Lundi, 28 février, les adeptes de la pétanque avaient rendez-vous pour le troisième tournoi saisonnier. Dix huit équipes se sont livrées une lutte sans merci, mais dans la bonne humeur, pour déterminer les vainqueurs. L’événement s’est déroulée sous un soleil de plomb et une température humide. N’eut été de la petite brise rafraîchissante qui venait nous caresser à l’occasion, les coups de chaleur étaient à craindre. Avec quelques pauses et des bouteilles d’eau fraîche en réserve, nous sommes passés au travers sans incidents déplorables.
N’ayant pu participer au deuxième tournoi et photographier les lauréats, Charles m’avait demandé de le faire. Il faut dire que les reportages sont toujours bien suivis sur le blogue, par les québécois d’ici. Alors lors de ce deuxième tournoi, tenu le 9 février dernier, deux équipes ont terminé ex-aequo en deuxième position; Celle de Réal Chagnon, Ginette Caissy et Gerry Vachon, de même que la formation de Joël Durand, Isabelle Bélanger et Michel Lizotte. Les gagnants n’étant pas sur place pour la photo d’usage, elle sera prise ultérieurement et ajoutée à l’album.
Pour revenir au tournoi en cours, voici les équipes qui ont accédé au podium; l’équipe de Joël Durand, Jocelyne Houle et Jean-Pierre Poirier s’est méritée les grands honneurs, suivi de celle de Sandy Thom, Lise Lemire et Marcel Tassé en seconde place. La formation de Jacques Therrien, Pierre Durocher et Léo Gagnon s’emparait du troisième rang. Fidèle à la tradition, une formidable équipe de
bénévoles nous accueillait pour le repas de savoureux hot-dogs, servis au quart de tour comme d’habitude. Je le sais que je me répète souvent mais une organisation de ce genre demande l’aide de beaucoup de gens et à ce chapitre, de tournoi en tournoi, ces personnes dans l’ombre, qui s’impliquent sans compter, assurent son succès par leur coordination et leur efficacité. Merci à toute l’équipe.
Nous en sommes maintenant au 2 mars. Quelques caravaniers ont quitté pour remonter lentement vers le nord. Autre constat, on voit beaucoup de visiteurs sur le site. Le congé scolaire aidant, les enfants rendent visite aux parents, quand ce n’est pas aux grands-parents, pour profiter un peu du chaud soleil du sud et refaire le plein de sa lumière avant de retourner au Québec et terminer l’hiver plein d’énergie. On voit le même phénomène un peu partout sur les plages de la Floride. C’est le temps du spring break, où les high school américains se paient une pause avant de s’engager dans le sprint final de l’année scolaire. Les plages sont bondées et la Floride est une destination très prisée par les étudiants.
Mars nous rappelle également que nos vacances tirent à leur fin. Le 23, nous retournons vers la maison. Nous n’en sommes pas encore aux préparatifs de départ mais on se dit que le temps passe très très vite. Janvier et février sont passés en coup de vent. Il me semble que nous sommes arrivés hier et que déjà il faut repartir. On se console en se disant que nous serons de retour l’hiver prochain… Si Dieu le veut bien évidemment.
Pour ceux et celles qui suivent la saga du bingo à Loulou, elle s’est enrichie d’un autre magot de 11$, portant ses gains à 109$. N’ayez crainte, demain soir je vais essayer de grossir mon magot aux courses de chiens. J’ai du rattrapage à faire et je vais en profiter pour initier Gilles et Lise aux vertus du gambling. Nous demeurons cependant très conservateurs et responsables pour ne pas y laisser notre chemise.
Samedi, nous prendrons la direction de Tampa Bay, pour encourager nos Canadiens qui disputeront la victoire au Lightning, au St-Pete Time Forum de l’endroit. Une soirée toute québécoise, même qu’il y en a beaucoup plus du côté des Bolts. On s’en reparlera. Ah oui, en terminant, il est tombé 250 gouttes de pluie hier. Les premières depuis le 12 février. Au moment où j’écris ces lignes à 11h40, le soleil est là avec un mercure de 29,1°C.
Belle surprise en début de semaine; Gilles Guay, un ex-compagnon de travail et son épouse Lise, nous rendent visite pour un mois, dans leur nouvelle acquisition, une autocaravane de 35 pieds.
Ils ont quitté le Québec à la Saint Valentin, pour entreprendre leur périple qui les conduira par la suite en Louisiane, avant de rentrer au Québec à la faveur du printemps.
Ils sont courageux et audacieux de vivre cette première expérience avec un véhicule du genre. C’est toute une adaptation et ils s’en tirent très bien. Mis à part quelques petits pépins mineurs qu’on a vite réparé, l’apprentissage se déroule lentement et calmement. Il faut apprivoiser et dompter la «machine». Bienvenue dans le club !
Hier, 25 février, c’est à la magnifique plage de Siesta Key, à Sarasota, que nous les avons conduit. Selon nous, c’est de loin, la plus belle plage de la côte ouest. Elles est vaste et le sable est aussi doux que de la farine. L’eau également prend des teintes d’aqua, au grand plaisir des baigneurs qui y plongent allègrement. En prime, le vaste stationnement est gratuit et les rives sont constamment surveillées par une équipe de sauveteurs à la Baywatch, sans compter une patrouille policière en quatre roues. Le décorum fait vraiment comme au cinéma.
Présentement, nous sommes en plein temps du spring break et pas besoin de vous dire que la jeune clientèle occupe les nombreuses serviettes de plages étendues ici et là. Pour vous, fidèles lecteurs et lectrices, je vous ai immortalisé quelques beaux clichés de postérieurs assez affriolants des déesses de la beach, que vous pourrez visionner dans l’album. Que voulez-vous, ce sont les plaisirs de la plage ici, alors autant en profiter. Ça garde le cœur jeune et surtout, ça aiguise la vision tout en gardant la rétine en pleine forme.
Saviez-vous qu’il n’a pas plu une seule goutte depuis le 12 février ? Et bien je vous le donne en mille. On frôle les 90°F le jour en plein soleil et les nuits sont de plus en plus chaudes. Par contre l’humidité est assez élevé et la rosée du matin fait en sorte qu’on doit tout essuyer. Il y a de l’eau comme après une petite averse. Un petit coup de chamois et le tour est joué. Dans ces moments là, j’ai un peu de difficulté à bien capter le signal satellite pour la télévision, le dôme étant perlé par la rosée. Heureusement, je viens de découvrir le produit miracle Dome Magic, qui devrait régler le problème. Je m’y attaque dès ce matin et je vous ferez part du résultat, s’il est conforme à ce que révèle l’étiquette du produit.
Et maintenant, un petit mot sur les gains au bingo de Loulou. Elle s’est encore enrichie d’un alléchant magot de 29$, ce qui porte le total de ses gains à 98$ pour la saison. Elle me dépasse de 30$. La semaine prochaine je tenterai de reprendre le dessus, en allant parier quelques petits billets aux courses de chiens. C’est un match à finir.
En terminant, nos pensées positives vont vers Mireille, Claude, et maman qui vivent des périodes difficiles, affligés par la maladie. Nous vous souhaitons de recouvrer la santé le plus rapidement possible. Bon courage. Vous n’êtes pas seuls dans cette épreuve. Même si nous sommes à des kilomètres de vous, vous êtes tout près dans notre cœur.
Dire que la journée avait pourtant bien débutée quand voilà que soudain, la face de poodle à Charest apparaît au bulletin de nouvelles télévisé, en nous chantant sa romance habituelle d’un discours inaugural. Une calamité, un désastre. Le roi de la réingénierie de l’état promise depuis 2003 et qui n’a jamais vu le jour, y va d’un discours vide de sens et de contenu. Toujours de plus en plus de dépenses farfelues qu’il ne peut pas chiffrer. Bref, du réchauffé qu’il remet toujours dans la même marmite depuis huit ans.
Rien sur la corruption dans la construction. C’est pas vrai, excusez-moi, sa nouvelle unité permanente anti-corruption vient d’être créée. Cependant et contrairement à une enquête publique, elle n’enquêtera pas sur le passé et c’est là toute la nuance. Le passé c’est la corruption sous toutes ses formes sur laquelle ses citoyens lui ont sommé d’en faire la lumière. Ce serait trop dévastateur et il continue de s’entêter.
Toutes les annonces faites ne se réaliseront pas avant 5 et 30 ans alors pourquoi en parler. Parce que le moment venu, j’espère qu’on lui aura montré la porte à coup de pied au cul, ses sbires inclus. C’est maintenant qu’on veut de l’action. Les Charest, Courchesne, Normandeau, Bolduc et Fournier, c’est du bla bla, de l’immobilisme et des comités à n’en plus finir. Ils ont été élus pour gouverner mais ils ne décident de rien. Lorsqu’ils le font, c’est le trouble qui commence et qui se termine toujours par des lois spéciales, quand ce n’est pas l’imposition de la politique du bâillon. On les a assez vu !
Le poodle promet des primes pour les aînés de plus de 65 ans encore au travail, de l’aide pour les aînés à la maison, des crédits pour les véhicules électriques et finalement des ristourne sur l’essence. Attendez de voir les chiffres… des grenailles. Chez les libéraux, c’est connu; Ils donnent peu et collectent beaucoup. Souvenez-vous qu’on est à la veille de payer notre taxe-santé, gracieuseté de notre bon ami Bachand.
Souvenez-vous aussi de 2003, alors qu’ils étaient prêt. Que les listes d’attente dans les salles d’urgence, allaient fondre comme neige au soleil. Après 8 ans de régime libéral, c’est pire. Les médecins de famille et les délais à voir des médecins spécialistes sont toujours problématiques. Couillard est parti après s’être placé les pieds au privé alors que Bolduc ment comme il respire. Observez-les attentivement lorsqu’ils parlent. Bolduc à la face rouge comme une tomate alors que le poodle arbore fièrement son petit sourire arrogant et fendant. Dire qu’il nous faut endurer ça encore deux ans…
Je suis vraiment exaspéré d’entendre parler de quota de contraventions, de trappes à tickets et de toutes ces niaiseries qui nous font passer pour des mous. Tout ce qui se décide au Québec est continuellement contesté. Les gens sont contre toute forme d’autorité et c’est pour cette raison qu’on fait du surplace, que rien n’avance.
Le code de la route existe et les policiers sont chargés de l’appliquer. C’est aussi clair que ça. Tu contreviens à un article, tu reçois une sanction, un point c’est tout. Il suffit de contester sa contravention devant les tribunaux pour être acquitté la majeure partie du temps. Les juges, du haut de leur trône, sont tellement déconnectés de la réalité qu’ils sont incapables de sanctionner les conducteurs fautifs. J’ai même vu et entendu un juge, innocenter une automobiliste qui lui avouait avoir croisé un autobus scolaire alors que ses clignotants étaient en fonction. Son argument; « J’étais nerveuse ce jour là, parce que jamais je ne fais ça, Monsieur le juge. » Une chance que l’imbécillité ne tue pas.
Les contraventions, ça augmente les revenus d’une municipalité. Et après ? Si tous les conducteurs étaient disciplinés, ça n’arriverait pas. La signalisation est là pour être respectée, pas pour décorer le paysage urbain. Combien de fois avons nous été témoins de conducteurs téméraires, pressés et qui se fout carrément de la plus simple et élémentaire des courtoisies, pour vous couper et sauver une demie seconde ? Combien de gens coupent à travers une station service pour éviter le feu de circulation ? Combien de fois avons nous été témoins de conducteurs qui ne respectent aucunement les lignes tracées sur le pavage ? Ils sont seuls au monde et égoïstes dans leurs comportements. Ces hypocrites conduisent les fesses serrées lorsque vient le temps de circuler à l’étranger et s’adapte rapidement aux règles de la route. C’est assez révélateur non ?
Au Québec, on conteste et on gagne où on met de la « Marde dans la fanne ». Après ça, on se demandera pourquoi les policiers sont écœurés de simplement faire leur travail. Lâchez-moi vos arguments de persécutés. La loi, c’est la loi ! Point final.
Non, nous sommes vraiment une société de mous et les exemples sont éloquents; Le CHUM, la santé, l’îlot voyageur, la voiture électrique, rien ne bouge ou progresse, tout stagne. C’est de l’immobilisme à l’état pur. Et Legault qui vient, vient pas, vient, vient pas… Décidément !
Hier, durant le souper, je regarde par la fenêtre de la caravane et je suis en admiration devant ce que je vois; un immense soleil tout orangé, illumine le ciel et l’horizon tout entier. Quel spectacle ! Ce n’est pas que je viens de découvrir cet astre magnifique, mais que voulez-vous, je ne peux résister devant tant de beauté.
Sans hésiter, j’ai suspendu mon repas, mis ma caméra en bandoulière et me voilà dehors pour immortaliser ce moment. Toute la soirée je me suis demandé si je devais publier ce petit article. Alors voilà ! Comme je ne peux garder pour moi tout seul si belle scène, je suis très heureux de la partager avec vous. J’ai pris deux autres clichés que vous pouvez aussi visionner dans l’album.
Un petit clin d’œil pour nos parents et amis, restés au Québec, afin de vous aider à traverser les derniers soubresauts de votre hiver.
Le 19 février 1961, un nouveau poste de télévision voyait le jour. Une télé de langue française allait concurrencer Radio-Canada. La roulette de la télé pouvait maintenant trouver des images à la position 10. CFTM canal 10 Montréal, entrait en onde. Télé-Métropole, devenu aujourd’hui TVA, débutait sa mission d’être une télé du peuple, pour le peuple. À cette époque de la révolution tranquille, son succès fut immédiat. C’était l’année de mes dix ans.
Je me souviens encore de ces longues files d’attente, où on se rendait à l’extérieur des studios de Télé-Métropole les samedis matin, pour assister aux émissions pré-enregistrées du Zoo du Capitaine Bonhomme et de Jeunesse d’aujourd’hui. Angle Alexandre-Desève et Sainte Catherine, tout à côté, nous prenions une petite pause afin de se régaler des succulentes frites de La Belle Province. Une fois rendus dans les studios, nous étions ébahis par toute la technique et la frénésie d’un plateau de télévision. Tout était en couleur mais une fois retournés à la maison, le téléviseur nous renvoyait des images en noir et blanc. On découvrait un nouveau monde.
Un peu plus tard, on apprivoisait la télévision en couleur. Tout un progrès ! On se rassemblait dans notre fond de cour pour visionner les images sur la seule télé couleur du quartier, qu’un voisin fortuné avait pu se payer.
Le canal 10 a été une révélation dans mon cas. J’ai grandi avec ses émissions toutes plus intéressantes les unes que les autres. Du divertissement, des concours, des émissions jeunesse, des comédies et des émissions sérieuses, le canal 10 était à l’écoute de ses auditeurs. D’ailleurs, je me rappelle qu’un de ses slogans était « Le canal 10, le poste qui écoute ses auditeurs autant que ceux-ci l’écoutent ». Qui ne se rappelle pas des concours anniversaires, où on voyait des tonnes de bulletins de participation empilés, puis l’animateur en piger un seul, avec sa longue perche, et déclarer LE gagnant d’une multitude de prix lors des galas anniversaire de la station.
Plusieurs artisans, artistes et annonceurs doivent leur carrière à ce nouveau venu du monde télévisuel. La chanson québécoise a connue une popularité fulgurante avec Jeunesse d’aujourd’hui, et son rendez-vous hebdomadaire du samedi soir, que toute la jeunesse regardait avant d’envahir les salles de danse de l’époque. La profusions de groupes n’a jamais connu une si grande popularité qu’en ce temps là. Les Classels, les Sultans, les Hou-Lops, les Gendarmes, César et ses Romains et j’en passe, faisaient tomber les filles en pamoison.
Le canal 10 a grandi et est devenu le grand réseau TVA d’aujourd’hui. Il s’est imposé comme un chef de file en information notamment, en surclassant Radio-Canada et ses budgets astronomiques. Il a créé une télé dynamique proche des gens, en ayant toujours le souci premier de combler son auditoire. Et celui-ci lui demeure fidèle depuis ses premiers balbutiements.
On ne peut pas résumer en un article cinquante ans de divertissement. Chacun y garde ses propres souvenirs. Cependant, un fait demeure; TVA, Télé-Métropole, le canal 10, fête aujourd’hui son jubilé d’or et il mérite tout le succès qui est sien. Dans ce monde où toutes les technologies font des pas de géants, il est prêt à relever de nouveaux défis, pour nous livrer une télé pour et proche du peuple, au sein de la grande famille Québécor. TVA c‘est cinquante ans d’amour et pour toujours. Félicitations pour cet immense succès et longue vie.
Nous sommes le 18 février et depuis une grosse semaine il fait beau et chaud. Un temps splendide comme on était habitué de connaître depuis les sept années qu’on séjourne ici, exception faite de l’hiver dernier, bien entendu. La météo est optimiste et nous informe que le système de beau temps devrait rester jusqu’à jeudi prochain. C’est regrettable que notre visite n’ait pu profiter de ça, quoique la semaine a été belle quand même, mais bon ! On ne contrôle pas ça, malheureusement.
Hier, nous avons fait un saut à la plage de Fort Myers qui était bondée, comme à l’habitude. Arrivés tôt, avec notre lunch dans la glacière, on s’est installé sous le parasol, les deux pieds bien ancrés dans le sable frais, pour colorer notre carcasse nordique. Juste en face de nous, une maman et son bambin d’à peine deux ans, s’amusaient à jouer dans le sable. À côté, une autre maman et sa fillette, un tantinet plus vieille, venait aussi profiter des chauds rayons de soleil en ce début d’après midi. On les observait tout en pensant à nos petits enfants, surtout Audrey-Anne, parce que la fillette était une vraie tornade. Une boule d’énergie qui demande à elle seule, un gardien ou une gardienne avec des capacités athlétiques certaines. Ouf ! Ça en déplace du sables ces petites bombes.
Louise joue de chance encore une fois et rafle 30$ au bingo. Ce qui porte ses gains saisonniers à 79$. On est loin de couvrir les dépenses du voyage mais au moins, elle joue avec l’argent de la salle. C’est un quatrième gain pour elle et je crois bien que les concurrents américains sont à la veille de la lancer dans la piscine. Pour le moment, ils se rapprochent en songent même à s’asseoir à sa table, histoire de profiter de son aura de chance.
Aujourd’hui, petit tour de camion pour explorer Port Charlotte, à 45 minutes au nord de notre camping. Nous visitons le Harbor Lakes RV Resort, de la chaîne Encore, où séjournent une clientèle québécoise à 50% durant les mois d’hiver. Ce qui nous étonne, dès qu’on s’y promène, c’est la largeur des rues. Sans blague et sans exagération, elles sont plus larges qu’une autoroute à deux voies. C’est hallucinant et ça donne un panorama dégagé au maximum. Ma caravane, jumelé au camion, fait 50 pieds et je suis sûr que stationné en travers de la rue, je n’obstrue même pas le passage.
Que dire des terrains. Les plus petits sites, les standard, font 70 pieds sur 35 et la catégorie suivante, qu’on nomme premium, mesurent 80 pieds par 40, alors que la catégorie supérieure, baptisée elite, offre une plateforme de béton assez vaste pour stationner le véhicule récréatif et son auto ou véhicule tracteur. Comme tous les RV Resort américains, on y trouve beaucoup de maisons de parc disponibles pour achat ou location. La propreté des lieux ne fait pas défaut.
Les services, la documentation et l’accueil sont bilingues et un commis francophone est en devoir pour la clientèle québécoise. Pour le reste, cela s’apparente à notre camping, puisque c’est le même groupe, Equity Lifestyle, qui en fait la gestion. Même les activités communautaires sont à l’image de ce que nous vivons présentement. Finalement, un canal fluvial ceinture le camping et ajoute un sentiment de quiétude. Le secteur regorge de bons restaurants et de tous les services et commerces de proximité. C’est un camping qu’on ajoute définitivement à notre liste de coups de cœur et qui vaut le détour. Vous trouverez des images dans l’album.
De retour au camping, après un bon souper, c’est l’heure de la pétanque puis, on profite de la soirée chaude pour admirer un ciel noir tout étoilé, avec une belle grosse lune toute pleine et d’une blancheur si intense, qu’elle éclaire les alentours. C’est l’été ou l’hiver ??? Ici c’est l’été, mais en hiver.
Avez-vous payé vos taxes municipales ? On est en plein dedans. Comme c’est un mal nécessaire et que nos administrations municipales sont de plus en plus gourmandes, voici l’histoire de deux concitoyens…
Deux citoyens vont à l’hôtel de ville payer leurs taxes. Le premier entre et au bout d’un long moment en ressort tout nu. Il dit au second :
– Ils m’ont tout enlevé, les salauds !
Le second dit :
– Je vais me mettre tout nu, ils ne pourront rien me prendre.
Il ressort au bout d’un moment avec un grand diachylon en avant et un autre à l’arrière. L’autre lui demande :
– Qu’est-ce qui t’est arrivé ?
Il lui répond :
– Ils m’ont coupé l’eau et les égouts.
Rincer le réservoir d’eaux noires sans se mouiller
Les véhicules récréatifs d’aujourd’hui sont de plus en plus équipés d’une prise femelle pour y visser un boyau lorsque vient le temps de vidanger les eaux noires. Sa fonction est de pulvériser un jet d’eau, pour aider à rincer efficacement ce réservoir. Tout près, on trouve aussi une prise femelle pour le boyau d’alimentation en eau potable. En somme, il nous faut deux boyaux pour faire le travail, à partir du robinet du site de camping.
Pour simplifier le travail, voici un truc que m’a refilé Benoît Lemieux, un caravanier astucieux, en visitant sa nouvelle caravane à sellette récemment. Sans attendre, j’ai fignolé et installé ce dispositif simple en deux temps, trois mouvements, comme l’illustre la photo de cet article.
Il faut un adaptateur en «Y», deux adaptateurs en «coude» et un bout de boyau que vous devez fignoler avec prise mâle à une extrémité et femelle à l’autre.
On installe l’adaptateur en «Y» dans la prise femelle de l’entrée d’eau, puis un adaptateur en «coude» à une des deux branches, qui recevra le boyau relié au robinet du site de camping.
Par la suite, on installe l’autre adaptateur en «coude» dans la prise femelle du gicleur de rinçage de façon à ce que l’autre bout soit aligné avec l’adaptateur en «Y» de l’entrée d’eau potable. Finalement, on relie ensemble les deux sorties d’eau restantes entre elles à l’aide du bout de boyau coupé selon la longueur requise. Et c’est tout ! Le jeu des valves de fermeture sert à diriger le jet d’eau, selon l’opération qu’on veut effectuer, en fermant une pour ouvrir l’autre ou vice versa, un peu comme on dévie les boyaux du chauffe-eau, quand on hivérise le véhicule récréatif.
L’installation peut rester en place en permanence et on n’a qu’un seul boyau à débrancher au moment de quitter notre emplacement. Il fallait y penser… Et Benoît y a pensé. Maintenant, c’est à vous d’en profiter.
En mi-journée, sous un ciel sans nuages et 25°C, Lise et Sylvain ont repris l’avion vers le Québec. Les vacances sont déjà terminées mais il faut dire qu’elles ont été bien remplies. Depuis le souper anniversaire de Lise, le 9 février, on a visité Fisherman Village, un quai rempli de boutiques et de souvenirs locaux. Situé à Punta Gorda, à seulement une vingtaine de milles au nord, l’endroit fourmille de plaisanciers qui y séjournent dans de jolies villas, au-dessus des boutiques, leurs luxueux yatchs, bien ancrés à la marina adjacente.
Par la suite, sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés à Shell Factory qui, comme son nom l’indique, est une entreprise qui vend des coquillages et qui en utilise également pour confectionner toute une variété de souvenirs, bibelots et ornements. On y trouve également une boutique de Noël, avec sa magie, sa féérie et son train électrique qui exécute son circuit en longeant le haut du mur de la boutique. Un peu plus loin, c’est le thème des pirates qui est à l’honneur, avec ses flibustiers à têtes de mort, solidement armés et aux visages pas trop rassurants. On a pris quelques clichés au moment où ils étaient inoffensifs.
Le complexe offre des jeux d’embarcations tamponneuses, un mini zoo ainsi qu’un étang rempli de tortues, de carpes, d’oiseaux et de canards, sans oublier les mouettes qui prennent un malin plaisir à voler la nourriture qu’on distribue, à la volée, aux poissons.
Vendredi, par une température glaciale et venteuse d’automne, nous avons fait un saut au marché aux puces de Fort Myers. Le mercure indiquait à peine 12°C. Comme le périple de nos invités tirait à sa fin, on ne pouvait reporté cette visite à plus tard. C’est un peu en accéléré que nous avons arpenté les allées, non sans avoir acheté quelques articles. Par contre, la soirée a été beaucoup plus fructueuse alors qu’on allait jouer avec la chance au Naples Fort Myers Greyhound Track et ses rapides courses de chiens. J’ai pu m’enrichir de 68$ alors que Sylvain ajoutait 6$ à ses goussets. Au moins, nous n’en sommes pas ressortis bredouilles.
Après un samedi, 12 février, de repos et de détente, ce dimanche annonçait le fin des vacances de nos invités et retour à la dure réalité de l’hiver. Pour la circonstance, Francine et Jean-Guy nous ont offert un petit déjeuner fort apprécié. Puis, les valises bouclées et une petite session de bronzage à la caravane, nous quittions à 13h45 pour les reconduire à l’aéroport local.
Au moment où je rédige cet article, à 22h25, je visionne leur envolée via Internet et ils survolent le Michigan en provenance de Détroit, vers Burlington au Vermont. Ils feront le reste du chemin avec leur voiture, jusqu’à Waterloo. Je jette un regard au bulletin de nouvelles à la télé pour apprendre que la neige abondante recouvre le sud du Québec présentement, annonçant un lundi passablement éprouvant pout les automobilistes. Drôle de façon de rentrer au bercail mais pour nous, les derniers 8 jours ont été très agréables et mon petit doigt me dit que l’expérience se répétera peut être l’an prochain… Qui sait !
Excusez mon absence à produire quelques articles ces derniers temps mais c’est que la visite est là depuis samedi dernier, 5 février. Lise et Sylvain, après un périple qui les a retardé de six heures, ont atterris à l’aéroport local à 21h04 samedi dernier. Une défaillance des témoins lumineux de l’avion est à la source du problème, jumelée plus tard, à une opération déglaçage désorganisée à l’aéroport de Détroit. Quoi qu’il en soit, ils sont bel et bien ici et nous leur faisons visiter les environs.
Mis à part les deux dernières nuits, où le matelas pneumatique s’est dégonflé, ils apprécient leur séjour en se disant qu’ils sont en vacances, sans la neige, et que justement, les vacances sont faites pour briser la routine. Soyez sans crainte, le problème du dégonflement à été résolu. Ils ne retourneront pas au Québec avec d’immenses poches sous les yeux.
Histoire de leur faire oublier les horreurs de la neige et du froid, nous sommes allés nous prélasser sur la plage Barefoot Beach de Bonita, lundi midi. Lise à fait connaissance avec les voraces mouettes, dont une s’est littéralement jetée sur son sandwich, qu’elle tenait fermement dans sa main, pour lui en voler une bouchée. J’avais déjà vu Clément se faire jouer le même nous par derrière mais là, en plein visage… Toute une surprise ! N’oubliez pas de visionner l’album, j’ai augmenté ma collection de jolies fesses de deux nouveaux spécimens, juste pour le plaisir des yeux.
Lundi soir, c’est dans le spa qu’on s’est retrouvés, tous les quatre, vers 22 heures, pour relaxer avant d’aller dormir. Imaginez, en sept hivers, nous n’avions jamais même trempé le gros orteil dans la piscine du parc et voilà que nos invités nous ont initiés. À 104°F, c’est une sensation très agréable que de se prélasser dans le spa. Ensuite, saucette dans la vaste piscine d’eau de mer, elle aussi chauffée à 90°F, puis retour au spa. Je vous dis que ça prédispose très bien au sommeil. Définitivement, nous allons répéter l’expérience.
Qui dit femmes dit obligatoirement magasinage. Louise s’est joyeusement portée volontaire pour entraîner Lise et lui faire découvrir son paradis; Beals, le vrai et l’outlet. Elles s’en sont très bien tirées avec quelques achats et quelques sous en moins. On ne chôme pas et on veut leur faire goûter à la région le plus possible. On souhaite qu’ils reviennent, donc on y va tout de même à petites doses. Pour ceux et celles qui se posent la question, oui nous sommes allés rendre visite et nourrir les chevaux. J’ai toujours des carottes dans mon camion. C’est un incontournable.
Au moment d’écrire ces lignes, c’est l’anniversaire de Lise. Pour l’occasion, nous nous retrouverons autour d’une bonne table du restaurant italien Carrabba’s pour le souper, non sans avoir au préalable visité les boutiques de Fisherman Village de Punta Gorda. La journée a débuté par un déjeuner aux crêpes, auquel prenait également part Francine et Jean-Guy. Ça prenait une commère pour que le camping soit au courant de la fête, alors Jean-Guy s’en est joyeusement chargé. Vous pensez bien que les souhaits se sont multipliés.
Je vous laisse sur ce magnifique et invitant soleil avec un mercure à 26°C. La nuit a été froide, à peine 7°C, mais ça réchauffe très vite ici, une fois la rosée dissipée. On part à l’aventure !
C’est une pratique courante ici en Floride. Les gens aiment se regrouper autour d’une bière ou d’une coupe de vin, comme ça, pour fraterniser. Des 3 à 5, des 5, à 7, des soupers, appelez ça comme vous voulez, tout est prétexte à se visiter. Il fait beau, on prend de bonnes marches, on fait du vélo et on se salue au passage.
C’est exactement ce qui se passe depuis quelques jours. Les activités autour de la piscine ont donné le ton, puis ce fut le « potluck » du Canada pour tous les canadiens présents. Regroupés en tables de 16 personnes, chacun des groupes installait son repas communautaire pour ses convives et le party était lancé. Évidemment, les drapeaux unifoliés étaient bien en évidence aux tables et, connaissant mon fort côté nationaliste, je préfère de loin mon fleurdelisé bleu. Mais bon, il faut faire avec. Mon ami « Pit-Pit » a profité de l’occasion pour vouloir me photographier avec le drapeau canadien. Je me suis montré beau joueur et je me suis exécuté. Comme quoi on peut être nationaliste sans être extrémiste.
Mais le comble a été le moment où l’orchestre a joué l’Ô Canada. Aussi inutile qu’avant un match de hockey, ce n’était pas sans me rappeler les deux derniers referendums, où il nous ont montré combien ils nous aimaient avec leur petit drapeaux. Ils ont eu tellement peur de nous perdre… Bon me revoilà parti avec la politique… Louise n’aime pas ça alors j’arrête. On a passé une belle activité tout de même. Nous sommes rentrés à pied, en savourant cette chaude soirée où on aurait pu dormir à la belle étoile, tant c’était confortable.
Hier, Carole et Mario, deux amis campeurs rencontrés l’hiver dernier, nous invitaient à pendre la crémaillère, à leur jolie maison, récemment achetée dans une section du parc, réservée à ce type de maisonnette. Ils l’ont revampée à leur goût et on a pu la visiter. Bien située et en évidence sur un coin de rues, elle est très jolie avec ses palmiers bien aménagés, un intérieur spacieux et bien décoré. Une belle et longue entrée recouverte d’une toiture, est l’endroit tout désigné pour tenir une petite réception à l’extérieur, ou simplement garer l’auto. D’ailleurs, vous pourrez visionner les photos dans l’album.
Nous étions plus d’une douzaine à échanger autour de crudités, fromages et rafraîchissements. Encore une occasion de « sôcialiser ». Si vous suivez ce blogue régulièrement, c’est ce couple qui était propriétaire de la table que Francine et Jean-Guy ont récupéré… Vous vous souvenez celui dont j’avais dit qu’il jetais ses choux gras… Je n’avais pas l’histoire exacte et ce n’était pas précisément comme ça que ça s’était passé. J’ai promis à Carole et Mario, un couple charmant, de remettre les pendules à l’heure. Voilà qui est fait.
En retournant à la caravane vers 17 heures, pour téléphoner à notre petit-fils Pierre-Olivier et lui souhaiter un bel anniversaire pour ses sept ans, voilà qu’on croise Roseline et Jean-Eudes. On les invite à déboucher une bonne frette et on « sôcialise » encore. Que voulez-vous, c’est ça la vie de vacancier. Maudite misère que j’vous dis !
Finalement, depuis quelques temps, je reçois de bons commentaires des québécois d’ici qui prennent connaissance de l’existence de ce blogue. J’en suis très flatté et je leur souhaite la bienvenue. Vous êtes ici chez-vous et vous êtes l’essence même de cette publication. Sans lecteurs pour partager mes états d’âmes, opinions et passions, je n’aurais aucun intérêt à toucher le clavier pour vous les livrer. Et si l’idée vous prend de laisser un commentaire à la fin d’un article, allez-y ! Je prends un soin jaloux à vous lire et je l’apprécie beaucoup… En plus, c’est totalement gratuit, alors il ne faut pas s’en priver.