6 millions à l’eau… pour masquer la corruption

Le Journal de Montréal nous annonce qu’aucun blâme ne sera porté contre Me Bellemarre et le Poodle, par la commission Bastarache. Une conclusion qu’on voyait venir depuis la création de cette commission. Un gros show de 6 millions de dollars, que J’AI financé avec VOUS, sans que j’ais un traitre mot à dire. Les CON-tribuables que nous sommes continuent de se faire plumer avec des taxes et encore des taxes. Et c’est pas fini. On a payé pour toutes ces faces de clowns qui se frappaient à coups de mouchoirs, devant les caméras de télévisions, en collectant les beaux et précieux dollars que les suckers comme nous, leur donnions.

Cette grosse mascarade a été organisée et créée pour masquer un autre gros scandale; La corruption dans le domaine de la construction. Le poodle et son chenil ne veulent rien savoir d’une commission d’enquête et sont les seuls à faire l’autruche. Un jour viendra où la vérité sortira. Le problème est que le résultat sera le même que Bastarache dont on aura le rapport complet le 31 janvier. Plus ça change et plus c’est pareil. Après, on se demandera pourquoi tout le monde fourre tout le monde. On n’a qu’à regarder aller nos maires, nos recteurs d’université et nos politiciens. L’exemple vient d’en haut.

Les palmiers de Pioneer Village

Les palmiers m’ont toujours fascinés. Pour moi, ils représentent le sud, les paradis tropicaux et les magnifiques plages. On dit qu’on en dénombres plus de 2 500 espèces réparties en plus de 200 genres. Ici on en trouve partout et, contrairement aux arbres qu’on observe au Canada, ils sont tous différents; des longs, des larges, des croches, des piquets avec leurs palmes au sommet, des bouquets, bref je ne me lasse pas de les regarder et de les découvrir. Je les trouve magnifiques.

J’ai toujours pensé que le palmier était un arbre. Et bien c’est tout à fait faux, c’est une plante, comme le décrit le texte suivant, tiré de Wikipédia :

D’un point de vue botanique, les palmiers sont des monocotylédones et ne sont donc pas des arbres, mais des « herbes géantes » (ils ne possèdent pas de vrai bois au sens botanique). Cela n’empêche pas les Ceroxylon des Andes de posséder les plus hauts stipes du monde (40 à 60 m). Quant au cocotier du Chili (Jubaea chilensis), il présente un stipe de plus d’un mètre de diamètre.

L’épaississement du tronc chez le palmier résulte de l’addition répétée de faisceaux appelé « croissance secondaire diffuse ».

C’est une famille de plantes généralement arborescentes connues sous le nom de palmiers, à bois atypique n’ayant pas de cambium pour assurer une croissance en largeur d’un tronc, parfois à l’aspect de lianes ou d’arbustes. Elle est répandue dans toute la zone intertropicale. Seules deux espèces (Phoenix theophrasti, le dattier de Crète, et Chamaerops humilis, le palmier nain ou palmier doum) sont spontanées en Europe.

Le palmier n’a pas de tronc, mais un « stipe », une tige remplie de moelle ou de fibres, et n’a pas non plus de branches mais des palmes, qui selon les espèces peuvent avoir la forme d’un éventail (feuilles palmées), d’une plume (feuilles pennées) ou d’une structure intermédiaire entre ces deux formes (feuilles costapalmées). Son inflorescence caractéristique est le spadice.

Plante à la fois primitive (ancienne) et très évoluée (complexe), elle peut s’adapter à des conditions climatiques diversifiées (de la forêt équatoriale au désert aride). Sensibles au gel, les palmiers ne dépassent pas la latitude de 50° Nord ou Sud et préfèrent les nombreuses contrées tropicales. Ils sont le plus souvent à leur aise sous un climat méditerranéen.

Les palmiers occupent une place à part dans le monde végétal, parce qu’ils comptent parmi les plus anciennes espèces de plantes depuis 80 millions d’années. La datation des plus anciens fossiles de palmiers les donne du début du Crétacé, il y a environ 120 millions d’années[].
De nombreux fossiles de palmiers ont été découverts en Europe sur des terrains datant de l’Oligocène (38 millions d’années) au Miocène (6 millions d’années). Ils témoignent d’une ancienne période de climat tropical.

Toutes les civilisations de la Méditerranée les ont vénérés. Ils symbolisent l’arbre de vie, la fécondité et le succès. Le roi Salomon a enseigné les bienfaits du palmier comme un don de Dieu car riche en éléments nutritifs ; Mahomet les recommanda comme nourriture aux femmes, surtout celles qui allaitent.

Les palmiers, largement répandus dans les régions intertropicales, font partie intégrante de l’écosystème tropical. Un grand nombre d’espèces poussent dans les forêts pluvieuses tropicales, au niveau de la canopée et dans la strate arborescente inférieure. Les palmiers poussent également dans des endroits durablement humides, comme les marais, à proximité des mangroves et sur les rives des fleuves. Ils prospèrent également dans les zones au climat subtropical humide ou méditerranéen, semi-arides et arides de plaines. Dans la cordillère des Andes on les rencontre encore à 4000 mètres d’altitude. On les trouve aussi dans les oasis, notamment au Sahara.

Voilà ! Maintenant vous en connaissez un peu plus, tout comme moi, sur cette fantastique plante. Si elle pouvait vivre au Québec, ce serait magnifique. Mais bon… Louise et moi, on est toujours émerveillé lorsqu’on fait route vers la Floride, en apercevant les premiers palmiers en Georgie, parfois même en Caroline du Sud. Chaque fois le sentiment d’être en vacances et de relaxer nous envahi. Avouez que c’est une très belle plante…? Je vous invite à en découvrir quelques-uns dans l’album photo Floride – Hiver 2011.

Nous sommes en territoire familier

En ce samedi, 8 janvier, le soleil brille encore sur un fond d’air frais ici à Pioneer Village. On a connu une journée maussade et pluvieuse jeudi. Quand je dis pluvieuse, c’est toute un ondée qui nous est tombée dessus. Des pluies abondantes au point de détremper le sol comme cela se produit souvent dans cet état. Mais disons que contrairement à l’hiver dernier, c’est de beaucoup plus confortable.  Déjà, on a atteint 30°C mercredi et aujourd’hui c’est 22°C. De la neige ??? Ici c’est virtuel.

Au camping, lentement les terrains trouvent preneurs. On sait déjà que quelques habitués ont décidé de visiter la côte est cette année, alors que d’autres se sont dirigés vers le Texas, voire le Mexique, pour ne pas revivre l’hiver 2010. Par contre, notre groupe de québécois est toujours ici en majorité et nous retrouvons avec plaisir, des visages familiers. Le phénomène d’acquisition de maisons de parc par ces derniers continu et il doit bien y en avoir plus d’une quarantaine qui ont investis.

Pour joindre l’utile à l’agréable, on note quelques améliorations mineures au camping. Le pavage a été refait à certains endroits et une nouvelle direction administrative projette d’améliorer le parc de façon plus substantielle. Personnellement, je trouve que l’éclairage fait défaut et devrait être revu. Espérons que ce sera fait.

La situation économique ne s’améliorant pas rapidement aux États Unis et quelques restaurant ont fermé leurs portes. L’essence a fait un bond de 6 cents le gallon mardi et atteint 3,15$. À certaines stations-service on peut en trouver à 3,04$. Par contre on embellit la route 78 à proximité du camping. En réaménagement constant aux cours des deux dernières années, ils sont à planter de beaux palmiers et arbres de toutes sortes dans la bande gazonnée centrale et à quelques endroits sur les bordures de trottoirs. Dans quelques années, ce sera une artère très jolie.

Louise a toujours ses problèmes aux genoux et elle doit se ménager parce qu’elle se fatigue vite à marcher. Elle est gâtée puisque Francine et Jean-Guy nous ont offert un bel et pratique petit escalier avec des élévations plus douces pour accéder et descendre de la caravane. Jeudi, pendant l’accalmie météo, Rosaire et Michel se sont amenés avec tout le matériel et les outils pour réaliser l’œuvre, à notre grand plaisir. Je suis présentement à lui appliquer quelques bonnes couches de teinture pour lui donner un bel aspect et le protéger des intempéries.

Au chapitre des loisirs, Louise à déjà participer à son premier bingo. Si elle n’a pas remporter une cagnotte, elle a au moins gagner un prix de présence, soit une grosse portion de crème glacée, lors des Ice Cream Social, genre de dégustation communautaire de crème glacée qui se tient régulièrement à la salle communautaire. Quant à moi, la pétanque est commencée et on parle déjà d’un tournoi vers le 18 janvier. On ne s’ennuie certainement pas.

Ah, les mouches

Quand on était petit, mon père nous demandait candidement cette question; Qu’est-ce qu’une mouche ?  et devant notre ignorance volontaire, il nous répondait savamment; Une mouche, c’est une petite bibite qui fait caca dedans les vitres. On s’éclatait de rire à chaque fois. Bizarrement, cette pensée me revient depuis que nous avons amorcé ce voyage, c’est à dire depuis que j’ai commencé à faire la guerre à ces petites bestioles inutiles. Comme les maringouins, j’en suis toujours à me demander à quoi elles peuvent bien servir, à part écœurer le peuple.

Ayant passé tout le dernier été au ranch de mon frère avec la caravane, l’automne venue elles ont élues domicile dans tous les trous ou racoins de la caravane. Discrètement et à notre insu, elles se sont endormies en état d’hibernation… Et moi qui croyait que ce n’était que les ours. Finalement, je les avait complètement oublié, jusqu’à il y a une semaine.

Alors que nous atteignions la Caroline du Nord et mis le chauffage dans l’unité, elles se sont réveillées. Entretemps, elles se sont multipliées et leur progéniture est venu élire domicile dans les mêmes espaces clos. À coups de toc toc, elle venaient s’écraser et se frapper dans les sorties de ventilation. Dès lors, la guerre venait d’être déclarée. Le tue-mouches, jusque là remisé, reprenait du service.

Chaque jour, chaque minute, chaque instant où j’en apercevais une, je m’emparais de mon arme de destruction massive pour me déguiser en exterminateur implacable. L’autopsie que j’ai pratiqué sur ma première victime ne mentait pas sur son origine; Elle dégageait une odeur d’écurie, donc elle venait de Shefford. La guerre s’est terminée hier matin alors que la 74e et dernière victime rendait l’âme. Je suis le seul signataire de l’Armistice.

Malgré tous ces combats qui fatiguent les yeux rien qu’à les suivre, je me pose toujours la question pourquoi elles existent. Vous le savez, vous ? Elles sont la cause d’accidents en s’agrippant sans relâche aux chevaux, aux chevreuils et orignaux qui deviennent paranos et qui n’hésitent pas à s’élancer à travers les routes pour s’en débarrasser, courant vers une mort certaine et faisant souvent d’autres victimes humaines. Elles sont aussi porteuses de parasites qu’elles transportent en butinant les ordures et excréments de toute sorte. Rien que pour cela, elles sont dégueulasses ! En tout cas, comme mes maringouins, je ne les trouve d’aucune utilité et lorsque je les vois, je suis en mission.

Maintenant qu’on est installé, on relaxe !

Nous en sommes à notre quatrième journée en sol floridien et notre site a maintenant pris sa forme définitive avec le palmier tout illuminé qui donne de l’ambiance, le soir venu. L’auvent déployé avec le pare-soleil nous donne l’intimité et nous permet de prendre nos repas à l’extérieur. La caravane et le camion reluisent de propreté et avec l’aide précieuse du beau-frère, c’est la première tâche à laquelle on s’est affairé.

Notre site est au coin des rues RV et E1, au centre du camping, près de toutes les commodités et des lieux d’activités. C’est la première fois que nous occupons cet emplacement et je dois vous avouer qu’on est pas mal satisfait d’avoir pu l’obtenir. Ses trois magnifiques palmiers lui donnent un air paradisiaque. Lorsque nous sommes sur la terrasse, la vue est magnifique sur trois côtés et on voit et palpe joyeusement toute la vie du camping. On observe plein de personnes qui nous saluent et d’autres qui s’arrêtent pour faire un brin de causette. Il faut aussi dire que c’est le septième hiver qu’on vient ici alors on commence à connaître du monde, comme on dit.

Coup de chance, gracieuseté de Rénald un campeur québécois, je dispose d’une bicyclette qu’il m’a offert gratuitement pour tout l’hiver. Oh ! Ce n’est pas la bécane dernier cri, mais une fois le guidon et la selle ajustés, ça fait la job. Une seule vitesse avec frein à rétropédalage. Si ma mémoire ne fait pas défaut, la dernière fois où j’ai enfourché pareil engin, je devais avoir onze ou douze ans. Vous savez, les bicyclettes de jadis; lourdes, en acier, robustes et increvables… Et bien, c’est exactement ça ! De toute façon, c’est parfait pour circuler autour et je n’ai pas à craindre de la perdre en route.

Côté température, c’est très confortable. Les nuits sont fraîches et excellentes pour le sommeil. Cet après-midi, on a atteint les 30°C et depuis notre arrivée, le soleil est présent avec quelques nuages sans conséquence. On prévoit 50% de probabilité de pluie jeudi et par la suite un court front froid devrait nous accompagner pour la fin de semaine, 65°F. Ça peut paraître idiot d’alterner des Celsius aux Fahrenheits dans mes écrits, mais c’est que j’ai laissé mes thermomètre en Celsius, alors qu’ici, tout est en Fahrenheit et ça ne me tente pas de m’adapter.  Ce sur quoi je m’adapte bien cependant c’est la taxe de vente de 6% ici et qui est en vigueur depuis des lunes. Ne dites surtout pas à Jean Charest de se présenter comme gouverneur de la Floride. Excusez mon égarement…

Maintenant à nous la relaxation. On se couche tôt et on se lève lorsqu’on est bien reposé et que nos yeux décident de s’ouvrir. Pas de cadran. On roule au ralenti. On fait de la chaise, on fait quelques promenades pas trop longues parce que Louise doit ménager ses genoux. Pas de vélo pour Loulou. Comme sport extrême, elle devrait commencer son bingo hebdomadaire lundi prochain. Ce qu’il y a de bienfaisant c’est de retrouver nos gougounes, nos culottes courtes et nos petits chandails. Dès que la sueur perle, on s’écrase à l’ombre et on débouche une bonne frette. De vrais mexicains que j’vous dit. N’hésitez pas à consulter l’album photo Floride – Hiver 2011 en marge droite du blogue, il est mis à jour régulièrement.

In Memoriam Martine Leroux – 1er anniversaire

Il y a un an déjà, Martine nous quittait pour un monde qu’on dit meilleur. Continue de veiller sur ta famille du haut de ton nuage et de les éclairer de ta lumière.

Que tous ceux qui t’ont connu aient une pensée pour toi aujourd’hui.

En mémoire de Martine, s’il-vous-plaît embrassez un être aimé.

Arrivés à destination

Sur le coup de 15h45, nous sommes arrivés à notre destination finale, à North Fort Myers, sans pépins et en excellente forme. Le soleil était présent toute la journée et le mercure indiquait 26°C en ce premier jour de 2011. Fait inusité, les gros semi-remorques avaient pris congé aujourd’hui et il faisait bon circuler sur la route sans ces mastodontes. La photo de cet article a été prise ce matin, dans une halte routière de la région de Jacksonville.

Jean-Guy et Francine se sont pointés sur notre terrain quelques minutes après notre arrivée et on en a profité pour se souhaiter la santé en ce début d’année. On a eu aussi la visite d’Estelle, Yves et Lise.

On a installé sommairement la caravane comme il se doit et on remet à demain, le lavage de l’unité et du camion. On a pris le souper chez Francine et jean-Guy après avoir savouré une première bonne « frette ». Comme toujours, la bouffe était excellente.

Dès demain, on s’occupe de compléter l’installation finale de notre campement et de faire l’épicerie. Je vous reviendrai dans quelques jours avec la suite des choses.

Bienvenue 2011

L’année 2010 appartient déjà au passé. Il faut oublier ses mauvais jours et regarder vers l’avenir et ce que nous apportera la nouvelle année. Le temps passe très vite et il me semble que toute la frénésie du fameux bogue de l’an 2000, c’était à peine hier. Dix années plus tard il faut reconnaître qu’on a fait ce chemin à la vitesse grand V.

C’est le temps de souhaiter la bienvenue à 2011. Que nous réserve-t-elle ? Nul ne peut le prédire. Par contre, nous avons le pouvoir de bien l’amorcer et de la vivre pleinement. Alors quoi se souhaiter ?

D’abord et avant tout, la santé. Avec elle tout est possible et c’est un cadeau d’une valeur inestimable. Si vous l’avez déjà, conservez-la ! Si vous l’avez perdu, recouvrez-la !

Ensuite, avec tous ces embouteillages interminables des heures de pointes, je vous souhaite la plus grande courtoisie. Ne laissez pas les conducteurs pressés gâcher votre existence et faire monter votre pression. Souvent, on gagne un temps fou à prendre son temps. Syntonisez votre poste de radio préféré, écoutez de la bonne musique et relaxez !

Puis, prendre le temps de s’arrêter. D’observer et de voir ce qui se passe autour. Comment on peut apprécier souvent des choses ou des gestes simples tout juste en prenant une pause. Il y a toujours deux côtés à une médaille et il faut bien les saisir.

Je vous souhaite aussi beaucoup d’amour, celui qui nourrit le coeur et l’âme. Donnez de l’amour à ceux qui n’en n’ont pas. Soyez généreux dans vos sourires envers les autres et vos marques de tendresses envers vos êtres chers. Je vous rappelle cette extrait de la prière de l’amour « Si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien. »

Finalement, on a tous des rêves. Je vous souhaite d’en réaliser le plus possible en 2011 et d’en garder quelques-uns en réserve pour les années futures parce qu’il ne faut pas croire tout ce qu’on raconte sur la fin du monde en 2012.

Si vous lisez cet article c’est que vous avez pris la bonne habitude de venir faire un tour sur mon bloque. Je vous remercie de votre assiduité et vous invite à continuer cette pratique.

Bonne et heureuse année.

La Georgie sous le chaud soleil

Ce matin au réveil, le soleil luisait de tous ses feux même si le temps était frisquet. On a rapidement traversé la Caroline du Nord et en entrant en Caroline du sud, la chaleur a vite fait de nous faire remiser nos manteaux d’hiver et nos bottes… jusqu’à la fin mars. Quel sensation de faire le plein en chandail, autour de onze heures alors que le mercure frise les 18°C.

Plus tard on atteignait la Georgie avec un chaud 22°C et toujours le soleil. J’écris cet article du King George RV Park de Woodbine GA, un autre parc qui profite aux membres de Passport America; 16,25$ pour 30 ampères avec les trois services sur un site à entrée directe.

La journée s’est bien déroulée et Louise s’est tapée quelques petits roupillons éparses. Il faut dire que les Carolines ne sont pas les états les plus divertissants, côté paysages. C’est le calme plat tout comme leur relief sur plus de 376 milles… parce qu’ici c’est toujours en milles. On fait des arrêts régulièrement aux deux heures, deux heures et demi, plein d’essence oblige. Le réservoir sur la camionnette a une capacité de 98 litres alors vous comprendrez pourquoi on est si souvent aux pompes. Pour faire une comparaison, lorsqu’on avait l’autocaravane, on pouvait faire facilement 600 km avant de faire le plein, soit une ou deux fois par jour. Maintenant, c’est trois ou quatre pleins par jour avec notre équipement. Cependant il y a un avantage… On a moins de risque de s’endormir au volant parce qu’on se dégourdis souvent.

Demain, on entame le dernier droit vers notre destination, North Fort Myers, Floride. on devrait y être en milieu d’après-midi. Notre principale corvée les premiers jours, sera de décrotter le camion et la caravane de toute cette saleté que la météo et la route leur aura laissé. D’ici là, on se « reparle »…

Ah oui, j’oubliais deux choses ! Vous pourrez visionner nos photos dans l’album Floride – Hiver 2011, qui sera en marge droite du blogue dans la section Albums photos et pour ce qui concerne le combat extrême avec mes mouches estriennes, c’est maintenant Normand 31, Mouches 0.

Bonsoir de la Caroline du Nord

Contrairement à ce que je vous écrivais hier, c’est au RV Resort at Carolina Crossroads que nous nous trouvons, soit 100 km plus au nord. Situé à Roanoke Rapids en Caroline du Nord, ce joli parc est un endroit de prédilection pour les voyageurs, comme nous, qui désirent passer une nuit, avec tous les services, dans un environnement sécuritaire. En plus, à 21,25$ la nuit pour les membres de Passport America, dont nous sommes, c’est toute une aubaine. Drôle de coincidence, on est arrivé juste après quelques campeurs de la Côte Nord qui se dirigent également à Pioneer Village, comme nous. On s’est serré la pince.

J’en ai aussi profité pour vidanger les lignes d’eau de leur antigel, pour se convertir à l’eau potable, puis repartir la pompe et le chauffe-eau. Le réservoir est plein et on peut maintenant prendre une bonne douche à l’eau chaude. Bref, mener une vie normale.

C’est aussi la première fois qu’on chauffe la caravane à une température de 22°C. Pas besoin de vous dire qu’on a eu la surprise de réveiller une bonne douzaine de mouches de Shefford, au ranch, qui avaient décidé d’enkyloser l’automne dernier. Verdict final; Normand 12, mouches 0. Je les ai complètement exterminées, du moins je l’espère. Gare à celles qui oseront dégeler… Elles subiront le même sort. Moi les mouches, je ne suis pas capable… C’est un combat à mort.

On a maintenant parcouru plus de 1400 km et on est à la moitié du voyage. Demain, on espère bien rejoindre la Georgie pour y passer la nuit en cette dernière journée de 2010. Présentement ici, il fait 6°C et le soleil s’est couché avec sa couverte orangée… Il fera beau demain.

On se « reparle »…

Le premier jour sur la route

C’est d’Allentown en Pennsylvanie que je rédige cet article. Nous sommes confortablement installés au Comfort Inn de l’endroit, après que le WalMart, où nous devions nous arrêter, n’autorisait pas le stationnement de nuit. C’est tout de même un bien pour un mal, puisque c’était notre première option, de dormir à l’hôtel pour la première nuit.

Ce matin, Dame nature nous a réservé une de ses surprises en y allant de sa detestable bruine verglaçante. On aurait pu facilement s’en passer et c’est avec beaucoup de prudence qu’on a traversé la frontière. La chaussée est redevenue normale vers Lake George, NY, puis le soleil est apparu en milieu d’après-midi.

Ici, le mercure affiche un 3° Celsius et on prévoit du beau temps pour ce jeudi. On mettra le cap vers le camping RVacation à Selma, en Caroline du Nord. Tout se passe bien et on constate que la dernière tempête qui a secoué la côte est américaine ne s’est pas étendue jusqu’ici. Présentement, la couverture de neige est négligeable. Un dernier détail; l’essence se vend entre 2,95 $ et 3,59 $ le gallon par ici, du moins entre la frontière québécoise et la Pennsylvanie.

On se « reparle… »

La virtualité

La virtualité se défini comme le caractère de quelque chose d’irréel, d’imaginaire et qui n’occupe qu’une place dans nos pensées. Quelque chose qui n’est qu’en puissance; potentielle, possible. Elle nous empêche souvent de bien voir la réalité qui nous entoure. Voici une petite histoire pour l’illustrer et nous porter à réfléchir sur son sens bien réel…

Un jour, je suis rentré dans un resto et j’avais très faim… J’ai donc choisi une table discrète de manière à rester seul à réfléchir sur mon travail. J’ai commandé du saumon avec salade et de l’eau en essayant de garder mon régime. Dans l’attente, j’ai commencé à travailler avec mon ordinateur portable et au même moment je fus surpris de la voix qui venait de derrière…

– Monsieur, vous me donneriez un petit sou ???

– Je n’en ai pas mon petit…

– Mais seulement un petit sou pour un petit bout de pain…

Ma boîte était pleine de messages électroniques avec une belle musique qui me faisait rêver de Londres.

 – Monsieur, demandez SVP qu’on me rajoute du beurre et du fromage sur le bout de mon pain !

Je me rendis compte que le gamin était encore à mes côtés.

– OK! Mais après tu me laisses la paix, j’ai du boulot.

Mon plat arrive et je demande au sommelier d’apporter un sandwich au petit mais le sommelier me demande si je voulais que l’on sorte l’enfant du resto. Ma conscience me disait le contraire et j’ai fini par lui dire :

– Laissez-le et apportez-lui quelque chose de mieux à manger.

Alors le gamin a pris place devant moi et me demanda :

– Monsieur, vous faites quoi ?

– Je lis mes e-mails.

– C’est quoi les e-mails ?

– Ce sont des messages envoyés par une personne via Internet.

Je savais qu’il n’avait pas compris et pour éviter une autre demande je lui ai dit :

– C’est comme si c’était une lettre, mais envoyée par Internet.

– Monsieur, vous avez Internet ?

– Oui, c’est important dans ce monde aujourd’hui.

– Et c’est quoi Internet ?

– C’est une place dans l’ordinateur où on écoute de la musique, on fait des recherches, on apprend à travailler, on partage et beaucoup d’autres choses mais dans un monde virtuel.

– C’est quoi le virtuel ?

Je décide donc de lui donner une réponse sachant qu’il ne comprendrait pas, mais pour qu’il me laisse finir de manger tranquille.

– Virtuel, c’est quelque chose que nous imaginons, quelque chose que nous ne pouvons pas toucher. Un lieu que nous créons au gré de nos fantaisies. On transforme le monde en ce que nous rêvons.

– Chouette… j’aimerais moi aussi !!!

– Tu as compris mon petit ???

– Oui, Monsieur, je vis moi aussi dans ce monde virtuel.

– Et toi tu as un ordinateur ?

– Non, mais mon monde est aussi comme le système virtuel. Ma maman passe la journée dans la ville, elle arrive tard le soir et souvent je ne la vois pas. Moi, je m’occupe de mon petit frère qui pleure toujours, il a faim et je lui donne de l’eau de manière qu’il pense que c’est du bouillon. Ma grande sœur sort toute la journée me disant qu’elle va vendre son corps, mais je ne comprends pas… Le soir elle rentre avec son corps… Mon père est en prison depuis longtemps. Et j’imagine la famille réunie à la maison avec beaucoup de manger et des jeux à Noël et moi qui étudie pour devenir un grand docteur un jour. Ça c’est virtuel, Monsieur ???

J’ai éteint mon portable avant que mes larmes tombent sur le clavier. J’ai attendu que le gamin termine de manger, j’ai payé et laissé le reste pour le petit. Il m’a récompensé avec un très beau sourire et un grand :

– MERCI MONSIEUR vous êtes un Maître.

Là j’ai eu la démonstration de cette virtualité insensée dont on vit chaque jour entouré par une cruelle réalité et souvent faisant semblant de ne pas la voir…