Janvier est déjà du passé

Maudit que ça va vite. On amorce joyeusement février sous un soleil radieux. On voit les peaux bronzer rapidement et la piscine du camping est très fréquentée. Il faut dire que les pool party s’y tiennent régulièrement depuis une semaine et aujourd’hui, 2 février, la direction du parc invitait la communauté à venir déguster des hotdogs, croustilles et bières gratuitement. Les gens n’allaient pas rater pareille occasion et il fallait arriver tôt à la piscine, pour pouvoir obtenir une place de choix. C’était aussi la présentation des tarifs 2011-2012 pour ceux et celles qui veulent réserver leur emplacement à l’avance. Ce fut notre cas. Notre site est réservé du 1er janvier au 1er avril 2012.

En faisant un tour au centre commercial Edison Mall, de Fort Myers, nous sommes tombés sur une immense limousine rose… Une Hummer, s’il vous plaît. Un flamboyant rose bonbon qui ne passe pas inaperçu. J’ai pris quelques clichés que vous trouverez dans l’album. Quand on parle d’extravagance, il ne faut pas se surprendre d’en voir de telles surprises au pays de l’Oncle Sam.

Le beau temps aidant, l’appel de la plage nous invite et hier nous semblait la meilleure journée pour s’y rendre. Nous avons choisi la plage de Fort Myers, même si on savait qu’on allait devoir affronter de gros bouchons de circulation. Cette plage est sur une île donc, une seule route s’y rend et il faut traverser un pont. Comme les infrastructures se développent moins vite que la démographie ici, c’est une situation habituelle qu’on subit depuis notre arrivée en 2005. Le beau côté c’est que nous avons traversé le boulevard McGregor, une des plus belles artères de la ville, avec ses majestueux palmiers qui se dressent aux bordures de l’allée.

Quoi qu’il en soit, la plage était bondée et il nous a fallu être patient avant de finalement trouver une place de stationnement disponible. Sans même s’en rendre compte, nous nous sommes installés aux côtés de Francine, Jean-Guy, Claude, Jacques, Estelle et Gervais, qui nous avaient précédés des quelques heures. On venait grossir le groupe de quebecers. Il faisait très chaud. Heureusement, une bonne brise rafraîchissante, faisant battre les parasols, masquait l’action du soleil sur la peau. Arrivés au camping, on sentait son effet avec quelques rougeurs évidentes.

Présentement, on se prépare à recevoir Lise et Sylvain pour 8 jours. Ils arrivent par avion ce samedi. À la lumières de nos derniers échanges, ils sont fébriles, comme des enfants à la veille de déballer leurs cadeaux de Noël. On a ébauché une multitude d’activités pour bien meubler leur séjour et leur laisser un souvenir indélébile. Il reste à espérer que Dame Nature soit clémente et, de ce côté, les tendances météo semblent favorables. Malheureusement, on ne peut en dire autant de la neige qui afflige nos parents et amis restés au Québec. C’est vraiment pas drôles de regarder ces horreurs à la télé. On sympathise, mais avec nos pieds nus dans nos Crocs troués, on ne serait pas capable de résister. Alors en signe de compassion, on débouche une frette ou une petite coupe de rosé, à l’ombre, et on se compte chanceux. Même qu’on se pince pour s’assurer qu’on ne rêve pas.

Ça vous fait sourire, hein ?

On visite les Keys

En ce dimanche 30 janvier, il a fait 7°C cette nuit et à mon réveil vers huit heures, le thermomètre indiquait 9°C. Le soleil est présent et la température grimpe rapidement, si bien qu’au moment de la rédaction de cet article, il est onze heures et le mercure indique 22°C. Ce brusque changement de température occasionne une rosée matinale qui s’installe partout. Même mon antenne satellite n’y échappe pas et l’eau perle sur son dôme. Tant qu’elle n’est pas complètement asséchée, nous avons de la difficulté à recevoir TVA-Montréal. On syntonise alors TVA-Québec. C’est probablement dû à la conception du cube lui-même, jumelée à notre position géographique, qui occasionne cette interférence du signal satellite. Curieusement, le phénomène ne s’observe pas lorsque nous sommes au Québec, l’inclinaison étant différente.

Quoi qu’il en soit, vendredi c’était la fête de ma maman qui atteignait l’âge vénérable de 80 ans et c’est sur la route qu’on a pris quelques minutes pour lui offrir nos vœux par téléphone. C’est aussi ce même jour que nous mettions le cap vers les Keys. Une trotte de 6 heures, seulement pour y aller et atteindre la dernière île, la plus renommée; Key West.

Situé à l’extrême sud de l’état, à l’ouest de la ville de Miami, ce bras d’iles, qui est aussi un sanctuaire marin, s’avance entre l’océan atlantique et le golfe du Mexique, vers l’ouest. La route fédérale numéro 1, qu’on appelle Overseas Highway, constitue sa principale route et traverse toutes les îles et îlots sur une distance de plus de 250 kilomètres. Évidemment, la principale activité est reliée à la pêche. On y retrouve une quantité phénoménale de concessionnaires de bateaux et d’embarcations de tous genres, sans compter les nombreux quais qui vous invitent à une excursion de pêche en haute-mer. Aussi, on retrouve une multitude de boutiques de sandales artisanales et c’est à croire que c’est une richesse locale.

Sur la carte de la région, l’archipel est regroupé en six régions; Le portail des Keys, Key Largo, Islamorada, Marathon, Lower Keys et finalement Key West. Entre Marathon et Lower Keys, un long pont, le Seven mile bridge, nous permet de rejoindre les deux rives. La balade se fait comme ça, en traversant de grandes étendues d’eau qui prennent des teintes d’aqua, par temps chaud. On y retrouve une architecture typique du sud et il n’est pas rare de voir une belle maison côtoyer un bâtiment laissé à l’abandon et délabré. Les deux mondes cohabitent paisiblement comme on le voit souvent ici.

Le but premier de notre randonnée était la curiosité de visiter le camping Sunshine Key RV Resort, situé tout juste après le pont mentionné précédemment. Les photos de magazines, prises du haut des airs, étaient invitantes et pourquoi pas constater le tout de visu, directement sur place. Le camping est bien aménagé, avec ses merveilleux palmiers, sa marina et l’ensemble des sites. Par contre, au moment de notre visite, le camping était occupé à 90% et il nous a semblé que tout était désordonné. Les sites, à entrées directes pour la plupart, sont assez à proximité les uns des autres et on a même vu les campeurs se rassembler dans l’allée, faute d’espace convenable. On peut y louer des caravanes qui sont installées en bordure du rivage. Beaucoup d’algues et de résidus de végétaux jonchaient la rive.

Les allées sont asphaltées et les terrains sont en gravier blanc. Le paysage est typiquement insulaire et contraste beaucoup avec Pioneer Village, où nous séjournons. Autre point à considérer, pour un long séjour, les commodités de dépanneurs, marchés et centre commerciaux se trouvent à une quinzaine de kilomètres de part et d’autre. Il faut faire des provisions, ou constamment se déplacer pour magasiner. Finalement, un court séjour nous semble l’idéal. Quant à nous, notre idée est faite et il ne répond pas à plusieurs de nos critères.

Après cette visite, nous nous sommes dirigés vers Key West pour se retremper dans l’atmosphère de notre dernière escapade de 1995. Ville reconnue comme lieu de villégiature prisé par une forte clientèle homosexuelle, elle ne s’en cache certainement pas, avec ses taxis roses et son quai érigé en mémoire des victimes du SIDA. Le paysage a changé et sa plage est toujours le meilleur endroit pour photographier des beaux couchers de soleil. D’ailleurs, vous en trouverez quelques clichés dans l’album, qui ont été pris ici, à Key West. Au moment de notre passage, il était autour de 17 heures et la plage South beach était déserte, ou presque, sauf au petit bistro et son orchestre de jazz qui ajoutait une touche chaleureuse dans ce début de soirée fraîche. Ce lieu est le point le plus au sud, du continent américain.

Nous ne nous sommes pas attardés à Key West, parce qu’il nous fallait rentrer à North Fort Myers et la nuit venait de tomber. En écoutant de la bonne musique à la radio du camion, nous sommes rentrés à Pioneer Village à minuit quinze, heureux de notre agréable escapade au soleil qui s’est étendue sur quatorze heures et tout près de 1 000 kilomètres.

Jean-Guy et ses cheveux gris

Mardi soir, le ciel nous est tombé littéralement sur la tête. Des orages et de fortes pluies se sont manifestés jusqu’au petit matin de mercredi. Quelques campeurs se sont empressés de rouler les auvents au cas où les vents s’élèveraient soudainement. D’autres se sont retrouvés avec des auvents brisés par le fort débit de l’eau, créant des poches qui n’ont pas tardées à faire plier les supports. On a même vu des cuisinettes s’effondrer aux passages de micro-rafales.

À St-Petersburg, près de 200 kilomètres au nord d’où nous sommes, il y a eu beaucoup de dommages, les vents dépassant les 110 km/h. Quant à nous, après avoir consulté régulièrement les bulletins météo télévisés et devant l’absence de veilles ou d’alertes dans notre secteur, nous avons laissé l’auvent et ses accessoires déployés. Durant l’orage, nous étions chez Francine et Jean-Guy, pour regarder le hockey, puisque le mauvais temps avait brouillé mon signal satellite, donc dans l’impossibilité de voir le match.

Parlant de Jean-Guy, il célébrait sont 63e anniversaire de naissance hier. Avec quelques cheveux gris supplémentaires, c’est autour d’une délicieuse fondue bien arrosée et préparée par Claude, Jacques, Gervais et Estelle que nous avons célébré l’événement. Le gâteau d’anniversaire était décoré de petites bouteilles de champagne en guise de bougies. Une belle idée. Vous pouvez visionner les photos dans l’album.

En terminant, notre connexion internet est bousillée. Le réseau sur lequel nous sommes branchés a probablement été perturbé par l’orage et, les occupants du véhicule récréatif étant absents, il faudra attendre leur retour pour réinitialiser le modem ou le routeur. D’ici là, on se débrouille avec les moyens du bord. Ne soyez pas surpris si je tarde à vous répondre par courriel. Ce ne devrait être que temporaire.

C’est facile avec l’argent des autres

Encore un autre gaspillage éhonté de notre bon gouvernement. Toute un surprise que le Journal de Montréal  dénonçait dans son édition d’hier; Deux millions de dollars dépensés pour l’entretien des plantes intérieures de leurs tours d’ivoire. Ça prend une jolie bande d’imbéciles pour disposer de MON argent comme ça. Pendant que les CON-tribuables sont saignés à blanc, c’est à fond la caisse pour ce gouvernement complètement déconnecté de la réalité. Il ne se passe pas une seule journée sans que des énormités de ce genre ne soient révélées au grand jour.

Exceptionnellement, il y a quelques mois, le ministère de l’immigration s’est réveillé pour cesser ce gaspillage et confier cette tâches à ses fonctionnaires. Au moins, il y a quelqu’un de sensé, qui réfléchit. Mais celui qui a gâché ma journée c’est Guillaume Plante du ministère des finances avec les deux déclarations suivantes;

« L’entretien des plantes, c’est pas seulement d’arroser. C’est plus complexe que ça. On n’a pas nécessairement le temps de s’en occuper. »

« On n’a pas le personnel ni l’équipement pour ça. La personne qui vient [dans mon bureau], par exemple, est équipée d’un vaporisateur et d’une bonbonne d’eau. »

Wow ! Avec de telles explications, on n’a pas à se poser la question pourquoi on est dans l’trou ! Ça semble être représentatif.

Le rire, c’est bon pour la santé

Je regarde les bulletins de météo en provenance du Québec par les temps qui courent et je dois avouer que j’aime autant être ici en Floride, quoiqu’on en subit un peu les inconvénients, puisque le front froid nous perturbe aussi un brin. On observe des nuits presque glaciales et le mercure peine à dépasser les 70°F en mi-journée.

Cependant, afin de se réchauffer le corps et le cœur, quoi de mieux que le rire. Voici donc les petites histoire drôles que je vous offre…

Georges,  originaire de la Gaspésie, se rend chez son psychologue. La conversation débute et George lui dit :

– J’ai un gros problème. Chaque fois que je me couche, je pense qu’il y a quelqu’un sous le lit. Je sais que c’est fou mais j’ai peur et je n’arrive plus à dormir.

Et le psy de répondre :

 – Je vais arranger ça. Il suffit que vous veniez me voir trois fois par semaine pendant un an; on en  discutera et on devrait pouvoir vous débarrasser de cette obsession.

– Et combien ça va coûter ?

– Quatre-vingt dollars, la visite !

Georges réfléchit et dit :

 – Ouf ! Bon, je vais y penser.

Six mois plus tard,  le psychologue rencontre Georges  sur la rue et lui demande :

– Pourquoi n’êtes vous pas venu me voir à propos des peurs que vous aviez ?

– Bon…  Quatre-vingt dollars, trois fois par semaine et pour un an, ça faisait  environ 12 000$ et un de mes amis gaspésien m’a guéri pour 10 $ et une bière.

Le psy, tout étonné rétorque :

– Hé ben, vous m’dites pas !!!  Et puis-je vous demander comment ce gaspésien vous a guéri ?

– Certainement ! Il m’a dit de couper les pattes du lit !

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Cela se passe dans un petit village de France où les gens ont les mœurs un peu légères. Le curé, un beau jour, se fatigue des confessions de ses paroissiens, où tout tourne toujours autour de l’adultère. Aussi, le dimanche, pour son sermon, il leur dit :

– À partir de maintenant, je ne veux plus entendre parler d’adultère dans les confessions. C’est bien simple, si j’entends encore quelqu’un confesser qu’il a trompé son mari ou sa femme, je demande à changer de paroisse!

Comme tout le monde aime bien le curé, une réunion informelle a lieu dès la sortie de la messe, et il est décidé par les paroissiens de continuer à confesser les adultères, mais d’utiliser un code pour ce péché. Il est convenu que lorsque quelqu’un aura fauté sexuellement, il confessera être tombé par terre et avoir proféré des jurons à cette occasion.

Une semaine plus tard, le curé croise le maire du village dans la rue :

– Bonjour Monsieur le Maire, je suis bien content de vous voir. Vous devriez faire étendre du sable sur les trottoirs. Plusieurs paroissiens se plaignent d’être tombés par terre!

Le maire ne peut pas s’empêcher de rigoler en entendant la remarque naïve de son curé, mais le curé le coupe tout de suite :

– Vous ne devriez pas rire de ça, car rien que cette semaine, votre femme est tombée cinq fois !

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L’église était pleine. Les bancs débordaient de monde. Soudainement, Satan apparut en avant de l’église. Tout le monde se mit à crier et à courir vers la sortie de l’église en se bousculant, dans un effort effréné de se sauver de cet horrible créature. Quelques instants plus tard, seul un vieillard était resté assis tranquille dans l’église. Il avait l’air de se foutre de Satan carrément, même si l’ennemi ultime de Dieu se trouvait devant lui. Satan marcha vers le vieil homme et dit :

– Tu ne sais pas qui je suis ?

L’homme répondit :    

-Bien sûr que je sais qui tu es.

-N’as tu pas peur de moi ?  lui demanda Satan.

-Pantoute, dit l’homme.

-Ne réalise-tu pas que je peux te tuer avec un seul mot ?

-J’en doute pas une minute, répondit le vieil homme d’un ton égal.

-Sais-tu que je peux te faire subir des agonies horrifiantes pour l’éternité sans le moindre sursis ? persista Satan.

-Ouais, je sais ça aussi, répondit calmement l’homme.

-Et tu n’as toujours pas peur de moi ? demanda Satan.

-Pantoute, répondit l’homme.

Très perturbé, Satan au bout de sa patience lui demanda enfin :

-Pourquoi n’as tu pas peur de moi ?  

L’homme répondit calmement :  

-Ça fait 48 ans que je suis marié à ta sœur.

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Un prisonnier d’un pénitencier très dur discute avec un nouveau :

-Moi, j’ai pris 10 ans pour escroquerie, et toi ?

-20 ans pour secourisme.

-Arrête, tu déconnes, personne n’a jamais pris 20 ans pour secourisme, même pas un an !

-Si, si… Ma belle-mère saignait du nez, alors je lui ai fait un garrot autour du cou pour arrêter l’hémorragie.

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Une religieuse prend un taxi et constate que le beau chauffeur n’arrête pas de la regarder. Elle lui demande pourquoi il la regarde si intensément. Il répond :

– J’ai une question à vous poser, mais ne voudrais pas vous offenser.

Elle répond :

– Mon fils, tu ne peux pas m’offenser. Quand tu auras mon âge et auras été une religieuse aussi longtemps que je l’ai été, tu auras vu et entendu à peu près tout.

– Et bien, j’ai toujours eu le fantasme qu’une religieuse me donne un baiser.

Elle répond :

– Et bien, nous allons voir ce que nous pouvons faire. Premièrement vous devez être célibataire et deuxièmement vous devez être catholique.

Le chauffeur du taxi est très excité et dit :

– Oui, je suis célibataire et je suis catholique !

– OK ! dit la religieuse. Tournez dans la prochaine contre-allée.

La religieuse comble son fantasme avec un baiser à faire rougir une prostituée. Alors qu’ils reprennent leur route, le chauffeur commence à pleurer.

– Mon cher enfant, dit la religieuse, pourquoi pleures-tu ?

– Pardonnez-moi pour avoir péché. Je dois confesser que j’ai menti; je suis marié et je suis juif.

La religieuse dit :

– Ne vous en faites pas. Je m’appelle Maurice et je vais à un bal masqué.

En mémoire de Nicole Geoffrion – 1er anniversaire

Déjà un an que tu nous as quittés, sans un adieu, laissant parents et amis dans la douleur de ce jour froid de janvier. Tu es toujours présente dans nos cœurs et tu nous manques.

Ton souvenir est toujours présent. Veille sur nous de ton petit nuage, avec les proches que tu as maintenant rejoint.

Nous t’aimons très fort.

On se déplace d’ouest en est

Ça bouge à Pioneer Village. Même que cet article aurait dû être rédigé hier mais le sommeil s’est chargé de me montrer le chemin du lit, aux petites heures du matin, avant que je tombe sur le clavier. Il faut dire que la journée a été passablement occupée et j’y reviendrai.

Toujours est-il que le tournoi de pétanque de mercredi, 19 janvier, a été couronné d’un vif succès. Sous un chaud soleil de plomb et une agréable brise rafraîchissante, une bonne soixantaine de joueurs se sont disputés de vives luttes pour l’obtention du précieux trophée et de la mirobolante bourse qui l’accompagnait. C’est l’organisateur principal de l’événement, Charles Morier, accompagné de Jean Duval et Lise Lemire qui se sont mérités les grands honneurs, suivis de l’équipe de Jean-Yves Cyr, avec Richard Lemay et Marcel Tassé en deuxième position. Finalement, Jacques Duplessis, Carol Melançon et Clément Turbis se sont emparés du troisième rang.

Fidèle à la tradition, c’est autour des hotdogs que tout le monde a pu fraterniser et se tirer la pipe. Plus de 200 chiens chauds ont été nécessaires pour combler les appétits voraces.

Louise poursuit ses visites au bingo et elle a remporté 19$ ce lundi. Disons que la chance lui sourit un peu plus souvent cet hiver. Par le passé, elle a eu sa large part de déceptions et c’est le juste retour des choses. Mais elle ne doit pas pousser trop sa chance parce qu’ici, les gains de loteries et de jeux sont imposables au delà de 6 000$ alors…

Hier nous nous sommes déguisés en explorateurs. Depuis que nous séjournons en Floride, nous avons souvent entendu parler du Lake Okeechobee sans en avoir exploré les environs, histoire de voir ce qu’il offre côté camping et villégiature. Fort des conseils de notre ami Jean-Eudes, nous nous mettons en route en milieu de matinée.

Pour vous situer un peu, le Lake Okeechobee est au centre-sud de l’état, entre Fort Myers à l’ouest et près de West Palm Beach à l’est. Il faut mettre deux bonnes heures pour l’atteindre. Le paysage est très contrastant avec ce qu’on est habitué de voir. La région est sauvage et, sans faire nécessairement une analogie avec la propreté des terrains, nous sommes en territoire indien; Les Seminoles. Mis à part les immenses étendues d’orangers il n’y a pas grand chose à voir et on se surprend même à se demander s’il y a âmes qui vivent.

Si la route est belle, on franchit des terres arides laissées à l’abandon. Les débris de toutes sortes longent les chaussées et les bordures. Les arbres et palmiers sont rarement élagués et curieusement, le paysage ressemble aux réserves indiennes comme on peut se l’imaginer. Tout est laissé à l’abandon et on ne peut pas dire que ce peuple est fier de son image, environnement parlant. On a croisé un chargement d’oranges assez spécial. Imaginez une remorque de 53 pieds, où les côtés sont en broches, laissée à découvert et remplie d’oranges en vrac. Je ne sais pas combien la remorque peut en contenir mais c’est assez impressionnant comme chargement. Louise en a profité pour faire quelques clichés que vous trouverez dans l’album.

Nous avions ciblé quelques terrains de camping découverts sur Internet. Très décevant, comme nous l’avait dit l’ami Jean-Eudes, et reflétant généralement l’environnement délabré. Seul le KOA valait le détour. Selon moi, c’est le plus beau qu’on ait visité et aussi le plus imposant. Un oasis de paix avec des emplacements sur du béton, avec terrasse et pelouse verdoyante. En plus, il est très fréquenté par une clientèle québécoise. Adjacent à un terrain de golf et des courts de tennis, c’est l’endroit idéal pour ceux qui recherchent ce genre d’activité, sans avoir à se déplacer inutilement. Nous avons été impressionné et nous l’avons mis sur notre liste de coup de cœur.

Étant à seulement une trentaine de milles de West Palm Beach, nous avons mis le cap vers cette ville côtière atlantique. Nous voulions nous rendre à la route A1A, qui serpente l’océan, avec ses belles résidences de millionnaires, et se rappeler nos balades de jadis, au pays des gens riches et célèbres.

Si vous êtes dans le coin, faites-vous plaisir et suivez cette route, entre West Palm Beach et Pompano Beach vers le sud. Vous y découvrirez des résidences luxueuses et belles, et de prestigieux condos qui se fondent au décor paradisiaque, avec une vue imprenable sur la mer. Des entrés avec d’immenses portes d’acier comme on en voit dans les films et du pavé imbriqué exceptionnel. Les aménagements paysagers, d’une symétrie architecturale, sont agréables à l’œil. Les arbres, arbustes et palmiers sont savamment élagués et, pas besoin de vous spécifier qu’on peut compter les branches mortes sur les cinq doigts d’une main. Des gicleurs automatiques s’occupent de rendre à la pelouse un vert digne des plus beaux parcours de golf. Évidemment, ces résidences possèdent leurs propres équipes d’entretien, sans oublier les tout aussi luxueux yachts, en arrière cour, donnant sur les canaux fluviaux affluents à la mer.

Je vous le dis, ça vaut largement le détour et cette petite randonnée d’une heure vous fera vivre le rêve. Malheureusement, je n’ai pu prendre des clichés de ces châteaux. La chaussée étant très étroite et sans accotement, il est difficile de s’arrêter et de s’exécuter. De plus, la police est omniprésente et à l’affut de tout débordement. Mais on a fait un arrêt à Delray Beach et sa plage. On a mitraillé la place de nos caméras afin d’enrichir l’album.

Naturellement, étant à Pompano Beach, nous sommes passés aux endroits où nous avions séjourné par le passé. Le petit motel Sun ‘n Surf n’est plus l’ombre de lui même et est laissé à l’abandon. Au camping Breezy Hill, les vestiges du passé sont disparus, incluant la roulotte du paternel, et ont fait place à des véhicules récréatifs plus modernes. Par contre, le parc est de plus en plus québécois et les affiches le démontrent bien. On y annonce « Sites disponibles » alors qu’ici c’est encore « Site available » et « Welcome’s back ».

Quoi qu’il en soit, nous sommes revenus par le Sawgrass Expressway, autoroute à péage où nous avons pu voir le domicile des Panthers de la Floride, de la LNH, adjacent à l’immense centre commercial Sawgrass Mills. Puis traversés Alligator Alley, aussi à péage, qui est un tronçon de 100 milles de l’Interstate 75, traversant les Everglades et sa colonie d’alligators, pour finalement rentrer au bercail en milieu de soirée. Une autre belle journée de découvertes.

Il faut nettoyer le terrain

Ici, comme au Québec, les feuilles de certains arbres tombent. Cependant ce n’est pas l’automne qui les fait tomber mais bien les températures frôlant le point de congélation qui en est la principale cause. De petites feuilles qui proviennent d’un drôle d’arbre qui laisse pendre un genre de mousse grisâtre et qui rappelle les films d’épouvante. Lorsque le vent le lève, il transporte ces petites feuilles mortes ici et là, dont chez nous.

Le parc n’étant pas très très porté sur le ramassage, c’est au locataire de s’en charger si, bien entendu, il veut garder sa parcelle de terrain propre. Alors c’est ce que j’ai fait hier. J’ai rempli au moins trois gros sacs verts. À cela, se mêlent quelques crottes de chiens, oubliées volontairement par un cabot à la faveur de la nuit, où lorsque personne ne regarde. Comme chez-nous, les chiens chient sur le terrain du voisin, jamais sur le leur. On fait une petite promenade avec pitou et il s’exécute là ou un congénère est passé avant, après l’avoir bien senti. On ramasse le plus gros de la crotte mais l’endroit reste souillé, jusqu’au prochain passage du beau petit chien. Il faudra peut être que je plante moi aussi une petite pancarte pour les maîtres, en autant qu’ils savent lire.

En face de chez-nous, le locataire à formé un gros monticule avec ses feuilles mortes, dans l’espoir que les employés du parc les ramassent. Et bien, croyez-le ou non, depuis une grosse semaine, le tas est toujours là, les employés d’entretien sont passés plusieurs fois par jour, sans l’enlever. Avec le vent qu’il fait aujourd’hui, il s’éparpillera de lui même.

Depuis les quatre derniers jours, plusieurs véhicules récréatifs sont arrivés, dont nos amis gaspésiens Jean-Eudes et Roseline. Lentement, les terrains libres trouvent preneurs. On est loin des années  2004-2007 où on pouvait compter les espaces vides sur les doigts d’une main. Par contre, la température est agréable. Depuis notre arrivée, nous nous sommes concentrés au magasinage aux alentours mais présentement, la plage nous tente. Probablement que jeudi nous irons faire un tour ici, à Fort Myers Beach.

Pour l’instant, on se prépare au premier tournoi de pétanque qui aura lieu mercredi en après-midi, suivi d’un souper aux hotdogs. C’est aujourd’hui qu’il devait se tenir mais des orages sont prévus et les organisateurs ont pris la sage décision de le reporter.

Je soigne aussi mes piqûres de No-see, ces petits insectes aussi nuisibles que les maringouins dont ils sont cousins, qui vous piquent voracement et sauvagement en vous laissant la peau toute boursouflée. Ça pique ! On évite de se gratter en appliquant de l’After bite, qui soulage rapidement. L’idéal est de porter un insectifuge avant d’aller à l’extérieur. On les appelle No-see parce qu’ils sont si petits, qu’ils sont invisibles. Les femelles piquent essentiellement et ces minuscules bestioles se tiennent sous les feuilles mortes et dans les petits arbustes. Il ne faut pas brasser les feuilles ou marcher dedans, ce qui a pour effet de les faire sortir de leur cachette et de vous faire payer cher, cette intrusion. Vous voyez le lien avec mes piqûres ? On conseille même d’éviter d’avoir la bouche ouverte pour ne pas les respirer ou les avaler, sous peine de provoquer la toux.

Il y a aussi les fourmis Fire ant. D’un orange feu, avec le postérieur noir, elles sont omniprésentes ici, le sol étant sablonneux. J’en ai découvert une bonne centaine, dans le coffre de la caravane, que j’ai exterminé subito presto, avec l’insecticide adéquat. Avec cette arme de destruction massive, le problème est réglé pour un bon bout de temps. Je les ai à l’œil et je suis prêt à dégainer à tout moment. Pour les mouches, j’en extermine encore une bonne demie douzaine par jour. Elle ne sont plus de Shefford, mais bien de Fort Myers, cette fois-ci.

À part ça, tout se déroule très bien dans le meilleur des mondes. Je ne vous cache rien et je vous trace un portrait fidèle de notre voyage. Au moment de rédiger cet article, il fait 75°F. Le temps est gris sombre et le ciel est de plus en plus menaçant. Pas de doute, l’orage est proche.

Madame Normandeau… Vous faites vraiment pitié

JE a mis à jour le faramineux régime de retraite des élus provinciaux. Les deux mains dans la cagnotte, on continue de se servir et de se retirer avec une rémunération de retraité que bien peu de salariés ne pourront jamais se payer. Les CON-tribuables que nous sommes, investissent, ou plutôt sont forcés de leur donner trois fois plus que ce que ces pauvres élus cotisent eux-mêmes.

Madame Normandeau se défend de travailler 8 jours par semaine, 26-27 heures par jour et plus de 400 jours par année dans ses fonctions et que la vie de ministre est très accaparante. Comme elle le cite;

 « Je suis un peu fatiguée d’entendre ce genre de comparaison, qui contribue toujours à niveler par le bas la fonction qu’on occupe; ce genre de comparaison finit par entretenir le cynisme et fait en sorte que les élus sont de moins en moins respectés ».

Ce n’est pas pour ces raisons que vous n’êtes pas respectés et que les électeurs sont cyniques. C’est parce que vous êtes des profiteurs du système. Vous avez déjà assez d’avantages sans en rajouter. Et puis, le nivellement par le bas, vous connaissez ça pas mal au gouvernement lorsque vient le temps de taxer. De plus, lorsque  vous affirmez que les députés ont de la difficulté à se trouver un emploi après leur carrière politique, je vous ramène à la dure réalité du travailleur salarié de 50 ans, qui est victime de fermeture d’usine ou de perte d’emploi, et qui  surtout, n’a même pas les moyens de se payer un fonds de pensions avec le pouvoir d’achat que vous lui grugez avec vos taxes. Ne me faites pas pleurer !

Alors pourquoi un politicien s’amène en politique ? C’est pour le prestige, les contacts et les voyages sur le bras. Ça lui permet de préparer son après carrière. Je ne connais pas beaucoup de ministres qui ont crevé de faim, après leur carrière. Surtout pas en bénéficiant d’un très généreux fonds de retraite comme le vôtre. Ils ont le temps de voir venir, comme on dit, de disposer d’un coussin.

Je suis d’avis que les élus en service devraient être mieux rémunérés pour qu’on puisse obtenir la crème des gestionnaires publics COMPÉTENTS. Cependant, le régime de retraite des élus, de même que les primes de départ doivent être définitivement revus. Jean-Marc Fournier n’a-t-il pas profité de 146 000$ de prime de départ, pour revenir quelques mois plus tard ? Voilà un bel exemple. Il serait temps qu’il se branche… Mais entretemps son magot l’a mis à l’abri des nuits blanches passées à se morfondre sur son avenir. Vous faites vraiment pitié.

Soupe au chou

Quoi de mieux qu’une délicieuse soupe pour se réchauffer par temps froid. Je vous offre cette recette que j’ai expérimenté et que je vous propose d’essayer.

Ingrédients :

1 chou moyen (Chou de Savoie ou chou pommé ordinaire);
½ livre (250 g) de bacon maigre, grossièrement haché;
3 cuillères à table (45 ml) d’huile d’olive;
6 gousses d’ail grossièrement hachées;
3 oignons jaunes coupés en dés;
12 tasses (3 l) de bouillon de bœuf ou de poulet;
6 tomates, pelées, épépinées et hachées;
4 carottes moyennes coupées en dés;
4 branches de céleri coupées en dés;
2 cuillères à thé (10 ml) d’origan séché;
Sel et poivre au goût.

Cuisson :

Couper le chou en six morceaux et en retirer le cœur;
Dans une marmite, faire brunir le bacon à feu moyen jusqu’à ce qu’il soit croustillant. Retirer le bacon de la marmite et l’émietter;
Ajouter l’huile d’olive au gras du bacon et y sauter l’ail et l’oignon jusqu’à ce qu’ils soient transparents;
Ajouter le bouillon, le chou et le reste des légumes et le bacon. Saler et poivrer;
Porter à ébullition et laisser mijoter pendant environ une heure, où jusqu’à ce que les légumes soient tendres;
Parsemer d’origan, mélanger et servir.

Note :

Cette soupe peut être préparée une journée à l’avance, puis réfrigérée. La faire chauffer lentement avant de servir.

Donne 10 à 12 portions

Source : Journal de Montréal, édition du 5 janvier 2011.

 

Brrrrrrrrr !

Janvier en Floride c’est toujours incertain, le mercure fluctue beaucoup, passant du très chaud au très froid. Ici, le très froid frôle le point de congélation. Cette dernière nuit, la température a atteint le 36°F. Les bulletins de météo avisent les gens de protéger leurs végétaux, de les couvrir pour que le gel de surface ne les abimes pas trop. Aujourd’hui, 61°F devrait être le maximum qu’on atteindra.

Mais rassurez-vous, ça ne ressemble pas à l’hiver dernier, où les fronts froids se succédaient sans relâche. La présente perturbation sera avec nous jusqu’à demain, après quoi, le temps chaud reviendra. C’est en plein le bon moment de cuisiner. Louise et moi, nous nous sommes mis à la tâche pour mijoter notre sauce à spaghetti en plus d’embaumer la caravane d’une odorante soupe au chou, trouvée dans le journal il y a une semaine. Rien de tel qu’une bonne soupe chaude par temps froid. Elle est tellement délicieuse que je vais vous publier la recette, ici-même, demain.

Pour la nouveauté, depuis mon billet du 8 janvier, disons que j’ai terminé de teindre notre petit escalier tout neuf. Deux bonnes couches ont été nécessaires. Au moins, il est protégé. Aussi, Francine et Jean-Guy sont en pleine rénovations. Exaspérés de se battre avec les abeilles, ils ont décidé de se faire construire des murs de moustiquaires, agrémentés d’une porte-patio moustiquaire également, sous l’abri d’auto. Du coup, ils se retrouvent avec deux Florida room, une chauffée et l’autre pas. Avec leur vie de jet-set, ils sont maintenant bien équipés pour les réceptions. Chanceux en plus, ils ont déniché une belle table neuve, qu’un résident destinait aux poubelles, afin de meubler la nouvelle pièce. Il y en a qui jettent leurs choux gras…

En dernière heure, la chance a souri à Louise. Elle a remporté la mirobolante cagnotte de 12$ au bingo hier soir. Bien escortée pour l’occasion par la Wells Fargo, elle est rentrée à la caravane sur le coup de 21h40. N’ayez crainte, le magot a été placé en lieu sûr.

Deux semaines sans se laver

C’est vraiment triste et choquant d’apprendre une telle nouvelle en 2011. Le CLSC de Saint Jérôme est pris avec le problème qu’il n’a pas réussi à solutionner. Un bain… Imaginez, c’est la base même de l’hygiène ! On dit que la période des Fêtes jumelée aux vacances et aux congés des employés en sont les principales causes.

On le sait, dans la santé on nous chante toujours le même refrain du manque de ressources. L’éternelle rengaine ! Ce que je n’arrive pas à comprendre c’est le pourquoi d’une telle situation. Ce n’est pas une situation imprévue. Noël arrive chaque année et dans les entreprises ou organismes un tant soit peu organisés, les congés et vacances sont planifiés à l’avance.

La gestion du CLSC de Saint Jérôme doit lamentablement faire défaut, pour qu’on en soit rendu là. Pour moi, c’est un manque flagrant d’organisation de l’organisme. Malheureusement, les aînés en paient le prix et n’ont même plus le droit à leur dignité, eux qui ont passé leur vie à payer des taxes et à former les générations actuelles. Drôle de reconnaissance et ça nous montre à quel point nous prenons soin de nos personnes âgées et surtout, qu’elle importance on leur donne. Et dire qu’on s’en va par là…