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Il était une fois un vendeur de sapins de Noël qui était un peu magicien. Chez lui, on n’achetait pas d’arbres en pots. Les gens repartaient de sa boutique avec une graine à planter chez eux : le lendemain, un sapin magnifique avait poussé dans leur salon.
Un jour, une sorcière se rendit au magasin pour acheter son sapin de Noël. Il y avait une queue. La sorcière bouscula tout le monde avec son balai :
– Ouste, laissez passer. Je déteste attendre ! Vendeur, je veux un sapin et que ça saute.
Avec un sourire moqueur, le vendeur alla chercher une graine dans ses sacs. La sorcière l’empocha et dit :
-Je ne vous paie pas, évidemment. Je déteste payer !
Et elle enfourcha son balai pour aller planter la graine dans son salon. Le lendemain matin, surprise ! Au lieu du sapin attendu, se dressait un cactus ! À ses piquants étaient accrochés des guirlandes dorées.
Tout en haut, à la place de l’étoile traditionnelle, se tenait un perroquet jaune qui salua la sorcière en ces termes :
– Bonjour repoussante sorcière ! Ce cactus piquant est ton portrait tout craché, Jacquot est content !
Furieuse, la sorcière fonça vers la boutique. De nouveau, elle bouscula toute la queue, pinça les joues des enfants au passage, et se planta devant le vendeur en disant d’une voix aigre :
– Je déteste les farceurs ! Si tu ne me donnes pas une vraie graine de sapin, je te transforme en crapaud !
Le vendeur se confondit en excuses :
– Comment ais-je pu, honorable dame, comment ais-je pu me tromper de sac ?
Et la sorcière repartit avec une autre graine.
Le lendemain, elle se trouva devant… un saule pleureur. Le long de ses branches étaient fixés des boules scintillantes et des lumignons.
Le saule se mit à sangloter :
– Bouh ouh, comment peut-on être d’une telle méchanceté ?
Ses larmes coulaient à flot, éteignant les bougies l’une après l’autre. La sorcière rêvait d’exploser de colère. Mais elle sentait une inexplicable gentillesse l’envahir ! C’est que le saule était magique : ses larmes étaient capables d’amollir les cœurs les plus endurcis…
Lorsque la sorcière retourna chez le vendeur, elle fit la queue comme tout le monde. En attendant, elle distribua des bonbons aux enfants et leur raconta de fabuleuses histoires de Noël. Le vendeur l’examina de loin.
Lorsque vint son tour, il lui fit un grand sourire :
– Bonsoir Madame ! J’ai pour vous une graine dont vous serez contente.
La sorcière le remercia avec une exquise politesse… sans oublier de le payer.
Le lendemain, dans son salon, elle trouva un sapin de Noël superbe, le plus beau qu’elle ait jamais vu.
Décidément, l’année 2010 nous aura réservée son lot de visites en milieu hospitalier. Déjà qu’on s’y rend trois fois la semaine pour les traitements d’hémodialyse de mon père, voilà que sa condition médicale nécessite une chirurgie d’urgence. Ce qui me désole dans tout ça, c’est que cet épisode aurait pu être facilement évité.
Depuis qu’il a terminé ses traitements de dialyse péritonéale à la maison, le cathéter qu’il portait se trouvait désuet, donc il devait être enlevé au plus tard au début octobre. Après deux rendez-vous infructueux en clinique externe, le cathéter est toujours en place et on ne sait pas quand la chirurgie aura lieu.
Ce matin, pris de violents maux au bas ventre, il nous a fallu l’hospitaliser d’urgence et par ambulance. Après consultation auprès du personnel médical, il s’est avéré que le cathéter a provoqué une forte inflammation et infection de la région abdominale. Il sera opéré demain enfin ! Avec ce que comporte une chirurgie, si mineure soit-elle et dans sa condition médicale, nous souhaitons que tout se passe bien.
C’est malheureusement le sombre reflet de notre médecine de république de bananes. Les listes d’attente s’allonge dans toutes les spécialités de la médecine, sans que rien, absolument rien ne bouge. C’est décidément loin d’être facile.
Par contre, je dois féliciter le personnel médical qui s’est occupé de lui ce matin, de même que les ambulanciers qui ont procédé au transport. Ils étaient compatissants et à l’écoute des souffrances que mon père endurait. Il faut souligner leur travail exemplaire lorsque cela se produit. Voilà qui est fait !
En 1991, ma jeune sœur accoucha de sa première fille. Très vite, le personnel médical s’aperçu que le bébé était différent des autres. Elle était atteinte de Trisomie 21, un handicap pour la vie, pour sa vie. Une très dure nouvelle à entendre quand on ne s’y attend pas. Une fois le choc passé, elle et son conjoint ont décidé de la garder pour le meilleur et le pire. Aujourd’hui, dix neuf années plus tard, elle a grandi dans la normalité, fréquente l’école et fonctionne presque comme tout le monde. Elle est dans son monde certes, mais de tout temps elle a été aimée, élevée et traitée comme une personne normale. Elle est adorable.
Je me suis toujours dit, dans mon fort intérieur, que pour avoir la responsabilité d’un enfant handicapé, il fallait avoir des pré-requis spirituels insoupçonnés et de la force pour affronter tous les regards et les préjugés. Pourquoi les parents d’enfants handicapés semblent toujours relever ce défi au quotidien ? Est-ce un choix suprême, une vocation divine ? Je ne sais pas !
Un jour, j’ai eu ma réponse. Ma sœur m’a remis le texte qui suit. Même après toutes ces années, mes émotions remontent encore, simplement à le lire. Selon moi, c’est le plus beau texte pour décrire comment le Créateur les a choisis.
Aujourd’hui, partout dans le monde, on célèbre la Journée mondiale pour les personnes handicapés et pour tous ces enfants et parents concernés, je veux le partager avec vous.
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Dieu planait au-dessus de la terre, choisissant ses instruments de propagation de l’espèce avec le plus grand soin et la plus grande réflexion. Tout en observant, il ordonne à ses Anges de prendre des notes dans un fichier géant :
– Paul ; Sophie, un fils, Saint Patron Matthieu ; François, Amélie, une fille, Sainte Patronne Cécile, etc…
Finalement il communique un nom à un Ange, et sourit :
– Donnes lui un enfant handicapé.
L’Ange s’étonne :
– Pourquoi celle-là, Seigneur ? Elle est si heureuse.
– Précisément, répond Dieu en souriant, pourrais-je donner un enfant handicapé à une mère qui ne connait pas le rire ? Ce serait cruel.
– Mais elle a de la patience ? demande l’Ange.
– Je ne veux pas qu’elle soit trop patiente, sinon elle se noiera dans une mer de pitié de soi et de désespoir. Une fois le choc et le ressentiment passés, elle y arrivera. Je l’ai observée aujourd’hui ; elle a ce sentiment de soi-même et d’indépendance qui est si rare chez une mère. Tu vois l’enfant que je vais lui donner à son propre monde. Il faut qu’elle le fasse vivre dans son monde à elle et ce ne sera pas facile.
– Mais Seigneur ELLE NE CROIT PAS EN VOUS !
Dieu sourit :
– Peu importe, je peux m’en arranger. Celle-ci est parfaite. Elle a juste assez d’égoïsme.
L’Ange reste bouche bée.
– D’égoïsme? Est-ce là une vertu ?
Dieu hoche la tête :
– Si elle n’arrive pas à se séparer de temps en temps de l’enfant; elle ne survivra jamais. Oui voici une femme à qui j’octroi un enfant rien moins que parfait. Elle ne s’en rend pas compte, mais elle est enviable.
– Elle ne prendra jamais pour argent comptant ce qu’on lui dira, et ne considèrera jamais un progrès comme ordinaire.
– Quand son enfant dira « Maman » pour la première fois, elle aura assisté à un miracle et elle le saura.
– Quand elle décriera un arbre ou un coucher de soleil à son enfant, elle, verra comme bien peu de gens ne voient jamais mes créations.
– Je lui permettrai de voir clairement les choses que je vois : ignorance, cruauté, préjugés; et je lui permettrai de s’élever au-dessus.
– Elle ne sera jamais seule, je serai à ses côtés chaque minute de chaque jour de sa vie, parce qu’elle réalise mon œuvre aussi surement qu’elle se trouve ici à mon côté.
– Et son Saint Patron ? demande l’Ange, la plume suspendue en l’air.
Dieu sourit :
– Un miroir suffira …
Il était une fois une méchante sorcière qui détestait Noël.
– Pouah ! Criait-elle, tous ces horribles petits enfants, tous ces cadeaux, toute cette joie ! Beurk !
Un jour, elle eut une idée diabolique.
– Je vais enlever le père Noël ! Comme ça, les enfants n’auront pas de jouets !
La veille de Noël, au lever du jour, elle se glissa dans l’étable où dormaient les rennes du père Noël. Elle donna à chacun une carotte ensorcelée. Puis elle s’enfuit.
Le soir, le père Noël attela les rennes, chargea le traîneau, puis s’envola pour sa tournée de cadeaux.
En passant su-dessus de la maison de la sorcière, les rennes eurent soudain très mal au ventre. Le père Noël, inquiet, posa son traîneau.
Alors, la sorcière, qui était aux aguets, se précipita sur lui. Elle pointa une baguette magique et ricana d’un air mauvais :
– Prenez votre hotte et suivez-moi, père Noël. Sinon je vous transforme en chauve-souris !
Elle conduisit le père Noël dans sa maison et l’enferma dans une petite pièce.
Le père Noël n’était pas le seul prisonnier de la sorcière. Elle avait aussi enlevé la fée des Neiges, une amie du père Noël qu’elle détestait.
– Nous devons trouver une solution, murmura la fée. Elle m’a volé ma baguette magique, mais j’ai un peu de poudre enchantée sur moi.
– J’ai une idée, répondit le père Noël. Les jouets ! Ils vont nous sauver !
Et le père Noël sortit de sa hotte un bataillon de petits soldats, un tigre en peluche et un cow-boy à cheval.
– Saupoudrez-les de poudre enchantée ! Demanda le père Noël à la fée.
Aussitôt dit, aussitôt fait et, en quelques secondes, les jouets prirent vie et se faufilèrent à travers les barreaux de la porte.
La sorcière se dandinait devant un grand chaudron en chantonnant :
– Je vais brûler tous les jouets, c’est bien fait, hé hé hé…
Elle poussa un cri :
– Aïe, aïe, ça pique !
Les petits soldats lui tiraient des petites balles de plomb dans les mollets. Furieuse, la sorcière essaya de les écraser, sans succès.
Soudain, le tigre en peluche lui bondit au visage et lui mordit le nez.
– Aïe, aïe, hurla la sorcière.
Le cow-boy, lui, avait aperçu la baguette magique qui dépassait de la poche de la sorcière. Il l’attrapa au lasso et repartit au galop.
La fée se saisit de sa baguette et transforma les barreaux d’acier en guirlande de papier. Heureusement, car la sorcière avait réussi à empoigner le tigre et elle menaçait de le plonger dans sa marmite.
– Sale petite boule de poils, tu vas…
La sorcière ne termina pas sa phrase, la fée venait de la changer en bonhomme de neige ! La fée et le père Noël s’échappèrent; le père Noël retrouva ses rennes qui allaient mieux et il put distribuer tous les cadeaux en temps et en heures aux enfants.
Quant à la sorcière, on raconte qu’elle cherche une solution pour ne pas fondre au prochain printemps !
Au royaume du père Noël, il régnait une grande agitation.
Les lettres des enfants affluaient par milliers, les lutins fabriquaient les jouets et les rennes s’entraînaient dans les forêts de glace pour être en forme le grand soir. Le père Noël, lui, voulait régler l’heure de son départ avec le gardien de la Porte magique, le vieux sorcier Merlock. Fermée toute l’année, la Porte préservait le royaume féérique de Noël des curieux et des gens malhonnêtes.
Merlock était le seul à pouvoir l’ouvrir. Il ne prononçait la formule magique qu’une seule fois par an, le soir de Noël
Arrivé près de la Porte, le père Noël remarqua l’air abattu du sorcier.
– Merlock ! Que se passe-t-il ?
– Oh, j’essaie de former un nouveau gardien. Je me fais vieux et je suis fatigué. Mais ce n’est pas cette année que je partirai à la retraite. Regardez mes élèves, c’est la catastrophe ! dit-il en désignant un groupe de jeunes sorciers.
La Porte changeait de couleur : rouge, bleu, jaune, rose; de motifs : des fleurs, des cœurs, des étoiles; et de forme : rond, triangle, carré. Mais pas un seul gond ne grinçait.
– Ils pourront toujours s’occuper de la décoration du royaume ! s’exclama le père Noël dans un fou rire.
Maké le renne écoutait avec attention leur discussion. Il aurait voulu accompagner le père Noël lors de sa tournée, mais il avait le vertige et ne pouvait pas voler comme les autres rennes. Alors, il prit une grande décision : « Je vais devenir le nouveau gardien ! »
Tous les jours, il se rendait discrètement près de la grande Porte. Contrairement aux jeunes élèves qui ne pensaient qu’à s’amuser, il écoutait attentivement l’enseignement de Merlock. Au bout de quelques jours, il parvenait déjà à ouvrir les sacs à dos, les tiroirs et les coffres-forts.
Le soir du 24 décembre, le père Noël attendait devant la Porte sur son traîneau chargé de cadeaux lorsqu’un petit lutin arriva complètement affolé :
-Père Noël, Merlock est malade, il est cloué au lit.
Les habitants paniquèrent : Pas de Porte ouverte, pas de Noël !
Tous les élèves essayèrent de l’ouvrir, sans y parvenir. Maké s’avança timidement sous les ricanements des autres rennes :
– Hé Maké, tu as perdu la tête ! Tu es un renne, pas un sorcier !
Il se concentra malgré les moqueries et marmonna des mots incompréhensibles. Il virevolta sur lui-même et pointa sa patte d’un coup sec vers la Porte. Un éclair jaillit, puis un faible grincement résonna, enfin les deux battants s’écartèrent à la stupéfaction générale. Maké était très fier…
– Maké, tu es un grand magicien, dit le père Noël. Je pense que Merlock a enfin trouvé son remplaçant. Joyeux Noël à tous !
Avec la venue des téléphones intelligents, ce sont de petits ordinateurs de plus en plus performants qui meublent notre quotidien. Les applications se multiplient et rendent quasi indispensable son utilisation et majoritairement par la clientèle jeune et branchée.
D’un autre côté, la sur-utilisation du cellulaire principalement au volant d’un véhicule automobile, a amené le législateur à modifier les lois pour en interdire son utilisation. Si cette interdiction peut facilement se comprendre, il faut cependant être conséquent pour la suite des choses.
Les journaux nous annoncent que le ministère des Transports du Québec offre une application gratuite pour les IPhone, IPad et IPod touch, qui permet de connaître l’état du réseau routier en temps réel, « pour se rapprocher des usagers de la route et ainsi leur permettre de planifier leurs déplacements de manière efficace et sécuritaire ». C’est ça que j’appelle de l’inconséquence.
Le gouvernement vote une loi pour contrer une habitude jugée dangereuse pour la sécurité, puis offre une application cellulaire pour pouvoir consulter en direct, la fluidité de son réseau routier. Si c’est en temps réel, comment pensez-vous que les usagers vont s’informer ? En consultant l’application d’une main, pour conduire de l’autre. Comme conséquence, on aurait pu trouver mieux !
Bravo à nos oiseaux pour leur deuxième Coupe Grey d’affilée, face aux mêmes rivaux que l’an dernier les RoughRiders de la Saskatchewan, avec une éclatante victoire de 21 à 18 devant une foule de 63 317 personnes, dont 45 000 hostiles, hier à Edmonton. Ils répétaient pour la première fois, l’exploit des Argonauts de Toronto de 1996 et 1997.
Même si Damon Duval a été lamentable, l’équipe a su se regrouper pour l’emporter. La victoire est d’autant plus déterminante, qu’elle mettait un baume sur le traitement qu’a subi l’équipe durant la dernière semaine au niveau du logement et des installations d’entraînement et qui a alimenté abondamment les journaux. Probablement l’élément motivateur qui leur fallait.
Que dire aussi du jeu truqué des Alouettes en début de troisième quart. Alors que les Riders attendaient un botté de Duval, l’attaque y est allé d’un jeu au sol particulièrement brillant, qui pavait la voie à une belle remontée. Belle soirée aussi pour Ben Cahoon qui disputait probablement son dernier match avant la retraite. Finalement, l’interception de Billy Parker, à 55 secondes de la fin du match, a cloué définitivement le cercueil des Riders. Jamel Richardson a été nommé le joueur du match.
Une sixième Coupe Grey pour l’équipe et un retour agréable à Montréal pour les célébrations d’usage. Merci pour cette formidable saison 2010 de nos oiseaux. Que la fête commence !
Quand un vieil homme mourut dans un hôpital gériatrique de North Platte, au Nebraska, il allait de soi, selon tous, qu’il n’avait aucune possession de quelque valeur. Plus tard, alors que les préposées s’affairaient à classer ses maigres possessions, elles trouvèrent ce poème. Elles furent tellement impressionnées qu’elles en firent des copies qui furent distribuées à tout le personnel de la maison.
L’une d’elles en rapporta une copie chez elle au Missouri et la fit connaître. Depuis, le poème de ce vieil homme a paru dans l’édition de Noël du Magazine de l’Association de la Santé Mentale de St-Louis.
Et ce petit vieillard décharné, semblant n’avoir rien à apporter au monde, est l’auteur de ce petit poème, éloquent mais sans prétention, qui fait le tour sur l’Internet.
Quoi pensez-vous gardes, en me regardant ?
Un vieillard difficile et pas trop brillant;
Hésitant, dans ses gestes et dans ses yeux fuyants;
Qui jongle avec sa nourriture et ne réponds pas;
Quand vous dites d’une voix forte ; «Vous n’essayez même pas !»
Qui semble ne pas s’apercevoir de ce que vous accomplissez;
Qui perd constamment un bas ou un soulier;
Qui, avec ou sans résistance obéi à votre gré;
Avec le bain, les repas et les longues journées à tuer.
Est-ce que c’est çà que vous pensez ? Est-ce que c’est çà que vous croyez ?
Alors ouvrez les yeux gardes, ce n’est pas moi que vous voyez;
Quoi que je mange à votre convenance et fais ce vous m’ordonnez;
Je vais vous dire qui est là dans ce fauteuil élimé.
Je suis un garçon de dix ans avec frères et sœurs;
Et nos parents nous aiment avec tout leur cœur;
Un garçon de seize ans, des ailes à ses souliers;
Et bientôt une amoureuse, qu’il espère rencontrer.
Un jeune homme de vingt ans fraîchement fiancé;
Mon cœur bondit de bonheur annoncé;
En me souvenant des vœux que j’aurai à prononcer;
Et que j’ai promis de toujours respecter.
J’ai vingt-cinq ans maintenant et des enfants merveilleux;
C’est mon devoir de les guider et protéger de mon mieux;
Un homme de trente ans, mes enfants grandissent vite;
Mais nos liens sont solides, bon présage pour la suite.
À quarante ans mes enfants ont grandis et quittés;
Ma femme est à mes côtés et m’évite de déprimer;
À cinquante ans, quelle joie, des petits sur les genoux;
À nouveau le bonheur, même s’ils ne sont pas à nous.
Des jours sombres s’annoncent, ma femme est décédée;
Je regarde vers l’avenir mais je suis effrayé;
Car mes enfants sont occupés à élever leurs enfants;
Et je pense sans arrêt aux joies d’un autre temps.
Je suis maintenant un vieil homme et la vie est ainsi;
Le corps tombe en ruine, l’agilité et la grâce parties;
Vieillir n’est pas qu’une sinécure, une perte de vigueur;
J’ai maintenant une roche, là ou j’avais un cœur.
Mais sous cette vieille carcasse, un jeune homme subsiste;
Maintenant et encore, mon vieux cœur s’excite;
Je me souviens des peines et des bons moments;
Et j’aime, je respire et je vis tout comme avant.
Je pense aux années, trop peu nombreuses passées trop vite;
J’accepte la dure réalité que rien ne peut durer;
Alors à vous tous, ouvrez vos yeux au plus vite;
Et vous ne verrez pas qu’un vieil homme revêche;
Regardez ! Regardez bien et vous me verrez;
MOI.
Souvenez-vous de ce poème la prochaine fois ou vous rencontrerez une vieille personne, que vous serez peut-être tenté de pousser hors de votre chemin sans y porter attention.
Rappelez-vous, nous y passerons tous!
Hier, le Journal de Montréal rapportait la triste histoire d’un homme âgé en CHSLD, qui est décédé dernièrement dans des circonstances troublantes. Il était nourri de purée et les soins médicaux qu’il recevait étaient carrément inadéquats. Toujours hier au réseau TVA, l’émission JE consacrait aussi un reportage sur le même évènement.
On invoquait un manque de personnel à l’établissement. L’incompétence de l’infirmière a été reconnue et même après quatre lettres de plaintes adressées par la fille du septuagénaire à la direction du centre ainsi qu’à la police, le dossier traîne en longueur.
En regardant tout ça, je m’inquiète et me demande ce qu’on fera de nous, une fois rendu à cet âge, et malade ? Avec tous les problèmes que les services de santé vivent chez-nous, on est en droit de se poser de sérieuses questions. C’est même alarmant.
Autrefois, les familles étaient nombreuses et il était courant de prendre soin de ses parents âgés et de les accompagner jusqu’au terme de leur vie. Aujourd’hui, la cellule familiale a tellement changé qu’il ne restera plus personne pour nous aider. Il nous faudra s’en remettre à l’état et avec ces histoires d’horreur, c’est loin d’être rassurant.
Depuis quelque temps, je suis confronté régulièrement avec les hôpitaux et les autres services de santé. Si certains membres du personnel soignant font preuve de compassion envers les personnes âgées un fort pourcentage est indifférent à leur détresse. On n’a qu’à observer l’absence de réaction des gens, en présence d’aînés. Ils ne les voient pas ou les ignorent carrément. Les listes d’attente pour recevoir des soins spécialisés s’allongent.
On traite nos aînés comme des boulets, des parasites et des laissés pour compte. C’est un bien triste constat, quand on sait qu’ils ont été les artisans de la société actuelle. Un minimum de gratitude à leur égard serait la moindre des choses.
À deux reprises, j’ai pris l’initiative de pousser le fauteuil roulant de personnes âgées, seules, dans les couloirs d’un hôpital et qui, péniblement et maladroitement n’arrivaient pas à avancer leur fauteuil. Ça faisait bien dix ou vingt personnes qui voyaient la même chose que moi et qui sont passés sans s’arrêter.
Je rêve du jour ou des politiciens donneront au solide coup de barre dans notre système de santé et instaurer une réforme comme on n’en a jamais vu. De faire en sorte d’éliminer complètement les listes d’attente et de prodiguer des soins adéquats à toute la population et principalement à ses aînés. J’espère voir ça de mon vivant, mais j’en doute. Le gouvernement actuel était prêt il y a sept ans et on attend encore.
Même si je veux et prends les moyens pour rester en santé, le vieillissement et mes forces auront raison de moi un jour. La maladie s’installera peut être, qui sait ! Mourir dans la dignité, c’est ce que tout le monde souhaite, mais quand je regarde la situation actuelle j’ai peur. Je ne veux pas dépendre du système et surtout d’être laissé à moi-même. Est-ce trop demander ?
Y a pas à dire, la toute petite, à peine 2 mm, chute de verglas de ce matin, a paralysé toute la grande région métropolitaine. Annoncée depuis au moins deux jours, les administrations municipales n’ont pas cru bon de faire sortir leur équipement à l’avance et épandre lentement les abrasifs. Trop simple ! Une belle preuve d’incompétence, et l’hiver n’est même pas commencé. Le même reproche s’adresse également aux écoles et commissions scolaires. Ça ne prend pas grand-chose pour fermer leurs établissements. Ah c’est vrai, j’oubliais… Le budget du sel à été transféré au poste de formation en Floride.
Les services d’autobus ont été perturbés au point où ce sont encore et toujours les usagers qui en ont fait les frais. En écoutant les différents bulletins de nouvelles, les ronds de cuir nous suggèrent toutes sortes de réponses inimaginables pour essayer de se disculper. Ça ne prend pas. Ça sent l’incompétence à plein nez et ça continue vers le haut de la hiérarchie. Imaginez un instant tous les accrochages, les chutes et la fluidité de la circulation qui auraient pu être évités… Hélas. ça prend du jugement et du gros bon sens pour gérer ce gros problème.
Ils nous affirment le plus sérieusement du monde que la distance à couvrir est la même que le trajet Montréal-Vancouver. Tiens tiens ! On ne le savait pas. Raison de plus pour prévoir. C’est pathétique !
Ça me rappelle aussi que tous les contrats de déneigement se terminent le 15 mars. Encore une autre aberration. On est au Québec et il n’est pas rare, je dirais même habituel, qu’on ait une ou deux grosses bordées de neige après cette date. On répète la même erreur chaque hiver. Allumez !!! Encore là, ils s’en balancent parce que c’est toujours l’idiot de CONtribuable qui paie.
On annonce notre première tempête de neige pour demain. Toute la journée d’hier, on sentait son approche. Même si le soleil est là, les vents s’élèvent et le froid ressenti devient plus cinglant. J’espère que vous ne faites pas partie des retardataires qui n’ont pas encore chaussés leurs pneus d’hiver ? Vous n’avez pas d’excuse. Moi c’est déjà fait depuis la mi-octobre. Je déteste les mauvaises surprises et les files d’attente alors je prévois et j’évite la cohue.
Je déteste l’hiver ici et la neige qui vient avec, sauf la période de fébrilité qui approche. Encore un tout petit mois et Noël sera là. Noël à toujours éveillé en moi, cette magie et cette féérie entourant cette merveilleuse fête et même si nous projetons passer six mois au sud dans quelques années, je demeure toujours un inconditionnel de célébrer cette période auprès des miens. J’adore les palmiers, mais pas un 25 décembre.
Dès le début de décembre, je vous livrerai les contes de Noël que j’ai choisi pour vous, jusqu’à la veille du réveillon. Je les lis tous avec mon cœur d’enfant et je me surprends même à y croire. Même que je suis très proche du Père Noël. C’est beau, un conte de Noël. C’est magique et ça fait ressortir les vraies valeurs de cette vie qui, avec ses joies, ses peines et ses contraintes, demeure merveilleuse. J’aime admirer les yeux brillants des enfants et frapper leur imagination, lorsque je leur raconte ce genre d’histoire.
J’en raconte depuis toujours à Pierre-Olivier et maintenant à Audrey-Anne et chaque fois je m’émeus devant leur spontanéité et leur émerveillement sur les prouesses du bonhomme et de ses lutins et personnages qui meublent cette légende. Agités et fébriles, leurs yeux s’illuminent et s’agrandissent à mesure que l’histoire se déroule. Je sens dans leur regard, toutes les interrogations et scénarios qu’ils se forgent de ce petit monde imaginaire. Ils sont attentifs et comme ensorcelés. Noël sans les enfants, ce n’est pas Noël. Moi, le grand-père, je ne me lasse jamais de ces moments précieux.
Cette fin de semaine, Louise et moi on décorera l’arbre de Noël au salon et nous répétons ce rituel avec un plaisir toujours renouvelé. Au son des airs et cantiques de Noël, on revoit nos plus beaux souvenirs en accrochant avec soin et minutie les précieux ornements. Même si quelques uns sont défraîchis, ils sont toujours du décor. Ils ont une histoire. Ils font partie de notre histoire.
Je trouve tellement triste de savoir que des gens détestent Noël. C’est la fête de l’amour et c’est aussi le temps, même si on avance en âge, de prendre le temps de s’arrêter, de redécouvrir son cœur d’enfant et de profiter du moment. Lisez des histoires de Noël comme lorsque vous étiez petits et dans cet esprit, essayez d’y croire.