Le club med de Pinel

C’est assez aberrant d’apprendre qu’à l’institut Philippe-Pinel de Montréal, on puisse offrir aux personnes détenues, l’équivalent d’un séjour prolongé dans un club med. D’autant plus que ces détenus, même s’ils souffrent de problèmes mentaux, n’y résident que pour de courtes périodes, du moins pour une grande majorité.

C’est saisissant de voir tous les services, cours et divertissements qu’on leur offre, quand on sait qu’une majorité de citoyens droits et honnêtes ont peine à se payer une infime partie de ces avantages. Pas étonnant que l’Europe et les pays étrangers viennent nous visiter pour voir de leurs yeux, ce qui est incroyable. L’image m’est aussi revenue des sinistrés du Richelieu qui ont tout perdu et qui doivent se refaire une vie avec la pitance des gouvernements qu’ils doivent pratiquement quémander. C’est le monde à l’envers.

Comme pour rire de nous, les « suckers » qui les subventionnent de nos impôts, le directeur général de l’institut, le Dr Jocelyn Aubut, affirme que ce club med n’est pas la belle vie et qu’on n’y tiendrait pas deux mois. J’ai des doutes là-dessus. Jadis, dans un Québec religieux, les gens s’enfermaient en retraite fermée pour enrichir leur spiritualité et se faire un examen de conscience. Alors pourquoi ne pas appliquer la même formule envers d’honnêtes citoyens qui décideraient de se retirer quelques semaines à Pinel et profiter de ses services ?

Ils pourraient en même temps profiter des ressources médicales disponibles, sans avoir à attendre des heures aux urgences, quand ce ne sont pas des mois à poireauter après un médecin spécialiste. Parce qu’en fin de compte c’est la réalité de ces criminels, n’en déplaise à la cour, qui s’y trouvent détenus. Je ne suis pas contre la réhabilitation ou toute forme de réinsertion sociale, mais il y a des limites.

Dans une détention, il faut un élément punitif en guise de sanction et ce n’est pas dans une formule tout inclus que ça doit se passer. Il faut que ce soit restrictif. Mis à part la privation d’une liberté, je ne vois pas d’éléments brimant dans ce que Pinel expose.

En conclusion, le Dr Aubut affirme que très peu de gens connaissent toute l’étendue du travail qui se fait à Pinel. Bien content d’apprendre cela et je ne condamne pas ce fait, cependant comme dans bien d’autres choses qu’on nous cache, ce sont ces accommodements qui choquent.

Les anges de la rénovation

Aujourd’hui, j’écoutais un intervenant à la radio, dénoncer le capharnaüm des nombreux chantiers routiers dont les automobilistes sont victimes, dans la grande région métropolitaine. Il s’expliquait mal comment on pouvait avoir plusieurs chantiers avec seulement une poignée de travailleurs qui s’affairent à l’ouvrage, alors qu’une bonne planification serait d’avoir moins de chantiers, simultanément en opération et plus de travailleurs pour réaliser les travaux au même endroit. Le même processus reprend par la suite pour d’autres chantiers. Quelle idée brillante !

C’est là que je me suis rappelé de la populaire émission américaine, Les anges de la rénovation, où une centaine de travailleurs acharnés démolissent et reconstruisent une maison entièrement décorée et meublée en une seule semaine. Ça c’est de la planification et de l’exécution. En plus, ils mettent leur touche personnelle pour réaliser des appartements thématiques. C’est ce concept qu’on devrait appliquer à nos travaux d’infrastructures routières. Les réaliser un à la fois, dans un temps record, avec une armée de travailleurs. Personne n’y a pensé !

Pourquoi on investi des millions de dollars en études et devis de toutes sortes, sans coordinations et sans planifications. Les chantiers routiers, c’est une tour de Babel au Québec. Il faut innover et être plus dynamique dans la réalisation des projets.

Quand je vois le Poodle, flanqué de ses ministres Sam Hamad et Raymond Bachand, serrer des mains à la réunion bidon de jeudi avec les rois des agglomérations avoisinantes, d’où rien n’est sorti sur les problèmes de circulation reliés aux travaux, je me demande bien à quoi ils servent et pourquoi on les paie. Dans sa grande sagesse, Sam nous apprenait hier, qu’ils vont mettre sur pied un comité de surveillance des infrastructures pour l’avenir. Quoi, ça n’existait pas ? Voilà pourquoi ça tombe de partout. Aucune vision depuis des années et c’est aujourd’hui qu’on nous annonce une connerie de la sorte. J’en ai des hauts le cœur.

Je le dis et je le répète, nous sommes menés par une bande d’incompétents photogéniques, aveugles et sourds, qui n’ont d’autres ambitions que le pouvoir et ses privilèges. Nous n’avons encore rien vu et nous sommes dans la merde pour les dix prochaines années à moins qu’on déniche une super équipe qu’on pourrait appeler Les anges des infrastructures. Mais c’est trop simple. Nous, les CON-tribuables, nous sommes des caves et des sans génie. Nous faisons la queue pendant des heures entre des cônes oranges, dépensant plus d’essence, surtaxée par ces mêmes incompétents.

Du sport à profusion

L’automne s’annonce palpitant pour les sportifs de salon avec l’entrée en scène de la nouvelle chaîne sportive TVA-Sports. Nous aurons du hockey à en rêver; Les Canadiens à RDS, les Sénateurs et qui sait, peut être les nouveaux Nordiques dans un avenir rapproché, souhaitons-le. On est déjà gâté avec RDS, on le sera doublement maintenant. L’antichambre, le Match… Wow ! Des débats palpitants !

Ce qui me réjouit aussi, c’est le retour du Baseball avec la venue de Jacques Doucet et Rodger Brulotte, comme au bon vieux temps. Il me semble que ça fait des lunes que les Expos sont partis et pourtant, c’était hier. De temps des Expos, mon fils et moi allions au stade assez régulièrement et j’ai la nostalgie de ces visites et le goût m’est revenu depuis que les rumeurs nous amènent une nouvelle franchise dans la ligue CAN-AM, où évoluent les Capitales de Québec. Une excellente équipe que j’irai voir jouer le 2 septembre prochain à Québec. Les rumeurs courent aussi que Montréal pourrait reprendre sa place au sein de la Ligue Nationale de Baseball d’ici quelques années. Pareille confirmation ne pourrait mieux tomber. D’ici là, on devra se contenter des Blue Jays.

Quoi qu’il en soit, le nouveau joueur qu’est TVA-Sports sera bénéfique pour la clientèle sportive québécoise et je trépigne d’envie de voir arriver septembre. Dorénavant, ça prendra l’enregistreur numérique pour ne rien manquer ou mieux, quelques téléviseurs supplémentaires pour satisfaire toute la maisonnée.

 

Ristorante Portovino

Un jour, que je discutais avec mon frère de mes coups de cœur et de mes découvertes de restos, il m’a dit comme ça « Tu devrais écrire tes impressions sur ton blogue et en faire bénéficier tes lecteurs ».

L’idée a germé dans ma tête et je me suis dit « Pourquoi pas ! » Même si je ne suis pas un chef ou un expert en art culinaire, je peux quand même me forger une opinion d’un restaurant, au hasard d’une visite et vous faire part de mes impressions et constatations. D’entrée de jeu, je veux vous parler du Ristorante Portovino, où nous sommes allés, Louise et moi, le 16 août dernier.

Ce restaurant italien a récemment ouvert ses portes au Quartier Dix30, de Brossard, plus précisément au 8940 boulevard Leduc. On peut y apporter son vin. Le restaurant est vaste, avec sa mezzanine à l’étage et l’ameublement confortable est digne des grands restaurants. La décoration est sobre et de l’extérieur, les grandes vitrines nous laissent voir la disposition des tables, garnies de généreuses coupes à vin. Par contre la musique d’ambiance à la techno, ne cadrait pas très bien avec le décor.

L’accueil est adéquat et, une fois assis à table, le serveur nous présente tour à tour, les coupes de viandes et les poissons offerts. Pour l’occasion, nous avons choisi la table d’hôte avec entrée, repas principal et dessert. Le café est en sus. La fourchette des prix variait entre 29 et 49 dollars par convive. C’est un restaurant de moyenne gamme. Comme tout bon restaurant italien, le pain trempé dans l’huile est de mise. Par contre, aucune salière et poivrière ne se trouvait sur la table. Le poivre, frais moulu, est servi sur demande tout comme le parmesan.

Comme entrée, le choix de Louise s’est porté sur la traditionnelle soupe minestrone qu’elle a trouvée savoureuse. Quant à moi, j’ai opté pour le potage aux champignons de Paris. Ayant déjà un faible pour les champignons, inutile de vous dire qu’il était sublime. Le plat de résistance était composé de penne avec morceaux de poulets, pancetta et champignons, nappés d’une sauce à la crème. Petite déception, nous avons trouvé cette assiette trop grasse et de plus, quelques morceaux de poulet n’avaient pas été bien préparés en ce sens que des croquants et des traces de gras n’avaient pas été enlevés.

Pour le dessert, nous avons partagé une croûte carrée, remplie de bleuets avec une noix de crème fouetté, servie dans une immense assiette creuse. Louise aurait aimé voir une coupe de fruits coupés parmi les choix. Selon nous, il devrait être proposé.

Le menu à la carte propose une grande variété de plats italiens, de viandes, poissons et fruits de mer, sans oublier les incontournables pizzas. Les pourboires sont à la discrétion du client.

En conclusion, c’est un bon restaurant pour célébrer un événement en groupe ou en tête à tête. Les fauteuils confortables vous feront oublier le temps qui passe.

Aimé :
Belle décoration – Excellent service – Belle présentation des plats – Nourriture servie très chaude.

Moins aimé :
Musique d’ambiance – Poulet du plat principal mal coupé – Coupe de fruits absente des desserts.

Note globale :
8 / 10

Facebook… Terne et monotone

Ça fait déjà un bon moment que je navigue sur facebook, le plus connu des réseaux sociaux. La principale raison pour laquelle je le fréquente encore est surtout pour le lien avec mon blogue. Mes articles s’y trouvent reproduits, de même que sur twitter, et rejoignent un plus vaste lectorat. Au-delà de cet usage, je trouve ce réseau social terne et monotone dans son contenu.

Tout nouveau, tout beau, dit le proverbe et la curiosité nous anime toujours au départ. On y trouve plein d’amis, pour prendre le terme à la mode que je qualifie généralement de connaissances, et on vous en suggère des tonnes, tous liés par des amis communs. On lit les commentaires et on y ajoute notre grain de sel selon notre approbation ou non. Après un certain temps, on se lasse de lire des textes complètement décousus de leur contexte. Comment entretenir une relation avec des centaines d’amis ? C’est déjà impossible dans la vie de tous les jours, imaginez sur un réseau social internet. Il y en a même qui ont des milliers d’amis, vous imaginez !

Certains des textes ou des échanges sont de bon goût et intéressants. Pour le reste, cela est aussi insignifiant que le groupe d’adolescents attardés que l’on peut voir dans l’annonce de Rogers, où le téléphone sans-fil est présenté comme l’outil indispensable et vital dont on ne peut se passer. Aussi, le réseau est pollué d’interventions sur des étapes de jeux d’un amis. Qu’est-ce qu’il y a d’intéressant à savoir qu’untel ait besoin d’une pioche pour planter ses radis, ou d’un autre qui joue à tel ou tel jeu, au moment présent ? C’est comme les pourriels; trop c’est comme pas assez. C’est à croire qu’il y a des internautes qui passent tout leur temps à jouer.

En discutant avec certains facebookistes, ceux-ci m’avouent sérieusement qu’après un certain temps, ils épurent carrément leur liste d’amis devant un tel fléau d’inutilités. Je ne sais pas si c’est mon imagination mais j’ai remarqué que plusieurs personnes n’interviennent plus comme avant. Peut être ont-elles lancé la serviette, déchanté, ou simplement décidé d’y faire un tour rapide pour tenter d’y trouver quelque chose d’intéressant. Je ne sais pas, mais j’aimerais bien vous lire sur le sujet. On me dit que plusieurs y font un saut et un bref tour d’horizon, puis s’en vont.

Quoi qu’il en soit, je continuerai d’y produire mes articles de blogue, pour rejoindre une plus grande part de lecteurs avisés. Par contre il serait souhaitable que les concepteurs de facebook puissent lui enlever son côté bébelles pour le rendre plus intéressant et captivant. À moins qu’ils le dédient à une clientèle de 14 à 18 ans. Mon petit doigt me dit que Google+ nous réserve peut être des surprises à ce chapitre… On verra bien ! De la saine compétition n’a jamais fait de tort.

Mannequin à trois ans

Depuis plusieurs années, le Journal de Montréal organise le concours Mannequin d’un jour. Très populaire et même s’il est ouvert à tout ce qui est humain, on voit rarement des rondeurs triompher. Stéréotypes obligent. Mais là n’est pas mon propos et je le dis d’emblée, je ne suis pas contre ce genre de concours. Par contre, là où je suis en désaccord c’est d’en faire une catégorie pour des enfants, en l’occurrence les trois à cinq ans.

Ces enfants sont à Toronto pour des sessions de photos et leurs jolies frimousses paraissent dans les pages du journal présentement. On leur montre le glamour, et on les initie à la photo de mode dans des décors enchanteurs, bien évidemment en dehors de leur quotidien. Est-ce qu’on se retrouverait devant le même phénomène qu’au hockey, où les parents se voient à travers leurs enfants, pour une carrière qu’ils rêvaient d’avoir ? La question mérite d’être posée.

On leur vole leur enfance en les propulsant beaucoup trop tôt dans le monde adulte. Les mannequins appartiennent à un monde pas mal plus vieux que le leur. À cet âge, on rit, on s’amuse et on découvre la vie. Aujourd’hui, on brûle les étapes avec nos enfants. Nous souhaitons qu’ils soient autonomes le plus rapidement possible. On les bombarde de responsabilités très jeunes. On ne leur laisse pas le temps d’apprivoiser les étapes de la vie; bébé, enfant, adolescent puis adulte. On est pressé comme le reste de la société.

S’il n’enfourche pas un vélo à trois ans, il est attardé. Il doit déjà connaître l’ordinateur. À six ou sept ans, il possède déjà son petit véhicule électrique. Son « scooter » à 14 et l’auto à 16 ans. Puis bang ! Adulte à 18 ans et sevrés depuis 15 ans. Ils ont la clé de la maison dans le cou dès qu’ils arrivent sur les bancs d’école et une bonne partie ne prennent même pas le temps de déjeuner. Le Club des petits déjeuners du Québec a peine à suffire à la demande, et le nombre d’estomacs affamés explose. Ce n’est pas normal ! Se nourrir c’est la base de la vie. Ils ont deux papas, trois mamans et huit grands-parents et on ne compte plus les mononcles et matantes.

Je généralise, mais pas tant que ça. Et après, on se demande pourquoi nous sommes les champions du Ritalin. Pourquoi nos jeunes, devenus adolescents, se droguent ou font usage d’antidépresseurs, quand ce n’est pas de s’auto-détruire ou de se suicider. Lorsqu’ils arrivent à l’âge adulte, ils n’ont plus rien à découvrir. Ils ont tout vu et entendu sans vraiment l’apprendre ou l’apprivoiser. Garrochés, ils arrivent en adultes « fuckés » !

Ce n’est pas d’être un mannequin à trois ans qui va arranger les choses. Ils en décideront le moment venu et lorsqu’ils seront en mesure de faire leurs propres choix. Jusqu’à ce moment, il faut les laisser faire leur apprentissage normal, sans les pousser où les bousculer. Pensez-vous sincèrement qu’un enfant de trois ans cherche ce moyen de se faire valoir en devenant mannequin? Non ! N’en déplaise à tous les lologues de la planète. Plus il y en a de ces lologues pour jouer dans des petits cerveaux en pleine évolution, plus notre société en sort malade et se questionne. Dès six ans, on passe au mode adulte. Il me semble qu’on a oublié quelque chose.

La loi du moindre effort

Depuis un certain temps, j’observe les consommateurs sortir du super marché avec leur gros panier rempli de victuailles. Une fois le panier vidé de son contenu, certaines personnes vont le porter dans les abris prévus à cet effet, dans le stationnement. Quelques-uns le ramènent directement dans le super marché, à l’endroit où ils l’ont pris. Reste les autres qui appliquent la loi du moindre effort. Ils le laissent carrément en plein milieu d’un espace de stationnement, ou le poussent aveuglément, sans se soucier des autres qui devront le déplacer pour se stationner. Un bel exemple de civisme. Souvent, ils n’ont que quelques pas à faire pour se rendre à l’abri. Non ! Trop fatigant ! Il y a aussi ceux qui passent à côté d’un panier libre, feignant de ne pas l’avoir vu, pour en prendre un à l’intérieur.

Ensuite, ce sont ceux qui attendent dans leur voiture. Rarement stationnés dans une case, ils se plaisent à se stationner face aux vitrines, obligeant les autres à les éviter. Pourquoi un tel comportement égoïste ? Si les places de stationnement étaient toutes occupées, je comprendrais mais non, des places sont disponibles à proximité. Si les gens pouvaient directement se stationner dans le magasin, ils le feraient. Un minimum d’exercice n’a jamais fait mal à personne. L’autre jour, j’en ai même vu un qui s’était stationné dans une place pour personne handicapée, sans qu’il n’ait de vignette l’autorisant et uniquement parce que c’était plus près du magasin. Encore la loi du moindre effort. Ces gens là n’ont aucun sens civique.

Si tout le monde faisait sa part pour que ces choses n’arrivent pas, il me semble qu’on aurait moins de signes d’impatience, de frustrations parce que c’est rendu la norme. On se fout de tout et que le diable l’emporte. Aujourd’hui, pour certains, c’est l’individualisme. On pense à sa petite personne, sans se soucier des autres. Mais voilà, on vit en communauté et ces gestes là ne devraient jamais se produire, pour le bien commun. En même temps, ça fait partie d’une saine qualité de vie.

Ayons cette réflexion, si le chapeau nous fait, lors de notre prochaine visite au super marché et si vous désirez rester en forme, stationnez-vous en fond de stationnement et profitez de votre marche de santé pour observer librement vos concitoyens que j’ai décris plus haut, vous verrez, vous partagerez mon opinion. En plus, vous éviterez des coups et écorchures désagréables à vos portières. Si vous avez vu d’autres spécimens à deux pattes, n’hésitez pas à laisser votre commentaire.

La création du monde

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi, dans l’évolution normale d’une vie, notre tempérament change. Nous ne faisons plus à 60 ans ce que nous faisions à 20. Voici une façon humoristique d’expliquer peut-être les choses…

Le premier jour Dieu a créé la vache. Dieu dit :

– Tu dois aller au champ avec le fermier toute la journée et souffrir sous le soleil, avoir des veaux et donner du lait pour soutenir le fermier. Je te donne une durée de vie de 60 ans.

La vache répondit :

– C’est une sacrée vie dure que tu veux pour moi pendant 60 ans. C’est d’accord pour 20 ans et je te rends les 40 autres.

Et Dieu a été d’accord. Le deuxième jour, Dieu a créé le chien. Dieu dit :

– Reste assis toute la journée sur le seuil de la porte de la maison et aboie sur quiconque entre ou passe devant. Je te donne une durée de vie de 20 ans.

Le chien répondit :

– C’est trop long pour aboyer. Donne-moi 10 ans et je te rends les 10 autres.

Alors Dieu fut à nouveau d’accord. Le troisième jour Dieu a créé le singe. Dieu dit :

– Amuse les gens, fait des tours savants, fait les rire. Je te donne une durée de vie de 20 ans.

Le singe répondit :

– Faire des singeries pendant 20 ans ? C’est trop chiant ! Le chien t’a rendu 10 ans, non ? Ben je fais pareil, ça te va ?

Encore une fois Dieu a été d’accord. Le quatrième jour Dieu a créé l’homme. Dieu dit :

– Mange, dors, joue, baise, amuse-toi. Fais la belle vie quoi ! Je te donne 20 ans.

L’homme répondit :

– Quoi ? Seulement 20 ans ? Rien que ça ? Écoute, je prends mes 20, les 40 que la vache a rendus, les 10 du chien et les 10 du singe. Ça fait 80, es-tu d’accord ?

– Oui ! Répondit Dieu. Marché conclu !

Et c’est ainsi que pendant les 20 premières années de notre vie nous mangeons, dormons, jouons, baisons, nous nous amusons et ne faisons rien. Pendant les 40 années suivantes nous travaillons comme des forcenés au soleil pour entretenir notre famille. Pendant les 10 années suivantes nous faisons des singeries pour distraire nos petits-enfants et pendant les 10 dernières années nous sommes assis devant la maison à aboyer sur tout le monde !


Non aux Villanueva

Enfin quelqu’un qui a mis ses culottes. Je veux parler bien sûr du maire de l’arrondissement de Montréal-Nord qui a clairement et énergiquement décidé de ne pas donner suite à la demande de Madame Villanueva de renommer le parc Henri-Bourassa en celui de son fils Fredy. Cela aurait été un non sens, voire même une bouffonnerie d’y donner suite, quand on connaît l’histoire de cette famille et surtout des événements violents qui se sont produits en 2008. Ce triste dénouement ne se serait pas produit si le frère, Dany, avait obtempéré et collaboré avec les policiers. Il est indirectement responsable de la mort de son frère. Évidemment, la famille voit ça tout autrement. Doit-on s’en étonner ? C’est déjà beaucoup que les autorités permettent une marche annuelle, pas besoin d’en rajouter.

On n’a qu’à voir comment ce même Dany, hondurien d’origine, conteste son extradition, en se prévalant de tous les recours possibles auprès des instances fédérales de l’immigration. Combien pensez-vous que ça va nous coûter ? Tout le pays se fait ridiculiser. On devrait peut être lui donner une médaille. Le problème est que nous sommes tellement tolérants et bonasses, que le moindre voyou, se permet de venir contester nos institutions. Au Honduras, ce doit probablement être plus radical que ça, comme croupir au fond d’un cachot, au point où le monde t’oublie complètement avec les rats et la vermine.

Notre tolérance doit avoir une limite. Dès sa première condamnation criminelle, il aurait dû être embarqué dans le premier avion pour le Honduras avec interdiction formelle de revenir ici. Il invoque humainement la peur pour sa sécurité…? Qui vit par l’épée, périt par l’épée ! La première règle d’un immigrant ou d’un réfugié qui vient s’installer chez-nous devrait être l’obligation du respect intégral de nos lois, sous peine d’expulsion immédiate.

Bravo et merci au maire de l’arrondissement Montréal-Nord.

Une autoroute dangereuse

À l’heure où on s’interroge sur nos infrastructures routières, l’emphase est mise sur les ponts, viaducs et tunnels mais il y a un aspect dont on ne parle pas; le traçage des lignes sur la chaussée. Quand ces lignes sont effacées par le temps elles tardent à être repeintes et même lorsque c’est fait, c’est une attention de tous les instants de circuler le soir, sous une pluie torrentielle.

C’est justement ce que j’ai vécu hier soir, sur l’autoroute 10, entres Eastman et Brossard. Une autoroute très peu éclairée, sauf aux croisements d’autres autoroutes, avec beaucoup de panneaux avertisseurs d’orignaux et de chevreuils. Certes, les garde-fous ont de bons réflecteurs mais les lignes d’accotements et de voies sur la chaussée sont difficiles à voir et à suivre.

J’ai fais le test, sous la pluie, en respectant la vitesse autorisée de 100 kilomètres/heures et laissez-moi vous dire que ça demandait toute mon attention et une bonne concentration pour rester sur la bonne voie. À certains endroits c’était même hasardeux. Je suppose que ce doit être le même constat sur les autres autoroutes du Québec. Je me demandais pourquoi les automobilistes, soudainement, à certains endroits, diminuaient leur vitesse de 10 voire même 20 kilomètres/heures. Je n’ai pas mis trop de temps à connaître la réponse; la visibilité est problématique.

Pourquoi n’a-t’on pas développé une peinture fluorescente pour le traçage des lignes sur la chaussée ? Dans le sud des États-Unis, des petits monticules de plastique sont insérés dans le pavé et réfléchissent le faisceau des automobiles. Peu importe les conditions météorologiques même en pleine nuit, la route nous apparaît comme nettement tracée sur près d’un kilomètre. Je veux bien admettre que la neige ici pose un problème pour les déneigeuses, mais une peinture réfléchissante me semble la solution idéale. C’est une question de sécurité routière. Est-ce possible que les « gnégneurs » du Ministère des transports n’y aient pas songée ? Mystère !

Un projet pilote est présentement expérimenté sur la route 132, à Longueuil; le marquage est fait avec une peinture orangée, mais je ne sais pas ce que ça donne la nuit sous la pluie. Cependant, force est de constater que le marquage des lignes au Québec ne soit pas une priorité, parce que j’ai souvent observé des lignes, êtres peintes en juillet et août alors qu’elles étaient effacées depuis la fin de l’hiver. Ils devraient y « réfléchir ». Allo Sam, fais quelque chose…

Funérailles de Mireille

Mon article d’avant-hier m’a valu plusieurs commentaires, hommages, appréciations et messages de sympathie et je vous en remercie et je suis sûr que Mireille vous a entendu. Suite à cet article, je vous informe du déroulement de ses obsèques. Une annonce devrait également paraître dans la section nécrologique du Journal de Montréal de demain.

Pour ceux et celles qui veulent lui dire un dernier adieu, la famille recevra vos condoléances à la Coopérative funéraire de la Rive-Sud, au 5000 Boulevard Cousineau à Saint Hubert, vendredi 12 août, entre 14h00 et 17h00 ainsi qu’entre 19h00 et 22h00. Aussi le samedi 13 août, entre 09h00 et 11h00, suivi une courte liturgie de la Parole.

In Memoriam, Mireille Rajotte (1956-2011)

Au beau milieu de cette nuit du 8 août, une amie et ex-consœur de travail, Mireille Rajotte s’éteignait en souffrances, des suites d’un féroce cancer. Cet impitoyable ennemi anéantissait, en moins d’un an, les rêves de toute une vie.

Femme de tête, dotée d’un franc-parler hors du commun, elle a eu une carrière à sa mesure dans les forces de l’ordre. Même si l’annonce de sa mort était attendue, ça nous attriste toujours de voir partir quelqu’un si jeune. Les aubaines n’avaient pas de secrets pour elle. Elle adorait magasiner, la bonne bouffe et les voyages, maintenant elle entreprend l’ultime voyage vers son créateur, où il n’y a pas de souffrances.

Les images joyeuses qui me viennent en tête sont celles de la fête qu’on lui avait organisée, à l’automne 2007, pour célébrer sa nouvelle vie de retraitée. Un bien cuit où nous avons pris un malin plaisir à la rôtir. Tous ses amis étaient là et on avait mis le paquet pour lui exprimer notre affection et nos souhaits d’une nouvelle vie longue et heureuse. Elle était souriante et rayonnante. L’avenir s’ouvrait devant elle. La vie est si fragile, comme le dit la chanson et nous en avons eu une preuve éloquente. Mireille appréhendait le moment du départ qui lui était réservé.

Elle venait à peine d’avoir 55 ans le 31 juillet dernier. Elle aura gardé ses forces pour atteindre son but ultime d’au moins atteindre le jour de son anniversaire, qu’elle a célébré avec sa famille.

Aujourd’hui elle accède à la vie éternelle. Repose en paix Mireille et garde nous une petite place pour nos retrouvailles. D’ici là, je garderai toujours un agréable souvenir de ces instants passés ensemble.