Le dernier tournoi en matinée

Médaille d’or

Alors que le mercure devait dépasser les 30°C, l’organisation des tournois de pétanque avait décidé que l’action de cette dernière compétition allait se dérouler en matinée. Un peu après l’aurore, on procédait aux inscriptions des 28 équipes, un record, dans ce qui allait devenir le tournoi des innovations. D’abord que l’activité soit le matin, c’est déjà exceptionnel. Ensuite, le repas à la pizza allait remplacer les éternels hotdogs, en plus de se tenir dans la salle communautaire climatisée.

Dès 8h15, la consigne était respectée d’arriver tôt. On sentait la fébrilité des joueurs alors que la pelouse, gorgée de la rosée matinale, était omniprésente. Les abris dégoulinaient abondamment. Qu’à cela ne tienne, à 9h00 la compétition débutait pour se terminer vers midi.

2e position

Dès lors, on récompensait les trois meilleures équipes. En troisième position, on retrouve une égalité; l’équipe de Denis Poirier, flanqué de Bob Ansaldi et Suzanne Ferland, ainsi que l’équipe du capitaine Normand Tremblay, assisté de Gaston Lehoux et Pierre Turnel, ramenaient des cartes identiques de 39-27 pour se mériter les médailles de bronze.

En seconde position, la médaille d’argent a été remise au capitaine Pierre Destrempes, secondé de Louiselle Quimper et Jean-Claude St-Arnaud, avec un pointage cumulatif de 39-24.

Ex-aequo en 3e place

Finalement, les vainqueurs de cette quatrième édition 2019, et médaillée d’or, avec une performance de 39-19, l’équipe du capitaine Pierre Baillargeon et ses adjoints Ghislain Beaulé et Francine Tremblay, mettaient la main sur le précieux trophée emblématique de cette compétition.

On innove avec de la pizza

 

En conclusion, c’est avec de la pizza que tous ont festoyé au terme de cette activité qui se veut aussi un préambule au retour des snowbirds vers le Nord. Est-ce que l’expérience aura été concluante de tenir les prochains tournois de l’hiver prochain en matinée ? Le comité en fera son post mortem afin de préparer la prochaine saison. Un sondage éclair a été réalisé sur place parmi les participants et fort de ce vox populi, le comité prendra une décision éclairée.

Un gros merci à toute l’organisation derrière ces réalisations, qui a travaillé avec le souci du détail toujours dans le but de fournir une activité de qualité. On peut dire mission accomplie. Et si vous voulez visionner toutes les photos de ce tournoi, elles sont disponibles en cliquant ce lien.

Vous auriez fait quoi à sa place ?

La Couronne demande huit ans de prison. Tout le monde a suivi avec intérêt l’histoire de Michel Cadotte, reconnu coupable de l’homicide involontaire de son épouse, Jocelyne Lizotte, souffrant de la maladie d’Alzheimer.

Doit-il aller en prison pour le geste qu’il a fait ? C’est ce qu’aura à déterminer la juge Hélène Di Salvo lorsqu’elle rendra sa sentence vers la fin du mois de mai prochain.

Chacun a son opinion et la mienne est que la loi sur l’aide médicale à mourir doit être amendée pour donner plus d’ouverture à cette façon d’abréger ses souffrances des patients et surtout des proches qui sont également des victimes collatérales. Dans le système de santé saturé, voire débordé, il serait grandement temps de démontrer de l’empathie envers les personnes qui vivent comme des zombies sans espoir de retour à une vie normale.

Je penche indubitablement pour la suggestion de la défense.

Isabelle Ducas, de La Presse+ brossait le portrait de ce dossier en attente de conclusion, dans son édition du 9 mars dernier, et c’est cet article que je vous propose pour vous faire une meilleure idée. Vous auriez fait quoi à la place de Michel Cadotte ?

LA COURONNE DEMANDE 8 ANS DE PRISON Isabelle Ducas

Michel Cadotte, reconnu coupable de l’homicide involontaire de son épouse souffrant de la maladie d’Alzheimer, doit-il aller en prison pour le geste qu’il a fait ?

Entre la suggestion de la Couronne, qui réclame huit ans de pénitencier, et celle de la défense, qui estime qu’il ne doit pas être emprisonné, déterminer la peine appropriée sera une tâche d’une extrême difficulté, reconnaît la juge Hélène Di Salvo, chargée de trancher la question.

« Je voudrais ne pas être émotive, mais il n’y a pas un être humain sur la planète qui n’a pas été touché par cette histoire », a-t-elle noté hier, alors qu’elle entendait les arguments des deux parties au palais de justice de Montréal.

La juge a d’ailleurs essuyé quelques larmes en écoutant les témoignages empreints d’émotion des proches de la victime, Jocelyne Lizotte.

Michel Cadotte a reconnu avoir étouffé Mme Lizotte avec un oreiller, le 20 février 2017, dans sa chambre du CHSLD Émilie-Gamelin. Elle souffrait d’Alzheimer au stade le plus avancé de la maladie.

Un jury a déclaré le Montréalais de 57 ans coupable d’homicide involontaire, le 23 février dernier, une infraction moins grave que l’accusation de meurtre au second degré qui avait d’abord été portée contre lui.

Ce verdict donne à la juge une grande latitude pour déterminer la peine à lui infliger.

« LES AIDANTS NATURELS DOIVENT ALLER CHERCHER DE L’AIDE »

La défense recommande une peine de prison de 6 à 12 mois, mais comme M. Cadotte a déjà passé 4 mois en détention préventive après son arrestation, ce qui donne l’équivalent de près de 7 mois (205 jours), il n’aurait pas à retourner derrière les barreaux si cette suggestion est retenue.

Selon ses avocats, M. Cadotte était dépressif, isolé, épuisé, après des années à s’occuper sans relâche de sa femme malade, avec peu d’aide de ses proches ou du système de santé. Son geste a été impulsif. Il n’est pas un danger pour la société, et il n’y a pas lieu de se servir de cette cause pour envoyer un message pour prévenir d’autres crimes semblables.

« S’il y a un message à retenir, c’est que les aidants naturels doivent aller chercher de l’aide », a souligné Me Nicolas Welt, avocat de l’accusé.

« Personne n’est un superhéros. Si vous n’allez pas chercher l’aide nécessaire, vous pourriez en venir à penser attenter à votre propre vie ou à celle de quelqu’un d’autre. » Me Nicolas Welt, avocat de Michel Cadotte.

Ce n’est pas l’avis des procureurs de la Couronne, qui demandent huit ans d’incarcération.

« L’ensemble de la société doit savoir qu’on ne peut pas causer la mort d’autrui, même quand on est empreint d’une grande souffrance, même quand on est usé », a plaidé l’avocate de la poursuite, Geneviève Langlois.

Michel Cadotte a lui-même témoigné qu’il avait beaucoup de mal à vivre avec ce qu’il a fait.

« Je me sens tellement les mains sales depuis que c’est arrivé, je ne pourrai jamais oublier ça, a-t-il reconnu, émotif. Je suis désolé que Jocelyne soit partie. J’aimerais qu’on me pardonne, mais je ne sais pas si ce sera possible. »

FAMILLE DÉCHIRÉE

Des proches de Jocelyne Lizotte ont demandé une peine sévère.

« Michel va aller en prison parce qu’il a fait un acte illégal, et que peu importe comment on se sent, on ne peut pas se faire justice », a souligné le fils de Mme Lizotte, Danick Desautels, en expliquant au tribunal quel impact avait eu sur lui les circonstances de la mort de sa mère.

« Il dit qu’il a tué ma mère pour mettre fin à ses souffrances. Mais je pense qu’il a surtout mis fin aux siennes, à cause de sa conviction que ma mère souffrait. » Danick Desautels, fils de Jocelyne Lizotte.

La cour a entendu d’autres proches dire à quel point cette mort violente les avait ébranlés et qu’ils ne comprenaient pas le geste fait par son conjoint.

En plus, les enfants et petits-enfants de Mme Lizotte, qui considéraient M. Cadotte comme un père et un « papy », ont coupé tout contact avec lui depuis les événements.

« Nous avons perdu deux personnes en même temps », a souligné la belle-fille de la victime, Nancy Guénette, en larmes. « J’ai perdu ma belle-mère, qui était un peu comme une mère pour moi, et mon beau-père, de qui je me croyais proche. »

La famille est d’autant plus déchirée que la sœur de Jocelyne Lizotte, Johanne, a témoigné en faveur de Michel Cadotte.

Comme elle a été préposée aux bénéficiaires en CHSLD et qu’elle a été proche aidante pour deux membres de sa famille, elle a dit comprendre le geste fait par son beau-frère, dans un moment de désespoir.

Elle considère que la mort de sa sœur a été une « délivrance ». « La dernière fois que je l’ai vue, je me suis dit en sortant que j’espérais que le bon Dieu vienne la chercher », a-t-elle dit.

La juge Di Salvo a prévenu les proches que sa décision ne ferait sans doute pas l’unanimité, mais qu’elle prendrait en considération leurs témoignages en rendant sa sentence, prévue pour le 28 mai.

ILS ONT DIT

« M. Cadotte a déjà été emprisonné. Il vit dans sa propre prison depuis 10 ans et il y vivra encore. Il a perdu l’amour de sa vie parce qu’il a craqué, pour un bref moment. Et ça ne cessera jamais. » Me Elfriede Duclervil, avocate de Michel Cadotte.

« C’est un poids très lourd sur mes épaules, la mort de ma femme… Je l’aimais, je l’ai mariée pour le meilleur et pour le pire. J’ai eu le meilleur et j’ai eu le pire. » Michel Cadotte.

« Tu as toujours été impulsif et contrôlant. Tu as peut-être réussi à te faire passer pour un saint homme dans les médias et l’opinion publique, mais malgré tout ce que tu as pu faire de bon pour ma mère avant, tu resteras celui qui l’a empêchée d’avoir une mort douce, paisible et naturelle, donc son meurtrier. » Danick Desautels, fils de Jocelyne Lizotte, s’adressant à Michel Cadotte.

« Mon fils m’a demandé pourquoi Michel avait fait ça, si c’est parce qu’il n’aimait pas sa tante Jocelyne. Je lui ai dit que ce n’est pas parce qu’il ne l’aimait pas, c’est parce qu’il l’aimait trop. » France Cadotte, sœur de Michel Cadotte.

« Je ne pense pas pouvoir te pardonner, mais je comprends. Tu n’avais pas le droit de la priver de sa vie comme cela. […] Malgré toute cette tragique situation, tu seras toujours mon grand-père et je ne te souhaite aucun mal. J’imagine que c’est déjà assez dur comme cela. » La petite-fille de Jocelyne Lizotte, s’adressant à Michel Cadotte.

D’AUTRES RÉACTIONS

Un « tsunami » de cas d’Alzheimer

« Cette histoire est la démonstration ultime des conséquences collatérales de la maladie d’Alzheimer. C’est d’une tristesse inouïe », a déploré Sylvie Grenier, directrice générale de la Fédération québécoise des sociétés Alzheimer (FQSA), qui a témoigné, à la demande des avocats de Michel Cadotte, sur la détresse des proches. « On entend des histoires comme celle-là dans toutes les régions du Québec, mais heureusement pas toutes aussi dramatiques. » Il y a actuellement 145 000 personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer au Québec, a-t-elle mentionné ; il y en aura 260 000 en 2025. « Il va bientôt y avoir un tsunami. On subit la première vague présentement », a-t-elle prévenu, notant que le réseau de la santé n’était absolument pas prêt à y faire face.

« Idées d’euthanasie »

Les proches des personnes atteintes de démence se retrouvent souvent épuisés et dépressifs, au point qu’ils songent à tuer la personne qu’ils aiment, a expliqué au tribunal Mélanie Perroux, coordonnatrice générale du Regroupement des aidants naturels du Québec (RANQ). « Les idées d’euthanasie sont relativement fréquentes, mais elles causent de la détresse, de la culpabilité et de la honte chez les proches aidants, qui sont laissés à eux-mêmes », dit-elle. Comme il y a peu de soutien pour eux dans le système de santé, elle n’hésite pas à parler de « maltraitance institutionnelle ».

Personnel débordé

Même quand une personne est « placée » parce qu’elle est trop malade, un proche aidant ne cesse pas de s’en occuper : il continue souvent de fournir des soins parce que le personnel des établissements de santé est débordé. Mais on lui fait peu de place dans le système. « Ils doivent se plaindre quand ils réalisent qu’il y a un problème, mais deviennent gênants, au point qu’ils se font parfois interdire les visites, révèle Mélanie Perroux. En plus, ils se sentent coupables d’avoir placé la personne, de ne pas avoir été assez forts pour la garder à la maison plus longtemps. »

Quand la réalité dépasse la fiction

Photo: Radio Canada

Je sais que plusieurs d’entre vous êtes des téléspectateurs de la série District 31, diffusée à Radio-Canada 4 jours sur 7. Cette fiction dans son ensemble est le reflet quasi parfait de ce qui se passe dans un poste de police et précisément au niveau des enquêtes criminelles.

Mais qu’arrive-t-il quand la réalité dépasse la fiction ? L’histoire vraie qui suit ramène à la dure réalité une intervention policière d’André Castonguay et d’une équipe de policiers, le 23 décembre 1983. Des conséquences qui le hantent encore…

VIVRE AVEC LA MORT D’UN INNOCENT SUR LA CONSCIENCE

Les larmes ne sont jamais loin quand André Castonguay évoque les événements du 23 décembre 1983. Photo : Radio-Canada / Daniel Mailloux

C’est le 22 décembre 1983. Les sapins illuminent les salons de plusieurs maisonnées sherbrookoises. Sainte Nuit et Vive le vent tournent en boucle à la radio. De gros flocons tombent dans les rues. André Castonguay et des collègues policiers distribuent des paniers de Noël à des gens pour qui les Fêtes seront plus difficiles. À ce moment, rien ne laisse présager que le policier sherbrookois abattra, moins de 24 heures plus tard, un homme innocent, un poseur de tapis qui se trouvait au mauvais endroit à un bien mauvais moment.

Ça se déroule tellement vite. Les décisions, on doit les prendre à pleine vitesse. Sur le moment, je n’étais même pas certain de m’en sortir. J’avais l’impression que je n’avais pas réagi assez rapidement, relate l’homme qui revient publiquement sur « l’affaire des poseurs de tapis » pour une première fois depuis ce fatidique jour.

Le drame a non seulement marqué l’imaginaire des Sherbrookois, mais celui de nombreux Québécois qui voyaient les événements défrayer quotidiennement les manchettes des médias.

Plus de 35 ans après les événements, tout est encore frais dans la mémoire d’André Castonguay. C’est comme un film en très haute définition qu’il n’aime toutefois pas remettre à l’affiche. Se voir sur grand écran, acteur principal d’une scène qui n’aurait jamais dû se dérouler ainsi, le fait encore pleurer. Peut-être même plus aujourd’hui qu’en 1983.

Quelqu’un est décédé là-dedans et c’est ça qui ne passe pas, martèle André Castonguay, la gorge nouée, les yeux remplis de larmes et les mains tentant de cacher son triste visage.

Il faut plusieurs minutes à l’ancien directeur des enquêtes criminelles du Service de police de Sherbrooke (SPS) pour reprendre son souffle. Pour que les mots qu’il veut dire trouvent leur chemin.

« Dans des événements de même, c’est surréel tout ce qu’il se passe. C’est incroyable. Ce sont des souvenirs qu’on ne veut pas trop réveiller. » André Castonguay

Pendant la distribution des paniers de Noël des policiers, deux hommes assassinent un agent de sécurité de la Brink’s au Carrefour de l’Estrie et repartent avec les 53 000 $ que recèle son camion.

Dès lors, les enquêteurs du Service de police de Sherbrooke s’activent pour retrouver les auteurs de ce funeste cambriolage. On a tout lâché ça pour l’enquête. On a travaillé toute la nuit là-dessus. On était une vingtaine. Il y avait une grosse tempête de neige. On se disait que les individus ne pouvaient pas être loin parce que ça ne circulait pas nulle part, se rappelle André Castonguay.

Tout indique que les suspects recherchés logent au motel Le Châtillon à Rock Forest, dit-il. Une auto volée dans laquelle sont retrouvées des armes est stationnée à proximité, le portrait-robot des suspects correspond au profil des deux occupants d’une chambre, aperçus quittant le motel vers 15 h 45 alors que le vol est commis vers 16 h 15.

On a regardé ce qu’on avait accumulé comme preuve et on avait suffisamment d’éléments pour procéder à des arrestations. C’est difficile ces affaires-là, parce qu’on est toujours dans l’incertitude, explique le retraité de 75 ans.

Tout le motel est évacué à l’exception de la chambre située à côté de celle où dorment les suspects. On ne voulait pas réveiller ceux qu’on venait arrêter, dit-il.

Au petit matin du 23 décembre, tous les policiers sont en place. Tous sont en contrôle. Tous attendent le signal. L’objectif est d’entrer dans la chambre par surprise, une opération d’entrée dynamique visant à surprendre les suspects pendant leur sommeil et les arrêter sans qu’ils aient le temps de réagir.

Lors d’une telle opération, précise André Castonguay, les policiers n’ont que quelques secondes pour procéder entre le moment où ils ouvriront la porte et celui où ils arrêteront les suspects. S’ils prennent trop de temps, leur sécurité est compromise.

Simple sur papier. Plus compliqué dans les faits.

André Castonguay a un rôle crucial : il est le back-up, explique-t-il, celui qui est le plus armé de l’opération et il est placé tout juste derrière celui qui doit ouvrir la porte. Si le premier policier doit regarder droit sur la cible, André Castonguay a le mandat de protéger sa vie, mais aussi celle du reste du groupe.

Le détective responsable de l’opération ouvre tranquillement la porte de la chambre et se tasse dans le corridor. Le premier policier, suivi de très près par André Castonguay, entre dans la chambre et crie : Police! Que personne ne bouge! À ce moment, un des deux suspects tente de se lever du lit. Le premier policier recule, la porte de la chambre se referme et il tire un coup de feu par peur de mourir, dira-t-il plus tard à la Cour.

Pour André Castonguay, il ne fait aucun doute que cette balle a été tirée par un des suspects et que son collègue est atteint. En une fraction de seconde, il repense à ceux qu’il doit protéger et enclenche sa mitraillette.

Je n’ai pas eu le choix d’ouvrir le feu. C’était la protection de tout le monde qui était en jeu. La fenêtre de la chambre donnait sur le boulevard Bourque et il y avait des véhicules qui passaient. On se disait que s’il fallait que ça se mette à tirer, les projectiles auraient pu atteindre les gens qui passaient. On avait tout ça dans la tête.

Au total, ce sont 21 balles que tire André Castonguay en deux secondes au travers de la porte. Quelques projectiles ont même transpercé le mur de la chambre adjacente.

Tout va à une vitesse folle pour tout le monde sauf pour André Castonguay. Je me voyais vraiment à côté de moi. J’avais l’impression de tirer une balle à la minute. Ça ne se pouvait pas : j’avais un pistolet mitrailleur qui tirait 12 balles à la seconde. D’un côté, je me disais que j’allais me faire tuer. C’est ça qui me passait par la tête. Je ne savais pas où il était [le suspect]. Douze balles à la seconde, imagine. J’en ai tiré 21. J’étais sur le pilote automatique. Le chargeur était à bout de bras, le deuxième était rentré dedans. Ça se passe dans le temps de le dire.

Dans la chambre, Serge Beaudoin est retrouvé mort criblé de huit balles sur le sol entre les deux lits. Dans l’autre lit, son collègue, plus chanceux, est blessé sévèrement. Ce n’est qu’à l’hôpital que les policiers réalisent que ces hommes n’ont rien à voir avec le meurtre du Carrefour de l’Estrie : ce sont des poseurs de tapis embauchés par Bell Canada qui dormaient paisiblement après une nuit de travail.

DE RETOUR AU TRAVAIL LE LENDEMAIN

Le policier n’a pas beaucoup de temps pour digérer cette funeste erreur. Dès le lendemain de la fusillade, André Castonguay reprend le boulot. Pas de congé. Pas de suivi sur son état. Pas de rencontre avec un psychologue. Hop, au travail, comme si rien n’était arrivé. C’était une drôle de mentalité à l’époque. Dans les années 1980, ce qu’on disait, c’est qu’on était fait fort. Qu’on était capable de tougher ça.

Des collègues d’ailleurs, qui ont vécu des drames similaires et qui ont l’oreille assez grande pour entendre toute la tristesse qui habite le policier, ne sont cependant pas loin. Plusieurs lèvent la main pour le rassurer, le consoler et l’épauler.

Le lendemain, mon ami, un capitaine de la SQ, qui avait vu les journaux, est descendu tout de suite. C’était un ancien marine américain. Il en a vécu des choses. Il comprenait. C’est lui qui s’est occupé de trouver un avocat. J’avais aussi des amis psychologues que j’avais connus à Nicolet. J’ai placoté avec eux pas mal, confie André Castonguay.

« Tu ne peux pas parler de ça à n’importe qui. C’est comme un mur que tu traverses et il n’y a que ceux qui l’ont traversé qui savent c’est quoi. Quand ça arrive, soit c’est toi, soit tu es un képi sur une tombe. C’est arrivé. Le destin, c’est ça. » André Castonguay

FACE À UN PROCÈS CRIMINEL

L’agenda de l’année 1984 d’André Castonguay est plus que rempli. Entre l’enquête publique du coroner et le procès criminel où il est accusé d’homicide involontaire, il doit se préparer à l’enquête de la Commission de police et faire face aux poursuites civiles.

Tout le ramène à ce matin du 23 décembre où un innocent est mort sous ses balles: quand ce n’est pas les différentes enquêtes et le procès, ce sont les premières pages des journaux où il figure au premier plan ou les tribunes téléphoniques des radios où on discute et analyse ses faits et gestes.

Sans oublier les familles des victimes qui réclament que justice soit faite.

« Pendant le procès, je trouvais ça dur pour la mère de la victime. J’avais envie de lui dire, mais on ne pouvait pas. Je lui dirais aujourd’hui qu’on a fait notre possible, que la vie c’est comme ça. On n’allait pas là avec cette intention. » André Castonguay

Les journées passent, les mois s’égrènent, les années s’écoulent depuis ce matin où le calme quotidien d’André Castonguay s’est transformé en véritable tempête. Malgré le temps qui va, les certitudes restent pour le policier. Je ne me suis jamais senti coupable de ce que j’ai fait même si c’est arrivé. Je suis convaincu que j’ai fait ce que j’avais à faire au moment où je l’ai fait. Point à la ligne. J’ai toujours été en paix avec moi-même là-dedans, mais il y a toujours de la tristesse de rattachée à ça parce que quelqu’un est décédé.

Si c’était dans les mêmes circonstances, j’aurais fait la même affaire. Je ne pouvais pas faire autrement, assure-t-il.

Malgré les demandes des journalistes, André Castonguay a très peu parlé publiquement de l’affaire des poseurs de tapis. Je n’ai jamais ressenti le besoin de le faire, jamais senti le besoin de me justifier. Le procès parlait pour nous autres finalement. Les 12 jurés se tenaient par la main quand ils ont rendu leur verdict. Je n’avais jamais vu ça.

Le 20 octobre 1984, près de dix mois après la fusillade, après trois semaines de procès et une journée et demie de délibérations, le jury le déclare non coupable d’homicide involontaire. Un verdict qu’il écoute en éclatant en sanglots.

Quand il repense à ce jour, André Castonguay pleure à nouveau.

En vieillissant, on devient plus émotif. Si j’ai accepté d’en parler, c’est parce qu’il faut se dire que, dans la vie, on est toujours capable de passer au travers n’importe quelle épreuve. dit-il, non sans compassion.

« Quand tu choisis ce métier-là, c’est pour qu’on ait une meilleure vie tout le monde. Aussi curieux que ça puisse paraître, mais pour sauver des vies, des fois tu es obligé de… Je ne souhaite pas ça à personne. » André Castonguay

LE CŒUR TOUJOURS LOURD

Dix ans après le drame, même si au plus profond de lui-même, André Castonguay a la certitude d’avoir pris les bonnes décisions et d’avoir posé les bons gestes ce jour-là, même s’il est acquitté d’une accusation d’homicide involontaire, le policier a le cœur lourd, son esprit divague régulièrement vers ces douloureux souvenirs et il cherche sans cesse des réponses à ces questions qui surgissent à tout moment. Son quotidien n’est plus ce qu’il était et même son couple en paye le prix.

À revoir sans cesse ces images, André Castonguay n’en peut plus : soit il avale une bonne fois pour toutes ce qu’il s’est passé au Chatillon, soit il en finit avec cette vie qui lui en a fait baver plus souvent qu’à son tour.

Je suis parti ailleurs pour faire le vide, pour savoir où j’étais rendu dans tout ça. J’ai mis les points sur les i et les barres sur les t. Je me suis requinqué et je me suis dit que la vie continuait, que j’avais un travail, qu’il y avait des gens qui voulaient que je fasse ma job d’enquêteur comme dans les dossiers d’Isabelle Bolduc et de Julie Boisvenu. Ces gens-là se fient à toi. Tu le fais pour les autres, pour un mieux-vivre dans le monde. C’est notre petite partie, notre petit apport dans la vie.

Cette rencontre avec lui-même a l’effet escompté : les idées noires se sont dissipées et il ne cherche plus à donner un sens à la tragédie. C’est arrivé, ça m’est arrivé. C’est tout. Il n’y a rien d’autre à comprendre.

Quant aux deux auteurs du meurtre de l’agent de la Brink’s, André Castonguay soutient qu’ils ont été retrouvés quelques années plus tard alors qu’ils commettaient un crime similaire à Houston, aux États-Unis.

Source : Geneviève Proulx, Radio Canada/Estrie

Encore et toujours l’assimilation qui nous guette

Pas normal qu’au Québec on ait encore notre langue à défendre. C’est bien beau la mondialisation, mais qu’en restera-t-il dans une trentaine d’années ? Celles-ci avancent et l’usage du français empire. Il faut être complètement aveugle pour ne pas le voir et sourd pour ne pas l’entendre. Les jeunes, c’est à vous de prendre le bâton du pèlerin pour sauver le français au Québec.

Sophie Durocher a écrit un article intéressant sur le sujet, dans l’édition d’hier du Journal de Montréal. Évidemment que je partage son opinion, puisque c’est son texte que je partage avec vous aujourd’hui. Assoyez-vous confortablement avec votre tasse de café pour prendre connaissance de cette assimilation à très petites doses.

BONJOUR, HI, BYE BYE LE FRANÇAIS Sophie Durocher

Je suis découragée. Abattue. Déprimée. Dégoûtée. Affligée. Démoralisée. Atterrée.

Je viens de regarder le documentaire I speak Français qui sera diffusé le 20 mars à Télé-Québec, et je suis maintenant convaincue que les milléniaux québécois trouvent l’anglais tellement chill que le Québec sera une province bilingue, comme le Nouveau-Brunswick, quand je serai grand-mère.

MON DRAPEAU EN BERNE

La journaliste Karina Marceau a commandé un sondage pour connaître l’opinion que les jeunes de 18-24 ans ont du français. Ils sont fiers de parler la langue, mais la trouve compliquée pour rien, et ne voient pas où est le problème de parler franglais. Mais la donnée qui m’a donné froid dans le dos est la suivante : 60% des jeunes Québécois sont en faveur de l’assouplissement de la loi 101 pour permettre d’avoir une éducation en anglais dès le primaire. Attendez : ce chiffre monte à 91% auprès des jeunes de la ville de Québec.

On touche ici au paradoxe québécois : à force de protéger le français, on a fini par faire croire à nos plus jeunes que la bataille était gagnée et que plus rien ne menaçait la langue de Molière au Québec.

Que va-t-il arriver, d’après vous, si les enfants des milléniaux ont accès à l’école en anglais ? Toute une génération va envoyer sa progéniture s’éduquer dans la langue du commerce et on va garder le français comme une langue qu’on parle à la maison, un peu folklorique, pour parler à grand-maman et grand-papa quand on va leur rendre visite.

Comme le dit une jeune fille interviewée dans le documentaire : « Je regarde la télé en anglais, je regarde des films en anglais et je n’écoute que de la musique anglaise ». Alors, pourquoi s’emmerder à apprendre les règles du participe-passé ?

Je ne sais pas ce qui est le plus décourageant du documentaire. Entendre la députée de Québec solidaire Catherine Dorion, toujours prête à mettre une tuque sur la qualité du français, souhaiter qu’on foute la paix aux jeunes en arrêtant de leur dire qu’ils parlent mal.

Ou voir ces deux jeunes francophones, entrepreneures du web à Québec, qui expliquent le plus sérieusement du monde qu’elles se parlent le plus souvent en anglais. C’est tellement catchy !

LA LANGUE DE CHEZ NOUS

Il me semble que si l’on veut que cette cause-là ne soit pas perdue, il va falloir que les plus vieux prêchent par l’exemple et donnent un sérieux coup de barre.

Pourquoi les politiciens parlent-ils si mal ?

Pourquoi les publicitaires permettent-ils que des fautes de syntaxe, des erreurs grossières, des expressions fautives se glissent dans des messages qu’on entend à répétition ?

Comment voulez-vous que des milléniaux soignent leur français quand les influenceurs parlent de leur team ou que les vedettes parlent de leur best ? L’autre jour, j’ai même entendu une chroniqueuse culturelle à Radio-Canada parler de donner du love à un artiste. Et l’animateur n’a pas bronché et ne l’a pas reprise. Misère, du love, pour l’amour du Bon Dieu ! Je comprends que certains mots anglais, intraduisibles, soient utilisés. Mais depuis quand les mots « amour », « équipe », « meilleur » sont-ils devenus ringards ?

Hommage aux femmes du Québec

C’est aujourd’hui le 110e anniversaire de la Journée nationale des femmes mais, le 8 mars 1977, l’ONU officialisait à l’échelle mondiale La journée internationale des femmes.

C’est aujourd’hui votre journée, mesdames. Pour souligner cette journée spéciale qui vous est consacrée, quoi de mieux que vous faire connaître l’existence du monument en hommage aux femmes en politique, sur les parterres de l’Assemblée nationale à Québec.

UN GESTE SYMBOLIQUE DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE

Si les femmes ont aujourd’hui les mêmes droits politiques que les hommes au Québec, elles les ont acquis au prix de nombreuses luttes tout au long d’un parcours difficile.

C’est pour rappeler la dureté de ces luttes que l’Assemblée nationale a autorisé la création du Monument en hommage aux femmes en politique.

Dévoilée le 5 décembre 2012, cette œuvre de Jules Lasalle montre 4 femmes d’exception qui, chacune à leur manière, n’ont cessé de réclamer davantage de droits politiques pour les femmes.

Il s’agit de Marie Lacoste Gérin-Lajoie, d’Idola Saint-Jean, de Thérèse Casgrain et de Claire Kirkland-Casgrain, figures emblématiques de la lutte des femmes pour toutes les Québécoises.

UN DÉVOILEMENT HISTORIQUE

L’inauguration du monument a été effectuée par Pauline Marois, première femme de l’histoire du Québec à exercer la fonction de première ministre. Cet événement a de plus coïncidé avec le 50e anniversaire de l’élection de Marie-Claire Kirkland.

UN EMPLACEMENT DE CHOIX

Situé du côté sud de l’hôtel du Parlement sur les parterres de l’Assemblée nationale, le Monument en hommage aux femmes en politique s’offre au regard des Québécois et touristes qui parcourent la Grande Allée, l’une des artères les plus fréquentées de la ville de Québec.

Fait intéressant, ce monument est placé entre les statues de Maurice Duplessis et de Louis-Joseph Papineau, deux des plus farouches adversaires du droit de vote des femmes. La statue d’Adélard Godbout, dont le gouvernement a voté en 1940 la loi donnant le droit de vote et d’éligibilité aux femmes, est également à proximité.

COMMENT SYMBOLISER LA LUTTE DES FEMMES

Quel visage donner à un monument qui doit symboliser la lutte de milliers de femmes? Quels personnages choisir? Sur quels critères? Doit-on créer un monument avec un ou plusieurs personnages ou se diriger vers l’art abstrait?

La question a été tranchée en choisissant 4 figures qui ont marqué les étapes de cette lutte.

Chacune à leur façon, Marie Lacoste-Gérin-Lajoie, Idola Saint-Jean, Thérèse Casgrain et Marie-Claire Kirkland ont fait avancer la cause des femmes à leur époque.

MARIE-LACOSTE-GÉRIN-LAJOIE (1867-1945)

Dès son jeune âge, Marie Lacoste-Gérin-Lajoie réalise les inégalités de droits envers les femmes. Toute sa vie, elle va lutter pour l’égalité des sexes, bien servie par ses talents de pédagogue, d’organisatrice et ses convictions inébranlables.

Militant à partir de 1893 au sein du Conseil national des femmes du Canada, elle publie en 1902 son Traité de droit usuel. Le succès de cet ouvrage qui informe les femmes sur leurs droits juridiques lui vaut d’être réédité et traduit en anglais.

En 1907, Lacoste-Gérin-Lajoie participe à la fondation de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, un regroupement féministe francophone et catholique. Devenue présidente en 1913, elle en fait une véritable organisation militante dotée d’un journal ─ La Bonne Parole ─ qui donne de l’ampleur au discours féministe.

En 1908, elle participe activement à la fondation de l’École d’enseignement supérieur pour les jeunes filles. Jusque-là, aucun établissement francophone au Québec ne décernait aux filles le diplôme nécessaire à l’admission aux études supérieures.

En 1922, Lacoste-Gérin-Lajoie est l’une des fondatrices du Comité provincial pour le suffrage féminin. L’année suivante, elle est à la tête d’une délégation de 400 militantes qui se rend à Québec pour demander le droit de vote et d’éligibilité des femmes. C’est aussi en grande partie grâce à elle si l’Assemblée législative modifie le Code civil, en 1931, pour donner à la femme mariée le plein contrôle de ses avoirs et de son salaire.

Véritable pionnière, Marie Lacoste-Gérin-Lajoie inspirera toute une génération de féministes : son action amorce les luttes des décennies suivantes.

IDOLA SAINT-JEAN (1880-1945)

Le parcours d’Idola Saint-Jean est original à plusieurs égards au sein du mouvement féministe.

Professeure de français à l’Université McGill, elle est secrétaire du Comité provincial pour le suffrage féminin à partir de 1922.

Cinq ans plus tard, elle fonde l’Alliance canadienne pour le vote des femmes, l’une des deux plus importantes associations féministes du Québec. En 1930, elle se présente comme candidate aux élections générales fédérales dans le comté de Saint-Denis. Elle ne remporte pas la victoire, mais récolte 1732 voix grâce à des discours centrés sur des thèmes électoraux résolument suffragistes.

Pour Saint-Jean, le vote des femmes est la clé pour corriger les injustices sociales dont elles sont victimes. Indépendante, elle réclame notamment l’égalité juridique entre les sexes et l’autonomie financière pour les femmes. Elle mène ses combats sur de nombreuses tribunes, dont La Sphère féminine, revue qu’elle rédige et publie jusqu’à son décès.

Véritable franc-tireuse, Saint-Jean est souvent en rupture avec les autres militantes féministes quant aux moyens à utiliser pour faire triompher leur cause. Elle n’en demeure pas moins l’une des figures dominantes de la lutte pour les droits des femmes au Québec.

THÉRÈSE CASGRAIN (1896-1981)

Fille de Rodolphe Forget, grand financier et homme politique, Thérèse Casgrain fait sa marque en consacrant sa vie à l’avancement de la cause féministe et à l’aide aux démunis.

Très tôt, elle participe activement à la lutte du Comité provincial pour le suffrage féminin. En 1927, le Comité se divise en deux mouvements distincts et l’un des deux, la Ligue des droits de la femme, est dirigé par Casgrain jusqu’en 1942.

Le réseau social et politique de Casgrain fait d’elle une militante influente qui ouvre aux féministes les portes des cénacles du pouvoir.

Son époux, Pierre Casgrain, est vice-président de la Chambre des communes à Ottawa. Membre du club des femmes libérales, elle convainc Adélard Godbout, en 1938, d’inviter 40 femmes au congrès du Parti libéral et elle réussit à inscrire le suffrage féminin au programme de ce parti. Puis elle encourage le nouveau premier ministre Godbout à tenir tête au cardinal qui, en 1940, s’oppose toujours à l’adoption de cette mesure.

Casgrain fait ensuite le saut en politique active. Bien qu’elle ne réussisse pas à se faire élire aux élections fédérales et provinciales, elle devient la première femme à diriger un parti politique au Canada, le Parti social-démocrate (1951-1957).

Tout au long de sa vie, l’esprit d’initiative et l’implication sociale de Thérèse Casgrain la poussent à fonder plusieurs associations et organismes à caractère politique. Elle participe notamment à la fondation, en 1966, de la Fédération des femmes du Québec et siège comme sénatrice indépendante en 1970 et en 1971 au Parlement d’Ottawa.

MARIE-CLAIRE KIRKLAND (1924-2016)

Marie-Claire Kirkland est née en 1924. Elle est avocate lorsqu’elle est élue députée de la circonscription de Jacques-Cartier en 1961, succédant ainsi à son père dans cette fonction.

C’est la première femme de l’histoire du Québec élue au Parlement québécois. Le 5 décembre 1962, elle accède au cabinet de Jean Lesage comme ministre.

À ce titre, elle réalise une importante réforme du Code civil en 1964 qui met fin à l’incapacité juridique des femmes mariées. Celles-ci peuvent désormais exercer une profession, gérer leurs propres biens, intenter des actions en justice et conclure des contrats comme la signature d’un bail pour un logement.

Toujours en 1964, Kirkland est nommée ministre des Transports et des Communications. Juste avant de quitter la politique active, elle présente le projet de loi créant le Conseil du statut de la femme, en 1973. Elle est ensuite nommée juge à la Cour provinciale du Québec, fonction qu’elle occupe jusqu’en 1991.

Par sa contribution unique à la société et sa brillante carrière, Kirkland demeure un véritable symbole de la cause féministe au Québec.

Bonne journée internationale des femmes

Source : paricilademocratie.com

Et puis, ce fut l’hiver…

Tu sais que le temps a une manière d’aller très vite, sans que tu ne t’aperçoives des années qui passent.

Il semble qu’hier j’étais encore jeune, nouvellement mariée et je m’aventurais dans ma nouvelle vie avec mon conjoint.

Aujourd’hui, je me questionne : Où sont passées toutes ces années ?

Je sais que je les ai toutes vécues selon mes espérances et mes rêves, de la façon où elles étaient à l’époque.

Mais il est ici, l’hiver de ma vie qui m’a rattrapé par surprise.

Comment en suis-je arrivé là, si vite ?

Où sont passées toutes ces années et où s’est envolée ma jeunesse ?

Je me rappelle bien d’avoir vu des personnes âgées pendant toutes ces années, et qu’elles avaient toutes beaucoup d’avance sur moi, que mon hiver était encore bien loin et que je ne pouvais pas deviner ou imaginer ce qu’il pouvait bien être !

Mais, il est là : mes amies sont des retraitées qui grisonnent… elles se déplacent plus lentement et je vois des personnes encore plus âgées.

Quelques-unes sont en bonne forme, d’autres moins que moi… mais je vois de grands changements : Leur âge est plus apparent et je suis l’antédiluvienne que j’avais l’habitude d’observer et que je ne pensais pas devenir !

Maintenant, je réalise que de seulement prendre une douche est devenu difficile !

Et de faire une sieste n’est plus un luxe… mais une nécessité ! Car si je ne le fais pas volontairement, le fait de juste m’asseoir… je m’endors !

C’est bien maintenant que j’entre dans cette nouvelle saison de ma vie sans être préparée aux malaises, ni aux souffrances, ni à la perte des forces, ni au manque de dextérité et de ne plus faire les choses que je désirais.

Au moins, je sais que l’hiver de ma vie est arrivé.

Je ne sais pas combien sera sa durée, mais une chose est certaine, lorsqu’il sera terminé, une nouvelle aventure va commencer !

Oui, j’ai des regrets… pour certaines choses que je n’aurais pas dû faire et certaines autres que j’aurais dû m’efforcer d’accomplir. Par contre, il y a plusieurs choses que je suis fière d’avoir faites. Ça fait partie de mon vécu.

Si tu n’es pas encore dans ton hiver, laisse-moi te rappeler que le temps passe plus vite que tu ne penses.

Alors, s’il y a des choses que tu désires accomplir durant ta vie, s’il te plaît, fais-les vite. Ne les remets pas à plus tard, la vie est si courte !

Fais ce que tu peux aujourd’hui, car tu ne peux t’assurer si la fin de ton hiver est lointaine ou pour demain.

Malheureusement, tu n’as aucune promesse qui ne te dise si tu verras toutes les saisons de ta vie. Alors vie pour aujourd’hui et réalise toutes les choses dont tu rêves pour ceux que tu aimes afin qu’ils se souviennent. Espère qu’ils t’apprécient et t’aiment pour tout ce que tu as fait pour eux durant toutes les années passées.

Si la vie est un cadeau pour toi, la manière de la vivre sera un cadeau pour ceux qui te succèderont. Rend-la fantastique ! Vis-la bien ! Amuse-toi aujourd’hui ! Fais quelque chose de plaisant ! Sois heureux !

Aie une belle journée | Rappelle-toi : « La vraie richesse c’est la santé et non pas les pièces d’or ou d’argent, »

Ainsi va ta vie à fond dans les jours qui viennent.

Pour terminer, saches qu’aujourd’hui c’est le moment le plus âgé que tu ais atteint; alors jouis de cette journée le temps qu’elle durera.

Sortir fait du bien, mais revenir à la maison c’est mieux !

Tu oublies des noms, ce n’est pas grave, car certains autres ont même oublié qu’ils te connaissaient ! Tu réalises que tu n’es plus bon à accomplir quelque chose.

Les choses que tu aimais faire, ne t’intéressent plus ? Tu dors mieux dans une chaise longue avec la télévision allumée, que dans ton lit ? Cela s’appelle un « Pré-sommeil ».

Tu as tendance à utiliser des mots débutants par un « Q » : Quoi ? Quand ? Quel ? Qui ?

Tu te plains que les imprimeurs utilisent d’aussi petits caractères dans leurs publications ?

Les villes et les villages sont éloignés et les coins de rues sont plus loin. Les trottoirs semblent plus hauts.

Maintenant que tu as les moyens d’avoir des bijoux dispendieux, il n’est pas sécurisant de les porter partout.

Ce qui t’apparaissait comme des taches de rousseur sont devenus des points bruns.

Tout le monde chuchote maintenant.

Dans ta garde-robe, tu as des vêtements de trois grandeurs dont deux que tu ne porteras plus jamais !

Mais le qualificatif « Vieux » est bon dans certains cas : « Vieux films », vieilles chansons » et le meilleur de tous. « Vieux amis » ! Surtout, soit un bon « vieux frère ».

Source : http://www.terredisrael.com/infos/et-puis-ce-fut-lhiver/

La leçon de français (33)

LE PRÉSENT DE L’INDICATIF : VERBE DU 3E GROUPE EN « -RE » ET « -DRE »

Règles

Au présent de l’indicatif, tous les verbes terminés par « -re » ou « -dre » perdent le « e », mais certains subissent des modifications de leur radical.

RIRE : Je ris, tu ris, il rit, nous rions, vous riez, elles rient.

LIRE : Je lis, tu lis, elle lit, nous lisons, vous lisez, ils lisent.

PROMETTRE : je promets, tu promets, il promet, nous promettons, vous promettez, elles promettent.

DISPARAÎTRE : je disparais, tu disparais, elle disparaît, nous disparaissons, vous disparaissez, ils disparaissent.

FAIRE : je fais, tu fais, elle fait, nous faisons, vous faites, ils font.

DESCENDRE : je descends, tu descends, il descend, nous descendons vous descendez, elles descendent.

APPRENDRE : j’apprends, tu apprends, elle apprend, nous apprenons, vous apprenez, ils apprennent.

PEINDRE : je peins, tu peins, elle peint, nous peignons, vous peignez, ils peignent.

Astuce ! Lorsque le radical se termine par « d » ou « t », on ne place pas de terminaison à la 3e personne du singulier.

Exercices

1- Quel pronom personnel complète cette phrase ?

… convaincs tes camarades de t’accompagner.

A) Elle – B) Ils – C) Tu – D) Il

2- Quel verbe complète cette phrase ?

Comme des joueurs sont blessés, l’arbitre … la partie.

A) interromps – B) interrompent – C) interrompt – D) interrompes

3- Complétez la phrase avec la forme verbale qui convient.

Dans les régions tropicales, les bambous … de plus d’un mètre par an.

A) croissent – B) croîtrons – C) croient – D) croissait

4- Quelle forme verbale complète cette phrase ?

Il y a bien longtemps qu’on ne … plus les vaches à la main.

A) trais – B) trait – C) traient – D) trairas

5- Complétez la phrase avec les verbes qui conviennent.

Je … mon code confidentiel, mais … d’appuyer sur la touche « Validation ».

A) tape / omet – B) tapes / omets – C) tape / omets

6- Complétez la phrase avec les formes verbales qui conviennent.

Je … volontiers que j’… une erreur.

A) reconnais / ai commis – B) reconnais / avait commis

C) reconnaît / ai commise – D) reconnaît / ai commis

7- Dans quelle phrase le verbe n’est-il pas conjugué au présent de l’indicatif?

A) Les oiseaux pondent des œufs.

B) Ce tissus déteindra au lavage.

C) Claude recoud ses boutons.

D) Ces jeux plaisent aux jeunes.

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) C* – 2) C – 3) A** – 4) B*** – 5) C – 6) A – 7) B****
* Outre la terminaison de la 2e personne du singulier, le déterminant possessif « tes » et le pronom personnel complément « t’ » fournissent des indices.
** Il s’agit du verbe « croître » et non du verbe « croire ». Les deux autres verbes ne sont pas conjugués à la 3e personne du pluriel.
*** Le verbe « traire » est conjugué à la 3e personne du singulier.
**** Le verbe déteindre est conjugué au futur simple.

Réflexions spirituelles

Quelqu’un a écrit ces 10 formidables réflexions. Lis-les en essayant d’en saisir la signification profonde que dégage chacune d’elles.

1) La prière n’est pas une roue de secours dont tu fais usage, quand tu as un souci… mais elle est le volant qui donne la bonne direction, tout au long de la vie !

2) Pourquoi est-ce que le pare-brise d’une voiture est-il si large et les rétroviseurs sont si petits ? Parce que notre passé n’est pas aussi important que notre futur ! Alors, regarde vers l’avant et avance !

3) L’amitié c’est comme un livre. Ça ne prend que quelques secondes à brûler, mais ça prend des années à s’écrire !

4) Toute chose est temporaire dans la vie. Si elles sont bonnes, profites-en, elles ne dureront pas pour toujours ! Si elles sont mauvaises, ne t’en fais pas, elles ne dureront pas non plus.

5) Les vieux amis sont de l’or ! Les nouveaux amis, sont du diamant ! Si tu trouves un diamant, n’oublie pas l’or ! Car pour que le diamant tienne, tu as besoin d’une base en or !

6) Souvent quand nous perdons espoir et pensons que c’est la fin. Dieu sourit depuis là-haut et dit : du calme, bien aimé (e), c’est juste un virage, pas la fin !

7) Quand Dieu règle tes problèmes, tu as alors foi dans ses capacités. Quand Dieu ne règle pas tes problèmes, c’est qu’IL a foi dans tes capacités.

8) Une personne aveugle demanda à Dieu : – y a-t-il quelque chose qui soit pire que de perdre la vue ? Dieu a répondu : – oui, perdre ta vision !

9) Quand tu pries pour les autres, Dieu t’écoute et les bénit, et parfois, quand tu es en sécurité et dans la joie, rappelle-toi, que quelqu’un a prié pour toi.

10) Se soucier, n’enlève pas les soucis de demain; ça ne fait qu’enlever la paix d’aujourd’hui !

Je ne suis pas câlin

Vendredi dernier, 1er mars, je publiais un article sur les câlins. Alors, voici l’envers de la médaille… « Je ne suis pas câlin ».

Ils n’embrassent ni ne cajolent. Peu enclins à dévoiler leur amour au grand jour, ils sont sur la réserve. Presque sur la défensive… Pourquoi faire preuve de retenue ? Comment réduire la distance ? Voici un article d’Aurore Aimelet sur le sujet.

TÉMOIGNAGE

« J’adore mes enfants, affirme Sophie, 37 ans, photographe. Mais je ne sais pas les prendre dans mes bras, ou les cajoler gratuitement. Ces gestes ne sont pas naturels chez moi. Et je m’en veux d’être aussi froide. » A l’heure où l’on prône les vertus du « peau-à-peau », il n’est pas facile de porter fièrement sa pudeur. « Notre société valorise et encourage le contact, reconnaît Laurie Hawkes, psychologue et psychopraticienne.

Nous devons être tendres, chaleureux, décomplexés… L’introversion est vite jugée dysfonctionnelle. » Pour autant, les marques d’affection sont-elles nécessaires ? « L’échange est fondamental à notre équilibre, admet la psychanalyste Dominique Devedeux. Le toucher est structurant pour l’individu, qui y puise sa sécurité affective. Mais des résistances peuvent bloquer notre désir d’aller vers l’autre. »

POURQUOI ?

Je reproduis ce que je connais

Laurie Hawkes constate que, dans certaines familles, « l’émotion, l’affect, voire le corps, sont mis à distance. Ce qui est ressenti est gardé pour soi ». Or, nous avons tous tendance à marcher sur des sentiers battus. « Inconsciemment, il est bien plus sécurisant de reproduire ce que nous avons vu et expérimenté, enfant », poursuit Dominique Devedeux. Notre mère ne nous embrassait jamais ? Sa réserve ayant été érigée en norme, comment désormais couvrir l’autre de baisers ? Nos parents étaient distants ? Vingt ans plus tard, nous voilà emmurés dans ce même schéma conjugal. « L’inconscient est paresseux ! sourit la psychanalyste. Automatiquement, l’individu calque son comportement sur celui dont il sait comment il fonctionne. »

Je m’autocensure

Ce n’est pas le désir de rendre tangible l’amour qui fait défaut, « car nous avons tous en nous cet élan », précise Dominique Devedeux. Laurie Hawkes rappelle que « tout petit, l’enfant produit des gestes spontanés, selon Winnicott. Naturellement, il cherche le contact avec sa mère – ou toute autre figure maternante. Si ce besoin n’est pas accueilli et accepté, alors le geste est interrompu. Le bébé a honte d’avoir ressenti un tel désir, comme si celui-ci n’était pas bon ou digne, puis il « gèle » son corps ». Des expériences malheureuses et répétées inhibent notre spontanéité. Pour Dominique Devedeux, « nous nous défendons d’exprimer notre amour et justifions notre réserve par des « Je ne sais pas comment faire« , « Quand on n’a rien reçu, on n’a rien à donner« , ou encore « Ce n’est pas moi« . Ces croyances nous installent dans l’austérité ».

J’ai peur de l’autre

Mais derrière ces bons prétextes se cache la peur d’éprouver à nouveau de la honte. « Nous craignons et anticipons la réaction de l’autre, son rejet, sa moquerie, son embarras, explique la psychanalyste. L’autre, cet éternel inconnu, représente une menace. » Dont il faut rester à l’écart ! À moins de trouver un être inoffensif, innocent ? « Certains introvertis s’autorisent une proximité physique avec un nouveau-né ou même… un animal ! remarque Laurie Hawkes. Parce que celui-ci n’est pas un danger. » Mais dès lors que l’enfant grandit ou que c’est un adulte qu’il nous faudrait dorloter, le passé resurgit et tout notre corps, notre cœur, notre esprit, nous dit ! : « N’y va pas, souviens-toi, tu vas te brûler les doigts. »

QUE FAIRE ?

Prendre le risque de la rencontre

Dominique Devedeux, psychanalyste, suggère d’oser : « Puisque, naturellement, le désir d’aller vers l’autre demeure intact, peut-être pouvez-vous essayer d’aller au-delà de vos résistances et, au lieu d’étouffer la pulsion, vous autoriser à l’écouter ? Pourquoi ne pas tenter, de temps en temps, un geste ? » Choisissez quelqu’un de confiance, dont vous savez l’amour irréfutable. Et voyez ce qu’il arrive ! Cette expérimentation peut vous suffire à vous rassurer et apaiser vos anticipations du pire.

Danser !

« Il s’agit de réapprendre la proximité physique, analyse Laurie Hawkes, psychologue et psychopraticienne. Je propose souvent aux personnes très réservées de se mettre à la danse. C’est une activité qui suppose d’être en lien avec son partenaire, mais qui demeure cadrée. Les règles, les consignes sont sécurisantes. » À vous de trouver le rythme qui vous convient : salsa, tango, rock…

S’interroger en thérapie

Pour Laurie Hawkes, « si le blocage remonte à l’enfance, une thérapie peut aider la personne à explorer l’angoisse ». Ne vous tournez pas nécessairement vers une thérapie corporelle, qui pourrait vous faire peur et renforcer le symptôme. Vous pouvez aussi penser à libérer votre corps de sa tension interne en optant pour des séances de relaxation, de méditation, de yoga. « Il s’agit de se faire du bien, de se faire plaisir, conclut Dominique Devedeux. Rester en retrait, c’est se priver du sel de la vie. »

TÉMOIGNAGE

Emmanuelle, 41 ans, ophtalmologiste

« Mon homme, c’est le feu, et moi, la glace ! J’ai aussi beaucoup de mal à dire « Je t’aime ». Dans ma famille, on ne se dit rien, on ne se touche pas ; et si, par malheur, on se frôle, on s’excuse ! Ça fait rire Arnaud, qui prend un malin plaisir à embrasser tout le monde. À ses côtés, je m’ouvre un peu et parviens à exprimer davantage mes sentiments. Plutôt que de rester sur ma banquise, j’ai pris l’habitude de lui écrire, de lui dire aussi qu’il compte pour moi, ou qu’il est un homme formidable. Parce que tout le monde mérite de se sentir aimé. »

Source : Psychologies.com

Salmigondis

UNE CHICANE DE CLOCHER
C’est quoi, cet entêtement à ne pas vouloir enregistrer son ou ses armes à feu ? C’est une farce qui s’explique mal. Est-ce que les propriétaires de ces armes ont des choses à cacher ? Une arme à feu est un instrument de mort, de destruction et c’est parfaitement normal que le gouvernement et les corps policiers en aient accès.

Une auto, au Québec, doit être immatriculée pour circuler sur les routes et c’est parfaitement logique. Il en va ainsi pour les armes à feu. La levée de boucliers pour ne pas les enregistrer est sans fondement et prouve que leurs propriétaires sont des cachotiers.

UNE CHANCE QU’IL Y AVAIT DES LIGNES
Eh oui ! On en voit de toutes les couleurs, même ici. Pourtant, il n’y a pas de neige pour nous empêcher de voir les lignes de démarcations. C’est le soleil absolu dans un ciel sans nuages, mais cet automobiliste floridien s’est stationné en « gnochon » au Publix du coin, ce matin.

Une photo vaut mille mots et c’est pourquoi j’ai décidé d’immortaliser la façon de se stationner de ce sans génie. Encore une chance que les lignes étaient visibles sans quoi, j’imagine facilement ce qui aurait pu se produire. À l’occasion, on peut voir des conducteurs dépasser les lignes parce que leur gros camion est large et imposant… mais là, un VUS de Nissan tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Allez comprendre ! Du je m’en foutisme pur et simple !

ÉVITEZ L’OKLAHOMA
CHICAGO| (AFP) Les résidents de l’Oklahoma vont être autorisés à porter ouvertement des armes sans permis et sans entraînement préalable, grâce à une nouvelle loi ratifiée mercredi dernier, 27 février, par le gouverneur de cet État américain. Les partisans de la législation, qui entrera en vigueur en novembre, affirment qu’elle protège le droit constitutionnel à porter des armes, tout en étant similaire aux lois, dans 15 autres États.

La mesure a été facilement adoptée par le parlement local cette semaine. Elle est devenue la première loi à être signée par le nouveau gouverneur républicain Kevin Stitt. « En allant partout dans l’État, dans les 77 comtés, j’ai écouté les résidents dire qu’ils attendaient de nous que l’on protège leur droit à porter des armes », a dit M. Stitt lors de la cérémonie de signature.

Et pendant ce temps, comme partout aux États-Unis, tout ce beau monde va à la messe chaque dimanche… au pays des cowboys !

LES CIGARETTIERS COUPABLES… UN NON-SENS
La Cour d’appel en a décidé ainsi; 17 milliards de dollars à remettre aux victimes fumeurs par les méchants cigarettiers. Ces derniers vont probablement se rendre jusqu’en Cour suprême pour se défendre et c’est tant mieux. Nous sommes rendus comme aux États-Unis; tout est prétexte à poursuite. Si des fumeurs meurent d’un cancer des poumons, c’est la faute des compagnies de tabac.

Eh bien ! J’ai fumé pendant 30 ans et jamais personne n’a influencé ce choix. Je l’ai pris en toute connaissance de cause. Si on suit le raisonnement des victimes, de cette façon, les obèses morbides devraient poursuivre tous les restaurants de fast food pour leur état. Les alcooliques devraient également intenter des poursuites contre la SAQ ou les brasseurs de houblon. Un non-sens dans une société où c’est toujours la faute de quelqu’un d’autre. Inconcevable !