Hier, durant le souper, je regarde par la fenêtre de la caravane et je suis en admiration devant ce que je vois; un immense soleil tout orangé, illumine le ciel et l’horizon tout entier. Quel spectacle ! Ce n’est pas que je viens de découvrir cet astre magnifique, mais que voulez-vous, je ne peux résister devant tant de beauté.
Sans hésiter, j’ai suspendu mon repas, mis ma caméra en bandoulière et me voilà dehors pour immortaliser ce moment. Toute la soirée je me suis demandé si je devais publier ce petit article. Alors voilà ! Comme je ne peux garder pour moi tout seul si belle scène, je suis très heureux de la partager avec vous. J’ai pris deux autres clichés que vous pouvez aussi visionner dans l’album.
Un petit clin d’œil pour nos parents et amis, restés au Québec, afin de vous aider à traverser les derniers soubresauts de votre hiver.
Le 19 février 1961, un nouveau poste de télévision voyait le jour. Une télé de langue française allait concurrencer Radio-Canada. La roulette de la télé pouvait maintenant trouver des images à la position 10. CFTM canal 10 Montréal, entrait en onde. Télé-Métropole, devenu aujourd’hui TVA, débutait sa mission d’être une télé du peuple, pour le peuple. À cette époque de la révolution tranquille, son succès fut immédiat. C’était l’année de mes dix ans.
Je me souviens encore de ces longues files d’attente, où on se rendait à l’extérieur des studios de Télé-Métropole les samedis matin, pour assister aux émissions pré-enregistrées du Zoo du Capitaine Bonhomme et de Jeunesse d’aujourd’hui. Angle Alexandre-Desève et Sainte Catherine, tout à côté, nous prenions une petite pause afin de se régaler des succulentes frites de La Belle Province. Une fois rendus dans les studios, nous étions ébahis par toute la technique et la frénésie d’un plateau de télévision. Tout était en couleur mais une fois retournés à la maison, le téléviseur nous renvoyait des images en noir et blanc. On découvrait un nouveau monde.
Un peu plus tard, on apprivoisait la télévision en couleur. Tout un progrès ! On se rassemblait dans notre fond de cour pour visionner les images sur la seule télé couleur du quartier, qu’un voisin fortuné avait pu se payer.
Le canal 10 a été une révélation dans mon cas. J’ai grandi avec ses émissions toutes plus intéressantes les unes que les autres. Du divertissement, des concours, des émissions jeunesse, des comédies et des émissions sérieuses, le canal 10 était à l’écoute de ses auditeurs. D’ailleurs, je me rappelle qu’un de ses slogans était « Le canal 10, le poste qui écoute ses auditeurs autant que ceux-ci l’écoutent ». Qui ne se rappelle pas des concours anniversaires, où on voyait des tonnes de bulletins de participation empilés, puis l’animateur en piger un seul, avec sa longue perche, et déclarer LE gagnant d’une multitude de prix lors des galas anniversaire de la station.
Plusieurs artisans, artistes et annonceurs doivent leur carrière à ce nouveau venu du monde télévisuel. La chanson québécoise a connue une popularité fulgurante avec Jeunesse d’aujourd’hui, et son rendez-vous hebdomadaire du samedi soir, que toute la jeunesse regardait avant d’envahir les salles de danse de l’époque. La profusions de groupes n’a jamais connu une si grande popularité qu’en ce temps là. Les Classels, les Sultans, les Hou-Lops, les Gendarmes, César et ses Romains et j’en passe, faisaient tomber les filles en pamoison.
Le canal 10 a grandi et est devenu le grand réseau TVA d’aujourd’hui. Il s’est imposé comme un chef de file en information notamment, en surclassant Radio-Canada et ses budgets astronomiques. Il a créé une télé dynamique proche des gens, en ayant toujours le souci premier de combler son auditoire. Et celui-ci lui demeure fidèle depuis ses premiers balbutiements.
On ne peut pas résumer en un article cinquante ans de divertissement. Chacun y garde ses propres souvenirs. Cependant, un fait demeure; TVA, Télé-Métropole, le canal 10, fête aujourd’hui son jubilé d’or et il mérite tout le succès qui est sien. Dans ce monde où toutes les technologies font des pas de géants, il est prêt à relever de nouveaux défis, pour nous livrer une télé pour et proche du peuple, au sein de la grande famille Québécor. TVA c‘est cinquante ans d’amour et pour toujours. Félicitations pour cet immense succès et longue vie.
Nous sommes le 18 février et depuis une grosse semaine il fait beau et chaud. Un temps splendide comme on était habitué de connaître depuis les sept années qu’on séjourne ici, exception faite de l’hiver dernier, bien entendu. La météo est optimiste et nous informe que le système de beau temps devrait rester jusqu’à jeudi prochain. C’est regrettable que notre visite n’ait pu profiter de ça, quoique la semaine a été belle quand même, mais bon ! On ne contrôle pas ça, malheureusement.
Hier, nous avons fait un saut à la plage de Fort Myers qui était bondée, comme à l’habitude. Arrivés tôt, avec notre lunch dans la glacière, on s’est installé sous le parasol, les deux pieds bien ancrés dans le sable frais, pour colorer notre carcasse nordique. Juste en face de nous, une maman et son bambin d’à peine deux ans, s’amusaient à jouer dans le sable. À côté, une autre maman et sa fillette, un tantinet plus vieille, venait aussi profiter des chauds rayons de soleil en ce début d’après midi. On les observait tout en pensant à nos petits enfants, surtout Audrey-Anne, parce que la fillette était une vraie tornade. Une boule d’énergie qui demande à elle seule, un gardien ou une gardienne avec des capacités athlétiques certaines. Ouf ! Ça en déplace du sables ces petites bombes.
Louise joue de chance encore une fois et rafle 30$ au bingo. Ce qui porte ses gains saisonniers à 79$. On est loin de couvrir les dépenses du voyage mais au moins, elle joue avec l’argent de la salle. C’est un quatrième gain pour elle et je crois bien que les concurrents américains sont à la veille de la lancer dans la piscine. Pour le moment, ils se rapprochent en songent même à s’asseoir à sa table, histoire de profiter de son aura de chance.
Aujourd’hui, petit tour de camion pour explorer Port Charlotte, à 45 minutes au nord de notre camping. Nous visitons le Harbor Lakes RV Resort, de la chaîne Encore, où séjournent une clientèle québécoise à 50% durant les mois d’hiver. Ce qui nous étonne, dès qu’on s’y promène, c’est la largeur des rues. Sans blague et sans exagération, elles sont plus larges qu’une autoroute à deux voies. C’est hallucinant et ça donne un panorama dégagé au maximum. Ma caravane, jumelé au camion, fait 50 pieds et je suis sûr que stationné en travers de la rue, je n’obstrue même pas le passage.
Que dire des terrains. Les plus petits sites, les standard, font 70 pieds sur 35 et la catégorie suivante, qu’on nomme premium, mesurent 80 pieds par 40, alors que la catégorie supérieure, baptisée elite, offre une plateforme de béton assez vaste pour stationner le véhicule récréatif et son auto ou véhicule tracteur. Comme tous les RV Resort américains, on y trouve beaucoup de maisons de parc disponibles pour achat ou location. La propreté des lieux ne fait pas défaut.
Les services, la documentation et l’accueil sont bilingues et un commis francophone est en devoir pour la clientèle québécoise. Pour le reste, cela s’apparente à notre camping, puisque c’est le même groupe, Equity Lifestyle, qui en fait la gestion. Même les activités communautaires sont à l’image de ce que nous vivons présentement. Finalement, un canal fluvial ceinture le camping et ajoute un sentiment de quiétude. Le secteur regorge de bons restaurants et de tous les services et commerces de proximité. C’est un camping qu’on ajoute définitivement à notre liste de coups de cœur et qui vaut le détour. Vous trouverez des images dans l’album.
De retour au camping, après un bon souper, c’est l’heure de la pétanque puis, on profite de la soirée chaude pour admirer un ciel noir tout étoilé, avec une belle grosse lune toute pleine et d’une blancheur si intense, qu’elle éclaire les alentours. C’est l’été ou l’hiver ??? Ici c’est l’été, mais en hiver.
Avez-vous payé vos taxes municipales ? On est en plein dedans. Comme c’est un mal nécessaire et que nos administrations municipales sont de plus en plus gourmandes, voici l’histoire de deux concitoyens…
Deux citoyens vont à l’hôtel de ville payer leurs taxes. Le premier entre et au bout d’un long moment en ressort tout nu. Il dit au second :
– Ils m’ont tout enlevé, les salauds !
Le second dit :
– Je vais me mettre tout nu, ils ne pourront rien me prendre.
Il ressort au bout d’un moment avec un grand diachylon en avant et un autre à l’arrière. L’autre lui demande :
– Qu’est-ce qui t’est arrivé ?
Il lui répond :
– Ils m’ont coupé l’eau et les égouts.
Rincer le réservoir d’eaux noires sans se mouiller
Les véhicules récréatifs d’aujourd’hui sont de plus en plus équipés d’une prise femelle pour y visser un boyau lorsque vient le temps de vidanger les eaux noires. Sa fonction est de pulvériser un jet d’eau, pour aider à rincer efficacement ce réservoir. Tout près, on trouve aussi une prise femelle pour le boyau d’alimentation en eau potable. En somme, il nous faut deux boyaux pour faire le travail, à partir du robinet du site de camping.
Pour simplifier le travail, voici un truc que m’a refilé Benoît Lemieux, un caravanier astucieux, en visitant sa nouvelle caravane à sellette récemment. Sans attendre, j’ai fignolé et installé ce dispositif simple en deux temps, trois mouvements, comme l’illustre la photo de cet article.
Il faut un adaptateur en «Y», deux adaptateurs en «coude» et un bout de boyau que vous devez fignoler avec prise mâle à une extrémité et femelle à l’autre.
On installe l’adaptateur en «Y» dans la prise femelle de l’entrée d’eau, puis un adaptateur en «coude» à une des deux branches, qui recevra le boyau relié au robinet du site de camping.
Par la suite, on installe l’autre adaptateur en «coude» dans la prise femelle du gicleur de rinçage de façon à ce que l’autre bout soit aligné avec l’adaptateur en «Y» de l’entrée d’eau potable. Finalement, on relie ensemble les deux sorties d’eau restantes entre elles à l’aide du bout de boyau coupé selon la longueur requise. Et c’est tout ! Le jeu des valves de fermeture sert à diriger le jet d’eau, selon l’opération qu’on veut effectuer, en fermant une pour ouvrir l’autre ou vice versa, un peu comme on dévie les boyaux du chauffe-eau, quand on hivérise le véhicule récréatif.
L’installation peut rester en place en permanence et on n’a qu’un seul boyau à débrancher au moment de quitter notre emplacement. Il fallait y penser… Et Benoît y a pensé. Maintenant, c’est à vous d’en profiter.
En mi-journée, sous un ciel sans nuages et 25°C, Lise et Sylvain ont repris l’avion vers le Québec. Les vacances sont déjà terminées mais il faut dire qu’elles ont été bien remplies. Depuis le souper anniversaire de Lise, le 9 février, on a visité Fisherman Village, un quai rempli de boutiques et de souvenirs locaux. Situé à Punta Gorda, à seulement une vingtaine de milles au nord, l’endroit fourmille de plaisanciers qui y séjournent dans de jolies villas, au-dessus des boutiques, leurs luxueux yatchs, bien ancrés à la marina adjacente.
Par la suite, sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés à Shell Factory qui, comme son nom l’indique, est une entreprise qui vend des coquillages et qui en utilise également pour confectionner toute une variété de souvenirs, bibelots et ornements. On y trouve également une boutique de Noël, avec sa magie, sa féérie et son train électrique qui exécute son circuit en longeant le haut du mur de la boutique. Un peu plus loin, c’est le thème des pirates qui est à l’honneur, avec ses flibustiers à têtes de mort, solidement armés et aux visages pas trop rassurants. On a pris quelques clichés au moment où ils étaient inoffensifs.
Le complexe offre des jeux d’embarcations tamponneuses, un mini zoo ainsi qu’un étang rempli de tortues, de carpes, d’oiseaux et de canards, sans oublier les mouettes qui prennent un malin plaisir à voler la nourriture qu’on distribue, à la volée, aux poissons.
Vendredi, par une température glaciale et venteuse d’automne, nous avons fait un saut au marché aux puces de Fort Myers. Le mercure indiquait à peine 12°C. Comme le périple de nos invités tirait à sa fin, on ne pouvait reporté cette visite à plus tard. C’est un peu en accéléré que nous avons arpenté les allées, non sans avoir acheté quelques articles. Par contre, la soirée a été beaucoup plus fructueuse alors qu’on allait jouer avec la chance au Naples Fort Myers Greyhound Track et ses rapides courses de chiens. J’ai pu m’enrichir de 68$ alors que Sylvain ajoutait 6$ à ses goussets. Au moins, nous n’en sommes pas ressortis bredouilles.
Après un samedi, 12 février, de repos et de détente, ce dimanche annonçait le fin des vacances de nos invités et retour à la dure réalité de l’hiver. Pour la circonstance, Francine et Jean-Guy nous ont offert un petit déjeuner fort apprécié. Puis, les valises bouclées et une petite session de bronzage à la caravane, nous quittions à 13h45 pour les reconduire à l’aéroport local.
Au moment où je rédige cet article, à 22h25, je visionne leur envolée via Internet et ils survolent le Michigan en provenance de Détroit, vers Burlington au Vermont. Ils feront le reste du chemin avec leur voiture, jusqu’à Waterloo. Je jette un regard au bulletin de nouvelles à la télé pour apprendre que la neige abondante recouvre le sud du Québec présentement, annonçant un lundi passablement éprouvant pout les automobilistes. Drôle de façon de rentrer au bercail mais pour nous, les derniers 8 jours ont été très agréables et mon petit doigt me dit que l’expérience se répétera peut être l’an prochain… Qui sait !
Excusez mon absence à produire quelques articles ces derniers temps mais c’est que la visite est là depuis samedi dernier, 5 février. Lise et Sylvain, après un périple qui les a retardé de six heures, ont atterris à l’aéroport local à 21h04 samedi dernier. Une défaillance des témoins lumineux de l’avion est à la source du problème, jumelée plus tard, à une opération déglaçage désorganisée à l’aéroport de Détroit. Quoi qu’il en soit, ils sont bel et bien ici et nous leur faisons visiter les environs.
Mis à part les deux dernières nuits, où le matelas pneumatique s’est dégonflé, ils apprécient leur séjour en se disant qu’ils sont en vacances, sans la neige, et que justement, les vacances sont faites pour briser la routine. Soyez sans crainte, le problème du dégonflement à été résolu. Ils ne retourneront pas au Québec avec d’immenses poches sous les yeux.
Histoire de leur faire oublier les horreurs de la neige et du froid, nous sommes allés nous prélasser sur la plage Barefoot Beach de Bonita, lundi midi. Lise à fait connaissance avec les voraces mouettes, dont une s’est littéralement jetée sur son sandwich, qu’elle tenait fermement dans sa main, pour lui en voler une bouchée. J’avais déjà vu Clément se faire jouer le même nous par derrière mais là, en plein visage… Toute une surprise ! N’oubliez pas de visionner l’album, j’ai augmenté ma collection de jolies fesses de deux nouveaux spécimens, juste pour le plaisir des yeux.
Lundi soir, c’est dans le spa qu’on s’est retrouvés, tous les quatre, vers 22 heures, pour relaxer avant d’aller dormir. Imaginez, en sept hivers, nous n’avions jamais même trempé le gros orteil dans la piscine du parc et voilà que nos invités nous ont initiés. À 104°F, c’est une sensation très agréable que de se prélasser dans le spa. Ensuite, saucette dans la vaste piscine d’eau de mer, elle aussi chauffée à 90°F, puis retour au spa. Je vous dis que ça prédispose très bien au sommeil. Définitivement, nous allons répéter l’expérience.
Qui dit femmes dit obligatoirement magasinage. Louise s’est joyeusement portée volontaire pour entraîner Lise et lui faire découvrir son paradis; Beals, le vrai et l’outlet. Elles s’en sont très bien tirées avec quelques achats et quelques sous en moins. On ne chôme pas et on veut leur faire goûter à la région le plus possible. On souhaite qu’ils reviennent, donc on y va tout de même à petites doses. Pour ceux et celles qui se posent la question, oui nous sommes allés rendre visite et nourrir les chevaux. J’ai toujours des carottes dans mon camion. C’est un incontournable.
Au moment d’écrire ces lignes, c’est l’anniversaire de Lise. Pour l’occasion, nous nous retrouverons autour d’une bonne table du restaurant italien Carrabba’s pour le souper, non sans avoir au préalable visité les boutiques de Fisherman Village de Punta Gorda. La journée a débuté par un déjeuner aux crêpes, auquel prenait également part Francine et Jean-Guy. Ça prenait une commère pour que le camping soit au courant de la fête, alors Jean-Guy s’en est joyeusement chargé. Vous pensez bien que les souhaits se sont multipliés.
Je vous laisse sur ce magnifique et invitant soleil avec un mercure à 26°C. La nuit a été froide, à peine 7°C, mais ça réchauffe très vite ici, une fois la rosée dissipée. On part à l’aventure !
C’est une pratique courante ici en Floride. Les gens aiment se regrouper autour d’une bière ou d’une coupe de vin, comme ça, pour fraterniser. Des 3 à 5, des 5, à 7, des soupers, appelez ça comme vous voulez, tout est prétexte à se visiter. Il fait beau, on prend de bonnes marches, on fait du vélo et on se salue au passage.
C’est exactement ce qui se passe depuis quelques jours. Les activités autour de la piscine ont donné le ton, puis ce fut le « potluck » du Canada pour tous les canadiens présents. Regroupés en tables de 16 personnes, chacun des groupes installait son repas communautaire pour ses convives et le party était lancé. Évidemment, les drapeaux unifoliés étaient bien en évidence aux tables et, connaissant mon fort côté nationaliste, je préfère de loin mon fleurdelisé bleu. Mais bon, il faut faire avec. Mon ami « Pit-Pit » a profité de l’occasion pour vouloir me photographier avec le drapeau canadien. Je me suis montré beau joueur et je me suis exécuté. Comme quoi on peut être nationaliste sans être extrémiste.
Mais le comble a été le moment où l’orchestre a joué l’Ô Canada. Aussi inutile qu’avant un match de hockey, ce n’était pas sans me rappeler les deux derniers referendums, où il nous ont montré combien ils nous aimaient avec leur petit drapeaux. Ils ont eu tellement peur de nous perdre… Bon me revoilà parti avec la politique… Louise n’aime pas ça alors j’arrête. On a passé une belle activité tout de même. Nous sommes rentrés à pied, en savourant cette chaude soirée où on aurait pu dormir à la belle étoile, tant c’était confortable.
Hier, Carole et Mario, deux amis campeurs rencontrés l’hiver dernier, nous invitaient à pendre la crémaillère, à leur jolie maison, récemment achetée dans une section du parc, réservée à ce type de maisonnette. Ils l’ont revampée à leur goût et on a pu la visiter. Bien située et en évidence sur un coin de rues, elle est très jolie avec ses palmiers bien aménagés, un intérieur spacieux et bien décoré. Une belle et longue entrée recouverte d’une toiture, est l’endroit tout désigné pour tenir une petite réception à l’extérieur, ou simplement garer l’auto. D’ailleurs, vous pourrez visionner les photos dans l’album.
Nous étions plus d’une douzaine à échanger autour de crudités, fromages et rafraîchissements. Encore une occasion de « sôcialiser ». Si vous suivez ce blogue régulièrement, c’est ce couple qui était propriétaire de la table que Francine et Jean-Guy ont récupéré… Vous vous souvenez celui dont j’avais dit qu’il jetais ses choux gras… Je n’avais pas l’histoire exacte et ce n’était pas précisément comme ça que ça s’était passé. J’ai promis à Carole et Mario, un couple charmant, de remettre les pendules à l’heure. Voilà qui est fait.
En retournant à la caravane vers 17 heures, pour téléphoner à notre petit-fils Pierre-Olivier et lui souhaiter un bel anniversaire pour ses sept ans, voilà qu’on croise Roseline et Jean-Eudes. On les invite à déboucher une bonne frette et on « sôcialise » encore. Que voulez-vous, c’est ça la vie de vacancier. Maudite misère que j’vous dis !
Finalement, depuis quelques temps, je reçois de bons commentaires des québécois d’ici qui prennent connaissance de l’existence de ce blogue. J’en suis très flatté et je leur souhaite la bienvenue. Vous êtes ici chez-vous et vous êtes l’essence même de cette publication. Sans lecteurs pour partager mes états d’âmes, opinions et passions, je n’aurais aucun intérêt à toucher le clavier pour vous les livrer. Et si l’idée vous prend de laisser un commentaire à la fin d’un article, allez-y ! Je prends un soin jaloux à vous lire et je l’apprécie beaucoup… En plus, c’est totalement gratuit, alors il ne faut pas s’en priver.
Maudit que ça va vite. On amorce joyeusement février sous un soleil radieux. On voit les peaux bronzer rapidement et la piscine du camping est très fréquentée. Il faut dire que les pool party s’y tiennent régulièrement depuis une semaine et aujourd’hui, 2 février, la direction du parc invitait la communauté à venir déguster des hotdogs, croustilles et bières gratuitement. Les gens n’allaient pas rater pareille occasion et il fallait arriver tôt à la piscine, pour pouvoir obtenir une place de choix. C’était aussi la présentation des tarifs 2011-2012 pour ceux et celles qui veulent réserver leur emplacement à l’avance. Ce fut notre cas. Notre site est réservé du 1er janvier au 1er avril 2012.
En faisant un tour au centre commercial Edison Mall, de Fort Myers, nous sommes tombés sur une immense limousine rose… Une Hummer, s’il vous plaît. Un flamboyant rose bonbon qui ne passe pas inaperçu. J’ai pris quelques clichés que vous trouverez dans l’album. Quand on parle d’extravagance, il ne faut pas se surprendre d’en voir de telles surprises au pays de l’Oncle Sam.
Le beau temps aidant, l’appel de la plage nous invite et hier nous semblait la meilleure journée pour s’y rendre. Nous avons choisi la plage de Fort Myers, même si on savait qu’on allait devoir affronter de gros bouchons de circulation. Cette plage est sur une île donc, une seule route s’y rend et il faut traverser un pont. Comme les infrastructures se développent moins vite que la démographie ici, c’est une situation habituelle qu’on subit depuis notre arrivée en 2005. Le beau côté c’est que nous avons traversé le boulevard McGregor, une des plus belles artères de la ville, avec ses majestueux palmiers qui se dressent aux bordures de l’allée.
Quoi qu’il en soit, la plage était bondée et il nous a fallu être patient avant de finalement trouver une place de stationnement disponible. Sans même s’en rendre compte, nous nous sommes installés aux côtés de Francine, Jean-Guy, Claude, Jacques, Estelle et Gervais, qui nous avaient précédés des quelques heures. On venait grossir le groupe de quebecers. Il faisait très chaud. Heureusement, une bonne brise rafraîchissante, faisant battre les parasols, masquait l’action du soleil sur la peau. Arrivés au camping, on sentait son effet avec quelques rougeurs évidentes.
Présentement, on se prépare à recevoir Lise et Sylvain pour 8 jours. Ils arrivent par avion ce samedi. À la lumières de nos derniers échanges, ils sont fébriles, comme des enfants à la veille de déballer leurs cadeaux de Noël. On a ébauché une multitude d’activités pour bien meubler leur séjour et leur laisser un souvenir indélébile. Il reste à espérer que Dame Nature soit clémente et, de ce côté, les tendances météo semblent favorables. Malheureusement, on ne peut en dire autant de la neige qui afflige nos parents et amis restés au Québec. C’est vraiment pas drôles de regarder ces horreurs à la télé. On sympathise, mais avec nos pieds nus dans nos Crocs troués, on ne serait pas capable de résister. Alors en signe de compassion, on débouche une frette ou une petite coupe de rosé, à l’ombre, et on se compte chanceux. Même qu’on se pince pour s’assurer qu’on ne rêve pas.
Ça vous fait sourire, hein ?
En ce dimanche 30 janvier, il a fait 7°C cette nuit et à mon réveil vers huit heures, le thermomètre indiquait 9°C. Le soleil est présent et la température grimpe rapidement, si bien qu’au moment de la rédaction de cet article, il est onze heures et le mercure indique 22°C. Ce brusque changement de température occasionne une rosée matinale qui s’installe partout. Même mon antenne satellite n’y échappe pas et l’eau perle sur son dôme. Tant qu’elle n’est pas complètement asséchée, nous avons de la difficulté à recevoir TVA-Montréal. On syntonise alors TVA-Québec. C’est probablement dû à la conception du cube lui-même, jumelée à notre position géographique, qui occasionne cette interférence du signal satellite. Curieusement, le phénomène ne s’observe pas lorsque nous sommes au Québec, l’inclinaison étant différente.
Quoi qu’il en soit, vendredi c’était la fête de ma maman qui atteignait l’âge vénérable de 80 ans et c’est sur la route qu’on a pris quelques minutes pour lui offrir nos vœux par téléphone. C’est aussi ce même jour que nous mettions le cap vers les Keys. Une trotte de 6 heures, seulement pour y aller et atteindre la dernière île, la plus renommée; Key West.
Situé à l’extrême sud de l’état, à l’ouest de la ville de Miami, ce bras d’iles, qui est aussi un sanctuaire marin, s’avance entre l’océan atlantique et le golfe du Mexique, vers l’ouest. La route fédérale numéro 1, qu’on appelle Overseas Highway, constitue sa principale route et traverse toutes les îles et îlots sur une distance de plus de 250 kilomètres. Évidemment, la principale activité est reliée à la pêche. On y retrouve une quantité phénoménale de concessionnaires de bateaux et d’embarcations de tous genres, sans compter les nombreux quais qui vous invitent à une excursion de pêche en haute-mer. Aussi, on retrouve une multitude de boutiques de sandales artisanales et c’est à croire que c’est une richesse locale.
Sur la carte de la région, l’archipel est regroupé en six régions; Le portail des Keys, Key Largo, Islamorada, Marathon, Lower Keys et finalement Key West. Entre Marathon et Lower Keys, un long pont, le Seven mile bridge, nous permet de rejoindre les deux rives. La balade se fait comme ça, en traversant de grandes étendues d’eau qui prennent des teintes d’aqua, par temps chaud. On y retrouve une architecture typique du sud et il n’est pas rare de voir une belle maison côtoyer un bâtiment laissé à l’abandon et délabré. Les deux mondes cohabitent paisiblement comme on le voit souvent ici.
Le but premier de notre randonnée était la curiosité de visiter le camping Sunshine Key RV Resort, situé tout juste après le pont mentionné précédemment. Les photos de magazines, prises du haut des airs, étaient invitantes et pourquoi pas constater le tout de visu, directement sur place. Le camping est bien aménagé, avec ses merveilleux palmiers, sa marina et l’ensemble des sites. Par contre, au moment de notre visite, le camping était occupé à 90% et il nous a semblé que tout était désordonné. Les sites, à entrées directes pour la plupart, sont assez à proximité les uns des autres et on a même vu les campeurs se rassembler dans l’allée, faute d’espace convenable. On peut y louer des caravanes qui sont installées en bordure du rivage. Beaucoup d’algues et de résidus de végétaux jonchaient la rive.
Les allées sont asphaltées et les terrains sont en gravier blanc. Le paysage est typiquement insulaire et contraste beaucoup avec Pioneer Village, où nous séjournons. Autre point à considérer, pour un long séjour, les commodités de dépanneurs, marchés et centre commerciaux se trouvent à une quinzaine de kilomètres de part et d’autre. Il faut faire des provisions, ou constamment se déplacer pour magasiner. Finalement, un court séjour nous semble l’idéal. Quant à nous, notre idée est faite et il ne répond pas à plusieurs de nos critères.
Après cette visite, nous nous sommes dirigés vers Key West pour se retremper dans l’atmosphère de notre dernière escapade de 1995. Ville reconnue comme lieu de villégiature prisé par une forte clientèle homosexuelle, elle ne s’en cache certainement pas, avec ses taxis roses et son quai érigé en mémoire des victimes du SIDA.
Le paysage a changé et sa plage est toujours le meilleur endroit pour photographier des beaux couchers de soleil. D’ailleurs, vous en trouverez quelques clichés dans l’album, qui ont été pris ici, à Key West. Au moment de notre passage, il était autour de 17 heures et la plage South beach était déserte, ou presque, sauf au petit bistro et son orchestre de jazz qui ajoutait une touche chaleureuse dans ce début de soirée fraîche. Ce lieu est le point le plus au sud, du continent américain.
Nous ne nous sommes pas attardés à Key West, parce qu’il nous fallait rentrer à North Fort Myers et la nuit venait de tomber. En écoutant de la bonne musique à la radio du camion, nous sommes rentrés à Pioneer Village à minuit quinze, heureux de notre agréable escapade au soleil qui s’est étendue sur quatorze heures et tout près de 1 000 kilomètres.
Mardi soir, le ciel nous est tombé littéralement sur la tête. Des orages et de fortes pluies se sont manifestés jusqu’au petit matin de mercredi. Quelques campeurs se sont empressés de rouler les auvents au cas où les vents s’élèveraient soudainement. D’autres se sont retrouvés avec des auvents brisés par le fort débit de l’eau, créant des poches qui n’ont pas tardées à faire plier les supports. On a même vu des cuisinettes s’effondrer aux passages de micro-rafales.
À St-Petersburg, près de 200 kilomètres au nord d’où nous sommes, il y a eu beaucoup de dommages, les vents dépassant les 110 km/h. Quant à nous, après avoir consulté régulièrement les bulletins météo télévisés et devant l’absence de veilles ou d’alertes dans notre secteur, nous avons laissé l’auvent et ses accessoires déployés. Durant l’orage, nous étions chez Francine et Jean-Guy, pour regarder le hockey, puisque le mauvais temps avait brouillé mon signal satellite, donc dans l’impossibilité de voir le match.
Parlant de Jean-Guy, il célébrait sont 63e anniversaire de naissance hier. Avec quelques cheveux gris supplémentaires, c’est autour d’une délicieuse fondue bien arrosée et préparée par Claude, Jacques, Gervais et Estelle que nous avons célébré l’événement. Le gâteau d’anniversaire était décoré de petites bouteilles de champagne en guise de bougies. Une belle idée. Vous pouvez visionner les photos dans l’album.
En terminant, notre connexion internet est bousillée. Le réseau sur lequel nous sommes branchés a probablement été perturbé par l’orage et, les occupants du véhicule récréatif étant absents, il faudra attendre leur retour pour réinitialiser le modem ou le routeur. D’ici là, on se débrouille avec les moyens du bord. Ne soyez pas surpris si je tarde à vous répondre par courriel. Ce ne devrait être que temporaire.
Encore un autre gaspillage éhonté de notre bon gouvernement. Toute un surprise que le Journal de Montréal dénonçait dans son édition d’hier; Deux millions de dollars dépensés pour l’entretien des plantes intérieures de leurs tours d’ivoire. Ça prend une jolie bande d’imbéciles pour disposer de MON argent comme ça. Pendant que les CON-tribuables sont saignés à blanc, c’est à fond la caisse pour ce gouvernement complètement déconnecté de la réalité. Il ne se passe pas une seule journée sans que des énormités de ce genre ne soient révélées au grand jour.
Exceptionnellement, il y a quelques mois, le ministère de l’immigration s’est réveillé pour cesser ce gaspillage et confier cette tâches à ses fonctionnaires. Au moins, il y a quelqu’un de sensé, qui réfléchit. Mais celui qui a gâché ma journée c’est Guillaume Plante du ministère des finances avec les deux déclarations suivantes;
« L’entretien des plantes, c’est pas seulement d’arroser. C’est plus complexe que ça. On n’a pas nécessairement le temps de s’en occuper. »
« On n’a pas le personnel ni l’équipement pour ça. La personne qui vient [dans mon bureau], par exemple, est équipée d’un vaporisateur et d’une bonbonne d’eau. »
Wow ! Avec de telles explications, on n’a pas à se poser la question pourquoi on est dans l’trou ! Ça semble être représentatif.