La dernière semaine a été très éprouvante. Le décès de Nicole, la sœur de Louise et Jean-Guy a causé tout un émoi. Les messages de sympathies nous ont donné un réel réconfort. Les détails des funérailles seront connues aujourd’hui et nous pourrons entreprendre les démarches pour retourner au Québec y assister. Heureusement, nos assurances-voyage couvrent entièrement nos frais de déplacements.
Le beau temps et la chaleur sont revenus. Quelques épisodes de nuages mêlés à des averses dispersées n’ont pas trop perturbés notre séjour. Janvier demeurant incertain, les deux prochaines nuit seront fraîches, sous les 50°F. Louise magasine à son goût. Le magasin Bealls n’a plus de secret pour elle. Elle peut passer des heures à fouiller les présentoirs, à la recherche du vêtement ou de la chaussure qui lui fera plaisir. Comme ce magasin offre des rabais assez régulièrement, pas besoin de vous dire qu’elle en profite. Même manie pour le Bealls Outlet et les magasins à 1 dollar.
Elle a aussi un faible pour les bains de soleil. Évidemment, sur une chaise droite, ce n’est pas l’idéal et elle s’est équipée d’une jolie chaise longue au Camping World du coin. À son insu, j’ai croqué ce cliché à travers la porte moustiquaire… Ne lui dites pas !
Hier matin, on a eu de la visite chez Francine et Jean-Guy. De la visite du Québec ! Leur voisin Daniel et son ami Jean, adeptes de la moto, sillonnent les routes de la Floride pour une semaine sur leurs rutilantes Harley, louées à Orlando pour l’occasion. Au son des pétarades, ils se sont amenés au camping, sur le coup de dix heures.
Avant de prendre leurs courriels et pour se dégourdir les jambes, ils se sont rendus à pied, visiter la nouvelle maison de parc de Francine et Jean-Guy. Une demi-heure plus tard, ils repartaient sur leur montures manger de l’asphalte comme ils disent. Direction Clearwater !
Encore une fois, en moins de trois mois, le malheur vient frapper notre famille. À 14h10 hier, 22 janvier, tu quittais dans un dernier souffle cette vie, pour rejoindre ton fils Stéphane et les autres membres de la famille qui t’ont précédé. Tu es entrée dans une nouvelle vie éternelle où les souffrances n’existent pas. Tu vas nous manquer c’est certain, mais nous savons que tu es maintenant heureuse, au paradis.
Même si notre peine est grande, la vie doit continuer. Tu as eu un chemin de vie bien rempli et tu seras toujours dans nos pensées. On se quitte pour quelque temps et nul n’en connait la durée. Cependant, il faut vivre d’espoir en pensant qu’un jour, on sera de nouveau réunis tous ensemble. D’ici là, continue de veiller sur nous et fais bon voyage chère Nicole, ma belle-sœur, ma sœur.
Après le pardon, il y a la paix; après la perte, il y a le souvenir; après la mort, il y a une autre vie.
À quelques pas d’ici, se tient une exposition de véhicules récréatifs. Louise et moi y avons fait un saut hier. Il faisait chaud et humide. Heureusement une bonne brise nous rafraichissait quelque peu. Ça faisait au moins 6 ans que nous n’allions plus à celui de Montréal, puisque nous étions ici. Il se tient en janvier et cette fois, nous sommes là pour le visiter. Et il y a du monde ! La récession…? Rien n’y paraît.
Ici les maisons de parc sont très en vogue et plusieurs manufacturiers exposent leurs productions. On remarque aussi que les caravanes à sellette sont de plus en plus longue et luxueuses. Elles dépassent les 40 pieds et elles sont de plus
en plus full paint avec des appliqués évocateurs de plein air et d’évasion. Les foyers aussi sont à la mode et certains modèles les offrent dans un décor de fausses pierres synthétiques assez réussi. Les écrans de télé grands formats s’encastrent dans les meubles comme dans les autocaravanes haut de gamme. Les espaces pour équiper les unités de laveuse et sécheuse sont de série, avec les installations de plomberie.
Une autre constatation est la prolifération des modèles avec un espace cargo pour y garer motos, petite voiture et quatre-roues. Inévitablement, les gros camions sont de mise pour tirer pareils condos roulants. Une nouveauté qui m’a plu; des rallonges escamotables avec le toit en pignon. Je ne sais pas ce que ça donnera à l’usage, mais j’ai bien aimé l’idée. Au moins, ça évite d’ajouter des auvents supplémentaires et l’écoulement de l’eau ne pose aucun problème en se faisant naturellement.
Les autocaravanes ne sont pas en reste. De plus en plus grosses et de plus en plus chères. Même les classes B, sont dispendieuses. Comme quoi le prix n’est pas proportionnel au gabarit. Dans ces petites machines, il faut s’aimer pas à peu près pour y vivre parce qu’une boîte de sardines est à peine plus volumineuse. J’extrapole, mais à peine.
Les prix, comparativement au Québec dans la situation actuelle du taux de change, ne sont pas alléchants. Du moins ceux qu’on a vu. C’est le même prix affiché que chez-nous, à quelques petits dollars près. Pas d’aubaines là ! Du côté des accessoires, rien d’extraordinaire, si ce n’est que cette ampoule extérieure qui remplace la lumière de porte et qui s’allume au mouvement. Génial !
Un bel après-midi tout de même. En revenant au camping, j’ai pris quelques clichés du nouveau home de Francine et Jean-Guy en Floride et dont vous voyez une photo ici à gauche. Les autres, de même que celles prises à l’exposition de VR, sont ajoutées à l’album Floride 2010, en bas de page.
Enfin, la mascarade est commencée. Lévis est l’hôte de la réunion des bouffons sur l’invitation de notre “poodle” national. Vous vous rappelez, celui qui dit avoir les deux mains sur le volant. Malgré le fait que le déficit s’accentue et qu’on est dans le rouge, il a trouvé le moyen et surtout l’argent pour réunir une bande de pauvres de notre société pour savoir ce qu’aura l’air le Québec dans vingt ans. Encore un exercice futile, uniquement pour gagner du temps et gaspiller NOTRE argent.
Depuis quelque temps, je m’intéresse à tout ce qui est écrit et dit sur les solutions envisagées pour se sortir du trou et le résultat ne m’étonne pas. D’un côté, les “économistes”, qui en passant ne sont sûrement pas les plus pauvres de notre société ou de la classe moyenne, prônent l’abolition de services et l’augmentation des tarifs de toutes sortes et des impôts. De l’autre, le CON-tribuable, le sucker surtaxé et qui n’a pas le choix de payer et qui demande au bon gouvernement de se serrer la ceinture et de faire le ménage dans son administration, sans hausser les taxes, les impôts, et les tarifs, notamment de l’électricité.
Un dernier sondage abonde dans le même sens. Le plus beau dans tout ça est que contrairement à la réunion de bouffons, c’est le reflet d’aujourd’hui, pas dans vingt ans ! Parmi les solutions apportées par le monde ordinaire, plusieurs me sont particulièrement chères; l’abolition des commissions scolaires, l’abolition des abris fiscaux, l’abolition des primes de départ consenties au cadres et gestionnaires, l’abolition des subventions aux écoles privées, l’abolition des dons versés par les sociétés d’état, l’abolition des commissions bidons et groupes de travail improductifs et le dégraissage des structures organisationnelles du gouvernement. La liste pourrait s’allonger facilement et c’est seulement ce que l’on sait et voit. Imaginez le reste !
On n’a pas besoin d’une onéreuse réunion de bouffons pour comprendre ça. Il suffit d’écouter le bon peuple qui paie déjà tout ça et depuis des lunes. C’est tellement simple que le “poodle” ne peut comprendre ça. J’en déduis qu’il a vraiment une cervelle de quadrupède. L’équation me semble simple; si tu dépenses plus que tu ne reçois, inévitablement tu te retrouveras dans le rouge. Non ??? Donc, organisez-vous donc avec l’argent qu’on VOUS DONNE. Et ne touchez pas à la Régie des Rentes du Québec. C’est NOTRE fonds de pension qu’on a engraissé avec NOTRE argent. Ce n’est pas un cadeau que vous nous donnez.
Alors les bouffons, place au cirque !
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Chers lecteurs et lectrices veuillez excuser les écarts de temps entre nos nouvelles du voyage. Vous comprendrez qu’un séjour de trois mois au même endroit est beaucoup moins occupé, qu’un court séjour de quelques semaine où on a tout à découvrir. On prend tout notre temps et on savoure le moment.
Enfin la chaleur s’installe ! Juste pour vous donner une idée, j’ai dû faire remplir quatre fois, nos bonbonnes de propane de 30 livres chacune, depuis notre départ du Québec. C’est vous dire comment il a fait froid et que le système de chauffage de la caravane fut sollicité. Quoi qu’il en soit, c’est maintenant chose du passé et le camping commence à revivre. Les Snowbirds mobilisent les terrains vacants de jour en jour. Hier, nos amis gaspésiens, Roseline et Jean-Eudes sont arrivés et le comité d’accueil était là. Fidèles à leurs habitudes, nos hôtes ont débouchés quelques bonnes frettes bien froides, du vin et des croustilles, pour souligner l’événement confortablement assis sur le patio.
Depuis quatre jours, la température est agréable avec des mercures autour de 24°C. J’ai profité du temps nuageux pour cirer le camion. Imaginez ! Cela doit bien faire plusieurs années que je ne m’étais pas livré à cette activité. Enfin ! C’est maintenant chose faite et il reluit comme un sou neuf tout en étant protégé pour la prochaine année. On fait un peu de magasinage puis on goûte aux délicieux hamburgers de Five Guys qui font les meilleurs burgers en Amérique. Croyez-en mes papilles gustatives.
Autre signe de chaleur, les fourmis rouges ont envahies quelques portions de notre terrain. Mal leur en pris, j’avais l’arme fatale de prédilection; un composé granuleux qui les détruit en un temps record. Une vraie hécatombe. Faut dire qu’ici, avec le sol sablonneux, elle sont légion et les magasins à grandes surfaces offrent cette arme de destruction massive en gros sacs économiques. Think Big ! Comme il suffit simplement du mettre le pied sur une région infestée pour qu’elles vous piquent instantanément et en délégation, on ne prend pas de chance et on les élimine sur le champs !
Vous n’êtes pas en reste puisque vous bénéficiez aussi d’une température assez clémente au Québec. Chanceux ! Et nous qui croyions fuir les tempêtes de neige… Apparemment vos pelles commencent à rouiller ? C’est pas bon ça pour votre plan hivernal de mise en forme, mais on est de tout cœur avec vous pour que ça continu comme ça.
Aujourd’hui au programme; Tournoi de pétanque… Histoire de garder la forme, on s’adonne à ce sport extrême qui demande beaucoup d’énergie, surtout pour le coude qu’on lève allègrement entre chaque partie. On s’en reparlera. Entretemps, pourquoi ne pas regarder l’album Floride 2010, dans la section Photos ? C’est comme le Seven-Up, ça ravigote !
Haïti, cette terre de soleil, fait encore les frais d’une catastrophe naturelle qui y a semé destruction, mort et souffrances. Les images diffusées par les chaînes de télévision sont horrifiantes et nous montrent toute l’ampleur de l’événement. À mesure que les heures passent, les images qu’on nous montre sont de plus en plus dures à regarder. En l’espace de quelques secondes, la vie de centaines de milliers de personnes a basculé.
Imaginez, plus de 100 000 morts, c’est 133% des habitants de Brossard, où je demeure. C’est inimaginable que ce pays de 9 millions de citoyens, ou l’espérance de vie n’est que de 65 ans, soit encore éprouvé. Les cadavres retirés des ruines, jonchent les rues sans que personne ne s’en occupe.
Combien de parents voient leur famille soudainement décimée. Voir les enfants, nouveaux orphelins, laissés à eux-mêmes et désemparés ainsi que les blessés étendus dans des brouettes sont tout simplement insoutenables. Nul besoin d’en rajouter. Les images valent mille mots. Plusieurs compatriotes habitent le Québec et vivent l’angoisse d’attendre un simple coup de fil de la famille, qui tarde à venir. Je n’ose imaginer une catastrophe du genre en pleine Californie, pourtant très disposée à connaître des secousses semblables.
L’aide internationale s’organise dans un élan de sympathie. Le moindre que l’on puisse faire pour aider Haïti, est de participer à cette aide humanitaire par des dons, si minimes soient-ils, pour combler les besoins de ce peuple durement atteint. Avec les moyens de communications actuels (Internet, Twitter, Facebook) et de nombreux organismes reconnus (Croix Rouge, Unicef, CECI), il est très facile de faire sa part. Vous n’avez pas d’argent ? Un don de sang sauve des vies et ça, ça n’a pas de prix.
La température commence a prendre la place qui lui revient. Graduellement et allègrement, le mercure franchit les 70°F parce qu’ici, c’est encore en Fahrenheit. Samedi, on approchera des 80°. Cette petite introduction se voulait informative envers nos proches et ceux et celles qui suivent notre voyage. Le propos de mon billet d’aujourd’hui est pour vous entretenir de la drôle d’administration qui régit ce terrain de camping, ou RV Resort, comme on se plaît à les appeler ici.
Depuis six ans que nous fréquentons l’endroit, c’est toujours la même chose, le même constat. C’est administré comme une république de bananes et si vous interrogez tous le monde, vous constaterez les différences entre les tarifs de location de chacun des campeurs. Je ne parle pas des résidents annuels, parce que je ne connais pas leur situation. Je parle des locataires nomades. Même s’ils ont une grille tarifaire ainsi qu’une politique de location, on a l’impression qu’ils y dérogent constamment. On se présente au bureau d’accueil et c’est le free for all. Ils sont mélangés et par certains moments, on croirait qu’ils sont sur une autre planète.
Même chose pour les tarifs d’eau et d’électricité. questionnez les gens et ça varie d’autant. Aucune logique ! Pour bien vous faire comprendre mes allégations, je vais vous raconter ma situation… qui n’est toujours pas réglée au moment de rédiger ce billet.
Au départ, si on veut réserver ici, on peut le faire de plusieurs façons; en personne ou par téléphone via le bureau d’accueil, par courriel, avec Equity Lifestyle et via Internet sur le site de RV on the go. Nous avions réservé pour trois mois, en personne, lors de notre séjour l’hiver dernier.
L’automne dernier, des amis qui sont sur le point d’arriver, nous ont téléphoné pour connaître le prix qu’on avait payé. En y regardant de plus près, pour un séjour de seulement deux mois, leur prix était plus avantageux que le nôtre, lorsqu’on le ramenait sur une base journalière. Ils venaient de réserver via RV on the go. J’ai alors logé un appel à cet intermédiaire pour obtenir un arrangement, voire un quelconque rabais ou compensation. On s’est entendu pour un rabais additionnel de 100$, confirmé par courriel le 9 décembre, après trois appels.
Lors de notre arrivée ici, je me suis présenté au bureau le 4 janvier, avec mes confirmations pour acquitter le solde. Sans surprise, ils n’était pas au courant du rabais. Même avec le courriel de confirmation, ils ne voulaient l’appliquer, sans en avoir parlé avec le signataire. Alors, je n’ai pas payé, attendant une réponse définitive, après vérification de leur part. Tout ça a dû prendre une bonne quinzaine de minutes.
Hier, toujours sans nouvelles, je me suis rendu de nouveau au bureau pour régler ma facture et surprise cette fois là, rien n’avait été fait. Niet ! Néant ! C’est pas des maudites farces. J’ai dû reprendre toute l’argumentation et la discussion du 4 janvier auprès des quatre employés, redéposer les documents, pour finalement payer le solde, après rabais. Ils doivent faire leurs vérifications et m’informer de leur décision au sujet du 100$. C’est à vous jeter par terre une telle insignifiance. Ça démontre une faiblesse administrative évidente.
La rumeur court ici que l’administrateur vise une qualification 5 étoiles pour ce camping. Ce n’est pas avec des cas semblables qu’ils vont y arriver. Un sérieux coup de barre administratif s’impose s’ils veulent y parvenir. Même au niveau du terrain, des améliorations devront être apportées. À commencer par l’eau; vers 9 heures le matin, la pression est excessivement basse et l’électricité n’est pas un modèle du genre, les variations de voltage sont fréquentes. les récents électroménagers de la salle de lavage sont déjà rouillés. Que dire aussi de la simple affiche lumineuse éteinte à l’entrée, qui porte le nom de Sunburst alors que le camping fait partie du réseau Encore depuis trois ans. Un détail qui me parait simple à régler.
C’est malheureux tout ça parce que l’emplacement offre un bon potentiel et la région bénéficie d’un micro climat exceptionnel pour sa température. Occupé l’hiver par une majorité de québécois et de canadiens, nous nous y plaisons. Mais la crédibilité d’une entreprise passe toujours pas son administration et, à ce chapitre, ils ont toute une côte à remonter.
J’aimerais bien vous entretenir de nos découvertes et choses intéressantes qu’on découvre par les temps qui courent, mais comme vous le savez probablement déjà, la seule et unique raison qui nous fait apprécier notre séjour, jusqu’à présent, c’est l’absence totale de neige. Le froid n’est même pas un facteur parce que c’est comparable au Québec. Alors mon billet portera sur la météo… pour faire changement !
Ici c’est du jamais vu. Depuis notre départ de la maison, il y a eu seulement deux après-midis où la température permettait de porter des chandails à manches courtes. Le reste du temps, il fait carrément froid. La nuit dernière, le mercure est tombé sous le point de congélation et ce sera la même chose la nuit prochaine. Hier, il a plu toute la journée. Ça faisait drôle de voir le marchand de légumes, à l’entrée du camping, grelotter sous son manteau à capuchon dans l’attente d’éventuels clients. Il ne bougeait même pas, droit et immobile comme une statue. Les ventes ont dû être assez moches.
J’écoute le hockey chez Jean-Guy, dans la cuisinette de toile, bien emmitouflé dans un bon gros chandail chaud, malgré le fait qu’il réchauffe la place avec une puissante chaufferette au propane. En fait, il faut oublier d’acheter des chaufferettes dans le coin, parce que c’est en rupture de stock partout. Comme les mouches à la fin de l’automne, personne ne met le nez dehors. On se renferme dans nos chaumières et on brûle du propane. Heureusement qu’on n’est plus très jeune parce que sinon, ce serait dangereux de grossir la famille.
Une compagne de travail de Louise a amené sa petite famille pour visiter Walt Disney World à Orlando, à trois heures au nord d’ici, au début de janvier. Je ne sais pas si c’était leur première visite en Floride mais si c’est le cas, ils ont dû avoir tout un choc. Il y a deux jours, une mince couche de neige couvrait cette région. C’est assez décourageant, quand on n’a que dix jours à passer ici par un temps pareil.
Dorénavant, lorsqu’on vient ici en janvier, il faudra prévoir des vêtements chauds, sinon…
Comme le dit l’adage Après la pluie, le beau temps, la chaleur reprendra forcément ses quartiers dès cette semaine et on aura amplement le temps de se reprendre. On rêve du jour où on devra faire fonctionner le climatiseur. D’ici là, on écoute la télé québécoise, on dort très bien, on bouffe et on fait un peu de magasinage. Pour ces deux derniers on a déjà visité CiCi’s Pizza,
un resto-buffet où, pour moins de 7$, plusieurs combinaisons de pizzas, de salades, de soupe et de desserts sont offerts. Quand au magasinage, juste à côté, se trouve Harbor Freight Tools. Un magasin d’outillage qui fait saliver plus d’un mâle en quête de la dernière nouveauté en matière d’outils. La Mecque des mecs quoi !
Comme vous êtes à même de constater, c’est le calme plat mais on survit. Inutile de verser quelques larmes en lisant ce billet. Ça ne prend pas ! On reste ici !
Team Canada est la preuve vivante du non respect de la langue française et de l’ignorance du Québec dans l’élaboration de son Site Web. C’est carrément une insulte de ne pas s’être donné la peine de retenir les services d’un traducteur québécois pour en diffuser la version française dans les règles de l’art. Et on en a d`’excellents ici.
Encore une fois l’administration vient de l’ouest canadien, qui se fout carrément de notre réalité. C’est connu depuis toujours dans cette belle réalité canadienne. Le Québec abrite l’équipe professionnelle de hockey la plus prestigieuse au monde et on est traité comme des indigènes. Pour eux, notre langue est tribale.
Traduire un “Chandail pour enfant” par Jersey du gosse, ou “t-shirt” par Tee-Shirt de Manche de court des enfants, c’est pas trop fort. Ça démontre clairement un travail bâclé pour bien paraître et un irrespect total et arrogant de la langue française. Ils se sont servis d’un logiciel de traduction minable, au lieu d’un humain qui peut faire des nuances, appliquer les subtilités de notre langue et surtout en conserver le sens original.
L’excuse pour justifier une telle erreur est que la demande pour l’achat d’objet promotionnels français n’est pas forte, pas plus que la vente. Foutaise et grosse farce ! Je ne vois absolument pas le rapport. Est-ce qu’ils ont fait la promotion de leur site au Québec ? Si c’est le cas, je la cherche encore. Le plus désolant dans tout ça est que le mouvement olympique s’efforce d’annoncer ses interventions durant les épreuves dans plusieurs langues, dont le français, et personne ne s’en est inspiré.
Les responsables du site internet promettent des changements. On verra bien ! D’ici là c’est à nous de boycotter tout achat pour encourager Team Canada, tant que la situation ne sera pas rétablie convenablement.
Lentement, on a installé nos pénates et planté le palmier illuminé devant la caravane. Du vrai Elvis Gratton ! Le soleil est là mais le sujet de discussion à la mode c’est Maudit qui fa frette… Je vous confirme l’exactitude des rapports météo de la télé québécoise. La Floride en janvier, c’est toujours incertain mais force est de constater que cette année, c’est du rarement vu. Depuis notre arrivée, samedi, le froid perdure et perdure encore. Après les nuages de dimanche, où on en a profité Jean-Guy et moi, pour laver la caravane et le camion, le soleil a repris sa place mais sous un mercure frisquet. Durant la journée, la température peine à franchir les 60°F, alors que la nuit, c’est carrément froid au point où les plantations doivent être recouvertes pour éviter le gel.
Les prévisions à long terme ne prévoient pas de réchauffement substantiel avant encore une grosse semaine. Le propane est en demande et plusieurs, sans doute pour économiser le précieux gaz, n’hésitent pas à se servir à outrance de chaufferettes électriques. La conséquence est que le système électrique est surtaxé et la tension maximale se maintient près des 110 volts. Malgré tout ça, on est bien. La neige n’est plus qu’un souvenir et tôt ou tard, la chaleur reprendra sa place. On porte du long et nos doublures mais les bermudas s’en viennent.
L’essence se vend autour de 2,79$ le gallon, soit environ 70 cents le litre, taux de change inclus, si on le compare au Québec. Le prix des denrées alimentaires est plus cher, en tenant compte de la valeur de notre monnaie. Par contre, c’est beaucoup mieux que l’hiver dernier alors que notre dollar se maintenait à 80 cents. Ce soir, il était à 96,80 cents américains. La taxe de vente n’est que de 6% depuis des lunes et les restaurants sont de mieux en mieux.
Du côté des nouvelles fraîches, Francine et Jean-Guy ont fait l’acquisition d’une jolie maison de parc ici à Pioneer Village. La transaction est sur le point de se concrétiser et ils en prendront possession après la mi-avril. Ils pourront l’habiter à leur retour en octobre. Lorsque ce sera possible et s’ils le veulent bien, je pourrai ajouter quelques photos dans l’album Floride 2010, de la section Photos du blogue.
Louise et moi, nous nous remettons lentement de la bronchite et du rhume qu’on avait avant de partir. Comme je l’ai déjà dit dans un billet précédent, on a beaucoup de difficulté à s’en départir, tout comme il y a deux ans. Curieusement cette année là, on avait aussi été vaccinés… Tirez-en vos conclusions. Moi j’ai déjà mon opinion là-dessus, n’en déplaise aux médecins. On lit l’édition électronique du Journal de Montréal tous les matins. On profite de la télé du Québec via satellite, gracieuseté de Francine et Jean-Guy et on dispose également du téléphone, avec interurbains illimités, afin de converser avec nos proches, grâce à Rosaire et Mimi. Finalement, c’est seulement l’absence de neige qui cause l’agréable dépaysement.
Sur le terrain, beaucoup d’emplacements sont encore disponibles. L’affluence de janvier ne s’est pas encore manifestée mais ça ne devrait pas tarder. Une délégation de la FQCC est attendue dans quelques semaines. On voit encore quelques décorations de Noël ici et là, dont un certain Père Noël qui a probablement refusé de retourner au Pôle-Nord. À moins que ses rennes aient tout simplement décidés de l’abandonner.
Par un temps glacial de –26°C, le chargement de tout le bagage s’est fait en deux jours. On n’a jamais été aussi heureux de quitter un Québec bien gelé. Mais pour ceux et celles qui nous connaissent, la route du sud nous a laissé jadis, un goût assez amer, avec une foule d’incidents qui en auraient décourager plus d’un. Après avoir renouvelé tout notre équipement au courant de l’été dernier, un voyage de quatre jours, sans ennuis était envisageable. Et bien, ce sera pour une autre année. Pas à cause d’ennuis mécanique, mais de petites choses qui se sont produites quotidiennement.
On débute une heure après notre départ, au moment de traverser la frontière américaine, un agent des douanes nous prend nos passeports et nous oblige à se ranger sur le côté pour une vérification minutieuse de la caravane. Plein de questions sur ce que nous transportons puis, avec ses bottes enneigées, il pénètre dans l’unité pour vérifier le contenu du réfrigérateur… sans rien trouver d’illégal. Il nous laisse finalement aller après avoir donné son “show” quelques longues minutes.
Le lendemain, en traversant le New Jersey, nous frappons une tempête de neige. La visibilité est presque nulle et on se déplace à 15-20 kilomètres/heures durant près de trois heures. En moins de deux kilomètres, nous sommes témoins de 9 sorties de route d’automobilistes qui ne semblaient pas tellement habitués de rouler par un temps pareil.
Le troisième jour, on se rend compte que le réfrigérateur de la caravane ne fonctionne plus. Pourtant, les témoins lumineux indiquent le contraire. Il semblerait que le produit réfrigérant puisse être en cause. La réparation se fera sous garantie, mais c’est surtout le désagrément que ça nous impose qui nous frustre quelque peu. On a de l’équipement neuf et la guigne ne nous lâche pas. Par contre, le Camping World, de Fort Myers, est un détaillant autorisé de Crossroads pour effectuer le service sous garantie, le cas échéant. Je décide d’arrêter complètement le frigo et tenter de le remettre en marche lorsque nous arriverons à destination. Tout d’un coup que les mouvements de la route puissent déclencher quelque chose sur le produit réfrigérant…? On a dormi au camping KOA de Yamassee en Georgie, après avoir vidangé l’antigel de plomberie de l’unité, puis ajouter le l’eau fraîche dans le réservoir.
La quatrième et dernière journée, nous atteignons notre destination un peu après dix-neuf heures, au grand soulagement de Jean-Guy et Francine qui nous attendaient avec l’invitation à souper. Mimi et Rosaire étaient là de même que Estelle et Gervais. Rapidement, j’ai garé la caravane sur son site, procédé au branchement électrique puis mis en marche le frigo. Après le délicieux souper de nos hôtes nous rentrons pour une nuit de repos bien mérité. Une surprise nous attendait, agréable cette fois; le réfrigérateur fonctionnait de nouveau ! Peut être que mon idée était bonne… Allez savoir. Quoi qu’il en soit, nous sommes maintenant à bon port. Malheureusement, on gèle ! Un front froid couvre la Floride jusqu’au milieu de la semaine. Les nuits sont sous ou autour du point de congélation.
Veuillez excuser ce retard à vous donner des nouvelles, mais j’avais de la difficulté à me connecter à l’Internet. Vous savez ce que c’est lorsqu’on s’installe. Il faut y aller par priorité. C’est maintenant chose faite. Continuer de nous accompagner régulièrement pour partager ces bons moments avec nous.
Je termine ce premier billet sur une note triste; Martine, la jeune sœur d’Annie la conjointe de notre fils Pascal, est décédée au matin du 2 janvier. Elle avait 27 ans ! Nos pensées accompagnent la famille à qui nous offrons nos plus sincères condoléances.
C’est un peu tôt, mais comme nous quittons le froid Québec pour la chaleur floridienne demain et peut être que l’accès internet sera difficile sur la route, je ne voulais pas manquer de vous écrire en cette fin d’année.
Quand on trace le bilan, en chacun de nous, de cette année qui s’achève, on peut voir tout le chemin parcouru et ce qu’elle nous a apporté de beau, de bon et de triste. Par contre, ça nous aura permis de grandir, d’apprécier et de voir comment on peut être fait solide pour survivre à tout. L’an 2000 c’était hier et voilà dix autres années de passées.
2010 débute une nouvelle décennie et je vous souhaite qu’elle s’amorce avec amour, joie et sérénité. Qu’elle soit le début de la consécration de vos rêves et de vos espoirs. Mais pour réaliser tout ça, il faut la santé et c’est ce que je vous souhaite de tout mon coeur. Quand on a la santé jumelé à l’amour, on détient une richesse inestimable. Ayez le plaisir de vivre pleinement votre vie parce qu’on n’en n’a qu’une et elle vaut amplement la peine d’être vécue.
J’ajouterai une pensée toute spéciale pour Cécile, l’épouse d’André qui se retrouve encore à l’hôpital pour des problèmes de santé. Je te souhaite le plus rapidement de retrouver la santé. Garde surtout le moral pour passer au travers. Nos pensées t’accompagnent.
Finalement chers lecteurs, continuez de me lire sur le blogue. Vous êtes mon inspiration. Je vous invite à prendre la route avec nous et partager, au fil des billets, nos souvenirs de vacances. Comme par les années passées, vous trouverez dans la section PHOTOS, l’album Floride 2010 rempli de nos clichés de voyage.
BONNE ANNÉE 2010