Au cours d’un jugement pour divorce, le couple se dispute la garde du fils unique. La mère, très émue, se défend :
– Votre Honneur… Cet enfant a été conçu en moi… Cet enfant est sorti de mon ventre… Donc je mérite de le garder !
Le juge, tout aussi ému et presque convaincu, laisse la parole au futur ex-mari. Celui ci utilise son coté pragmatique :
– Votre Honneur, je n’aurai qu’une question : Quand j’introduis une pièce dans un distributeur de boissons, la canette qui en sort est à moi ou à la machine ?
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Une femme déplaisante, sans scrupules et laide en plus entre chez Walmart avec ses deux fils en leur criant des bêtises. La Madame Walmart leur dit gentiment :
– Bonjour et bienvenue chez Walmart. Ce sont de beaux enfants que vous avez là, est-ce que ce sont des jumeaux ?
L’ignoble femme arrête de crier à ses enfants juste assez longtemps pour dire :
– Sacramant ! C‘est pas des jumeaux. Le plus vieux a 9 ans et l’autre 7 ans. Pourquoi crisse, pense-tu que ce sont des jumeaux ? Es-tu aveugle, ou simplement stupide estie de tarte ?
– Je ne suis pas aveugle ni stupide, Madame, répond la Madame Walmart, je ne pouvais tout simplement pas imaginer que laide comme ça, vous auriez pu être baisée deux fois. Passez une belle journée et merci de magasiner chez Walmart.
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Un gars était étendu à côté de sa nouvelle petite amie depuis près d’une heure après une relation sexuelle des plus torride, et pendant tout ce temps sa petite amie lui tripotait les testicules… Chose qu’elle semblait tout particulièrement apprécier.
Tout en profitant des caresses, il se tourne et lui demande pourquoi elle aimait tant faire ça ?
C’est alors qu’elle lui répond :
– Je m’ennuie tellement des miens depuis mon opération…
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Un homme et une femme sont assis côte à côte dans la section première classe d’un avion. La femme éternue, sort un mouchoir, essuie délicatement son nez, puis se met à trembler, pour environ dix à quinze secondes. L’homme retourne à sa lecture.
Quelques minutes plus tard, la femme éternue encore une fois, prend un mouchoir, s’essuie le nez, puis tremble violemment une fois de plus. L’homme suppose que la femme doit avoir un rhume, mais il reste quand même curieux quant à ses frissons.
Quelques minutes s’écoulent lorsque la femme éternue de nouveau. Comme auparavant, elle prend un mouchoir, essuie son nez, et tremble encore plus qu’avant. Impossible de retenir sa curiosité, l’homme se tourne vers la femme et lui dit :
– Je ne peux m’empêcher de remarquer que vous avez éternué trois fois, essuyé votre nez 3 fois et que chaque fois vous éprouvez de gros frissons. Est-ce que ça va bien ?
– Je suis désolé si je vous perturbé, lui répond la femme, mais j’ai une condition médicale très rare; chaque fois que j’éternue, j’ai un orgasme.
L’homme, un peu embarrassé, reste quand même curieux. Je n’ai jamais entendu parler de cette condition avant, dit-il. Est-ce que vous prenez quelque chose pour ça ?
– Oh oui, lui réponde la femme, du poivre.
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Après 25 ans de mariage, j’ai regardé ma femme et lui ai dit :
– Chérie, il y a 25 ans, on avait un petit appartement, un vieux char, on dormait sur le sofa en regardant la télé en noir et blanc de 10 pouces, MAIS je dormais avec une belle jeune blonde de 25 ans. Maintenant, on a une maison de $500,000.00, une Mercedes de $75,000.00, un lit King, une télé couleur écran plat de 50 pouces, MAIS je dors avec une vieille de 50 ans.
Ma femme a été très vive d’esprit et elle m’a dit :
– T’as juste à te trouver une jeune blonde de 25 ans et je vais faire en sorte que tu vives dans un petit
appartement avec un vieux char, que tu dormes sur un sofa en regardant une télé noir et blanc de 10 pouces.
Les femmes sont incroyables !!! Elles te guérissent vite de ta crise de la cinquantaine !!!
En feuilletant les différents journaux locaux, le sport à la mode semble être le chialage. À Saint-Lambert, les bruits des autos de courses dérangent, quand ce n’est pas le bruit des spectacles en provenance du parc Jean-Drapeau. À Longueuil, les événements culturels de la rue Saint Charles brisent la tranquillité du secteur pendant que dans l’arrondissement de Saint Hubert, c’est l’aéroport qui cause problème aux oreilles.
Non mais est-ce qu’on peut vivre en communauté et respirer une bonne fois pour toute ? Les courses durent deux semaines par année. Les spectacles en plein air sont concentrés en été. La rue Saint Charles a toujours été un lieu de rassemblement sur les terrasses des restaurants et le théâtre d’activités culturelles, encore là, très ciblées. Quant à l’aéroport, il existe depuis 1927 et est un outil au développement régional. Je ne comprends pas !
Nous sommes voisins d’une grande ville, Montréal, qui représente plus de la moitié de la population du Québec entier, avec ses couronnes nord et sud. C’est normal qu’il y ait des activités culturelles et économiques en constants développements. Les populations décident de s’installer à proximité pour de bonnes raisons, tout en étant conscients de la vie trépidantes des grandes agglomérations.
Et voilà que maintenant, il faudrait tout arrêter. Installer la campagne en plein centre-ville. C’est carrément une mission impossible. Et les maires dans tout ça, sont tellement mous, que dès la première plainte enregistrée, ils montent aux barricades pour soutenir leurs électeurs et protéger farouchement leur royaume respectif.
Je regrette de vous décevoir mais ça m’exaspère au plus haut point de lire ces idioties et imbécilités en ouvrant mon journal. C’est devenu une vraie plaie. Tout est propice au désagrément. Le moindre petit inconfort et vous grimpez dans les rideaux. VOUS devriez changer d’air et déménager en plein bois, loin de toute civilisation et avec les moustiques. Vous auriez la paix et vous pourriez laisser toute la place aux citoyens qui veulent se divertir tout à côté, sans avoir à se déplacer pendant des heures, pour jouir des mêmes avantages. À vous écouter, on devrait retourner aux lampes à l’huile, à la radio et être au lit à 19 heures.
J’ose espérer que vous êtes une minorité, parce que votre intolérance de banlieusard, jumelée à nos politiciens locaux invertébrés, empêchera un jour les autres de profiter de l’activité trépidante d’une grande zone urbaine moderne.
À moins d’un mois de l’arrivée de Xilo, ça bouge au ranch Kaymas. Les travaux de drainage sont à la veille d’être complétés alors que la piste d’exercice et d’entraînement commence à prendre forme. Je vous invite à visionner quelques clichés. Depuis vendredi dernier, l’équipement hydraulique s’affaire à niveler le terrain de cet espace, qui nous permettra de faire l’apprentissage et le dressage du poulain. Il servira également à polir l’entraînement des autres chevaux.
Pour une des rares fois, le soleil était présent toute la fin de semaine. Du rarement vu, cette année, pour nous. On en a profité pour préparer les matériaux qui serviront à la construction des clôtures autour de la piste et de l’enclos pour Xilo et la petite Bichette. Même Louise a apporté sa contribution en arrachant plusieurs clous rouillés, à l’aide de son marteau.
Profitant de la belle température clémente de samedi, Sylvain et moi nous sommes payés une randonnée d’une heure avec Dali et Rosi, afin de les remettre dans le beat. Des chevaux, il faut que ça travaille régulièrement et les derniers mois ont été assez maigres à ce niveau. Le même soir, on a eu la visite de Cécile et André, qui en était à sa dernière fin de semaine de vacances. Cécile était en assez bonne forme dans les circonstances et on a pu fraterniser autour du feu, jusque tard en soirée. Une soirée magnifique d’ailleurs. On était très heureux de leur visite, d’autant plus que ça faisait quelques mois qu’on ne s’était pas vu.
Finalement, ça sent la chasse dans le secteur. Le propriétaire des lieux est passé éparpiller quelques belles pommes juteuses dans les boisés de sa terre, afin d’attirer les chevreuils, à la veille de l’ouverture officielle de la chasse, prévue à la mi-septembre. Il chasse à l’arbalète avec l’avantage que c’est très précis et surtout sans bruit. Rien pour effrayer nos chevaux.
Le moins que l’on puisse dire, suite aux travaux de la Commission Bastarache, c’est que l’étoile du poodle pâlit de jour en jour. La panique s’est emparée de lui au point de convoquer un point de presse urgent pour nier les affirmations de Me Bellemare. Même son petit sourire fendant a perdu son éclat.
La corruption se dévoile au grand jour jusqu’à faire trembler les fondements de la politique québécoise et plus particulièrement du parti Libéral du Québec. Me Bellemare témoigne avec aplomb et fournit beaucoup de détails sur les réunions tenues avec le poodle, même si aucun témoin n’était présent à ces moments. Il démontre beaucoup de crédibilité.
Évidemment, on sait tous que cette commission ne mènera absolument à rien, tout en nous coûtant 6 millions de dollars, et on peut déjà présumer du décevant résultat de son rapport. Le seul point positif qu’elle nous aura appris, c’est la confirmation et le dévoilement de toute la magouille dont ce gouvernement est capable. La gangrène y est installée et c’est irréversible. Pire encore; un sondage du réseau TVA aujourd’hui, révèle que 89% de la population croit Me Bellemare dans ses allégations, au détriment du poodle.
Avec un tel résultat, il est mieux d’oublier un autre mandat parce que c’est le coup de pied au cul qui s’en vient, pour le sortir définitivement du paysage politique québécois. Plus personne ne le croit et son agonie est commencée.
Quoi qu’il en soit, je continuerai de suivre assidûment les travaux de cette commission et d’apprendre publiquement ce qu’on savait déjà, ou ce qu’on soupçonnait de toute façon. Avez-vous remarqué que les personnages occultes cités et dénoncés par Me Bellemare, sont influents, ont tous des postes de prestige et très bien rémunérés. Enfin une occasion de nettoyer la soue dans l’opinion publique, qui peut être implacable quand elle décide de se faire entendre.
Du nouveau dans la famille Raymond. La lignée pourra se continuer avec Alexandre, qui a vu le jour jeudi dernier, 19 août, à Gatineau. Il est le fils de Kim et Luc, ce dernier étant le fils de nos amis Pierrette et Clément. Les grands-parents se portent bien et sont très heureux de l’événement.
L’accouchement s‘est bien déroulé au domicile du couple, accompagné d’une sage-femme. Le poupon mesurait 21 pouces et affichait un poids de 8 livres et 8 onces sur la balance. Selon la grand-mère, il a déjà l’apparence d’un bagarreur.
Félicitations aux heureux parents… Ce sont les cinquante premières années qui sont les plus dures, après ça va bien. Dans quelques semaines, les poches et les cernes apparaîtront sous vos yeux. Je blague bien sûr, mais dans toute blague, il y a un fond de vérité.
Quoi qu’il en soit, le bonheur que cet enfant vous apportera, n’a pas de prix et vaut amplement les nuits de sommeil écourtées. Le monde s’ouvre devant lui. À vous maintenant de lui faire découvrir.
Bienvenu Alexandre !
Depuis deux ans, nous avions pris l’habitude de visiter le camping Do Ré Mi, d’Eastman durant la fin de semaine de son épluchette de blé d’inde avec nos amis campeurs. On s’était préparé pour ce week-end, mais voilà que l’événement avait été devancé d’une fin de semaine… parce que le maïs est en avance cette année, au dire du proprio. Pas très très fort comme raison, d’autant plus qu’au moment de la réservation, on s’était informé et on nous l’avait confirmé. Carole et Marcel nous accompagnaient pour cette sortie.
Ceci étant dit, on avait devancé notre séjour d’une journée, pour assister à la pièce Les inséparables qui se joue tout près, au théâtre de la Marjolaine. Une pièce du théâtre musical qui mettait en vedette Jean Maheux, Jean Marchand, Véronique Claveau et Marc St-Martin, qui relate l’histoire du duo Les inséparables qui était le groupe de l’heure, 30 ans auparavant. Eddy Martin, le chanteur de charme et Louis Leblanc, son pianiste, étaient au somment de la gloire… jusqu’au jour où ils apprendront qu’ils sont tous les deux le père du même enfant. Deux générations plus tard, plus personne ne se souvient d’eux. Maintenant dans la cinquantaine (et endettés), les deux hommes doivent accueillir chez eux un jeune rappeur populaire. La présence du jeune homme provoquera un choc de générations. Le drôle de lien d’amitié qui unit les deux anciennes vedettes tiendra-t-il le coup ?
On s’est bien amusé et Marc St-Martin, qui jouait le rappeur, m’a impressionné par son jeu, son aisance et sa gueule d’adolescent. Que dire aussi de la charmante Véronique Claveau et sa belle voix mélodieuse. On aurait voulu l’entendre plus qu’une fois. Une belle soirée quand même au théâtre, notre deuxième cet été.
Il faisait un temps superbe à notre arrivée jeudi. Un beau soleil et une température chaude. Enfin, avec l’optimiste des météorologues, on allait connaître toute une fin de semaine ensoleillée… Vous devinez bien que ce fut tout autre. Samedi et dimanche sous la pluie, comme d’habitude. Vraiment désolant.
Au moins, on a pu rencontrer la parenté et les amis. Samedi, Jean-Claude et Mariette se sont amenés
pour passer la journée avec nous et prendre le souper à la Cantine Maude des environs, où la bouffe est excellente et à prix modique. Un peu plus tôt, nous nous sommes retrouvés chez André Lauriault pour lui payer les billets de théâtre, avant qu’il intente une poursuite contre nous. On a pas pris de chance devant cet influent personnage d’Eastman, connu comme Barabas dans la Passion. Francine et Jean-Guy y étaient devant leur autocaravane toujours sur le marché de la vente. On a pris le temps de faire un brin de causette autour d’une bonne frette, offerte par le beau-frère.
J’ai dû me passer de l’Internet pour pouvoir mettre le blogue à jour. Ce camping offre le service mais via un tiers, soit Zed Internet. Si j’ai pu me connecter au réseau, il m’amenait à une page d’erreur, dès que je validais ma carte de crédit pour acquitter les frais de connexion. J’ai bien contacté le support technique pour signaler le problème mais au bout de 10 minutes, une voix m’invitait à laisser un message pour que le technicien me rappelle dans l’heure suivante. Il était 15 heures, le vendredi 20 août. Au moment de rédiger ce texte, il est près de 23 heures le 22 août, et je n’ai toujours pas eu de retour d’appel. Retenez bien ce nom; Zed Internet. À éviter à tout prix. Avec un support technique aussi inutile, aussi bien s’en passer. J’espère qu’ils donneront suite à mon appel parce que j’en ai long à dire sur leur service Internet.
À treize heures, ce dimanche, nous quittions pour rentrer. Carole était dans tous ses états, en maugréant contre cette maudite pluie. Et savez-vous quoi ? Le soleil revient pour toute la semaine. Tab….. Épluchette ratée et pluie continue, une fin de semaine à oublier. Un point positif cependant, mis à part la visite, on a pu vendredi soir, se taper un beau feu de camp durant quatre bonnes heures. Fin des festivités. Oh ! Wow !
À la maison, on se prépare à remplacer le cabanon. Il est rendu à la fin de sa vie utile et pour en disposer, il faut bien évidemment le démolir. Un entrepreneur s’occupe de cette corvée et c’est aujourd’hui que sa mise au rancart a eu lieu.
À grand coup de masse, cinq bonnes heures ont été nécessaires pour le démembrer et le compacter dans une remorque. Lorsque vint le moment de soulever le plancher, nous étions trois pour l’opération, en pleine extension maximum, on aperçoit deux moufettes qu’on venait de sortir du sommeil et de déranger.
Loin de nous l’idée de lâcher le plancher pour les écraser, leur mort instantanée aurait probablement provoqué une puanteur dont je n’ose même pas imaginer. On est resté bouche bée, sans bouger et en attendant la suite. Heureusement pour nous, leur queue n’était pas dans une position pour faire feu, si vous voyez ce que je veux dire. La première à quitter en vitesse fut la plus grosse. Elle était énorme. J’estimais son poids à près de 30 livres. C’est la première fois que j’en voyais une aussi grosse, plus grosse qu’une grosse marmotte. Elle a longé la terrasse pour passer sous la clôture et aboutir je ne sais où.
Bizarrement, la deuxième était complètement blanche avec le museau noir et elle semblait vraiment déboussolée. Elle s’est promenée entre nous, sans même nous regarder, comme si elle essayait de trouver une porte de sortie. On l’observait ! Sans lever la queue, elle est passée sous la clôture arrière, payer une petite visite au voisin. Pendant qu’on basculait définitivement la plateforme, elle est revenue pour longer le fond de cour sans se retourner, puis se faufiler sous la clôture de l’autre voisin d’à côté. Fin de l’histoire.
Ce fut le sujet de conversation entre nous pour les minutes qui ont suivi. Ce qui nous étonnait le plus était que les nombreux coups de masse n’aient pu les effrayer au point de quitter leur cachette brusquement. Est-ce que les moufettes sont sourdes, s’est-on demandé ? Nous nous sommes posés la question. On bougeait si peu, qu’on avait l’air de vrais piquets. S’il avait fallu qu’on se soit fait arroser… Je n’avais même pas une seule canne de jus de tomates en réserve, alors. Vous me voyez entrer chez Métro pour vider l’étalage de jus de tomates… Les clients n’auraient sûrement pas apprécié mon nouveau parfum.
Finalement on aura traversé cette épreuve de brillante façon. Je crois qu’on a eu la bonne réaction en pareil cas. Sans fausse modestie, je dirais qu’on a pas eu peur du tout. Surpris assurément ! C’est peut être ce qui nous a sauvé. Quoi qu’il en soit un fait demeure; Je préfère et de beaucoup, les observer de loin.
Un petit congé d’écriture de six jours, c’est assez inhabituel dans mon cas, puisque je m’oblige à rédiger mes billets aux deux ou trois jours maximum, afin de conserver votre intérêt. Mais disons que la dernière semaine a été passablement occupée. C’est assez drôle à dire lorsqu’on est retraité, mais c’est ma réalité.
Tout arrive en même temps. La corvée de la pelouse, les travaux de peinture, la démolition du cabanon, avant l’arrivée du nouveau, l’installation de la caravane au ranch et tout le magasinage pour rendre l’emplacement confortable, le gardiennage des petits enfants, ça meuble passablement les journées. J’ajouterai même, qu’étant habituellement un couche-tard ou un oiseau de nuit, le sommeil me gagne maintenant dès les 23 heures sonnées.
Depuis le 3 août la caravane est basée définitivement au Ranch Kaymas, chez mon frère Sylvain et sa conjointe Lise, à Shefford en Estrie. On fera bien quelques sorties planifiées de longue date, mais on y reviendra après chaque escapade. L’endroit est isolé et tranquille tout en partageant la compagnie des chevaux. On explore le plein potentiel de la caravane en étant privé des services habituels d’eau, d’électricité et d’égouts. Mais on est débrouillard…
Au départ, un panneau solaire s’occupe de maintenir la batterie chargée et fonctionnelle. Pour pallier au manque d’électricité, il y a la génératrice qui nous en fournie au besoin ou quand le système 12 volts ne suffit plus. Pour les
besoins en eau courante, c’est la récupération de l’eau de pluie, dans un réservoir aménagé à cet effet, qui nous alimente. Concernant la vidange des eaux usées, on s’est procuré un réservoir portable sur roues, spécialement conçu à cet effet, qu’on transporte facilement par camion à la station de vidange de Waterloo, tout près. L’opération se fait rapidement et surtout sans dégâts. J’étais sceptique sur cette brouette-à-boues mais j’ai été confondu-du-du, comme dirait le regretté Capitaine Bonhomme. De cette façon, nous n’avons pas à déplacer constamment l’unité. Et pour ajouter au confort, on a même la télé par satellite et l’internet demeure accessible. On est très loin d’être en perdition. On est isolé mais proche de la civilisation… quand même. La preuve, Francine et Jean-Guy sont venus nous visiter samedi soir. Ils nous ont trouvé sans problème.
D’un simple pré, il y a à peine deux ans, les lieux se transforment au fil du temps et des projets. Lise y met sa touche pouce-vert qui rend l’endroit agréable à l’œil. On a ajouté notre touche personnelle par la plantation éparse de petites lampes de jardins aux motifs de fleurs, alimentées à l’énergie solaire et qui offrent un kaléidoscope de couleurs, d’entre chien et loup jusqu’à l’aube. Il y a aussi un foyer extérieur pour les soirées autour du feu et justement, on a pu observer les perséides il y a quelques jours, à la faveur d’un ciel d’encre. Quand la nuit tombe, il fait noir en titi, c’est le moment idéal pour les observer.
Vous vous souvenez de Xilo ? Notre poulain tant attendu arrivera dans la semaine du 20 septembre. On a bien hâte de le voir puisqu’il aura cinq mois. On s’imagine l’allure et la taille qu’il aura. On ne l’a pas revu depuis sa sélection en mai dernier, du haut de ses cinq semaines de vie. D’ici son entrée au ranch, on s’affairera à préparer son espace d’accueil. Il ne sera pas seul, puisque Bichette, la petite chèvre blanche protégée de Louise, fera aussi connaissance
avec son nouvel environnement. Quant à Belle, la jeune chatte nouvellement acquise par Lise et Sylvain, elle explore allègrement les recoins des environs et flaire tout ce qui bouge. L’an prochain, on aura peut être aussi des poulets, pour la consommation. C’est fou mais c’est comme ça. On expérimente, suivant les bons conseils de nos hôtes.
Louise et moi, nous aimons beaucoup l’endroit et ça nous permet de se reposer tranquillement tout en observant la nature. J’ai découvert le monde des chevaux et je dois dire que mon apprentissage me fait goûter de bien belles choses et de belles sensations avec ces animaux. Il n’y a pas d’âge pour apprendre alors autant en profiter et améliorer nos connaissances.
Jacques Dupuis quitte volontairement la politique après vingt ans de loyaux services. Afin de noyer sa peine et profiter d’un ressourcement en attendant les offres de travail qui arriveront rapidement, il pourra se consoler avec une belle prime de transition de 150 000$. C’est pas beau ça ?
Si on transpose le même scénario au travailleur ordinaire, non seulement il quittera sans le sou, mais il
sera pénalisé de six semaines avant de pouvoir retirer une partie de son salaire sur une base bi-mensuelle. Il lui faudra aussi remplir une multitudes de demandes d’emplois, pour essayer de se trouver un nouveau travail.
Deux réalités bien différentes, lorsque vient le choix de tirer sa révérence. Mais la farce dans tout ça, c’est le retour de Jean-Marc Fournier qui, il y a moins de deux ans, quittait lui aussi la politique avec une généreuse prime de transition. Après cela, on s’interrogera sur l’impopularité des politiciens… Des profiteurs du système.
La caravane est bien installée au ranch et vendredi midi, nous sommes arrivés pour y passer la fin de semaine. Fidèle à notre habitude, le temps était gris et une petite averse est venue gâcher encore ce séjour en camping. Nul besoin de préciser que pas plus tard que jeudi, le soleil et uniquement le soleil était sur toutes les lèvres des météorologues jusqu’à dimanche inclusivement. Même si un front froid nous laissait un mercure légèrement au dessus des 20 degrés, avec un sursaut à 26 pour dimanche, ça s’annonçait tout de même bien.
C’était d’autant plus encourageant que nous étions en spectacle, samedi soir, au Camping de l’Estrie pour la journée country. Nous étions prêt à donner notre maximum. Il ne restait que le public à jouer le jeu et entrer dans la danse. Dès 17 heures, et malgré une température un peu frisquette, d’odorants arômes de bœuf et de porc braisés, ouvrait l’appétit des quelques 170 convives. Et c’était parti ! À mesure que les gens prenaient place au tables, ils créaient cette ambiance festive à chacune des pièces que nous jouions. Une soirée du tonnerre qui s’est poursuivie jusqu’à 23h45. Le plancher de danse était bondé et les danseurs vraiment déchaînés.
Bravo à Sonia, la charmante propriétaire et tout son personnel, spécialement son conjoint qui ont été d’une gentillesse à notre égard, pour cette magnifique soirée. Nous espérons bien être au programme pour la saison 2011. Nous avons tout remballé le matériel audio, dans la fraîcheur de la nuit. Nous sommes en août et déjà les vitres d’autos sont toutes embuées. On commence à sortir les petites laines.
Grâce à Pierrette et Clément, on a pu continuer la tradition et décompresser au Tim Horton de Bromont devant une soupe chaude et un sandwich, à la faveur de la nuit. Nous avons hébergé Hélène, notre chanteuse pour une nuit de sommeil bien méritée dans notre caravane.
Ce dimanche matin n’annonçait rien de très réjouissant, lorsqu’on osait regarder à l’extérieur. Toujours ce temps maussade qui démoralise. Nous avions pensé prendre le petit déjeuner à l’extérieur mais devant cette grisaille, autant profiter du confort à l’intérieur. Lise se joint à nous, puis Mariette et Jean-Claude s’amènent en voiture pour nous saluer. Ils campent pas très loin d’ici nous font l’honneur de cette visite. Finalement, de retour du travail, Sylvain complète la maisonnée.
Les hommes se risquent à s’assoir à l’extérieur, lorsque quelques gouttelettes font leur apparition. Nul besoin de vous dire que le phénomène m’a passé sur le dos. Décidément, je commence à croire que j’attire la pluie et le mauvais temps. C’est devenu une phobie. Après le souper chez Lise et Sylvain, Nous reprenons la route vers Brossard… sous une pluie torrentielle tout au long de la randonnée. Qu’est-ce qu’on a donc fait, pour mériter pareille calamité ? La météo est en train de nous rendre dingues.
J’ai reçu ce matin, un vidéoclip produit par la BBC, sur toute la beauté de cette planète sur laquelle nous vivons. La trame sonore qui accompagne le document est aussi très belle et si vous pouvez lire les paroles, qui sont en anglais, ça nous porte à réfléchir sur l’effort commun à conserver le plus naturellement possible notre environnement. Ça nous fait aussi découvrir toute la splendeur, la richesse et la beauté de notre monde.
Le clip dure plus de 6 minutes. Prenez la peine de le visionner entièrement et relaxez.
Merci à Michel et Mona.
Comme le Christ, j’ai fait ma première chute hier. Lui, c’était en portant la croix alors que moi, c’était en montant à cheval. Et oui ! J’en étais hier à mon deuxième cours d’équitation et il fallait bien que je vive cette expérience un jour ou l’autre.
Rien de cassé cependant. J’en ai été quitte pour quelques courbatures et une douleur du côté de la hanche gauche, qui m’indisposait à marcher quelques heures après, mais dès ce matin, la douleur était moins vive et c’est sur la bonne voie. L’incident est survenu alors que j’apprenais le trot. Au moment de faire la manœuvre, je n’ai pu garder convenablement mon équilibre sur la selle tout en tirant les rennes vers la droite. Jack, ma monture, a effectivement viré à droite alors que moi je me suis déporté à gauche. J’ai très bien senti que j’allais chuter et j’ai comme pris la décision, instinctivement, d’atterrir sur la terre battue, sur le côté. Jack s’est arrêté net à quelques pas de moi, alors que Sarah, mon instructrice s’approchait pour s’assurer de mon état. Isabelle, ma nièce qui n’était pas loin est aussi accourue en quatrième vitesse.
Sarah m’a dit que ma chute était très bien réussie, selon les circonstances et en douceur. Peut être 9 sur 10 pour blaguer un peu. Toujours selon elle, le cheval a très bien réagi également en s’arrêtant net, près de moi. C’est déjà ça, si on veut en tirer un peu de positif. Je me suis relevé, pour reprendre mes esprits et m’assurer que tous mes membres étaient à leur place, pour remonter en selle. Après coup, on s’est aperçu que la sangle de la selle s’était relâchée quelque peu. C’est probablement le manque d’expérience, jumelé à la selle mal ajustée et le synchronisme des mouvements qui a causé tout ça. Par la suite, j’ai pris cela un peu plus mollo et le trot s’est fait sur de plus courtes distances, histoire de bien me tenir en selle.
Quoi qu’il en soit, il paraît que ça fait partie de l’apprentissage. Il ne faut pas bruler les étapes et y aller à son rythme. J’ai au moins appris cela. Mais contrairement au Christ, qui a chuté trois fois, j’espère bien que celle-ci sera la dernière. Loin de moi l’idée de m’avouer vaincu, je reprends les cours lundi prochain.