Juge et parti

Comme un bulldozer, le gouvernement HarPEUR a tranché et utilisera ses gros sabots pour mater les employés de la poste avec une loi spéciale, déposée hier en projet de loi, pour forcer le retour au travail des syndiqués mis en lock-out. C’est le deuxième conflit fédéral, en moins d’une semaine, à se régler de cette façon.

Ce gouvernement se montre sous son vrai jour en se servant unilatéralement de son pouvoir pour imposer une convention collective de force, sans privilégier la libre négociation. C’est également un précédent, puisqu’il force un retour au travail, suite à un lock-out que l’employeur a lui-même imposé. Assez bizarre comme façon de faire.

Ça sent la magouille à plein nez entre son gouvernement et Postes Canada. Les négociations bidons ont traîné en longueur, jusqu’à l’élection du 2 mai dernier. C’est assez évident de conclure qu’advenant une majorité, le gouvernement HarPEUR allait imposer SA loi. Dire que depuis 1997, il n’y avait eu aucun conflit de travail à Postes Canada et voilà pour les bonnes relations de travail.

Le plus odieux dans ce conflit est que l’employeur, dès le premier débrayage sporadique à Winnipeg, a suspendu tous les congés de maladie, d’invalidité et annulé les assurances collectives pour tous ses employés syndiqués, qu’ils soient en débrayage ou pas. Plus salaud que ça, tu meurs. Sachant fort bien que le conflit ne s’éterniserait pas, il aurait pu honorer ces avantages sociaux et collecter les cotisations dues par la suite. Imaginez le nombre de griefs qui seront déposés en ce sens à la reprise.

C’est ça la conséquence d’un gouvernement majoritaire, mesquin et hypocrite… Juge et parti ! Et il n’est qu’en début de mandat. Ça promet pour le reste. Dans ce conflit, un arbitre devra choisir entre l’offre patronale et syndicale. La décision devrait dévoiler son allégeance politique.

Mon père; mon modèle, mon héros

Loin dans mes souvenirs, je vois mon père au volant de sa grosse bagnole 1947 et nous faisons route vers Montréal-Sud, ma mère, ma sœur, mon frère et moi. Fidèle à son habitude, lorsque nous franchisons les panneaux de signalisation des voies, sur le pont Jacques-Cartier, il nous demande de baisser la tête pour ne pas accrocher les panneaux. Et nous, dans notre caboche d’enfant, on s’exécute, le croyant dur comme fer. À cette époque, le péage était de mise sur ce pont et j’étais toujours excité d’y circuler parce qu’il y avait souvent des accidents et moi, j’aimais ça voir des accidents. Finalement, avant d’atteindre la maison des grands-parents, il laisse son silencieux sur la chaussée en traversant la voie ferrée.

Je me rappelle aussi, lorsqu’il était chauffeur d’autobus à la Commission de transport de Montréal, j’avais 5 ans et son circuit passait juste au coin de chez-nous. Comme ma mère lui préparait son lunch, elle venait me conduire à l’arrêt et je faisais la tournée avec lui, jusqu’au bout de l’île comme il disait. Imaginez, un tour dans un gros autobus et un arrêt au terminus pour luncher avec lui, c’était tout un événement. Il paraît que j’avais beaucoup de charme auprès de la clientèle féminine et il n’était pas rare que je m’assoyais sur leurs genoux. Je le regardais conduire et je l’admirais. Je voulais moi aussi être un chauffeur d’autobus.

Mon père chez nous, c’était l’autorité. Il commandait le respect, sans jamais nous toucher. Il était imposant et quand il parlait, on écoutait. Si ma mère était plus conciliante et facilement manipulable, lui ne l’était pas. Par contre, c’était un fin renard, surtout les soirs de hockey.

Une fois couchés, ma mère ne voulait pas qu’on se lève pour regarder la télé sur le bord de la porte de chambre. Alors il s’assoyait sur la berceuse de façon à ce qu’on voit la télé, sans que ma mère se rende compte que nos têtes franchissaient l’embrasure de la porte et qu’on pouvait voir la télé.

Mon père était un bourreau de travail. Deux même trois emplois simultanément, ça ne l’effrayait pas. On ne manquait de rien. Malgré tout cela, il était disponible pour nous dépanner ou nous conduire ici et là. Ma petite sœur Josée pourrait vous en parler longtemps. Étant le bébé de la famille elle en a beaucoup bénéficié. Vous aviez besoin d’un service ? Il pouvait vous le rendre. Il connaissait tout ! La mécanique, réparer un grille-pain, la pêche, les courses de chevaux, les autos. Bref, si j’avais eu à choisir un père, c’est lui que j’aurais choisi sans hésiter.

Il nous a laissé de belles valeurs; celles de l’honnêteté, du travail, de la patience, de la persévérance et de la discrétion. Il avait un sens de l’humour si particulier, qu’on ne savait pas s’il blaguait ou pas. Louise, ma conjointe en sait quelque chose.

Si je vous en parle au passé, ce n’est pas parce qu’il n’est plus là, au contraire. Mais aujourd’hui, à l’âge vénérable de 82 ans, il nous honore encore de sa présence. Affaibli par la maladie et l’usure du temps, il se bat férocement pour garder une certaine qualité de vie mais surtout sa dignité. Pour moi il a toujours été et demeurera toujours mon modèle et mon héros. Même si moi aussi, j’avance dans la vie et que je ne suis jamais devenu chauffeur d’autobus, je le revois encore quelque fois, avec mes yeux de tout-petit, comme au temps des tours d’autobus et c’est pour cette raison que je veux lui rendre hommage en ce jour de la fête des pères.

Je t’aime papa !

Compliquer la simplicité

Non mais, est-ce qu’on va finir par obtenir un bulletin qui satisfera tous les intervenants en éducation ? Il me semble que ça fait des lunes qu’on retarde l’application d’un bulletin chiffré et toujours pas d’entente. Chacun tire la couverture de son côté et on n’avance pas. Par contre, on nous mêle avec le retrait des compétences transversales, de la grille d’évaluation et de la refonte de la pondération unique. Ça mange quoi tout ça en hiver ? C’est carrément l’art de compliquer les choses simples. Ah c’est vrai j’oubliais… On n’est dans un monde d’intellos !

Si j’étais ministre de l’éducation je trancherais assez vite. Tout au long de l’année scolaire, l’élève apprend sa matière puis, périodiquement, il passe un examen adéquat et ciblé, puis se voit attribuer une note sur 100, qui reflète son degré de compréhension et d’assimilation de la matière. La note de passage, 60%. Il l’obtient ? Il avance à un niveau supérieur. Il ne l’obtient pas ? Il est recalé et doit se reprendre jusqu’à l’obtention de la note de passage. En somme, comme à l’école de jadis. Il existait des premiers de classe, des deuxièmes de classe et ainsi de suite. LA NOTE CHIFFRÉE ÉTAIT LA MESURE. Et comme dans la vraie vie et dans toutes les sphères d’activités, il y en avait des supers bons, des bons et des moins bons. Au moins, cette méthode avait l’avantage des comparables puisqu’ils passaient le même examen. Les profs ??? Ils n’avaient qu’à corriger. Quant au comportement, c’est assez facile à évaluer quant on est constamment en présence des mêmes étudiants.

Mais voilà ! Cette équation est beaucoup trop simple et ne saurait justifier les milliers de dollars qu’on verse à l’éducation est sa lourde bureaucratie. Et dans le pays du Québec, on en parle, on en parle et ça ne mène jamais à rien.

Les vestiges se réveillent

C’est fou ce qui se passe présentement au sein du Parti québécois et en même temps c’est assez représentatif de ce parti politique. C’est viscéral de toujours se chicaner publiquement au point où l’option souverainiste est sérieusement mise en doute dans l’opinion publique. On se dispute à grands coups de lettres ouvertes et les vestiges du passé ont repris vie.

Quand Pauline Marois se targe de son vote de confiance à 93%, elle a parfaitement raison. Depuis quand, un chef avec une telle majorité doit se remettre constamment en question ? On suit le chef point à la ligne et on verra à remettre les pendules à l’heure au prochain congrès. Feu René Lévesque à fondé ce parti et plusieurs chefs lui ont succédé justement suite à la récurrence des chicanes internes. Mais les interventions de Jacques Parizeau, des récents démissionnaires et de Bernard Landry m’attristent beaucoup.

J’ai toujours respecté Jacques Parizeau et principalement dans sa bataille pour gagner le référendum de 1995, mais là, si je suis d’accord avec son droit de parole, ce sont ses intentions de vouloir diriger encore le parti, par ses propos, qui font ombrage. Pourquoi n’a-t’il pas continué comme Premier ministre au lendemain de ce referendum ? Même chose pour Bernard Landry que je respecte aussi, mais qui a démissionné après avoir reçu un appui à 73% de sa délégation. Chacun avait la possibilité de faire avancer la cause et je suis persuadé qu’ils s’opposeraient vivement à cette ingérence dont ils font preuve.

Madame Marois possède une solide expérience politique et le vote de confiance qu’elle a reçu lui donne le pouvoir de faire son bout de chemin, amorcé par René Lévesque et peut-être réussir où les autres ont échoué. Qu’on lui donne toute la latitude possible, avec le plus fort des consensus et on verra la performance qu’elle nous livrera lors des prochaines élections. L’ennemi demeure le poodle et c’est dans l’unité qu’on devra lui infliger la défaite. Nous avons, selon moi, la maturité pour mettre notre destinée entre les mains d’une femme.

 

Les « fausses » téléphonistes

Maudit que je m’ennuie des voix humaines de jadis qui recevaient les appels téléphoniques et les transféraient au bon poste après une subtile filtration pour ne pas faire attendre le client. Ça c’était du service personnalisé. Depuis, les temps ont bien changés et les grandes entreprises se sont converties à l’ère des « fausses » téléphonistes. Vous savez, l’ordinateur qui nous dit de faire le 1, puis le 2 etc. ! Les préambules sont tellement longs que ça aiguise la patience au plus haut point. Aucune interaction possible.

Prenez ce matin, je devais téléphoner chez Hydro-Québec pour une information. Il m’a fallu écouter le robot durant près de cinq minutes avant de parler à une personne physique avec laquelle je ne me suis entretenu que quelques petites minutes. Je dirais 3 minutes tout au plus. L’arborescence téléphonique est tellement exploitée à l’extrême, qu’on en perd facilement le fil, si on ne prend pas quelques notes. Certaines compagnies poussent même l’audace de débouler leur introduction dans les deux langues, avant de demander d’appuyer sur le 1, pour le service en français et le 2, pour le service en anglais. Abrégez que diable ! Le contraire aurait été plus intelligent non ?

Et encore là, on vous transporte d’un menu à l’autre pour finalement vous demander d’appeler au numéro 1-800…. Pour répondre à votre demande. D’autres moins polis, ne veulent simplement pas vous parler, à la fin de leur interminable message tout s’arrête. Vous devez comprendre qu’il faut rappeler. Que de temps perdu !

Mais la technologie évolue et se raffine. Maintenant c’est la reconnaissance vocale qui est tendance. Plus souvent qu’autrement, on perd un temps fou à astiquer nos mots pour bien se faire comprendre, mais c’est peine perdue. Une fois, j’ai épelé mon adresse en articulant d-i-x- s-o-i-x-a-n-t-e, pour me faire répondre par une voix féminine synthétisée « Vous avez bien dit le s-i-x-t-r-e-n-t-e ? » J’étais hors de moi ! À un point tel que j’aurais pu passer pour le pire des misogynes.

Maintenant, on ne m’y prend plus. Quand on me demande de répondre vocalement, je baragouine énergiquement un dialecte totalement de mon cru et, comme la cyborg de téléphoniste sans intelligence ne parvient pas à reconnaître quoi que ce soit, je suis directement dirigé vers le service à la clientèle, où une voix humaine s’empresse de me demander en quoi elle peut m’aider. C’est pas beau ça ! Toute cette attente et cette gymnastique pour arriver au même point. Il me semble que si on ne peut arrêter le progrès, les « fausses » téléphonistes auraient pu passer leur tour. Et vous, vous aimez ça ?

La théorie des milliers de billes

Il y a de ces journées où je m’installe devant mon ordinateur, sans vraiment me décider du sujet dont je veux vous entretenir. Je fouille alors dans mes documents, conservés au hasard de mes recherches sur Internet, et j’en choisi un. Voici une histoire comme je les aime et que j’aimerais partager avec vous; La théorie des milliers de billes. Elle nous fait prendre conscience du temps qu’il nous reste…

Plus je vieillis, plus j’aime les samedis matin… Peut-être que c’est parce que c’est la douce tranquillité qui vient avec celui qui se lève le premier. Ou peut-être que c’est la joie sans bornes de ne pas devoir aller travailler. De toute façon, les premières heures d’un samedi matin sont des plus agréables.

Il y a quelques semaines, je me dirigeais vers le garage avec une tasse de café dans une main et le journal du matin dans l’autre. La journée commençait comme un samedi matin typique, mais j’allais recevoir une de ces leçons que la vie semble nous donner de temps en temps.

Laissez-moi vous raconter le sujet de cette leçon :

J’écoutais la radio distraitement et j’ai entendu un vieil homme qui parlait d’une voix des plus agréables… Vous connaissez le genre ? Il avait une de ces voix comme en possèdent les annonceurs à la radio ou à la télévision. Il parlait de billes… de milliers de billes à son interlocuteur. J’étais intrigué et je me suis arrêté pour écouter l’homme qui disait :

– Eh bien, Tom, il semble que tu sois bien occupé avec ton emploi. Je suis sûr qu’il te paye bien, mais c’est difficile de croire que tu doives travailler soixante, soixante-dix heures par semaine pour joindre les deux bouts. C’est dommage que tu aies manqué d’assister au récital de danse de ta fille, ajouta-t-il ensuite.

– Laisse-moi te dire comment une chose m’a aidé à garder mes priorités et comment  je suis parvenu à développer une théorie que j’appelle « milliers de billes ».

– Un jour que je réfléchissais sur tout et rien, j’ai fait un petit calcul. La plupart des gens vivent pendant environ 75 ans. Je sais, il y en a qui vivent plus longtemps et d’autres moins… mais en moyenne, disons 75 ans.

– Maintenant, si je multiplie 75 fois 52, j’obtiens 3,900. C’est le nombre de samedis qu’une personne a dans sa vie. Suis-moi, Tom, parce que j’arrive à la partie importante de ma théorie. C’est à l’âge de 55 ans que j’ai fait ce petit calcul. À ce moment-là, j’avais déjà vécu plus de 2,800 samedis. Alors, par déduction, cela voulait dire qu’il me restait encore quelques 1,000 samedis à vivre si j’allais vivre jusqu’à 75 ans.

– Alors, je suis allé dans les magasins de jouets et j’ai acheté toutes les billes que j’ai pu. J’ai dû visiter 3 magasins pour y parvenir. Rendu chez-moi, je les ai placé dans un grand contenant en plastique transparent que j’ai placé ici dans le garage près de mes outils de bricolage.

– À chaque samedi depuis, j’ai sorti une bille du contenant et je l’ai jetée. J’ai découvert qu’en voyant le nombre de billes diminuer, j’ai porté plus d’attention aux choses importantes de la vie. Il n’y a rien comme de voir votre temps sur cette terre filer pour vous rendre conscient des priorités. Maintenant, laisse-moi te dire une dernière chose avant de conclure avec toi et d’aller déjeuner au restaurant avec ma tendre épouse.

– Ce matin, j’ai pris la dernière bille dans mon contenant. Je me suis dit que si je me rends jusqu’à samedi prochain, c’est que j’ai obtenu un peu de temps supplémentaire. Et s’il y a une chose que l’on peut tous utiliser c’est bien d’un peu plus de temps.

– C’était agréable de te rencontrer Tom. J’espère que tu vas passer plus de temps avec ta famille et établir tes priorités dans la vie avant qu’il ne te reste plus de billes, toi aussi.

J’ai éteint la radio et je suis demeuré pensif pendant quelques minutes. J’avais projeté travailler dans mon atelier ce samedi-là, mais je suis plutôt allé réveiller ma femme en l’embrassant tendrement et lui dit :

– Viens chérie, allons déjeuner au restaurant avec les enfants.

– Que se passe-t-il ? Demanda-t-elle en souriant…

– Oh, rien de spécial, ça fait longtemps qu’on a passé un samedi ensemble avec les enfants, et je voudrais aussi qu’on arrête dans un magasin de jouets. Il faut que j’achète des billes.

Ainsi se termina l’explication de la théorie des « milliers de billes », telle que racontée par l’homme de 75 ans. Prenez du bon temps ! Vivez aujourd’hui… Demain il sera peut-être trop tard.

 

La Parade de l’Amour

Depuis quinze ans, la Ville de Bromont est l’hôte, annuellement, d’un événement tout à fait particulier; La Parade de l’Amour. Une solide équipe de bénévoles s’affaire, certains même pendant trois mois, à préparer et peaufiner cette fête du deuxième dimanche de juin. Des couples de partout se donnent rendez-vous  à l’église Saint-François-Xavier de l’endroit, pour célébrer chacune des étapes quinquennales de l’anniversaire de leur mariage. En fait, ils commémorent l’événement par une messe, précédée d’un défilé équestre très original et haut en couleur. Pour le plaisir des yeux et l’amour des chevaux, Je vous invite à visionner l’album de l’événement.

Rassemblés à quelques kilomètres plus loin, les jubilaires, arborant corsages et fleur à la boutonnière, prennent place dans les calèches et voitures hippomobiles, parées de leurs plus beaux ornements et guidées par de fiers cochers, avant de défiler lentement vers l’église, salués par des spectateurs conquis qui en profitent pour immortaliser le moment. De superbes cavaliers, porteurs de drapeaux, ouvrent la marche sur leurs montures et dressent une haie d’honneur, sur le parvis de l’église. Tout se déroule au quart de tour et le service d’ordre est assuré par la police municipale.

Arrivés à cette belle l’église, construite en 1889, les jubilaires sont placés en rang chronologique d’anniversaires, puis, c’est l’entrée solennelle dans l’enceinte du temple, où ils sont chaleureusement accueillis par le sympathique curé Lanoie et acclamés par les fidèles présents. Les organisateurs présentent les jubilaires à tour de rôle et sous un tonnerre d’applaudissements, avant de célébrer la messe en leur honneur. La fête se poursuit autour d’un copieux brunch sous un chapiteau adjacent.

Notre présence à cette fête s’est faite sur invitation de mon frère Sylvain et de sa conjointe Lise, puisqu’ils célèbrent cette année, leur 35e anniversaire. Pierre, le frère de Lise et sa conjointe Suzanne quant à eux, en étaient à leur 40e et des amis les accompagnaient également. D’ailleurs, les amis des jubilaires sont aussi invités, moyennant une somme dérisoire, à participer à la fête et au festin. Les binnes du curé Lanoie, dont la réputation n’est plus à faire, sont succulentes et le même compliment circule à l’effet que sa sauce à spaghetti l’est toute autant.

Cette année, quarante-six couples, célébrant un cinquième à un soixante-cinquième anniversaire de mariage, ont vécus cette belle journée spéciale et marquante de leur vie de couple. Espérons qu’ils pourront répéter cette belle expérience.

Sous un soleil matinal chaud et radieux de cette ville estrienne, devant des terrasses bondées en dégustant son petit déjeuner, le spectacle doit être grandiose et féérique. Cependant, hier, Dame nature a été conciliante en réservant la pluie à plus tard et ne laissant que les nuages, mais si vous passez par Bromont, un deuxième dimanche matin de juin et que l’envie vous prend de vous y arrêter, vous verrez que même si on dit que les gens heureux n’ont pas d’histoire, ils sont rayonnants. La Parade de l’Amour, quel beau titre évocateur et quelle belle idée !

Pourquoi pas une petite dose d’humour

Un homme rentre chez lui et dit à sa femme qu’il prend une douche et part aussitôt pour un dîner d’affaires de dernière minute. Sa femme a un doute et profite qu’il est sous la douche pour lui faire les poches. Elle y découvre un petit mot :

Mon amour, je t’attends ce soir. Je te cuisinerai ton canard en sauce, celui dont tu raffoles tant.

L’épouse ne se décourage pas et décide de sortir le grand jeu; déshabillé sexy, maquillage et parfum envoûtant accompagné d’une posture plutôt engageante.

Le mari, stupéfait, se jette immédiatement sur sa femme et lui fait l’amour avec une passion oubliée depuis longtemps et renouvelle même son exploit à 2 reprises. Tout à coup, il se souvient de son mensonge et comprend qu’il est obligé d’aller à son soi-disant repas d’affaires afin d’éviter de mettre la puce à l’oreille à son épouse.

Épuisé, il se rend chez sa maîtresse et lui annonce d’entrée qu’il est éreinté par une journée de travail et qu’il va juste manger et repartir tôt. Le repas terminé, il s’endort et la jeune femme vexée et douteuse fouille dans ses poches et découvre son petit mot doux sur lequel l’épouse a ajouté ceci :

Je vous envoie le canard, mais je crains qu’il n’ait plus de sauce.

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Ti-Guy arrive chez lui saoul comme une botte. Il se faufile dans son lit près de sa femme et tombe endormi. Il se réveille aux Portes du Paradis devant St-Pierre qui lui dit :

– Ti-Guy, tu es mort dans ton sommeil.

Ti-Guy complètement abasourdi lui répond :

– J’suis mort ??? J’peux pas être mort! J’aime trop la vie! J’veux r’tourner!

St-Pierre dit :

– La seule manière que tu peux retourner, c’est dans la forme d’une poule.

Ti-Guy dit :

– En autant que c’est dans une ferme près de ma maison, je suis d’accord.

Aussitôt dit aussitôt fait, Ti-Guy se ramasse couvert de plumes en grattant et en donnant des coups de bec dans le sol. Un coq s’approche de lui :

– Comme ça c’est toi la nouvelle poule? Comment est ta première journée?

– Pas mal, dit Ti-Guy la poule, mais j’ai comme un feeling en dedans comme si j’étais pour exploser.

– Tu ovules, explique le coq, dis moi pas que t’as jamais pondu d’œufs ?  Relaxe, laisse-toi aller, tout cela est normal.

Ti-Guy pris la suggestion du coq, et quelques moments inconfortables plus tard : voila un œuf ! Ti-Guy était épris d’émotions à sa première expérience de maternité. Il pondit bientôt un deuxième œuf. Il éprouvait une joie sensationnelle. Comme il se préparait à pondre encore un troisième œuf, il a ressenti une maudite claque derrière la tête, et entendit sa femme crier :

– Réveille toi Ti-Guy, t’es en train de chier au lit !!!

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Un homme se fait intercepter par un garde-pêche. Son bac à poissons est rempli à pleine capacité. Le garde-pêche demande :

– Avez-vous un permis pour tous ces poissons ?

– Non monsieur, ce sont mes poissons domestiques.

– Poissons domestiques ?

– Oui, chaque soir, j’amène mes poissons ici sur le lac, je les laisse nager un bout de temps  librement dans le lac, et lorsque je siffle, ils reviennent tous et sautent  dans le bateau. Je les ramène alors à la maison !

– Mais c’est ridicule cette  histoire, c’est du mensonge pur et simple !

– Non, pas du tout, je vais  vous montrer, ça fonctionne vraiment !

– Ok, je dois voir  ça…

L’homme prend alors son bac  à poissons, le vide à l’eau, et attend debout. Après quelques minutes, le garde-pêche demande :

– Alors ?

– Alors quoi ?

– Quand allez-vous les faire revenir ?

– Faire revenir qui ?

– Ben les poissons !

– Quels poissons ?

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Ça se passe sur le vol Transat Québec-Varadero. Le commandant s’adresse aux passagers:

– Mesdames et messieurs, bienvenue à bord… La durée du vol sera de 3 heures et 45 minutes, la température à Varadero est de 27 degrés Celsius, quand soudain…

CRRAAKK !

– Oh mon Dieu ! s’écrie le pilote… puis, silence complet.

Les passagers sont blancs comme des draps… Les hôtesses circulent nerveusement dans les allées… Tout à coup, la voix du pilote se fait entendre de nouveau :

– Mille excuses mesdames et messieurs, il m’est arrivé un petit incident, on a répandu une tasse de café chaud sur moi, vous devriez voir le devant de mes pantalons !

Plusieurs voix s’élèvent dans l’avion :

– Calvaire ! Y a pas vu le derrière des miens s’ti !!!

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Un type décide de faire son baptême de l’air. Il se rend alors dans un aéroclub et demande à un pilote :

– Voilà… J’aimerais faire mon baptême de l’air mais je voudrais un vol à sensations, pas les petits vols pépères que vous réservez aux touristes !

– Pas de problème, si vous êtes amateur de sensations fortes, vous allez en avoir !

Le type et le pilote montent donc dans un petit avion. L’avion prend de la vitesse. Il roule de plus en plus vite mais ne décolle pas ! Il fonce droit sur un arbre. Au dernier moment, le pilote tire sur le  manche et l’avion décolle en frôlant les branches de l’arbre. Le pilote entend son client assis derrière lui dire :

– Ça, je m’y attendais…

L’avion a maintenant pris de l’altitude. Comme le type ne semble pas avoir eu peur au décollage, le pilote tente la figure de la feuille morte. Il coupe le moteur de l’avion et ce dernier chute vers le sol. L’avion part en vrille, le sol se rapproche de plus en plus vite et au dernier moment, le pilote remet les gaz et tire sur le manche ! L’avion fait un rase-mottes et reprend de l’altitude. Le pilote entend son client dire :

– Ça, je m’y attendais aussi !

Énervé, le pilote bascule l’avion sur le dos. Il vole ainsi un petit moment puis enchaîne les loopings. Lorsqu’il termine ses acrobaties, le pilote entend le type dire :

– Ça, par exemple, je ne m’y attendais pas…

Comme le client a enfin eu les sensations fortes demandées, le pilote pose le petit avion en douceur. Après avoir atterri, il dit à son client :

– J’ai cru que je n’arriverais jamais à vous faire peur ! Vous n’arrêtiez pas de dire « ça, je m’y attendais ! »

– Écoutez-bien, dit le type. Quand j’ai dit « Ça, je m’y attendais », au moment du décollage,  c’est parce que j’ai pissé dans mon pantalon tellement j’ai eu peur ! Ensuite, quand l’avion a chuté  vers le sol, j’ai dit « Ça, je m’y attendais ! », parce que j’ai chié dans mon pantalon tellement j’ai eu peur. Par contre, quand vous avez volé sur le dos et fait les loopings à l’envers,  tout est remonté dans le col de ma chemise, et ça, je ne m’y attendais pas…!

Ça m’agace !

Deux choses retiennent mon attention dans l’actualité et m’agacent royalement. La première est toute cette saga orchestrée par Denis de Belleval et son faire-valoir sur la construction de l’amphithéâtre de Québec. C’est carrément de l’acharnement. On s’offusque qu’une partie du financement soit pris à même des fonds publics et pendant ce temps, on ne dit rien sur le gaspillage des mêmes fonds par nos gouvernements.

À chaque semaine, on peut prendre connaissance, via les journaux, des subventions et dépenses de toute sorte qui sont dilapidées à droite et à gauche, sans que personne ne lève le petit doigt. Pourquoi subventionne-t-on les festivals, ici et là, et des événements loufoques et complètement inutiles si ce n’est que pour les supposées retombées économiques. Il me semble que l’amphithéâtre de Québec apportera sa large part de retombées. Quand le gouvernement subventionne à coup de millions la construction d’un terrain de soccer avec gazon synthétique dans une ville quelconque, qu’est-ce que j’en ai à foutre, puisque je n’en profiterai jamais, à part de payer, sans être consulté. En bout de ligne, cette mascarade à Québec, nous coûtera combien ?

L’autre fait agaçant est cette malheureuse intervention policière à Montréal et qui s’est soldée par la mort de deux personnes dont une innocente victime. Pourquoi on s’interroge encore sur le travail des policiers ? Pourquoi on met des heures à décortiquer et analyser les événements alors que les policiers n’avaient que quelques secondes à décider de l’issue de l’intervention ? Chacun y va de son analyse dans cette affaire et chacun a peut être raison, mais dans le fond, c’est la fatalité qui a tué cette innocente victime. Son numéro était tiré comme on dit et rien n’aurait changé quoi que ce soit. Imaginez la probabilité qu’elle avait de mourir de cette façon; une sur des millions !

Quand bien même on modifierait la façon d’enseigner ce type d’intervention à l’école de police, il y a toujours l’impondérable qui intervient dans ce genre de situation. Ce n’est certainement par la formation qui va empêcher une balle perdue ou ricochée d’atteindre une cible humaine.

Le taser gun ? Chaque policier devrait en posséder un à son ceinturon. Mais on est loin de cette réalisation parce que l’usage de cette arme ne fait pas l’unanimité dans un Québec où on remet tout en question sans faire de consensus. Avez-vous déjà vu une intervention policière musclée aux États-Unis ? Le premier contact est de menotter le suspect, après on discute dans le calme. S’il faut employer la force, le taser gun entre en action instantanément. C’est assez efficace merci. Malheureusement nous n’en sommes pas rendu à cette étape. Les policiers sont là pour appliquer la loi et l’ordre. Qu’on leur en donne les moyens.

 

L’immunité des Bruins de Boston

Mike Murphy, vice-président aux opérations hockey de la Ligue Nationale a tranché; 4 matchs de suspension à Aaron Rome des Canucks de Vancouver, pour avoir appliqué une très solide mise en échec à la tête, à Nathan Horton des Bruins de Boston. Est-ce que la ligue a modifié son approche face aux coups portés à la tête ? Permettez-moi d’en douter parce que ça implique Boston et on sort ses gros sabots devant cette équipe qui traîne une réputation de salauds.

Quoi qu’il en soit, je m’interroge sur ce verdict, si je le compare à l’incident, ou plutôt la tentative de blesser volontairement de Zdeno Chara, à l’endroit de Max Pacioretty le 8 mars dernier. Le geste était on ne peut plus volontaire et la ligue avait statué qu’il n’avait rien de répréhensible. Est-ce que les Bruins ont une immunité particulière ? C’est bizarre également que Mark Recchi n’y soit pas allé d’une déclaration stupide pour dire que Horton simulait sa blessure ou sa commotion, comme il l’a fait envers Pacioretty.

J’ai regardé les matchs de cette série finale et les joueurs jouent allègrement à se démolir, sans qu’aucune sanction ou pénalité ne soit décernée. Les arbitres laissent le jeu se dérouler impunément et la Ligue nationale salive à l’effet que c’est bon pour le spectacle… Drôle de mentalité. Et à Boston, ils sont débiles. Dès qu’un joueur des Bruins applique une violente mise en échec à un adversaire, c’est l’euphorie, pour ne pas dire l’hystérie dans l’assistance. Des sadiques ! Quand on compare la mise en échec d’Aaron avec les autres le long des bandes, on peut se poser la question sur laquelle fut la plus violente. De plus, que faisait Horton la tête entre les deux jambes ? Il admirait sa passe ?

Espérons que Brendon Shanahan saura rétablir une certaine crédibilité au comité de discipline et que la ligue prenne ses responsabilités de punir sévèrement les coups à la tête. Si on s’en remet à la vidéo pour  décider d’un but douteux, pourquoi ne pas prendre le même moyen pour décerner une pénalité justifiée. Le préfet de discipline verra par la suite à appliquer une sanction très dissuasive. N’attendons pas qu’un médecin constate un décès en direct, sur la surface de jeu.

Vous vous rappelez, au baseball, la foudroyante crise cardiaque qu’avait subie l’arbitre au marbre Norman McSherry, lors d’un match d’ouverture. C’était pénible à voir et je revois encore ses yeux vides et froids comme la mort, dans ma tête. Imaginez la même scène, conséquence d’un geste violent, donné par une armoire à glace en armure. J’aime mieux ne pas y penser.

Encore une crise au PQ

Encore une fois, le Parti québécois est plongé au cœur d’une chicane et voit sa représentation diminuée en perdant trois gros noms. Ce n’est pas nouveau et, sauf pour sa première élection en 1976, cela a toujours été une succession de disputes au point où même feu René Lévesque s’est fait montrer la porte.

Quand on n’est plus capable de se rallier au consensus, on quitte et c’est ce qu’on fait les Lapointe, Curzi et Beaudoin. En même temps, ça épure le parti et à cet égard, les trois démissionnaires indépendants auront à faire face à l’électorat d’ici deux ans et ce dernier leur montrera la sortie également. Ce ne sont pas des députés indépendants qui vont faire progresser le Québec. On n’a qu’à regarder aller notre ami Amir…

Ce parti veut que le Québec devienne un pays souverain et ils n’ont même pas la décence de laver leur linge sale en famille. Il faut toujours que ce soit au grand jour et chacun tire la couverture de son bord. Récemment, Pauline Marois a reçu un vote de confiance à 93% et malgré cela, il se produit encore des déchirements de la sorte. C’était du bluff? De la magouille? Il est permis de se poser des questions. Avec une équipe aux égos gros comme ça, aussi bien affirmer qu’on est très loin d’un pays souverain.

Alors que depuis deux ans, le Poodle était au tapis face à l’opinion publique, un tel événement le fait revivre. Il rit, pour ne pas dire jouit. Avec toute l’arrogance qu’on lui connaît, il avait son petit air fendant en répondant aux journalistes. Remarquez que dans son parti, tout est fait en vase clos et il est interdit de le laisser paraître. Tout est caché! On n’a qu’à penser à la commission d’enquête sur la construction demandée par toute une population. Non ! Au parti libéral, on est plus hypocrite.

De l’autre côté, François Legault et Charles Sirois se pavanent en montrant leur vision du Québec de demain… mais c’est encore du néant parce qu’on ne voit aucune intention de s’impliquer politiquement. Décidément, ceux qui veulent le pays du Québec sont définitivement en déroute.

 

Harper s’amène

En voici un autre qui s’amène avec beaucoup de retard, visiter les inondés du Richelieu. Trop peu trop tard et après une visite au Manitoba pour les mêmes raisons, ainsi que ses visites à l’extérieur du pays, le voilà qui débarque avec ses souliers dans l’eau sans ne rien promettre. Pas de bottes, comme ses militaires. Il est venu faire quoi au juste? Nous narguer ? Lui il se rappelle pour qui le Québec a voté aux dernières élections et dans ses propos, on peut déceler la rancune. Je vous le dis on va manger d’la m…. pour les quatre prochaines années, soyez-en assurés. Et après tout ça, on se demande encore pourquoi la politique est sale. C’est assez pour écœurer tout le monde et ça n’intéresse que les étudiants universitaires avec des CV gonflés, qui veulent toucher une bonne paie et se créer un intéressant fonds de pension. Vous vous rappelez, ceux et celles qu’on a envoyé dans l’opposition… Vous avez déjà oublié ??? La bande à Jack !

 

De la basse-cour à la table

Qui aurait cru que j’avais des ambitions et des aptitudes de gentleman farmer. Ceux qui me connaissent savent que je suis un gars de ville, mais depuis que j’apporte ma modeste contribution au Ranch Kaymas de mon frère et sa conjointe, je dois dire que je trouve la campagne agréable et relaxante. Être entouré d’animaux, principalement deux chevaux et une toute petite chèvre, me fait prendre un meilleur contact avec la nature et mes visites au ranch sont toujours intéressantes. J’apprends les rudiments à petites doses.

Tout ce préambule pour vous parler de notre nouvelle activité au ranch; l’élevage de poulets ! Oui, vous avez bien lu… Pas des poules pondeuses pour faire le commerce des œufs, non. Des coqs pour la chair. On les nourrit pendant une dizaine de semaines et lorsque ils sont dodus à point, c’est le chemin de l’abattoir, suivi du congélateur, puis on les bouffe. C’est triste vous me direz mais ainsi va la vie des poulets.

Inutile de vous dire que les groupes de pressions, dont ma sœur cadette, s’opposent vivement à cette pratique et me l’ont fait savoir. C’est scandaleux ! C’est inhumain ! Il ne faut pas avoir de cœur ! Toutes les raisons sont bonnes pour nous faire passer pour des bourreaux de poulets. Et quand on leur dit que des milliers de ces volailles connaissent le même sort quotidiennement pour approvisionner les rôtisseries de ce monde, on nous répond que ce n’est pas pareil… On les connaît nos petits poussins devenus grands. J’ai même eu l’affront de leur donner un prénom en mentionnant, à ma petite sœur, que je l’inviterai l’automne prochain, à dévorer le juteux et succulent Hector !

L’abattage est prévu après la mi-juillet et déjà on anticipe une manifestation avec pancartes en face du ranch. Je vois déjà les slogans; Assassins ! Tueurs de volailles ! Sans cœur ! Lâches !…

Trêve de plaisanteries, c’est évident que je blague (pour la manif seulement), mais c’est une toute première expérience, née d’une discussion autour du feu, sur le sublime délice de savourer un bon poulet de grain, engraissé par nous-mêmes avec de la moulée de première qualité. De plus, les coqs ne sont pas stressés et ont toute la liberté voulue de penser que dans un avenir très rapproché, ils feront les délices de quelques convives.

Au départ, nous avions 36 beaux petits poussins qui grandissent très rapidement. C’est fou comme ils profitent durant leur courte vie. Malheureusement, nous en avons perdu un récemment, qui s’est probablement suicidé en pensant au sort qui l’attendait. Encore un lavage de cerveau manigancé par les groupes de pression. À tout événement, il en reste 35 et ils sont maintenant installés confortablement dans le poulailler du ranch. Lise et Sylvain veillent régulièrement au grain, c’est le cas de le dire, et pour que le calme demeure et éviter un stress inutile, Sylvain a promis de s’abstenir de fredonner quelque refrain que ce soit, histoire de conserver les chairs tendres.

L’été dernier, j’ai goûté à un tel poulet qui pesait 4-5 kilos et laissez-moi vous dire que je n’avais jamais rien mangé de tel. Délicieux, goûteux, tendre et j’en passe. Pas des petits poulets chétifs de la rôtisserie du coin, loin de là; des monstres de muscles et de chair. Dès lors, l’aventure de cette année se mettait en branle. L’expérience nous dira si le jeu en valait la chandelle mais je peux déjà vous assurer que c’est positif. J’aurai l’occasion de vous en parler prochainement et de ma cellule si on m’intente un procès et que je suis reconnu coupable, mais j’irai en appel. Voici d’ailleurs la photo d’Hector en début d’article. Et si vous voulez en apprendre plus sur leur évolution, je vous invite à cliquer ce lien et prendre connaissance de l’article de Lise sur son blogue concernant leur arrivée au ranch.