Ici, comme au Québec, les feuilles de certains arbres tombent. Cependant ce n’est pas l’automne qui les fait tomber mais bien les températures frôlant le point de congélation qui en est la principale cause. De petites feuilles qui proviennent d’un drôle d’arbre qui laisse pendre un genre de mousse grisâtre et qui rappelle les films d’épouvante. Lorsque le vent le lève, il transporte ces petites feuilles mortes ici et là, dont chez nous.
Le parc n’étant pas très très porté sur le ramassage, c’est au locataire de s’en charger si, bien entendu, il veut garder sa parcelle de terrain propre. Alors c’est ce que j’ai fait hier. J’ai rempli au moins trois gros sacs verts. À cela, se mêlent quelques crottes de chiens, oubliées volontairement par un cabot à la faveur de la nuit, où lorsque personne ne regarde. Comme chez-nous, les chiens chient sur le terrain du voisin, jamais sur le leur. On fait une petite promenade avec pitou et il s’exécute là ou un congénère est passé avant, après l’avoir bien senti. On ramasse le plus gros de la crotte mais l’endroit reste souillé, jusqu’au prochain passage du beau petit chien. Il faudra peut être que je plante moi aussi une petite pancarte pour les maîtres, en autant qu’ils savent lire.
En face de chez-nous, le locataire à formé un gros monticule avec ses feuilles mortes, dans l’espoir que les employés du parc les ramassent. Et bien, croyez-le ou non, depuis une grosse semaine, le tas est toujours là, les employés d’entretien sont passés plusieurs fois par jour, sans l’enlever. Avec le vent qu’il fait aujourd’hui, il s’éparpillera de lui même.
Depuis les quatre derniers jours, plusieurs véhicules récréatifs sont arrivés, dont nos amis gaspésiens Jean-Eudes et Roseline. Lentement, les terrains libres trouvent preneurs. On est loin des années 2004-2007 où on pouvait compter les espaces vides sur les doigts d’une main. Par contre, la température est agréable. Depuis notre arrivée, nous nous sommes concentrés au magasinage aux alentours mais présentement, la plage nous tente. Probablement que jeudi nous irons faire un tour ici, à Fort Myers Beach.
Pour l’instant, on se prépare au premier tournoi de pétanque qui aura lieu mercredi en après-midi, suivi d’un souper aux hotdogs. C’est aujourd’hui qu’il devait se tenir mais des orages sont prévus et les organisateurs ont pris la sage décision de le reporter.
Je soigne aussi mes piqûres de No-see, ces petits insectes aussi nuisibles que les maringouins dont ils sont cousins, qui vous piquent voracement et sauvagement en vous laissant la peau toute boursouflée. Ça pique ! On évite de se gratter en appliquant de l’After bite, qui soulage rapidement. L’idéal est de porter un insectifuge avant d’aller à l’extérieur. On les appelle No-see parce qu’ils sont si petits, qu’ils sont invisibles. Les femelles piquent essentiellement et ces minuscules bestioles se tiennent sous les feuilles mortes et dans les petits arbustes. Il ne faut pas brasser les feuilles ou marcher dedans, ce qui a pour effet de les faire sortir de leur cachette et de vous faire payer cher, cette intrusion. Vous voyez le lien avec mes piqûres ? On conseille même d’éviter d’avoir la bouche ouverte pour ne pas les respirer ou les avaler, sous peine de provoquer la toux.
Il y a aussi les fourmis Fire ant. D’un orange feu, avec le postérieur noir, elles sont omniprésentes ici, le sol étant sablonneux. J’en ai découvert une bonne centaine, dans le coffre de la caravane, que j’ai exterminé subito presto, avec l’insecticide adéquat. Avec cette arme de destruction massive, le problème est réglé pour un bon bout de temps. Je les ai à l’œil et je suis prêt à dégainer à tout moment. Pour les mouches, j’en extermine encore une bonne demie douzaine par jour. Elle ne sont plus de Shefford, mais bien de Fort Myers, cette fois-ci.
À part ça, tout se déroule très bien dans le meilleur des mondes. Je ne vous cache rien et je vous trace un portrait fidèle de notre voyage. Au moment de rédiger cet article, il fait 75°F. Le temps est gris sombre et le ciel est de plus en plus menaçant. Pas de doute, l’orage est proche.
JE a mis à jour le faramineux régime de retraite des élus provinciaux. Les deux mains dans la cagnotte, on continue de se servir et de se retirer avec une rémunération de retraité que bien peu de salariés ne pourront jamais se payer. Les CON-tribuables que nous sommes, investissent, ou plutôt sont forcés de leur donner trois fois plus que ce que ces pauvres élus cotisent eux-mêmes.
Madame Normandeau se défend de travailler 8 jours par semaine, 26-27 heures par jour et plus de 400 jours par année dans ses fonctions et que la vie de ministre est très accaparante. Comme elle le cite;
« Je suis un peu fatiguée d’entendre ce genre de comparaison, qui contribue toujours à niveler par le bas la fonction qu’on occupe; ce genre de comparaison finit par entretenir le cynisme et fait en sorte que les élus sont de moins en moins respectés ».
Ce n’est pas pour ces raisons que vous n’êtes pas respectés et que les électeurs sont cyniques. C’est parce que vous êtes des profiteurs du système. Vous avez déjà assez d’avantages sans en rajouter. Et puis, le nivellement par le bas, vous connaissez ça pas mal au gouvernement lorsque vient le temps de taxer. De plus, lorsque vous affirmez que les députés ont de la difficulté à se trouver un emploi après leur carrière politique, je vous ramène à la dure réalité du travailleur salarié de 50 ans, qui est victime de fermeture d’usine ou de perte d’emploi, et qui surtout, n’a même pas les moyens de se payer un fonds de pensions avec le pouvoir d’achat que vous lui grugez avec vos taxes. Ne me faites pas pleurer !
Alors pourquoi un politicien s’amène en politique ? C’est pour le prestige, les contacts et les voyages sur le bras. Ça lui permet de préparer son après carrière. Je ne connais pas beaucoup de ministres qui ont crevé de faim, après leur carrière. Surtout pas en bénéficiant d’un très généreux fonds de retraite comme le vôtre. Ils ont le temps de voir venir, comme on dit, de disposer d’un coussin.
Je suis d’avis que les élus en service devraient être mieux rémunérés pour qu’on puisse obtenir la crème des gestionnaires publics COMPÉTENTS. Cependant, le régime de retraite des élus, de même que les primes de départ doivent être définitivement revus. Jean-Marc Fournier n’a-t-il pas profité de 146 000$ de prime de départ, pour revenir quelques mois plus tard ? Voilà un bel exemple. Il serait temps qu’il se branche… Mais entretemps son magot l’a mis à l’abri des nuits blanches passées à se morfondre sur son avenir. Vous faites vraiment pitié.
Quoi de mieux qu’une délicieuse soupe pour se réchauffer par temps froid. Je vous offre cette recette que j’ai expérimenté et que je vous propose d’essayer.
1 chou moyen (Chou de Savoie ou chou pommé ordinaire);
½ livre (250 g) de bacon maigre, grossièrement haché;
3 cuillères à table (45 ml) d’huile d’olive;
6 gousses d’ail grossièrement hachées;
3 oignons jaunes coupés en dés;
12 tasses (3 l) de bouillon de bœuf ou de poulet;
6 tomates, pelées, épépinées et hachées;
4 carottes moyennes coupées en dés;
4 branches de céleri coupées en dés;
2 cuillères à thé (10 ml) d’origan séché;
Sel et poivre au goût.
Cuisson :
Couper le chou en six morceaux et en retirer le cœur;
Dans une marmite, faire brunir le bacon à feu moyen jusqu’à ce qu’il soit croustillant. Retirer le bacon de la marmite et l’émietter;
Ajouter l’huile d’olive au gras du bacon et y sauter l’ail et l’oignon jusqu’à ce qu’ils soient transparents;
Ajouter le bouillon, le chou et le reste des légumes et le bacon. Saler et poivrer;
Porter à ébullition et laisser mijoter pendant environ une heure, où jusqu’à ce que les légumes soient tendres;
Parsemer d’origan, mélanger et servir.
Note :
Cette soupe peut être préparée une journée à l’avance, puis réfrigérée. La faire chauffer lentement avant de servir.
Donne 10 à 12 portions
Janvier en Floride c’est toujours incertain, le mercure fluctue beaucoup, passant du très chaud au très froid. Ici, le très froid frôle le point de congélation. Cette dernière nuit, la température a atteint le 36°F. Les bulletins de météo avisent les gens de protéger leurs végétaux, de les couvrir pour que le gel de surface ne les abimes pas trop. Aujourd’hui, 61°F devrait être le maximum qu’on atteindra.
Mais rassurez-vous, ça ne ressemble pas à l’hiver dernier, où les fronts froids se succédaient sans relâche. La présente perturbation sera avec nous jusqu’à demain, après quoi, le temps chaud reviendra. C’est en plein le bon moment de cuisiner. Louise et moi, nous nous sommes mis à la tâche pour mijoter notre sauce à spaghetti en plus d’embaumer la caravane d’une odorante soupe au chou, trouvée dans le journal il y a une semaine. Rien de tel qu’une bonne soupe chaude par temps froid. Elle est tellement délicieuse que je vais vous publier la recette, ici-même, demain.
Pour la nouveauté, depuis mon billet du 8 janvier, disons que j’ai terminé de teindre notre petit escalier tout neuf. Deux bonnes couches ont été nécessaires. Au moins, il est protégé. Aussi, Francine et Jean-Guy sont en pleine rénovations. Exaspérés de se battre avec les abeilles, ils ont décidé de se faire construire des murs de moustiquaires, agrémentés d’une porte-patio moustiquaire également, sous l’abri d’auto. Du coup, ils se retrouvent avec deux Florida room, une chauffée et l’autre pas. Avec leur vie de jet-set, ils sont maintenant bien équipés pour les réceptions. Chanceux en plus, ils ont déniché une belle table neuve, qu’un résident destinait aux poubelles, afin de meubler la nouvelle pièce. Il y en a qui jettent leurs choux gras…
En dernière heure, la chance a souri à Louise. Elle a remporté la mirobolante cagnotte de 12$ au bingo hier soir. Bien escortée pour l’occasion par la Wells Fargo, elle est rentrée à la caravane sur le coup de 21h40. N’ayez crainte, le magot a été placé en lieu sûr.
C’est vraiment triste et choquant d’apprendre une telle nouvelle en 2011. Le CLSC de Saint Jérôme est pris avec le problème qu’il n’a pas réussi à solutionner. Un bain… Imaginez, c’est la base même de l’hygiène ! On dit que la période des Fêtes jumelée aux vacances et aux congés des employés en sont les principales causes.
On le sait, dans la santé on nous chante toujours le même refrain du manque de ressources. L’éternelle rengaine ! Ce que je n’arrive pas à comprendre c’est le pourquoi d’une telle situation. Ce n’est pas une situation imprévue. Noël arrive chaque année et dans les entreprises ou organismes un tant soit peu organisés, les congés et vacances sont planifiés à l’avance.
La gestion du CLSC de Saint Jérôme doit lamentablement faire défaut, pour qu’on en soit rendu là. Pour moi, c’est un manque flagrant d’organisation de l’organisme. Malheureusement, les aînés en paient le prix et n’ont même plus le droit à leur dignité, eux qui ont passé leur vie à payer des taxes et à former les générations actuelles. Drôle de reconnaissance et ça nous montre à quel point nous prenons soin de nos personnes âgées et surtout, qu’elle importance on leur donne. Et dire qu’on s’en va par là…
Le Journal de Montréal nous annonce qu’aucun blâme ne sera porté contre Me Bellemarre et le Poodle, par la commission Bastarache. Une conclusion qu’on voyait venir depuis la création de cette commission. Un gros show de 6 millions de dollars, que J’AI financé avec VOUS, sans que j’ais un traitre mot à dire. Les CON-tribuables que nous sommes continuent de se faire plumer avec des taxes et encore des taxes. Et c’est pas fini. On a payé pour toutes ces faces de clowns qui se frappaient à coups de mouchoirs, devant les caméras de télévisions, en collectant les beaux et précieux dollars que les suckers comme nous, leur donnions.
Cette grosse mascarade a été organisée et créée pour masquer un autre gros scandale; La corruption dans le domaine de la construction. Le poodle et son chenil ne veulent rien savoir d’une commission d’enquête et sont les seuls à faire l’autruche. Un jour viendra où la vérité sortira. Le problème est que le résultat sera le même que Bastarache dont on aura le rapport complet le 31 janvier. Plus ça change et plus c’est pareil. Après, on se demandera pourquoi tout le monde fourre tout le monde. On n’a qu’à regarder aller nos maires, nos recteurs d’université et nos politiciens. L’exemple vient d’en haut.
Les palmiers m’ont toujours fascinés. Pour moi, ils représentent le sud, les paradis tropicaux et les magnifiques plages. On dit qu’on en dénombres plus de 2 500 espèces réparties en plus de 200 genres. Ici on en trouve partout et, contrairement aux arbres qu’on observe au Canada, ils sont tous différents; des longs, des larges, des croches, des piquets avec leurs palmes au sommet, des bouquets, bref je ne me lasse pas de les regarder et de les découvrir. Je les trouve magnifiques.
J’ai toujours pensé que le palmier était un arbre. Et bien c’est tout à fait faux, c’est une plante, comme le décrit le texte suivant, tiré de Wikipédia :
D’un point de vue botanique, les palmiers sont des monocotylédones et ne sont donc pas des arbres, mais des « herbes géantes » (ils ne possèdent pas de vrai bois au sens botanique). Cela n’empêche pas les Ceroxylon des Andes de posséder les plus hauts stipes du monde (40 à 60 m). Quant au cocotier du Chili (Jubaea chilensis), il présente un stipe de plus d’un mètre de diamètre.
L’épaississement du tronc chez le palmier résulte de l’addition répétée de faisceaux appelé « croissance secondaire diffuse ».
C’est une famille de plantes généralement arborescentes connues sous le nom de palmiers, à bois atypique n’ayant pas de cambium pour assurer une croissance en largeur d’un tronc, parfois à l’aspect de lianes ou d’arbustes. Elle est répandue dans toute la zone intertropicale. Seules deux espèces (Phoenix theophrasti, le dattier de Crète, et Chamaerops humilis, le palmier nain ou palmier doum) sont spontanées en Europe.
Le palmier n’a pas de tronc, mais un « stipe », une tige remplie de moelle ou de fibres, et n’a pas non plus de branches mais des palmes, qui selon les espèces peuvent avoir la forme d’un éventail (feuilles palmées), d’une plume (feuilles pennées) ou d’une structure intermédiaire entre ces deux formes (feuilles costapalmées). Son inflorescence caractéristique est le spadice.
Plante à la fois primitive (ancienne) et très évoluée (complexe), elle peut s’adapter à des conditions climatiques diversifiées (de la forêt équatoriale au désert aride). Sensibles au gel, les palmiers ne dépassent pas la latitude de 50° Nord ou Sud et préfèrent les nombreuses contrées tropicales. Ils sont le plus souvent à leur aise sous un climat méditerranéen.
Les palmiers occupent une place à part dans le monde végétal, parce qu’ils comptent parmi les plus anciennes espèces de plantes depuis 80 millions d’années. La datation des plus anciens fossiles de palmiers les donne du début du Crétacé, il y a environ 120 millions d’années[].
De nombreux fossiles de palmiers ont été découverts en Europe sur des terrains datant de l’Oligocène (38 millions d’années) au Miocène (6 millions d’années). Ils témoignent d’une ancienne période de climat tropical.
Toutes les civilisations de la Méditerranée les ont vénérés. Ils symbolisent l’arbre de vie, la fécondité et le succès. Le roi Salomon a enseigné les bienfaits du palmier comme un don de Dieu car riche en éléments nutritifs ; Mahomet les recommanda comme nourriture aux femmes, surtout celles qui allaitent.
Les palmiers, largement répandus dans les régions intertropicales, font partie intégrante de l’écosystème tropical. Un grand nombre d’espèces poussent dans les forêts pluvieuses tropicales, au niveau de la canopée et dans la strate arborescente inférieure. Les palmiers poussent également dans des endroits durablement humides, comme les marais, à proximité des mangroves et sur les rives des fleuves. Ils prospèrent également dans les zones au climat subtropical humide ou méditerranéen, semi-arides et arides de plaines. Dans la cordillère des Andes on les rencontre encore à 4000 mètres d’altitude. On les trouve aussi dans les oasis, notamment au Sahara.
Voilà ! Maintenant vous en connaissez un peu plus, tout comme moi, sur cette fantastique plante. Si elle pouvait vivre au Québec, ce serait magnifique. Mais bon… Louise et moi, on est toujours émerveillé lorsqu’on fait route vers la Floride, en apercevant les premiers palmiers en Georgie, parfois même en Caroline du Sud. Chaque fois le sentiment d’être en vacances et de relaxer nous envahi. Avouez que c’est une très belle plante…? Je vous invite à en découvrir quelques-uns dans l’album photo Floride – Hiver 2011.
En ce samedi, 8 janvier, le soleil brille encore sur un fond d’air frais ici à Pioneer Village. On a connu une journée maussade et pluvieuse jeudi. Quand je dis pluvieuse, c’est toute un ondée qui nous est tombée dessus. Des pluies abondantes au point de détremper le sol comme cela se produit souvent dans cet état. Mais disons que contrairement à l’hiver dernier, c’est de beaucoup plus confortable. Déjà, on a atteint 30°C mercredi et aujourd’hui c’est 22°C. De la neige ??? Ici c’est virtuel.
Au camping, lentement les terrains trouvent preneurs. On sait déjà que quelques habitués ont décidé de visiter la côte est cette année, alors que d’autres se sont dirigés vers le Texas, voire le Mexique, pour ne pas revivre l’hiver 2010. Par contre, notre groupe de québécois est toujours ici en majorité et nous retrouvons avec plaisir, des visages familiers. Le phénomène d’acquisition de maisons de parc par ces derniers continu et il doit bien y en avoir plus d’une quarantaine qui ont investis.
Pour joindre l’utile à l’agréable, on note quelques améliorations mineures au camping. Le pavage a été refait à certains endroits et une nouvelle direction administrative projette d’améliorer le parc de façon plus substantielle. Personnellement, je trouve que l’éclairage fait défaut et devrait être revu. Espérons que ce sera fait.
La situation économique ne s’améliorant pas rapidement aux États Unis et quelques restaurant ont fermé leurs portes. L’essence a fait un bond de 6 cents le gallon mardi et atteint 3,15$. À certaines
stations-service on peut en trouver à 3,04$. Par contre on embellit la route 78 à proximité du camping. En réaménagement constant aux cours des deux dernières années, ils sont à planter de beaux palmiers et arbres de toutes sortes dans la bande gazonnée centrale et à quelques endroits sur les bordures de trottoirs. Dans quelques années, ce sera une artère très jolie.
Louise a toujours ses problèmes aux genoux et elle doit se ménager parce qu’elle se fatigue vite à marcher. Elle est gâtée puisque Francine et Jean-Guy nous ont offert un bel et pratique petit escalier avec des élévations plus douces pour accéder et descendre de la caravane. Jeudi, pendant l’accalmie météo, Rosaire et Michel se sont amenés avec tout le matériel et les outils pour réaliser l’œuvre, à notre grand plaisir. Je suis présentement à lui appliquer quelques bonnes couches de teinture pour lui donner un bel aspect et le protéger des intempéries.
Au chapitre des loisirs, Louise à déjà participer à son premier bingo. Si elle n’a pas remporter une cagnotte, elle a au moins gagner un prix de présence, soit une grosse portion de crème glacée, lors des Ice Cream Social, genre de dégustation communautaire de crème glacée qui se tient régulièrement à la salle communautaire. Quant à moi, la pétanque est commencée et on parle déjà d’un tournoi vers le 18 janvier. On ne s’ennuie certainement pas.
Quand on était petit, mon père nous demandait candidement cette question; Qu’est-ce qu’une mouche ? et devant notre ignorance volontaire, il nous répondait savamment; Une mouche, c’est une petite bibite qui fait caca dedans les vitres. On s’éclatait de rire à chaque fois. Bizarrement, cette pensée me revient depuis que nous avons amorcé ce voyage, c’est à dire depuis que j’ai commencé à faire la guerre à ces petites bestioles inutiles. Comme les maringouins, j’en suis toujours à me demander à quoi elles peuvent bien servir, à part écœurer le peuple.
Ayant passé tout le dernier été au ranch de mon frère avec la caravane, l’automne venue elles ont élues domicile dans tous les trous ou racoins de la caravane. Discrètement et à notre insu, elles se sont endormies en état d’hibernation… Et moi qui croyait que ce n’était que les ours. Finalement, je les avait complètement oublié, jusqu’à il y a une semaine.
Alors que nous atteignions la Caroline du Nord et mis le chauffage dans l’unité, elles se sont réveillées. Entretemps, elles se sont multipliées et leur progéniture est venu élire domicile dans les mêmes espaces clos. À coups de toc toc, elle venaient s’écraser et se frapper dans les sorties de ventilation. Dès lors, la guerre venait d’être déclarée. Le tue-mouches, jusque là remisé, reprenait du service.
Chaque jour, chaque minute, chaque instant où j’en apercevais une, je m’emparais de mon arme de destruction massive pour me déguiser en exterminateur implacable. L’autopsie que j’ai pratiqué sur ma première victime ne mentait pas sur son origine; Elle dégageait une odeur d’écurie, donc elle venait de Shefford. La guerre s’est terminée hier matin alors que la 74e et dernière victime rendait l’âme. Je suis le seul signataire de l’Armistice.
Malgré tous ces combats qui fatiguent les yeux rien qu’à les suivre, je me pose toujours la question pourquoi elles existent. Vous le savez, vous ? Elles sont la cause d’accidents en s’agrippant sans relâche aux chevaux, aux chevreuils et orignaux qui deviennent paranos et qui n’hésitent pas à s’élancer à travers les routes pour s’en débarrasser, courant vers une mort certaine et faisant souvent d’autres victimes humaines. Elles sont aussi porteuses de parasites qu’elles transportent en butinant les ordures et excréments de toute sorte. Rien que pour cela, elles sont dégueulasses ! En tout cas, comme mes maringouins, je ne les trouve d’aucune utilité et lorsque je les vois, je suis en mission.
Nous en sommes à notre quatrième journée en sol floridien et notre site a maintenant pris sa forme définitive avec le palmier tout illuminé qui donne de l’ambiance, le soir venu. L’auvent déployé avec le pare-soleil nous donne l’intimité et nous permet de prendre nos repas à l’extérieur. La caravane et le camion reluisent de propreté et avec l’aide précieuse du beau-frère, c’est la première tâche à laquelle on s’est affairé.
Notre site est au coin des rues RV et E1, au centre du camping, près de toutes les commodités et des lieux d’activités. C’est la première fois que nous occupons cet emplacement et je dois vous avouer qu’on est pas mal satisfait d’avoir pu l’obtenir. Ses trois magnifiques palmiers lui donnent un air paradisiaque. Lorsque nous sommes sur la terrasse, la vue est magnifique sur trois côtés et on voit et palpe joyeusement toute la vie du camping. On observe plein de personnes qui nous saluent et d’autres qui s’arrêtent pour faire un brin de causette. Il faut aussi dire que c’est le septième hiver qu’on vient ici alors on commence à connaître du monde, comme on dit.
Coup de chance, gracieuseté de Rénald un campeur québécois, je dispose d’une bicyclette qu’il m’a offert gratuitement pour tout l’hiver. Oh ! Ce n’est pas la bécane dernier cri, mais une fois le guidon et la selle ajustés, ça fait la job. Une seule vitesse avec frein à rétropédalage. Si ma mémoire ne fait pas défaut, la dernière fois où j’ai enfourché pareil engin, je devais avoir onze ou douze ans. Vous savez, les bicyclettes de jadis; lourdes, en acier, robustes et increvables… Et bien, c’est exactement ça ! De toute façon, c’est parfait pour circuler autour et je n’ai pas à craindre de la perdre en route.
Côté température, c’est très confortable. Les nuits sont fraîches et excellentes pour le sommeil. Cet après-midi, on a atteint les 30°C et depuis notre arrivée, le soleil est présent avec quelques nuages sans conséquence. On prévoit 50% de probabilité de pluie jeudi et par la suite un court front froid devrait nous accompagner pour la fin de semaine, 65°F. Ça peut paraître idiot d’alterner des Celsius aux Fahrenheits dans mes écrits, mais c’est que j’ai laissé mes thermomètre en Celsius, alors qu’ici, tout est en Fahrenheit et ça ne me tente pas de m’adapter. Ce sur quoi je m’adapte bien cependant c’est la taxe de vente de 6% ici et qui est en vigueur depuis des lunes. Ne dites surtout pas à Jean Charest de se présenter comme gouverneur de la Floride. Excusez mon égarement…
Maintenant à nous la relaxation. On se couche tôt et on se lève lorsqu’on est bien reposé et que nos yeux décident de s’ouvrir. Pas de cadran. On roule au ralenti. On fait de la chaise, on fait quelques promenades pas trop longues parce que Louise doit ménager ses genoux. Pas de vélo pour Loulou. Comme sport extrême, elle devrait commencer son bingo hebdomadaire lundi prochain. Ce qu’il y a de bienfaisant c’est de retrouver nos gougounes, nos culottes courtes et nos petits chandails. Dès que la sueur perle, on s’écrase à l’ombre et on débouche une bonne frette. De vrais mexicains que j’vous dit. N’hésitez pas à consulter l’album photo Floride – Hiver 2011 en marge droite du blogue, il est mis à jour régulièrement.
Sur le coup de 15h45, nous sommes arrivés à notre destination finale, à North Fort Myers, sans pépins et en excellente forme. Le soleil était présent toute la journée et le mercure indiquait 26°C en ce premier jour de 2011. Fait inusité, les gros semi-remorques avaient pris congé aujourd’hui et il faisait bon circuler sur la route sans ces mastodontes. La photo de cet article a été prise ce matin, dans une halte routière de la région de Jacksonville.
Jean-Guy et Francine se sont pointés sur notre terrain quelques minutes après notre arrivée et on en a profité pour se souhaiter la santé en ce début d’année. On a eu aussi la visite d’Estelle, Yves et Lise.
On a installé sommairement la caravane comme il se doit et on remet à demain, le lavage de l’unité et du camion. On a pris le souper chez Francine et jean-Guy après avoir savouré une première bonne « frette ». Comme toujours, la bouffe était excellente.
Dès demain, on s’occupe de compléter l’installation finale de notre campement et de faire l’épicerie. Je vous reviendrai dans quelques jours avec la suite des choses.