Salmigondis

LE G7 ENFIN TERMINÉ

Cette réunion bidon qui coûte des millions $ s’est terminée le mois dernier en France. Ces rassemblements de bouffons, principalement Donald Trump et son air de beu hautain, sont de moins en moins crédibles.

Robert, un ami musicien, m’a fait parvenir une statistique éloquente sur le PIB moyen des 7 pays concernés, qui ne cesse de décliner depuis les 30 dernières années :

1989 : 51 %

1999 : 44 %

2009 : 35 %

2019 : 29 %

Une preuve évidente de tenir une telle rencontre qui ne sert qu’à dépenser de l’argent qui devrait être mieux dépensé dans ce qui en vaut vraiment la peine.

LE TEXAS REVIENT À L’ÉPOQUE DU FAR-WEST

Donald Trump l’a dit; « Ce ne sont pas les armes qui posent problèmes au États-Unis, ce sont les maladies mentales qui sont responsables de ces tueries de masse. » Brillant comme réflexion mais ces mêmes malades mentaux peuvent acquérir ces armes aussi facilement que faire son épicerie.

La dernière tuerie au Texas a déjà fait 7 morts et 22 blessés. Pour contrer ce fléau, CNN rapportait la nouvelle qu’en date du 1er septembre, les lois sur les armes à feux sont plus souples et les citoyens du Texas peuvent désormais; apporter une arme à l’école, tant qu’elle demeure dans leur voiture; entreposer des armes en maison d’accueil; garder une arme dans leur logement, malgré l’opposition de leur propriétaire; aller à l’église ou dans tout autre lieu de culte avec leur arme et se déplacer avec une arme à feu lors de désastre ou de catastrophe naturelle, même sans permis. Édifiant !

Alors si vous tenez à la vie, évitez le Texas qui revient au temps des cowboys !

WALMART, LA DOUCE

Ainsi donc, après les dernières tueries au Texas qui ont fait près de 30 décès, les Walmart de cet État, ne vendront plus de munitions pour les armes semi-automatiques. Wow ! Tout un changement ! Et personne n’a pensé interdire la vente d’armes à feu, et tout ce qui tire des balles. Non, c’est beaucoup trop !

Walmart la douce a, et je cite, « demandé à ses clients de s’abstenir de déambuler dans ses enseignes avec des armes à feu à la vue de tous, dans les États où il est autorisé de les porter de manière visible. Évidemment, la National Rifle Association (NRA) a réagi à cette décision en disant regretter que Walmart « succombe à la pression des élites anti-armes ». Définitivement, c’est l’anarchie.

EMBAUCHE : EXCELLENTE INITIATIVE D’UN PATRON DE BAR

Le patron d’un bar de Saint-Alexandre-de-Kamouraska, dans le Bas-Saint-Laurent, fait appel à ses clients pour trouver de la main d’œuvre. Il offre un incitatif financier à celui ou celle qui lui trouvera des serveuses. « Je leur dis : – si vous me présentez quelqu’un qui pourrait travailler au Pub et qui fait un minimum de six mois, je vais remettre 300 $ en argent à la personne », a fait savoir Gaétan Landry, copropriétaire du bar Pub Le St-Alex.

La nouvelle s’est répandue et la méthode a déjà mené à l’embauche d’au moins une serveuse, recommandée par une autre employée. Aussitôt qu’elle aura complétée ses six mois de travail, celle qui l’a recommandée recevra les 300 $ promis, car le programme s’adresse aussi aux autres serveuses.

L’entreprise emploie de cinq à six personnes qui travaillent de façon régulière ou sporadique. Pour aider à l’embauche, M. Landry a aussi augmenté les salaires de 2 $ de l’heure et fera des rénovations pour améliorer la zone de travail des serveuses.

Stéphanie Gendron, JdeM

AIDE MÉDICALE À MOURIR : BELLE VICTOIRE

Enfin, les malades n’auront pas à attendre leurs derniers jours ou leurs dernières heures pour obtenir l’aide médicale à mourir. Il était temps ! Nicole Gladu et Jean Truchon qui contestaient l’ancienne version de la loi, viennent d’obtenir gain de cause en Cour supérieure où a juge Christine Baudouin leur a donné raison. Les gouvernements devront revoir la loi afin de tenir compte de ce jugement.

Une maladie mortelle et incurable, sera une raison valable pour demander l’aide médicale à mourir selon les volontés du ou de la patiente. Il ne sera plus nécessaire d’attendre d’être en fin de vie pour la recevoir. Le patient pourra choisir son moment, en autant que leur mort soit raisonnablement prévisible, et pas nécessairement à court terme.

Les gouvernements ont 6 mois pour contester ou en appeler de cette loi. On verra bien ce qu’il en adviendra. Entretemps, c’est une belle victoire très attendue.

La leçon de français (59)

LE PASSÉ ANTÉRIEUR ET LE FUTUR ANTÉRIEUR

Règles

Le passé antérieur exprime les faits accomplis et qui se situent avant une autre action passée exprimée au passé simple ou au plus-que-parfait. On dit que c’est le passé du passé.

– Il se rencontre généralement dans les propositions subordonnées.

– Il est formé du passé simple de l’auxiliaire – être ou avoir – et du participe passé du verbe conjugué.

Quand j’eus parcouru deux kilomètres, je m’arrêtai.

Le futur antérieur exprime une action qui sera achevée à un moment donné du futur. On dit que c’est le passé du futur.

– Il se rencontre généralement dans les proportions subordonnées.

– Il est formé du futur simple de l’auxiliaire – être ou avoir – et du participe passé du verbe conjugué.

Quand j’aurai parcouru deux kilomètres, je m’arrêterai.

Attention ! Il ne faut pas confondre la forme du passé simple du verbe avoir « eut » avec celle du participe passé « eu » ou avec celle de l’imparfait du subjonctif « eût ».

Exercices

1- Quels pronoms personnels complètent cette phrase ?

Quand … sera rentrée à la maison, … effectuera des exercices.

A) tu / tu – B) elle / elle – C) il / il – D) je / je

2- Quel verbe complète cette phrase ?

Dès que tu … la porte de l’immeuble, tu sentis une odeur étrange venant du sous-sol.

A) eus franchi – B) eut franchi – C) auras franchi – D) aura franchi

3- Quels verbes complètent cette phrase ?

Lorsque la cantatrice … la voix, elle … en scène.

A) se sera chauffée / entra – B) s’était chauffé / entra

C) se sera chauffée / entrera – D) s’était chauffée / entrais

4- Quels verbes complètent cette phrase ?

Dès que nous … le GPS, nous … facilement l’itinéraire.

A) auront consulté / trouveront – B) eûtes consulté / trouvâtes

C) aurons consulté / trouverons – D) aviez consulté / trouverez

5- Complétez la phrase comme il convient.

Lorsque Tom … un grand acteur, il … des autographes.

A) sera devenu / signera – B) étais devenu / signais

C) fut devenu / signas – D) es devenu / signe

6- À quel temps de l’indicatif les verbes en gras sont-ils conjugués ?

Les ouvriers poseront le câble électrique lorsqu’ils auront creusé la tranchée.

A) futur antérieur / futur simple – B) futur simple / plus-que-parfait

C) futur antérieur / passé antérieur – D) futur simple / futur antérieur

7- À quel temps de l’indicatif les verbes en gras sont-ils conjugués ?

Comme le beau temps étais revenu, les restaurateurs ressortaient les tables et les chaises.

A) passé antérieur / imparfait – B) passé antérieur / passé simple

C) plus-que-parfait / imparfait – D) passé composé / futur antérieur

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) B – 2) A* – 3) C** – 4) C – 5) A*** – 6) D – 7) C
* Le second verbe est au passé simple; l’auxiliaire du premier verbe doit être à la 2e personne du singulier du passé simple.
** ATTENTION : le verbe pronominal a un COD placé après le participe passé : il n’y a pas d’accord avec le sujet. D’autre part, dans le 3e couple de verbes, le second n’est pas conjugué à la 3e personne du singulier du passé simple.
*** Les deux verbes doivent être conjugués à la 3e personne du singulier; une seule solution.

Un navire de guerre ressuscite des restes d’acier du World Trade Center

C’est aujourd’hui un triste anniversaire. Le 18e de l’attentat terroriste du World Trade Center. Les restes d’acier des deux tours ont servi, dès 2003, à la construction de ce navire de guerre ultra moderne de nouvelle génération. En voici une brève présentation.

Quel beau bateau amphibien de type San Antonio. C’est le USS New York. Belle initiative en mémoire des disparus de ce terrible attentat dont le monde se souvient comme si c’était arrivé hier. Leurs âmes vogueront sur la mer parce que l’Amérique ne baisse pas les bras.

Remarquez les deux tours symboliques !

La proue du USS New York a été construite avec 7,5 tonnes de ferraille provenant des décombres du World Trade Center.

C’est le cinquième d’une nouvelle classe de navires de guerre dessinés spécialement pour des missions antiterroristes. Il est en service depuis le 19 décembre 2007.

Il transportera un équipage de 360 marins et 700 Marines prêts au combat, déposés au sol par hélicoptères avec des barges d’assaut. L’acier du World Trade Center a été fondu dans une fonderie à Amite, en Louisiane, afin de mouler la proue du navire.

Quand il fut coulé dans les moules le 9 septembre 2003, les rudes travailleurs ont traité l’acier avec le plus grand respect comme l’a souligné le capitaine du navire Kevin Wensing qui était là sur place.

« Ce fut un moment spirituel pour chacun de ceux qui étaient présents. »

Junior Chavers, gérant des opérations de la fonderie, dit que lorsque l’acier du World Trade Center arriva en premier, il le toucha avec sa main en disant : « Les cheveux se sont dressés sur ma tête. » Cela avait une grande signification pour nous tous. « Ils nous ont mis à genoux. Ils ne pourront pas nous garder ainsi. Nous allons nous relever. »

La devise du navire : « Never Forget ». Jamais oublié.

Sa première mission s’est déroulée le 10 juin 2012 sur le détroit d’Ormuz, dans la région du golfe persique où ont été déployés des marines de trois unités. Ils sont retournés en décembre 2012, avec le USS Iwo Jima et le USS Gunston Hall avec d’autres marines attachés aux trois navires.

Mieux comprendre le suicide

Aujourd’hui, 10 septembre 2019, c’est La journée mondiale de la prévention du suicide. Et pour l’occasion, je vous propose le texte qui suit, signé par Dre Christine Grou, psychologue et présidente de l’Ordre des psychologues du Québec, afin de mieux comprendre le suicide.

Cet article était de l’édition du 3 février dernier du Journal de Montréal, dans sa section Psychologie.

MIEUX COMPRENDRE LE SUICIDE Dre Christine Grou

Chaque jour au Québec, trois personnes s’enlèvent la vie et huit sont hospitalisées pour avoir tenté de le faire. En cette 29e Semaine nationale de prévention du suicide, j’ai souhaité vous parler de cette réalité aux conséquences tragiques et que l’on vise autant que faire se peut à prévenir.

UNE ACTION, PLUSIEURS RAISONS POSSIBLES

Pour agir en amont et éviter le pire, il importe de comprendre ce qui peut pousser un individu à poser ce geste tragique, et ce, autant pour les proches que pour la personne concernée.

UN APPEL À L’AIDE

Les propos ou les gestes suicidaires ne doivent jamais être pris à la légère, qu’il s’agisse ou non d’une tentative échouée ou d’une récidive. Bien souvent, le geste suicidaire est l’expression d’une profonde détresse et d’un insupportable mal de vivre. Parfois aussi, ce geste traduit un besoin de ne plus souffrir seul ou en silence. Il s’agit alors d’un ultime appel à l’aide.

UN BESOIN DE RÉPIT

Dans certains cas, la personne suicidaire ne souhaite pas réellement mettre fin à ses jours, mais se sent incapable de continuer sa vie. Souffrante, désespérée et épuisée, elle ne voit plus d’autres solutions que de se donner la mort pour trouver enfin le repos.

LE DÉPART D’UN ÊTRE CHER

À la suite d’une rupture ou du décès d’un être aimé, une personne peut tomber dans un état de détresse si profond qu’elle va intenter à sa vie, se sentant incapable de vivre sans la présence de l’autre. C’est une façon, aux yeux de cette personne en détresse, d’aller rejoindre la personne qu’elle ne veut pas quitter.

UNE AGRESSIVITÉ ENVERS SOI-MÊME

Une personne convaincue d’être un fardeau pour ses proches peut éprouver un profond sentiment de culpabilité et croire que son entourage vivrait mieux sans elle. La croyance erronée qu’elle va ainsi « alléger » les autres de cette charge peut être à l’origine d’un geste suicidaire.

UN GESTE POSÉ ENVERS LES AUTRES

Une personne peut être convaincue que les autres sont à la source de sa douleur, et ce, même si cette perception n’est pas fondée. Elle peut en venir à vouloir punir son entourage en leur signifiant l’importance de sa souffrance.

Plusieurs facteurs de risque, lorsque conjugués à un contexte donné, peuvent augmenter les risques d’idées ou de gestes suicidaires :

– Troubles graves de santé mentale ou physique.

– Dépendances à l’alcool, aux drogues ou au jeu.

– Impulsivité et difficulté à gérer ses émotions.

– Grande culpabilité ou faible estime de soi.

– Importantes difficultés familiales ou financières.

– Difficultés importantes et à long terme sur le plan relationnel.

Certains signes et comportements précurseurs peuvent permettre de mieux reconnaître et prévenir un geste suicidaire :

– Phrases marquées de désespoir, de culpabilité.

– Messages d’adieu, directs ou indirects.

– Faire de l’ordre dans ses affaires personnelles sans raison apparente (ex. : assurances et testament).

– Intérêt soudain envers certains médicaments ou armes à feu.

– Isolement ou épuisement.

– Insomnie ou agitation.

– Négligence de l’apparence ou de l’hygiène.

– Difficultés relationnelles importantes sur une longue période de temps.

– Changement de l’humeur, des comportements et retrait des activités.

LE SUICIDE, UN GESTE BIEN SOUVENT IMPRÉVISIBLE

Malgré toute l’attention et l’affection qu’on peut porter à nos proches, il n’est malheureusement pas toujours possible d’empêcher ce geste qui ne montre pas toujours de signe précurseur. Je tiens donc à souligner également à quel point il est important de prendre soin de ceux qui ont perdu quelqu’un qui a mis fin à ses jours. Les familles endeuillées et les proches d’une personne qui s’est donné la mort vivent une souffrance que les mots ne peuvent décrire.

BESOIN D’AIDE ?

Si vous ou un de vos proches êtes en détresse, contactez le 1 866 APPELLE (1 866 277-3553) pour obtenir une aide immédiate partout au Québec, 24 heures par jour et 7 jours par semaine, ou rendez-vous à l’urgence.

Encore le français écrit massacré

Le français écrit écope encore. La ville de Montréal, et sa mairesse qui oublie que nous sommes au Québec, s’apprête à massacrer la langue de Molière en proposant une écriture inclusive. Une déformation des mots, en quelque sorte, qui rendra la lecture encore plus difficile. 

Imaginez, on écrit déjà très mal, est-ce nécessaire d’empirer la chose? Mathieu Bock-Côté en a fait le sujet d’une de ses récentes chroniques et c’est ce que je vous propose aujourd’hui. Moi, ça me dépasse totalement ! On dit que la langue française est complexe dans son ensemble alors pourquoi en ajouter ?

LE POUVOIR DES LOBBIES IDÉOLOGIQUES Mathieu Bock-Côté

Le journal Métro nous apprenait dernièrement que la Ville de Montréal entendait se convertir officiellement à ce qu’on appelle l’écriture « inclusive ».

J’ai déjà et l’occasion de dire tout le mal que je pensais de cette déformation programmée de la langue française. Officiellement, l’écriture inclusive prétend lutter contre le supposé sexisme structurel de notre langue – un sexisme imaginaire, faut-il vraiment le préciser ? Car il y a des limites à voir du sexisme partout !

Avec l’écriture inclusive, on hachure les mots, on les déforme. Chers amis devient « Chèr.e.s ami.e.s ». Les manifestants deviendront « les manifestant.es », Et ainsi de suite. Il faut aussi bannir certains mots trop « genrés ».

INTIMIDATION

À terme, la langue écrite devient tout simplement inintelligible. Qui s’oppose à l’écriture inclusive ne manque pas de respect envers les femmes, mais témoigne de son respect pour la logique propre à la langue française.

J’aimerais toutefois aborder le problème sous un autre angle aujourd’hui.

Je ne crois pas exagéré d’affirmer que l’écriture inclusive est une lubie idéologique qui nous provient des franges radicales du féminisme académique.

Pourtant, de plus en plus d’institutions s’y convertissent, comme si elles s’en sentaient obligées.

Comment expliquer que cette lubie s’impose aussi au commun des mortels et à l’immense majorité de la population, hommes et femmes confondus ?

Ce n’est pas la première fois que l’homme ordinaire (oups, un terme genré!) se voit ainsi pris d’assaut par des idéologues radicaux.

Pensons simplement au remplacement, dans certains formulaires administratifs, de la notion de père et mère par parent 1 et parent 2. On avait compris qu’il s’agissait de s’ouvrir aux nouvelles situations familiales, ce que tout le monde peut comprendre. Mais pourquoi, encore une fois, au nom des marges, fallait-il abolir un vocabulaire ancré dans la mémoire longue de l’humanité pour plaire à quelques groupuscules voyant quelque chose de discriminatoire dans l’usage des notions père et mère ?

Même chose lorsqu’on parle de la théorie du genre. On le sait, cette théorie considère que le masculin comme le féminin sont des constructions sociales artificielles qu’il faudrait démontrer pour permettre à chacun de s’identifier sexuellement comme il l’entend.

À terme, il faudrait se définir selon le modèle de la fluidité identitaire. Chacun déciderait s’il se sent homme ou femme. Mieux : il pourrait ne s’identifier à rien. Son identité sexuelle serait flottante, insaisissable.

RÉSISTANCE

On pourrait accumuler les exemples semblables.

Ce qui distingue ces lobbies idéologiques, c’est qu’ils ont le pouvoir de transformer le simple fait de ne pas voir le monde comme eux en scandale. Ils misent sur une violence verbale extrême et n’hésitent pas à diaboliser leurs contradicteurs en les traitant de tous les noms. Ils ont un pouvoir d’intimidation médiatique extrême.

C’est à cela qu’il faut apprendre à résister.

Le Québec : une vraie société distincte

Vous aimez les parodies, les histoires vraies, les invraisemblances, les bouffonneries, bref, tout ce qui sort de l’ordinaire ? Alors le Québec c’est l’endroit tout désigné.

On ne s’ennuie pas au Québec, surtout quand on fait le survol de tout ce qui se passe dans les milieux hautement gérés. Dans le cercle de ceux qui nous dirigent ou sont en position d’autorité.

Eh bien, le texte qui suit devrait vous faire sourire. En tout cas, dans mon cas, ce fut le début de ma journée, tout sourire. Écrit par Richard Martineau dans les pages du Journal de Montréal d’hier, il raconte l’arrivée d’un immigrant dans cette tour de Babel qu’est le Québec.

Une drôle de société distincte dont il vaut mieux en rire que se fâcher et d’en pleurer. Ce n’est pas très bon pour le système digestif parait-il… En contrepartie, on peut abondamment le critiquer sans être enfermé et condamné à mort comme dans d’autres pays totalitaires.

LE SANTA BANANA DU NORD Richard Martineau

« Bonjour, monsieur. Je suis immigrant, je viens tout juste d’arriver au Québec et j’aurais besoin de quelques informations…

– Vous venez de quel Pays ?

– Santa Banana ! J’en avais assez de la corruption qui régnait là-bas, alors j’ai décidé de plier bagage et de venir m’installer dans une État de droit !

– Ouf, vous tombez mal…

– Pourquoi ?

– Parce qu’il y a beaucoup de corruption ici aussi. Tellement qu’on a dû mettre sur pied une commission d’enquête sur la question. On a découvert que dans le milieu de la construction, la corruption est quasi endémique…

– (Déçu) Ah oui ?

– Hé oui ! Mais ne vous en faites pas, on a créé une escouade spéciale pour lutter contre la corruption et arrêter les fraudeurs !

– (De nouveau enthousiasme) Donc, le droit l’emporte !

– Oui, sauf que… Cette escouade n’a plus de chef.

– Plus de chef ?

– Non. Et puis ça magouille tellement dans cette escouade spéciale qu’on a demandé au Bureau d’enquête indépendant d’enquêter sur les enquêteurs qui enquêtent sur la corruption !

– Mais… vous avez une police provinciale, quand même ?

– Oui, mais le chef de cette police a été écarté, car il aurait posé des gestes de nature criminelle…

– (Stupéfait) Le chef de police a été écarté ?

– Oui. Mais on l’a remplacé.

– Ah, OK.

– Mais son remplaçant vient de démissionner.

– (Éberlué) Donc, cette agence de police n’a pas de chef non plus ?

– C’est en plein ça !

– Bon… Oublions le système de justice et parlons du système de santé, alors. Vous avez de bons médecins ?

– Certainement ! Ils font partie des médecins les mieux payés au monde !

– Wow ! Vous êtes riches, donc ?

– Non, on est pauvres ! On est tellement sur la paille que le gouvernement fédéral nous a donné 13 milliards de dollars cette année pour nous sortir du trou !

– Et qu’est-ce que vous faites avec cette aide ?

– Plein de choses ! Par exemple, on paie 800 000 $ pour des locaux de maternelle qui en valent 300 000 $…

– Euh…

– Oui, monsieur ! Ce n’est pas parce qu’on tire le diable par la queue qu’on ne peut pas être généreux ! Tenez, il y a quelques années, on a mis en place un système de gestion informatique pour les ministères du gouvernement. Il devait coûter 83 millions. Eh bien, on l’a payé un milliard !

– Un milliard de dollars d’argent public ?

– Yes ! On croit à ça, la social-démocratie, nous autres !

– Et l’environnement ? J’espère que vous protégez l’environnement, quand même ?

– Bien sûr ! La preuve : nos écolos sont contre la construction de pipelines!

– Ah, bravo !

– Oui. Vois-tu, mon ami, nous, au Québec, on préfère transporter le pétrole par train ! À travers les villages ! C’est plus sécuritaire ! Et autre preuve qu’on a la nature à cœur : on protège les chiens dangereux !

– Euh… Vous pouvez me conduire à l’aéroport ?

– Quoi, tu as oublié une valise ?

– Non, je veux retourner chez nous ! »

Quand l’insomnie devient insupportable

Vous avez régulièrement de la difficulté à dormir ? Cet état vous incommode depuis longtemps ? Peut-être que les heures précédant le moment de vous mettre au lit, sont déficientes.

Rien ne vaut un sommeil réparateur. Dans son numéro de septembre 2019, la revue Protégez-vous publiait un article, sous la plume d’Amélie Cléroux, donnant de bons conseils pour mieux dormir. En prenant connaissance de ce papier sur ce blogue, vous découvrirez peut-être ce qui cause cette insomnie et le moyen d’y remédier.

6 BONS CONSEILS POUR MIEUX DORMIR Amélie Cléroux

1- Zone sans écran

L’ordinateur, le téléphone ou la tablette dont vous vous servez le soir nuisent à votre sommeil, car leur utilisation est associée à des activités qui se pratiquent le jour et qui activent le système nerveux et l’état d’éveil. Et, surtout, ces écrans émettent des longueurs d’ondes liées aux couleurs bleue et blanche, qui contribuent à inhiber la mélatonine, une hormone favorisant l’endormissement lorsque la nuit tombe.

L’idéal pour s’assoupir facilement, c’est… de se passer d’écrans, tout simplement ! Les experts conseillent même de les bannir complètement de la chambre à coucher, incluant les téléviseurs.

2- Lisez au lit sans ruiner votre nuit

Vous êtes accro aux livres virtuels ? Optez pour une liseuse de type Kindle plutôt qu’une tablette numérique, et réservez-la à la lecture du soir. Sa luminosité plus faible – souvent sans rétroéclairage – de même que son utilisation ne seront pas associées à une activité de jour, ce qui favorisera votre transition vers le sommeil.

3- Le pouvoir du filtre orange

Voyez la vie en nuances orangées en utilisant des lunettes à filtre orange si vous devez absolument vous servir d’un écran en soirée. À défaut de vous adonner à une activité relaxante, vous subirez alors moins les effets stimulants de la lumière. La couleur orange ne freine pas la sécrétion de mélatonine et permet de couper les mauvaises longueurs d’onde associées aux couleurs bleue et blanche.

4- La mélatonine à la rescousse du décalage horaire

Pas facile, le décalage horaire pendant un voyage ! La mélatonine synthétique, vendue en vente libre en pharmacie sous forme de pilules ou de solutions liquides, pourraient vous aider à en venir à bout. C’est qu’elle produit un effet qui permet de resynchroniser le rythme biologique en fonction du décalage.

Par le même principe, elle peut être utile si vous avez un horaire de travail de nuit ou rotatif. Toutefois, les effets de la mélatonine sur les cas d’insomnie classique (problèmes d’endormissements, réveils fréquents), ainsi que des répercussions sur le développement des enfants et des adolescents, sont encore peu documentés. Consultez un professionnel de la santé dans ces cas précis.

5- Surveillez votre hygiène de vie

Le stress et l’anxiété sont les meilleurs amis de l’insomnie, tout comme certaines mauvaises habitudes qui accentuent le risque de voir les heures défiler sur le cadran. Voici quelques conseils pour tomber plus facilement dans les bras de Morphée.

  • Prenez l’habitude de vous lever à la même heure chaque matin afin d’établir un cycle veille-sommeil régulier et d’avoir envie de dormir à la même heure chaque soir.
  • Le soir venu, ne mangez ni trop tard ni en trop grande quantité.
  • En soirée, évitez la caféine – même celle du thé – et les autres stimulants (comme la nicotine), mais aussi l’alcool, qui entraîne un sommeil agité ainsi que des réveils nocturnes.
  • Limitez les efforts physiques intenses de deux à trois heures avant le coucher.
  • Faites plutôt un peu d’exercices tous les jours avec une intensité soutenue pendant au moins 20 minutes (marche rapide, course à pied, vélo, etc.).
  • Pour favoriser la détente en soirée, préférez la pratique du yoga, de la méditation ou d’exercices de relaxation.

6- Dormez sur le côté comme un pro !

En cas de ronflements : Dormir sur le côté aidera à atténuer ces vrombissements. Un truc de grand-mère pour vous assurer de ne pas vous retourner pendant la nuit ? Cousez une balle de tennis dans le dos d’un chandail ou d’un pyjama. Ce sera là un bon incitatif… qui fera aussi le bonheur de la personne dormant à vos côtés.

En cas de brûlures d’estomac : Étendez-vous sur le côté gauche. Ainsi, l’acide gastrique risque moins de s’écouler de l’estomac à l’œsophage (ce qui entraîne la sensation de brûlure).

En cas de douleur à une hanche ou au dos : Installez-vous sur le côté non endolori, les genoux pliés. Placez ensuite un oreiller entre vos jambes pour garder vos hanches alignées et empêcher vos genoux de se toucher.

Bonne nuit !