Le Ministère des transports, devant l’immense succès rencontré par les photos-radars, s’apprête à en installer d’autres ailleurs au Québec. Je me réjouis et j’applaudis de cette décision. Je pousserais même son application en installant des appareils amovibles dans les zones de travaux routiers. C’est fou de constater combien d’automobilistes ne respectent pas les limites de vitesses imposées dans ces zones. Une majorité de gens ralentissent, mais tout en demeurant bien au-dessus de la limite permise. Il y va de la sécurité des travailleurs et des automobilistes eux-mêmes qui sont exposés à des obstacles inhabituels et à des configurations temporaires des voies de circulation.
Le calvaire des heures de pointe
Quoi de mieux pour exercer notre patience, que d’avoir à circuler sur nos routes, aux heures de pointes. Principalement aux abords des ponts et des axes routiers des grandes villes, je constate l’impatience des automobilistes. Tout le monde veut passer en même temps et font fi des lignes tracées sur la chaussée. La délinquance règne en roi et maître et la fluidité de la circulation s’en trouve fortement affectée.
Nos architectes routiers ont leur large part de blâme, pour construire des bretelles d’accès multiples pour arriver sur une route principale à deux voies. Dans ces secteurs, on devrait plutôt concevoir des routes hyper larges se rétrécissant sur quelques kilomètres afin de diminuer l’effet d’entonnoir.
En attendant ces miracles, les services policiers pourraient être également mis à contribution en étant présents aux heures de pointe et faire en sorte d’appliquer à la lettre, le Code de sécurité routière en matière de signalisation et de marquage. L’indiscipline porte les conducteurs à faire la file en double ou triple ligne, quand ce n’est pas de bloquer carrément une intersection et de brûler des feux rouges pour se faufiler. Et je vous fais grâces des profiteurs, qui mettent leurs clignotants à la dernière fraction de secondes, en hypocrites, pour s’insérer entre deux véhicules et faire rager tout le monde.
Qu’on penne le taureau par les cornes et qu’on procède à des opérations concertées pour remettre les automobilistes au pas et les sanctionner. Qu’on le veuille ou non, c’est encore la RÉPRESSION par des amendes, qui a le meilleur effet. On n’a qu’à traverser la frontière au sud pour voir le comportement de certains conducteurs changer radicalement. Il y a une raison à cela et ça devrait être pareil chez-nous.
Le poodle et sa meute on fait un pas de plus, vers l’assimilation des québécois francophones dans un bassin anglophone avec l’adoption, par imposition du bâillon, de la loi 115 sur les écoles passerelles. Quoi de mieux qu’un brave québécois francophone pure laine pour enfoncer le clou un peu plus vers notre mort annoncée.
Cette loi ouvre toutes grandes les portes à l’école anglaise, pour qui sont bien nantis. Après trois années à fréquenter l’école anglaise non subventionnée, toute la famille de l’élève obtiendra son laissez-passer pour s’instruire uniquement en anglais. C’est pas beau ça? Ça frise la trahison! Plus aucune barrière.
Les dernières statistiques le prouvent, les montréalais francophones ne représentent plus que 48% de sa population. C’est désastreux! La loi 101 continue d’être charcutée sans réserve et nos autorités en rajoutent.
Le poodle peut bien se péter les bretelles qu’IL EST LE PREMIER MINISTRE DU QUÉBEC. Dans les faits, il n’en porte même plus la légitimité dans l’opinion publique. Il vit sa vie politique sur du temps emprunté et les prochaines élections marqueront sa fin.
On n’a qu’à regarder autour de nous pour s’apercevoir que la langue anglaise est omniprésente partout. Évidemment, on peut encore se faire servir en français, mais dès qu’on a le dos tourné, c’est en anglais que les gens conversent. L’affichage s’anglicise également. Même que l’arabe est de plus en plus présent dans l’affichage sur la bonne terre d’accueil du Québec.
L’assimilation, c’est mourir à petit feu. C’est fondre des personnes dans un groupe social et les doter d’un caractère commun à ce groupe. C’est notre langue qui se meurt. Après, on s’offusquera de la levée de bouclier de l’opposition officielle qui crie au scandale. Je les incite à tenir leur promesse de démanteler cette loi rétrograde, une fois au pouvoir. Il serait temps que quelqu’un serve la même médecine à ce gouvernement comme il l’a fait en 2003 en promettant et réalisant les défusions municipales.
Pour les lecteurs et lectrices assidus de ce blogue, je laisserai tomber un long préambule ou une quelconque mise en situation sur l’histoire de Xilo, le poulain canadien âgé de 6 mois, dont je partage la propriété avec ma belle-sœur Lise, au Ranch Kaymas en Estrie. Vous la connaissez déjà. Pour les autres, relisez les articles précédents qui en parlent.
Tout ça pour vous dire qu’il est finalement arrivé au ranch. En fin de matinée, nous en avons définitivement pris possession, chez l’éleveur à St-Christophe D’Arthabaska. Il était un peu nerveux au moment de prendre place dans la remorque et il nous a fallu user de finesse et de ruse pour qu’il monte à bord. Un truc infaillible; quelques poignées de moulée tendues en reculant lentement et le tour était joué.
C’est en douceur que le trajet de 90 minutes s’est effectué. Il ne fallait pas que la ballade le traumatise au point d’en devenir une phobie pour l’animal. Il aura sûrement à refaire quelques autres tours de remorque durant son existence. Quoi qu’il en soit, à notre arrivée au ranch, son comportement nous laissait présager qu’il avait apprécié la randonnée. En quelques petites minutes, il se dégourdissait sur la piste d’entraînement.
Dali et Rosi n’étaient pas très loin et c’est au trot qu’elles se sont approchées de l’intrus. Si Dali gardait ses distances, on ne peut en dire autant de Rosi, l’adolescente de six ans. Nez fourré partout, elle ne se gênait pas pour le sentir et pousser quelques hennissements bien sentis, qui n’ont pas semblé déranger Xilo. Pour le moment, c’est 1 à 0 pour Rosi… Mais attendez qu’il prenne du coffre !
Il doit maintenant s’habituer à son nouvel environnement; les odeurs, les humains, les animaux et ses congénères. Ça demandera du temps mais avec ce qu’on sait déjà de lui, il aura une facilité d’apprentissage. Il possède déjà la détermination et l’audace, tout en étant doux et affectueux. À preuve, on peut déjà l’approcher sans problèmes et il se laisse doucement caresser en frottant sa tête sur nous, en signe d’appréciation.
Il demeure fougueux et nous avons été à même de le constater lorsqu’il a soudainement décidé de sauter la clôture de son enclos qui fait 41 pouces de haut. D’un seul bond et avec l’agilité de sa jeunesse, il s’est retrouvé dans le pacage tout à côté, probablement pour rejoindre ses nouvelles compagnes. Sylvain est intervenu rapidement et à l’appel de son nom, Xilo s’est avancé vers lui, avant de prendre le chemin de son box sous bonne garde, pour plus de sûreté.
Maintenant, c’est à nous, Lise et moi, de parfaire son entraînement et de le préparer à être monté, entre deux et trois ans. Moi je suis néophyte dans tout ça, mais j’apprends vite et c’est un défi que j’entends relever avec brio. Mon frère Sylvain m’a déniché un cheval à ma mesure tout en étant assuré du succès du projet. Je ne voudrais pas le décevoir parce qu’en fin de compte, on pourra faire de longues randonnées, comme on s’en promet.
Pour faire plus ample connaissance avec Xilo, je vous invite à visionner le clip vidéo que j’ai réalisé aujourd’hui.
Je regarde par la fenêtre et je vois ce temps pluvieux, exécrable et qui donne envie de dormir. C’est désolant parce que ma journée était planifiée à livrer des matériaux pour le ranch. Tout était prévu; charger la remorque hier en fin d’après-midi, puis quitter tôt ce matin pour l’Estrie. Dame Nature est encore intervenue contre mon gré et tout bousiller.
Ce n’est pas que j’en ai contre la pluie mais depuis quelque temps elle n’est jamais là au bon moment. En plus cette fois-ci, même pas une petite, toute petite accalmie, pour me permettre de charger bien au sec. J’en suis rendu à envisager me vêtir de mon long imperméable de caoutchouc orange et braver les éléments pour faire le travail. Les voisins vont sûrement me regarder par la fenêtre et se dire –Yé malade, sortir par un temps pareil… Effectivement, je le suis un peu sur les bords. Quand quelque chose doit se faire, c’est maintenant, pas dans trois jours.
Encore un coup d’oeil par la fenêtre et ça tombe comme des clous. Les arbres sont balayés par les vents forts et à travers les gouttes qui tombent drues, je crois apercevoir de la neige. Oh non! Quelques flocons de neige mouillée. Soudainement, mes pensées se dirigent vers Jean-Guy et Francine qui s’apprêtent à déguerpir vers le sud dans moins d’une semaine. Je les envie, même si nous ferons de même à la fin décembre. Mais décembre c’est encore loin et j’aurai certainement goûté à la neige entretemps.
Oups! Je ne rêve pas. J’entends un coup de tonnerre tout près. Un dernier coup d’oeil à la fenêtre et je vois la remorque qui se remplie d’eau. C’est platte en maudit. Dire que pas plus tard que lundi dernier, je prenais des photos des beaux coloris d’automne en m’émerveillant devant tant de beauté. Malheureusement ces changements de météo font partie de notre quotidien et il faut vivre avec mais, entre vous et moi, je serais satisfait si la pluie se manifestait seulement la nuit.
Depuis vendredi dernier, les journées sont passablement occupées au point où il m’a été impossible de pouvoir rédiger un simple article ici. Pourtant ce n’était pas l’intention qui manquait, avec tout ce qui se passe autour. Bref, pour résumer un peu cette période, voici un condensé qui servira à faire le point sur les nouvelles.
La musique
Samedi dernier, notre trio Boomerang se donnait en spectacle pour la deuxième fois cette saison au camping de l’Estrie, à Shefford. C’était leur soirée de clôture de la saison 2010. Encore une fois et sans aucune fausse modestie, l’événement a été couronné de succès. L’ambiance était à la fête et un bon feu de bois réchauffait la place dans cette fraîche soirée d’automne. Sonia, la sympathique propriétaire et son conjoint Michel, ont annoncé publiquement que nous serions de retour l’an prochain.
Xilo s’en vient
Notre nouveau poulain fera son entrée solennelle au ranch la semaine prochaine. Selon la vétérinaire, il récupère très bien des blessures qu’il s’était infligé il y a deux semaines déjà. Il est docile et semble très bien s’accommoder de la présence humaine à ses côtés. Il porte le licou sans problème et s’habitue à entendre prononcer son nom. On a bien hâte de le voir se promener allègrement dans les champs et de faire connaissance avec ses nouveaux congénères. Louise, quant à elle, apprivoise lentement Bichette, sa protégée, qui vient avidement manger dans sa main. Le moment de la promenade en laisse n’est pas très loin.
Papa est de retour
Après un deuxième séjour d’affilé à l’hôpital, papa est remis sur pied et est de retour à la maison. Fini les repas dans des assiettes de plastique. Sa santé se porte tout de même bien et il pourra retrouver son lit tout neuf, douillet et confortable. Il pourra également recommencer à regarder le hockey et se reposer. Pour nous, c’est aussi une économie de frais de stationnement à l’hôpital. Après la première demi-heure, ça coûte une petite fortune qui dépasse les 10$. Il aura tout de même à y retourner trois fois par semaine, pour ses traitements d’hémodialyse. Je le trouve très courageux et jamais il ne baisse les bras. Même si sa santé demeure chancelante, il demeure à mes yeux, une force de la nature.
Sauvetage au Chili
Assez impressionnant de voir ce sauvetage des mineurs emprisonnés depuis 69 jours. Tous ces efforts déployés pour les ramener sur la terre ferme est vraiment quelque chose à voir. Toutes les télés du monde diffusent les opérations en direct grâce aux technologies d’aujourd’hui. Quel bonheur aussi de voir la solidarité des peuples dans cette épreuve. Ça prouve que rien ne peut arrêter un mouvement de masse quand tout le monde met l’épaule à la roue. Quand je vois de tels gestes de solidarité et d’entraide, ça me ramène toujours aux magnifiques paroles de la composition de Raymond Lévesque Quand les hommes vivront d’amour.
Le conflit au Journal de Montréal
Un conflit qui s’éternise. Plus de 21 mois en lock-out, c’est loin d’être drôle. Les syndiqués ont rejeté à près de 90% les offres patronales, dans une solidarité inébranlable. Québécor ne veut pas que le conflit cesse et c’est évident. Son but est de les humilier en les faisant rentrer au travail le ventre à terre. Imposer à ses employés de ne pas travailler pour la concurrence et surtout de fermer leur site internet RueFrontenac.com c’est carrément scandaleux. Pierre-Karl Péladeau ne se rappelle-t’il pas que le Journal de Montréal est justement né d’un conflit à La Presse en 1964 ? Il a peut-être la réputation d’un redoutable homme d’affaires mais au chapitre des relations de travail, il a des croûtes à manger avant d’atteindre le niveau de son père.
La Commission Bastarache
Enfin les audiences viennent de prendre fin à la foire des bouffons. Six millions de dollars plus tard, on n’est pas plus avancé sur qui ment. C’est une grosse conspiration pour éviter de créer une commission d’enquête sur la construction. Du magouillage de libéraux. J’écoutais les plaidoiries des avocats et force est de constater qu’ils sont pas mal forts en gueule pour cet aspect de leur travail, comparativement aux questions qu’ils ont adressé aux témoins durant la mascarade.
Quoi qu’il en soit, leur but était de faire du cash, notre cash. Ils auront aussi réussi à écœurer le monde de la politique sale. Quant à leur propre profession, il ne faut pas s’étonner du peu de crédibilité qu’ils ont, dans l’opinion publique. Cette dernière a fait son choix quant à moi. Me Bellemarre l’a rallié sur toute la ligne. Maintenant, le commissaire retourne à ses crayons pour pondre le rapport le plus inutile de toute sa carrière. Les con-tribuables ont encore quelques millions à lui donner via ses amis libéraux.
Enfin des nouvelles plutôt encourageantes. J’arrive de visiter mon père hospitalisé, accompagné de ma mère, et je dois avouer qu’il y a longtemps que je ne l’avais pas vu aussi éveillé. Il n’est plus branché à aucune assistance médicale quelconque, ses poumons et sa tension artérielle sont redevenus normaux.
Si je ne vous avais pas donné d’autres nouvelles avant ce soir, c’est qu’hier sa situation commandait une surveillance constante et il a dû faire un séjour de deux heures aux soins intensifs extrêmes. J’étais revenu de l’hôpital passablement découragé et je ne pouvais me faire à l’idée de publier un article porteur de mauvaises nouvelles.
Heureusement, les bons soins dispensés par le personnel médical ont fonctionné et j’espère bien que cette fois-ci, ce sera la bonne. Il a recommencé à « taquiner » les infirmières et c’est un signe qui ne trompe pas. Quant à savoir le moment où il quittera l’hôpital, nous ne sommes pas dans le secret des Dieux, ou plutôt des médecins, mais mon petit doigt me dit que ce ne sera pas très très lointain.
Depuis près de deux semaines, je me promène à l’hôpital visiter mon père qui y fait un deuxième séjour d’affilé. À 81 ans et une santé de plus en plus fragile, il ne faut pas un trop gros dérangement physiologique pour se retrouver sur un lit d’hôpital. Le séjour à l’urgence m’aura permis de voir et d’essayer de comprendre comment on en est rendu là. Comment notre système de santé est en constante décrépitude et désorganisé. Les soins sont bons et adéquats mais où j’accroche c’est dans le manque d’organisation, de coordination et de cohésion de cette immense machine qui s’essouffle en multipliant les pertes de temps.
De mes yeux de néophyte en milieu hospitalier, voici les constatations et interrogations qui en découlent; Pas moins de sept membres du personnel se sont succédés dans la cabine d’examen pour l’enregistrement, les prises de sang, l’électrocardiogramme, l’apport d’oxygène et même un préposé qui devait apporter le bracelet d’identification et un sac pour y déposer les vêtements de mon père. Je dis devait, parce qu’on ne l’a jamais revu. Disparu ? Envolé ? Je me pose encore la question. Toujours est-il qu’il a fallu plus de 6 heures d’attente, avant de recevoir le fameux bracelet.
Maintenant, les médecins; Quatre l’ont visité et à chacune des fois, les mêmes questions étaient posées. Dans un cas, elles ont été reposées deux fois dans le même examen. Chaque fois, ils arrivent avec le dossier bien en main. Est-ce qu’ils le lisent ? Il me semble que le dossier est annoté par le personnel soignant non ? J’avais l’impression qu’ils nous écoutaient sans vraiment entendre. Mon père a été ausculté autant de fois. Et je vous rappelle qu’il sortait d’à peine quatre jours de sa dernière hospitalisation au même hôpital et qu’un des médecins précités, l’avait même rencontré. Faut l’faire ! Son dossier fait un pouce et demi d’épaisseur. De façon générale, on a beaucoup de difficulté à recevoir des réponses claires, sans qu’on ait posé une seule question. Ils disparaissent comme ça et sont remplacés par un autre puis le processus recommence.
J’ai aussi constaté le nombre effarant de malades sur des civières dans les corridors qui gémissent et attendent des soins. Le personnel se plaint ouvertement du peu d’espace dont il dispose pour le transport des civières dans ces allées. Il me semble qu’il y a belle lurette qu’on aurait dû construire une immense salle pour les corder adéquatement et décemment sans que le public n’ait à entendre leurs vomissements et gémissements. Mais non ! En lieu et place on construit de beaux stationnements étagés pour satisfaire le parc automobile des visiteurs et des employés.
Signe des temps, toute la journée, on pouvait entendre par les haut-parleurs, une voix qui demandait à tout le personnel infirmier présent de se porter disponible pour du temps supplémentaire en soirée.
Bref, ma conclusion ne tient qu’à trois mots; organisation, coordination et cohésion. Lorsque les brillants gestionnaires de ces hôpitaux en auront compris le sens et l’appliqueront, peut être que ça s’améliorera. Il faudra aussi une volonté politique qui est absente parce que là aussi, il y a une énorme perte de temps et d’argent. On n’a qu’à voir le dossier du CHUM pour comprendre. C’est toujours le bordel !
Un parisien a repéré une maison de campagne et s’ apprête à l’acheter. lorsqu’ il voit des ruches au fond du champ. Il dit alors au paysan-vendeur :
– Vous comprenez, j’ ai des enfants et je ne peux pas me permettre de leur faire prendre le risque de se faire piquer par une abeille ! Il faudrait enlever les ruches !
Le paysan répond ouvertement :
– Mes abeilles n’ ont jamais piqué qui que ce soit ! Tenez, je vous propose un truc. Je vous attache tout nu à l’ arbre pendant une heure et si une seule abeille vous pique, la maison je vous la donne !
Le type se dit qu’une heure, c’est vite passé et que le jeu en vaut la chandelle. Une heure après, le paysan retourne voir le parisien et le voit tout pâle, comme vidé !
– NON DI DIOU !!! Elles vous ont piqué ?
– Oh non ! Elles ont été sympa les abeilles mais le petit veau, dites-moi, il y a longtemps qu’il a perdu sa mère ?
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Mamie, proche de la mort, est dans son lit. Papy est à ses côtés. Mamie lui demande :
– Va dans le grenier, au fond à gauche, tu trouveras une boîte.
Papy monte au grenier, et y découvre, sous la paille, une petite boîte dans laquelle il y a 3 oeufs, et 15 000 $. Il va auprès de mamie sur son lit de mort et lui demande :
– C’est quoi, ces 3 oeufs ???
Mamie lui répond :
– Chaque fois que je n’avais pas d’orgasme avec toi, pendant ces 50 ans d’amour, je mettais un oeuf dans cette boite.
Papy, très fier d’y trouver que 3 oeufs en 50 ans d’amour, demande alors :
– Et ces 15000 $ ?
Mamie lui répond :
– Chaque fois que j’avais une douzaine, j’allais les vendre au marché.
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Un soir, un époux se pensant drôle, dit à sa femme :
– On devrait essayer de laver ton linge avec du Slim Fast; ça t’enlèverait peut-être quelques pouces sur les fesses !
Sa femme ne la trouvant pas drôle, se dit qu’elle ne pouvait tout simplement pas laisser passer un tel commentaire, sans y répondre. Le matin suivant, le mari sort une paire de bobettes de son tiroir.
– Qu’est ce que c’est pour l’amour du ciel ? se dit-il lorsqu’un petit nuage de poudre tomba en les secouant.
– Anna, s’écria-t-il. Pourquoi as-tu mis de la poudre de bébé dans mes bobettes ?
Elle lui répondit avec un petit sourire :
– Ce n’est pas de la poudre de bébé, c’est du Miracle Grow ! pour faire grossir les plantes !
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C’est l’histoire de deux jumeaux, Robert et Richard. Robert était propriétaire d’une vieille barque. Par pure coïncidence, la femme de Richard est morte la même journée que la barque de Robert coula. Quelques jours plus tard, une veille dame voit Robert et le méprend pour son frère Richard et la conversation s’engage :
– Je suis terriblement désolée. J’ai entendu parler de votre perte. Vous devez être atterré ?
Robert pense que la veille dame parle de sa barque et dit :
– Je suis en fait content de m’en être enfin débarrassé. Elle était une veille chose pourrie déjà en partant. Elle avait le bas tout ratatiné et elle sentait le poisson mort. Elle perdait constamment son eau, elle avait un trou en arrière et aussi un gros trou en avant. À toutes les fois que je l’utilisait, son trou devenait de plus en plus grand et elle mouillait comme c’est pas possible. Je crois que ce qui l’a achevé, c’est quand je l’ai loué à ces quatre gars qui cherchaient quelque chose pour s’amuser. Je les avais averti quelle n’était pas très bonne, mais ils voulaient s’en servir quand même. Les crétins ont essayés d’y monter tous en même temps et elle a fendu en plein milieu.
La veille femme perdit connaissance.
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Un président de compagnie de clous du Lac St-Jean décide de faire produire une pub pour faire connaître ses clous. Le lendemain, le président regarde l’annonce, bouche bée. On y voit Jésus-Christ cloué sur la croix. Et le narrateur qui dit :
– Les clous Tremblay, ça tient en Christ !
Furieux, le président téléphone au publiciste pour l’engueuler royalement. Il lui donne 24 heures pour réparer le tort qui lui a été causé. Le publiciste promet un changement et lui demande de le regarder le lendemain. Le président, anxieux pour sa réputation, s’installe devant sa télé à 8 heures, le lendemain. Il voit Jésus-Christ ensanglanté, dans le désert, fuyant des soldats romains qui lui courent après, Puis entend un des Romains dire aux autres :
– Hostie de gang d’innocents !
– J’vous l’avais dit d’prendre des clous Tremblay…!
Hier c’était la fête. La célébration du mariage d’Annie, à notre fils Pascal. Par une belle journée où le soleil venait faire quelques apparitions, près de 80 parents et amis ont voulu partager ce grand moment de bonheur. De belles cérémonies qui récompensaient toute l’énergie déployée par Annie pour planifier et organiser ce grand événement.
La nervosité a atteint son paroxysme, au moment où la belle, les yeux scintillants au bras de ses parents, franchissait les premiers pas dans l’allée qui la menait vers son amoureux. Le cortège, paré de ses plus beaux atours, avançait gracieusement sous les regards émerveillés des invités, tous aussi beaux. Pascal l’attendait avec des étoiles dans les yeux lui aussi. On les sentait fébriles et heureux du moment.
Tout le décorum était là; La belle longue limousine blanche, la bouquetière Audrey-Anne, croquable du haut de ses trois ans dans sa belle robe de princesse, accompagnée de Pierre-Olivier son grand frère de six ans, tout aussi fier, dans son chic tuxedo. Isabelle, la dame d’honneur et Patrick, le garçon d’honneur, les parents des mariés, sans oublier Pascal et Annie, complétaient la brochette d’honneur officielle.
Mis à part quelques difficultés à dénouer les anneaux solidement fixés au coussin de circonstance, toute la cérémonie s’est déroulée au quart de tour. Audrey-Anne et Pierre-Olivier ont même savouré quelques sucettes gracieusement offertes par le photographe officiel, qui, soit dit en passant, a fait un très bon travail. Son sens de l’humour en a déridé plus d’un et ses répliques étaient toujours de bon goût.
Une fois sortis de la belle petite église de Verchères, aux abords du majestueux fleuve Saint Laurent, les mariés ont pu célébrer l’événement avec les traditionnelles coupes de champagne, puis le cortège automobile paradait dans les rues de la municipalité aux sons des klaxons, jusqu’à Varennes où se tenait la réception.
Pendant que le photographe disparaissait avec les nouveaux mariés, les invités prenaient place aux tables, non sans avoir au préalable, reçu une jolie boîte cadeau, contenant deux cœurs en chocolat. La boîte leur indiquait le numéro de la table qui leur était assignée.
Vers 17h30, la haie d’honneur recevait les félicitations des invités. C’était le moment de remercier tous les gens de leur inestimable présence. On a pu faire connaissance avec les familles et les amis de nos tourtereaux. Un beau moment qui vaut la peine d’être souligné. On entend souvent parler de tous ces gens qui côtoient nos enfants, mais leur serrer la main et les embrasser nous permet de leur exprimer la gratitude qu’ils expriment à nos enfants, devenus un nouveau couple uni par les liens sacrés du mariage.
Le souper s’est animé et a donné le ton à la soirée de réjouissances. Chacune des tables était associée à un rythme musical ou une mélodie précise. À un moment choisi par le DJ, leurs occupants devaient exécuter une chorégraphie de leur thème devant toute la salle. On a eu des surprises de qualité. Tout le monde, ou presque, s’est prêté au jeu instantanément, sans longue préparation, mais avec une minutie surprenante. On a découvert des talents qui s’ignoraient.
Annie et Pascal ont langoureusement ouvert la danse sur une jolie ballade, puis la musique a soulevé la baraque avec ses pièces tribales, dignes des tribus d’Afrique. C’était loin de mes préférences musicales, mais bon…! La jeunesse était prépondérante et c’est ce que les mariés avaient choisi. Quoi qu’il en soit, le plancher de danse était bondé et les enfants s’en donnaient aussi à cœur joie, devant tant de décibels et de boum-boum. Audrey-Anne et Pierre-Olivier ont pu nous faire une démonstration de leurs talents de danseurs. Les joues rougies par l’effort déployé, ils nous ont quittés en mi-soirée pour leur dodo. L’histoire ne dit pas s’ils se sont endormis à la vitesse de l’éclair, mais le contraire m’étonnerait beaucoup.
Un instant que j’ai particulièrement apprécié fut d’immortaliser en photo les quatre générations d’hommes qui composent ma famille; Jacques, mon père, de 81 ans; moi 59 ans; mon fils Pascal, 31 ans et mon petit-fils Pierre-Olivier, 6 ans. Cette photo à mes yeux, aura toujours une valeur inestimable et restera un de mes précieux souvenirs. C’est tellement rare à réaliser de nos jours.
Minuit annonçait la fin de cette belle journée. La piste de danse était quasi déserte et une poignée de danseurs s’accrochait aux dernières notes des ballades langoureuses. Nous avons quitté dans la fraîcheur de cette nuit d’automne qui laisse les pare-brises givrés, fatigués mais heureux. On a gagné la fille qu’on n’a jamais eue pour accompagner notre fils sur le chemin de la vie avec leur belle petite famille. Même s’ils étaient conjoints de fait depuis huit ans, le geste qu’ils viennent de poser, à nos yeux, concrétise spirituellement leur union. Pascal nous a agréablement surpris. Il a pris beaucoup de maturité à nos yeux et nous en sommes très fier, sa mère et moi. Quoi espérer de mieux pour des parents comme nous, quand on sait nos enfants heureux.
En cette journée internationale des personnes âgées, il faut réfléchir à notre attitude envers ceux et celles qui nous ont précédés pour nous offrir le monde qu’on connaît aujourd’hui. Un jour ce sera notre tour et il sera important que nous soyons considérés et appréciés par nos enfants, lorsque le temps aura fait son oeuvre et nous aura peu à peu enlevé notre vitalité.
De plus en plus, les personnes âgées s’isolent par crainte d’être des boulets pour leurs proches. Ils se sentent vulnérables et dépendants. Quand on entend et voit les histoires d’horreur qu’on leur réserve au quotidien et qui sont rapportés un peu partout, il y a lieu de s’interroger. Ne sommes-nous pas les descendants directs de cette génération, liés par le sang ?
Je vous offre le texte qui suit pour alimenter votre réflexion. Faisons-nous le devoir de traiter nos personnes âgées avec respect et compassion.
Un vieil homme affaibli alla vivre chez son fils, sa bru, et son petit-fils de quatre ans. Les mains du vieil homme tremblaient, sa vision était embrouillée et son pas chancelant. Ils mangeaient tous ensemble à la même table. Mais, pour le vieux grand-père, manger était difficile à cause de ses mains tremblantes. Les pois glissaient de sa cuillère et roulaient sur le plancher. Quand il attrapait son verre de lait, il en renversait sur la nappe. Le fils et la bru devinrent de plus en plus impatients face à ces dégâts. Ils en avaient assez du lait renversé, du bruit en mangeant et de la nourriture sur le plancher.
Alors le mari et sa femme placèrent une petite table dans un coin. Là, le grand-père mangeait seul alors que le reste de la famille dînait ensemble. Comme le grand-père avait brisé une ou deux pièces de vaisselle, sa nourriture lui était servie dans un bol de bois. Quand un membre de la famille jetait un coup d’œil dans la direction du grand-père assis seul dans son coin, il avait quelquefois des larmes au coin des yeux. Malgré cela, les seules paroles que le couple lui adressait étaient de durs reproches. L’enfant de quatre ans observait tout cela en silence.
Un soir, avant le souper, le père remarqua que son fils, assis sur le plancher, jouait avec des morceaux de bois. Il lui demanda gentiment :
– Qu’est-ce que tu fabriques ?
Tout aussi gentiment, l’enfant répondit :
– Oh, je fais un petit bol pour toi et maman pour que vous y mangiez votre nourriture quand je serai grand.
L’enfant de quatre ans sourit et se remit à l’ouvrage. Ces paroles laissèrent les parents sans voix. Des larmes se mirent à couler sur leurs joues. Même si aucune parole ne fut prononcée, tous deux surent ce qu’il fallait faire. Le soir même le mari pris la main du grand-père et gentiment le conduisit à la table familiale. Pour le reste de ses jours, il mangea tous ses repas avec la famille. Et pour une raison ou une autre, ni le mari ni sa femme ne semblaient préoccupés par une fourchette échappée, du lait renversé ou une nappe salie.
Cette recette vous est proposée parce que je l’ai déjà expérimenté et je peux vous assurer qu’elle est tout simplement délicieuse. Essayez-la!
Ingrédients :
1 livre (454 gr.) de bœuf haché maigre;
4 gousses d’ail hachées finement;
1 oignon émincé;
1 œuf légèrement battu;
¼ de tasse de chapelure italienne;
¼ de tasse de sauce tomate Hunt;
¼ de tasse de compote de pomme sans sucre;
1 tasse de fromage râpé mozzarella.
Préparation :
Préchauffer le four à 375°F;
Mélanger tous les ingrédients, sauf la chapelure, à ajouter une fois le mélange homogène;
Façonner un pain dans un moule de 13 pouces sur 9 pouces.
Cuisson :
Cuire au four 60 minutes, ou jusqu’à ce que le pain de viande soit cuit;
Couvrir le dessus de fromage mozzarella râpé;
Laisser au four quelques minutes de plus, jusqu’à ce que le fromage soit légèrement grillé.
Donne 4 à 6 portions
Source : Les recettes de Natacha, magazine La Semaine, édition du 21 août 2010.