Nous voilà propriétaire

Notre projet de devenir propriétaire en Floride a connu son dénouement hier. Fruit du hasard, notre choix s’est porté sur une maison de parc de 14 pieds sur 46, entièrement meublée, avec deux chambres à coucher et une florida room, sorte de solarium, annexée à la maison et faisant 23 pieds sur 12. Nouvellement mise en vente ici à Pioneer Village, nous l’avons visité lundi pour finalement la trouver intéressante. Il n’en fallait pas plus pour tenter une offre d’achat qui fut acceptée officiellement ce mardi matin à notre réveil.

Un saut du lit joyeux qui a mis beaucoup de fébrilité dans notre journée. C’est qu’il faut y mettre le temps pour compléter les formulaires inhérents à la transaction et prendre des arrangements avec la banque etc. Heureusement on a pu bénéficier de l’aide de Francine, Gérard, Benoît et Linda, qui étaient tous aussi enthousiasmes que nous. La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre auprès de nos connaissances et les mots d’encouragements n’ont pas tardés.

Avant tout, pour que cette transaction puisse se concrétiser totalement, la Direction du parc doit approuver notre demande de résidence. C’est une formalité qui ne nous inquiète pas vraiment mais elle est nécessaire. Il faut aussi prévoir des ouvertures de comptes auprès d’une institution bancaire américaine pour les paiements de factures, notamment l’électricité. Il faut également obtenir notre tag, sorte d’immatriculation qu’il nous faut renouveler annuellement… Le côté légal! Des heures de plaisir quoi!  Nul besoin de vous dire que les prochaines journées serviront à finaliser l’achat, pour rentrer chez nous sans tracas. Notre séjour tire rapidement à sa fin et on ne veut rien laisser au hasard.

C’est un projet qui prend forme un peu rapidement, j’en conviens, mais l’occasion était belle et on s’est dit pourquoi pas maintenant? Nous projetions l’achat l’automne prochain alors ce ne sont que quelques mois d’avance et nous pourrons l’habiter dès novembre. Nous voilà donc propriétaire au pays des gougounes et que l’aventure commence! L’année 2012 sera assurément l’année des changements.

La langue française…

C’est aujourd’hui, 20 mars, la journée internationale de la francophonie. Pour l’occasion, j’aimerais vous faire partager le texte qui suit, sur les subtilités de cette langue.

Elle est parfois amusante, curieuse et délicieusement humoristique…

Amusante

Les termes empruntés au monde animal sont partout. La preuve :

Que vous soyez fier comme un coq, fort comme un bœuf, têtu comme une mule, malin comme un singe, chaud lapin ou fine mouche, vous êtes tous, un jour ou l’autre, devenus doux comme un agneau devant une jolie biche.

Curieuse

– On remercie un employé quand on n’est pas content de ses services.

– On passe des nuits blanches quand on a des idées noires.

– Pourquoi dit-on d’un pauvre malheureux ruiné qu’il est dans de beaux draps?

– Pourquoi un bruit transpire-t-il avant d’avoir couru?

– Quand un homme se meurt, on dit qu’il s’éteint, mais quand il est mort, on l’appelle « feu ».

– Pourquoi lave-t-on une injure et essuie-t-on un affront?

– Pourquoi parle-t-on des quatre coins de la terre, puisque la terre est ronde?

– Comment distinguer le locataire du propriétaire lorsque ces deux personnes vous disent à la fois : « Je viens de louer un appartement ?

– Comment peut-on faire pour dormir sur les deux oreilles?

– Pourquoi appelle-t-on coup de grâce le coup qui tue?

– Pourquoi lorsque l’on veut avoir de l’argent devant soi, faut-il en mettre de côté?

– Le pot a des oreilles et nous disons : « sourd comme un pot ».

Délicieusement humoristique

Une vieille demoiselle se rend chez son notaire pour enregistrer l’acte d’achat de sa maison récemment acquise. Le notaire l’invite à s’installer, appelle son clerc, et lui demande textuellement :

– Veuillez, s’il vous plaît, ouvrir la chemise de Mademoiselle, examinez son affaire et, si les règles ne s’y opposent pas, faites une décharge pour une entrée en jouissance immédiate!

La porte a claqué et on n’a jamais revu la vieille demoiselle chez ce notaire…

Les belles d’autrefois

Encore deux semaines à jouir de la chaude température du sud avant de rentrer à la maison. En écoutant les bulletins météo à la télé du Québec, on apprend avec joie, que les températures printanières feront leurs apparitions dès cette fin de semaine. Il n’en faudra pas plus pour que les terrasses sortent leur mobilier extérieur pour servir la clientèle qui se sentira presqu’en été. C’est aussi de bonne augure pour nous puisque la neige aura pris une bonne cure d’amaigrissement. Malgré tout, on garde en mémoire les débuts d’avril précédents, dont certains on laissé une bonne couche de blanc et on ne se réjouit pas trop vite.

Mais nous sommes encore ici et on n’a pas beaucoup de difficulté à se tenir occupé entre les bonnes frettes et quelques coupes de vin. Certains snowbirds, dont notre gaspésienne Roseline ont l’avantage de fêter leurs anniversaires aux pays des gougounes et justement, ce vendredi, nous nous sommes retrouvés avec treize autres convives à célébrer l’événement au Applebee’s du coin, où le sympathique serveur Fluffy nous attendait, avec sa bonne humeur contagieuse. Jacques et Claude, nouvellement arrivés ici, étaient également du nombre. Quel âge a cette chère Roseline? Chut! On ne demande pas ça à une dame voyons. Elle a l’âge de son cœur et croyez-moi, elle est encore en excellente forme.

Dans un autre ordre d’idée, la Floride regorge de belles bagnoles ou, du moins, profite d’une excellente température pour offrir des expositions de vieilles voitures toute l’année. Dans le stationnement du restaurant Applebee’s pas très loin d’ici, chaque lundi, à 16h00, des passionnés se rencontrent avec leurs rutilantes belles d’autrefois, pour les exposer bien en évidence, aux adeptes. Quelle fierté de partager notre passion avec d’autres, de parler mécanique et de se comparer aux autres. Certains mettent des années à peaufiner une voiture abandonnée, pour lui redonner son lustre des plus belles salles de montre de leurs époques. De refaire leurs images d’origines. On n’a qu’à discuter avec quelques propriétaires pour constater leur admiration devant leur œuvre d’art. Notre participation est, un peu beaucoup, notre reconnaissance de leurs labeurs

Aujourd’hui, une telle exposition se tenait à Pine Island, à une demi-heure d’ici. Avec Jean-Guy, Louis et Gervais, je suis allé passer quelques heures à admirer ces chefs-d’œuvre. Cette démonstration de chrome et de chevaux vapeurs en valait le déplacement. Plus d’une centaine de ces bagnoles étaient parées de leurs plus beaux atours pour satisfaire la nombreuse clientèle de curieux venus les admirer. En plus, des motos custom s’ajoutaient à cette exposition. Ça m’a rappelé la belle époque où les voitures changeaient de modèle à chaque année. On les connaissait toutes par cœur. Les belles années des chromes à profusion et des couleurs vives des années ’50.

Mon coup de cœur est cependant la Chevrolet Bel-Air 1957 turquoise, qui agrémente cet article. Selon son propriétaire, il aurait déjà refusé 100 000$. Un bijou, une perle qu’il s’est appliqué à lui rendre son originalité. Une pure beauté! Et comme je suis un maniaque de la photographie, j’ai pris 175 clichés de ces belles à faire tourner les têtes, que je vous invite à visionner dans l’album que j’ai préparé à cet effet. À votre tour de vous rincer l’œil et de vous rappeler, pour les nostalgiques et ceux de mon époque, votre jeunesse. Si j’en parle au masculin, c’est que les chars, ça reste majoritairement une affaire de gars, une affaire de tripes, de testostérones.

Un dernier tournoi sous les étoiles

Une première ici à Pioneer Village, alors que se déroulait, hier, le dernier tournoi de pétanque de la saison, sous les étoiles. La chaleur qui sévit l’après-midi en cette période de l’année a incité les organisateurs à déplacer l’événement en début de soirée. Fidèle à la tradition, le souper aux hotdogs s’est tenu avant, plutôt qu’après la compétition.

Je n’ai pas fait de sondage pour connaître l’impression des participants, mais pour ma part, j’ai beaucoup aimé l’expérience. Même si à cause de l’heure avancée, le crépuscule vient plus tard, la chaleur était agréablement acceptable. La soirée nous inondait de sa plus confortable température et c’était vraiment une belle nuit pour dormir à la belle étoile, comme au temps des cowboys.

Pour revenir à la compétition, 24 équipes se disputaient les honneurs. Au terme de trois heures de compétition, trois équipes se sont méritées les médailles. Claudette Lacoste et Alain Cloutier, dirigés par le capitaine Charles-Arthur Morier, notre Jean Rafa national, ont uni leurs forces pour s’emparer de la médaille de bronze.

Solide performance aussi de Danielle Thibault, Denis Poirier et du valeureux capitaine Jacques Therrien qui ont décroché l’argent. Enfin, la palme est allée à l’équipe du capitaine Claude Courval, flanqué de Bernard Morin et Nicole Poirier, qui se sont emparés de la médaille d’or et du précieux trophée emblématique. Par le fait même, Claude, qui est passé maître avec sa conjointe, dans l’art de couper les oignons pour accompagner nos succulents hotdogs, réalisait un vieux rêve d’immortaliser enfin son nom sur le trophée.

Merci à toute l’organisation, extrêmement bien rodée, et au plaisir de vous revoir l’hiver prochain. Pour les pétanqueux, ça vous donnera le temps d’astiquer vos boules. Vous pouvez visionner l’album pour découvrir les minois des gagnants.

La visite s’en retourne

Nous sommes le 11 mars et déjà, notre fils Pascal doit retourner à la maison, après un repos bien mérité de deux semaines. Au petites heures du matin, nous prendrons le chemin de l’aéroport pour l’y conduire. Mis à part aussi le fait que je me suis frappé solidement les orteils du pied gauche, à deux reprises, sur ses roulettes de valise, au point de les faire pouffer de rire Louise et lui, il ne s’est pas passé grand chose de bien spécial à Pioneer Village. Je sais que vous êtes impatients de me lire mais il arrive quelquefois que je fasse face à une page blanche. La phobie de tout écrivain, journaliste ou blogueur, si vous préférez.

Si janvier apporte son lot de Snowbirds, mars annonce le début de la migration vers le nord. Plus les jours passent et plus les « trous » se forment sur le terrain de camping. Il connaîtra son apogée le 1er avril, alors que la très longue file de caravanes et de véhicules récréatifs inondera l’Interstate 95, direction chacun chez-soi. C’est un phénomène qui prend tellement d’ampleur qu’il n’est pas rare que certains campings affichent complet, en remontant. Beaucoup ne sont pas vraiment pressés de rentrer et de découvrir qu’il reste quelques bancs de neige au sol. Horreur!!!

Pour nous, le décompte est commencé depuis notre arrivée et au moment de rédiger ces lignes, 20 jours nous séparent de notre départ. Loin de moi l’idée de vous émouvoir mais disons que mars est moins beau que par le passé. Il fait chaud, humide mais les nuages sont plus présents qu’à l’habitude avec un peu de pluie. Je me rappelle qu’à pareille date l’an dernier, aucune goutte n’était tombée entre le 12 février et le 23 mars. Était-ce le fruit du hasard? Peut-être, quoi que je ne sois pas si certain. Le mercure frise régulièrement les 85°F et c’est très bien. On prend rapidement goût à ces petites douceurs.

Bon, je dois m’arrêter parce que le cadran va sonner à 4h15. Il vaut mieux avoir les deux yeux bien ouverts pour prendre la route.

La météo imprévisible

Finalement, les prévisions annoncées dans mon article du 3 mars dernier ne se sont pas vraiment concrétisées. En fait, la pluie était moins forte et de courte durée. Par contre, les vents sont dominants depuis ce temps  et le soleil est présent. Lors de nos randonnées à vélo, il faut vraiment rouler à très basse vitesse si on veut combattre le vent qui nous souffle en plein visage au retour vers le camping, sinon gare aux mollets endoloris, pour les «athlètes» que nous sommes.

Quoi qu’il en soit, notre séjour se continu et dimanche, c’était la visite de Fishermen’s Village, à Punta Gorda. On avait promis à Carole et Mario de leur faire découvrir. Linda, Benoît, Lise et Gilles ont complété le groupe pour découvrir l’endroit également. Fishermen’s Village, c’est un long quai de boutiques surplombées de villas-condos. Un pur plaisir de magasinage pour la gent féminine puisqu’elles en ont fait leur sport national. C’est à cet endroit qu’on vend les chiens à piles qui semblent si réels, comme notre Charlot. Enfin, après des heures de plaisirs, c’est autour de deux tables qu’on a cassé la croûte au Harpoon Harry’s de l’endroit, un immense restaurant-bar situé au bout du quai, donnant directement sur la rivière. Le poisson y est excellent et pas besoin de vous dire que les plats sont retournés…vides. Les fins de semaine, la place s’active aux sons des band de musique populaire.

Nous, on ne se lasse pas de cet endroit et on y fait, bon an mal an, une petite visite. Punta Gorda, qui a été fondée vers la fin du 18e siècle, est une jolie ville à découvrir. Et si vous décidez un jour, de vous rendre ici pour de courtes vacances, n’hésitez pas à choisir l’aéroport de l’endroit comme destination. En provenance de Plattsburg, vous trouverez facilement des vols sans escale, aller retour, pour à peine un peu plus de 200$. Vous n’êtes à ce moment, qu’à une quinzaine de milles de Fort Myers.

Ce matin, nous sommes allés visiter les nouvelles installations des Red Sox de Boston, ici à Fort Myers. Anciennement, ils occupaient le stade municipal en plein cœur de la Ville et, depuis le début du présent camp d’entraînement, étrennent leur tout nouveau stade, le jetBlue Park. Situé à proximité de l’aéroport international South West Florida, ils bénéficient d’un stade ultra moderne qu’on a eu plaisir à admirer, Pascal, Louise et moi. Ça nous rappelait étrangement nos défunts Expos. On nous dit que les billets pour les parties d’exhibitions s’envolent comme des petits pains chauds. Ici, les Red Sox sont comme une tradition. L’équivalent du Canadien, à Montréal. J’ai rapporté une casquette souvenir.

Avec le début mars, on commence à voir des snowbirds reprendre lentement le chemin du nord. Pascal nous quitte lundi prochain pour rentrer au Québec. Il a apprécié son séjour et nous l’avons traité aux petits oignons. Même s’il n’y a pas beaucoup de gens de sa génération ici, il s’est appliqué à se reposer, à découvrir notre salle d’entraînement et nager quelques longueurs de piscine. Il a également fait connaissance avec notre cercle d’amis qu’il a beaucoup apprécié. Mais il reste encore du bon temps à passer au pays des gougounes et ce soir, nous étions les invités de Carole et Mario. Avec Roger et Gérard, du Nouveau Brunswick, nous avons diverti la vingtaine de spectateurs présents. Nous alternions, moi au clavier avec mon répertoire et mes deux acolytes y allaient des plus beaux airs de L’Acadie. Ils sont très bons, ces deux musiciens chevronnés. Comme tout acadien, ils ont ça dans la peau.

Plus que 24 jours avant notre départ… Maudit que ça passe vite!

La vie, comme cadeau d’anniversaire

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de mon terre-neuvien de neveu Sébastien. Il souffle ses 33 bougies avec, comme cadeau d’anniversaire, une deuxième rémission d’une leucémie en trois ans. C’est le cadeau d’une vie, un cadeau qui n’a pas de prix.

À l’aube d’une greffe de moelle osseuse qui lui serait définitivement salutaire, je profite de l’occasion de le féliciter de n’avoir jamais baissé les bras, malgré les inconvénients majeurs de cette maladie et d’avoir toujours cru à ses rémissions. Ça démontre une force de caractère hors du commun et surtout une volonté de poursuivre ce qu’il y a de plus beau au monde; la vie, sa vie.

Profite de cette journée d’anniversaire tout à fait spéciale pour te faire dorloter. Qu’elle soit remplie d’amour, de joie, de bonheur, et qu’elle soit porteur de bonnes nouvelles pour les années à venir.

Bon anniversaire Sébastien.

Les tornades font des ravages

Ici, la télé américaine nous projettent les images de destruction et de désolation que les tornades qui sévissent dans les états de la Georgie, du Tennessee, du Kentucky et de l’Indiana, laissent sur leurs passages. Des quartiers entiers, tombés comme des châteaux de cartes, des autobus qui éventrent les maisons, sans compter la trentaine de décès répertoriés jusqu’à maintenant.

Ces catastrophes naturelles amènent des élans de solidarité hors du commun et l’entraide prime. Même dans la désolation, ces sinistrés se retroussent les manches pour affronter des lendemains cruels. Beaucoup ont tout perdu et ici, les assurances sont souvent incomparables à ce qu’on voit chez-nous. Les couvertures sont nettement insuffisantes.

Quoi qu’il en soit, au moment où je rédige cet article, il est 23 heures ce samedi 3 mars. Les résidus de ces tornades devraient nous atteindre en milieu de nuit. La météo locale nous informe des prévisions continuellement. On ne connaitra pas de tornades mais les vents seront assez forts et la pluie intense débutera dès le milieu de la nuit, jusqu’à midi, puis fera place à un front froid pour quelques jours. La nuit de dimanche à lundi sera passablement froide avec un maximum à 46°F.

Toute la semaine, on a eu droit à des journées humides et ensoleillées avec des mercures dépassants les 87°F et un taux d’humidité de plus de 80%. On se disait bien qu’à un moment ou un autre, Dame Nature allait se manifester. Nous en sommes là! La ligne d’averses qui nous frappera s’étend sur plus de 110 km soit la distance entre Port Charlotte et Naples. Elle mettra près de neuf heurs à déverser ses nuages d’eau sur nos têtes et croyez-moi, ici quand il pleut, c’est abondant.

De la pétanque au hockey

Enfin, votre humble blogueur et ses équipiers Léo Lochet et Claudette Lacasse, ont mis la main sur la médaille d’argent, lors du troisième tournoi hivernal de pétanque ici, à Pioneer Village ce dernier lundi. Pour une deuxième fois consécutive, la météo prévoyait quelques averses isolées certes, mais averses quand même. On a eu droit à deux courts épisodes qui on fait déplacer quelques spectateurs sous des abris, pendant que les pétanqueux continuaient de disputer leurs matchs sans en faire de cas. Il faut dire que cette pluie rafraichissait un peu, dans cette chaleur qui frisait les 85°F.

24 équipes se sont disputés les honneurs durant près de trois heures afin de départager les positions au classement. Sur le tableau d’honneur, la médaille de bronze est allée à Jean-Guy Claude, Lise Roussil et leur capitaine Gilles Rochefort. Le tournoi a finalement couronné ses champions; L’équipe composée du capitaine Jean-Guy Therrien et des équipiers Micheline Beaulé et Alain Cloutier se sont mérités l’or ainsi que le précieux trophée emblématique.

Encore une fois, l’événement fut couronné de succès grâce à une solide équipe de bénévoles et de succulents hotdogs, sans oublier tous les participants qui encouragent l’activité par leurs présences assidues, tournoi après tournoi. Mars devrait nous apporter le dernier tournoi saisonnier avant que les snowbirds ne retrouvent leurs quartiers d’été, plus au nord.

Par ailleurs, ce mardi 28 février, 26 joyeux lurons et fervents de la Sainte-flanelle prenaient le chemin de Tampa Bay pour assister au match opposant nos Canadiens au Lightning de l’endroit. Une belle initiative de Pierre Marcotte qui, pour une autre année, s’implique pour organiser la sortie. J’étais du nombre avec mes accompagnateurs Benoît, Jean-Guy et mon fils Pascal, qui nous rend visite pour deux semaines.

Une fois les billets distribués et pour conserver la tradition, c’est au Hooters près de l’amphithéâtre du Lightning, que nous nous sommes retrouvés autour d’une multitude de pichets de bières en fût, de burgers et d’ailes de poulet, le tout servi par les plus jolies serveuses dont la renommée n’est plus à faire. L’endroit était bondé et on a pu s’installer sur les trois grandes tables libres, au fond du resto. N’ayez crainte, nous sommes des gens responsables et la sobriété était tout de même de mise. Il faut dire que nous étions à près de 5 heures de la mise en jeu officielle du match.

Ça fait toujours bizarre d’assister à une partie de hockey, alors que le mercure indique 83°F à l’extérieur et que tout le monde est en short. Sur la grande terrasse, l’atmosphère est à la fête avec beaucoup d’animation. Les jolies cheerleaders sont là, disponibles pour qui veux avoir un cliché souvenir avec leurs plus beaux sourires. Elles font fureur.

Pour le match, disons que nos Glorieux, qui ne sont plus l’ombre d’eux-mêmes, se sont inclinés par la marque de 2 -1. Une cinquième défaite consécutive qui les fait croupir encore plus profondément dans la cave du classement. Par contre, j’ai bien aimé ce que j’ai vu du nouveau venu Blake Geoffrion. Il tient du père et du grand-père. Quoi qu’il en soit, le hockey demeure un sport électrisant et à Tampa Bay, le Lightning porte bien son nom, puisque les éclairs fusent de partout. Les bruyants coups de tonnerre sont là pour inviter les partisans à faire du bruit.

Une belle soirée qui se termine aux petites heures du matin, mais c’est toujours un plaisir renouvelé de faire les deux heures de route pour s’y rendre. Une vraie sortie de gars comme je les aime. Vous pourrez visionner les images dans l’album photos Floride – Hiver 2012, en marge droite du blogue.

Peinture, courses et bonne bouffe

Le titre résume assez bien le quotidien des derniers jour ici à Pioneer Village. Alors que la température frise les 85°F, accompagné d’une humidité assez élevée, je continue de donner un coup de main chez Jean-Eudes et Roseline afin de compléter la peinture de leur maisonnette. Heureusement pour moi, la thermopompe roule à plein régime et l’air frais qu’elle dégage me permet de faire le travail sans vraiment souffrir de cette humidité. C’est aussi bon pour la peinture, qui coule beaucoup moins. Je devrais terminer le travail d’ici la prochaine fin de semaine.

Entre tout ça, il faut bien se divertir et ce dernier jeudi, en soirée, accompagné de Lise, Gille, Roseline et Jean-Eudes, nous sommes allés taquiner la chance à la piste de courses de chiens Naples-Fort Myers de Bonita, à une soixantaine de kilomètres d’ici. Si Jean-Eudes et Roseline n’ont pas goûté aux joies de faire quelques dollars, Louise et moi avons tout de même fait sonner la caisse à deux reprises avec quelques petits gains sans importance. Nous sommes sortis avec une trentaine de dollars de pertes, sans plus. La palme revient cependant à Gilles et surtout Lise, qui avait un œil sur le guichetier qui l’a servi toute la soirée. Oh! Ce n’était pas le Pérou au niveau des cagnottes mais elle a fait les cent pas toute la soirée pour aller récupérer quelques pécules, histoire de savourer ses petites victoires. Une belle sortie en groupe.

Vient finalement la bouffe. Au risque de me répéter, les restaurants en Floride sont de plus en plus raffinés et de très bon goût. Si mon préféré demeure le Carrabba’s de Cape Corral, nous en avons essayé d’autres tout aussi délicieux. On est très loin de l’époque où les serveuses se promenaient avec les bouteilles de ketchup et de moutarde dans leurs poches. Les restos sont bondés chaque soir et il n’est pas rare d’attendre plus de vingt minutes avant d’avoir une table. Mais bon! L’attente n’est pas si pire, lorsqu’on nous remet un petit bidule électronique, qui s’illumine lorsque c’est à notre tour d’occuper une table vacante. Un système efficace qu’on devrait importer au Québec.

Tout ça pour vous présenter le restaurant qu’on a visité hier soir avec Lise et Gilles. Le Longhorn Steakhouse, sur la 41 à Fort Myers. Comme son nom l’indique, la décoration s’inspire des cowboys et du bétail à cornes dont on retrouve des silhouettes et tableaux un peu partout. Le bois est prédominant dans l’établissement et on se sent vraiment au pays des cowboys. L’annonce du restaurant dans le journal local m’avait ouvert l’appétit et je me suis dis qu’un restaurant du genre devait bien être un must, pour déguster un bon biftek savoureux. J’avais frappé dans le mille. Dès qu’on ouvre le menu, les papilles gustatives se mettent à saliver et croyez-moi, les steaks sont délicieux et savoureux. Ils offrent un Porterhouse de 20 onces, pour 24,95$ et qui joue avec mes babines, pas pour rire. Je me promets bien à ma prochaine visite, de le commander. Je me sens d’attaque!

Et que dire du service. Même si l’hôtesse nous avait oublié et que mon intervention après une heure d’attente l’ait ramené sur terre, nous avons eu droit à une des plus aimables serveuses qu’il nous ait été donné de rencontrer. Douce, avec un sourire irrésistible, la jolie Tatyana, originaire de Russie, avait détecté notre accent québécois et nous a baragouiné quelques mots en français, pour notre plus grand plaisir. Oui! Définitivement un restaurant à revisiter.

Vite, une vente de feu

Encore cinq jours avant la date limite des transactions dans la Ligue Nationale de Hockey. Est-ce que le Canadien transigera? Peut être oui, peut être non. De toute façon, ça ne changera pas grand chose à la présente saison puisque l’équipe commencera sa saison de golf dès l’ouverture des premiers terrains.

J’ai jeté la serviette devant le manque d’intensité des joueurs et surtout de l’incompétence de la direction qui échoue depuis près de 20 ans, à ramener la coupe à Montréal. Au fil des ans, on a charcuté son âme et liquidé les joueurs francophones au plus sacrant. L’histoire le prouve, les joueurs francophones ont porté cette équipe contre vent et marées, au point d’emmagasiner 24 coupes, dont au moins une dans chacune des décennies de son existence, jusqu’en 1993. Cette statistique relevant de l’exploit, elle s’est arrêtée avec la dernière conquête.

Ce qui me chagrine dans tout ça est que le principal artisan de cette désorganisation est aussi un des meilleurs joueurs à avoir porté fièrement cet uniforme et même celui de capitaine. Son chandail trône dans les hautes sphères du temple; Bob Gainey. Son acolyte Pierre Gauthier a continué le travail de décapitation. Le Canadien est une équipe marquée par les victoires du passé, par son époque glorieuse, par ses dynasties et, disons le, par des hockeyeurs de chez-nous. Condamné à l’excellence, c’est désolant de constater le succès des joueurs locaux qui exposent leurs talents ailleurs dans le circuit.

Dès la tombée de rideau sur la présente saison, c’est une vente de feu qu’il faut mettre en branle. Pierre Gauthier doit sauter. Il n’est plus l’homme de la situation, le contrat de Markov étant son pire cauchemar. Gainey out! Même chose pour les Gomez, Kostitsyn, et Campoli entre autres. On fait le grand ménage. On passe la balai et on fait confiance aux jeunes. On repart en neuf comme l’ont fait les puissances actuelles du circuit. Surtout, mais surtout, on lui redonne une âme et une fierté avec un bon noyau de joueurs québécois qui connaissent la réalité de Montréal, la Mecque du hockey. On n’a rien à perdre et tout à gagner.

Les genoux à Loulou se font dorloter

Deuxième visite à la plage de Fort Myers la semaine dernière, accompagné de Lise et Gilles qui déployaient leur dernier arsenal pour se protéger des coups de soleil; le Sport Brella XL. Un abri, ci-contre, qui fait neuf pieds et qui vous fait tout un coin d’ombre sur la plage. Parfait pour moi! Il n’en fallait pas plus pour qu’on s’en équipe. C’est vraiment une petite merveille et adaptable de différentes façons; en parasol, en paravent, en abri et qui s’installe en quelques secondes. Selon l’étiquette qui l’accompagne, il offre une protection UV de +50.

Nous en sommes au 20 février et le temps continu d’être très agréable. La pluie se fait toute discrète et arrose plus le nord de l’état que le sud. Même si quelques fois des nuages gris meublent le ciel, les éclaircies ont tôt fait d’embellir le temps. On se dit à chaque fois que la pluie s’en vient, mais Dame Nature en décide autrement.

Louise trouvait un peu le temps long dernièrement. Ses genoux la faisant de plus en plus souffrir, elle ne pouvait se promener à sa guise sans en subir de la douleur. On s’est appliqué à trouver un moyen de se distraire en profitant de belles randonnées aux alentours, sans trop se fatiguer. Depuis quelques temps, on cherchait à dénicher une voiturette de golf, en location, pour le reste de notre séjour. Malheureusement, les dépositaires du coin affichent complet pour les locations, jusqu’à la fin mars. C’est alors que nous nous sommes tournés vers les petites annonces. Finalement, c’est sur le camping que nous avons mis la main sur l’objet convoité; une jolie voiturette de golf d’occasion, en excellente condition mais avec un jeu de batteries à remplacer. Depuis aujourd’hui, c’est chose faite et Louise a débuté sa vocation touristique et peu se rendre au bingo avec sa limo. En tout cas, si ses genoux pouvaient sourire, je crois bien qu’ils le feraient. On y a ajouté un miroir, gracieuseté de Francine et Jean-Guy. Évidemment, je voulais aussi l’équiper d’une tige surmontée d’une longue queue de renard mais bon…! Tout de même…

Jugeant sans doute que j’adopterais dorénavant ce moyen de locomotion, un petit malin s’est même permis de placer une pancarte sur mon vélo, à mon insu bien évidemment, qui annonçait «Vélo à vendre pas cher». Malheureusement, le coupable n’a pas laissé sa signature, mais je poursuis mon enquête… Pas question de me débarrasser de mon vélo. Je veux conserver la forme et aller nourrir les chevaux. Mais c’est également agréable de circuler avec ces petites voitures électriques et, par le fait même, écologiques. Et oui, on roule vert et croyez-moi, c’est très populaire par ici. Finalement, la madame est bien contente.