Trois gouttes de lumière…

LA SAGESSE DANS LE CHOCOLAT CHAUD

Tout en jasant lors d’une réunion, un groupe de gradués, bien établis dans leurs carrières, décidèrent de rendre visite à leur vieux professeur d’université, maintenant retraité.

Pendant leur visite, la conversation tourna autour des plaintes concernant le stress dans leur travail et leur vie.

Offrant à ses invités du chocolat chaud, le professeur alla dans sa cuisine et revint avec un gros contenant de chocolat chaud et un assortiment de tasses – en porcelaine, en verre, en cristal, très simples, certaines dispendieuses, d’autres exclusives – et il leur dit de se servir à leur goût.

Quand ils eurent tous une tasse de chocolat chaud en main, le professeur leur dit :

Vu qu’il est normal pour vous de vouloir toujours le meilleur pour vous-même, voilà la source de vos problèmes et de votre stress.

La tasse dans laquelle vous buvez n’ajoute rien à la qualité du chocolat chaud. Dans la plupart des cas, elle est juste plus dispendieuse et, dans certains cas, elle cache même ce que vous buvez.

Ce que vous vouliez tous était du chocolat chaud, pas la tasse, mais vous avez consciemment choisi les plus belles tasses. Et vous vous êtes mis à z’yeuter la tasse de l’autre. Maintenant, considérez ceci :

La vie est le chocolat chaud; votre travail, votre argent et votre place dans la société sont les tasses. Elles ne sont que les outils pour supporter et contenir la vie. La tasse que vous avez ne définit ni ne change la qualité de vie que vous avez.

Parfois, en ne se concentrant que sur la tasse, nous oublions de profiter du chocolat chaud que Dieu nous a procuré. Dieu fait le chocolat chaud, l’homme choisit les tasses.

Les gens les plus heureux ne sont pas ceux qui ont le meilleur de tout. Ils font seulement le meilleur de tout ce qu’ils ont.

Vivez simplement. Aimez généreusement. Donnez sincèrement. Parlez gentiment. Et savourez votre chocolat chaud !

DOSSIER : Tendances sexuelles féminines

On en apprendra tous les jours sur les désirs et fantasmes sexuels des femmes de plus de 35 ans. Sous la plume de Silvia Galipeau, La Presse+ publiait un dossier exhaustif et intéressant sur le sujet dans son édition du 7 juillet, que je partage avec vous

ELLES PAYENT POUR DU SEXE Silvia Galipeau

Elles sont majeures, professionnelles, célibataires ou pas. Et pour toutes sortes de raisons, elles ont décidé de payer pour des caresses, de la tendresse et du sexe. Bref, pour jouir. Portrait d’un phénomène tabou, méconnu et, surtout, sous-estimé.

POURQUOI PAS MOI?

« Dans la vie, je donne, je donne. Là, c’est comme si je décidais non seulement de demander, mais de m’offrir quelque chose à moi. »

Catherine* a 52 ans. Mariée depuis 30 ans, mère de deux enfants, elle vient de se payer un « massage tantrique », orgasmes inclus. Elle a trouvé son « masseur » érotique dans une petite annonce sur internet.

Attablée dans un restaurant à déjeuner de la Rive-Sud, rouge comme une tomate, la coquette quinquagénaire confie qu’elle ne regrette rien. Au contraire. Elle compte même y retourner, pour s’abandonner à nouveau à un total étranger. Revivre cet « abandon » sans « relation » : « J’avais l’impression d’être en vie, allumée. Ça, ça me manque énormément… »

Parce qu’avec son mari, enchaîne-t-elle, ça n’a jamais été « ça ». Une agression sexuelle à l’adolescence lui aurait « jammé la machine », croit-elle. En 30 ans de vie commune avec le père de ses enfants, le sexe avec lui ne l’a d’ailleurs jamais fait « triper ». Le massage érotique ? À cette question, ses yeux se remplissent de larmes.

« C’est comme si j’avais été chercher quelque chose de vital. […] Mais c’est clair que si j’avais tout ce dont j’ai besoin dans ma relation, je n’aurais pas besoin d’aller là… »

— Catherine, 52 ans

Tabou, le phénomène des femmes qui se payent des services sexuels commence tranquillement à faire jaser, notamment depuis la diffusion de la téléréalité américaine Gigolos, laquelle a mis en scène, pendant pas moins de six saisons, des hommes, hétéros, escortes de l’agence Cowboys for Angels, avec leurs nombreuses clientes. Au Royaume-Uni, le Sun rapporte que l’agence d’escortes pour femmes gentlemen4hire.com, la toute première du genre, fondée il y a 10 ans, reçoit aujourd’hui pas moins de 1000 visites par jour. À Montréal, les petites annonces destinées aux femmes uniquement existent, mais demeurent marginales.

Témoignages de clientes

De manière générale, les clientes ne se vantent d’ailleurs pas. Elles restent dans l’ombre. Entre autres parce que l’achat de services sexuels est illégal au Canada, mais aussi de peur d’être jugées.

Au fil du temps, nous avons néanmoins récolté quelques témoignages, qui ont été racontés dans le cadre de la rubrique Derrière la porte. D’abord, il y a eu Jocelyne, une femme dans la quarantaine qui se payait une escorte (une femme cette fois), question d’assouvir un « fantasme » et de ne pas « passer à côté de ça ».

Puis, Hélène, jeune cinquantaine, qui nous a raconté avoir eu recours à un « masseur », en apprenant que son mari se payait des escortes à son insu. « Je voulais essayer ça, moi aussi : tu payes, puis tu as du sexe. » Et finalement Sophie, 50 ans, rencontrée cet hiver : « À un point dans ma vie, je me suis dit : that’s it, j’engage un straight male escort. » Pourquoi ? Parce qu’elle en a les moyens, que les sites de rencontres sont énergivores, qu’elle n’a « jamais pogné » dans les bars et que les jouets, ça manque de « chaleur », nous a-t-elle expliqué. Et puis parce qu’elle a des besoins physiques à combler, surtout.

L’avis de l’escorte

Maxime Durocher a 44 ans. Il est l’un des rares hommes à s’afficher ouvertement comme escorte à Montréal.

Il milite aussi activement pour la reconnaissance des droits des travailleurs du sexe. C’est lui qui a « ouvert » le marché ici en 2011, croit-il. D’après lui, le phénomène serait encore embryonnaire au Québec. Une poignée de femmes seulement s’offriraient de tels services.

« C’est un service entre deux personnes consentantes. »

— Maxime Durocher, escorte pour femmes seulement

Sur son site, il offre aussi des « services » précis : « câlins », « intimité » ou « kink ». Le tout suit généralement une sortie (resto ou autre) pour environ 300 $ l’heure. Qui sont ses clientes ? Des femmes de 35 à 65 ans avec de l’argent, pour la plupart des « régulières » avec un « besoin », dit-il. « Elles sont seules, ou veulent s’offrir un cadeau, explorer ou reprendre contact avec leur sexualité. »

Dans la culture populaire, le personnage d’une femme cliente a été très « peu vu », signale la féministe Martine Delvaux. Hormis Miss Sloane, thriller politique de 2016, dit-elle. « Ça sert le portrait d’une femme autoritaire, de carrière, dans la représentation populaire, je crois. »

Mais Maxime Durocher rejette ce stéréotype. Il est très difficile de tracer un portrait type, fait-il valoir. Tout comme celui des hommes clients d’escortes, d’ailleurs. Chaque client, homme ou femme, a ses motivations. « Les hommes, eux aussi, vont chercher de la compagnie. On est tous des êtres humains. Et on va chercher une chaleur humaine. »

Et c’est aussi comment Catherine perçoit la chose. « J’ai payé pour aller chercher quelque chose qui me manquait, conclut-elle. Parce que c’est un besoin vital. […] Oui, je le recommanderais. Parce que c’est une façon sécuritaire et respectueuse d’obtenir quelque chose qui nous manque. »

* Les prénoms des femmes qui ont accepté de se confier à nous sont fictifs, pour protéger leur anonymat. Rappelons que l’achat de services sexuels est illégal au Canada.

Ce que dit la loi

D’après la Loi sur la protection des collectivités et des personnes victimes d’exploitation, l’achat de services sexuels est une infraction au Canada. « La loi n’est pas différente que ce soit un homme ou une femme », précise Michel Bourque, commandant au module Exploitation sexuelle du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Cela dit, des femmes, criminalisées à titre de clientes, « on n’en a pas souvent », ajoute le commandant, qui n’en a « personnellement » jamais vu. De son côté, l’escorte ou le « masseur » n’est pas non plus ciblé. « Il y a immunité pour toute personne qui offre ses propres services ou en fait la publicité, précise-t-il. Nous, ce sur quoi on enquête, c’est l’exploitation sexuelle. »

UNE CLIENTÈLE MÉCONNUE

Le sujet est méconnu et le phénomène, sous-estimé. Pourtant, les femmes qui payent pour du sexe existent, consomment et, de plus en plus, témoignent. Une chercheuse britannique a enquêté. Entrevue.

« L’hypothèse dominante, c’est de toujours considérer les hommes comme les clients, les femmes comme les travailleuses. Or moi, je conteste cette hypothèse dominante. »

Professeure de criminologie à l’Université de Lancaster, au Royaume-Uni, Sarah Kingston a dirigé l’une des rares enquêtes sur le phénomène des femmes qui s’offrent des escortes, que ce soit pour les accompagner plus ou moins chastement à une soirée ou pour passer une demi-heure de bonheur.

Elle publiera prochainement un article dans la revue scientifique Sexuality, ainsi qu’un livre chez Routledge : Women Who Buy Sex : Intimacy, Companionship, and Pleasure (Les femmes qui payent pour du sexe : Intimité, compagnonnage et plaisir).

D’après une collecte de données qui s’est étirée sur plusieurs années, le nombre de profils d’escortes masculines en ligne au Royaume-Uni aurait explosé. De 2010 à 2015, il aurait triplé, passant de 5000 à 15 000. « La clientèle est donc là ! », dit celle qui se bute toutefois à un stéréotype « culturel » tenace et surtout hétéronormatif (tant dans l’imaginaire populaire qu’en recherche) selon lequel c’est, d’un côté, toujours la femme qui vend les services sexuels et, de l’autre, toujours l’homme qui les achète.

« Nous avons été socialisés culturellement à voir les hommes comme des prédateurs, proactifs sexuellement, avec des mœurs plus légères. Mais ça commence à changer. »

— Sarah Kingston, professeure de criminologie à l’Université de Lancaster

Tranquillement, la chercheuse dit voir apparaître une forme de « reconnaissance » du fait que les femmes, elles aussi, peuvent être proactives en matière de plaisirs et de désirs. En témoigne, notamment, l’apparition de boutiques érotiques ciblant directement les femmes, offrant des jouets exclusivement voués au plaisir féminin, et ce, dans toutes les grandes artères du pays. « Dans une société prude comme la nôtre [le Royaume-Uni], dit-elle, c’est un énorme bouleversement. »

Évidemment, si cette clientèle existe, c’est qu’elle en a les moyens. Or, d’après elle, le phénomène serait loin d’être nouveau. De tout temps, au Royaume-Uni, certaines femmes ont eu une forme ou une autre de pouvoir économique, dit-elle. « On peut penser à l’époque victorienne, où des femmes, dans la société, avaient beaucoup de pouvoir. » Si elles étaient jadis plus subtiles (offrant des cadeaux ou payant des repas à leurs compagnons potentiels, par exemple), ce qui est inusité, depuis l’apparition des petites annonces sur l’internet, notamment, c’est l’aspect « explicite, direct et intentionnel » de la chose.

Une culture de la consommation

Dans le cadre de ses recherches, Sarah Kingston a interrogé 12 « clientes ». Qui sont-elles ? Des femmes « tout à fait ordinaires », souvent aisées, certaines s’offrant une escorte par année, d’autres des services plus réguliers.

Ce qu’elles cherchent ? De tout : certaines ne veulent que du sexe (« c’est tout ce qu’elles veulent »), d’autres cherchent une « boyfriend experience », ou encore un homme avec des « attributs particuliers », ou pourquoi pas une « expérience éducative », en solo ou en couple.

Pourquoi ne vont-elles pas tout simplement dans un bar, ou sur un site de rencontre ? Faute de temps et d’énergie, résume la chercheuse, par souci de discrétion (si elles sont mariées), et puis parce que c’est tout simplement beaucoup plus simple et surtout plus sûr.

« Elles peuvent avoir ce qu’elles veulent, quand elles le veulent, dans un contexte délimité. »

— Sarah Kingston, professeure de criminologie à l’Université de Lancaster

Une « consommation » qui ressemble à bien des égards à celle des hommes, fait-elle d’ailleurs valoir. « Hommes et femmes, nous vivons dans une culture très similaire : une culture de la consommation. On cherche des trucs spécifiques, des gens précis, des relations particulières. »

Ce qui est particulier, c’est que les travailleurs du sexe (elle en a interrogé 38), eux, voient la clientèle féminine comme plutôt différente (« plus sensuelle, passionnée »). « C’est intéressant, mais on peut se poser la question : est-ce une vraie différence ou une simple perception ? Ou alors, est-ce que les clientes ont été socialisées différemment pour agir ainsi ? Ça mérite d’être discuté. »

Encore une fois, ces femmes ne voudraient-elles pas une « vraie » relation ? Certaines, en effet, disent que oui. « Mais encore une fois : est-ce une attente dictée par notre socialisation ? Peut-être assiste-t-on au contraire à une évolution des attentes des femmes en relation ? »

Quoi qu’il en soit, Sarah Kingston note que les femmes qu’elle a rencontrées se sentent toutes « libérées, et surtout libres de faire ce qu’elles veulent », dit-elle. Comme les hommes ? Non : « Sans se conformer aux normes des hommes », nuance-t-elle.

L’AVIS DE SEXOLOGUES

Trois sexologues analysent pour nous le phénomène.

RENÉE LANCTÔT, sexologue et coach sexuelle à Vancouver.

« Moi, je le recommande ! »

« Définitivement », dit celle qui n’a pas peur de choquer. Parce qu’elles sont trop occupées, n’arrivent pas à trouver de partenaire, parce qu’elles ont des difficultés en matière de socialisation, ont peu d’amis, sont handicapées… Les raisons d’avoir recours à de tels « services » ne manquent pas, commente la coach sexuelle, qui réclame aussi la légalisation du plus vieux métier du monde. « Il y a des gens qui ont un manque extrême de connexion. Pour ces personnes-là, à cent milles à l’heure, c’est un besoin, et elles devraient avoir accès à quelque chose. » Et les autres ? Renée Lanctôt se félicite de voir de plus en plus les femmes prendre ici « leur sexualité en main ». « Pourquoi pas, si ça les fait se sentir bien ? » Un seul conseil, pour conclure : « Ne tombez pas en amour ! Surtout pas. Mais si vous avez un besoin corporel, pourquoi pas ? C’est un problème que vous pouvez régler avec de l’argent ! »

PASCALE ROBITAILLE,
sexologue clinicienne, spécialiste des travailleuses du sexe

« Un service qui peut combler des besoins […], comme chez les hommes. »

La clinicienne voit souvent des clients, mais à ce jour jamais de clientes, de l’industrie du sexe. « Mais j’entends des histoires », dit celle qui côtoie professionnellement plusieurs escortes. D’après elle, des femmes peuvent avoir recours à une escorte (femme) pour « clarifier leur orientation sexuelle, essayer de nouvelles pratiques, explorer ou échanger ». Selon Pascale Robitaille, cette clientèle est aussi « sous-estimée » et certainement en croissance, notamment à cause de la visibilité plus positive des travailleuses du sexe dans les médias, depuis quelques années. Non, elles ne sont pas toutes droguées ou « pimpées », « plusieurs sont des travailleuses indépendantes », dit-elle. Si ça n’est « pas pour tout le monde », notamment si, moralement, votre conscience s’y oppose, le recours à une escorte peut « combler des besoins affectifs et personnels », exactement comme ce qu’on observe chez les hommes, avance la sexologue. On assiste d’ailleurs peut-être ici à une petite « évolution culturelle ».

VINCENT QUESNEL,
sexologue clinicien et psychothérapeute

« Ça ne fait pas partie de mon approche. »

Non, Vincent Quesnel ne recommandera jamais à une femme de payer pour des services sexuels. « Je vais toujours privilégier une démarche où la femme va procéder de façon autre qu’utilitaire pour arriver à combler ses besoins relationnels », dit-il. Tout comme pour un homme, faut-il préciser. Reste que « c’est un choix ». Et qu’il n’est pas non plus « contre ». « Les hommes, de tous les temps, l’ont fait, je ne vois pas pourquoi les femmes ne se le permettraient pas ! » Les femmes risquent en prime bien moins de se faire juger que les hommes, croit-il (parce qu’on ne les accusera jamais « d’exploiter ces hommes-là… »). Il croit d’ailleurs que le phénomène témoigne d’un « changement culturel » en matière de « besoins sexuels et affectifs ». « Les femmes sont de plus en plus indépendantes, et en vieillissant, peut-être que leurs besoins sexuels ne sont pas toujours remplis par les hommes de leur âge. Un service d’escorte permet d’assurer un certain plaisir qu’elles n’ont peut-être jamais eu de leur vie ! » Dans la littérature scientifique, poursuit-il, le fantasme de l’homme pour la putain est très bien documenté. Peut-être y aurait-il aussi un fantasme de la femme pour l’homme « prêt à tout faire » ?

CONFIDENCES D’UN GIGOLO

Il s’appelle Benoît. Il a 46 ans. De beaux yeux clairs. Un sourire doux. Et dans la vie, depuis deux ans, il fait des caresses.

Il dit qu’il donne de la « tendresse », mais dans les faits, il donne surtout de la jouissance. Sa mission : réveiller les sens de celles qui les ont éteints. Pour femmes seulement.

Sur son site internet, aucune ambiguïté : « détente », « excitation », « surprise sensorielle » sont au menu. « C’est un massage sensuel où tout le corps peut être massé », « personnalisé, qui s’adapte à vos besoins et désirs », avec « sélection des parties du corps à privilégier ou à bannir ».

Son « marché cible » : les femmes qui n’ont pas été touchées depuis plus d’un an, dit-il, rencontré dernièrement autour d’un chocolat chaud, dans un restaurant de la Place Versailles. Dans un monde idéal, il offrirait ses services aux femmes battues, pourquoi pas aux mères seules, aux personnes handicapées physiques ou mentales. « Je serais game ! À la base, tout le monde a droit à des caresses et à de la tendresse ! »

À l’inverse, il ne veut rien savoir des femmes mariées qui cherchent à mettre un peu de piquant dans leur couple. « C’est zéro ça, le but ! insiste-t-il. Je ne veux pas être le nouveau vibrateur du mois. »

Benoît a accepté de nous rencontrer pour nous parler de son « sideline » (il a un autre emploi, comme travailleur autonome), mais il ne veut surtout pas qu’on écrive son nom de famille. « Mes parents vont à la messe tous les dimanches ! » Ses amis sont persuadés qu’il est « pervers », et disent de lui qu’il est un « gigolo ». Pervers, non, mais gigolo, peut-être (« oui, un peu »), dit-il en souriant, tout en maintenant qu’il a néanmoins ici une « mission ».

« Je fais du bien au corps et à l’âme ! »

— Benoît

Techniquement, ses clientes (plus d’une centaine depuis qu’il a commencé, âgées de 40 à 65 ans, principalement) prennent donc rendez-vous (pour 60, 90 ou 120 minutes), se couchent nues sur une table et se font « masser » ou caresser doucement, selon les zones entendues. Il se défend ici de les masturber. « C’est plus doux. Il n’y a pas de va-et-vient. »

Entre lui et une masseuse érotique, il y a un monde, croit-il aussi. « L’homme veut venir. La femme, ce n’est pas ça le but. Elles veulent être touchées, caressées. C’est une méchante différence. »

L’argent est pour lui une habile barrière, qui empêche aussi qu’il y ait attachement. Il ne cache pas avoir sauté la clôture et couché quelques « rares » fois avec des clientes, mais toujours hors du lieu de travail. Et toujours sans lendemain, précise-t-il.

Si la vague #metoo l’a interpellé ? Tout à fait, dit-il. Mais il n’a aucune crainte de son côté. « Ça se fait à 800 % dans le respect. »

Il ne se considère d’ailleurs pas comme un « travailleur du sexe », mais trouve que son travail devrait être légal. Parce qu’il n’y a pas de proxénète ni aucune exploitation dans le décor, et surtout parce qu’à quelques détails près, il fait un travail de massothérapie. « Un massage, c’est légal, mais si on touche les seins, c’est illégal ? »

Et maintenant, la grande question : comment et surtout pourquoi devient-on ainsi « masseur » dans la vie ? Benoît nous explique en toute franchise qu’il est célibataire, qu’il attend le grand amour, et que la minute où il va le rencontrer, il va cesser ses activités. Mais en attendant, comme il a toujours beaucoup aimé « donner », il a trouvé ce moyen de « combler [s]on besoin ». Lucide, il éclate de rire : « Non, ça n’a pas de bon sens, je suis payé pour faire ça ! »

Travailleurs : Pour mieux lutter contre la chaleur

Il semble bien que la canicule nous revienne cette semaine. Voici les consignes d’usage pour les travailleurs et on ne les répètera jamais assez. Pour mieux lutter contre les effets négatifs de la canicule, les travailleurs sont invités à :

•    boire au moins un verre d’eau toutes les 20 minutes, même si vous n’avez pas soif;

•    porter des vêtements légers, de couleur claire, de préférence en coton, pour favoriser l’évaporation de la sueur;

•    se couvrir la tête pour travailler à l’extérieur;

•    cesser le travail immédiatement si vous éprouvez des étourdissements, des vertiges ou une fatigue inhabituelle; en prévenir quelqu’un ou votre supérieur immédiat puisque ces malaises peuvent annoncer un coup de chaleur;

•    redoubler de prudence si vous prenez des médicaments, si vous avez des problèmes de santé ou si vous avez été malade récemment (diarrhée, fièvre, vomissements);

•    rapporter au secouriste et à votre supérieur immédiat tout comportement anormal d’un collègue.

Le risque de coup de chaleur est augmenté pour les travailleurs extérieurs. Ceux-ci sont invités à réduire leurs durées d’exposition au soleil et l’intensité de leurs activités.

Bonjour Docteur…

Comme il peut s’en passer des choses en cabinet ou à l’hôpital. Quoi qu’il en soit, on s’introduit dans la relation docteur-patient, en humour.

Une jolie demoiselle se rend chez son médecin. Après l’avoir ausculté, et au vu des résultats des diverses analyses, le médecin, ennuyé, lui déclare :

– Écoutez, Madame, je vais être franc; vous souffrez d’une blennorragie.

– Blennorragie? Qu’est-ce que c’est?

– Eh bien… ça vient du grec…

– Ah, le salaud! J’aurais dû m’en douter.

—————

– Quel est l’âge du papa?

– J’sais pas son nom, alors son âge???

– Votre enfant, vous l’avez allaité?

– Non, j’l’ai eu à l’hiver…

—————

– Docteur docteur! Ce n’est pas chez-vous que j’ai oublié ma petite culotte?

– Non madame, désolé.

– Ah bon, ben alors ça doit être chez le dentiste!

—————

– Bonjour docteur, en ce moment je me sens pas très bien, savez-vous ce que j’ai?

– Hum… oui! Vous êtes allergique au bouleau!

– Ah? Hé bien il faut que j’arrête de travailler?

– Mais non Madame! Je parlais de l’arbre!

—————

– Docteur, je suis très inquiet. Votre diagnostic n’est pas le même que votre confrère.

– Je sais. C’est toujours comme ça, mais l’autopsie prouvera le contraire.

—————

Une patiente de 26 ans vient d’avoir son 6e enfant. Le médecin lui demande si elle utilise un moyen de contraception :

– J’aime pas prendre des cachets… On fait le coyote impromptu… ça marche bien!

—————

Un homme consulte un médecin et lui demande :

– J’ai le cafard et des fourmis dans les pieds, pouvez-vous faire quelque chose pour moi?

Le médecin lui répond :

– Je vais vous prescrire un insecticide.

—————

Dans la salle de travail, le médecin accoucheur entre et voit la jeune future maman tourner désespérément les pages de l’annuaire du téléphone :

– Ah, je vois… Vous cherchez un prénom pour le petit!

– Non, non… le prénom, je l’ai déjà, c’est le nom que je cherche!

—————

À St-Amand, dans le nord, une petite fille répond au joli prénom de Merline. Lors d’une visite, le docteur demande à la mère :

– Merline… le féminin de Merlin?

Et la mère de répondre :

– Ben non… Merline comme Merline Monroe, quoi!

—————

Le patient :

– Docteur, si j’arrête le vin, les femmes, et la cigarette, je vivrai plus longtemps?

Le médecin :

– Pas vraiment. Mais la vie vous paraîtra plus longue.

————–

Une dame et son mari sont chez le médecin, car ils ont des problèmes de couple. Le médecin demande à Madame :

– Monsieur a-t-il une forte érection?

Réponse de la dame :

– Non, il a une Ford Escort…

—————

Une paysanne se rend chez son médecin.

Le médecin :

– Bonjour mon amie! Qu’est-ce qui ne va pas?

– Ben c’est mon mari, y’a qu’il s’prend pour une chèvre à chaque fois que je me déshabille.

– Ah oui? Curieux… Voulez-vous bien vous déshabiller, s,v,p,?

Et le médecin :

– Beeeeeeeeeeeeh

—————

Un homme va voir son médecin de famille et lui dit :

– Docteur, j’ai un problème. Il faut que vous m’aidiez… j’ai de fréquentes pertes de mémoire.

– D’accord… depuis quand!

– Depuis quand quoi?

—————

Avant d’être opéré au cœur, le patient demande au chirurgien :

– L’intervention va-t-elle me coûter cher?

– Laissez donc ce souci à vos héritiers.

—————

Une concierge est enceinte. Son médecin lui demande qui est le père :

– Vous croyez peut-être que j’ai le temps de me retourner quand je nettoie l’escalier?

—————

Une jeune mère téléphone à son pédiatre :

– Docteur, j’ai acheté le livre de pédiatrie que vous m’avez conseillé.

– Oui, et alors?

– Alors, à la page 56, il est écrit, je cite : Quand bébé a fini son biberon, lavez-le à l’eau bouillante, et nettoyez l’intérieur avec un goupillon.

– Et bien, ça me semble un excellent conseil d’hygiène, dit le pédiatre.

– Oui, mais mon bébé n’a pas du tout apprécié le traitement!

—————

Le Comte de Mormoilneud consulte son généraliste :

– Je suis très préoccupé par des envies d’uriner nocturnes et impérieuses.

– Votre prostate, sans doute, mon cher Comte. Veuillez vous déshabiller, je vais vous faire un toucher rectal.

– Mon Dieu… s’il le faut!

– Détendez-vous… je vous fais mal… là?

– Écoutez docteur, au point où en sont arrivées nos relations, je crois que nous pouvons nous tutoyer…!

Des critiques qui font mal

Tout est controverse sur ce qui se décide. La dernière en lice; la pièce SLÂV de Robert Lepage, metteur en scène, traité de raciste par des manifestants qui s’opposaient à la présentation de cette pièce représentant le lamentable travail des noirs américains, au temps de l’esclavage.

C’est justement le rôle des comédiens de nous montrer les réalités en face pour qu’on puisse se faire une opinion et, corriger des situations. En conséquence, elle a été retirée de l’affiche. Triste dénouement!

Dans son édition de vendredi dernier, 6 juillet dans le Journal de Montréal, Denise Bombardier en a fait le sujet de son article d’opinion. Très intéressant et rejoignant ma pensée, je m’empresse de le partager avec vous.

LA CENSURE Denise Bombardier

Que cela se sache. La censure non seulement existe, mais elle triomphe. Car elle a des adeptes dans tous les secteurs d’activités humaines. En politique comme à l’université, chez les intellectuels comme chez les artistes et dans les médias.

La censure a gagné du terrain cette semaine à Montréal. Une poignée de militants dont plusieurs s’abreuvent au biberon à longueur d’année dans la Mecque de la rectitude politique qu’est l’université Concordia ont réussi l’exploit de tuer le spectacle SLÂV, qu’ils n’avaient jamais vu.

Un rappeur noir américain – non pas une star mondiale, précisons-le – a annulé le concert qu’il devait présenter dans le cadre du Festival international de Jazz de Montréal, dont les dirigeants on fait par la suite leur mea culpa.

TOTALITAIRE

La censure a été de tout temps une tentation totalitaire. Ceux qui l’appellent de leurs vœux et qui se réclament de la liberté de parole et d’expression ont le droit de le faire. Ils font la preuve ainsi que la censure n’a pas la primauté sur la liberté.

Mais lorsqu’au nom de la rectitude politique et du droit des victimes de quelques causes que ce soit on veut censurer des œuvres de création, des livres ou des films qui ne violent pas la dignité humaine, on doit la combattre, y résister et user de la pédagogie sans laquelle on plonge dans la confusion idéologique, artistique, raciale ou culturelle.

La démence sociale n’est pas qu’un concept, c’est une réalité. Notre société deviendra folle si les individus consentent à vivre chacun dans des créneaux où ils s’emprisonnent eux-mêmes.

Où sont donc les valeurs universelles autour desquelles nous avons réussi depuis quelques siècles à faire triompher des droits communs à tous les habitants de la planète? La barbarie subsiste, mais elle est le fait de barbares. Si dans nos contrées on ne coupe plus la main du voleur, c’est que l’on estime que chacun a droit à son intégrité.

L’esclavage, cette tache indélébile dans l’histoire de l’humanité, a été le fait de barbares, qu’ils fussent blancs, noirs, jaunes ou bruns. Et ceux qui ont lutté contre cette infamie étaient aussi blancs, noirs, jaunes ou bruns.

SENSIBILITÉ

La souffrance n’a pas de hiérarchie raciale, sociale, culturelle ou religieuse. L’être humain, qui a une âme noble, un cœur aimant, une tête pour raisonner, une sensibilité pour éprouver de la compassion, de l’empathie, peut se mettre dans la peau de toute victime. Aucun groupe humain ne peut réclamer le monopole de la souffrance au détriment de celui des autres.

Le concept d’appropriation culturelle est le piège de tous les groupes victimaires qui prétendent à des statuts particuliers. Le jour où des racisés seront confinés à leur race, ils subiront une ghettoïsation pire que celle dans laquelle ils furent maintenus durant l’esclavage pratiqué entre autres dans le Sud des États-Unis.

Le dérapage actuel nous enseigne une chose terrible. L’homme n’apprend rien de ses erreurs et de l’histoire qu’on désire désormais commune à la planète entière. Pratiquer la censure, c’est retourner aux années noires des plus grandes nations totalitaires.

Montréal… démolie!

Je me suis promené à Montréal hier matin, par obligation. Je dois dire que ma dernière visite remontait à l’automne dernier et rien n’a changé. Les rues et boulevards sont littéralement massacrés et les cônes sont omniprésents. C’est triste à voir!

De Lorimier, Pie IX, Jean-Talon, Sherbrooke et j’en passe, avaient l’air de zones sinistrées, tant la chaussée était couverte de bosses et endommagée de trous, de trottoirs brisés sans compter la circulation et les automobilistes n’ayant pas le choix de zigzaguer pour éviter les obstacles. Ce n’est pas possible que cette ville se soit détériorée à ce point. J’étais vraiment découragé de voir tout ce décor.

C’est tellement mauvais, qu’avec le temps, ça endommage les automobiles. Si j’avais à choisir un commerce rentable par les temps qui courent, je choisirais du côté des spécialistes en suspension et alignement. Il y a une fortune à faire pour les 25 prochaines années… promis!

Je ne crois pas que je puisse m’endormir au volant avec de telles secousses. Il faut être prudent et vigilant pour ne pas abimer sa bagnole. Les chantiers? Il y en a à la tonne et beaucoup n’ont même pas de travailleurs sur les lieux. À cause de tout ça, cette métropole est devenue bordélique. Et pour la cerise sur le gâteau, il faut avoir les yeux tout le tour de la tête pour éviter les accidents. Les conducteurs deviennent impatients et ça se remarque à leur conduite.

Si je vous raconte tout ça, c’est que j’ai eu le temps de bien observé. La circulation est ralentie et il faut conduire très concentré. À travers toute cette pagaille, les Montréalais semblent ne pas s’en faire. On a vu des piétons traverser aux intersections sur le feu rouge et une tonne de cyclistes sans casque, se faufiler entre les piétons et les automobiles.

Une chute à vélo est propice et les gens ne semblent pas en mesurer le danger. Pas étonnant que les cyclistes perdent la vie au moindre impact avec des poids lourds… et ils sont en abondance en temps de construction. Une casquette de baseball ou rien du tout est très mauvais pour le cerveau. Bof ! C’est pour les autres… qu’ils semblent se dire.

Bref, après avoir circulé en ville durant deux heures, j’étais bien heureux de retrouver la Rive-Sud et rentrer à la maison. Montréal dans son état actuel, et à moins d’y être obligé, très peu pour moi. Après ce que j’ai vu et vécu, bien malin qui pourrait prédire un retour à la normale dans cette ville qui a déjà été très jolie. 15 ans, 20 ans, 25 ans? Allez savoir!

Salmigondis

LE CANNABIS À TOUTES LES SAUCES
La date du 17 octobre approche à grands pas et les vautours d’affaires cherchent l’occasion de se remplir les poches de nouvelles sources de revenus. La SAQ et ses nouveaux magasins s’attendent à des ventes records, comme au temps des Fêtes. Mais la dernière en lice, Molson veut lancer une bière au cannabis. C’est pas beau ça? Tantôt le cannabis va se prêter à tous les produits et à toutes les recettes. Du bœuf haché saupoudré de cannabis, des biscuits, muffins, soupe, pains, mettez-en c’est pas de l’onguent. Une société « stone » s’annonce. L’époque du peace and love reviendra à la mode. Le cannabis sera à l’honneur comme cadeau au temps des Fêtes. Le bordel d’automne n’est pas déjà commencé, que le cannabis prend tout l’espace. Justin devait être sur un gros trip de pot lorsqu’il a décidé de le légaliser.

UN LOGO à 45 000$
Rien de trop beau pour le gouvernement surtout quand l’argent ne provient pas de leur poche mais plutôt de celle des CONtribuables. Ils viennent de payer 45 000 beaux dollars pour accoucher du nouveau logo de la Société Québécoise Du Cannabis (SQDC). En matière de gaspillage de fonds publics c’est l’éloquence même. Il me semble qu’un concours populaire aurait pu donner un aussi beau, sinon meilleur résultat. Il me semble qu’un prix de 5 000$ d’épicerie pour le gagnant aurait mis à contribution le talent local. Double avantage; faire la joie d’une famille avec une économie de 40 000$.

LES AÎNÉS MALADES CRÈVENT DE CHALEUR
On apprend que les CHSLD et les hôpitaux n’ont pas de climatiseurs, pour contrer la canicule qui nous fait souffrir. Pire encore, à plusieurs endroits, la ventilation est défectueuse et les refroidisseurs d’eau sont brisés ou hors d’usage. Encore plus odieux, Certains sont obligés de payer pour se faire installer un bidule qui apporterait un peu de fraîcheur. Résultat en temps de canicule; certains aînés malades paient de leur vie cet inconfort. Cependant, les administrations de ces centres et hôpitaux, profitent de bureaux climatisés. « Pas d’argent pour le pauvre monde ». Où il est le foutu fric? Si vous avez répondu « dans les poches des médecins avec la complicité des Barette et Couillard », vous avez raison. Ils sont à préparer leur retour en médecine avec les généreuses augmentations données à leurs collègues. Il me semble que l’argent aurait dû être investi à la bonne place.

LA GUERRE COMMERCIALE SUSCITE DES INQUIÉTUDES
WASHINGTON |(AFP) Les entreprises américaines commencent à s’inquiéter de l’impact de la guerre commerciale sur leur santé et celle de l’économie, même si l’administration Trump affirme que la croissance ne devrait pas en souffrir.

Dans une analyse publiée hier et intitulée La Mauvaise Approche (The Wrong Approch), la Chambre de commerce américaine estime à « environ 75 milliards de dollars » le montant des exportations américaines touchées jusqu’à maintenant par les mesures de rétorsion des partenaires commerciaux des États-Unis.

Elle cite notamment six États (Alabama, Michigan, Pennsylvanie, Caroline du Sud, Texas et Wisconsin) comme étant particulièrement affectés. Tous ont voté Trump lors de l’élection présidentielle de 2016.

Mais ces inquiétudes ont été balayées récemment par le secrétaire au Commerce Wilbur Ross. « L’investissement des entreprises est très élevé et le taux de chômage si bas qu’il y a plus d’emplois à pourvoir que de chômeurs pour la première fois dans l’histoire », a-t-il assuré lors d’un entretien à la chaîne de télévision CNBC.

Drôleries cochonnes

Alain et Martin sont deux amis qui ne se sont plus vus depuis quelques années… Alain a toujours été un play-boy tandis que Martin a toujours connu un certain blocage devant une femme. Un beau jour, par hasard, ils se rencontrent dans la rue et décident pour l’occasion d’aller prendre un verre au café du coin. Martin demande à Alain :

– Et alors, les femmes, ça roule toujours comme avant?

– Bien oui, toujours, elles n’arrêtent pas de me courir après.

Alain demande à Martin :

– Et toi, toujours aussi timide avec elles?

– Bien… j’en ai enfin baisé une.

– Et comment as-tu fait?

– Je lui ai donné rendez-vous et je n’y suis pas allé!

————————————————————

C’est l’histoire d’un légionnaire en poste dans le désert. Quelques semaines après son arrivée, il commence à ressentir un puissant besoin de faire l’amour. Il demande à un de ses collègues comment il pourrait se soulager.

– Il faut prendre Imelda, la chamelle, lui répond le collègue.

Le légionnaire se dit que non, décidément, il ne pourrait jamais avec une chamelle. Un mois plus tard cependant, n’en pouvant plus, il va dans les écuries, prend un tabouret et commence a enfiler la chamelle. Son collègue vient à passer…

– Que fais-tu là?

– Je fais comme tu m’as dit, je prends Imelda.

– Mais non, lui réponds l’autre, je t’ai dit de la prendre, car c’est le chameau le plus rapide pour se rendre en ville!

————————————————————

C’est l’histoire d’un couple plus tout jeune. Ça fait bien deux ou trois ans que le mari n’a pas touché sa femme qui désespère. Un jour, il rentre du boulot et s’adresse à elle :

– Monte tout de suite dans la chambre!

Depuis tout ce temps, elle n’espérait plus, enfin aujourd’hui, tout a l’air de changer. Elle obéit et monte immédiatement. Puis son mari lui dit :

– Déshabille-toi!

Elle pense: « Enfin, il s’est décidé! ».

Le mari:

– Fais le poirier devant le miroir!

La femme, impatiente :

– Oui chéri!

Le mari :

– Écarte les jambes!

La femme, toute excitée…

– Tout de suite chéri!

Sur ce, le mari pose son menton entre les jambes de sa femme, se regarde dans le miroir et dit :

– Les copains ont raison… ça m’irait bien la barbe!

—————————————————-

Alerte spéciale sur les radios sur l’autoroute :

« UN GROS CAMION DE VIAGRA VIENT DE SE RENVERSER SUR L’AUTOROUTE DU SOLEIL… IL Y A DÉJÀ 20 KM DE QUEUES. »

—————————————————-

Une belle femme blonde se présente chez le médecin et se plaint d’avoir mal peu importe où elle touche sur son corps.

– Impossible! s’exclame le médecin. Montrez-moi.

Elle presse son doigt contre son sein gauche et cri de douleur. Ensuite, elle touche son coude gauche et gémit à nouveau. La même chose se produit lorsqu’elle touche son genou et sa cheville. Le médecin enlève ses lunettes et lui demande :

– Vous n’êtes pas réellement une rousse, n’est-ce pas?

– Ben… non… répond la femme. Je suis une blonde en fait, mais je ne vois pas comment… »

– C’est ce que je croyais, répond le médecin. Vous avez le doigt cassé.

Les tatoués

Je n’ai absolument rien contre les tatouages, pourvu que ce soit délicat, stratégique, discret. En contrepartie, les tatouages intégraux des bras, voire d’une majeure partie du corps ne m’ont jamais attiré. Si le côté artistique est impressionnant, trop c’est comme pas assez.

La jeunesse se prête bien pour le porter mais, avec l’âge, la laideur risque de s’installer. De plus, quelle inélégance, les bras tatoués d’une femme, principalement en tenue de soirée. Malheureusement, c’est à la mode.

Récemment, je suis tombé sur un article de Denise Bombardier qui traitait justement de la question et son opinion rejoint la mienne à tous les points de vue. Je me permets de le partager avec vous.

LA SAISON DES TATOUÉS Denise Bombardier

L’été incite fortement, s’il est chaud, tous ceux qui à la ville se croient sur une plage à se dénuder. Les torses nus des garçons et les quasi-bikinis des filles s’exposent. Et l’on découvre alors l’ampleur de cette mode devenue mode de vie, les tatouages.

Ils nous sautent à la figure, retiennent nos regards par leur flamboyance, leur laideur et parfois leur beauté. Ils sont peints sur des corps beaux, hideux, gracieux, lourdauds, déformés. Bref, des corps en très grand nombre mal proportionnés pour recevoir ces « œuvres d’art », ces graffitis souvent des atteintes à l’esthétique.

Tous ceux qui s’affichent ont-ils pensé qu’ils altéraient leur corps à vie en se faisant dessiner une tête de mort sur la joue, un avion sur la poitrine, une voiture sport le long du bras? En vieillissant, on change d’allure et de style souvent. Ignorent-ils que leurs tatouages peuvent devenir un obstacle pour décrocher un nouvel emploi?

LE CORPS SACRALISÉ

Le tatouage vient du fond des âges. Ces pratiques primitives correspondaient à identifier l’appartenance au clan ou à la tribu dans un monde clos. En évoluant, l’homme a appris à symboliser ses gestes et ses actes. C’est ce qui le distingue de l’animal. Le corps humain a été sacralisé. Les scarifications, les brûlures, les altérations diverses appartiennent à une étape de l’évolution humaine.

Aujourd’hui, le tatouage correspond à une affirmation identitaire. Le « Je pense donc je suis » est devenu « Mes tatouages reflètent qui je suis ». Hélas, ils sont irréversibles, car extrêmement difficiles et douloureux à effacer, et cela, à un coût très élevé. Ils vieillissent avec le corps. C’est ce qu’oublient les filles qui affichent leur poitrine recouverte de grands papillons aux ailes déployées et qui, lorsqu’elles seront sexagénaires, s’affaisseront sur des chairs froissées. Les hommes au cou tatoué d’un python se retrouveront avec un serpent non plus triomphant, mais pendouillant.

Lorsque le corps devient comme un mur à couvrir, les bras vieillissants transforment un Zorro à l’épée en l’air en un vieillard à l’épée abaissée sur le bras d’un vieux aux muscles jadis de fer, transformés en Jello.

QUÊTE DE SENS

L’époque oblige à vivre dans l’instant. D’où l’impatience face aux désirs frénétiques. On agit avant de penser. Si les salons de tatouage sont ouverts 24 heures sur 24 durant les week-ends, c’est aussi que les clients fêtards sous l’effet de l’alcool et de la drogue s’y précipitent pour impressionner, le lendemain, leurs amis et traumatiser leurs vieux parents non tatoués eux-mêmes.