Contes
« Quand décembre revient. Quand la neige, neige… » Chantait Robert Charlebois à sa Marie-Noël. Décembre apporte les joies du temps des Fêtes. La neige, les décorations extérieures multicolores qui scintillent de mille feux, pendant que la neige tombe lentement à gros flocons, pour créer l’ambiance festive et féérique de ce merveilleux temps qui transcende toutes les générations.

Les Noëls nous font voyager dans le temps et nous rappellent notre enfance, alors que le sommeil du 24 décembre tardait à nous transporter au pays des rêves avec l’image de développer nos cadeaux, la nuit venue. Les jouets tant espérés qui allaient nous combler de joie.
Décembre, c’est aussi les petits films à l’eau de rose que la télévision nous propose. Des histoires qui tantôt nous font pleurer et rire, dans des décors extraordinaires qui se terminent toujours bien, sans violence et avec des messages d’amour. Bon an, mal an, ces classiques, loin d’être démodés, nous reviennent et on est toujours rivé à l’écran pour les regarder je ne sais plus combien de fois, et s’y raccrocher.
Moi-même, décembre me ramène mon cœur d’enfant. Ayant personnifié le crédible père Noël durant plusieurs années, ce moment de l’hiver me fait replonger dans mes souvenirs et je revois ces enfants, les yeux pétillants d’étoiles, s’assoir sur mes genoux pour cueillir leurs étrennes. Je dois vous avouer, en toute modestie, que jamais les enfants ne se sont doutés que j’habillais le mythique personnage. C’est ma fierté.
Avec ce cœur d’enfant, ce blogue vous proposera dix nouveaux contes de Noël en décembre ; trois pour les grands au cœur d’enfants, six pour les enfants au cœur d’ange et un petit dernier pour la veille de Noël. Des histoires fantastiques pour les petits à l’approche de Noël, sans oublier les grandes personnes qui retrouvent leur cœur d’enfant durant ce temps féérique.
Et si l’envie vous tente d’en lire d’autres, sachez que ce blogue en contient plus de 185 dans ses archives. En cliquant sur la case des archives et en sélectionnant « Contes de Noël », vous pourrez les découvrir. Il y en a pour tous les goûts. Quoi de mieux afin de raconter de jolies histoires à vos enfants et petits-enfants à la veille du dodo pour créer la magie de Noël.
C’est un rendez-vous à ne pas manquer, dès le 3 décembre prochain. Bonne lecture.
Histoire
Au hockey, les meilleurs entraîneurs sont de grands tacticiens et de bons motivateurs, mais certains sont en plus des meneurs d’hommes. Ceux qui, par leur seule présence, savent élever le jeu d’un cran et font d’une équipe une famille. Exactement ce que Martin St-Louis est en train de faire avec nos Canadiens, vous ne trouvez pas ?

Depuis que St-Louis a pris la barre de la Sainte-Flanelle, on sent une énergie différente dans le vestiaire. On sent que l’équipe a retrouvé son âme. On dirait que les joueurs ne patinent pas pour lui (Martin St-Louis), mais avec lui. Une telle ascendance sur des athlètes multimillionnaires est plutôt rare dans la LNH de 2025.
Et ce magnétisme du coach qu’on ressent cette année m’amène à me poser la question… Qui, dans la grande histoire du Canadien, a su incarner le plus grand leadership derrière le banc de Montréal ?
TOE BLAKE ?
Les plus âgés penseront peut-être à Toe Blake, celui qui a dirigé le club durant les glorieuses années de Maurice Richard, de Jean Béliveau et de Doug Harvey. Blake, c’était la voix du vestiaire, la figure paternelle, l’entraîneur ferme, mais juste.
« Il prônait la discipline, la loyauté et le respect du chandail » -Jean Béliveau
Entre 1955 et 1968, Blake a mené Montréal à huit coupes Stanley, un sommet qui semblait alors inatteignable. Mais, à mon avis, un autre coach, venu un peu plus tard, allait redéfinir l’art d’entraîner.
SCOTTY BOWMAN
Arrivé à Montréal en 1971, Scotty Bowman n’était ni un grand communicateur ni un entraîneur au cœur tendre.
C’était un architecte du hockey. Sous sa gouverne, le Canadien a connu l’une des plus impressionnantes dynasties du sport moderne, soit cinq coupes Stanley en huit saisons, dont quatre consécutives entre 1976 et 1979.
« Son approche analytique et sa capacité à anticiper le jeu ont redéfini la profession d’entraîneur » – Ken Dryden
Ce qui le distinguait ? Sa force de concevoir lo hockey comme un système complet, presque scientifique. Rien ne lui échappait : la posture d’un joueur, le tempo d’une relance, la cohésion d’un trio.
Certains joueurs le craignaient, d’autres le vénéraient, mais tous le respectaient.
Larry Robinson racontait que Bowman pouvait « voir venir un but avant que la rondelle ne traverse la ligne bleue ». Le gardien Ken Dryden dira dans son livre qu’il « connaissait mieux les forces de ses joueurs qu’eux-mêmes ».
UN CARACTÈRE VOLCANIQUE
Mais ce génie de Bowman s’accompagnait d’un tempérament explosif.
Il était reconnu pour ses colères mémorables et ses silences intimidants. Pour sanctionner un athlète, il pouvait l’ignorer plusieurs jours s’il jugeait qu’il n’avait pas livré l’effort attendu. On raconte qu’un soir, après une défaite frustrante contre les Bruins, il aurait refusé d’adresser la paroles aux joueurs pendant tout le trajet du retour, ce silence de mort se serait imposé à toute l’équipe durant la longue route entre Boston et Montréal.
Sa relation avec les médias était tout aussi singulière. Bowman considérait la presse comme une autre facette du jeu, un espace qu’il devait contrôler, où chaque mot pouvait devenir un avantage stratégique.
L’HÉRITAGE D’UN MENEUR
Malgré ses manies et ses frasques, Bowman a forgé des équipes championnes.
Sous sa direction, Guy Lafleur a atteint le sommet de son art, et le Tricolore a pratiqué un hockey rapide, précis et impitoyablement efficace. Il a fait du Canadien une véritable machine à gagner. Quand il quitte le club en 1979, la dynastie s’effrite, comme si l’âme du groupe partait avec lui. Il poursuivra ensuite sa route à Buffalo, puis à Pittsburgh avec le grand Mario Lemieux, et enfin, à Détroit, récoltant au total neuf coupes Stanley comme entraîneur, un record toujours inégalé.
« Bowman n’entraîne pas des joueurs, il modèle des vainqueurs » – Ken Dryden
Aujourd’hui, alors que Martin St-Louis insuffle un vent de passion et d’authenticité sur le grand club, difficile de ne pas avoir envie de cette force qui jaillissait du vestiaire à une autre époque. Bien sûr, St-Louis ne cherche pas à imiter Bowman, il est diamétralement plus humain, plus accessible et plus moderne.
Mais tous les deux semblent partager la même conviction, celle que la victoire se bâtit d’abord sur la confiance, la solidarité et la fierté de porter le chandail de l’équipe.
Puis, tant qu’à rêver, je vous invite à observer le regard perçant de Martin St-Louis quand l’équipe perd de son intensité. On croirait apercevoir celui du grand Maurice Richard.
Comme lui, St-Louis sait que la victoire se gagne d’abord dans la tête.
Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier weekend, 15 novembre 2025, p54
Histoire
En décembre 1918, la Grande Guerre venait tout juste de s’achever. Alors que l’Europe pansait ses plaies, Montréal s’est retrouvée en pleine tempête sociale. Une grève municipale historique secouait la métropole, la paralysant pendant plus d’une journée. Cent ans plus tard, alors que les Montréalais subissent des perturbations de service du métro et des autobus, difficile de ne pas voir dans cette crise un écho de celle d’il y a un siècle.
Entre 1881 et 1921, Montréal absorbe plus de 20 municipalités et voit sa population bondir de 140 000 à 618 000 habitants, une hausse de 450 %. Cette expansion rapide vient avec une facture, une dette colossale.
« Montréal hérite notamment de 17 millions de dollars de dettes pour la seule ville de Maisonneuve », peut-on lire dans les Archives de Montréal.
Pour redresser les finances, Québec place la métropole sous la tutelle d’une commission administrative chargée de couper dans les dépenses.
Résultat, des centaines de congédiements, des salaires gelés depuis dix ans et un climat d’injustice généralisé. Le maire Médéric Martin tente de défendre ses employés, mais il a perdu son influence aux mains de cette commission nommée par le gouvernement provincial.

EXPLOSION DU 12 DÉCEMBRE 1918
Dans ce climat tendu, les employés municipaux s’organisent. Le 7 décembre, quatre syndicats, ceux des policiers, des ingénieurs mécaniciens et des employés de l’aqueduc forment un front commun. Cinq jours plus tard, plus de 1600 travailleurs votent la grève (La Patrie, 12 décembre 1918)
Dès midi, le 12 décembre, Montréal bascule dans le chaos. Il n’y a plus de policiers dans les rues. Des centaines d’alarmes d’incendie sont déclenchées, des affrontements violents entre grévistes et agents privés embauchés pour les remplacer ont lieu.
L’armée est appelée pour protéger les stations de pompiers et l’usine de filtration de l’aqueduc.
Le lendemain, les pompiers se joignent au mouvement. Même les employés des tramways, alors seuls responsables du transport collectif, menacent de débrayer par solidarité. Pendant trente-trois heures, Montréal est littéralement paralysée.
LA MÉDIATION ET LA SORTIE DE CRISE
Grâce à l’intervention de l’archevêque de Montréal et du premier ministre Lomer Gouin, un tribunal d’arbitrage est créé dès le 13 décembre. Le lendemain, la grève prend fin.
Le rapport d’arbitrage, déposé le 3 février 1919, accorde plusieurs gains, dont une hausse des salaires et une reconnaissance officielle du droit de se syndiquer,
Un policier de première classe voit son salaire passer de 1150 $ à 1400 $ par an. Pour l’époque, c’est une victoire majeure.
Ce conflit de trente-trois heures marquera durablement l’histoire du monde ouvrier montréalais. Il s’inscrit dans un contexte nord-américain plus large, celui d’une vague de grèves et de revendications : Ottawa, Vancouver, Toronto et même Winnipeg vivront, en 1919, leurs propres soulèvements ouvriers (Archives de Montréal, « La grève municipale de 1918 ».
1918-2025, MÊMES CAUSES, MÊME EXASPÉRATION
Un siècle plus tard, Montréal rejoue une partition familière. La grève actuelle du métro et des autobus, comme celle de 1918, plonge la ville dans une paralysie frustrante et soulève la même question. Comment concilier le respect des travailleurs avec la continuité d’un service public vital ?
Les protagonistes ont changé, les tramways ont cédé la place au wagons souterrains, mais le cœur du problème reste étrangement identique. Les salaires, les conditions de travail, la reconnaissance. Et comme en 1918, c’est encore la population qui subit, particulièrement les Montréalais ordinaires, ceux qui attendent les autobus bondés, ceux qui doivent marcher les pieds dans la gadoue.
En 1918, la grève aura duré à peine plus d’une journée, mais elle aura forcé la Ville à écouter ses travailleurs et à rétablir le dialogue. Elle avait montré que l’arrogance administrative et l’indifférence envers ceux qui font tourner la machine urbaine mènent toujours au même endroit, à l’immobilisme.
Peut-être est-ce là, finalement, la leçon à retenir en 2025, à force d’oublier son passé, Montréal rejoue les mêmes scènes, sur d’autres rails.
Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier weekend, 15 novembre 2025, p53
Santé et bien-être
Le temps des Fêtes approche et les rassemblements seront à l’honneur. De nombreux virus respiratoires se propagent durant cette période et tout au cours de la saison hivernale au Québec. Il est parfois difficile de s’y retrouver. Voici un petit guide pour vous aider à démêler les infections les plus communes.

LE VIRUS RESPIRATOIRE SYNCYTIAL (VRS)
COVID-19
PNEUMONIE
INFLUENZA
QUOI FAIRE SI ON EST ATTEINTS D’UN VIRUS
Source : Héloïse Archambault, Journal de Montréal, cahier Salut-Bonjour, 15 novembre 2025, p24
Histoire
Héroïne des catholiques qui veulent en faire une sainte, Zita a mis des bijoux qui valent une fortune à l’abri des nazis et ils sont restés cachés au Québec.

Le diamant Florentin que la famille de l’impératrice Zita (1892-1989) vient de sortir d’une voûte où il était entreposé en secret avec d’autres bijoux dans une banque du Québec est le dernier mystère de la reine d’Autriche et de Hongrie qui a passé 20 ans dans la Vieille Capitale.
« Pendant toute sa vie en exil, elle s’est illustrée par sa foi et sa vie modeste. Elle est restée très attachée au Québec, même après son retour en Europe », explique Yves Casgrain, journaliste spécialisé en affaires religieuses.
En 2017, il a écrit pour France Catholique un long article qui présentait les faits marquants de l’aristocrate de la grande famille des Habsbourg, dont le nom est en réalité Zita Marie des Neiges Aldegonde Michelle Raphaëlle Joséphine Antonia Louise Agnès de Bourbon-Parme. Appelons-la Zita.
SAINTE-ZITA ?
Il existe un mouvement international qui souhaite faire de Zita une sainte.
Depuis 2008, le procès de béatification a été entamé par le Vatican. Mais c’est un processus qui peut être très long, jusqu’à 300 ans dans certains cas…
Née en Toscane en 1892 dans une famille destinée à régner sur une partie de l’Europe, Zita vient au monde à un mauvais moment de l’histoire pour la monarchie, car elle sera forcée de s’exiler pour sauver sa vie et celle de sa famille.
La mère de huit enfants fuit l’Allemagne nazie et s’installe au Québec en 1940.
C’est après avoir transité par plusieurs pays qu’elle dépose ses valises dans le quartier ouvrier de Saint-Sauveur, dans la Basse-Ville de Québec.
« C’est un choix rationnel », commente M. Casgrain, qui a interviewé un de ses fils pour son reportage. « Elle choisit la ville de Québec en raison de sa ferveur catholique. »
DES BIJOUX CACHÉS
Difficile de croire que la « serviteuse de Dieu » très pieuse qui se déplace le plus souvent à pied et qui se vêtit sobrement est l’ancienne reine d’Autriche et de Hongrie qui a régné de 1916 à 1918. Charles, son roi, est mort en 1922 à Madère.
La « Dernière impératrice », comme on la surnomme, transite vers les États-Unis avant de mettre le cap sur le Canada en 1940.
C’est à ce moment qu’elle cache ses précieux bijoux en faisant promettre à deux de ses enfants de garder le secret de leur existence.

Par respect pour elle, les descendants ont tenu parole jusqu’au 6 novembre dernier. Le petit-fils du couple royal, Karl von Habsburg-Lorraine, a présenté les bijoux dans une entrevue au New York Times. Le diamant vaudrait à lui seul de 150 à 200 M$.
Le fait qu’elle ait caché l’un des diamants les plus précieux au monde à quelques kilomètres d’un quartier pauvre peut-il nuire à ses chances de béatification ?
« Pas du tout, dit en riant M. Casgrain. La richesse n’est pas un obstacle aux canonisations. »
En tout cas, la présence du diamant de 137 carats dans une voûte non-identifiée au Québec n’a pas échappé aux médias et même le ministre de la Culture et des Communications du Québec, Mathieu Lacombe, promet de faire tout ce qu’il pourra afin de permettre au public d’apprécier l’objet.
« Cette collection a longtemps été considérée comme perdue, mais la famille de l’impératrice souhaite désormais, en guise de reconnaissance envers sa terre d’accueil, qu’elle soit conservée ici et qu’elle soit présentée au public » a-t-il rappelé par communiqué.
Le Musée national des beaux-arts du Québec a été approché pour que « cette mise en valeur puisse voir le jour ».
Source : Mathieu-Robert Sauvé, Journal de Montréal, cahier weekend, 15 novembre 2025, p52
Santé et bien-être
OPÉRÉ DU CŒUR AVEC UNE MINI-INCISION

Une première chirurgie cardiaque « mini-invasive », grâce à une incision de seulement cinq centimètres au thorax, a été réalisée au Centre hospitalier de l’Université de Montréal.
Le tout premier patient, qui vivait avec un souffle au cœur, a récemment subi cette nouvelle opération à la valve mitrale, Le chirurgien a fait une incision mineure sur la paroi latérale du thorax, en passant entre les côtes grâce à un endoscope.
Cela permet d’éviter de scier l’os du sternum en deux, ce qui entraînerait une plus longue convalescence. La cicatrice est aussi beaucoup plus petite et le patient peut reprendre ses activités rapidement.
L’OZEMPIC RÉDUIT LE RISQUE DE PLUSIEURS CANCERS
Les médicaments comme Ozempic ou wegovy prescrits aux patients obèses ou atteints de diabète 2 réduisent le risque de plusieurs cancers, montre une étude récente.
La recherche américaine, produite entre 2014 et 2024 sur plus de 80 000 patients, a étudié l’incidence de 14 cancers liés à l’obésité. Résultats : les malades qui prenaient ces molécules avaient un risque réduit de développer plusieurs cancers (endomètre, ovaire, foie, thyroïde, etc.). Par contre, le risque pour le cancer du rein pourrait être augmenté.
Ces médicaments ont toutefois d’importants effets secondaires, si bien que plusieurs patients ne peuvent les tolérer à moyen terme.
LE MICROBIOTE DU NOUVEAU-NÉ PRÉDICTEUR DE SANTÉ
La présence de certaines bactéries dans le système intestinal du nouveau-né a un effet protecteur contre les infections respiratoires graves, montre une étude anglaise.
En effet, les tout premiers microbes présents dans l’intestin du poupon dès sa naissance sont essentiels pour le protéger jusqu’à deux ans, écrit la revue The Lancet. La composition du microbiote dépend de plusieurs facteurs, notamment si le bébé est né par voie vaginale, l’exposition aux antibiotiques et le mode d’alimentation.
Source : Héloïse Archambault, Journal de Montréal, cahier Salut Bonjour, 15 novembre 2025, p25
Opinion
Du temps perdu à l’urgence de l’hôpital. Les médecins sont à couteau tiré avec le gouvernement mais au final, c’est le patient qui est complètement ignoré dans notre système de santé.

Pour aller à l’urgence, il faut être à moitié mort, parce que si vous êtes classé dans la couleur verte, vous êtes mieux d’apporter votre sac de couchage et un bon lunch.
Vous êtes condamné à attendre, attendre et encore attendre, pour finalement déserter la salle d’attente et rentrer à la maison… avec votre mal.
Moi et ma conjointe avons obligatoirement expérimenté la salle d’urgence de l’hôpital du Haut-Richelieu, à Saint-Jean-sur-Richelieu, parce qu’elle a fait une vilaine chute et on s’est présenté sur place pour voir si elle pourrait avoir subi une commotion cérébrale.
Donc, on arrive à l’urgence à 12h15 et on est vu par le triage (quel mot horrible associé au bétail) qui nous demande d’attendre 60-90 minutes pour une seconde revue. Nous voilà dans la salle d’attente.
Il n’y a pas beaucoup de patients qui attendent et on se dit qu’on devrait voir se régler notre problème pas trop tard.
Après une seconde évaluation, on retourne dans la salle d’attente pour voir un médecin. il est 14 heures.
À 18 heures, on attend toujours. 19 heures même chose. Arrivé à 20h00, toujours rien ! Il faut dire que depuis notre arrivée à 12h15, plus de 70 patients se sont ajoutés.
On décide de partir. Pas besoin de réveiller le médecin à l’urgence, on décrisse sans l’avoir vu.
Cette situation est carrément déguelasse.
Où sont les médecins à l’urgence. Combien sont-ils dans leur cubicule. J’ai la nette impression qu’il n’y en avait qu’un seul.
Dans les hôpitaux au Québec, une fois que tu as un lit et une chambre, les soins sont excellents. C’est à l’urgence que ça se gâte.
Tu es condamné à attendre, attendre et attendre encore. Pourtant Je paye pour la santé au Québec. Dans mon rapport d’impôts, tout les ans, Québec me siphonne de 700 $.
Si les médecins sont un mal nécessaire, ils ont perdu beaucoup d’éclat dans mon livre à moi. Encore plus depuis leur pleurnichage avec le gouvernement.
Pourquoi, à l’urgence, il n’y a pas au moins 3 médecins pour faire rouler le travail. Attendre comme ça, c’est écœurer le monde ordinaire.
La première ligne de notre système de santé, c’est de la grosse merde et on a eu l’occasion de l’expérimenter hier. Mon opinion n’a pas changé. Et après ça, on nous dit de ne pas fouiller l’internet pour évaluer nos malaises. Je regrette, mais vous nous pousser à y faire nos recherches.
Ah oui, j’oubliais… Pendant qu’on attendait, les préposés appelaient sans succès des patients au micro. Plusieurs fois, ces patients ne se sont pas présentés, ils avaient déguerpi.
Pourquoi pensez-vous ?
Réflexion
Le cycle des saisons est l’un des rythmes les plus fondamentaux de la nature. Printemps, été, automne, hiver : chacune apporte son lot de couleurs, de sensations, de transformations. Au-delà des variations climatiques, les saisons sont des métaphores puissantes de la vie humaine, des états d’âme et du passage du temps.

LE PRINTEMPS
Le printemps est le souffle du renouveau. Après les silences glacés de l’hiver, la terre s’éveille, les bourgeons éclatent, les oiseaux chantent. C’est une saison d’espoir, de promesses, de recommencements. Elle nous rappelle que même après les périodes les plus sombres, la vie reprend ses droits. Dans nos vies, le printemps peut symboliser une guérison, une renaissance intérieure, un nouveau projet ou une rencontre inattendue.
L’ÉTÉ
L’été, lui, est l’apogée de la lumière. Les journées s’étirent, le soleil règne, les corps se détendent. C’est le temps de l’abondance, de la joie, de l’ouverture. Les rires fusent, les voyages s’organisent, les souvenirs se gravent. L’été nous invite à vivre pleinement, à savourer l’instant, à nous connecter aux autres. Il incarne la maturité, la plénitude, parfois même l’excès. Mais il est aussi fragile, car il passe vite, comme une fête qui s’éteint lentement.
L’AUTOMNE
Puis vient l’automne, avec ses teintes chaudes et sa lumière dorée. Les feuilles tombent, les vents se lèvent, la nature se prépare au repos. C’est une saison de transition, de réflexion, de lâcher-prise. Elle nous enseigne la beauté du détachement, la sagesse du recul. L’automne est souvent associé à la mélancolie, mais aussi à la gratitude. On récolte ce que l’on a semé, on fait le bilan, on accepte les cycles. C’est le moment de se recentrer, de ralentir, de se préparer à l’introspection.
L’HIVER
Enfin, l’hiver s’installe, avec son silence et sa blancheur. Le froid fige les paysages, les jours raccourcissent, le monde semble en pause. Mais sous cette apparente immobilité, la vie continue, discrète, souterraine. L’hiver est une invitation à l’intimité, à la contemplation, à la patience. Il nous pousse à nous replier, à nous protéger, à rêver. C’est le temps des histoires au coin du feu, des retrouvailles en famille, des projets mûris dans l’ombre. L’hiver, loin d’être une fin, est une gestation.
Ainsi, les saisons ne sont pas seulement des phénomènes météorologiques. Elles sont des miroirs de notre propre existence. Chacune nous parle, nous touche, nous transforme. Elles nous rappellent que tout est cyclique, que rien ne dure, mais que tout revient. Elles nous enseignent l’art de vivre avec le temps, d’en accepter les variations, d’en goûter les nuances.
Dans un monde souvent pressé, reconnecter avec le rythme des saisons, c’est retrouver une forme de sagesse ancienne. C’est apprendre à écouter, à ressentir, à respecter les temps forts et les temps faibles. C’est, en somme, danser avec le monde, au gré de ses pulsations.
Opinion
Depuis que le Parti Québécois (PQ) est en avance dans l’intention de vote au Québec, le 5 octobre prochain, depuis que les libéraux et les autres partis politiques du Québec ont réglés leurs problèmes de chefs, la peur de la souveraineté s’est de nouveau installée.

Et on en parle. On en parle. Les épouvantails à moineaux sont de retour.
Chez les fédéralistes, la souveraineté est l’objectif à abattre.
Wow les moteurs !
On prend son gaz égal !
Quelle mouche a piqué tout le monde ?
Tout d’abord, c’est toujours la CAQ qui est au pouvoir au Québec et les prochaines élections sont dans 11 mois.
Onze mois, c’est long et surtout que durant cette période il pourrait se passer tellement de chose.
Pas de panique !
On a de la difficulté à prévoir ce qui arrivera demain, Imaginez, onze mois !
Avant de crier au loup, il faudrait d’abord que le PQ prenne le pouvoir.
LE RÉFÉRENDUM
Ah le référendum… Un autre épouvantail pour les amoureux du Canada et les sceptiques, et ceux qui agitent encore l’unifolié. Paul St-Pierre Plamondon en a promis un, dans un premier mandat… de quatre ans.
Ça nous mène donc en 2030… dans cinq ans. Au moment probable du référendum !
Vous étiez où, il y a cinq ans ? Mis à part la pandémie qui se montrait le bout du nez, c’est dur de se souvenir. Alors imaginez tout ce qui va se produire sur cette planète bleue d’ici 2030 ;
Peut-être aurons-nous été enlevé par des extra-terrestres ?
Le débile orange, au sud, ne devrait plus être président. Ne pariez pas là-dessus.
Est-ce que, militairement, il imitera l’autre débile russe, et nous envahira pour nous conquérir et devenir le 51e état américain. On aura manqué de temps pour équiper notre armée.
L’ami Donald pourrait avoir passé de vie à trépas. Naturellement bien sûr. Il ne rajeuni pas le vieux crouton.
Est-ce que nous assisterons à un troisième conflit mondial, avec tous ces despotes qui flirtent avec le nucléaire.
On aura tous vieilli de cinq ans.
Alors restons sereins et ne brûlons pas les étapes. Arrêtons de faire peur au monde.
Rendu à la rivière, on traversera le pont… Si on le veut bien !
Histoire
Au tournant des années 1970, dans un climat social et politique particulièrement tendu, le Québec franchit une étape décisive vers un système de santé plus juste.

Le 10 juillet 1970, l’Assemblée nationale adopte la loi instituant l’assurance maladie. Ce geste législatif marque le début d’un long processus de négociation avec les médecins généralistes, puis avec les spécialistes, afin de conclure des ententes garantissant leur participation au nouveau régime.
Ce moment charnière, souvent éclipsé par les événements politiques de l’époque, constitue pourtant l’un des fondements du Québec moderne.
Le 1er novembre 1970, au cœur d’un automne marqué par la crise d’Octobre, le Québec se dote discrètement d’un régime d’assurance maladie.
Alors que l’attention du public est tournée vers les arrestations massives et les tensions politiques, cette transformation majeures du système de santé passe presque inaperçue.
AVANT LA CARTE SOLEIL
Avant cette réforme, la majorité des citoyens devaient assumer eux-mêmes les coûts des traitements médicaux, ou espérer bénéficier de la charité des institutions religieuses. Les hôpitaux, souvent administrés par des congrégations, prenaient en charge les plus démunis lorsque les ressources le permettaient.
Ce système, profondément inégalitaire, se traduisait par une espérance de vie plus courte et un taux de mortalité infantile plus élevé que dans le reste du Canada.
Les négociations menées entre 1969 et 1970 ont opposé le gouvernement aux fédérations médicales, alors en pleine consolidation. Ces dernières rejetaient le modèle britannique, dans lequel les médecins hospitaliers deviennent des salariés de l’État. Elles défendaient plutôt un système où chaque acte médical serait rémunéré individuellement, tout en étant financé par des fonds publics.
Ce compromis, encore en vigueur aujourd’hui, permettait au gouvernement d’assumer les coûts des soins sans transformer les médecins en employés de l’État. On y voyait naître un régime d’assurance public fondé sur la pratique privée : l’État rembourse les honoraires selon un barème convenu, mais les praticiens conservent leur statut de travailleurs autonomes.
UNE PROFESSION EN MUTATION
C’est dans ce contexte que les médecins québécois sont devenus l’un des groupes professionnels les plus influents de la province.
Les fédérations nouvellement créées, notamment la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) et la Fédération des médecins spécialistes (FMSQ), disposaient d’un rapport de force considérable.
Le 8 octobre 1970, alors que les discussions avec le gouvernement s’enlisaient, les spécialistes déclenchent une grève générale pour protester contre la mise en œuvre du régime. Mais deux jours plus tard, le Québec bascule dans la tourmente : le ministre du Travail, Pierre Laporte, est enlevé par le Front de libération du Québec (FLQ), et l’attention publique se tourne entièrement vers la crise d’Octobre et la proclamation de la Loi sur les mesures de guerre.
Dans cette atmosphère d’anxiété et de tension politique, la grève médicale perd toute visibilité.
Le 15 octobre, le gouvernement adopte une loi spéciale forçant les médecins à reprendre le travail sous peine de sanctions sévères.
Quelques semaines plus tard, le régime d’assurance maladie entre officiellement en vigueur.
Plusieurs années plus tard, Claude Castonguay, ministre de la Santé à l’époque, reconnaîtra que la crise politique a, paradoxalement, permis à l’État d’imposer la réforme.
Sans ce contexte exceptionnel, le rapport de force avec le corps médical aurait sans doute bloqué le projet. Mais, pour éviter une rupture totale avec les professionnels de la santé, le gouvernement a choisi d’abandonner l’idée qu’ils deviennent des salariés.
Ce choix a facilité leur collaboration et assuré la mise en place de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ), qui rembourse les services médicaux facturés selon un tarif négocié.
UNE MÉDECINE ORGANISÉE
Entre 1940 et 1970, la médecine au Québec se transforme en profondeur. L’État s’impose comme l’architecte du réseau, bouleversant la culture médicale elle-même. Le bon vieux docteur du village, figure rassurante et dévouée, s’efface peu à peu. Il laisse la place à des spécialistes formés dans des hôpitaux modernes.
La médecine entre dans l’ère de la technique, des diagnostics complexes et des équipes multidisciplinaires.
Jusqu’alors, le médecin était maître chez lui. Il gérait son cabinet, choisissait ses patients, fixait ses tarifs et ses honoraires. Cette autonomie incarnait l’essence même de la profession.
Or, la perspective d’un régime public, financé par l’État, a fait craindre une intrusion dans ce territoire jalousement gardé. Beaucoup de praticiens y voyaient la fin de leur indépendance et redoutaient de devenir les rouages d’une machine bureaucratique.
Durant les années 1950-1960, les regroupements médicaux s’organisent et se dotent d’un poids politique inédit. D’associations professionnelles, ils se transforment en puissants interlocuteurs capables de négocier d’égal à égal avec le gouvernement. Le monde change, et les rapports entre les médecins et l’État deviennent un baromètre de ce nouvel équilibre.
UNE TENSION TOUJOURS VIVE
Plus d’un demi-siècle plus tard, le débat refait surface. Le projet de loi 106, nouvelle Loi 2, qui lie désormais la rémunération médicale à la performance, ranime chez bien des praticiens la peur du contrôle étatique.
Les fédérations médicales dénoncent ce qu’elle perçoivent comme une dérive technocratique, tandis que le gouvernement réplique que les coûts du système explosent plus vite que l’économie.
La vérité, c’est que le bras de fer entamé en 1970 ne s’est jamais vraiment terminé. Depuis le jour où l’assurance maladie est entrée en vigueur, le Québec vit avec cette tension permanente : comment concilier la liberté du soignant et la solidarité du patient ?
Ce régime, né dans la tourmente de la crise d’Octobre, portait la promesse d’un Québec plus équitable, où la santé serait un droit et non un privilège. Mais cette promesse exige d’être réaffirmée sans cesse. Chaque réforme, chaque négociation, chaque crise ramène la même question : jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour préserver ce pacte social fondateur ?
Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier weekend, 8 novembre 2025, p52
Opinion
S’il y a une certitude au Québec, c’est qu’il y aura un hiver et qui dit hiver, dit neige. Mieux, qui dit neige dit pneus d’hiver. Et malgré tout, les retardataires doivent courir pour poser leurs pneus d’hiver. Toujours à la dernière minute.
Ces dernières heures, c’était la première bordée… annoncée, qui nous est tombée dessus.

Bang ! Sortez les chasse-neige. Nous sommes en plein dedans.
Vous imaginez, ce matin, les retardataires qui ralentissent la circulation avec des semelles inappropriées.
Il est trop tard !
Bon an, mal an, le même scénario revient, comme une bonne grippe. Pourtant, on le sait. Alors pourquoi attendre ? Pourquoi ne pas prévoir ?
C’est simple et moins stressant.
Le résultat est que ces retardataires obligent les garagistes à faire du temps supplémentaire pour une tâche plus que prévisible et même obligatoire.
On attend la première neige pourquoi ?
T’as une bagnole ?
Elle n’est pas remisée ?
Alors à compter du 1er décembre, des pneus d’hiver doivent être posés sur ce véhicule.
Simple et OBLIGATOIRE CHAQUE ANNÉE !
Nous habitons un pays nordique.
UNE DATE VARIABLE
S’il n’en tenait qu’à moi, cette date du 1er décembre serait modifiée en fonction de la latitude terrestre. Au nord du Québec, le début d’octobre, puis, en descendant les régions vers le sud, on décale de deux semaines pour se rendre au 1er décembre.
Tout le monde le sait, dans le nord du Québec, la neige arrive aussi tôt qu’en octobre.
Dès les premiers flocons, c’est la ruée vers les garages. Pourquoi attendre ?
Pour se stresser ? Pour ne pas trop user ses pneus ?
Tout ça c’est de la foutaise !
Remarquez, au Québec, nous sommes une société distincte et ce, dans tout.
Par exemple, lors d’un renouvellement de notre plaque d’immatriculation, ceux qui n’utilisent pas les services en ligne se pointent toujours à la dernière minute pour payer leur renouvellement. Même phénomène pour les permis de conduire.
C’est probablement dans leurs gênes.
Je comprends qu’il peut y avoir un manque d’argent pour le faire à la dernière minute, mais ce n’est certainement pas généralisé.
Autre exemple : une amie, il y a longtemps, devait se marier et elle m’avait avoué que le jour de son mariage, elle arriverait à l’église avec 15 minutes de retard.
Pourquoi ?
C’était son trip !
Et pour les pneus, c’est aussi le trip de beaucoup de Québécois.
Humour
Je vous propose aujourd’hui cet article de Richard Martineau, publié samedi dernier dans les pages du Journal de Montréal. Hilarant, mais bien réel. Vous reconnaissez-vous ?
***

« Richard, samedi, on publie un dossier sur les mauvais conducteurs. As-tu quelque chose à dire là-dessus ? »
– Si j’ai quelque chose à dire là-dessus ? Réservez-moi cinq pages, je commence tout de suite à écrire !
LA P’TITE MAIN
Primo : si j’étais le roi du monde, ça prendrait un permis de conduire pour marcher.
Parce que ce ne sont pas seulement les automobilistes qui roulent tout croche, les piétons aussi devraient suivre des cours et passer un test d’aptitude avant de mettre un pied devant l’autre en public.
La preuve ? La p’tite main.
Vous ne connaissez pas la p’tite main ?
Pas surprenant.
Personne ne connaît la p’tite main.
C’est le secret le mieux gardé de la planète.
Aux carrefours, il y a deux types de feux de circulation.
Le feu pour les automobilistes : vert, jaune, rouge.
Et le feu pour les piétons : bonhomme blanc (tu peux traverser), p’tite main orange (tu ne peux pas traverser).
Tous les piétons se crissent du feu de circulation pour piétons.
Tous.
Y en a pas un qui le respecte.
Le feu pour les automobilistes est vert ? Les piétons traversent !
Même si la p’tite main orange est allumée.
Résultat : les automobilistes NE PEUVENT TOURNER À DROITE, CALVAIRE !
Parce que les piétons traversent la rue !
Même si la p’tite main rouge leur dit DE NE PAS TRAVERSER !
Baissez les yeux et regardez le bas de vos jambes.
Avez-vous des pieds ou des roues ? Des pieds ? Alors VOUS ÊTES DES PIÉTONS ! Et vous devez regarder le feu qui s’adresse aux piétons, pas le feu qui s’adresse aux automobilistes !
La p’tite main rouge est allumée ? Tu ne traverse pas ! Tu laisses les autos tourner !
Pas besoin d’avoir un postdoctorat en marche à pied de l’Université Harvard pour comprendre ça, saint cibole !
ARRÊTE AUX STOPS
Ça, c’est la règle numéro un. Règle numéro deux : TOUT CE QUI A DES ROUES DOIT RESPECTER LE CODE DE LA ROUTE !
Tout !
Les autos, les camions, les autobus, les taxis, les Uber, les bicycles, les unicycles, les triporteurs, les trottinettes, les patins à roulettes, les fauteuils roulants, les planches, les brouettes, les quads, les motos, les hoverboards, les Gyroskates, les déambulateurs, les Segways, TOUT !!!
Un panneau dit ARRÊT ? Tu arrêtes !
Le feu est rouge ? Tu arrêtes !
Tu es écolo et tu roules à vélo même s’il y a une tempête de neige et qu’il fait moins 45 ?
ON S’EN FOUT !
Tu dois respecter le code de la route quand même !
Même si tu as un tatouage de Greta Thunberg sur la fesse gauche !
Avez-vous déjà vu un cycliste qui arrête aux STOPS ?
Pas moi.
Jamais.
J’ai déjà vu des hommes-troncs, des femmes à barbe, des caniches roses, des madames qui promènent leur chien dans des poussettes, mais jamais un cycliste qui arrête au stop.
Il paraît qu’il y en a déjà eu un à Istanbul en mai 1956, mais ça reste à prouver.
PÈSE SUR LA PÉDALE
Règle numéro trois : les trois voies.
Voie à droite pour les lambineux.
Voie au centre pour ceux qui roulent vite.
Voie de gauche pour ceux qui roulent très vite.
Tu lambines ?
Tu mesures trois pieds et deux, tu portes un chapeau, tu dois lever les bras au-dessus de ta tête pour tenir ton volant, tu as 95 ans et demi et tu as appris à conduire à Shanghai ?
Voie de droite.
Pas difficile à comprendre.
La voie de droite est l’équivalent de la table pour enfant dans les soupers de famille.
Chips, liqueur, 30 km/h.
Règle numéro quatre : tu veux manger, te maquiller ou te raser ?
Stationne.
N’essaie pas de tenir ton volant de la main droite et ton quart de livre sauce BBQ piment chipotle extra fromage de la main gauche.
Règle numéro cinq : méfiez-vous des Communauto.
Ces gens-là conduisent deux fois par année, fuyez-les comme la peste, ils sont plus dangereux que les camionneurs ontariens.
Règle numéro six : quand le feu passe au vert, dégosse !
Arrête de regarder PornHub sur ton cell, sors ton doigt de ton nez et pèse sur la pédale !
Au fond, Léon !
Pine, Aline !
Et enfin, règle numéro sept : communément appelée La Règle québécoise : tout le monde conduit comme des ploucs sauf moi.
C’est ce que se dit tout automobiliste qui se respecte.
Quand tu marches, tu sacres après les automobilistes et les cyclistes.
Quand tu conduis, tu sacres après les piétons.
Voilà.
Si vous avez d’autres questions, écrivez-moi, je vous texterai en roulant à 120 sur la 20.