Frank signe sa première chronique dans un hebdomadaire local, sur la retraite. La voici dans son intégralité:
De plus en plus de gens entrent dans l’âge de la retraite.
Ce n’est pas facile pour tout le monde. Mais voici quelques conseils, suite à mon expérience personnelle.
À mesure que votre femme vieillit, soyez plus patient avec elle. Les hommes doivent savoir qu’à mesure que les femmes vieillissent, il devient de plus en plus difficile pour elles de maintenir la même qualité dans les tâches domestiques. Il faut savoir composer avec cette nouvelle situation.
Quand j’ai pris ma retraite, Danielle a décroché un emploi à temps plein comme téléphoniste dans un bureau de comptables pour nous aider à arrondir nos fins de mois et payer surtout ses médicaments. Elle en consomme beaucoup.
C’est à ce moment-là que j’ai commencé à réaliser qu’elle tirait de la patte et qu’elle fatiguait vite.
Tenez. Quand je rentre du golf, en fin d’après-midi, à peu près au même moment où Danielle revient du travail, souvent le repas n’est pas prêt. Bien entendu, je lui dis de prendre son temps et que je vais en profiter pour faire une sieste. Elle n’aura qu’à me réveiller quand le repas sera sur la table.
Elle avait l’habitude de faire la vaisselle immédiatement après les repas. Maintenant, très souvent, elle néglige de le faire. C’est vraiment désagréable.
Alors, quand on est assis devant la télévision, pendant les commerciaux, je dois la motiver et lui rappeler que la vaisselle ne se lavera pas toute seule.
Maintenant qu’elle vieillit, elle semble se fatiguer beaucoup plus rapidement. Notre laveuse et sécheuse se trouvent au sous-sol. Parfois, elle me dit qu’elle ne peut plus descendre les marches. « Ne fais pas un drame avec ça, que je lui dis. Je n’ai pas besoin de chemises avant la semaine prochaine pour le golf et les cartes. Le repassage peut attendre ». Je suis vraiment conciliant.
En plus ça lui laisse tout le temps qu’il faut pour les petites besognes telles que donner le shampoing au chien, passer l’aspirateur ou faire l’époussetage. J’ai d’ailleurs remarqué qu’il y a de la poussière au-dessus du frigo.
Évidemment, comme elle travaille dans un bureau, elle se plaint de manquer de temps, le midi, pour aller payer les factures, faire les petites commissions, etc.. Je lui ai dit que c’est l’occasion rêvée pour commencer un régime puisqu’elle est un peu ronde et peut avantageusement sauter le repas du midi. Et puis, au lieu d’aller au gym le samedi, elle n’a qu’à courir, la semaine, pour faire les commissions. En plus, on sauvera l’argent de l’abonnement au gym. Ça coûte cher ces affaires là.
Même en faisant des petites tâches, elle semble avoir besoin de plus en plus de repos. Par exemple, il lui faut maintenant deux jours pour faire la pelouse, mais je ne dis pas un mot.
Par contre, mon frère et ses enfants sont venus à la maison, la semaine dernière et je n’ai pas apprécié son commentaire sur le gazon qu’il trouvait un peu long. J’en ai parlé à Danielle. Mais, rassurez-vous, avec délicatesse. Je pense qu’elle a bien compris le message.
Le secret ? Il faut toujours rester calme et très patient. Je l’accompagne dans sa vieillesse. C’est difficile pour le conjoint.
Pour bien des hommes, la tâche serait insurmontable. Souvent, c’est l’enfer. Mais il faut toujours rester calme.
Personne autant que moi ne sait combien les femmes peuvent devenir frustrantes quand elles vieillissent.
Messieurs, faites donc comme moi. Soyez patients. Ne criez pas !
Signé: Frank votre spécialiste sur la retraite.
NDLR : Les funérailles de Frank eurent lieu samedi le 2. Danielle fut acquittée lundi le 4.
Cette recette de pain a été entièrement réalisée dans un robot-boulangeur Black & Decker, « All-In-One », modèle B2300.
Ingrédients :
1½ tasse d’eau (entre 32 et 39°C / 87 et 102°F);
2 cuillères à table de beurre ou margarine;
4 tasses de farine à pain;
¼ de tasse de graines de lin moulues;
2 cuillères à table de sucre;
1½ cuillère à thé de sel;
1 cuillère à thé de levure pour robot-boulangeur;
————
¼ de tasse de graines de tournesol non salées, à déposer plus tard dans le robot.
Préparation :
Ajouter les ingrédients dans l’ordre décrit plus haut, sauf les graines de tournesol;
Choisir le réglage 1, pour le pain de base «Basic»;
Choisir la couleur de croûte;
Choisir la grosseur du pain 2 livres;
Démarrer le robot;
Ajouter les graines de tournesol, au moment du signal sonore durant le pétrissage.
Démouler après la cuisson;
Laisser refroidir sur une grille de métal durant 20 minutes avant de trancher.
Hier avait lieu notre pèlerinage annuel sur la rivière Sainte-Anne, pour taquiner le poulamon, ou si vous préférez, le petit poisson des chenaux. Une vraie sortie de gars. Une belle bande de joyeux lurons formée de Claude, Clément, François, Marcel, David et votre humble serviteur, qui se sont amicalement tirés la pipe tout au long de cette journée ensoleillée.
Dès cinq heures, nous mettions le cap vers Saint-Anne-de-la-Pérade dans la froidure de la nuit. Une petite escale à la halte Pointe-du-jour, sur l’autoroute 40 pour déjeuner nous a permis de fraterniser un petit peu. En passant à Trois-Rivières, le mercure indiquait un frisquet -28°C. Qu’à cela ne tienne, rien n’arrête les vrais pêcheurs !
Sur le coup de 8h15, notre sympathique pourvoyeur Jacques Lefebvre et son personnel nous accueillaient dans la confortable cabane numéro 7, bien réchauffée par le poêle à bois. François a été le premier à briser la glace en sortant un “monstre” d’une bonne dizaine de pouces, dès sa mise à l’eau.
Malheureusement, la récolte a été moins bonne que l’année dernière. Je dirais qu’avec les “sardines” qu’on a retourné à la rivière, on a réussi à atteindre le plateau des 150 prises. Seuls Clément et Claude s’en sont tirés avec une maigre pitance; une quinzaine pour les deux. Clément a profité de cette
accalmie pour faire son petit roupillon habituel pendant que Claude maugréait. Le Claude des beaux jours.
À dix-huit heures, nous avons quitté notre cabane encore fumante d’un bon feu de bois, pour le retour à la maison, non sans avoir pris un bon repas, fidèle à la tradition, au buffet du Sieur de Laviolette, au pied du pont Laviolette à Trois-Rivières.
Les estomacs bien remplis ont tôt fait d’alourdir les paupières, bien blottis dans le confort douillet de la camionnette et c’est en écoutant, dans un silence religieux, la description radiophonique du match de hockey, que nous sommes rentrés, très heureux de cette journée. D’ailleurs, je vous invite à vous rendre dans le module SkyDrive, au bas de la page principale du site pour visionner le diaporama de l’événement. Vous trouverez les clichés dans le dossier Poissons des chenaux 2009.
Cent millions de dollars pour une élection dans l’unique but de faire face à LA crise économique. Des travaux parlementaires de trois jours pour montrer à la population qu’on a les choses bien en main et accoucher d’un énoncé politique stupide du gouvernement du “Frisé”. Ça frôle le ridicule !
Un crédit d’impôt de 2 500$ si vous entreprenez des rénovations de 40 000$. Tout un cadeau… en pleine crise économique, je vous le rappelle. C’est clair que tout le monde va se mettre à rénover, d’autant plus qu’un récent sondage indique que 3 québécois sur 4, retarderont leurs rénovations domiciliaires en attendant une reprise de l’économie. Comme “timing”, c’est gagné !
En terme d’incompétents, il ne se fait pas mieux. Pourquoi on les paie exactement ? Pour accoucher de telles stupidités ? Vite des baisses d’impôts massives pour soulager les CON-tribuables. Ça nous fera plus d’argent pour dépenser et peut être que l’économie reprendra de la vigueur. C’est élémentaire.
Et pour revenir sur l’arnaque du crédit d’impôt de 2 500$ c’est un CRÉDIT D’IMPÔT, pas une subvention ou un chèque. Dépendamment de vos revenus annuels, le crédit réel pourrait être et sera probablement moindre. Si vous avez les moyens de dépenser 40 000$ dans la rénovation de votre maison, c’est que vos revenus sont en conséquence. Alors, au moment de faire votre déclaration de revenus, en 2010 ne l’oublions pas, ce 2 500$, par un calcul savamment planifié, diminuera le total de vos impôts à payer. Le résultat final net de votre économie sera nettement inférieur au crédit.
On peut faire dire ce que l’on veut aux chiffres. Les experts du “Frisé” en sont passés maîtres.
Pour les plus âgés, vous souvenez-vous du tablier de votre grand-mère ? Pour les plus jeunes, ou ceux et celles qui n’ont pas connu cette époque, voici l’histoire de ce simple, mais combien symbolique, morceau de tissus.
Le principal usage du tablier de grand-mère était de protéger la robe en dessous, mais en plus de cela:
Il servait de gant pour retirer une poêle brulante du fourneau.
Il était merveilleux pour essuyer les larmes des enfants et, à certaines occasions, pour nettoyer les frimousses salies.
Depuis le poulailler, le tablier servait à transporter les œufs, les poussins à réanimer, et parfois les œufs fêlés qui finissaient dans le fourneau.
Quand les visiteurs arrivaient, le tablier servait d’abri à des enfants timides.
Et quand le temps était frais, grand-mère s’en emmitouflait les bras.
Ce bon vieux tablier faisait office de soufflet, agité au dessus du feu de bois. C’est lui qui transbahutait les pommes de terre et le bois sec jusque dans la cuisine.
Depuis le potager, il servait de panier pour de nombreux légumes; après que les petits pois aient été récoltés, venait le tour des choux. En fin de saison, il était utilisé pour ramasser les pommes tombées de l’arbre.
Quand les visiteurs arrivaient de façon impromptue, c’était surprenant de voir avec quelle rapidité ce vieux tablier pouvait faire la poussière.
À l’heure de servir le repas, grand-mère allait sur le perron agiter son tablier et les hommes aux champs, savaient aussitôt qu’ils devaient passer à table.
Grand-mère l’utilisait aussi pour poser la tarte aux pommes à peine sortie du four sur le rebord de la fenêtre qu’elle refroidisse; de nos jours sa petite fille la pose là pour la décongeler.
Il faudra de bien longues années, avant que quelqu’un invente quelque objet qui puisse remplacer ce bon vieux tablier qui servait à tant de choses.
Une femme décide de se faire faire un tatouage des portraits de Garou et Roch Voisine sur les seins.
Le tatoueur lui explique qu’elle serait mieux de les faire tatouer sur les fesses puisque les seins vont tomber avec l’âge. Et il lui explique qu’elle ne doit pas porter de culottes sur les tatouages pour une couple de jours.
Le lendemain, elle commence donc son jardinage avec une petite robe. Le petit voisin la voit, rentre à la maison et dit à sa mère:
– Maman, la voisine s’est fait faire des tatouages sur les fesses.
La mère lui dit:
– Voyons donc, tu dois sûrement te tromper.
– Non! Non! Je les ai vus et il y a Garou et Roch Voisine sur chaque fesse et, au centre, je pense que c’est celui que tu écoutes, le Doc Mailloux.
—————————————————————–
Un couple se rend chez un sexologue pour une thérapie. L’homme demande:
– Nous désirons que vous nous surveilliez pendant que nous faisons l’amour.
Le sexologue accepte. Quand le couple a fini, le sexologue leur dit que tout semble normal, et leur demande 50 $.
Le couple prend rendez-vous pour la semaine suivante. Le manège se répète de semaine en semaine. Le couple se présente et fait l’amour pendant que le sexologue les surveille. Celui-ci leur charge 50 $ et leur dit qu’il ne détecte aucun problème.
Après plusieurs mois, le sexologue leur demande:
– Tout semble bien aller. Pourquoi venez-vous me voir exactement ?
L’homme hésite avant de lui répondre:
– C’est un peu particulier. Elle est mariée et on ne peut pas aller chez elle, je suis marié et on ne peut pas aller chez moi. Le Holiday Inn demande 90 $, le Hilton 108 $. Nous le faisons ici pour 50 $ et mon assurance collective me rembourse 43 $ …
————————————————————–
C’est Monique et Germaine, deux vieilles paysannes, qui s’en vont ramasser les patates dans les champs. Soudain Monique sort de la terre humide, 2 grosses patates et dit:
– Tiens, on dirait les couilles du Robert !
Germaine, étonnée par la taille des féculents:
– Oooohhh aussi grosses ?
Et Monique:
– Non aussi sales !
——————————————————————
Une femme part sans son mari en vacances aux Caraïbes. À peine arrivée, elle fait la connaissance d’un Noir très costaud… et, après une nuit d’amour torride, elle lui demande:
– Comment t’appelles-tu ?
– Yé peux pas lé dire !
Tous les soirs, ils se revoient, refont l’amour et la femme pose toujours la même question… et elle obtient toujours la même réponse:
– Yé peux pas lé dire !
Puis arrive le dernier soir.
– Écoute, c’est mon dernier jour, je rentre chez moi demain. Dis-moi maintenant, comment tu t’appelles ?
– Yé peux pas, tou vas té moquer dé moi.
– Mais non, il n’y a pas de raison.
– Ben, yé m’appelle Neige, dit le Noir.
Elle éclate d’un fou rire incontrôlable.
– Tou vois bien qué té dis qué tou té foutrais dé ma yeule !
– Mais non, mais non, c’est que … c’est mon mari ! Il ne me croira jamais quand je lui dirai que j’ai eu 10 pouces de neige à tous les jours aux Caraïbes.
————————————————————————
Un punk entre dans un salon de coiffure et s’assoit à côté d’une religieuse. Après l’avoir dévisagée, il lui demande si elle ne voudrait pas faire l’amour avec lui ! Horrifiée, la sœur se lève et part immédiatement du salon. Le coiffeur témoin de la scène, dit au punk:
– Si tu veux sérieusement coucher avec elle, je connais un moyen infaillible. Rends-toi au cimetière à minuit et fais-toi passer pour Dieu, elle ne pourra pas résister !
Le punk se déguise en Dieu avec un drap blanc et une barbe. Il se rend donc à minuit au cimetière et voit la sœur en train de prier. Le punk surgit soudain et lui dit:
– Je suis Dieu ! Si tu souhaites vraiment que tes prières s’accomplissent, tu dois t’unir à moi dans une relation charnelle. Après un moment de réflexion, la sœur répond:
– Ok mais comme je tiens à rester vierge, faites ça par l’arrière.
Alors le punk tout heureux s’occupe de la sœur… puis tout de suite après, très fier de lui, il se relève, enlève le drap et dit en ricanant:
– Ah ah ah ! Coucou ! Je ne suis pas Dieu ! Je suis le Punk !!!
Alors la sœur enlève son voile et lui dit:
– Ah ah ah ! Coucou ! Je ne suis pas la sœur ! Je suis le coiffeur !!!
Cette recette de pain a été entièrement réalisée dans un robot-boulangeur Black & Decker, « All-In-One », modèle B2300.
Ingrédients :
1¼ tasse d’eau (entre 32 et 39°C / 87 et 102°F);
2 cuillères à table de beurre ou margarine;
4 tasses de farine à pain;
2 cuillères à table de sucre;
1½ cuillère à thé de sel;
1½ cuillère à thé de levure pour robot-boulangeur.
Préparation :
Ajouter les ingrédients dans l’ordre décrit plus haut;
Choisir le réglage 1, pour le pain de base «Basic»;
Choisir la couleur de croûte;
Choisir la grosseur du pain 2 livres;
Démarrer le robot;
Démouler après la cuisson;
Laisser refroidir sur une grille de métal durant 20 minutes avant de trancher.
Source : www.robinhood.ca
Depuis 8h52 hier matin, Véronique et Pascal sont les heureux parents, pour la seconde fois, du petit Vincent qui a choisi de naître ce 10 janvier, à l’hôpital de Le Gardeur. D’un poids de presque huit livres il est en excellente santé… et les parents se portent également très bien.
Jean-Guy nous a annoncé la bonne nouvelle, directement de son paradis floridien. Tout excité et enthousiasme, il est devenu grand-père pour la quatrième fois. Finalement, il va les avoir ses cheveux gris. Il me dit que les repousses ont commencé.
Félicitations à tout ce beau monde et bienvenue parmi nous, petit Vincent.
Voici un texte que j’ai reçu, au hasard, par courriel. Il porte grandement à réfléchir sur la maladie d’Alzheimer. Avec toutes les blagues et le plaisir que sont les courriels, quelquefois il y en a un qui apparaît contenant un message important. Celui-ci, j’ai pensé le partager avec vous.
C’était un matin vers 8h30, j’étais très occupée quand un homme d’un certain âge, 80 ans environ, est arrivé pour faire enlever les points de suture de son pouce. Il disait qu’il était pressé car il avait un rendez-vous à 9 h. J’ai pris ses signes vitaux et lui ai dit de s’asseoir sachant que ça prendrait plus d’une heure avant que quelqu’un puisse s’occuper de lui.
Je le voyais regarder sa montre et j’ai décidé puisque je n’étais pas occupée avec un autre patient, d’évaluer sa blessure. En l’examinant, j’ai vu que ça cicatrisait bien, alors j’ai parlé à un des médecins, j’ai pris les choses nécessaires pour enlever ses points et soulager sa blessure.
Pendant que je m’occupais de sa blessure, je lui ai demandé s’il avait un rendez-vous avec un autre médecin ce matin, parce qu’il était pressé. L’homme me dit non, qu’il devait aller dans une maison de santé pour déjeuner avec sa femme. Je me suis informé de sa santé. Il m’a dit qu’elle était là depuis quelque temps et qu’elle était victime de la maladie d’Alzheimer.
Comme nous parlions, j’ai demandé si elle serait contrariée s’il était en retard. Il a répondu qu’elle ne savait plus qui il était, qu’elle ne le reconnaissait plus depuis 5 ans. J’étais surprise et je lui ai demandé :
– Et vous y allez encore tous les matins, même si elle ne sait pas qui vous êtes?
Il souriait en me tapotant la main et dit :
– Elle ne me reconnaît pas, mais je sais encore qui elle est.
J’ai dû retenir mes larmes quand il est parti. J’avais la chair de poule sur les bras et je pensais que c’était le genre d’amour que je veux dans ma vie. Le vrai amour, ni physique ni romantique. Le vrai amour est l’acceptation de tout ce qui est, a été, sera et ne sera pas.
Les gens les plus heureux n’ont pas nécessairement le meilleur de tout, ils s’organisent du mieux qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont. La vie n’est pas d’échapper à la tempête mais de danser sous la pluie…!
S’il tombe plus de 250 centimètres de neige cet hiver, les déneigeurs privés vont facturer un dollar pour chaque centimètre qui dépassera cette limite. La raison invoquée; les pertes qu’ils ont subit l’hiver dernier. Seul le gros requin blanc de Jaws était aussi vorace et féroce qu’eux.
On l’avait vu venir celle-là. Ils nous en ont cassé les oreilles le printemps dernier. Beaucoup de contrats, pour ne pas dire la majorité, ont été révisés à la hausse cette année. Par contre, ils ne mentionnent pas les gros profits qu’ils ont réalisés au cours des dix années précédentes, sur le dos des mêmes clients, alors que la neige se faisait beaucoup plus rare. Les années de vaches grasses, on n’en parle pas mais, dès qu’une perte est enregistrée, on sort la calculette et on refile l’augmentation au client.
Ça me fait penser aussi à nos fonctionnaires municipaux et provinciaux. Ils signent des contrats avec les déneigeurs qui se terminent le 15 mars. Bien voyons donc; tout le monde sait qu’on est au Québec et qu’à chaque année il nous tombe une bonne bordée, fin mars début avril. Eux ils l’ignorent ! D’année en année, ils doivent débourser des millions de dollars supplémentaires pour déneiger la tempête tardive, que tout le monde sait qu’elle va arriver. Allo ! Je ne l’ai pas encore compris celle-là !
En plus, dès qu’une tempête est annoncée, on entend partout parler du coût faramineux de l’opération déneigement, avec l’appréhension qu’on va probablement défoncer le budget. Je rêve ou quoi ? On est pas au Mexique, où une simple bordée paralyserait le pays. On est au Québec et au Québec l’hiver “y neige”. Il me semble que c’est la logique même. Nos grand-parents ne cessent de nous raconter leurs hivers où la neige s’amoncelait jusqu’aux corniches des toits. L’équipement de déneigement n’était pas non plus ce qu’il est aujourd’hui et ils s’en sont sortis. De nos jours, nous profitons de la technologie et de l’équipement sophistiqué. Vous allez me faire croire qu’on redoute une bordée de 30 centimètres ? Foutaise.
Vas pour payer un supplément pour ce qui dépasse les 250 centimètres. Un contrat ça se négocie et se conclut à deux. Alors pour l’hiver prochain, on ne se fera pas jouer le même tour. Pourquoi pas ré-inclure cette clause tout en rajoutant que l’entrepreneur est tenu de rembourser au client, un dollar par centimètre en dessous des 250. Ce qui est bon pour pitou est aussi bon pour minou.
Soignons notre langue
Benoît Aubin signait ce matin, un billet dans les pages d’opinions du Journal de Montréal et je suis entièrement d’accord avec lui. La langue française est malmené constamment et personne ne réagit, à part quelques dinosaures dont je me fais un honneur d’en faire partie. Que ce soit dans l’affichage commercial et principalement sur Internet, c’est une profusion de fautes. En français parlé c’est aussi très décevant; écouter simplement la radio et la télé et vous vous rendrez vite compte de la piètre qualité de notre langue. Les animateurs usent d’un langage anglicisé au maximum et personne pour les ramener à l’ordre.
C’est malheureux d’en être arrivé là. L’éducation en est en partie responsable, de même qu’à la maison. On a qu’a faire un tour sur les sites de clavardages pour constater qu’à vouloir déformer les mots dans le but d’aller plus vite, ça devient carrément illisible et ça prend plus de temps à déchiffrer ce langage codé, que de l’avoir écrit correctement du premier coup. La ponctuation n’existe plus, les caractères accentués ont pris le bord et la syntaxe des phrases fait pitié.
Je vous pose la question; Combien de personnes, pensez-vous, prennent simplement la peine de relire ce qu’ils ont écrit ? À voir les textes, très peu ! Lorsqu’on se rend compte d’une faute, on devrait se plaindre et exiger les corrections. C’est une question de respect culturel et collectif, ici au Québec.
Deux dictionnaires devraient accompagner toute personne qui écrit; un orthographique et un autre grammatical. Déjà, pour ceux qui utilisent l’ordinateur, le logiciel Microsoft Word contient ces deux outils. Sans être infaillibles, ils offrent tout de même une bonne performance pour nous aider à mieux écrire. En 2009, on devrait s’efforcer de s’appliquer à écrire correctement. Il ne s’agit pas d’écrire avec des mots longs et difficiles mais de s’exprimer, par nos plumes et nos claviers de façon impeccable et dans un français sans fautes. On y gagnera le respect de nos lecteurs et notre crédibilité, à ce chapitre, en sera renforcée.
Des contraventions pour grossir les coffres de la ville
Et pourquoi pas ! Toute la journée, les journaux et tribunes téléphoniques ont largement fait état de cette question. C’est une taxe déguisée ? Oui, et après ! Je suis et j’ai toujours été pour le principe de l’utilisateur-payeur et je trouve que c’est en plein le cas, dans ce dossier.
Quelqu’un qui ne respecte pas les lois et règlements doit en subir les conséquences et en payer le prix. À force de recevoir des contraventions, les délinquants vont apprendre à marcher les fesses serrées. Indirectement, cette initiative aura une incidence sur la sécurité routière.
Évidemment, ça rapporte des sommes faramineuses dans les coffres d’une ville et c’est tant mieux. Pendant ce temps là, mes taxes n’augmentent pas. Imaginez si cela en serait autrement. Il faudrait bien que les villes aillent chercher cet argent à quelque part. Je paie déjà pour un un transport en commun que je n’utilise même pas et en plus, je paie une surtaxe sur mon permis de conduire parce mon agglomération est desservie par un tel service. Non merci ! Continuez votre travail messieurs les policiers. Ce n’est pas moi qui va s’en plaindre. Pour une fois, c’est le bon payeur qui paie pour SES fautes…
Certains parlent même de “trappes à tickets”. Je n’ai aucun problème avec ça. Les limites de vitesses sont faites pour êtres respectées et si elles sont imposées ce sont toujours pour des raisons très précises, logiques et défendables. Mais que voulez-vous ! On n’a qu’à regarder la conduite de beaucoup de conducteurs pour qui les panneaux de signalisation sont uniquement là pour meubler le décor. Dans le fond, je les remercie de faire en sorte d’empêcher mes taxes municipales d’augmenter drastiquement.
Hier, nous avons redonné au salon son air habituel et familier. Les décorations de Noël sont remisées jusqu’en novembre prochain. Les pièces de la maison sont plus grandes. Après deux grosses semaines où on ne pouvait faire la différence entre les journées, c’est le retour à la normale. Le train train quotidien reprend sa routine.
Ce n’est pas une mauvaise chose. Fini les copieux repas pris souvent à des heures irrégulières, les petites coches sur le régime et les p’tites-sandwichs-pas-de-croûtes. On s’en est bien permis durant ce temps d’arrêt, mais toute bonne chose a une fin. Imaginez si c’était comme ça à l’année. Non, c’est une bonne chose.
Même la neige, qui avait fait une petite trêve de quelques jours, reprend du boulot. Et pas à peu près. Selon Météo Média, le ciel va nous tomber sur la tête mercredi. C’est un peu loin, mais les prévisions parlent d’une bordée de 15 à 20 centimètres. Un dur retour à la réalité.
Les jeunes reprennent le chemin de l’école et les travailleurs celui du boulot. Il est encore temps de se souhaiter la bonne année, pour certains sans se faire la bise parce qu’enrhumés. C’est fou comme il y en avait du monde ces derniers temps, au prise avec cette calamité. Les microbes se promènent rapidement quand le mercure valse entre les moins vingt et plus dix, et que les baisers butinent.
Pour les plus patients, qui ont retardé leurs achats, les journaux et annonces vous inviteront à profiter d’offres mirobolantes à ne pas manquer. Les aubaines du siècle, comme les ventes du “boxing day” une semaine avant Noël. Les écoulements d’inventaires et la désertion des centres commerciaux auront pour effet de vous attirer. Vous pourrez en profiter, à condition de ne pas avoir chargé votre carte de crédit le mois dernier. Ça aussi c’est comme la grippe… Ça vous jette par terre, dès la réception du compte.
Finalement, les globetrotteurs fuiront nos cieux enneigés pour le chaud soleil du sud. Ça fait du bien au moral de couper l’hiver en deux. Un bon verre, sur le bord de la mer, bien calé dans une chaise de plage par une belle journée à 30°C, c’est pas désagréable. Même que quand on est là, on se pince pour savoir si on ne rêve pas et on se dit: « C’est pas croyable, faire si beau, à seulement quelques heures de chez-nous ». C’est pour vous faire rêver, les yeux fermés, que j’ai ajouté cette magnifique photos sur ce billet.
Bon, je divague… Je vois ma pelle et ma souffleuse qui me font un sourire narquois… Elles, elles savent pour mercredi !