Robin le lutin, déménage

 

Chapitre 1

Lutins Il était une fois un lutin qui s’appelait Robin. Il était très maladroit. Il habitait au Pôle Nord avec le Père Noël, sa femme la Mère Noël, ses trois enfants qui s’appelaient Élise, Laurène et Léa et les lutins.

C’était l’avant-veille de Noël. Le Père Noël cria :

– Tous mes cadeaux sont-ils prêts ?

De sa petite voix, Robin le lutin répondit au Père Noël :

– Oui, oui. Tous vos cadeaux sont prêts.

Mais le Père Noël ne l’entendit pas. Robin courut pour le rattraper et il reprit :

– Oui, oui, vos cadeaux sont prêts.

Mais hélas, Robin, qui avait quatre cadeaux dans les mains, finit par trébucher sur une paire de chaussures neuves. Le Père Noël, mécontent, cria de sa grosse voix :

– Ce n’est pas vrai Robin ! Maintenant ces quatre cadeaux sont à refaire !

Chapitre 2

Deux ans continuèrent comme ça. À la fin de chaque année, les cadeaux étaient toujours à refaire et c’était toujours à cause de Robin, qui était bien trop maladroit… Alors, notre Robin décida de déménager. Ca l’embêtait beaucoup car il adorait les trois petites filles du Père Noël et les lutins, et aussi parce qu’il devrait trouver un autre travail. Il réfléchit longuement et il mit deux mois avant de se rendre compte qu’il fallait vraiment qu’il déménage très loin. Il n’avait pas le choix…

Chaque semaine, Robin avait l’habitude d’apporter tout de suite le journal de petites annonces Bonjour le 69 au Père Noël. Mais cette fois, il décida de lire d’abord les petites annonces de maison et de travail avant de l’apporter au Père Noël. En regardant dans le journal, il vit une maison qui était à vendre à l’orée de la forêt, à l’entrée du Pôle Nord. C’était une maison avec chambre, placard à balais, WC, salle de bains, cuisine, bureau, salle à manger et une piscine creusée sous le sol avec des cocotiers et des sapins plantés à côté.

Il vit aussi une autre annonce. C’était pour un travail :

Patronne de bar s’appelant Émeline la lutine cherche un serveur lutin.

Il sauta de joie car les deux annonces l’intéressaient, mais tout à coup son visage s’assombrit…  – Mes amis lutins et les trois petites filles du Père Noël vont me manquer… Le Père Noël et la Mère Noël aussi… Mais tant pis s’ils me manquent, j’irai les voir de temps en temps !

Chapitre 3

Robin fit ses bagages. Il emprunta le traîneau du Père Noël pour les mettre dedans avec les cartons du déménagement et il quitta tous ses amis. Au bout de 24 heures, il arriva à la maison et il la visita. Comme elle lui plaisait beaucoup, il décida de s’y installer.

Le lendemain matin, il alla à son nouveau travail. Émeline la lutine était canadienne et elle parlait avec l’accent Québécois. Elle dit à Robin :

– Et bein faudra que tu prennes les notes et servir les clients.

Robin fit son premier jour de travail, mais comme il était très maladroit, il fit tomber les bouteilles d’eau sur la clientèle, les repas par terre et les carnets de notes dans les assiettes des clients qu’il avait réussi à servir…

Comme Émeline la lutine avait besoin d’un serveur, elle le garda malgré sa maladresse. Et au fil des jours, Robin fit de grands progrès.

Chapitre 4

Au bout de quatre semaines de travail, Robin se rendit compte qu’il était amoureux d’Émeline la lutine. Un soir, après une longue journée de travail, il retourna à sa maison et il décida de se baigner dans sa piscine car il avait très chaud.

Quelques minutes plus tard, il sortit de la piscine, il alla se sécher et il s’habilla. Il s’installa à son bureau et il écrivit une belle lettre à Émeline la lutine. Il termina par Je vous aime très fort Émeline. Signé : Robin. Puis il alla se coucher.

Le lendemain, il se dépêcha pour aller au travail. Émeline était malade ce jour-là. Alors à la fin de la journée, il déposa la petite lettre sur le comptoir du bar.

Chapitre 5

En rentrant chez lui, comme il avait très chaud, Robin décida à nouveau d’aller se baigner. Mais hélas, au bord de l’eau, il se prit le pied dans une ficelle, et tomba la tête la première dans la piscine. Sa tête heurta le fond du bassin et il s’évanouit…Le pauvre lutin allait mourir !

Comme Émeline la lutine se sentait mieux, elle avait décidé de passer à son bar pour voir si Robin y était encore. Elle vit la lettre sur le comptoir et la lut. Aussitôt elle se rendit chez lui et le trouva dans sa piscine, presque mort. Elle appela immédiatement les pompiers. Ils arrivèrent très vite et ils emmenèrent Robin à l’hôpital. Robin fut sauvé !

Tous les jours, Émeline la lutine alla le voir dans sa chambre. Deux semaines après, Robin put reprendre le travail et retourner chez lui. Comme le lutin et la lutine étaient très amoureux, ils décidèrent de se marier.

Lors du mariage, Émeline le lutine fut la plus belle de toutes les mariées de la Terre. Le Père Noël, la Mère Noël, leurs trois filles et les lutins participèrent à la fête.

Robin et Émeline la lutine eurent ensuite beaucoup d’enfants et ils vécurent heureux pour toujours, car vous savez bien que les lutins sont immortels. A part s’ils se noient dans une piscine, bien sûr !

Et un jour, leur fille….

Ah non ! Ca, c’est une autre histoire que nous vous raconterons une autre fois !!!

FIN

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Le chant magique

 

Chant3 Dans un lointain pays du nord, quelque temps avant Noël, un petit garçon vînt vivre dans le village où habitait sa tante Hildegarde. Il s’appelait Joël. Il avait perdu ses parents quand il était tout petit. Il avait été envoyé en orphelinat car sa tante – qui était sa seule famille – refusait de le garder.

Voici que l’orphelinat dût fermer ses portes et que tous les enfants durent être envoyés dans différents foyers. La tante de Joël accepta à contrecœur de le prendre. Or, tout le monde dans le village craignait tante Hildegarde. Elle était très méchante et criait tout le temps après tout le monde. Et surtout, elle n’aimait pas les enfants. Elle avait perdu son mari très peu de temps après leur mariage et n’avait pas pu avoir d’enfants. Elle devînt très amère.

A l’école, tout le monde se moquait de Joël parce qu’il était très timide et parce qu’il était de petite taille. On le surnommait “Minus”. Aucun enfant ne voulait jouer avec lui. En effet, les parents pensaient que sa tante était une sorcière et interdisaient à leurs enfants de s’approcher de Joël. En classe, personne ne voulait s’asseoir à côté de lui.

Chez lui, sa tante le grondait tout le temps et lui faisait faire beaucoup de travail dans la maison. Cela le fatiguait beaucoup et son travail en classe s’en ressentait. Il ne pouvait faire ses devoirs que tard dans la nuit, en cachette.

Sa maîtresse, qui était très gentille, était très inquiète pour Joël. Un jour, prenant son courage à deux mains, elle alla trouver tante Hildegarde. Mais celle-ci refusa de la recevoir et ne voulut même pas discuter. Elle lui claqua la porte au nez. Le lendemain, la maîtresse parla avec douceur à Joël, le prenant en pitié. Il lui raconta alors comment cela se passait à la maison.

– Prépare le petit déjeuner tout de suite, vociférait la tante tous les matins en entrant dans la chambre de Joël pour le réveiller. Joël sursautait chaque fois, mais, avec le temps, il apprit à se lever juste avant le lever du soleil. C’était un moment magique. Tout était calme. Tante Hildegarde ronflait bruyamment et n’entendait pas Joël sortir sur la pointe des pieds chercher des petits pains tout chauds à la boulangerie en face. Il s’était lié d’amitié avec le boulanger qui le réconfortait en lui donnant quelques petits ballons tous les matins.

Tous les soirs, après avoir rangé la cuisine, balayé et lavé tout le sol du rez-de-chaussée et nettoyé la cheminée, il allait se coucher. C’était bien tard. Là, seul dans la nuit, il pleurait toutes les larmes de son cœur. Il rêvait d’avoir un ami. Il avait des conversations imaginaires avec lui. Il lui racontait tous ses rêves, tout ce qu’il aimait et tout ce qu’il détestait. Il lui disait comment les enfants se moquaient de lui à l’école et comment ils le fuyaient aussi. Il se plaignait de sa méchante tante. Il se mettait alors à penser à sa mère et à son père et pleurait encore plus fort. Puis, un peu apaisé, il faisait ses devoirs à la lueur d’une bougie. Il était certes très fatigué après mais il ne parvenait pas à trouver le sommeil.

Joël raconta alors à sa maîtresse comment il s’amusait à faire des ombres chinoises contre le mur à côté de son lit. Il mettait en scène plein de personnages différents se rencontrant dans des histoires peuplées de héros et d’héroïnes. La vive imagination du jeune garçon impressionna la maîtresse et elle ressentit un terrible sentiment d’injustice face à la méchanceté de tante Hildegarde. Mais cela lui donna une idée d’une surprise que pourrait préparer Joël et qui enchanterait certainement tous les enfants à la rentrée.

Le lendemain, en effet, commençaient les vacances. On s’approchait de Noël. Dehors il faisait très froid et il neigeait beaucoup. Les chants de Noël apportaient une touche de gaieté et de chaleur en contraste avec les rigueurs hivernales. Sur la place du village, le marché de Noël réjouissait les yeux et embaumait l’atmosphère d’un voluptueux parfum de cannelle, d’anis et d’orange cuits dans le vin chaud.

Joël regardait avec envie les enfants jouer dans la neige. Il rêvait de faire des batailles de boule de neige avec ses camarades. Mais sa tante ne le laissait jamais sortir et personne n’osait s’aventurer près de la maison de tante Hildegarde. Pas même les chanteurs n’osaient frapper à la porte de peur d’être chassés à coups de balais.

Le jour de Noël, comme d’habitude, Joël se leva un peu avant l’aube. Il ouvrit grand la fenêtre. Il neigeait abondamment. À la lumière de l’aube naissante, il aperçut les toits des maisons et les arbres. Tout était recouvert d’un épais manteau blanc. Cela réjouit Joël. Le jeune garçon prépara le petit déjeuner. Sa tante descendit et grommela qu’il faisait froid. Sans attendre, Joël alla rajouter du bois au feu qui crépitait dans la cheminée.

Soudain, quelqu’un sonna à la porte. Joël sentit son corps se glacer et regarda sa tante se crisper:

– Qui a le culot de nous déranger ? hurla-t-elle en s’avançant vers la porte.

Elle ouvrit. Devant elle se tenait un petit enfant qui lui sourit instantanément. Cela faisait bien des années qu’elle n’avait pas vu un enfant lui sourire: Quelle audace ! voulait-elle lancer au jeune garçon mais une sérénité si grande se dégageait du visage du petit inconnu qu’elle en resta bouche bée. Tante Hildegarde fût d’emblée captivée par son regard si pur et si profond.

Le jeune garçon se mit alors à chanter. Dès les premières paroles, Joël fut ému tant le chant était beau et résonnait dans toute la maison, l’enveloppant d’une grande douceur. Et cette voix, cette voix était extraordinaire. Fine et profonde à la fois, si délicieusement mélodieuse qu’elle pénétrait au fond des cœurs sans que l’on puisse y résister. Mais ce fût surtout tante Hildegarde qui en fût profondément bouleversée. Une véritable métamorphose se produit en elle. Toute la dureté de son visage fondit comme de la cire. Ses traits s’adoucirent et pour la première fois depuis des années, ses lèvres s’abandonnèrent à un sourire timide.

Oh oui, elle connaissait ce chant ! Elle l’avait appris de sa grand-mère. Jadis, elle chantait aussi dans un cœur et ce chant ancien figurait parmi ses préférés. De l’entendre à nouveau remua quelque chose de si profond en elle qu’elle en fût emportée. Elle se mit à chanter et tout son être vibrait. Des larmes coulaient de ses yeux et sa voix tremblait d’émotion.

Le garçon à la porte la regardait dans les yeux avec une profonde compassion. Joël s’approcha de sa tante, ébloui. Sans réfléchir, elle lui prit la main et la serra bien fort. Combien d’années s’étaient écoulées depuis qu’elle n’avait pas entendu ce chant ? Resté enfoui en elle si longtemps, elle pensait l’avoir oublié. Comme c’était bon de l’entendre ! Elle se sentait délivrée enfin, elle revenait à la vie, cela lui faisait du bien et du mal à la fois, comme si son corps avait été engourdi par le froid et se réchauffait maintenant devant le feu.

Sans lâcher tante Hildegarde des yeux, le garçon demanda alors de sa voix si douce:

– Puis-je entrer ?

Sans prononcer mot, la tante lui fit signe d’entrer.

Un sentiment de paix envahit toute la pièce dès qu’il entra.

Il se tourna alors vers Joël :

– Veux-tu faire une bataille de boules de neige avec moi, Joël ?

Mais comment savait-il son nom? D’où venait cet enfant mystérieux ?

Comme accroché à un aimant, Joël se leva et sortit avec son nouvel ami. Ce fût la bataille de boules de neige la plus mémorable qu’il n’y ait jamais eu. Les deux garçons riaient à en pleurer en se lançant la neige. Pour Joël, cela dura une éternité. Les deux enfants hurlaient de bonheur en courant et en sautant sur les collines à côté de l’école. Puis, crépis de blancs et à bout de souffle, Joël et l’enfant mystérieux se jetèrent dans la neige. Les deux garçons scrutaient le ciel d’où la neige continuait de tomber inlassablement.

– Comment t’appelles-tu ? s’aventura timidement Joël.

– Gaspard, répondit très brièvement son ami.

Et sans attendre celui-ci ajouta:

– Tu es très doué pour les ombres chinoises.

Mais comment le savait-il ?

Joël n’en revenait pas que Gaspard savait autant de choses sur lui mais quelque chose de plus fort que lui lui interdisait de poser des questions à cet étrange garçon. Il avait le sentiment de l’avoir déjà vu, comme s’il le connaissait depuis toujours, comme s’il existait au delà de toute parole.

Les cloches de l’église se mirent à sonner. C’était midi. Gaspard se leva d’un bond.

– Je dois partir. Au revoir mon ami. Sois heureux.

Sans pouvoir répondre, Joël vit son ami s’éloigner des champs en direction de la forêt. La neige tombait de plus en plus fort. Soudain, Gaspard disparut derrière un épais rideau blanc. Joël rentra chez lui. Une odeur merveilleuse se dégageait de la cuisine. Il entra, hésitant. Tante Hildegarde chantonnait et offrit généreusement un biscuit de pain d’épice à son neveu.

Depuis ce jour-là, tout changea dans la vie de Joël. Tante Hildegarde ne le faisait plus travailler pendant des heures à la maison. Elle se montrait douce et compréhensive et racontait plein d’histoires à Joël. Il pouvait enfin passer du temps à jouer dans sa chambre et elle le laissait faire ses devoirs.

A l’école, la maîtresse de Joël lui proposa de faire un spectacle d’ombres chinoises. Il offrit à ses camarades un moment merveilleux d’une rare beauté, il tortillait ses mains dans tous les sens avec une grande dextérité. C’était une histoire drôle et triste à la fois. L’histoire d’une étrange amitié comme celle entre Joël et Gaspard. Toute la classe fut impressionnée. Plus jamais on se moqua de lui et Joël se fît même plein d’amis.

Dans le village, tous furent heureux et soulagés de voir Hildegarde retrouver sa gentillesse d’antan. Elle se remit à chanter dans la chorale du village. A Noël, elle éblouissait toute l’assemblée réunie à l’église lorsqu’elle entonnait d’une voix merveilleuse ce chant que Gaspard avait fait revivre.

Joël ne revit plus jamais son ami mystérieux et ceux à qui il en parlait affirmaient ne jamais l’avoir vu. Tous se souvinrent par contre du vent nouveau qui souffla sur le village ce Noël-là.

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Oubliez la tempête qui sévit. Riez un bon coup !

 

rire15 Le soir, quand les pharmacies sont fermées, les boîtes se parlent entre elles sur les tablettes. Vaniteuse, la boîte de serviettes sanitaires dit à la boîte de condoms :

– Moi, tous les mois on se sert de moi !

La boîte de condoms, orgueilleuse, lui répond aussitôt :

– Et moi, si je pète, tu vas rester sur la tablette !

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– Maman, puis-je aller prendre une marche avec la chienne autour du bloc ?

La mère répond :

– Non, car elle est en chaleur.

– Qu’est-ce que ça veut dire ? demande l’enfant.

– Demande à ton père. Je crois qu’il est dans le garage.

La petite fille se rend au garage et dit :

– Papa, est-ce que je peux prendre une marche autour du bloc avec Belle ? J’ai demandé à maman, mais elle dit que la chienne est en chaleur et de venir te voir.

Le père répond :

– Amène Belle ici.

Il prend un linge, le trempe dans le gaz, et frotte le dos du chien pour déguiser la senteur et dit :

– Ok, tu peux y aller maintenant, mais garde Belle en laisse et ne fait le tour du bloc qu’une fois.

La petite fille s’en va pour ne revenir que quelques minutes plus tard sans chienne en laisse. Surpris, le père demande :

– Où est Belle ?

La petite fille répond :

– Elle a manqué de gaz à moitié chemin, il y a un autre chien qui la pousse jusqu’à la maison.

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Un dimanche, un homme et son fils se promènent dans un parc forestier. Soudain l’enfant de cinq ans tombe en arrêt devant deux chiens l’un sur l’autre. Il demande à son père de lui expliquer ce qu’ils font.

– Tu vois Benoit, ils sont en train de faire un petit bébé chien.

– Ah bon… c’est donc comme ça qu’on fait des bébés chiens.

Trois jours plus tard, le mercredi soir, l’enfant a du mal à s’endormir. Il se lève au milieu de la nuit et entre sans prévenir dans la chambre de ses parents les surprenant dans leurs ébats amoureux.

– Qu’est ce que vous faites ?

Le père, sans perdre de vue l’expérience pédagogique que cela peut représenter pour l’enfant répond :

– Tu vois Benoit, maman et papa sont en train de te fabriquer un petit frère…

Et le fiston répond :

– Demande à maman de se retourner, je préférerais un petit chien…

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À l’hôpital, une femme veut se faire opérer car elle trouve que ses lèvres vaginales sont trop grandes. Elle insiste auprès du docteur pour qu’il garde le plus grand secret sur l’opération car elle est embarrassée et veut que personne ne le sache.

– Nous sommes tenus au secret professionnel, Madame. 

Après l’opération, au réveil, elle trouve trois roses placées avec soin à côté de son lit. Outragée, elle appelle le docteur…

– Je pensais vous avoir demandé de ne parler de mon opération à personne !

– Ne vous inquiétez pas. Je n’ai rien dit à personne. La première rose est de moi. J’ai senti de la compassion pour vous parce que vous avez traversé tout ceci complètement seule. La deuxième est de mon infirmière. Elle m’a aidé à vous opérer. 

– Et la troisième ? demande la dame.

– Elle provient d’un type dans l’unité des grands brûlés qui vous remercie pour ses nouvelles oreilles !

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Un vieil homme s’en va à la pharmacie pour acheter quelques comprimés de Viagra.

– Puis-je avoir 6 comprimés coupés en quartiers s’il vous plaît ?

– Je ne peux les couper pour vous, dit le pharmacien. Par contre, un quartier ne vous donnera pas une érection complète.

– J’ai 96 ans, dit le vieil homme. Je ne veux pas d’une super érection. Simplement qu’elle soit un peu plus dure pour m’empêcher d’uriner dans mes culottes.

Pirouette et l’hiver

 

Marionette Je vais vous conter la belle histoire de Pirouette et l’Hiver.

Connaissez-vous Pirouette ? C’est une petite fille, une marionnette, aux yeux noisette, au nez en trompette, des tâches de rousseur plein les joues et de longs cheveux roux. On l’appelle Pirouette, car toujours elle danse et fait des pirouettes. C’est une petite fille très joyeuse, comme vous, et pourtant Pirouette habite un drôle de pays.

Un pays où le temps n’existe pas. Il ne s’est jamais installé ici. Ici, c’est un pays où il n’y a pas de saison : pas d’automne, pas d’hiver, pas de printemps, pas d’été. Jamais le vent ne souffle, ni la pluie, ni la neige ne tombent. Le ciel n’a pas de couleur. Parfois des nuages passent, doucement dans le ciel, mais sans déranger le temps.

On peut porter tous les jours les mêmes habits et les arbres ont toujours des fruits, beaux et bons. Quand on cueille une pomme, hop ! Une autre pomme pousse immédiatement, comme par enchantement, toute aussi bonne et toute aussi juteuse. Voilà le beau pays de Pirouette où rien ne semblait devoir changer. Et pourtant, un jour, Pirouette trouve un livre à la bibliothèque, et elle lit….

L’histoire du Papa Noël

Le Papa Noël habite loin, loin, dans un pays où il fait très froid. Toute l’année, avec ses lutins, il fabrique des jouets, pour tous les enfants du monde. Puis, le soir de Noël, il charge tous ces jouets dans son traîneau et il les apporte aux enfants endormis…

– Ça alors ! s’écrit Pirouette, mais le Papa Noël n’est jamais venu ici.

Alors Pirouette se met à rêver. Comme elle aimerait que le Papa Noël lui apporte des jouets. Mais pour cela, il faudrait que l’hiver s’installe dans son pays et fasse tomber de la belle neige, bien blanche. Alors Pirouette appelle l’Hiver :

– Hiver où es-tu ? Hiver que fais-tu ?

Tout d’abord, ce ne fut qu’un nuage, une brume qui s’enroula au pied du lit de Pirouette. Puis un long ruban couleur arc en ciel déploya des bras, noueux comme des branches. Un corps de terre où miroitaient des feuilles, des mers et des forêts, s’éleva et tout en haut un visage rayonnait, tel un soleil. Pirouette éberluée demande d’une voix tremblante :

– Mais qui es-tu ?

– Tu m’as appelé, je suis le Temps. J’ai la tête dans les étoiles et les pieds dans les profondeurs de la terre. Tu as demandé l’Hiver, alors me voilà. C’est moi qui fais les saisons. Je suis donc très important ; tout le monde parle de moi :

– Bonjour ! Quel temps fait-il ? Quel beau temps ! Je n’aurai jamais le temps ! Quel temps de chien ! Même à la télé, on essaie de savoir le temps qu’il fera. Mais je suis imprévisible ! Je fais ce qui me plait. Je souffle parfois le chaud, parfois le froid. Cela dépend de mon humeur. Bref, je fais la pluie et le beau temps !

– Mais, dit Pirouette intimidée, j’avais demandé juste l’hiver !

– Ah, Ah, Ah ! S’esclaffe le temps, mais l’hiver tout seul n’existe pas ! Il lui faut l’automne qui fait tomber les feuilles des arbres. Il lui faut le printemps pour réchauffer la terre que l’hiver a glacée, mes saisons ont besoin les unes des autres. Ensemble, elles se donnent la main et forment une ronde éternelle.

– Mais pourquoi donc veux-tu l’hiver ?

– Je voudrais qu’il fasse froid pour que le Papa Noël passe cette nuit. Mais tu le connais toi, le Papa Noël ?

– Bien sûr que je le connais ! Nous travaillons ensemble depuis bien longtemps. Je peux lui demander de venir ici, mais je dois d’abord installer mes saisons. Et que me donneras-tu en échange ?

– Je n’ai pas grand chose. Je suis une toute petite fille. Et qu’est-ce qui pourrait te faire plaisir, à toi qui es si grand, si puissant ?

– J’aime quand les enfants chantent des chansons qui parlent de moi, ou bien me disent des poésies. Car vois-tu, je suis un peu poète.

Alors Pirouette réfléchit et se met à chanter :

– Vive le vent, vive le vent, vive le vent d’hiver, qui s’en va sifflant soufflant dans les grands sapins verts….

A la fin de chanson, le Temps charmé lui dit :

– Merci petite fille. Tu m’as fait grand plaisir. Maintenant, tu vas aller te coucher, car il est tard. Pose tes chaussures au pied de ton lit et ferme tes yeux. Fais de beaux rêves et si tu rêves du Papa Noël, peut être il passera cette nuit…

Père Noël5 Et le temps s’enfuit, laissant l’hiver derrière lui. La neige se mit à tomber et au milieu de la nuit, on entendit au loin une musique qui s’approchait. C’était les clochettes du traîneau du Papa Noël.

Depuis ce jour là, le temps s’est installé au pays de Pirouette et le Papa Noël passe chaque année.

Merci Pirouette d’avoir charmé le temps !

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Et voilà que ça recommence

 

Rhume Comme près de trois millions de québécois, je me suis fait vacciner contre la grippe A (H1N1) et comme toutes les fois précédentes, me voilà pogné avec un maudit rhume de cerveau. Depuis hier en mi-journée, je cours les boîtes de papiers-mouchoirs pour enrayer ce maudit écoulement nasal. Non mais c’est pas possible comment un petit nez peut s’emplir tant que ça ! On a beau le vider, c’est toujours à recommencer. L’hiver dernier, pas de vaccin, pas de rhume. Non non ! il n’y a pas d’effets secondaires… qu’on nous répète. Et le rhume, c’est quoi ? On trouve un vaccin pour la grippe en un temps record et on n’est même pas foutu d’en trouver un pour un banal rhume, depuis la nuit des temps. Pas fort !

S’il y a une chose que je déteste au plus haut point, c’est bien d’être enrhumé pour une grosse semaine, sans compter que la météo nous prévoit notre première tempête de neige de plus de vingt centimètres mercredi. Comble de malchance, la pluie sera de la partie pour produire le plus beau mélange de gadoue pas pelletable. L’enfer !

Moi j’aimerais tomber dans un état général d’hibernation quand un rhume se déclare. J’en aurais aucunement connaissance et je me réveillerais, au bout d’une semaine, frais et dispos. Pensez-y ! On économiserait sur les comprimés d’acétaminophène, les papiers-mouchoirs, et les sirops qu’on dit totalement inefficaces. Dans ces moments là, on nous recommande de garder le lit, de boire beaucoup de liquides et de se reposer… Je veux bien, mais qui va déblayer l’entrée mercredi ? Je vais être obligé de forcer comme un bœuf seulement pour la pelleter. Maudit hiver ! J’envie le beau-frère et la belle-soeur qui sont déjà en Floride. Dire que la semaine dernière ils se plaignaient du froid (12°C)… Je changerais de place tout de suite.

Attendez que janvier arrive… Ce ne sera pas Bye Bye Boss, mais bien Bye Bye marde blanche, sans le maudit rhube, je l’espère bien !

Une visite céleste

 

Décembre c’est le mois de Noël. Une période de réjouissances, de joie, de peine et de solitude. Pour que la magie de cette belle période de Fêtes s’installe et se manifeste, rien de mieux que les contes de Noël. Rien de plus chaleureux et réconfortant que de lire ces belles histoires, sorties souvent de l’imaginaire, mais qui nous permettent un moment de profonde réflexion et d’arrêt entre deux sessions intensives de magasinage.

Donc, tout au long de ce mois, je publierai quelques contes, pigés ici et là à travers la grande toile qu’est l’internet. Certains s’adressent aux enfants, d’autres aux adultes, peu importe. L’essentiel est de vous laisser bercer par ces histoires, tantôt tristes, tantôt joyeuses, mais toujours belles. Voici donc ce premier conte que j’ai intitulé Une visite céleste…

Noel9 Il faisait froid, très froid en ce 24 décembre. La neige tombait, épaisse et blanche et elle avait effacé presque tous les chemins. Les maisons semblaient se blottir les unes contre les autres, comme pour se tenir au chaud.

Bien à l’écart du village se trouvait la maison d’une vieille dame nommée Catherine, elle était si vieille que personne ne savait son âge. Les gens la croyaient un peu sorcière et personne ne venait la visiter. Elle vivait très pauvrement et pour se chauffer, elle ramassait le bois mort de la forêt.

C’était la veille de Noël et il ne lui restait qu’un peu de pain sec, un peu de lait et aussi une soupe si claire qu’on aurait pu y compter les nouilles. Elle était seule, pas d’enfants, plus de parents. Elle était tellement triste en pensant que personne ne viendrait à Noël, alors elle leva les yeux vers le ciel en demandant à Dieu de venir à son aide.

Elle ferma les yeux pour revoir dans sa mémoire les belles soirées devant le sapin illuminé, avec son père, sa mère et ses sœurs, tous là-haut aujourd’hui.

– Tu sais Mon Dieu, ils sont tous avec toi !

Assise à sa fenêtre, elle voit venir une jeune femme avec un paquet dans les bras. Avant même qu’elle ne frappe, elle lui ouvre la porte. Elle semble épuisée et gelée aussi. Alors elle l’invite à venir se réchauffer devant la cheminée. La jeune femme regarde Catherine et lui sourit, puis elle ouvre le grand châle où dort un beau bébé tout rose.

– Doux Jésus dit Catherine. C’est un péché de sortir dans une pareille tempête avec un bébé si petit.

Catherine lui offre de partager sa soupe, le reste de son pain et de son lait. La jeune femme jette un regard vers le sapin si peu décoré et la pauvre crèche qu’il y a en dessous. Ils partagèrent le maigre repas de Catherine et quand ils furent bien réchauffés, elle et le bébé, elle leur donna son lit pour la nuit. Son vieux divan ferait bien l’affaire pour elle, juste pour une nuit.

Le lendemain matin, Catherine se lève et va jeter un œil dans sa chambre pour voir si la dame et l’enfant n’avaient besoin de rien. Plus personne ! Ils étaient déjà partis. Elle regarde par la fenêtre. Il y a bien des traces qui viennent à sa maison, mais aucunes qui s’en vont. Elle ne comprenait plus rien du tout.

Tout à coup, son œil est attiré par la crèche qui brille comme si le soleil s’y trouvait. Troublée, elle s’approche et voit Marie qui porte le même manteau que la dame qui est venue la visiter la veille et l’enfant est enveloppé du même châle que celui que la dame portait dans ses bras. Une musique résonne dans toute la maison et voilà Catherine qui pleure de joie en comprenant que Marie et son Fils avaient passé la nuit chez-elle.

La lettre d’Audrey-Anne au Père Noël

 

Père Noël4 Bonjour Père Noël, c’est encore moi, Audrey-Anne. Tu te rappelle, je t’avais écrit l’an dernier. J’aurai trois ans le 28 décembre.

Comme je ne sais pas encore écrire, mon grand-papa a eu l’idée de bien vouloir le faire à ma place. Il ne le fait plus pour mon grand frère, parce qu’il est assez grand maintenant pour t’écrire avec ses amis de la maternelle.

Mes cheveux ne cessent d’allonger et je grandis à vue d’œil. J’ai changé de garderie dernièrement et j’aime bien mes nouveaux amis. Savais-tu que la neige n’est pas encore tombée ici ? Je m’inquiète pour toi. Est-ce que ton traîneau peut se déplacer s’il n’y a pas de neige ?

Chaque soir, je m’endors quand on me fredonne Petit Papa Noël. Je la connais par cœur, même si j’en2009-11-05 002 baragouine les mots. Ça me calme et me permet de rêver à ta rencontre.

En attendant, je t’offre plein de bizous. J’ai hâte de te voir. Ne t’inquiète pas pour les biscuits et le lait, papa et maman en ont fait bonne provision.

Ah oui j’oubliais, tu connais déjà mes coordonnées alors, si le goût te prend de m’envoyer un petit mot, j’en serais ravie. Pour que tu te rappelles de moi, je t’offre cette photo de moi avec mon plus beau sourire.

Audrey-Anne

P.S. : Un gros merci à grand-père.

Le plus beau travail au temps des Fêtes

 

Lettre Père Noël Je reviens du pôle nord où j’ai passé une entrevue avec devinez qui ? Le Père Noël. Comme à chaque année, un concours était ouvert pour trouver des lutins, afin d’aider les gens de Postes Canada à répondre aux nombreuses lettres des tout-petits qui espèrent des nouvelles du bon vieux bonhomme.  Je l’appelle vieux bonhomme parce que personne n’a encore réussi à trouver quel âge il a. La légende se perd dans la nuit des temps. Mais je peux vous assurer qu’il est en très grande forme. Il ne prend même pas de glucosamine pour ses vieilles articulations. Au contraire il les entretient tellement bien, à force d’astiquer son super traîneau ultra rapide pour faire le tour de la planète en une seule nuit, que ça lui évite les courbatures. Je dois remercier ma lutine Loulou, qui me seconde également dans cette tâche. Il faut dire qu’elle a de bons contacts avec les gens de la poste, donc indirectement avec le Père Noël.

Alors fort de mon CV de lutin et l’expérience que j’ai développé au fil des années dans ce travail, je n’ai pas eu de difficulté à obtenir le poste tant convoité. J’ai débuté lundi avec une liasse de plus de deux cent lettres que j’ai soigneusement parcouru des yeux. J’ai enfilé ma belle tuque de lutin officiel puis mis entre mes doigts ma plume magique, qui écrit plus vite que je pense. Probablement un don que m’a transmit le Père Noël. Avec les années, j’ai pris du gallon et cette plume ne me quitte plus. Ça fait plus de vingt ans qu’elle travaille avec moi, sans que j’aie eu à changer la cartouche d’encre. Il faut aussi dire que cette encre est probablement magique.

Moi, lorsque se pointe décembre et que ces belles lettres s’empilent sur ma table de travail, je retombe en enfance. Je ne sais pas pourquoi, mais c’est comme ça. Je deviens comme un enfant et rien au monde ne me ferait retarder le temps que je consacre à adresser les lettres du bonhomme aux enfants qui brûlent d’impatience, à mesure qu’ils approchent de cette grande fête. Lorsque les enfants aperçoivent finalement le Père Noël, leurs yeux scintillent comme des diamants. Juste cette image me motive à travailler bénévolement pour répandre la magie. La joie, l’amour, la candeur et la spontanéité d’un enfant, ça n’a pas de prix. Un gros merci à Postes Canada, de me permettre d’apprécier ces moments et surtout, de les vivre.

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Un baptême et des retrouvailles

 

2009-11-29 010 En début d’après-midi aujourd’hui, nous assistions Louise et moi, à l’entrée dans la communauté chrétienne d’Amélie, fille de Josée et Michel Geoffrion, dans la belle église de St-Cyprien de Napierville. Elle recevait le sacrement du baptême avec trois autres poupons, devant parents et amis.

Une belle cérémonie toute simple qui marque le début de la vie spirituelle de tout catholique. Pour l’occasion, l’église de style gothique rayonnait littéralement de lumières. Un bel édifice comme on peut les admirer dans nos petites villes et villages.

2009-11-29 012Après la cérémonie, Josée et Michel nous conviaient à une réception où un buffet nous attendait avec son immense  gâteau de circonstance. Amélie ne se rappellera pas de cette journée mais elle a fait ça comme une grande. Puis, fort de mon expérience de grand-papa, j’en ai même profité pour l’assoir sur mes genoux et la faire sommeiller un peu.

Pour faire une analogie, le baptême marquant le début d’une nouvelle vie, cette journée nous apporta une autre surprise. Celle de revoir Édith, la soeur aînée de Louise, qu’on avait pas vu depuis 25 ans. Des retrouvailles très appréciées de part et d’autre.

Je ne sais pas ce qui se passe mais depuis un an, les liens se refont avec nos familles. Comme les brebis égarées qui regagnent le troupeau. Chacun chemine de son côté, accaparé par la vie, mais on se rend bien compte, à un moment donné, que nos racines nous manquent et que les liens familiaux ont besoin d’être resserrés. Un beau moment qui marque aussi un renouveau. Serais-ce la sagesse, la maturité, la nostalgie ou tout simplement un besoin du coeur ? Je crois sincèrement que c’est un peu tout ça et c’est tant mieux. Du moment que ça donne un sens à notre vie.

Une semaine bien remplie

 

2009-11-27 005 Nous égrenons les dernières heures d’une semaine passée à Verchères, à garder nos petits enfants. La deuxième du genre. Les parents, quant à eux, profitent des derniers rayons de soleil de Cayo Coco à Cuba et c’est au beau milieu de la nuit qu’ils rentrent au pays. D’ici, leur météo indiquait un beau soleil avec des mercures frisants les 29-30°C. On verra bien si MétéoMédia disait vrai. Un bonne façon de les tester.

2009-11-27 007La semaine aura été agréable et très bien remplie. Avec  notre grand enfant de 31 ans, on a perdu l’habitude de la présence constante des tout-petits mais on s’adapte facilement. Évidemment, deux enfants de cinq et deux ans, ça déplace de l’air et chacun y va de son petit caractère. Tantôt ils s’amusent ensemble et l’instant d’après, le diable est aux vaches. Il faut consoler un et réprimander l’autre, quand ce n’est pas l’inverse. Mais l’accord revient assez rapidement, comme quoi les enfants n’ont pas de malice. De vrais gens qui rient et gens qui pleurent.

S’il y a un aspect un peu plus dérangeant, c’est la levée du corps. Oh là là ! Ça se lève de bonne heure cette petite marmaille… Et sitôt hors du lit, la tornade recommence. C’est comme s’ils rechargeaient leur piles d’énergie en un temps record. Les constructeurs automobiles devraient étudier leur cas pour essayer de découvrir le secret de ces recharges ultra rapides et les implanter dans leurs futures voitures électriques.

Heureusement pour nous, la garderie et l’école existent. Ça nous donne du temps pour siroter lentement notre café matinal et d’entendre les petits bruits de la maison. Faire le lavage, préparer les repas, faire quelques courses et ramasser malgré les courbatures, les jouets et pantoufles éparpillés ici et là. Vous me direz que c’est à eux de les ramasser mais que voulez-vous, des grands-parents, c’est fait pour gâter alors que les parents les éduquent. On a passé l’âge des confrontations, surtout avec l’énergie qu’ils ont, mais ont garde tout de même une certaine fermeté, pour leur montrer qu’il faut un minimum d’autorité. Parce que, je ne sais pas si vous êtes au courant, mais ils essaient… ils nous testent… Et gare à nous si on faiblit !

Malgré tout, ça nous permet de passer du temps de qualité avec ces petites personnes qui grandiront très vite… Forcément, les petits câlins qu’ils vous donnent à profusion, s’estomperont avec l’âge. Alors autant en profiter, pendant qu’on peut encore courir après ou jouer au ballon à s’en épuiser (je parle de nous, pas eux). Et quand la nuit arrive, ces petites créatures s’endorment à rêver à je ne sais quoi d’imaginaire. À ce moment là, bien campés dans le confort d’un bon fauteuil, on se surprend à bailler à s’en défaire les mâchoires et on va se coucher, parce que demain, le feu roulant recommence et il nous faut être prêt. Les vacances approchent, on repasse le flambeau aux parents, mais on a passé une belle semaine; remplie, mais belle. Routine, nous revoilà !

Le Québec dans le rouge… Le siphon s’en vient !

 

Taxes1 Tout ce qu’on entend et qu’on peut lire nous annoncent des lendemains très douloureux. Si les pseudo-experts nous certifient la fin de la récession, elle a tout de même un prix : un déficit exorbitant qu’il nous faudra bien rembourser un jour. Selon notre bon gouvernement, il a très hâte d’en découdre et nous imposer son fardeau toujours de la même façon ; les taxes !

On est des “sucker” de payeurs. Déjà la table est mise. Les fonctionnaires provinciaux devront probablement subir un gel de leurs salaires, on nous annonce des hausses de tarifs de l’électricité et pas n’importe lesquels, on spécule sur 0,10$ le kilowatt. Les hausses successives de la TVQ sont déjà prévues, la hausse des frais d’immatriculation et de permis s’en vient et attendez de voir la hausse vertigineuses des services. Ah oui, j’allais oublier les loteries… Cette taxe volontaire qui ne cesse de faire des petits et de plus en plus voraces. Déjà, les différents points de ventes songent à faire agrandir leur comptoir pour y étaler les nombreuses loteries dont les incalculables “gratteux”.

Ah oui mes amis, on est effectivement des “super sucker” de payeurs. J’aimerais bien que tout le monde fasse son effort. J’apprécierais qu’on abolisse les abris fiscaux, les commissions scolaires, les généreuses allocations de départ, tout en congédiant sur le champ les imbéciles qui osent donner leur accord à de tels cadeaux. Aussi les dépenses inutiles pour les “party” farfelus et les nombreuses subventions insignifiantes, comme les tuyaux plantés dans un étang à l’Île des sœurs. Et pourquoi pas abolir le financement public aux écoles privées et le gaspillage de rémunération et de bonis qui se donne littéralement aux recteurs dans nos universités, sans oublier les innombrables comités et commissions bidons, qui ne servent qu’à récompenser les “zamis” proche de la politique. Je pense bien qu’on gratterait quelques milliards.

Je m’arrête là parce qu’à mesure que j’écris, il s’en rajoute tout en étant persuadé que j’en oublie. Il me semble que ça ferait du bien à entendre, parce que voyez-vous, le “sucker” qui sommeille en moi est pas mal écœuré de se faire siphonner et de toujours être le dindon de la farce. J’étouffe !

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D’un ado à ses parents

 

Lettre C’est l’histoire de bien des parents qui travaillent tous les deux et reviennent à la maison le soir fatigués après leur journée de travail et qui, en entrant à la maison, voient une autre soirée de travail; repas, courses, lavage etc., Mais à travailler ainsi tous les deux, leurs salaires leur permettent d’avoir une maison pour la famille, un téléviseur dans le salon, un autre dans leur chambre et un troisième pour leur garçon. Ils ont un ordinateur et un autre pour leur fils. Une piscine, deux voitures… Ce sont des parents de classe moyenne qui travaillent fort pour obtenir le niveau de vie qu’ils désirent et dont leur garçon fêtera ses quatorze ans dans quelques jours.

Un soir en revenant du travail les parents disent à leur garçon :

– Fiston, cela fait deux semaines que l’on magasine car ta fête approche mais on ne sait pas quoi t’acheter. Tu es gâté pourri. Tu as tout ce qu’un enfant de ton âge voudrait avoir et on ne sait plus quoi trouver pour ta fête. Fait-nous une liste de ce que tu veux pour ta fête et on t’achètera quelque chose à partir de cette liste.

Le garçon revient deux heures plus tard avec une feuille sur laquelle il avait écrit ce qu’il voudrait pour sa fête. Les parents prennent la feuille sans la regarder tout de suite et lui disent :

– Il était temps ! Cela n’a pas de bon sens. Tu en veux des choses. Deux heures pour faire une liste de cadeau.

Et sur ce, le garçon ne dit pas un mot et retourne dans sa chambre jouer sur son ordinateur et écouter la télévision. Plus tard dans la soirée, les parents lisent la liste des demandes de leur garçon :

Ce que je veux avoir pour ma fête.

Ils remarquent que le mot avoir est rayé et est remplacé par le mot être :

Ce que je veux être pour ma fête:

Papa, maman pour ma fête je voudrais être :

1. Félix notre petit chat, car moi aussi j’aimerais me faire prendre dans vos bras à tous les soirs lorsque vous entrez à la maison.

2. J’aimerais être un journal, car moi aussi j’aimerais qu’à tous les matins lorsque vous vous levez, vous preniez un peu de mes nouvelles avant de partir pour la journée.

3. J’aimerais être un Ipod, pour que vous écoutiez dans le creux de vos oreilles à quel point je suis triste parfois.

4. J’aimerais être un téléviseur pour que jamais vous n’alliez vous coucher le soir, sans m’avoir regardé une fois avec intérêt dans le blanc des yeux.

5. Maman, pour toi j’aimerais être un roman pour que tu puisses lire dans mes émotions.

6. Papa, pour toi j’aimerais être une équipe de hockey pour que tu sois fier de chacune de mes victoires et de chacun de mes accomplissements.

Finalement maman et papa à bien y penser je ne veux rien pour ma fête. S’il vous plaît ne me faite aucun cadeau je ne veux rien de vous. Par contre, une fois, juste une fois, permettez-moi de ressentir que je suis un cadeau inestimable pour vous deux.