leur pète en plein visage, et encore… Ils créent des comités bidons pour étirer le temps et masquer leur incompétence.
Décidément on a tout intérêt à vieillir en santé et à mourir foudroyé parce que ça risque d’être l’enfer. Ils ont vite oublié que nous étions là avant eux.
La maman, la grand-maman et la belle-maman que vous étiez, laissera toujours un grand vide dans nos cœurs. Ça fait 30 années aujourd’hui, un bien triste jour d’octobre, et votre famille éternelle continue de s’agrandir. Nous osons croire que Stéphane, Marcel, Nicole et récemment Pauline, ont trouvé refuge auprès de vous.
Aussi longtemps que le cœur se souvient, les souvenirs ne meurent pas. Continuez de veiller sur nous et de guider chacun de nos pas. Ceux qui nous sont chers revivent dans nos mémoires.
Depuis que l’agrandissement de l’hôpital Charles-LeMoyne, du moins le Centre intégré de cancérologie de la Montérégie est terminé, on peut facilement remarquer une imposante œuvre d’art, toute en aluminium, de l’artiste Francine Larivée que je ne connais absolument pas. Loin de moi l’idée de contester son talent, mais disons qu’à première vue, ce n’est pas évident à interpréter.
Qualifiée de m-a-g-i-s-t-r-a-l-e par la direction de l’hôpital, je me demandais bien ce que l’œuvre pouvait bien représenter. J’essayais de voir, de comprendre, de me servir d’un œil virtuel d’artiste mais non ! Cependant, j’avais une certitude; une réalisation de la sorte a dû coûter une belle petite fortune et il y a probablement un peu de nous autres là-dedans.
Et bien, je viens d’avoir une partie de ma réponse via l’hebdo régional Rive-Sud Express. Comme je ne fume pas de joints, ou fais usage de substances illicites, j’ai lu, relu et rerelu l’explication de l’œuvre d’art et malgré un bon quotient intellectuel, je n’arrive toujours pas à « voir » ce qu’on indique dans le descriptif, que je vous reproduis ci-après :
« Le projet de l’artiste Francine Larivée intitulé Les Liens, est doté d’un fort symbolisme et s’inscrit parfaitement dans l’idéologie et l’approche professionnelle interdisciplinaire et humaniste du Centre intégré de cancérologie de la Montérégie. Son œuvre exprime les valeurs de compassion, de réconfort, d’accompagnement. Elle représente l’être humain qui livre bataille et autour duquel gravite une équipe liée, soudée, solidaire. Une sculpture magistrale en aluminium, d’une hauteur de 10,5 mètres, composée de deux éléments légèrement appuyés l’un sur l’autre qui se rejoignent au sommet et se lient à l’une des extrémités. Chaque élément forme une trame à partir de quatre mètres du sol avec dix lames verticales et six lames horizontales. »
Alors… Est-ce que ça vous saute aux yeux ? Moi toujours pas ! Ce sont de belles phrases bien tournées et qui ne sont que du vent. Mais, des créateurs c’est exactement ça. Ils sont les seuls à pouvoir décrire leurs conceptions et à les comprendre. On fait un vox pop devant l’œuvre et je vous parie ma chemise que pas un seul chrétien n’est en mesure de trouver la signification de la sculpture (sauf s’ils ont lu le journal ou cet article, évidemment).
Quoi qu’il en soit, l’autre partie de la réponse et que l’article ne dévoile pas c’est, combien ? Combien de beaux dollars ont été alloués ? Est-ce qu’on n’aurait pas pu se contenter d’une petite plaque économique annonçant le Centre et mettre les fonds aux services des patients ? Une simple logique de CON-tribuable… Comme ça !
Si j’ai des nouvelles, je vous reviens.
Le triste suicide d’un septuagénaire en phase terminale, à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont m’a jeté par terre ce matin en feuilletant mon journal. C’est pathétique de découvrir l’angoisse devant l’inconnu qui guette nos aînés. Comment et pourquoi en arrive-t-on à une fin si violente ?
Dans notre société, de façon générale, on se soucie peu de nos ancêtres qui ont façonné, à leur manière, le monde dans lequel on vit présentement. Où en est notre reconnaissance ? Avec le sort qu’on leur réserve, nul besoin de se demander comment cela se produit. On les oblige au mutisme.
Chaque semaine, on découvre les horreurs qu’ils doivent endurer. Ils font le triste constat d’un système de santé qui les abandonne. Ils sont sans ressources et démunis, lorsque leur propre famille les laissent dans l’oubli et l’indifférence la plus totale. Souvent, ils ne voient que le suicide pour cesser de souffrir. Quand on en est rendu à payer pour recevoir un bain par semaine, c’est de l’exploitation sans scrupule. Ils ne sont pas fous et voient très bien ce qui se passe dans les CHSLD. Ils n’ont pas la force d’affronter cette réalité. Ils se recroquevillent et attendent la délivrance.
Les gouvernements injectent des peccadilles pour les aider et fournir des ressources qui ne sont souvent que du vent, pour se donner bonne conscience. Il faut être un aidant naturel pour constater combien coûtent des services d’aide au répit entre autres. J’en suis un et je peux vous assurer que je ne compte pas mes services en dollars et les maigres crédits d’impôts que les gouvernements nous remettent sont loin d’être suffisants. Tout est accessible mais cela a un prix que beaucoup de personnes âgées ne peuvent se permettre.
Présentement, la mode est aux condos et logements pour retraités autonomes. On vend une vie de pacha dans les publicités comme si les personnes du troisième âge étaient tous des millionnaires. Il y en a peu et avec les soins de santé privés qui semblent devenir la norme, le soi-disant bas de laine se dilapide rapidement.
Ceci m’amène à parler de l’euthanasie. On en parle, on en parle et on en parle encore sans aboutir à rien. Quand la vie n’a plus que quelques semaines à nous offrir, ou nous cloue littéralement à un lit d’hôpital, il nous reste quoi comme qualité de vie ? Il ne reste qu’à attendre la mort. Toute notre vie est remplie de décisions. On décide de donner la vie et on devrait avoir le même droit de choisir sa fin, dignement, avec lucidité et dans le respect. C’est au moins plus humain que le choix qu’à exprimé ce vieillard lors de son geste fatal et brutal. Il l’a posé parce que la société ne lui a pas laissé le choix qui aurait dû lui revenir de plein droit.
Dans le même journal, on apprenait que par centaine, des corps non réclamés aboutissent à la morgue chaque année. Plusieurs sont rejetés par leurs proches qui refusent de leur offrir une sépulture décente. Un tel constat en 2011, est triste à mourir. Dans quel monde vivons-nous ? La plus grande valeur qui est disparue avec le temps est le respect. Hélas, il ne sert plus maintenant qu’à enrichir les dictionnaires.
En cette belle journée d’automne, parmi les magnifiques coloris que la nature nous offre, nous avons plié bagages pour rentrer à la maison avec la caravane. Sylvain et Lise ont déjà commencé le démantèlement des accessoires et des effets personnels qui meublaient nos escapades hebdomadaires. Ça fait tout drôle de ne plus apercevoir l’affiche du ranch, les bacs à fleurs ont aussi disparus et le cercle d’entraînement est également déshabillé de sa clôture à poulets. Hier, Carole et Marcel se sont joints à nous pour un coup de main. Aujourd’hui, Jean-Guy, Francine et André sont passés acheter quelques objets à vendre, parce que Lise et Sylvain ne peuvent tout garder ce qui deviendra désuet.
Mis à part Bichette qui fait encore sentir sa présence avant de trouver un nouveau foyer d’accueil, tout est calme. Les chevaux broutent comme à l’accoutumée sans se douter de rien. Eux aussi devront se familiariser avec un nouvel environnement. Je regarde aux alentours et je ne peux m’empêcher de plonger dans mes souvenirs pas si lointains. En nourrissant les chevaux une dernière fois, je prends le temps de les observer encore plus. Cette routine devient soudainement plus particulière. Avec Janice, la nouvelle fraîchement arrivée, il faut être vigilant parce qu’avec Rosi et Dali aux alentours, ils s’observent du coin de l’œil et les oreilles se fondent dans le crin, pour montrer aux autres congénères qu’on ne s’en laissera pas imposer.
Comme nous en sommes à notre troisième saison, le démembrement de notre campement de cette année me laisse un peu beaucoup nostalgique. Il n’y aura pas de À la r’voyure, comme se plait à répéter Lise. On planifiait des projets en se promettant toujours de faire mieux l’année suivante mais cette fois, l’année prochaine sera différente. C’est sûr qu’on se reverra mais le décor changera. C’est toujours difficile de quitter un endroit où on s’y sent bien et où on a savouré chaque moment. Je dirais que les trois dernières années au ranch, figurent parmi les meilleures que j’ai vécu.
Ceux et celles qui me connaissent savent que je ne suis pas très proche des animaux. Je ne suis pas attiré par les chiens et les chats mais dans le cas des chevaux, ce fut une découverte. J’ai appris tellement de choses sur ces intelligentes bêtes que je me surprends maintenant à lire tout ce qui me tombe sous la main, les concernant.
Il passe midi, sous un chaud 23°C et tout est prêt pour le départ. Le camion est arrimé à la caravane et nous quittons. En sortant de l’entrée, je scrute notre emplacement avec un certain pincement au cœur. Le Ranch Kaymas deviendra fantôme avant l’arrivée des premiers flocons. Il y a à peine dix jours, rien ne laissait présager un tel dénouement. C’est vraiment dommage !
Au Québec, nous sommes terrorisés par le succès. Dès qu’une affaire marche bien, on s’en débarrasse pour passer à autre chose. C’est comme une patate chaude. Nous sommes des innovateurs mais incapable de nous consolider et vivre pleinement les aléas du succès.
Ce matin, on apprend que le téléroman La promesse, en est à sa septième et dernière année de diffusion. Même s’il rejoint hebdomadairement plus d’un million de téléspectateurs, son auteur veut passer à autre chose. Pas que je sois un fervent téléspectateur de ce genre d’histoire mais je sais qu’autour de moi, ce téléroman est suivi assidument. C’est ça qui, contrairement à nos voisins américains, nous effraie; partir ou quitter avant que les côtes d’écoutes faiblissent ou nous contraignent à tout lâcher. S’arrêter en pleine gloire quoi !
Je ne comprends pas pareil raisonnement. Prenez les séries d’antan comme, Les belles histoires des pays d’en haut, Le temps d’une paix ou autres du genre, on se plait à les regarder en reprise et les côtes d’écoutes sont plus que respectables. On prend plaisir à revoir ces intrigues produites avec la technologie du temps. On se surprend à y trouver une qualité remarquable d’images et de décors malgré les époques. Les téléromans sont le reflet d’une société qui évolue. Hélas leur courte durée nous laisse souvent sur notre appétit. C’est viscéral, on raffole des belles histoires et des émotions qu’elles nous font vivre. On se voit souvent à travers les personnages.
Le phénomène est aussi vrai dans d’autres activités. On n’a qu’à penser aux compagnies québécoises de pointe et visionnaires qui, une fois leur succès assuré, sont vendues à des intérêts étrangers. Le savoir-faire québécois est reconnu partout et malheureusement notre phobie du succès nous empêche d’en jouir pleinement, et d’en continuer le développement.
Pour La promesse, je sais que tôt ou tard ça doit se terminer et que rien n’est éternel, mais malheureusement pour le téléspectateur, le moment est mal choisi.