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Opinion
S’il y a une certitude au Québec, c’est qu’il y aura un hiver et qui dit hiver, dit neige. Mieux, qui dit neige dit pneus d’hiver. Et malgré tout, les retardataires doivent courir pour poser leurs pneus d’hiver. Toujours à la dernière minute.
Ces dernières heures, c’était la première bordée… annoncée, qui nous est tombée dessus.

Bang ! Sortez les chasse-neige. Nous sommes en plein dedans.
Vous imaginez, ce matin, les retardataires qui ralentissent la circulation avec des semelles inappropriées.
Il est trop tard !
Bon an, mal an, le même scénario revient, comme une bonne grippe. Pourtant, on le sait. Alors pourquoi attendre ? Pourquoi ne pas prévoir ?
C’est simple et moins stressant.
Le résultat est que ces retardataires obligent les garagistes à faire du temps supplémentaire pour une tâche plus que prévisible et même obligatoire.
On attend la première neige pourquoi ?
T’as une bagnole ?
Elle n’est pas remisée ?
Alors à compter du 1er décembre, des pneus d’hiver doivent être posés sur ce véhicule.
Simple et OBLIGATOIRE CHAQUE ANNÉE !
Nous habitons un pays nordique.
UNE DATE VARIABLE
S’il n’en tenait qu’à moi, cette date du 1er décembre serait modifiée en fonction de la latitude terrestre. Au nord du Québec, le début d’octobre, puis, en descendant les régions vers le sud, on décale de deux semaines pour se rendre au 1er décembre.
Tout le monde le sait, dans le nord du Québec, la neige arrive aussi tôt qu’en octobre.
Dès les premiers flocons, c’est la ruée vers les garages. Pourquoi attendre ?
Pour se stresser ? Pour ne pas trop user ses pneus ?
Tout ça c’est de la foutaise !
Remarquez, au Québec, nous sommes une société distincte et ce, dans tout.
Par exemple, lors d’un renouvellement de notre plaque d’immatriculation, ceux qui n’utilisent pas les services en ligne se pointent toujours à la dernière minute pour payer leur renouvellement. Même phénomène pour les permis de conduire.
C’est probablement dans leurs gênes.
Je comprends qu’il peut y avoir un manque d’argent pour le faire à la dernière minute, mais ce n’est certainement pas généralisé.
Autre exemple : une amie, il y a longtemps, devait se marier et elle m’avait avoué que le jour de son mariage, elle arriverait à l’église avec 15 minutes de retard.
Pourquoi ?
C’était son trip !
Et pour les pneus, c’est aussi le trip de beaucoup de Québécois.
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