Depuis que l’agrandissement de l’hôpital Charles-LeMoyne, du moins le Centre intégré de cancérologie de la Montérégie est terminé, on peut facilement remarquer une imposante œuvre d’art, toute en aluminium, de l’artiste Francine Larivée que je ne connais absolument pas. Loin de moi l’idée de contester son talent, mais disons qu’à première vue, ce n’est pas évident à interpréter.
Qualifiée de m-a-g-i-s-t-r-a-l-e par la direction de l’hôpital, je me demandais bien ce que l’œuvre pouvait bien représenter. J’essayais de voir, de comprendre, de me servir d’un œil virtuel d’artiste mais non ! Cependant, j’avais une certitude; une réalisation de la sorte a dû coûter une belle petite fortune et il y a probablement un peu de nous autres là-dedans.
Et bien, je viens d’avoir une partie de ma réponse via l’hebdo régional Rive-Sud Express. Comme je ne fume pas de joints, ou fais usage de substances illicites, j’ai lu, relu et rerelu l’explication de l’œuvre d’art et malgré un bon quotient intellectuel, je n’arrive toujours pas à « voir » ce qu’on indique dans le descriptif, que je vous reproduis ci-après :
« Le projet de l’artiste Francine Larivée intitulé Les Liens, est doté d’un fort symbolisme et s’inscrit parfaitement dans l’idéologie et l’approche professionnelle interdisciplinaire et humaniste du Centre intégré de cancérologie de la Montérégie. Son œuvre exprime les valeurs de compassion, de réconfort, d’accompagnement. Elle représente l’être humain qui livre bataille et autour duquel gravite une équipe liée, soudée, solidaire. Une sculpture magistrale en aluminium, d’une hauteur de 10,5 mètres, composée de deux éléments légèrement appuyés l’un sur l’autre qui se rejoignent au sommet et se lient à l’une des extrémités. Chaque élément forme une trame à partir de quatre mètres du sol avec dix lames verticales et six lames horizontales. »
Alors… Est-ce que ça vous saute aux yeux ? Moi toujours pas ! Ce sont de belles phrases bien tournées et qui ne sont que du vent. Mais, des créateurs c’est exactement ça. Ils sont les seuls à pouvoir décrire leurs conceptions et à les comprendre. On fait un vox pop devant l’œuvre et je vous parie ma chemise que pas un seul chrétien n’est en mesure de trouver la signification de la sculpture (sauf s’ils ont lu le journal ou cet article, évidemment).
Quoi qu’il en soit, l’autre partie de la réponse et que l’article ne dévoile pas c’est, combien ? Combien de beaux dollars ont été alloués ? Est-ce qu’on n’aurait pas pu se contenter d’une petite plaque économique annonçant le Centre et mettre les fonds aux services des patients ? Une simple logique de CON-tribuable… Comme ça !
Si j’ai des nouvelles, je vous reviens.
Le triste suicide d’un septuagénaire en phase terminale, à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont m’a jeté par terre ce matin en feuilletant mon journal. C’est pathétique de découvrir l’angoisse devant l’inconnu qui guette nos aînés. Comment et pourquoi en arrive-t-on à une fin si violente ?
Dans notre société, de façon générale, on se soucie peu de nos ancêtres qui ont façonné, à leur manière, le monde dans lequel on vit présentement. Où en est notre reconnaissance ? Avec le sort qu’on leur réserve, nul besoin de se demander comment cela se produit. On les oblige au mutisme.
Chaque semaine, on découvre les horreurs qu’ils doivent endurer. Ils font le triste constat d’un système de santé qui les abandonne. Ils sont sans ressources et démunis, lorsque leur propre famille les laissent dans l’oubli et l’indifférence la plus totale. Souvent, ils ne voient que le suicide pour cesser de souffrir. Quand on en est rendu à payer pour recevoir un bain par semaine, c’est de l’exploitation sans scrupule. Ils ne sont pas fous et voient très bien ce qui se passe dans les CHSLD. Ils n’ont pas la force d’affronter cette réalité. Ils se recroquevillent et attendent la délivrance.
Les gouvernements injectent des peccadilles pour les aider et fournir des ressources qui ne sont souvent que du vent, pour se donner bonne conscience. Il faut être un aidant naturel pour constater combien coûtent des services d’aide au répit entre autres. J’en suis un et je peux vous assurer que je ne compte pas mes services en dollars et les maigres crédits d’impôts que les gouvernements nous remettent sont loin d’être suffisants. Tout est accessible mais cela a un prix que beaucoup de personnes âgées ne peuvent se permettre.
Présentement, la mode est aux condos et logements pour retraités autonomes. On vend une vie de pacha dans les publicités comme si les personnes du troisième âge étaient tous des millionnaires. Il y en a peu et avec les soins de santé privés qui semblent devenir la norme, le soi-disant bas de laine se dilapide rapidement.
Ceci m’amène à parler de l’euthanasie. On en parle, on en parle et on en parle encore sans aboutir à rien. Quand la vie n’a plus que quelques semaines à nous offrir, ou nous cloue littéralement à un lit d’hôpital, il nous reste quoi comme qualité de vie ? Il ne reste qu’à attendre la mort. Toute notre vie est remplie de décisions. On décide de donner la vie et on devrait avoir le même droit de choisir sa fin, dignement, avec lucidité et dans le respect. C’est au moins plus humain que le choix qu’à exprimé ce vieillard lors de son geste fatal et brutal. Il l’a posé parce que la société ne lui a pas laissé le choix qui aurait dû lui revenir de plein droit.
Dans le même journal, on apprenait que par centaine, des corps non réclamés aboutissent à la morgue chaque année. Plusieurs sont rejetés par leurs proches qui refusent de leur offrir une sépulture décente. Un tel constat en 2011, est triste à mourir. Dans quel monde vivons-nous ? La plus grande valeur qui est disparue avec le temps est le respect. Hélas, il ne sert plus maintenant qu’à enrichir les dictionnaires.
En cette belle journée d’automne, parmi les magnifiques coloris que la nature nous offre, nous avons plié bagages pour rentrer à la maison avec la caravane. Sylvain et Lise ont déjà commencé le démantèlement des accessoires et des effets personnels qui meublaient nos escapades hebdomadaires. Ça fait tout drôle de ne plus apercevoir l’affiche du ranch, les bacs à fleurs ont aussi disparus et le cercle d’entraînement est également déshabillé de sa clôture à poulets. Hier, Carole et Marcel se sont joints à nous pour un coup de main. Aujourd’hui, Jean-Guy, Francine et André sont passés acheter quelques objets à vendre, parce que Lise et Sylvain ne peuvent tout garder ce qui deviendra désuet.
Mis à part Bichette qui fait encore sentir sa présence avant de trouver un nouveau foyer d’accueil, tout est calme. Les chevaux broutent comme à l’accoutumée sans se douter de rien. Eux aussi devront se familiariser avec un nouvel environnement. Je regarde aux alentours et je ne peux m’empêcher de plonger dans mes souvenirs pas si lointains. En nourrissant les chevaux une dernière fois, je prends le temps de les observer encore plus. Cette routine devient soudainement plus particulière. Avec Janice, la nouvelle fraîchement arrivée, il faut être vigilant parce qu’avec Rosi et Dali aux alentours, ils s’observent du coin de l’œil et les oreilles se fondent dans le crin, pour montrer aux autres congénères qu’on ne s’en laissera pas imposer.
Comme nous en sommes à notre troisième saison, le démembrement de notre campement de cette année me laisse un peu beaucoup nostalgique. Il n’y aura pas de À la r’voyure, comme se plait à répéter Lise. On planifiait des projets en se promettant toujours de faire mieux l’année suivante mais cette fois, l’année prochaine sera différente. C’est sûr qu’on se reverra mais le décor changera. C’est toujours difficile de quitter un endroit où on s’y sent bien et où on a savouré chaque moment. Je dirais que les trois dernières années au ranch, figurent parmi les meilleures que j’ai vécu.
Ceux et celles qui me connaissent savent que je ne suis pas très proche des animaux. Je ne suis pas attiré par les chiens et les chats mais dans le cas des chevaux, ce fut une découverte. J’ai appris tellement de choses sur ces intelligentes bêtes que je me surprends maintenant à lire tout ce qui me tombe sous la main, les concernant.
Il passe midi, sous un chaud 23°C et tout est prêt pour le départ. Le camion est arrimé à la caravane et nous quittons. En sortant de l’entrée, je scrute notre emplacement avec un certain pincement au cœur. Le Ranch Kaymas deviendra fantôme avant l’arrivée des premiers flocons. Il y a à peine dix jours, rien ne laissait présager un tel dénouement. C’est vraiment dommage !
Au Québec, nous sommes terrorisés par le succès. Dès qu’une affaire marche bien, on s’en débarrasse pour passer à autre chose. C’est comme une patate chaude. Nous sommes des innovateurs mais incapable de nous consolider et vivre pleinement les aléas du succès.
Ce matin, on apprend que le téléroman La promesse, en est à sa septième et dernière année de diffusion. Même s’il rejoint hebdomadairement plus d’un million de téléspectateurs, son auteur veut passer à autre chose. Pas que je sois un fervent téléspectateur de ce genre d’histoire mais je sais qu’autour de moi, ce téléroman est suivi assidument. C’est ça qui, contrairement à nos voisins américains, nous effraie; partir ou quitter avant que les côtes d’écoutes faiblissent ou nous contraignent à tout lâcher. S’arrêter en pleine gloire quoi !
Je ne comprends pas pareil raisonnement. Prenez les séries d’antan comme, Les belles histoires des pays d’en haut, Le temps d’une paix ou autres du genre, on se plait à les regarder en reprise et les côtes d’écoutes sont plus que respectables. On prend plaisir à revoir ces intrigues produites avec la technologie du temps. On se surprend à y trouver une qualité remarquable d’images et de décors malgré les époques. Les téléromans sont le reflet d’une société qui évolue. Hélas leur courte durée nous laisse souvent sur notre appétit. C’est viscéral, on raffole des belles histoires et des émotions qu’elles nous font vivre. On se voit souvent à travers les personnages.
Le phénomène est aussi vrai dans d’autres activités. On n’a qu’à penser aux compagnies québécoises de pointe et visionnaires qui, une fois leur succès assuré, sont vendues à des intérêts étrangers. Le savoir-faire québécois est reconnu partout et malheureusement notre phobie du succès nous empêche d’en jouir pleinement, et d’en continuer le développement.
Pour La promesse, je sais que tôt ou tard ça doit se terminer et que rien n’est éternel, mais malheureusement pour le téléspectateur, le moment est mal choisi.
Depuis le temps que tout le monde en parle, le fédéral est finalement sorti de sa coquille; nous aurons un nouveau pont entre Brossard, l’Ile-des-Sœurs et Montréal… durant la prochaine décennie. Faut l’faire !
Une grosse conférence de presse où le Québec n’était pas invité. Pas sûr qu’il portera toujours le même nom parce que le nom de Champlain n’a pas été mentionné à ce que je sache. Avec ce que le fédéral baptise par les temps qui courent, gageons qu’il portera le nom d’un personnage de la royauté. Pourquoi pas Elizabeth II bridge, avec son portrait bien en évidence…
Ça prendra 10 ans pour le réaliser et ça devrait coûter 5 milliard de dollars. Faites-moi rire ! Les promesses de politiciens, on sait ce que ça donne. Si nous sommes encore de ce monde lorsqu’on roulera dessus, je vous prédis qu’il aura coûté près de 8 milliard. J’ai encore frais à la mémoire la saga de l’autoroute 30 et du CHUM. Les politiciens ont fait pas mal de chemin avec ces deux dossiers qui devaient coûter des pinottes au début avec les résultats qu’on connaît.
Originalement, l’actuel pont Champlain a mis cinq ans à être érigé et nous étions en 1962. Avec les technologies d’aujourd’hui, pourquoi il en faudra le double pour le mener à terme ? Celle-là me surprend beaucoup et ça demeure une énigme. Ça fait tellement longtemps qu’il est demandé ce nouvel ouvrage, qu’il me semble que des études ont déjà été faites. Qu’est-ce qu’il faut de plus ? Qu’on mette dix mille travailleurs sur le projet et qu’on en finisse au plus sacrant.
Ce sera également le retour des péages, disparus du Québec depuis plus de vingt ans. Gérald Tremblay salive et affiche son sourire Bixi. C’est la nouvelle tendance. Remarquez que j’encourage cet aspect du projet, puisque je suis pour la notion d’utilisateur-payeur. Nos politiciens assoiffés de nouveaux revenus seront probablement tentés de répandre les tirelires sur les autres ponts tant qu’à y être. Pourquoi pas ! Ce ne sera pas un précédent, puisqu’ils l’ont déjà été et ce, depuis des temps immémoriaux. Quoi qu’il en soit, j’espère vivre assez vieux pour le voir. D’ici là c’est à coups de millions qu’on va entretenir annuellement l’actuel Pont Champlain. Espérons qu’il aura la force d’attendre son remplaçant.
À l’instar des fumeurs qui, en vingt-cinq ans, ont épongé la dette olympique, on devrait faire la même chose avec les automobilistes mais cette fois-ci, pour renflouer la dette provinciale qui dépasse les 220 milliard de dollars. Oubliez les impôts ou les hausses répétées de la taxe de vente… J’ai trouvé une solution originale; Installer des photo-radars dans les zones de travaux et faire payer les délinquants. Un genre de contribution volontaire, sans points d’inaptitude.
Étant donné que nous en avons pour les vingt prochaines années à cohabiter avec les cônes orange, jumelé à un non-respect viscéral des limites de vitesse par les automobilistes, en y ajoutant également le doublement des amendes dans ces secteurs névralgiques, ça donnerait un bon boost à l’économie. Ce matin, durant une petite ballade de deux heures, j’ai traversé la route 132 entre le boulevard Roland-Therrien et le pont-tunnel Louis-Hippolyte-LaFontaine, à Longueuil, dans une zone de travaux routiers majeurs. La vitesse est réglementée à 70 km/h et croyez-moi, j’étais presque le seul à respecter cette limite. J’ai laissé la fenêtre fermée pour ne pas attraper la grippe.
Malgré de gros panneaux indicateurs orange en quantité industrielle, ça passait de chaque côté à 100 et plus. Même les grosses semi-remorques s’en donnaient à cœur joie. Quelques bons photo-radars feraient sonner la cagnotte allègrement, même beaucoup plus qu’au casino. Je vous le dis, on ne parlerait plus de cette dette en un temps record. De plus, ces bidules ne sont pas dommageables pour la santé, demeurent discrets et efficaces, ne craignent pas les intempéries, sont insensibles aux maladies, grippes et autres inconforts. N’étant pas syndiqués, ni humains, ils font le travail sans relâche, sans efforts et sans rien demander d’autre.
Finalement, l’argument massue est qu’ils sont incorruptibles… Par les temps qui courent, c’est une qualité hautement recherchée.
En ce début d’octobre, la nature nous précipite rapidement en automne cette année. La pluie des derniers jours mêlée aux vents, fait baisser drastiquement le mercure. On en profite pour se réchauffer dans le confort de nos habitations et c’est aussi un temps propice à la réflexion.
Pour ce faire, j’ai décidé de partager avec vous, l’histoire qui suit. Elle porte sur l’amitié.
Un homme, son cheval et son chien marchaient sur une route. Quand, passant près d’un arbre énorme, la foudre tomba et les trois périrent foudroyés. Mais l’homme ne s’était pas rendu compte que déjà il avait abandonné ce monde, et continua son chemin avec ses deux animaux (parfois les morts marchent un certain temps avant d’être conscients de leur nouvelle condition…)
La route était très longue, la colline élevée, et le soleil brulant ; ils étaient en sueur et assoiffés. Dans un virage ils virent un magnifique couloir de marbre, qui conduisait à une place pavée d’or. Le marcheur s’adressa à l’homme qui gardait l’entrée et échangea avec lui, le dialogue suivant :
– Bonjour.
– Bonjour, répondit le gardien.
– Comment s’appelle cet endroit si joli ?
– Ceci est le ciel.
– Oh tant mieux! Nous sommes arrivés au Ciel, parce que nous avons soif !
– Vous pouvez entrer et boire tant qu’il vous plaira. Et le gardien indiqua la source.
– Mais mon cheval et mon chien ont soif aussi…
– Je suis désolé, dit le gardien, mais ici on ne permet pas l’entrée aux animaux.
L’homme se leva, déçu, car il avait très soif, mais ne voulait être le seul à boire. Il remercia le gardien et continua son chemin. Après avoir marché un bon moment dans une côte; épuisés, les trois, arrivèrent à un autre emplacement, dont l’entrée était marquée par une vieille porte qui donnait sur un chemin de terre entouré d’arbres. À l’ombre d’un des arbres il y avait un homme couché, avec la tête couverte par un chapeau. Il dormait probablement.
– Bonjour, dit le marcheur.
L’homme répondit par un geste de la tête.
– Nous avons très soif, mon cheval, mon chien et moi.
– Il y a une source entre ces roches, dit l’homme, en indiquant le lieu. Vous pouvez boire toute l’eau que vous voulez.
L’homme, le cheval et le chien allèrent à la source et apaisèrent leur soif. Le marcheur retourna remercier l’homme.
– Vous pouvez revenir si vous le souhaitez, lui répondit celui-ci.
– À propos, comment s’appelle ce lieu ? demanda l’homme.
– Ciel !
– Le Ciel ? Mais le gardien du couloir de marbre m’a dit que c’était le Ciel là-bas!
– Cela n’était pas le Ciel. C’était l’Enfer, répondit le gardien.
Le marcheur demeura perplexe.
– Vous devriez interdire qu’ils utilisent votre nom ! Cette fausse appellation doit provoquer de grandes confusions, fit remarquer le marcheur.
– En aucune manière, reprit l’homme. En réalité, ils nous font une grande faveur, parce que tous ceux qui sont capables d’abandonner leurs meilleurs amis restent là-bas. N’abandonne jamais tes véritables amis même si cela te pose des problèmes parfois. S’ils t’ont donné leur amour et leur compagnie tu as une dette envers eux. Ne les abandonne jamais, car avoir un ami est une grâce et un cadeau, conserver un ami est une vertu, être ton ami est un honneur.
1. Si la marche et le vélo sont santé, le facteur serait immortel.
2. Une baleine nage toute la journée, ne mange que du poisson, bois de l’eau et est… grosse.
3. Un lapin coure et saute et ne vit que 15 ans.
4. Une tortue ne coure pas, ne fait rien… pourtant vit 450 ans…
…Et vous me dites de faire de l’exercice ???
Je suis retraité ! Laissez-moi tranquille !
Je ne sais vraiment pas dans quel monde de fous nous vivons mais il y a des évidences qui dépassent l’entendement. On nous prend pour des caves ou quoi ? En feuilletant mon journal ce matin, deux faits divers ont retenu mon attention.
Acquitté d’une conduite en état d’ébriété
Un conducteur, amant de la bouteille, a récemment été acquitté des accusations de conduite avec les facultés affaiblies pour le seul prétexte qu’il était trop saoul pour comprendre ses droits, lus par le policiers à deux reprises. De plus, il ne se souvenait même pas qu’il avait passé le test de l’ivressomètre, refusé son droit à l’avocat, et signé sa déclaration. L’arrestation s’était effectuée suite à une embardée.
C’est assez révoltant de voir comment un individu peut déjouer la justice au point de s’en sortir facilement. Dans ce dossier, l’évidence de la conduite erratique de l’automobiliste me semble révélatrice. Il avait de la difficulté à se tenir debout. Il m’apparaît qu’on passe à côté de l’essentiel. Avait-il oui ou non, conduit son véhicule avec des facultés affaiblies ??? Et après ça, on se demande comment on peut avoir confiance en nos institutions et principalement aux juges. Avec une sentence comme celle-là, nous avons notre réponse.
Un infarctus traité cavalièrement dans une clinique
Un autre cas de bêtise humaine c’est celui de cette dame qui s’est présentée à une clinique sans rendez-vous, à 10 heures du matin, présentant des symptômes d’un infarctus. On a refusé de l’accepter sous prétexte que l’agenda des rendez-vous était complet et que le médecin était trop occupé pour l’examiner. Elle a été obligée de se rendre en voiture, souffrante, vers l’urgence pour recevoir les soins appropriés. Et s’il avait fallu qu’elle provoque un accident ??? En 2011 nous sommes mieux traités chez le vétérinaire que dans une clinique médicale.
Ce qui est le plus révoltant dans cette histoire sont les déclarations de défense du médecin responsable de cette clinique :
– On ne pouvait pas la voir, le médecin était déjà débordé et il y avait aussi des gens en vacances. Vous savez, il y a une pénurie de médecins. (NDLR : Non ! On n’était pas au courant et on a justement choisi ce moment.)
– Elle s’est présentée au mauvais endroit au mauvais moment. C’est mieux d’aller directement à l’urgence. (NDLR : Bien oui toi. Elle avait son malaise là.)
– On a perdu un médecin à cause de la maladie. On est débordés et en plus c’était au mois d’août. (NDLR : Pas chanceux ! Le malaise aurait dû choisir le bon mois.)
– Il existe toujours l’urgence. Ce n’est pas à la clinique qu’on va diagnostiquer ça. On n’a pas d’électrocardiogramme. (NDLR : Vous êtes médecin ou pas ? Vous auriez dû prendre la peine de vérifier les symptômes.)
C’est assez stupéfiant de constater comment on peut être traité. Dire que ce médecin a fait l’université. Il a dû manquer quelques cours pour répondre des stupidités de la sorte. On n’a même pas songé à appeler une ambulance.
Dehors le bétail ! C’est complet ! Belle mentalité.
Hier, par un après-midi maussade et gris, la nouvelle a eu l’effet d’un coup de poing sur la gueule. Notre aventure au Ranch Kaymas, avec nos réalisations et nos espoirs, prendra définitivement fin dans deux semaines. Un stupide règlement de la municipalité estrienne de Shefford en est la cause. Il est interdit de vivre dans une caravane, stationnée sur un terrain privé, à des fins récréatives. Elle peut être stationnée mais les rallonges escamotables doivent être tenues fermées et les pieds stabilisateurs rentrés.
Bordel ! Nous sommes en plein champs, à l’orée d’un bois, où on doit emprunter un chemin non pavé, pour s’y rendre. Un milieu rural où les chevaux, la chèvre et le chat sont nos compagnons. Ça dérange qui ? Aux alentours, on peut facilement apercevoir des cambuses délavées qu’on tolère, et qui servent de maisons unifamiliales, avec leurs terrains jonchés de ferrailles et de détritus qui semblent laissés à l’abandon, alors qu’une caravane, installée sur un site enchanteur et tranquille est considérée comme une nuisance. Il faudrait me l’expliquer celle-là.
Ce qui me désole au plus haut point, ce sont les trois années d’huile de coude, de sueur et de sous qu’on a mis dans la construction des bâtiments, afin de les rendre confortables et champêtres. Lise prenait un soin jaloux à aménager ses plates-bandes de fleurs et de végétaux pour embellir l’environnement. Et quelle joie de se retrouver, le soir, autour d’un puissant feu dont j’ai le secret et qui, dans cette obscurité, scintillait et nous réchauffait. Chaque saison amenait son lot d’améliorations et ce n’était pas les projets qui manquaient. On y allait au gré des dollars disponibles, lentement mais sûrement. Maintenant, il n’en restera plus que des souvenirs et quelques photos.
Lise et Sylvain n’envisagent pas de continuer seuls l’aventure. Nous partis, le cœur y est moins et je les comprends. Nous dégagions une belle complicité et c’était toujours agréable d’y séjourner avec la caravane, de faire un peu d’équitation même si on aurait voulu en faire plus. On se promettait de se reprendre une fois les travaux terminés. Ils se donnent deux semaines pour réfléchir à leur avenir dans cette région. Maintenant que Sylvain travaille régulièrement à Montréal, un déménagement leur permettrait de diminuer substantiellement leurs frais d’automobile. Les animaux pourraient facilement trouver refuge au Centre équestre quatre quenouilles et un cheval, propriété de leur fille Isabelle. Bref, la décision leur appartient et nous la comprendrons, Louise et moi.
Pour nous, c’est avec une certaine tristesse qu’on quittera le ranch, durant le congé de l’Action de Grâces. On aimait l’endroit qui nous permettait de relaxer et de s’évader du quotidien. Les nuits noires et le silence naturel des lieux vont assurément nous manquer. Si Lise et Sylvain décident de quitter, les installations resteront intactes et vides, comme pour rappeler que jadis, on s’était bâtit un petit paradis. L’actuel propriétaire en bénéficiera, selon l’entente de gré à gré. Cependant, la vie continue et il faut foncer droit devant. J’entends continuer les randonnées avec Sylvain, ailleurs et plus que jamais, ainsi que nos soupers et rencontres de couples. Puis, dès l’an prochain, nous comptons bien reprendre avec plaisir nos escapades de camping avec nos amis. Cependant, on conservera toujours une belle place dans notre cœur pour ce petit lopin de terre qu’on a aimé et façonné selon nos rêves les plus fous.
Merci, Lise et Sylvain, de nous avoir permis de savourer et de partager votre passion des chevaux quelque temps.
Finalement, je me suis laisser tenter par un iPhone 4, pour mon nouveau téléphone cellulaire, en remplacement de mon bon vieux et fidèle BlackBerry Curve. Comme il n’y a que les fous qui ne changent pas d’idée, j’ai décidé de l’expérimenter à fond pour voir s’il répond complètement à mes besoins. Je le possède depuis une semaine et je dois sincèrement avouer qu’il s’acquitte très bien des tâches que je lui demande. Avec une entente de trois ans, inutile de préciser que j’ai amplement de temps pour le mettre à l’épreuve.
Écoutant les échos des utilisateurs, j’ai fait un tour rapide des nombreuses applications disponibles et croyez-moi, il y en a beaucoup. Si certaines sont carrément inutiles ou loufoques, d’autres sont vraiment indispensables et j’en ai fait quelques provisions. Je ne suis pas très friand de jeux sur ordinateurs, console de jeux ou autres, encore moins sur un téléphone intelligent avec son minuscule écran, du moins pour veux-ci. Mais, j’avais entendu parler d’un jeu qui fait fureur et duquel on devient accro assez rapidement. Je veux parler de l’Angry Birds. Un jeu pas compliqué pour deux sous mais combien captivant.
L’idée est simple; à l’aide d’une fronde des oiseaux en colère essaient de détruire l’abri des petits cochons verts, en se faisant kamikazes. Les six types d’oiseaux ont certaines particularités qui les aident à devenir plus performants ou explosifs. Les mouvements se font avec un doigt sur l’écran tactile et on comprend très rapidement comment jouer.
Dès les premiers niveaux, on accroche et on vise toujours à le réussir pour se rendre plus loin dans le jeu. Le temps passe sans s’en rendre compte et avec les effets sonores c’est très réussi. Ça grogne et ça jacasse.
Étant, comme je le disais, néophyte en ce domaine, c’est vraiment le jeu à avoir sur son téléphone, ne serait-ce pour passer le temps d’attente interminable que nous sommes appelés à vivre; l’urgence d’un hôpital, le bureau du médecin, le métro ou l’autobus, sur les chiottes… Par contre, n’essayez pas ça au volant parce que ce sera l’accident assuré. Je sais bien que l’usage du cellulaire au volant est interdit mais je sais aussi qu’on voit encore des mains cacher des oreilles malgré tout.
Angry Birds… Si ce n’est déjà fait, allez télécharger l’application pour votre téléphone intelligent, quelque soit la marque, et vous m’en direz des nouvelles. Louise et moi en sommes devenus accros !
À écouter le témoignage du grand patron de l’Unité anticollusion Jacques Duchesneau en commission parlementaire, on comprend mieux pourquoi le poodle ne veut pas d’une commission d’enquête sur la construction. Par contre, dès qu’on évoque un volet huis clos à cette commission, les oreilles s’agrandissent. Rapidement, le catimini, le caché et le secret, propres aux libéraux, prend le dessus. L’appareil gouvernemental est pourri à l’os. Le politique, l’administratif, tout y passe. Malheureusement aucun nom, aucun responsable. On se fait fourrer par des fantômes.
Le gouvernement est infiltré par la mafia et les criminels de tout acabit, au point où le Ministère des transports en a perdu totalement le contrôle. C’est désolant de constater comment nous sommes la vache à lait et les suckers de payeurs d’une classe de profiteurs et de criminels. Vite un gros ménage et ça presse. Il n’y a pas un jour qui passe sans qu’on en apprenne des vertes et des pas mûres. Prenez le cas de l’entreposage des compteurs intelligents d’Hydro-Québec récemment. On dort au gaz chez Hydro parce que personne n’a rien vu, ou voulu le voir. Il faut que les journalistes sortent la nouvelle et heureusement qu’ils sont là. On en découvre tellement que bientôt on les classera dans les faits divers.
Je ne suis pas contre un volet huis clos pour protéger les sources, mais ça s’arrête là. Toute cette magouille doit être publicisée. C’est une commission d’enquête publique et avec des pouvoirs élargis de démasquer et d’accuser les coupables corrupteurs qu’on réclame à grands cris… Et au plus sacrant ! Qu’est-ce qu’il faut de plus pour agir ?