Sexe en folie

C’est un couple français stérile : ils ont tout essayé et, en désespoir de cause, se décident à consulter un grand spécialiste américain.

Ils se rendent donc de l’autre côté de l’Atlantique. Problème : le couple ne parle pas anglais et le spécialiste de la stérilité ne parle pas français. Néanmoins, il leur fait comprendre par des gestes qui ne portent pas à confusion, qu’ils doivent se mettre au travail devant lui.

Un peu gênés au départ, les deux protagonistes se livrent donc à un ébat sexuel devant le spécialiste mondial des problèmes de fécondité.

Il commence alors à inspecter le couple sous toutes les coutures pendant 4 à 5 minutes puis crie STOP!

Il s’engouffre alors dans son bureau et rédige une ordonnance qu’il remet au couple. Les deux amoureux sont soulagés, certains que le grand professeur a trouvé un remède à leur incapacité folle de procréer.

De retour en France, le mâle du couple se dirige vers la pharmacie et demande :

– Je voudrais du Trythéothérhol, s’il-vous-plaît.

– Pardon? Lui répond la pharmacienne.

– Ben oui, du Trythéothérhol comme c’est marqué sur l’ordonnance!

– Faites voir… demande la pharmacienne.

– Ah je vois, vous avez mal lu, c’est écrit en anglais Try the other hole.

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Quatre hommes mariés vont à la pêche. Après une heure, on entend la conversation suivante…

– Vous n’avez aucune idée de ce que j’ai été obligé de faire pour pouvoir venir pêcher, J’ai dû promettre à ma femme que je peindrais toute la maison, la semaine prochaine.

Le second dit :

– Cela n’est rien. Moi, j’ai dû promettre que je construirais une nouvelle terrasse pour la piscine, avec marquise et tout le reste.

Maintenant le troisième prend la parole :

– Vous vous plaignez pour rien! Moi, j’ai dû promettre que je rénoverais entièrement la cuisine y compris le changement de tous les appareils électroménagers.

N’entendant aucune réplique du quatrième, ils demandent :

– Et toi tu ne dis rien à propos de ce que tu as dû promettre pour pouvoir venir! Tu as bien été obligé de promettre quelque chose, non?

Il dit finalement :

– Moi, j’ai mis le réveil à 5h30. Quand il a sonné, je me suis approché de l’oreille de ma femme et lui ai demandé : Pêche ou sexe? Elle m’a répondu :

Habille-toi chaudement!

Des chiffres révélateurs

On nous apprend que le français régresse au Québec. Surpris? Moi, pas du tout! L’assimilation à petite dose fait son bonhomme de chemin. On n’a qu’à écouter les gens pour se rendre compte qu’ils massacrent leur langue avec des anglicismes à répétition. Pour l’écrit, c’est exactement la même chose. Comment peut-on protéger une langue quand on ne la respecte pas. À ce chapitre, les Québécois francophones en sont largement responsables.

Par hasard, je suis tombé sur l’article de Sophie Durocher, dans le Journal de Montréal du 4 août dernier. Il rejoint tellement ma position que je m’empresse de le partager avec vous

Est-ce qu’on « love » vraiment le français?

Vous avez vu les chiffres du recensement 2016 de Statistique Canada? Est-ce assez déprimant à votre goût? Les grands titres donnent froid dans le dos : l’usage du français recule!

Mais je me pose une question : si nous aimons le français, comme nous prétendons l’aimer, pourquoi le massacrons-nous? Il n’y a pas de pire ennemi du français que les francophones eux-mêmes. Pourquoi, en plus d’être francophones, ne sommes-nous pas aussi des francophiles?

DO YOU SPEAK FRANÇAIS?

Si nous nous inquiétons autant de l’anglicisation, pourquoi ponctuons-nous nos discours de mots et de tournures anglaises? Pourquoi personne ne dit un mot quand un chef connu appelle son nouveau resto Foodchain?

Pourquoi célèbre-t-on à chaque Saint-Jean la beauté de la langue française si c’est pour la piétiner les 364 autres jours de l’année? Vous vous souvenez, il y a quelques années, quand le groupe La Chicane dans sa chanson Calvaire, chantait « mes erreurs les plus pires »? Ils avaient fait rire d’eux.

Dans sa chanson Au 1036, le beau chanteur Claude Bégin (qu’on voit en petite tenue dans Cheval-Serpent) fredonne : « Mais où ce qu’on va se sauver ? […] Quessé qu’on fait encore là? Juste à cause que nous on change pas? » Personne, à aucune étape de la production de l’album, ne lui a signalé qu’on ne disait pas « à cause que », mais « parce que »?

Pourquoi Yulorama, ce sympathique blogue qui nous fait découvrir des bonnes adresses montréalaises, me propose-t-il sa nouvelle section « Dans mon hood, les crèmes glacées de nos quartiers »? Si le mot « quartier » existe, pourquoi utiliser le mot « hood »? Si les mots « meilleur ami » existent, pourquoi dire « BFF »? Si les mots « Oh mon Dieu » existent, pourquoi dire « OMG »?

Pourquoi personne ne dit un mot quand un salon de barbier dans mon quartier s’appelle Scotch and Scissors? Pourquoi quand la préposée de mon concessionnaire automobile m’appelle pour une vidange d’huile me dit-elle toujours : « On va céduler un rendez-vous. Appelez-moi si vous devez canceller ».

Pourquoi le compte Twitter d’une grande créatrice de mode québécoise est-il majoritairement en anglais et pourquoi m’a-t-on souhaité une bonne Saint-Jean… en anglais cette année? Pourquoi tant de personnalités québécoises ont-elles recours à l’anglais sur leurs médias sociaux? Comme cette jeune féministe, qui fait carrière au Québec, mais met toutes ses notes biographiques en anglais sur ses comptes Twitter et Instagram (Candidate, writer, documentarist, co-host, author)? A-t-elle besoin de « love »?

Pourquoi cette boutique de mode en plein cœur d’Outremont écrit-elle uniquement en anglais sur son compte Instagram? Le jour où Justin Trudeau a fait la une du magazine Rolling Stone, ils ont écrit : « We love you #styleiseverything #proudlycanadian ».

En 2017, c’est ça, « être fier d’être canadien »?

LA QUESTION QUI TUE

Pourquoi, quand vient le temps de défendre le français, parle-t-on des deux côtés de la bouche?

Allo Justin… tu es où?

Ça continue de déborder à la frontière. On dirait que les États-Unis procèdent à un génocide haïtien, à voir rentrer au Québec toute cette horde d’immigrants depuis une grosse semaine. Et l’affluence qui ne dérougit pas. Où se trouve le beau Justin cette année? Il n’est pas là à accueillir chaleureusement ces futurs nouveaux Canadiens, comme les Syriens de l’an dernier, alors qu’il distribuait accolades, bisous, chaleureuses poignées de mains sans compter les nombreux selfies pour garnir sa collection. Non! On ne le voit pas et même Philippe se fait discret. Le charmant Justin, préféré de loin à Donald Trump, par les Américains.

Ça devient alarmant et c’est à croire que la seule frontière qui existe avec les États-Unis soit Saint-Bernard-de-Lacolle. Ça va s’arrêter quand? Mercredi dernier, Loïc Tassé blogueur au Journal de Montréal, y allait de son analyse sensée des « immigrants tricheurs », que je vous partage ci-après. À voir l’ampleur de ce mouvement de masse, on peut se poser de sérieuses questions sur les conséquences qui en découleront. On a déjà une partie importante de notre propre population qui peine à joindre les deux bouts tout en étant très vulnérable. Qui va payer tout ça?

Les immigrants tricheurs

MARIE-ANNE LAPIERRE / TVA NOUVELLES

Les immigrants illégaux qui arrivent au Canada ces jours-ci sont des tricheurs. Bien souvent, ils sont entrés illégalement aux États-Unis, c’est-à-dire sans faire de demande officielle comme les autres personnes qui désirent immigrer aux États-Unis. La crainte qu’inspirent les politiques de Donald Trump les a fait migrer illégalement à nouveau, cette fois au Canada. À nouveau, ils passent devant tout le monde, devant tous les autres qui ont fait une demande légale pour immigrer au Canada.

À la fin du processus, ils seront soit accueillis comme réfugiés, soit refusés (et possiblement retournés aux États-Unis), soit encore ils s’évanouiront dans la nature et ils tenteront de survivre dans toutes sortes de boulots au noir.

RIEN DE RÉJOUISSANT

La vague grandissante d’immigrants illégaux qui fuient les États-Unis n’a rien de réjouissant.

Ces immigrants illégaux coûtent chers, surtout s’ils sont peu qualifiés. Ils exercent une pression à la baisse sur les salaires et ils risquent de se retrouver sur le bien-être social s’ils obtiennent le statut de réfugiés. Ils coûtent chers quand ils arrivent malades. Ils coûtent chers quand ils arrivent sans papier. Ils coûtent cher quand il faut les nourrir, les loger, les encadrer…

RIEN DE BON POUR LA COMMUNAUTÉ HAÏTIENNE

Ces derniers temps, la plupart des immigrants illégaux qui arrivent au Québec sont d’origine haïtienne. Les Québécois d’origine haïtienne sont très bien intégrés. Ils sont en général travaillants, éduqués et en plus ils parlent français. Mais les immigrants illégaux d’origine haïtienne qui proviennent des États-Unis ne sont pas nécessairement francophones. Ils ne sont pas nécessairement bien éduqués non plus. Si cette immigration illégale se maintient, gageons qu’elle divisera la communauté haïtienne du Québec. Le même raisonnement peut être tenu avec à peu près tous les immigrants illégaux qui proviennent des États-Unis, peu importe leur nationalité.

LA RESPONSABILITÉ DU CANADA

Le Canada ne peut pas prendre sur ses épaules la misère du monde entier, surtout lorsqu’il n’en est pas responsable. La cause est limpide dans le cas d’Haïti. Si les Haïtiens fuient leur pays, c’est d’abord et avant tout parce que les élites haïtiennes sont en majorités incompétentes et corrompues. Ces mêmes élites qui échafaudent toutes sortes de théories plus ou moins farfelues pour détourner la colère des Haïtiens et pour culpabiliser les Occidentaux.

Il n’en va pas de même pour les gens qui fuient le Proche et le Moyen-Orient. Malheureusement, dans ces cas, le Canada porte une part de responsabilité, parce qu’il appuie des régimes islamistes qui sont responsables de la dérive islamiste dans le monde musulman. Mais il faut bien dire que cette responsabilité est secondaire par-rapport à celle des grandes puissances comme les États-Unis et la France.

Les considérations économiques, politiques et morales ci-dessus sont importantes pour aider à prendre des décisions face à la vague d’immigrants illégaux qui menace le Canada.

UN DÉBAT À FAIRE D’URGENCE

Il existe un danger réel que des millions de personnes veuillent traverser la frontière américaine pour entrer illégalement au Canada.

Nous devons nous demander quel est le seuil de tolérance des sociétés canadiennes et québécoises pour ces immigrants illégaux.

Fondamentalement, répétons-le, ce sont des tricheurs qui passent devant les autres immigrants légitimes.

Faut-il accueillir davantage de ces immigrants illégaux, mais restreindre l’accès aux autres types d’immigrants? Quel est le seuil critique d’accueil des réfugiés? Combien notre économie peut-elle absorber d’immigrants légaux et illégaux? Combien notre société peut-elle en accueillir sans que des ghettos se forment? Que pouvons-nous faire au besoin pour décourager, ou même arrêter,  l’immigration illégale?

Ces questions ne sont pas agréables à poser. Il est dérangeant d’y réfléchir, surtout dans des sociétés chrétiennes où les valeurs de charité sont encore très présentes.

UNE QUESTION DE TEMPS

Nous ferions mieux d’engager un débat national sur ces questions au plus vite, pendant que le climat social est encore relativement sain. Il serait dommage d’être surpris comme en Europe par une vague de migration massive et de subir toutes les tensions sociales et politiques qui ne manqueraient pas d’en résulter.

Est-ce trop demander que d’exhorter nos dirigeants à réfléchir un peu sur ce qui risque de se produire dans les prochaines années ou peut-être même dans les prochains mois? Si pour une fois nous devancions une crise?

On nous prend pour des imbéciles

Photo La Presse

Il fallait entendre l’explication tirée à quatre épingles d’un responsable de l’Expo agricole de Saint-Hyacinthe, à la radio, pour expliquer les raisons qui les ont poussés à accepter un kiosque promotionnel des Hells Angels sur le site de la foire. Du vrai patinage de fantaisie… il aurait compétitionner aux Jeux olympiques, qu’il aurait remporté la médaille d’or. En plus, l’organisation le savait! Allez y comprendre quelque chose… Nous en sommes rendus à une époque où les crimes sont de plus en plus considérés banals, anodins, comme de vulgaires faits divers. Pourtant la dernière guerre des motards a fait un peu moins de 200 morts, dont quelques innocentes victimes. En tout cas, tout le monde sait maintenant ce que veut dire « Support 81 ».

Richard Martineau en a fait le sujet de sa chronique dans les pages du Journal de Montréal de jeudi dernier. Comme le ridicule ne tue pas, il m’a bien fait sourire avec sa proposition que je m’empresse de partager avec vous dans le texte intégral qui suit… tant qu’à extrapoler!

Le Salon du crime organisé

Ainsi, comme ma consœur Magalie Lapointe nous l’apprenait hier, les Hells avaient un kiosque à l’Expo agricole de Saint-Hyacinthe.

Ça vous étonne? Ça vous choque? Moi, je trouve ça out à fait normal. Après tout, ils sèment le vent, récoltent la tempête, cultivent la peur… Ils fauchent, enterrent, plantent, labourent, défrichent. Et ils poussent comme la mauvaise herbe, alors…

DES ATELIERS POUR PROFESSIONNELS

En fait, vous savez ce qu’on devrait faire? Organiser un Salon annuel du crime organisé au Stade olympique de Montréal, là où la mafia du béton a fait des affaires d’or en chargeant deux ou trois fois pour la même livraison de matériaux…

De toute façon, ces groupes criminalisés ont déjà pignon sur rue : la mafia italienne, les triades chinoises, la mafia russe, les gangs de rues de Montréal-Nord, les Hells… Tous les groupes ethniques pourraient être représentés! Chacun aurait son petit pavillon, comme à l’Expo.

Ils pourraient présenter leurs meilleurs produits : les nouvelles tendances en prostitution, en drogues, en extorsion, en jeu illégal… Avec des bureaux de recrutement (faut préparer la relève!) et des ateliers pour les professionnels…

Comment utiliser les casinos pour blanchir votre argent sale, Fonder une entreprise légitime pour profiter de la légalisation du pot, Les 10 règles à suivre pour obtenir un contrat public.

Les leçons à tirer de la Commission Charbonneau, Comment tisser des liens avec le milieu syndical, Comment devenir un citoyen exemplaire en multipliant les « bonnes œuvres » et en faisant oublier votre passé criminel, etc.

L’OFFRE ET LA DEMANDE

De toute façon, tout le monde connaît l’existence de ces groupes criminalisés! On fait même affaire avec eux, alors… Ça rendrait juste la chose plus officielle. Plus besoin de patrouiller la ville de long en large pour trouver le pusher qui propose les meilleurs deals sur la coke et le crystal meth. Toutes ces bandes seraient regroupées à la même adresse!

Soyons francs : si ces groupes existent, et s’ils font des affaires d’or, c’est parce que nous achetons leurs produits et que nous utilisons leurs services! Ils ne font que répondre à notre demande.

Comme le dit Don Winslow, le génial auteur de The Power of the Dog et The Cartel (les deux plus grands romans jamais écrits sur les narcotrafiquants mexicains) : le problème du narcotrafic n’est pas mexicain, mais américain.

Les citoyens des États-Unis sont les plus grands consommateurs de drogues au monde. Ce sont eux qui enrichissent les cartels mexicains! Ce sont eux qui ont transformé Pablo Escobar et El Chapo en hommes d’affaires multimilliardaires! Coupez la demande, et il n’y aura plus d’offre. Le problème n’est pas tant le gars qui vend de la coke que celui qui la sniffe…

RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT

Il y a bien le Salon des sciences occultes qui permet aux crosseurs de tout acabit de vendre leurs niaiseries et d’exploiter sans vergogne la crédulité et la faiblesse des gens… Pourquoi n’y aurait-il pas un Salon du crime organisé?

Après tout, ces « entrepreneurs » font de la recherche et du développement, ils créent des produits qui deviendront légaux dans quelques années, lorsque l’État sera à court d’idées pour renflouer ses coffres…

La Création, version 2017

Lorsqu’un nouveau-né entre dans notre monde, il grandit et s’épanouit pour avancer dans sa vie. Vient un moment où il se pose des questions sur son existence, comment il a été conçu et comment tout ce qui l’entoure a débuté. Bien sûr, le monde a évolué pour aboutir à l’ère moderne telle qu’on la connaît. Sur une note humoristique, voici ce à quoi la Création version 2017 pourrait ressembler…

Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre et y planta du brocoli, des choux fleurs, des épinards, des légumes verts et jaunes de toutes espèces, pour que l’HOMME et la FEMME puissent vive pendant de longues années, des vies saines.

Puis, en voyant ces grands dons de Dieu, Satan a créé la crème glacée et des beignes à la crème. Et Satan dit :

– Vous voulez un chocolat chaud avec ça?

Et l’homme dit :

– Oui!

Et la femme ajouta :

– Pendant que vous y êtes, ajoutez quelques pépites.

Puis, ils ont gagné 10 livres. Et Satan sourit.

Et Dieu créa le yogourt sain pour que la femme et l’homme puissent garder une silhouette tellement juste. Et Satan créa la farine blanche venant du blé et le sucre de canne et il les combina. Et la femme est passée de la taille 6 à la taille 14.

Alors Dieu dit :

– Essayez ma salade verte fraîche.

Et Satan présenta la vinaigrette Mille-Îles avec des croûtons et des rôties beurrées à l’ail sur le côté. Et l’homme et la femme dégrafèrent leur ceinture après le repas.

Dieu dit alors :

– Je vous ai envoyé des légumes sains et de l’huile d’olive dans laquelle les faire cuire.

Et Satan apporta le poisson frit, le poulet frit et le bifteck tellement grand qu’il avait besoin de son propre plateau. Et l’homme a gagné plus de poids et son cholestérol est monté à travers le toit.

Dieu créa un gâteau blanc léger et moelleux puis, le baptisa « Gâteau des Anges » et dit :

– C’est bon.

Satan a ensuite créé le gâteau au chocolat et le baptisa « Le gâteau du Diable. »

Dieu a alors amené des chaussures de course pour que ses enfants puissent perdre ces kilos en trop. Et Satan a donné la télévision câblée avec télécommande, donc l’homme n’aurait pas de peine à changer les canaux. Et l’homme et la femme se mirent à rire et pleurer devant le scintillement de la lumière bleue et ils ont gagné des livres.

Puis, Dieu a fait naître la pomme de terre, naturellement faible en gras et débordante de nutrition. Et Satan décolla la peau saine et découpa le centre en copeaux et il les frit. Et l’homme engraissa une fois de plus.

Dieu a ensuite donné le bœuf maigre afin que l’homme puisse consommer moins de calories et toujours satisfaire son appétit. Et Satan créa McDonald et son cheeseburger double de 99 cents. Puis il dit :

– Voulez-vous des frites avec ça?

Et l’homme répondit :

– Oui! Et un burger super gros!

Et Satan dit :

– C’est bon.

Et l’homme fit un arrêt cardiaque.

Dieu soupira et créa le quadruple pontage coronarien.

Puis, Satan créa des coupures dans le système de soins de santé.

Amen.

Des pensées de ce cher Boucar.

Si l’arbre savait ce que lui réserve la hache, il ne lui fournirait pas le manche. Proverbe africain.

Si tu cognes ta tête contre une cruche et que ça sonne creux, n’en déduis pas forcément que c’est la cruche qui est vide.

Si on s’était arrêté à l’apparence des huîtres, on n’aurait jamais découvert les perles.

La mauvaise parole adressée à l’endroit de quelqu’un est comme une lance que l’on plante dans un tronc d’arbre. On a beau prendre le temps de soigneusement la retirer, elle laisse une plaie qui prend beaucoup de temps à se refermer.

Tout seul on va vite, à deux on va loin.

Mon grand-père disait qu’une langue, c’est comme une amoureuse, il faut s’en occuper affectueusement sinon elle pourrait filer à l’anglais et frencher une langue étrangère.

Le mensonge a beau faire deux semaines de route, la vérité le rattrape en une journée; et la vérité, comme du piment, elle pique les yeux mais, ne les crève pas.

On est maître de sa parole avant de la prononcer mais, on peut en devenir esclave une fois qu’elle a quitté notre bouche.

Si ta barbe blanchit plus vite que ta tête, c’est que, probablement, tu as passé ta vie à travailler plus de ta bouche que du cerveau. On appelle ça le syndrome des politiciens en fin de carrière.

Dans ma jeunesse, quand j’avais un problème, j’allais voir mon grand-père parce que, dans mon pays on dit qu’un vieillard assis voit plus loin qu’un jeune homme debout. Et là, grand papa se mettait debout pour nous parler parce que, dans mon pays on dit aussi qu’un vieillard debout voit plus loin qu’un vieillard assis. Et celle-là, si vous ne l’avez pas vue venir c’est que vous êtes bien assis.

Boucar Diouf

Une histoire touchante; celle de Bryan Bickell

Bryan Bickell

Connu pour ses performances héroïques dans l’uniforme des Blackhawks de Chicago en route vers un triomphe de la coupe Stanley, en 2013 aux dépens des Bruins de Boston, Bickell ne sera pas sur la glace lors de la saison 2017-2018 de la LNH. L’attaquant, atteint de sclérose en plaques, a dû prendre sa retraite à la fin de la saison dernière. Mais Bickell a laissé une trace brillante en comptant un but sur son tout dernier lancer, en tir de barrage avec les Hurricanes de la Caroline.

Dans un article émouvant intitulé «Grinder» publié par The Player’s Tribune, l’Ontarien de 31 ans a raconté son périple dans la LNH et le choc de son diagnostic, puis offert un touchant regard sur la beauté de son avenir, Voici des extraits :

Je ne pouvais pas le nier : quelque chose ne tournait pas rond.

C’était en finale de la coupe Stanley en 2015, à Chicago. Nous venions de perdre le cinquième match de la finale de l’Association de l’Ouest contre les Ducks d’Anaheim et nous tirions de l’arrière 3-2 dans la série.

Les gars ne cherchaient pas d’excuses. […] Nous savions ce que nous devions faire et savions comment y arriver. Tout le monde avait hâte de revenir à Chicago dans un match numéro 7. Tout le monde sauf moi. Je me posais la même question après chaque match depuis deux mois. Pourquoi je ne suis pas bon?

J’avais à peine 30 ans. J’étais dans la LNH depuis seulement cinq ans. Mais pour une raison qui m’échappait, j’étais endolori, mou et vraiment fatigué à n’importe quel moment de la journée. Je n’avais aucune idée de ce qui se passait.

Le tournant s’est produit lors de ce match numéro 5. J’ai encaissé une mise en échec en troisième période et j’étais incapable de retrouver mon souffle. Je me suis dirigé vers le vestiaire en haletant, puis je me suis évanoui dans l’entrée. Mon visage a cogné le mur en tombant.

Peu importe ce que j’essayais, j’étais en chute libre, physiquement parlant. J’ai commencé à perdre le contrôle de mes bras et jambe gauches. Ils bougeaient de façon aléatoire ou ne répondaient pas aux commandes de mon cerveau. Je perdais le contrôle de mon propre corps et c’était vraiment, vraiment effrayant.

Personne n’était en mesure de me dire ce qui se produisait. Je n’ai pas eu de réponse avant un an et demi. Quand j’ai reçu le diagnostic, je n’y pensais pas trop, mais plutôt comment l’annoncer à mon épouse, Amanda, qui m’attendait dans la voiture, sans la faire pleurer.

«Peux-tu aller parler au docteur?» lui ai-je dit. Elle est sortie de la voiture et je suis resté avec les enfants. C’était un des pires moments de ma vie. Ma femme est revenue dans la voiture, mais aucun de nous deux ne disait grand-chose; il n’y avait pas grand-chose à dire. Que dire?

La semaine suivante était comme une mauvaise montagne russe. Pour chaque brin d’espoir que nous trouvions, un million de mauvaises choses suivaient : les effets secondaires d’un médicament incluaient une leuco-encéphalopathie multifocale, une maladie cérébrale virale qui peut provoquer des attaques, de la détérioration mentale et un coma.

Ni moi ni ma femme ne voulions que ce soit la fin. Nous avons commencé à parler plus souvent aux médecins pour parler d’options de traitement. Nous avons tout fait en notre pouvoir pour ravoir nos vies normales. Pour moi, cela signifiait une chose : jouer au hockey.

Quand j’ai reçu le diagnostic de sclérose en plaques, je savais que mon temps était compté. Après l’avoir annoncé aux Hurricanes de la Caroline (à qui les Blackhawks de Chicago avaient échangé Bickell, NDLR), je l’ai annoncé publiquement. J’ai dit à tout le monde que je reviendrais.

J’ai reçu un soutien incroyable de la part de mes coéquipiers et du personnel des Blackhawks et des Hurricanes, tout comme celui des partisans.

Pendant les deux premiers mois de mon traitement, je ne pouvais pas patiner ni courir. […] Je n’aimais pas que ma femme et mes enfants me voient dans un tel état. Je pourrissais de l’intérieur, mais je devais quand même être un époux et un père. Certains jours, j’avais du mal simplement à me tirer du lit, mais je savais que j’avais la responsabilité d’être fort pour ma famille.

Plus le temps avançait, mieux je me sentais, je savais que je pourrais, à un moment donné, enfiler mon équipement et jouer au hockey à nouveau. J’ai joué 11 matchs avant la fin de la saison. Un but, quatre minutes de pénalité.

Le 9 avril 2017, c’était le dernier match de la saison. Nous jouions à Philadelphie et, dans un deuxième match de suite, nous étions à égalité à la fin de la prolongation. Lors du match précédent, l’entraîneur-chef (Bill) Peters s’était excusé de ne pas m’avoir envoyé en tirs de barrage. Il savait que c’était mes derniers instants, notre équipe était exclue des séries, alors il se sentait mal.

Nous y étions à nouveau, Coach a regardé vers le banc mais, cette fois, il s’est arrêté à moi et a souri. «Bickell, Tolchinski, McGinn. Let’s go.» C’était le tout dernier moment de ma carrière dans la LNH.

Avant d’aller sur la glace pour effectuer mon lancer, j’ai regardé autour de moi. J’étais soulagé. Je m’étais battu pour retourner sur la glace dans la LNH. […] J’ai pensé à toutes ces années de travail depuis le junior; aux trois années et demie dans les ligues mineures; à Chicago; à mon premier but à Détroit et à notre fameux match numéro 6 contre les Bruins de Boston en finale de la coupe Stanley.

C’était la dernière fois que je sautais par-dessus la bande et la dernière fois que des partisans de Philadelphie m’insultaient. «You suck, Bickell!»

Pendant cinq secondes, les choses allaient être exactement comme elles avaient toujours été pendant toute ma vie. J’ai marqué. Mes premiers et derniers tirs dans la Ligue nationale furent des buts. Même les fans de «Philly» célébraient.

Peu importe ce que le futur me réserve, je sais que j’affronte avec du positif. Je suis dans ma meilleure santé depuis longtemps et j’ai une épouse incroyable avec deux beaux enfants qui me soutiennent dans mes épreuves.

Faites-moi une dernière faveur.

Quand vous vous souviendrez de la carrière de Bryan Bickell, ne pensez pas au gars qui avait la sclérose en plaques. Je veux que vous pensiez au gars qui aimait tant son sport qu’il a volé une attelle puante à Marian Hossa pour jouer malgré une déchirure ligamentaire à un genou; au gars qui a travaillé et gagné; au gars qui a pris sa retraite selon ses propres conditions, puis vécu sa trentaine, sa quarantaine, sa cinquantaine, sa soixantaine, ses 70 ans et ses 80 ans comme quand il patinait dans sa vingtaine…

En se battant, un jour à la foi.

TVA Sports

Le poème de ma nuit

Couchée dans mon lit, pensant à toi;

J’ai senti ce besoin urgent;

De t’attraper et de te serrer très fort;

Parce que je ne peux oublier la nuit dernière.

Tu es venu pendant cette nuit calme;

Et ce qui est arrivé dans mon lit;

Me laisse encore des sensations de picotements.

Tu es apparu de nulle part et;

Sans aucune gêne, ni retenue;

Tu t’es couché sur mon corps.

Tu as senti mon indifférence;

Alors tu as commencé à me mordre sans remords;

Et ça m’a rendue folle.

Ce matin, lorsque je me suis réveillée;

Tu étais parti.

Je t’ai cherché partout!

Sans succès.

Seuls les draps sont les témoins;

De ce qui s’est passé la nuit passée.

Mon corps porte encore les marques de ta visite;

Ce qui rend encore plus dur ton oubli;

Ce soir, je vais rester réveillée à t’attendre;

Mon câl… de maringouin!

Trois gouttes de lumière…

Un texte n’a pas besoin d’être long pour porter son message et forcer la réflexion. Le texte qui suit en est une preuve éloquente.

Ordure ou fleur au cœur

Un jour un jeune homme riche donna un panier rempli d’ordures à un paysan pauvre. Le paysan lui sourit et s’en alla avec ce panier. Il le vida, le nettoya et le remplit de fleurs magnifiques.

Il retourna chez l’homme riche et lui rendit le panier propre et fleuri. Le jeune homme riche s’étonna et répliqua :

– Pourquoi me donnes-tu ce panier rempli de belles fleurs alors que je t’ai donné des ordures?

Le paysan lui répondit avec un sourire :

– Chaque personne donne ce qu’elle a dans le cœur.

Amour, ponctuation et subtilité

Voici qui résume bien la petite histoire qui suit sur la richesse de la langue française écrite. Avec toute sa virtuosité on voit bien combien elle peut être jolie et raffinée…

Mademoiselle la VIRGULE et Monsieur le TRÉMA devaient se marier… Mais voilà qu’elle apprend que son futur, l’infâme, est épris d’une autre femme!

Elle le fait venir. Ils sont dans le salon. Très nerveuse, elle sonne. Un serviteur fidèle entre, son nom est GUILLEMET. Ayant besoin d’air, montrant au serviteur les fenêtres, elle lui dit :

– Ouvre-les, GUILLEMET!

Et GUILLEMET les ouvrit.

Alors, calmée un peu par les odeurs champêtres, de nouveau, montrant au serviteur les fenêtres :

– Ferme-les, GUILLEMETS!

GUILLEMET les ferma.

Madame la VIRGULE et Monsieur TRÉMA restèrent seuls.

– J’étais, lui dit-elle, fort aise, mon cher monsieur, d’entrer dans votre PARENTHÈSE. Mais puisqu’une autre femme est mieux à votre goût que moi, ne niez pas Monsieur, car je sais tout, elle est jeune et jolie. Elle se nomme CÉDILLE, danseuse à l’Opéra, dans le premier quadrille. Restons-en là! (tout ça dit d’un ACCENT AIGU).

Le pauvre du TRÉMA piteux, mais convaincu qu’on se sort toujours d’affaire en étant brave, s’expliqua d’un air digne avec un ACCENT GRAVE. Mademoiselle la VIRGULE l’interrompit :

– Assez Monsieur, POINT D’EXCLAMATION! Je ne souffrirai POINT D’INTERROGATION! Adieu!

Du TRÉMA, certes était philosophe, mais vraiment, sous le coup d’une telle APOSTROPHE et comprenant le faux de la situation, il renonça soudain à tout TRAIT D’UNION. Prenant l’air pincé de quelqu’un qui se vexe, il fronça les sourcils en ACCENT CIRCONFLEXE. Et se sentant coupable sur plusieurs POINTS, il sortit brusquement en serrant les DEUX POINGS.

Une femme frappée d’un coup si traître, c’est affreux! C’est humiliant! Et vous croyez peut-être que madame VIRGULE en mourut?

Ah que nenni! Elle s’éprit d’un autre, un certain monsieur POINT. Et bientôt eut lieu sans que ce fut ridicule, le mariage très sélect de POINT et VIRGULE. Ils eurent des enfants POINT À LA LIGNE.

D.-F.