Justin était un adorable petit garçon qui avait un seul défaut : il chantait très faux. La pluie se mettait à tomber dès qu’il entonnait le moindre refrain !
Ce matin de décembre, la maîtresse voulait apprendre à sa classe un chant sur le père Noël. Très flatté que l’on chante en son honneur, le père Noël s’était assis au-dessus de l’école sur un nuage confortable, pour profiter du concert. Un sourire éclairait à l’avance sa barbe soyeuse.
La maîtresse donna le signal du départ. Aux premières notes, le père Noël sentit ses oreilles vibrer. Le nuage qui lui servait de fauteuil creva dans une grosse averse. Pour ne pas tomber, le père Noël dut se retenir à une corde de pluie !
Dans la classe, la maîtresse se mit à rire. Elle savait bien qui provoquait cette tempête. Elle dit :
– Mon petit Justin, il va falloir que tu laisses les autres chanter…
Justin obéit de bon cœur et le chant recommença.
Cette fois, la musique monta harmonieusement jusqu’au père Noël. Mais celui-ci était triste. Il n’aimait pas savoir Justin à l’écart ! Il eut soudain une idée :
– Je vais faire un cadeau original à ce petit bonhomme. Je vais réparer ses cordes vocales !
Pendant ce temps là, Justin regardait distraitement la partition du chant. En bas de la page, le père Noël était dessiné sur son traîneau. Et voici que l’image s’anima : le père Noël s’était glissé dans le dessin !
Il fit signe à Justin de prendre place sur son traîneau. Occupés à chanter, les autres élèves n’avaient rien remarqué.
Ravi, Justin sauta sur le banc de bois et les rennes partirent au galop. Le traîneau s’éleva dans les airs, fit des loopings extraordinaires.
Justin riait à gorge déployée. Discrètement, le père Noël appela son lutin musicien qui était toujours à bord du traîneau pour accorder le tintement des grelots. Le lutin se glissa dans la gorge déployée de Justin et régla finalement ses cordes vocales !
Le travail terminé, le père Noël se fit transparent pour atterrir de nouveau sur la partition. Justin se retrouva donc dans la classe comme si de rien n’était. Sous l’effet du tournis, il se mit à chanter seul alors que tout le monde s’était tu… et sa voix s’éleva, pure comme du cristal !
À la fin du chant, la maîtresse murmura :
– Je ne comprends rien à ce qui vient de se passer, Justin… mais je n’ai jamais entendu une voix aussi parfaite.
Le père Noël, qui avait repris place sur son nuage pour écouter la fin du chant, hocha la tête d’un air heureux.
Comme un gouvernement qui s’essouffle le ministre Bolduc y va de ses objectifs de réduction de dépenses de plus de 700 millions de dollars sur une période de trois ans. Encore des paroles en l’air, un écran de fumée de pelleteux de boucane. Avez-vous remarqué que lorsqu’un gouvernement a besoin de revenus, la mesure prend effet immédiatement et lorsqu’il est question de sabrer dans ses propres dépenses, c’est toujours échelonné sur plusieurs années.
Le poodle et son équipe ont pris le pouvoir en 2003 avec la promesse formelle d’éliminer complètement les listes d’attente. Où en sommes-nous ? Même s’ils se disaient prêts, la situation n’a fait qu’empirer.
Les histoires d’horreur ne cessent de se multiplier. Il est de plus en plus difficile d’obtenir un simple rendez-vous avec un médecin en dedans d’un mois, une éternité pour les médecins spécialistes et une quasi impossibilité de dénicher un médecin de famille. Après ça, les médecins nous suggèrent de CONSULTER, lorsqu’une maladie ou un dérèglement survient. On veut bien, mais nos administrations de santé ne sont pas là.
C’est un constat d’échec sur toute la ligne et après ça le ministre Bolduc nous demande de le croire tout en promettant qu’il n’y aura aucune diminution de service. C’est ça que j’appelle semer du vent. Encore une intervention pour justifier son poste absolument inutile.
Au lieu de faire cette insignifiante annonce, il aurait dû se taire et continuer de ne rien faire. Moi, je ne suis plus capable de seulement le regarder. Vite, du balai !
Je rêve encore du jour où un gouvernement aura la volonté politique de réformer en profondeur notre système de santé, de mettre les priorités au bon endroit et d’éliminer complètement les listes d’attente. D’ici là, c’est le quotidien de toute la population qui est en péril.
Le grand magasin brillait de mille feux. Les passants s’arrêtaient pour admirer les automates qui s’agitaient dans les vitrines de Noël. Il y avait des pères Noël qui escaladaient les cheminées, des étoiles baladeuses, des poupées qui ouvraient des cadeaux…
Il y avait aussi un ourson coiffé d’un bonnet rouge. Assis sur une montgolfière, il montait jusqu’à un croissant de lune scintillant. Chaque fois que l’ourson atteignait la lune, il la touchait et sa montgolfière redescendait.
Une petite fille qui regarda la scène pensa :
– On dirait que cette peluche s’ennuie !
Soudain, l’ourson cligna de l’œil, comme pour dire :
-C’est vrai, j’en ai assez de répéter les mêmes gestes. Cette fois, je vais monter jusqu’à la vraie lune !
Sa montgolfière se libéra du fil transparent qui la retenait et traversa la vitrine sans briser le verre.
La petite fille cria à l’ourson :
– Emmène-moi !
Elle sauta à bord de la nacelle.
La montgolfière s’éleva lentement au-dessus des lumières de la ville, traversa les nuages et pénétra dans l’espace. La flamme qui servait à gonfler le ballon se transforma alors en réacteur de fusée, et la montgolfière fut propulsée à la vitesse d’une comète.
Dans sa course, elle bouscule cent mille étoiles !
À l’approche de la lune, la montgolfière ralentit et se posa en douceur sur une plaine où régnait une étrange animation. Une foule de bonshommes couraient en tous sens, armés de ciseaux et de gros rouleaux de papier cadeau. Leur peau était très pâle ; ils portaient tous la même tunique blanche à boutons noirs.
– Qui êtes-vous ? demanda la fillette. Sa voix résonna dans le silence spatial car, malgré leur va-et-vient, les bonshommes ne faisaient aucun bruit.
– Nous sommes les Pierrots-la-Lune, chuchota l’un d’eux. Toute l’année, nous rêvons sans rien faire sur le sable lunaire. Mais à Noël, quel travail !
Le père Noël nous embauche pour emballer les cadeaux destinés aux petits enfants de la terre. Regardez ces tas de jouets, là-bas, si hauts qu’on dirait des montagnes ! Ils attendent d’êtres cachés dans des paquets étincelants.
– C’est magique ! s’exclama la fillette.
Elle ferma les yeux… et entendit un brouhaha de voix et de musiques.
– Tu es dans la lune ou quoi ? dit une voix bien connue derrière elle.
La petite fille se retourna, stupéfaite. Sa maman lui souriait. Elles étaient toutes les deux devant les vitrines du magasin !
La fillette se frotta les yeux pour sortir de son rêve. Avant de suivre sa maman, elle jeta un dernier regard à la vitrine. L’ourson, qui touchait la lune, lui fit un clin d’œil amical…
Un matin, une petite fée blanche frappe à la porte de l’Atelier de la Neige.
– Qu’est-ce que c’est ? demande le gardien d’un air sévère.
– Je viens pour travailler, répond timidement la petite fée. J’aimerais bien fabriquer de la neige.
Le gardien lui demande :
– Que sais-tu faire ?
– Je sais coudre, peindre, sculpter, dessiner…
– Mais, grommelle le gardien, nous ne cherchons pas d’artistes, mais nous avons besoin d’aide pour pousser des nuages ou remplir des arrosoirs de cristal.
– Mais je sais faire cela aussi, s’exclame la jolie fée.
– Alors, entre par ici, dit le gardien en lui ouvrant la porte.
Ce qu’elle voit alors l’émerveille : sur un énorme nuage, des milliers de fées et de petits lutins blancs volent en portant de tout petits arrosoirs taillés dans la glace pour remplir d’eau la centrineigeuse, une drôle de machine qui crache de la neige.
Des petits lutins blancs chargent la neige fraîche sur de minuscules nuages qu’ils poussent jusqu’aux limites de l’Atelier. Là, ils soufflent dessus et les nuages envahissent le ciel, déversant sur la Terre leur réserve de flocons.
Un lutin interpelle la petite fée :
– Dépêche-toi. C’est bientôt Noël, toute la vallée doit être recouverte de neige avant ce soir !
La petite fée travaille toute la journée en compagnie du lutin. Puis, quand arrive le moment de se reposer, elle s’assied dans un coin, fait des petits tas de neige et commence à les sculpter pour s’amuser.
– Oh, ces étoiles sculptées dans la neige sont très jolies ! s’exclame le chef de l’Atelier. Apporte-les vite à la centrineigeuse, elle prendra tes étoiles comme modèles pour fabriquer ses flocons.
Nous allons faire une belle surprise à tout le monde…
C’est ainsi que l’Atelier de la Neige se mit à fabriquer des flocons de neige étoilés. Et sur la terre, les hommes trouvèrent cela si beau que l’Atelier continua pendant des années, et continue encore…
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Il était une fois un vendeur de sapins de Noël qui était un peu magicien. Chez lui, on n’achetait pas d’arbres en pots. Les gens repartaient de sa boutique avec une graine à planter chez eux : le lendemain, un sapin magnifique avait poussé dans leur salon.
Un jour, une sorcière se rendit au magasin pour acheter son sapin de Noël. Il y avait une queue. La sorcière bouscula tout le monde avec son balai :
– Ouste, laissez passer. Je déteste attendre ! Vendeur, je veux un sapin et que ça saute.
Avec un sourire moqueur, le vendeur alla chercher une graine dans ses sacs. La sorcière l’empocha et dit :
-Je ne vous paie pas, évidemment. Je déteste payer !
Et elle enfourcha son balai pour aller planter la graine dans son salon. Le lendemain matin, surprise ! Au lieu du sapin attendu, se dressait un cactus ! À ses piquants étaient accrochés des guirlandes dorées.
Tout en haut, à la place de l’étoile traditionnelle, se tenait un perroquet jaune qui salua la sorcière en ces termes :
– Bonjour repoussante sorcière ! Ce cactus piquant est ton portrait tout craché, Jacquot est content !
Furieuse, la sorcière fonça vers la boutique. De nouveau, elle bouscula toute la queue, pinça les joues des enfants au passage, et se planta devant le vendeur en disant d’une voix aigre :
– Je déteste les farceurs ! Si tu ne me donnes pas une vraie graine de sapin, je te transforme en crapaud !
Le vendeur se confondit en excuses :
– Comment ais-je pu, honorable dame, comment ais-je pu me tromper de sac ?
Et la sorcière repartit avec une autre graine.
Le lendemain, elle se trouva devant… un saule pleureur. Le long de ses branches étaient fixés des boules scintillantes et des lumignons.
Le saule se mit à sangloter :
– Bouh ouh, comment peut-on être d’une telle méchanceté ?
Ses larmes coulaient à flot, éteignant les bougies l’une après l’autre. La sorcière rêvait d’exploser de colère. Mais elle sentait une inexplicable gentillesse l’envahir ! C’est que le saule était magique : ses larmes étaient capables d’amollir les cœurs les plus endurcis…
Lorsque la sorcière retourna chez le vendeur, elle fit la queue comme tout le monde. En attendant, elle distribua des bonbons aux enfants et leur raconta de fabuleuses histoires de Noël. Le vendeur l’examina de loin.
Lorsque vint son tour, il lui fit un grand sourire :
– Bonsoir Madame ! J’ai pour vous une graine dont vous serez contente.
La sorcière le remercia avec une exquise politesse… sans oublier de le payer.
Le lendemain, dans son salon, elle trouva un sapin de Noël superbe, le plus beau qu’elle ait jamais vu.
Décidément, l’année 2010 nous aura réservée son lot de visites en milieu hospitalier. Déjà qu’on s’y rend trois fois la semaine pour les traitements d’hémodialyse de mon père, voilà que sa condition médicale nécessite une chirurgie d’urgence. Ce qui me désole dans tout ça, c’est que cet épisode aurait pu être facilement évité.
Depuis qu’il a terminé ses traitements de dialyse péritonéale à la maison, le cathéter qu’il portait se trouvait désuet, donc il devait être enlevé au plus tard au début octobre. Après deux rendez-vous infructueux en clinique externe, le cathéter est toujours en place et on ne sait pas quand la chirurgie aura lieu.
Ce matin, pris de violents maux au bas ventre, il nous a fallu l’hospitaliser d’urgence et par ambulance. Après consultation auprès du personnel médical, il s’est avéré que le cathéter a provoqué une forte inflammation et infection de la région abdominale. Il sera opéré demain enfin ! Avec ce que comporte une chirurgie, si mineure soit-elle et dans sa condition médicale, nous souhaitons que tout se passe bien.
C’est malheureusement le sombre reflet de notre médecine de république de bananes. Les listes d’attente s’allonge dans toutes les spécialités de la médecine, sans que rien, absolument rien ne bouge. C’est décidément loin d’être facile.
Par contre, je dois féliciter le personnel médical qui s’est occupé de lui ce matin, de même que les ambulanciers qui ont procédé au transport. Ils étaient compatissants et à l’écoute des souffrances que mon père endurait. Il faut souligner leur travail exemplaire lorsque cela se produit. Voilà qui est fait !
En 1991, ma jeune sœur accoucha de sa première fille. Très vite, le personnel médical s’aperçu que le bébé était différent des autres. Elle était atteinte de Trisomie 21, un handicap pour la vie, pour sa vie. Une très dure nouvelle à entendre quand on ne s’y attend pas. Une fois le choc passé, elle et son conjoint ont décidé de la garder pour le meilleur et le pire. Aujourd’hui, dix neuf années plus tard, elle a grandi dans la normalité, fréquente l’école et fonctionne presque comme tout le monde. Elle est dans son monde certes, mais de tout temps elle a été aimée, élevée et traitée comme une personne normale. Elle est adorable.
Je me suis toujours dit, dans mon fort intérieur, que pour avoir la responsabilité d’un enfant handicapé, il fallait avoir des pré-requis spirituels insoupçonnés et de la force pour affronter tous les regards et les préjugés. Pourquoi les parents d’enfants handicapés semblent toujours relever ce défi au quotidien ? Est-ce un choix suprême, une vocation divine ? Je ne sais pas !
Un jour, j’ai eu ma réponse. Ma sœur m’a remis le texte qui suit. Même après toutes ces années, mes émotions remontent encore, simplement à le lire. Selon moi, c’est le plus beau texte pour décrire comment le Créateur les a choisis.
Aujourd’hui, partout dans le monde, on célèbre la Journée mondiale pour les personnes handicapés et pour tous ces enfants et parents concernés, je veux le partager avec vous.
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Dieu planait au-dessus de la terre, choisissant ses instruments de propagation de l’espèce avec le plus grand soin et la plus grande réflexion. Tout en observant, il ordonne à ses Anges de prendre des notes dans un fichier géant :
– Paul ; Sophie, un fils, Saint Patron Matthieu ; François, Amélie, une fille, Sainte Patronne Cécile, etc…
Finalement il communique un nom à un Ange, et sourit :
– Donnes lui un enfant handicapé.
L’Ange s’étonne :
– Pourquoi celle-là, Seigneur ? Elle est si heureuse.
– Précisément, répond Dieu en souriant, pourrais-je donner un enfant handicapé à une mère qui ne connait pas le rire ? Ce serait cruel.
– Mais elle a de la patience ? demande l’Ange.
– Je ne veux pas qu’elle soit trop patiente, sinon elle se noiera dans une mer de pitié de soi et de désespoir. Une fois le choc et le ressentiment passés, elle y arrivera. Je l’ai observée aujourd’hui ; elle a ce sentiment de soi-même et d’indépendance qui est si rare chez une mère. Tu vois l’enfant que je vais lui donner à son propre monde. Il faut qu’elle le fasse vivre dans son monde à elle et ce ne sera pas facile.
– Mais Seigneur ELLE NE CROIT PAS EN VOUS !
Dieu sourit :
– Peu importe, je peux m’en arranger. Celle-ci est parfaite. Elle a juste assez d’égoïsme.
L’Ange reste bouche bée.
– D’égoïsme? Est-ce là une vertu ?
Dieu hoche la tête :
– Si elle n’arrive pas à se séparer de temps en temps de l’enfant; elle ne survivra jamais. Oui voici une femme à qui j’octroi un enfant rien moins que parfait. Elle ne s’en rend pas compte, mais elle est enviable.
– Elle ne prendra jamais pour argent comptant ce qu’on lui dira, et ne considèrera jamais un progrès comme ordinaire.
– Quand son enfant dira « Maman » pour la première fois, elle aura assisté à un miracle et elle le saura.
– Quand elle décriera un arbre ou un coucher de soleil à son enfant, elle, verra comme bien peu de gens ne voient jamais mes créations.
– Je lui permettrai de voir clairement les choses que je vois : ignorance, cruauté, préjugés; et je lui permettrai de s’élever au-dessus.
– Elle ne sera jamais seule, je serai à ses côtés chaque minute de chaque jour de sa vie, parce qu’elle réalise mon œuvre aussi surement qu’elle se trouve ici à mon côté.
– Et son Saint Patron ? demande l’Ange, la plume suspendue en l’air.
Dieu sourit :
– Un miroir suffira …
Il était une fois une méchante sorcière qui détestait Noël.
– Pouah ! Criait-elle, tous ces horribles petits enfants, tous ces cadeaux, toute cette joie ! Beurk !
Un jour, elle eut une idée diabolique.
– Je vais enlever le père Noël ! Comme ça, les enfants n’auront pas de jouets !
La veille de Noël, au lever du jour, elle se glissa dans l’étable où dormaient les rennes du père Noël. Elle donna à chacun une carotte ensorcelée. Puis elle s’enfuit.
Le soir, le père Noël attela les rennes, chargea le traîneau, puis s’envola pour sa tournée de cadeaux.
En passant su-dessus de la maison de la sorcière, les rennes eurent soudain très mal au ventre. Le père Noël, inquiet, posa son traîneau.
Alors, la sorcière, qui était aux aguets, se précipita sur lui. Elle pointa une baguette magique et ricana d’un air mauvais :
– Prenez votre hotte et suivez-moi, père Noël. Sinon je vous transforme en chauve-souris !
Elle conduisit le père Noël dans sa maison et l’enferma dans une petite pièce.
Le père Noël n’était pas le seul prisonnier de la sorcière. Elle avait aussi enlevé la fée des Neiges, une amie du père Noël qu’elle détestait.
– Nous devons trouver une solution, murmura la fée. Elle m’a volé ma baguette magique, mais j’ai un peu de poudre enchantée sur moi.
– J’ai une idée, répondit le père Noël. Les jouets ! Ils vont nous sauver !
Et le père Noël sortit de sa hotte un bataillon de petits soldats, un tigre en peluche et un cow-boy à cheval.
– Saupoudrez-les de poudre enchantée ! Demanda le père Noël à la fée.
Aussitôt dit, aussitôt fait et, en quelques secondes, les jouets prirent vie et se faufilèrent à travers les barreaux de la porte.
La sorcière se dandinait devant un grand chaudron en chantonnant :
– Je vais brûler tous les jouets, c’est bien fait, hé hé hé…
Elle poussa un cri :
– Aïe, aïe, ça pique !
Les petits soldats lui tiraient des petites balles de plomb dans les mollets. Furieuse, la sorcière essaya de les écraser, sans succès.
Soudain, le tigre en peluche lui bondit au visage et lui mordit le nez.
– Aïe, aïe, hurla la sorcière.
Le cow-boy, lui, avait aperçu la baguette magique qui dépassait de la poche de la sorcière. Il l’attrapa au lasso et repartit au galop.
La fée se saisit de sa baguette et transforma les barreaux d’acier en guirlande de papier. Heureusement, car la sorcière avait réussi à empoigner le tigre et elle menaçait de le plonger dans sa marmite.
– Sale petite boule de poils, tu vas…
La sorcière ne termina pas sa phrase, la fée venait de la changer en bonhomme de neige ! La fée et le père Noël s’échappèrent; le père Noël retrouva ses rennes qui allaient mieux et il put distribuer tous les cadeaux en temps et en heures aux enfants.
Quant à la sorcière, on raconte qu’elle cherche une solution pour ne pas fondre au prochain printemps !
Au royaume du père Noël, il régnait une grande agitation.
Les lettres des enfants affluaient par milliers, les lutins fabriquaient les jouets et les rennes s’entraînaient dans les forêts de glace pour être en forme le grand soir. Le père Noël, lui, voulait régler l’heure de son départ avec le gardien de la Porte magique, le vieux sorcier Merlock. Fermée toute l’année, la Porte préservait le royaume féérique de Noël des curieux et des gens malhonnêtes.
Merlock était le seul à pouvoir l’ouvrir. Il ne prononçait la formule magique qu’une seule fois par an, le soir de Noël
Arrivé près de la Porte, le père Noël remarqua l’air abattu du sorcier.
– Merlock ! Que se passe-t-il ?
– Oh, j’essaie de former un nouveau gardien. Je me fais vieux et je suis fatigué. Mais ce n’est pas cette année que je partirai à la retraite. Regardez mes élèves, c’est la catastrophe ! dit-il en désignant un groupe de jeunes sorciers.
La Porte changeait de couleur : rouge, bleu, jaune, rose; de motifs : des fleurs, des cœurs, des étoiles; et de forme : rond, triangle, carré. Mais pas un seul gond ne grinçait.
– Ils pourront toujours s’occuper de la décoration du royaume ! s’exclama le père Noël dans un fou rire.
Maké le renne écoutait avec attention leur discussion. Il aurait voulu accompagner le père Noël lors de sa tournée, mais il avait le vertige et ne pouvait pas voler comme les autres rennes. Alors, il prit une grande décision : « Je vais devenir le nouveau gardien ! »
Tous les jours, il se rendait discrètement près de la grande Porte. Contrairement aux jeunes élèves qui ne pensaient qu’à s’amuser, il écoutait attentivement l’enseignement de Merlock. Au bout de quelques jours, il parvenait déjà à ouvrir les sacs à dos, les tiroirs et les coffres-forts.
Le soir du 24 décembre, le père Noël attendait devant la Porte sur son traîneau chargé de cadeaux lorsqu’un petit lutin arriva complètement affolé :
-Père Noël, Merlock est malade, il est cloué au lit.
Les habitants paniquèrent : Pas de Porte ouverte, pas de Noël !
Tous les élèves essayèrent de l’ouvrir, sans y parvenir. Maké s’avança timidement sous les ricanements des autres rennes :
– Hé Maké, tu as perdu la tête ! Tu es un renne, pas un sorcier !
Il se concentra malgré les moqueries et marmonna des mots incompréhensibles. Il virevolta sur lui-même et pointa sa patte d’un coup sec vers la Porte. Un éclair jaillit, puis un faible grincement résonna, enfin les deux battants s’écartèrent à la stupéfaction générale. Maké était très fier…
– Maké, tu es un grand magicien, dit le père Noël. Je pense que Merlock a enfin trouvé son remplaçant. Joyeux Noël à tous !
Avec la venue des téléphones intelligents, ce sont de petits ordinateurs de plus en plus performants qui meublent notre quotidien. Les applications se multiplient et rendent quasi indispensable son utilisation et majoritairement par la clientèle jeune et branchée.
D’un autre côté, la sur-utilisation du cellulaire principalement au volant d’un véhicule automobile, a amené le législateur à modifier les lois pour en interdire son utilisation. Si cette interdiction peut facilement se comprendre, il faut cependant être conséquent pour la suite des choses.
Les journaux nous annoncent que le ministère des Transports du Québec offre une application gratuite pour les IPhone, IPad et IPod touch, qui permet de connaître l’état du réseau routier en temps réel, « pour se rapprocher des usagers de la route et ainsi leur permettre de planifier leurs déplacements de manière efficace et sécuritaire ». C’est ça que j’appelle de l’inconséquence.
Le gouvernement vote une loi pour contrer une habitude jugée dangereuse pour la sécurité, puis offre une application cellulaire pour pouvoir consulter en direct, la fluidité de son réseau routier. Si c’est en temps réel, comment pensez-vous que les usagers vont s’informer ? En consultant l’application d’une main, pour conduire de l’autre. Comme conséquence, on aurait pu trouver mieux !
Bravo à nos oiseaux pour leur deuxième Coupe Grey d’affilée, face aux mêmes rivaux que l’an dernier les RoughRiders de la Saskatchewan, avec une éclatante victoire de 21 à 18 devant une foule de 63 317 personnes, dont 45 000 hostiles, hier à Edmonton. Ils répétaient pour la première fois, l’exploit des Argonauts de Toronto de 1996 et 1997.
Même si Damon Duval a été lamentable, l’équipe a su se regrouper pour l’emporter. La victoire est d’autant plus déterminante, qu’elle mettait un baume sur le traitement qu’a subi l’équipe durant la dernière semaine au niveau du logement et des installations d’entraînement et qui a alimenté abondamment les journaux. Probablement l’élément motivateur qui leur fallait.
Que dire aussi du jeu truqué des Alouettes en début de troisième quart. Alors que les Riders attendaient un botté de Duval, l’attaque y est allé d’un jeu au sol particulièrement brillant, qui pavait la voie à une belle remontée. Belle soirée aussi pour Ben Cahoon qui disputait probablement son dernier match avant la retraite. Finalement, l’interception de Billy Parker, à 55 secondes de la fin du match, a cloué définitivement le cercueil des Riders. Jamel Richardson a été nommé le joueur du match.
Une sixième Coupe Grey pour l’équipe et un retour agréable à Montréal pour les célébrations d’usage. Merci pour cette formidable saison 2010 de nos oiseaux. Que la fête commence !