Je pars en affaires

C’est décidé ! Je me lance en affaires. J’ai une idée géniale, créer des super cabinets d’aisance. J’ai eu l’idée en regardant le journal de ce matin. Si c’est florissant pour les motos, ça devrait l’être pour mon projet. D’autant plus que le fédéral n’aura pas de problème à piger dans ses surplus et me donner une généreuse subvention de 200 000$ pour m’aider. Une vraie corne d’abondance.

J’ai déjà mon prototype; Une cuvette en céramique, peinte avec des images d’enfer, réalisées par des artistes de l’aérateur, ainsi qu’un siège triple-chrome ou rembourré selon les exigences du client. Le réservoir arrière, avec dossier haut sera rempli d’eau de source naturelle, avec un petit robinet et porte-gobelets pour se désaltérer. En équipement de série on y trouvera un porte-journal en or massif sur le flanc gauche et petite table pivotante sur la droite avec tablette wi-fi, routeur et téléphone cellulaire. Une mini-imprimante à papier-cul psychédélique fournira de quoi s’essuyer convenablement. L’imprimante sera également équipée d’un bouton qui embaumera l’environnement d’un doux parfum de lavande. Plusieurs autres fragrances seront offertes en option. Le summum du confort de cette super cuvette sera le système hydraulique dernier cri, qui permettra de soulever délicatement le siège et le popotin, afin d’éviter à l’usager d’avoir quelques fourmis dans les jambes après une longue défécation.

Et pour terminer, afin de m’assurer que la subvention me soit bien octroyée, j’ai décidé que mon commerce aurait une raison sociale anglaise; The Rat Super Ass Bowl Shop. De cette façon, je mets toutes les chances de mon côté et le rond de cuir qui attribue les subventions, n’y verra que du feu, comme l’office de la langue française.

Ça m’a fait du bien de vous en parler !

Un monde fou

Depuis quelques semaines, les bulletins de nouvelles télévisées nous présentent la cruelle réalité du monde ordinaire. Des parents ruinés, avec des enfants malades voire handicapés, laissés à eux-mêmes sans ressources. Des reportages de la sorte font chavirer à coup sûr le cœur de toute personne moindrement sensible à la misère humaine. Souvent, un téléspectateur fortuné ou disponible, interviendra auprès des ces parents pour leur permettre une aide financière afin de continuer leur combat d’une vie. C’est assez paradoxal de constater qu’il faille se rendre jusque là pour obtenir de l’aide. On se surprend à constater que les ressources ne sont pas là. Que les gouvernements n’aient pas de programmes adéquats pour les aider. Je trouve désolant que nous offrions notre aide monétaire à toute sorte d’organismes internationaux alors qu’on ferme la porte à notre propre monde, jusqu’à ce que la population en prenne conscience.

C’est cette réflexion qui m’a traversé l’esprit en feuilletant le journal de ce matin. Sur un quart de page, on nous apprenait qu’un collectionneur de vin s’est payé un Bordeaux blanc Château d’Yquem de 1811, pour la modique somme de 113 000$. La bouteille sera exposée dans une vitrine blindée, dont la température et l’hygrométrie seront contrôlées, pendant six ans à son restaurant, le SIP Sunset Grill, à Bali, en Indonésie. S’il en avait les moyens, grand bien lui fasse mais quand on est rendu à payer une telle somme pour du vin, c’est qu’on vit dans un monde de fou et que le fric n’est qu’accessoire.

Je sais bien qu’il y a plus extravagant que ça mais ça prouve que la richesse est très mal partagée en ce bas monde et que la lutte à la pauvreté dans un tel contexte, est peine perdue.

L’affaire Guy Turcotte en appel

Comme nous sommes à l’ère où tout est remis en question, l’affaire Guy Turcotte sera soumise à la Cour d’appel du Québec. Au moyen-âge, le cardiologue aurait été pendu ou lapidé sans autre formalité et à la satisfaction de la populasse.

Dans notre système de justice, c’est un droit d’en appeler d’une sentence rendue en cour. Cependant c’est plutôt rare dans les cas de procès avec jurés. C’est sur ce dernier point que je m’interroge; Comment donner la crédibilité aux jurés ? Comment interpréter leur travail ? Force est d’admettre que si un nouveau procès devait se tenir, cette « mission » viendrait d’en prendre un dur coup.

La population émotive a reconnu coupable l’accusé sur les seuls faits rapportés dans les journaux, alors que les jurés ont tout vu et tout entendu sur la preuve étalée durant les trois longs mois du procès. Ils sont les seuls à pouvoir porter un jugement et ils l’ont fait. Ils ne sont pas des experts en matière de justice mais ont été sélectionnés en présence des deux parties, sur leur capacité et leur impartialité à rendre un verdict. Là est toute la question. L’appel, à condition qu’il soit entendu, démontrera peut être que le juge a erré en droit ou peut être que cette cour ordonnera la tenue d’un nouveau procès. Quoi qu’il en soit, Il faudra alors choisir d’autres jurés et, l’opinion publique ayant fait son lit, le verdict sera déjà commandé.

On l’a amplement vu, dans les jours qui ont suivi le procès, l’incompréhension presqu’unanime de la population sur le verdict rendu. Sans réserve et indirectement, les jurés ont reçu le blâme. Selon mon humble avis, ce sont les procureurs de la couronne qui ont mal fait leur travail, étant incapables de prouver hors de tout doute raisonnable, la culpabilité consciente de Turcotte qui, je vous le rappelle, avait admis ses gestes meurtriers.

À présent, les procureurs de la poursuite demandent leur droit d’en appeler, espérant un nouveau procès et tenter de réparer leur erreur. Ce sont eux les « experts » du droit qui doivent être pointés du doigt et non les jurés.

La SAAQ devrait dépenser notre argent à bon escient

La Société de l’assurance automobile du Québec a dépensé la rondelette somme de 1 million de dollars, pour sa dernière campagne qui s’est terminée le 17 juillet et qui s’appelait CODE-BAR. Une autre application IPhone pour rejoindre des amis dans un même bar et planifier les retours à la maison, prudemment et sans être sous l’influence de l’alcool. Avec moins de 1 500 téléchargements, c’est un flop monumental. Que voulez-vous, il y a des centaines de milliers d’applications pour IPhone alors ce n’est pas le choix qui manque. Une initiative gouvernementale en plus… Qu’est-ce que les jeunes en ont à foutre ? Au fait, avec toutes ces applications, est-ce qu’un IPhone peut aussi téléphoner ?

Quoi qu’il en soit, la SAAQ investi annuellement des fortunes pour inciter les jeunes conducteurs à être responsables et le bilan routier ne s’améliore pas. Par définition, les jeunes sont contre toute forme de contrôle, encore moins de se faire dicter une façon de conduire. Ils sont invincibles et téméraires. Le cellulaire en est un bel exemple et malgré son interdiction au volant, cette contrainte est loin d’être respectée par tout le monde et sans gêne en plus. C’est peine perdue.

Pendant ce temps, les frais de permis de conduire ont doublé et l’immatriculation se voit gonflée de surtaxes. Nous grossissons leurs coffres et eux continuent de dilapider notre fric dans des stupidités de la sorte. Le pire dans tout ça c’est qu’en plus, l’application avait été développée uniquement pour l’IPhone, alors que le marché est inondé d’autres téléphones tout aussi intelligents. Vraiment pas trop fort !

Un fiasco prévisible dans les circonstances et espérons que la leçon aura servi… quoique j’en doute fortement. Avec l’argent des autres…

 

Un Noël estival – Boomerang en vedette

Hier, un peu partout au Québec, était célébré dans les terrains de camping, le traditionnel Noël des campeurs. Une journée festive où on peut s’amuser par 27°C, au lieu des -20°C habituels. Pour l’occasion, nous étions en spectacle au charmant Camping de l’Estrie, à Shefford. C’était également notre troisième prestation en deux saisons, à cet endroit.

Ce camping familial de 150 sites, propriété des sympathiques et dynamiques propriétaires Sonia et Michel, grouillait d’activités à notre arrivée sur l’heure du midi. Au son des airs de Noël, nous avons installé l’équipement. Spectacle de magie, animation et l’indispensable parade du Père-Noël ont meublé l’après-midi. Les rennes n’ont pas fait le voyage, étant sensibles aux températures estivales. La légende dit qu’en été, elles perdent toute leur fourrure et évitent de s’exposer au soleil. Par contre, le bon vieux bonhomme était paré de tous ses atours avec son flamboyant costume écarlate, en paradant dans une remorque tirée par le tracteur à Ti-Guy, un aide du Père Noël qui n’est pas lutin, mais un bon samaritain.

C’est après le souper, sous un merveilleux coucher de soleil et une quantité astronomique de maringouins et de mouches, que les danseurs et fêtards s’amenaient pour se branler le popotin sur le plancher de danse au son de notre musique. On a même surpris quelques danseuses, sur les tables de pique-nique, y aller de quelques déhanchements. Le party était pogné, comme on dit et ce fut comme ça toute la soirée. En seconde partie, on leur a offert nos airs de bon vieux rock et le défoulement a repris de plus belle avec une bande de joyeux lurons qui s’en donnaient à cœur joie dès les premières notes jouées.

Pour nous, c’est toujours agréable de se produire sur les terrains de camping, où la clientèle est festive, souvent en vacances et prête pour faire la fête. En tout cas, le Camping de l’Estrie en est un bel exemple puisqu’à chacune de nos représentations, ce fut un succès. Je vous livre ça sans fausse modestie, puisque c’est ce qu’on nous affirme tout au long de nos soirées. Après le cachet et même avant, ça demeure une reconnaissance contagieuse et indispensable pour nous. Merci au Camping de L’Estrie de nous faire confiance.

Shell : Je ne me souviens pas

Shell a fermé sauvagement sa raffinerie de Montréal-Est, laissant des chômeurs sans travail et voilà qu’à grand renfort de publicité télévisée et radiophonique, cette pétrolière vante ses produits et incite les automobilistes à s’arrêter à leurs pompes. C’est quoi le problème ? Ils ne sont pas encore partis ? On efface tout et on recommence ? Trop facile !

Qu’est ce qu’on attend pour se réveiller et arrêter de les encourager. Il me semble qu’avec toutes les bannières qui meublent le paysage quotidien au Québec, on pourrait s’arrêter ailleurs. C’est comme ajouter l’insulte à l’injure. Ce sont les chômeurs de Shell qui vont faire augmenter les profits de cette multinationale et pendant ce temps, on dort au gaz… ou à l’essence.

Ça me rappelle aussi Hyundai. Cette grande compagnie qui jadis a profité de généreuses subventions et d’une usine toute neuve à Bromont pour foutre le camp peu de temps après et créer des chômeurs spécialisés. Regardez autour de vous et vous verrez une Hyundai circuler toutes les 15 secondes. On n’arrête pas d’en acheter. On a oublié !

Avez-vous remarqué également qu’au bas de chaque plaque d’immatriculation du Québec, il est écrit Je me souviens. On devrait remplacer cette devise nationale par J’oublie vite.

Le crédit facile

Une belle « surprise » m’attendait dans la boîte aux lettres ce midi. Une offre alléchante de Visa; Augmenter ma limite de crédit de 2 000$ pour pouvoir me payer tout ce que j’ai envie. Un coup de fil est ça y est ! Un cadeau pour souligner ma gestion judicieuse de mon crédit. Ce n’est pas merveilleux ça ? Même pas besoin de le demander, ils me le proposent. Le crédit facile quoi ! Ils m’offrent ça comme ça, sans connaître ma situation financière et mes obligations. On dit toujours que quand c’est trop beau pour être vrai, il faut se méfier. C’est à ça que j’ai pensé en lisant la mielleuse lettre.

J’avoue que c’est tentant à première vue. C’est alors que je me suis mis à réfléchir et j’ai fait une simple équation. Comme je règle à chaque mois le solde, je peux disposer des largesses et de la souplesse que me donne ma carte pour payer quelques jours plus tard en achetant après ma date de facturation. Visa n’y trouve pas son compte de cette manière puisque je ne paie aucun intérêt, donc je ne suis pas rentable pour eux. C’est alors là que le truc subtil d’augmenter ma limite de crédit devient une excellente stratégie pour eux. Je dispose de plus de crédit alors je peux dépenser plus et, par conséquence, ne pas être capable d’acquitter le solde d’un coup. Et voilà les intérêts quotidiens qui s’ajoutent et qui font saliver Visa.

En ces temps où la dette ne cesse d’augmenter à une vitesse vertigineuse, ces émetteurs de cartes de crédits incitent les gens à s’embourber de plus en plus, au point de ne plus avoir la capacité de rembourser. Le mal se répand partout; Dans l’ameublement, achetez maintenant et payez dans trois ans, sans intérêts. On peut même acheter un bidule électronique pour aussi peu que 4,95$ par mois… pendant 36 mois. Quand on ne connaît pas la valeur de l’argent, c’est facile de tomber dans le piège. On est fait comme la proie dans le piège du trappeur dont elle est impossible de se sortir.

Finalement, une image horrible m’est apparue; le gouvernement qui dépense sans compter avec MA carte de crédit et qui continue de ME siphonner sans scrupules. Je ne peux me permettre de l’imiter. C’est un très mauvais exemple. Alors la lettre et l’enveloppe ont pris le chemin de la déchiqueteuse. Non merci !

 

Ça n’arrive qu’aux autres

Cette maxime semble de plus en plus à la mode par les temps qui courent. Partout, la canicule s’installe et on semble faire fi des plus élémentaires conseils de santé, pour faire face à cette soudaine chaleur accablante qui passera quelques jours avec nous. On en est à se demander si les gens écoutent l’information diffusée partout. Les cyclistes sont très présents sur les réseaux cyclables et ne se gênent pas pour se défoncer avec des sprints dignes des plus grands tours. Les courts de tennis aussi sont achalandés. Encore là, on y va à fond de train.

Le principal conseil, de ralentir ses activités physiques, s’il est observé par certains, dont les malades chroniques et les personnes âgées, les 25-45 ans semblent invincibles. Il y a des extrémistes dans tout et ces derniers se disent sûrement « ça n’arrive qu’aux autres ». Pourquoi ne pas ralentir quelque peu durant ces journées sommes toutes assez éparses durant nos étés et éviter les sournois coups de chaleur. Ce n’est pas cette petite pause temporaire qui va chambouler leur soi-disant entraînement.

Il y a quelques années, j’ai été témoin de deux adultes aux prises avec ces coups de chaleur et laissez-moi vous dire que c’est paniquant. Les services d’interventions d’urgence ne sont pas toujours à proximité et bien souvent, les cyclistes se promenant en solo, s’exposent et prennent un risque inutile de ne pas obtenir du secours rapidement. Bref, c’est le gros bon sens qui doit primer. S’hydrater, avec de l’eau s’il vous plaît, est le meilleur conseil à observer. Si en plus, on dispose d’un endroit climatisé pour vaquer à ses occupations, ou de se prélasser à la plage ou dans une piscine, c’est le bonheur total. Ne jouez pas les héros ou les faux athlètes parce que même ceux-ci, conditionnés et entraînés à l’effort soutenu, en sont victimes. Malheureusement, force est de constater que ça n’arrive pas qu’aux autres.

 

Une centenaire nous a quittés

Madame Florida Desponts nous a quittés, le 12 juillet dernier, à l’âge très vénérable de 102 ans. Elle est la belle-mère de Francine, la sœur de ma conjointe Louise et nous avons assisté à ses funérailles en matinée aujourd’hui. Nous connaissions très peu cette femme de cœur mais toutes les fois où nous l’avons rencontré, elle dégageait la joie de vivre et même à plus de 90 ans, elle adorait encore danser allègrement les danses de ligne, toujours populaires. Elle ne ratait jamais une occasion de se divertir.

Par les témoignages entendus, cette personne croyante, était très impliquée dans sa communauté chrétienne de Sainte-Catherine-Labouré, à Ville LaSalle. Femme généreuse et de conviction, elle se dévouait à servir les autres et plus particulièrement les plus démunis. Elle était mère de 6 enfants, maintes fois grand-mère, arrière grand-mère et même arrière-arrière grand-maman.

Elle a eu droit à des funérailles dignes de sa personne, grandioses et sobres, où les chants, témoignages et lectures se succédaient respectueusement. Cinq célébrants officiaient la célébration et sa fille, elle-même religieuse et qui l’a accompagné pour les six dernières années de sa vie, lui a rendu un vibrant hommage. Avec son aimable permission, je vous reproduis le texte qui suit, qu’elle a composé pour l’événement et que je trouve fidèle à ce que représentait cette centenaire devenue éternelle, pour aller rejoindre son Wilfrid, qui la précédait auprès du Seigneur, il y a déjà vingt ans. Parfois, des textes de ce genre aident à trouver du réconfort dans ces moments de tristesse. Ça laisse également un souvenir indélébile et heureux de la personne disparue.

Maman, une femme joviale
Maman appartenait à une famille qui aimait se rencontrer. Le souvenir des veillées de famille restait gravé dans son cœur. Sa joie de vivre, sa vivacité d’esprit, son entrain pour chanter et danser, ont fait d’elle une femme agréable, désireuse de propager la bonne humeur autour d’elle. Pour ce charisme de la joie, loué sois-tu Seigneur.

Maman, une femme de foi et de prière
Sa foi solide et rayonnante lui a permis d’être une femme forte devant l’épreuve, convaincue que le Seigneur cheminait avec elle. La messe quotidienne et la prière du chapelet ont été la source de son courage. Pour son témoignage de foi, loué sois-tu Seigneur.

Maman, une mère de famille dévouée
L’amour fidèle qui l’unissait à papa et à nous, ses enfants, s’élargissait pour rejoindre parents et amis et même, toute personne dans le besoin. Pour elle, il n’y avait jamais trop de monde autour de la table. Mine de rien, son accueil inconditionnel nous enseignait la compassion, le pardon et la fraternité. Pour son souci de construire une famille unie, loué sois-tu Seigneur.

Maman, une femme engagée
Active au sein de cette paroisse qui était « sa paroisse », maman s’est dévouée pendant quarante ans pour le vestiaire des pauvres. Non seulement elle les accueillait sur place, mais se déplaçait volontiers pour procurer des chaussures à un enfant dans le besoin. Pour elle, la vie paroissiale venait enrichir la vie familiale. Pour ces exemples concrets de charité, loué sois-tu Seigneur.

Maman, une femme abandonnée à la volonté divine
La grâce qui m’a été de vivre près d’elle pendant presque six ans, m’a permis de découvrir son abandon à la volonté divine. Même si elle avouait qu’il était pénible de vivre avec ses handicaps (cécité, surdité, perte de la mémoire), jamais elle n’a maugrée contre le Seigneur, mais lui demandant la force et le soutien pour vivre un jour à la fois. Pour sa soumission à la volonté de Dieu, loué sois-tu Seigneur.

Maman, une femme de reconnaissance
Tout au long de sa vieillesse, maman a témoigné beaucoup de reconnaissance pour les attentions et les soins reçus à notre infirmerie. Même une cuillérée de miel ou un verre d’eau apporté, recevait son merci en écho. En outre, elle accueillait avec joie chaque visiteur et lui manifestait sa gratitude en ajoutant :

– Merci de votre visite et revenez encore, ça me fait chaud au cœur.

Merci sœur Lucille pour ce merveilleux témoignage.

 

Nos « zamis » les canadiens

Avec des « zamis » comme ça, nul besoin d’avoir d’ennemis. Vous vous souvenez du dernier referendum de 1995 combien ils nous aimaient, agitant leurs drapeaux unifoliés comme de parfaits idiots ? Voilà qu’ils en rajoutent suite au jugement contre Air Canada, d’indemniser de 12 000$, un couple d’Ottawa qui n’a pu être servi en français sur un vol de cette compagnie unilingue. Comme le rapportent les journaux de ce matin, les blogues et réseaux sociaux de nos « zamis » anglos ont craché leur venin sur les québécois de langue française. S’ils avaient la possibilité de nous anéantir d’un seul trait, ce serait déjà fait. Ils n’ont pas à avoir peur de notre petite bourgade parce que, contrairement aux gaulois d’Astérix et d’Obélix, ça fait longtemps qu’on a baissé les bras et abdiqué. Je le dis et je le répète, l’assimilation avance comme prévue.

Quand nos grands penseurs ne cessent de nous dire que le français progresse au Québec, je me demande bien s’ils sont sur une autre planète ou mieux, s’ils sont toujours encabanés dans leurs tours d’ivoire. Personne ne fait rien et c’est un immobilisme contagieux, même chez la jeunesse grandissante qui se complait à converser et à évoluer en anglais. Remarquez que quand nos modèles sont U2, Lady Gaga, Metallica et autres du genre, on ne peut s’en surprendre.

Même chose au niveau des raisons sociales qui s’anglicisent à outrance. Elles se cachent derrière une franchise soi-disant américaine, pour profiter d’un passe-droit. Combien de ces compagnies pourraient aisément franciser leur raison sociale d’un nom tout aussi accrocheur, évocateur et français ? Ils devraient prendre exemple sur Staples, devenu Bureau en gros, ici. Mais, à quoi bon faire l’effort quand il n’y a aucune contrainte ou conséquence.

Hier, je me suis arrêté au Five Guys du Quartier Dix30 à Brossard pour commander des hamburgers. Dès mon arrivée, j’ai été reçu en anglais et servi en franglais. En attendant la commande, je me suis fermé les yeux pour écouter les gens parler… Je me serais cru aux États-Unis. Toutes les conversations, même parmi les employés se déroulaient dans un anglais impeccable. Un préposé au nettoyage m’a accroché le pied au passage en me disant « I’m sorry Sir ! ». En quittant, même constat sur les trottoirs. J’ai alors jeté un coup d’œil aux alentours pour voir si je n’apercevrais pas un drapeau ontarien.

C’est ça la réalité du Québec d’aujourd’hui. Un Québec ouvert sur le monde vous me dites ? Non ! Un Québec qui agonise et qui s’éteint lentement dans une mer anglophone. Un Québec qui abandonne sa culture. Pourtant, le Québec a toujours respecté ses citoyens anglophones sans contraintes et en leur permettant d’avoir leurs propres institutions unilingues, ce dont aucune autre province n’a reconnu à un tel niveau. Quand un québécois anglophone, ici depuis des générations, a peine à dire un seul mot de français, j’ai un problème avec ça, alors que tous les autres francophones hors-Québec ont l’obligation de s’exprimer en anglais, chez nos « zamis » canadiens.

Après toutes ces années, le constat de la sauvegarde de la langue française est pathétique. Vous n’avez qu’à faire le tour des réseaux sociaux pour constater combien l’orthographe de cette belle langue est bafoué. Je n’en reviens jamais que les gens soient si illettrés et quand on en fait la remarque, on nous envoie promener en disant que ce n’est pas grave et que les gens comprennent quand même. On nous traite de dinosaures. On ne s’en sort pas. C’est à se demander ce qu’ils ont appris sur les bancs d’école… Probablement d’une génération de professeurs toute aussi illettrée.

C’est un constat d’échec sur toute la ligne et aussi bizarre que cela puisse paraître, on dirait que seule une majorité de baby boomers sait encore écrire correctement. Devant une telle évidence, aucune chance que le français retrouve sa place. Même HarPEUR, dans ses opinions écrites de 2001, nous abaissait et trouvait inutile de parler français. C’est maintenant lui qui dirige majoritairement le Canada. Non ! Nous sommes définitivement un peuple de zombies.

 

Horreur au CHSLD

Quelle triste nouvelle d’apprendre et surtout de voir le traitement infligé à un bénéficiaire du CHSLD Champlain de Beloeil. Un aîné sans défense et affaibli par la maladie qui doit subir un tel traitement est un geste hautement condamnable d’une préposée aux bénéficiaires dont l’empathie et la compassion ne figuraient pas dans ses qualités. Je suis d’accord qu’un tel comportement ne soit pas généralisé mais l’excuse qu’on nous sert, est le manque de ressources. Encore l’argent ! Pourquoi toujours avoir ce dénominateur commun ? Des gens de cœur ça existe et beaucoup plus qu’on ne pense. On n’a qu’à penser aux nombreux mouvements de bénévoles.

Je suis d’avis que le choix des préposés devrait être plus judicieux et surtout, devrait être attribué à du personnel ayant déjà les compétences requises, en plus de recevoir une solide formation ponctuelle. C’est la responsabilité des gestionnaires d’établissements de santé et à ce niveau, tout le monde sait que des gestionnaires en santé, il y en a beaucoup trop. Alors l’excuse de l’argent ne tient pas. Ces aînés qui ont largement contribués à cette société d’aujourd’hui, commandent le plus grand des respects et on devrait plutôt les honorer et les traiter aux petits soins. Un jour, ce sera notre tour et il ne faut jamais l’oublier. S’ils avaient le choix, ils opteraient pour un autre endroit, plus serein, afin apaiser leur dernier segment de vie.

Malheureusement, même si c’est un cas isolé, ça se répète trop souvent. On en entend parler de plus en plus et la tactique de la conjointe d’y dissimuler une caméra cachée était des plus appropriées et devrait se reproduire. De tels gestes déplorables et dégradants doivent être dévoilés au grand jour. On s’offusque d’un traitement similaire envers un chien alors que là on traite des humains. Essayez de convaincre une personne âgée de finir sa vie dans un CHSLD avec ce genre de maltraitance. On a simplement vu un court vox-pop à la télé et les aînés interrogés étaient tous unanimes; Ça fait peur ! Quoi dire de plus… Simplement qu’ils n’ont pas besoin de ce stress supplémentaire.

Le service après-vente

Au moment de conclure une transaction importante, le service après-vente d’une entreprise ne se mesure pas, sans en avoir entendu parler au préalable ou l’avoir expérimenté soi-même. Les vendeurs en font rarement état pour ne pas dire jamais, ou vous disent simplement que vous n’avez pas à vous en faire avec votre nouvelle acquisition toute neuve. Retenez bien ceci; un vendeur c’est comme une putain, il est là pour le cash, point à la ligne. Dans l’euphorie du moment, on pense à autre chose et il y a tellement de paperasse à remplir, qu’on a plutôt hâte que ça finisse. C’est la première chose à laquelle on doit s’attarder lorsqu’on conclut une transaction. N’hésitez pas à poser des questions et exigez des réponses claires, sur le service après-vente parce vous ferez connaissance avec ce dernier qu’une fois après avoir déboursé des milliers de beaux dollars, vous aurez peut être le sentiment d’être laissé pour compte. Des amis ont eu une très douloureuse expérience avec un concessionnaire de véhicules récréatifs de la rive-sud de Montréal, dont je tairai le nom dans cet article seulement, pour ne pas nuire à mes amis. Une caravane à sellette de 33 pieds, flambant neuve et qui a montré ses défauts de fabrication et d’ajustements dès leur première sortie. Probablement qu’elle avait été construite un vendredi mais l’histoire ne le dit pas.

Prélart déchiré par une des rallonges escamotables. Loquets de retenue des portes coulissantes de la garde-robe brisés. La rallonge escamotable de la chambre refuse de fonctionner normalement et les moteurs sont fichus; tout ça au moment de l’étrenner. Visite chez le concessionnaire pour réparation où la caravane est laissée deux semaines. À la reprise du véhicule, les moulures internes de la rallonge du côté divertissement sont brisées dans le coin supérieur et rien d’autre n’a été réparé. Ni le prélart, ni le moteur qui sont en commande et l’attente peut durer quelques semaines. Impossible d’ouvrir la rallonge de la chambre, sous peine d’aggraver la situation et de devoir la rentrer manuellement, avec l’aide de trois bons hommes, comme le stipule le manuel d’instructions. Réponses futiles et stupides. Finalement, à leur dernière sortie, le ventilateur de la cuisinière à cessé de fonctionner. Ils ont réservé des vacances sur la côte est américaine pour les deux prochaines semaines et devront se résigner à y séjourner avec cette caravane handicapée. Une situation enrageante qui ferait bondir de rage n’importe qui, même les plus patients. Essayer de commander une pièce de mobilier par exemple, il faut donner les dimensions. C’est à croire que le fabricant n’a pas de liste numérotée de pièces. Aux dires des employés du service, c’est compliqué de commander et on vous les vend à des prix exorbitants.

Après avoir parlé avec les propriétaires du commerce, il n’y a rien à faire que d’attendre que les pièces reviennent. J’ai moi-même téléphoné au concessionnaire, étant client aussi, pour lui exprimer ma déception à donner un service après-vente médiocre, sans succès. Les excuses sont dirigées vers le constructeur ou les fabricants de pièces, bref, on envoie la responsabilité ailleurs. Le propriétaire m’a informé que c’était partout pareil, dans le domaine du VR, peu importe la marque. C’est trop facile et si c’est effectivement le cas, j’en doute fortement, ça dénote une industrie incompétente qui ne respecte pas sa clientèle. L’excuse que ces véhicules viennent de nos voisins du sud ne tient pas la route non plus. Pour mes amis, un service après-vente de qualité et soucieux de sa clientèle aurait signifié à tout le moins, de remplacer le moteur défectueux de l’unité en le remplaçant par un autre pris sur une caravane en inventaire, pour qu’il puisse profiter pleinement de sa caravane. Trop simple… et ça annule la garantie ! Génial comme conclusion.

Nous sommes au Québec et la saison de camping s’étend de juin à septembre. Attendre après une pièce pendant des lunes peut scraper votre été et surtout vos vacances mais ça, ce concessionnaire s’en fout éperdument par ses agissements et son inertie. Quand vous payez un véhicule récréatif neuf, plus de 40 000$, vous êtes en droit d’obtenir un produit de qualité, sans défectuosités majeures et surtout sans aucun souci, comme les vendeurs se plaisent à nous le répéter.

Quant à moi, ce concessionnaire a perdu totalement ma confiance. Quand on ne fait pas l’impossible pour satisfaire sa clientèle, on ne mérite pas sa loyauté… et je reste seul maître de mon portefeuille. J’ose croire, contrairement à ces propriétaires, qu’il existe encore au Québec, des marchands de véhicules récréatifs soucieux d’offrir un service après-vente au-delà des attentes de ses clients. J’espère également qu’il est faux de prétendre que c’est partout pareil.