On massacre ce qu’on dit

Dimanche dernier, à Tout le monde en parle, à Radio-Canada, je me suis prêté à un petit jeu. Étant une émission d’affaires publiques, donc de placotages, je m’interrogeais sur le nombre d’anglicisme que j’allais découvrir à travers tous ces échanges.

J’en ai trouvé 24 ! Facilement !

Mis à part un seul bloc, où un français impeccable et simple s’exprimait, tous les autres intervenants ne se sont pas gênés pour sortir leur franglais… Et ça venait tout seul, tout naturellement. Les voici :

« remake », « caster », « dealer de drogue », « ça fittait », « cool », « casting », « show », « dark web », « porn star », « coaché », « un guess », « page turner », « trooper », « the rest is history », « tough », « big brother célébrité », « challenge », « game », « survivor », « weird », « kit », « fun », « tape » et « best of ».

J’y ajouterai aussi les « criss et hosti » de l’animateur. Inacceptable ! Peu importe le contexte.

C’est quoi le plaisir de massacrer la langue française de la sorte ? C’est à la mode ? Je ne suis pas sûr que l’anglicisme soit toujours compris des téléspectateurs, mais bon. Il faut vivre avec, semble-t-il.

C’est partout la même chose. Le commercial télévisé où Julie Bélanger vante la Côte-Nord comme endroit de villégiature et de vacances, et qui nous propose un road trip.

Luc Ferrandez, au 98,5 chez Paul Arcand, dans le cadre de la Commission Normandeau-Ferrandez, parlait de meat packer. Est-ce nécessaire ?

Et les exemples pleuvent au point d’en écrire un livre.

Un fait demeure; on parle comme on marche… tout croche, et on ne veut pas faire l’effort de s’en tenir à l’expression française. Quand on est rendu à utiliser des anglicismes à outrance, soit qu’on veut renier notre langue ou que notre vocabulaire francophone est très restreint, voire moins qu’élémentaire.

La langue française est riche, pleine de nuances, respectueuse, et c’est ce qui fait l’immense différence avec la langue de Shakespeare.

Mais ça demande un effort… pour soigner son langage.

Vos protections au moment de l’achat d’un vélo

Le printemps est là et vous souhaitez vous procurer un nouveau vélo.

Savez-vous que votre achat n’est pas protégé de la même façon selon que vous achetez avec un commerçant ou avec un particulier?

ACHETER AVEC UN COMMERÇANT

La loi sur la protection du consommateur prévoit des règles particulières lorsque vous achetez un vélo avec un commerçant. Un commerçant peut être une petite boutique ou une grande surface.

Dans ce cas, une garantie légale s’applique automatiquement à votre achat, même pour un vélo usagé. La garantie légale est une protection minimale prévue dans la loi. Le commerçant doit donc vous vendre un vélo de qualité, durable, sécuritaire et conforme aux attentes créées dans sa promotion ou par ses représentations. La garantie légale vous protège aussi contre les défauts cachés.

Le commerçant et le fabricant sont obligés de respecter la garantie légale et ne peuvent pas l’exclure.

ACHETER AVEC UN PARTICULIER

Même lorsque vous achetez un vélo d’un particulier, une garantie légale s’applique automatiquement. Le vendeur doit donc vous vendre un vélo de qualité, compte tenu de l’âge du vélo, sans défaut caché.

Toutefois, contrairement au commerçant, le particulier peut exclure la garantie légale, ou réduire ses responsabilités. Portez attention aux mots utilisés dans l’offre du vendeur. S’il est écrit « sans garantie » ou « aux risques et périls de l’acheteur », le vélo que vous achetez n’est pas garantie par le vendeur.

Le vendeur n’a pas non plus à garantir un défaut apparent que vous auriez dû constater. Soyez prudent et inspectez le vélo avant de l’acheter.

Vérifiez aussi que le vendeur est bien le propriétaire du vélo : vous pourriez être responsable d’un acte criminel si vous possédez un vélo volé.

Source : Éducaloi, Journal de Montréal, 22 avril 2021, p22

Le « Maitre chez nous » de Jean Lesage est encore plus d’actualité

Ce message lancé par ce premier ministre revendicateur du début des années 60 prend tout son sens avec le énième échec des lois québécoises qui se font massacrées par des juges. La dernière en lice, le loi 21 sur la laïcité. Au lieu de rendre des décisions justes et équitables pour le Québec, ils sèment la discorde en charcutant les lois votées par un gouvernement d’État démocratiquement élu.

Je l’appréhendais ! Contestée en majeure partie par le reste du Canada, Ils ont gagné. Le Québec est plus divisé que jamais et seule l’indépendance nous donnera les pleins pouvoirs.

Les Québécois, majoritairement francophones, sont soumis à cette loi, sauf pour la minorité anglophone qui en est dispensée. Et attendez la loi 101… elle va passer, elle aussi, au moulin à viande des acharnés.

Mathieu Bock-Côté a écrit l’excellent article qui suit, sur cette question, paru hier dans les pages du Journal de Montréal.

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LA LOI 21 ATTAQUÉE PAR LE GOUVERNEMENT DES JUGES

Il fallait s’y attendre : la Cour supérieure a entrepris le démantèlement de la loi 21.

Contrairement à ce qu’on a pu lire ici et là, elle n’a pas été maintenue.

Le juge Marc-André Blanchard a décidé de soumettre le Québec au régime de la partition ethnique.

Il s’agit désormais de découvrir le Québec en communautés rivales et de créer deux catégories de citoyens.

PARTITION

D’un côté, une majorité francophone sont on doit se méfier, de l’autre, des communautés minoritaires qui peuvent désormais s’affranchir au nom du droit des règles québécoises.

Le multiculturalisme canadien, au cœur de la Constitution de 1982, impose toutes ses conséquences.

En gros, les lois votées par l’Assemblée nationale sont bonnes pour les francophones, mais n’engagent pas la communauté anglophone, désormais placée explicitement sous la protection d’Ottawa, transformé en autorité gardienne des minorités.

Peut-on imaginer un seul instant les effets à court terme d’une telle décision pour la cohésion sociale dans une société où la majorité historique francophone est de plus en plus ouvertement méprisée par une mouvance multiculturaliste qui la traite comme un vieux résidu de peuple appelé à s’effacer au nom de la diversité ?

Blanchard normalise juridiquement le fantasme ulstérien de la frange la plus radicale de la communauté anglophone. Autrement dit, elle trouve le moyen de se séparer de la nation québécoise sur son propre territoire. Ne doutons pas que ses représentants trouveront le moyen de nous dire que ce sont les Québécois francophones qui ont décidé de les exclure.

Une partie de notre intelligentsia, véritable bois mort intellectuel et journalistique, célébrera probablement la subtile décision du juge.

Dans les faits, la Cour supérieure vient de montrer à quel point même lorsqu’il se contente d’un nationalisme minimaliste, le Québec est contraint, dans l’ordre fédéral canadien, aux demi-mesures. Elles seront de toute façon piétinées par un gouvernement des juges qui cherche à se faire passer pour l’expression la plus convaincante de l’État de droit.

Comment réagira le gouvernement du Québec ? Telle est la question.

Politisera-t-il cette décision en cessant de faire semblant que ce tribunal, dans les circonstances, est légitime ?

Osera-t-il dire que cette décision est fondamentalement inacceptable ?

Aura-t-il le courage de poser la question constitutionnelle ?

Nous savons que le gouvernement Legault n’est pas souverainiste. C’est son droit. Nous savons toutefois qu’il se veut nationaliste. C’est d’ailleurs son devoir.

NATIONALISME

Dans les circonstances, il ne doit d’aucune manière entrer dans une logique bonententiste où il laisserait entendre qu’il se contentera de demi-mesures et des miettes d’autonomie consenties par Ottawa.

Tous les autres partis politiques doivent se positionner, et ne peuvent se contenter de se réfugier derrière un respect empesé de tribunaux qui, dans les circonstances, servent d’instruments politiques.

Il est insensé qu’une loi fondée sur une décennie de délibérations collectives soit ainsi abolie par un juge capricieux dont l’autorité repose sur une Constitution dont le Québec n’est toujours pas signataire.

Un cycle politique essentiel vient de s’ouvrir. Nous verrons comment chacun s’y positionnera.

Pour y voir clair

Dès les premières belles journées du printemps, on désire s’attaquer au lavage des fenêtres salies par la neige et la pluie.

Comment venir à bout de cette tâche rapidement tout en évitant les erreurs qui nous obligeraient à recommencer le travail.

Choisissez une journée non ensoleillée, car le lavage des vitres sous le soleil accélère le séchage et assure les bariolages.

Nettoyez le cadrage des fenêtres avec un aspirateur. Pour bien atteindre les rainures, utilisez une brosse à dents et une eau savonneuse.

Frottez les vitres à la verticale à l’extérieur et à l’horizontale à l’intérieur. Vous pourrez repérer rapidement les rayures à éliminer.

MES MEILLEURES RECETTES POUR LES VITRES

1- La recette la plus populaire demeure le mélange eau et vinaigre. (175 ml de vinaigre dans un litre d’eau). Lavez les vitres avec un t-shirt de coton recyclé, une éponge ou un chiffon en microfibre. Vous éliminerez les taches de calcaire plus résistantes avec un chiffon imbibé de vinaigre pur.

2- Mélanger 5 ml (1 c. à thé) d’assouplissant textile et 5 ml (1 c. à thé) de fécule de maïs dans 1 litre d’eau. Verser dans une bouteille avec vaporisateur.

3- Ajouter un bouchon ou 1 c. à table de bain moussant, de shampoing ou de savon liquide pour la vaisselle dans un sceau d’eau tiède.

4- Après le lavage, pour éclaircir les fenêtres, utilisez du papier journal, un chiffon sec ou un chamois.

Source : Madame chasse-taches, cahier CASA, Journal de Montréal, 17 avril 2021, p12

Une immense dose d’amour

C’est souvent quand ils sont partis qu’on peut mesurer le degré de satisfaction et d’amour qu’on donne à nos vedettes.

On en a eu un émotif constat suite au décès récent de Michel Louvain. De partout : radio, télévision, lignes ouvertes, commentaires et histoires racontées sur les médias sociaux, on pouvait découvrir sa grandeur, son aura.

Michel Louvain avait au Québec l’envergure d’un Dean Martin, d’un Frank Sinatra et de tous les autres chanteurs de charmes qui nous ont fait rêver tout au long de leur formidable carrière. La sienne aura durés 63 ans.

Dans tous les reportages et entrevues qu’on a diffusé, son sourire contagieux, son élégance, sa grâce et sa simplicité lui donnait une notoriété incommensurable. Émotif et expressif, il savait toucher le cœur des gens.

Il faisait partie d’une classe de chanteurs dont les mots ne sont pas enterrés par une musique trop forte et des artifices pour agrémenter ses spectacles. Lorsqu’il chantait, on avait le goût de l’accompagner. D’ailleurs il prenait plaisir d’arrêter de feutrer sa voix pour donner à son public, l’occasion de le combler. Tout le monde connaît ses chansons par cœur.

Au chapitre des émissions qui ont souligné sa carrière, on ne peut passer sous silence la magistrale performance de l’équipe de France Beaudoin et de son équipe de professionnels à son émission spéciale En direct de l’univers, samedi dernier.

En moins de 48 heures, préparer un spectacle d’une telle envergure, sans faille, relève incontestablement d’un tour de force. Des prestations qui ont fait couler les larmes pour se rendre compte de l’immense talent de ce chanteur, tiré à quatre épingles, et qu’on regrette déjà. Il aurait laissé un immense trou dans nos cœurs.

Sans surprise, tous les participants à cette belle soirée étaient parés de leurs plus beaux atours. Élégants et chics, ils représentaient à merveille l’image du chanteur, parmi les plus authentiques.

La colonie artistique de cette époque se voit décimée d’année en année. Je pense aux Ginette Reno, Dominique Michel et autres de ma génération à qui il faut souligner leur carrière de leur vivant. Ils ont aussi droit à cette merveilleuse dose d’amour, bien avant qu’ils nous quittent.

Comme le chantait Frédéric François « Il faut dire je t’aime, à tous ceux qu’on aime, tant qu’ils sont vivants, vivants. Il faut dire je t’aime tant qu’il est temps, encore temps. »

On peut imaginer les impressions et les quelques larmes qu’il a dû verser, sur son nuage. Il a dû être comblé et ému de cette formidable dose d’amour, Parti pour l’éternité, son œuvre continuera d’être chanté par tous ceux et celles qui l’ont aimé.

La Dame en Bleu, fut, selon ses dires, LE succès de sa prolifique carrière. Le caricaturiste Ygreck l’a admirablement bien dessiné avec la caricature qui meuble cet article.

Michel Louvain 1937-2021. Tu ne seras jamais oublié et tu fais maintenant parti des immortels.

La main… en temps de pandémie

Parmi les différentes mesures prises pour lutter contre l’épidémie du coronavirus, il est demandé de ne pas se serrer la main. Cependant, il est possible – et c’est même recommandé – de se serrer les coudes. Il ne faut donc plus tendre la main, ne plus faire des pieds et des mains, seulement des appels du pied afin de garder les mains libres.

Si vous êtes à la tête d’une association et que vous vouliez vous retirer, impossible de passer la main ; certes, il reste la solution de vous faire sortir à coups de pied dans l’arrière-train mais ce n’est pas très élégant et l’on peut très vite en venir aux mains.

Pour les amoureux qui ont le cœur sur la main il est illusoire de le donner, ni même de le partager : les mariages vont tomber en désuétude car plus personne ne fera une démarche pour demander la main de l’être aimé.

Autre conséquence grave pour la démocratie : désormais la politique de la main tendue est vouée à l’échec, être pris la main dans le sac sera moins grave que de donner un coup de main.

Bien sûr, la main gauche doit ignorer ce que fait la main droite mais si elle a donné de l’argent de la main à la main, il sera nécessaire de lui passer un savon.

C’est dans la tribulation qu’il convient d’être fort, l’épidémie génère un sentiment de peur ; la solution ? – S’en laver les mains et prendre son courage à deux mains, surtout en mains propres.

Au revoir et à 2 mains

Un vrai bonheur cette langue française !

Action-réaction

Immensément tristes les événements incluant des policiers lors d’interventions. Des personnes ont perdu la vie, alors que facilement, un tel dénouement aurait pu être évité.

Prenez les deux cas au États-Unis, à Minneapolis. En mai 2020. George Floyd est décédé sous le genou du policiers Derek Chauvin. Ce policier dans cette affaire, subit présentement son procès et est passible d’une peine d’emprisonnement de 40 ans, s’il est trouvé coupable.

L’autre cas, récemment dans cette même région et avec quelques similitudes, à la suite d’un contrôle de police lié à des plaques d’immatriculation non-valides. Le jeune conducteur Noir de 20 ans qui a résisté et voulu s’enfuir avec sa voiture, a été abattu par une policière. Celle-ci avait confondu son arme de service, croyant que c’était son pistolet à impulsion électrique. Elle a remis sa démission et devra faire face à la justice.

Évidemment, on connait la suite; manifestations violentes de la communauté Noire principalement, et saccages partout, forçant le couvre-feu. Des escalades de violence qui sont monnaie courante.

Plus près de nous, il y a quelques jours à peine, à Longueuil, dans le secteur LeMoyne, un forcené incontrôlable et en pleine crise, menaçait l’entourage en pleine rue, armé de couteaux. Il a finalement été arrêté, sans effusion de sang, après que la sergente eue tiré à quatre reprises vers le suspect, sans l’atteindre.

Chaque fois qu’un policier use d’une certaine force, la population le condamne d’avance :

« On sait bien, c’est un Noir, les policiers sont des racistes. »

« Pourquoi le policier ne lui a pas tiré dans les jambes ? »

« Pourquoi le policier ne s’est pas servi de son pistolet à impulsion électrique ? »

Et beaucoup d’autres questions visant toujours les policiers. Dans ces moment, l’action-réaction doit être rapide.

FORMATION

On ne naît pas policier. Ce n’est pas un travail qui convient à tout le monde. De plus, le policier reçoit une formation de plusieurs mois pour le préparer à son futur quotidien, à pouvoir régler toutes sortes d’événements.

Aujourd’hui, on en demande beaucoup à ces agents de l’ordre; ils doivent user de psychologie, être des travailleurs sociaux et toutes les professions qui traitent de maladies mentales. On téléphone à la police quand ça va mal, pas quand ça va bien.

Dans les cas impliquent des armes, il se doit d’agir rapidement, sans avoir droit à l’erreur qui est souvent fatale.

Promptement, il doit prévoir l’imprévisible et son temps de réaction est immensément court.

Plusieurs ne font pas plus de cinq ans et décident de changer d’emploi.

AUX ÉTATS-UNIS

C’est encore pire chez nos voisins du Sud, où les armes abondent. Pour revenir aux cas mentionnés précédemment, un aspect de ces interventions n’a pas été analysé, ou du moins, est souvent passé sous silence. Parce que c’est de ça qu’on parle… de l’analyse de l’événement. On prend des heures, des jours voire des semaines à trouver si le policier a bien agi. Le policier lui, n’avait que quelques secondes pour intervenir et étouffer la menace.

Pourquoi on ne parle jamais de l’attitude de la personne qui se fait interceptée ? De sa réaction à résister à son arrestation ? À la lumière des vidéos tournés dans les événements tragiques de Minneapolis, George Floyd était un colosse qui a résisté à son arrestation. Même réaction pour le jeune de 20 ans; au moment de se faire passer les menottes, il est revenu dans son auto pour s’enfuir.

Ce sont deux situations où, si la personne obtempère sans opposer de résistance, la possibilité qu’il soit abattu est nulle.

Quelle serait votre réaction devant cette agressivité injustifiée ?

Il y a quelques années, au Tribunal de la jeunesse, j’ai été témoin d’un adolescent de quinze ans, de taille normale pour son âge, qui refusait la sentence qu’on venait de lui imposer. Il a réagi si violemment que les intervenants se sont mis à 6 personnes, dont un pesait certainement plus de 300 livres, pour le maîtriser après de très longues minutes agressives. Un incident que je me rappellerai toute ma vie.

Avec toutes les interventions policières, que ce soit pour une infraction au Code de sécurité routière ou autre raison, la personne interceptée n’est pas en position de force et doit collaborer de façon civilisée. Rarement, un comportement exemplaire n’incitera à la violence. C’est vrai ici et aux États-Unis. Par contre une résistance déclenche une action-réaction rapide des policiers et, par le fait même, tourner l’intervention en tragédie. On ne fuit pas sans raison.

LONGUEUIL

L’événement de Longueuil a suscité aussi des commentaires douteux sur les lignes ouvertes. On questionnait le travail de la policière :

« Quatre balles et elle n’a même pas réussi à l’atteindre… »

« Une balle perdue aurait pu tuer quelqu’un d’autre. »

« Pourquoi n’a-t-elle n’a pas visé les jambes ? »

« Pourquoi n’ pas avoir utilisé son pistolet à impulsion électrique ? »

Fermez les yeux, placez vous dans la peau de cette policière à ce moment précis et imaginez le scénario dans votre tête, avec les conséquences possibles, en vous demandant ce que vous auriez fait, vous, dans les mêmes circonstances… ?

Moi, au contraire, je dis que cette policière a agi avec professionnalisme, un courage admirable et un sens du devoir exemplaire. Un travail sans bavure à souligner et à féliciter.

Quand un forcené, en crise, fonce vers vous, votre temps de réaction doit se compter en secondes et même en fraction de secondes.

SERVIR ET PROTÉGER

C’est la devise première d’un policier. Lors d’une arrestation ou d’une interception, vous devez agir de façon civilisée. Votre agressivité et votre résistance peut vous coûter très cher. Vous éveillez alors des soupçons. Au Québec, nous pouvons être fiers de notre force policière dans son ensemble. Loin d’être raciste, leur travail nous permet de se promener dans la rue sans crainte de recevoir une balle, comme on le voit trop souvent chez nos voisins du Sud.

 

Une triste évidence pour le français.

Une vérité vraie pour les décennies à venir, et pas des tonnes. À l’intérieur d’une vingtaine d’années, le français aura régressé. Mercredi dernier, Sophie Durocher en a fait le sujet de son article dans les pages du Journal de Montréal. J’endosse tellement son propos que c’est la lecture que je vous propose aujourd’hui. Une triste évidence qui ne ment pas.

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LA SWITCH EST A BITCHE

Le 19 mars, Facebook a supprimé la page d’une petite ville française de 5000 habitants parce qu’elle était « en violation des conditions applicables ». C’est que, voyez-vous, cette ville de la Moselle s’appelle Bitche et qu’en anglais, « bitche » c’est un mot très vilain qui consiste à traiter quelqu’un de chienne.

Sous la pression, Facebook s’est rendu compte de son erreur et hier, la page était restaurée.

Le plus drôle, c’est que le maire de la ville a invité Mark Zuckerberg à visiter sa petite municipalité. Il a aussi rappelé que la ville avait été libérée par des Américains, en 1945, et que ces soldats s’étaient eux-mêmes appelés « Sons of Bitche ».

Je sais, c’est anecdotique. Mais je vois dans cette histoire le signe que de plus en plus, sur les réseaux sociaux, c’est l’anglais qui mène.

JE BITCHE, TU BITCHES

Ici au Québec, où on parle de plus en plus franglais, combien de personnes se traitent de bitche ? On conjugue même le verbe bitcher à tous les temps.

Pourquoi je vous parle de ça aujourd’hui ? Parce que je suis tombée sur une série de publicités de la Fondation pour la langue française qui m’ont vraiment fait réfléchir à la présence de plus en plus insidieuse de l’anglais dans notre vocabulaire.

Dans le cadre de sa campagne Ne perds pas ton français, cette Fondation diffuse sur les médias sociaux une série de capsules qui montrent l’évolution de notre « vocabulaire » au fil des décennies…

Premier exemple : « 2000 : Ça m’a déplu. 2010 : Ça m’a turné off. 2020 : Ça m’a turn off. 2030 : Ça turned me off. 2040 : That turned me off

Voici un deuxième exemple de publicité de la Fondation.

« 2000 : J’ai échappé mon téléphone. 2010 : J’ai dropé mon téléphone. 2020 : J’ai drop mon phone. 2030 : J’ai drop my phone. 2040 : I dropped my phone. »

On doit tous reconnaître qu’on se laisse aller à un relâchement. Ça commence par un mot, par-ci, par-là. Un titre d’émission de télé. Un animateur qui parle de « show » au lieu de « spectacle ». On s’habitue. Notre oreille s’y fait.

On entend une animatrice parler de « tattoo » au lieu de « tatouage ». On s’y fait. On s’habitue.

Je ne jette pas la pierre aux autres. Je m’inclus dans ce ramollissement collectif.

Mais c’est pour ça que je trouve la petite pub de 15 secondes de la Fondation pour la langue française aussi percutante. On se rappelle tous l’époque pas si lointaine où on faisait des phrases complètes en français sans recourir à la béquille de l’anglais.

Mais avec les médias sociaux, l’influence de l’anglais est décuplée.

C’est une chanteuse hyper connue qui écrit sur Instagram : « Le printemps à Montréal is upon us

C’est une chroniqueuse d’un journal montréalais qui se décrit sur Instagram comme « Business columnist, Serious foodista, wannabe fashionista, unapologetic feminista » (pas un mot en francista).

C’est une animatrice qui écrit : « Smiling inside and out ! Bon dimanche tout l’monde ! Full chixée, 1 fois par semaine ».

Je ne veux bitcher personne, mais si on continue comme ça, en 2040, we’ll all be speaking la langue de Sugar Sammy.

Trois gouttes de lumière…

LE TEMPS…

Une seconde n’est rien à l’échelle de l’humanité. Mais chaque seconde possède cette image d’être unique. Franck Thilliez

Chaque jour est un compte en banque et le temps est notre monnaie. Pas de pauvres, pas de riches, nous avons tous 24 heures à dépenser.

Si tu as le temps de te plaindre d’une chose, alors tu as le temps d’y remédier.

Moins il reste de temps à vivre, moins on a envie de le perdre. Julian Barnes

Du temps, c’est ce que nous voulons le plus mais que nous dépensons le plus mal.

Le temps est plus précieux que l’argent. Vous pouvez obtenir plus d’argent mais vous ne pouvez pas avoir plus de temps.

Le temps peut être un grand thérapeute, mais il est nul en beauté esthétique.

Le temps n’attend personne. Au lieu de toujours courir après, profitons-en pendant qu’il passe.

Le temps c’est de l’argent sur les tempes.

Comme je ne sais pas ce que me réserve demain, je ne garde jamais le meilleur pour plus tard. Paulo Coelho

Le plus beau cadeau que tu puisses faire à quelqu’un, c’est ton temps. Parce que tu lui donnes une partie de ta vie qui ne te reviendra pas.

Que vaut le temps, s’il n’en reste plus pour s’émouvoir, s’attendrir et aimer? Lauréanne Harvey

Un à un, les grains de sable s’écoulent, un à un les moments passent; certains vont, certains viennent : ne tentez pas de tous les saisir. Adelaïde A. Procter

Le plus beau lendemain ne nous rend pas la veille. Vivons le moment présent.

L’avenir nous tourmente, le passé nous retient, c’est pour ça que le présent nous échappe. Gustave Flaubert

C’est lorsqu’on n’a pas le temps de se reposer que c’est le moment idéal pour le faire.

Regretter le temps perdu, c’est encore plus de temps perdu. Mason Cooley

Ne pense au passé que pour les souvenirs qui te réjouissent.

Ce n’est pas le temps qui reste à vivre qui est important. C’est ce que vous en faites. Patrick Bauwen

Le temps passe et tout devient plus grand, sauf nous. Stephen King

Si tu ne fais pas ce que tu aimes, tu perds ton temps. Billy Joel

Ne perds pas ton temps avec quelqu’un qui n’est pas prêt à perdre du temps pour toi.

On parle de tuer le temps pendant que le temps nous tue tranquillement.

Hier a eu son tour. Donne une chance à aujourd’hui.

Iniquité fiscale

Saviez-vous que certains gens fortunés ne payaient pas d’impôts ? Moi, pas ! Parlez-en aux contribuables de la classe moyenne, et leur sang va faire deux tours. Comme iniquité fiscale, c’est assez dur à battre.

Pour éclaircir cette disparité, je vous propose cet excellent article de Michel Girard, publié dans la section ARGENT du Journal de Montréal de samedi dernier.

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PAS UNE SEULE CENNE D’IMPÔTS POUR 498 QUÉBÉCOIS RICHES

Dans la tranche de revenu des 100 000 $ et plus, il y avait au Québec quelque 3681 contribuables qui n’ont pas payé une cenne d’impôt provincial selon les plus récentes statistiques fiscales sur le revenu des particuliers, soit celles de l’année d’imposition 2017.

Encore plus frustrant pour l’ensemble des contribuables québécois, c’est de constater qu’à l’intérieur de ce « sélect » groupe des non-imposables, on retrouvait 498 contribuables qui avaient gagné en cours d’année plus de 250 000 dollars de revenu total.

Bizarrement, du côté de l’impôt fédéral, le nombre de contribuables québécois ayant gagné 100 000 dollars et plus qui n’ont pas versé une cenne d’impôt fédéral est nettement inférieur. J’ai dénombré 2150 personnes, soit 1531 de moins qu’au chapitre de l’impôt provincial.

Même constat chez les 250 000 $ et plus : il y avait 260 contribuables québécois non imposables au fédéral, soit 238 de moins qu’au provincial.

UN IMPÔT MINIMUM ?

Réussir à ne pas payer un cent d’impôt quand on rapporte un revenu de 100 000 $ et plus… ça dépasse l’entendement ! Voilà pourquoi il serait fiscalement logique d’introduire une sorte d’impôt minimum tant au provincial qu’au fédéral.

Peut-être à partir d’un seuil de revenu de 60 000 $ ?

J’ai noté qu’entre 60 000 et 100 000 $ de revenu, il y avait 8334 contribuables québécois qui n’ont pas payé d’impôt au Québec et 6770 d’entre eux ont également évité l’impôt fédéral.

Cependant, l’imposition d’un tel impôt minimum ne réglerait pas à lui seul le grave problème du surendettement de nos gouvernements.

En raison de la pandémie de COVID-19 qui perdure depuis plus d’une année, le fédéral et les provinces se sont royalement surendettés en mettant de l’avant nombre de programmes d’aide financière.

UN IMPÔT DE PANDÉMIE ?

Pour assainir les finances publiques, des groupes de pression, comme l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS), recommandent l’implantation d’un « impôt de pandémie » sur les plus hauts revenus.

L’IRIS croit qu’en haussant de 10 points de pourcentage l’impôt sur les revenus totaux excédant 250 000 $ par année au Québec, cela pourrait générer des recettes additionnelles d’impôt provincial allant de 2,7 à 4 milliards de dollars en l’espace de trois années.

Une telle hausse de 10 points de pourcentage signifie que le taux marginal d’impôt québécois sur les revenus dépassant les 250 000 $ passerait de 25,75 % à 35,75 %.

Si on appliquait la même hausse d’impôt au fédéral, cela signifie que les Québécois à 250 000 $ et plus verraient les revenus excédant les 250 000 $ se faire imposer à un taux marginal fédéral de 37,5 % au lieu de 27,5 %. Pour une ponction supplémentaire d’impôt fédéral allant de 1 à 1,5 milliard de dollars l’an.

ILLUSOIRE ?

Imposer un taux marginal combiné de 73 % sur les revenus excédant les 250 000 dollars, cela reste illusoire.

Jamais le gouvernement Trudeau et le gouvernement Legault n’oseraient taxer de la sorte les 56 291 contribuables québécois qui gagnent ce niveau de revenu.

Même chose pour les autres provinces. Dans l’ensemble du pays, ils (les riches contribuables) sont au nombre de 311 850 à déclarer des revenus annuels de 250 000 dollars et plus.

BONBONS FISCAUX À COUPER ?

Par contre, là où les gouvernements pourraient effectuer une juteuse ponction fiscale, c’est au niveau des énormes gains en capital que les contribuables à 250 000 $ et plus encaissent bon an mal an.

Une juteuse ponction fiscale pourrait également viser les généreuses déductions pour options d’achat de titres que les entreprises inscrites en Bourse octroient à leurs dirigeants.

Lors de l’année d’imposition 2017, parmi les 250 000 $ et plus, quelque 29 156 contribuables ont encaissé des gains en capital brut de 7,38 milliards de dollars. Ce qui donne un gain moyen de 253 121 $ par tête de riche !

Il faut savoir que la moitié de ces gains n’est pas imposable, soit 3,69 milliards $, pour un cadeau moyen de 126 560 $ par contribuable.

À elle seule, cette poignée de contribuables (qui ne représentent que 7/10 de 1 % de tous les contribuables imposables) a empoché 56 % de tous les gains en capital encaissés par l’ensemble des contribuables québécois.

Il serait peut-être temps de plafonner annuellement à quelques dizaines de milliers de dollars la portion des gains en capital non imposables.

DU SALAIRE DÉGUISÉ ?

Un mot maintenant sur les options d’achat de titres qui sont offertes à titre de rémunération aux dirigeants des sociétés inscrites en Bourse. Parmi la tranche des 250 000 $ et plus, on dénombre 1860 contribuables qui se sont partagé des gains de 703 millions de dollars en 2017.

Au fédéral, ces gains bénéficient d’une déduction de 50 % et à Québec une déduction de 25 %.

Les revenus tirés par l’entremise des options d’achat offertes par les sociétés boursières à leurs employés représentent à mon avis du salaire déguisé.

Pourquoi accorder un tel bonbon fiscal aux dirigeants alors que le salaire de leurs employés est pleinement imposable. C’est fiscalement inéquitable.

Les asperges et le printemps

Photo: Coup de Pouce

Ces belles du printemps sont parmi les premiers légumes à se pointer (littéralement) dès le mois de mai, au grand plaisir des gourmands qui attendent avec impatience ces savoureuses retrouvailles chaque année

DE LA FÊTE DES MÈRES À LA FÊTE DES PÈRES

L’asperge est une plante vivace qui revient d’année en année. Un producteur que je connais, a l’habitude de dire que c’est un légume « équitable » : pas de favoritisme entre les mères et les pères ! Bon an, mal an, sa saison de récolte s’étire entre ces deux fêtes, soit du début ou du milieu de mai à la fin juin.

ATTENTION À LA SURCUISSON

Les asperges se savourent crues ou encore cuites de différentes façons. Une constante : éviter de trop les cuire pour que leur couleur reste vibrante, leur texture, agréable et leur goût, exquis. Fines ou charnues, elles sont toutes délicieuses, mais il est plus facile d’obtenir une cuisson optimale quand on choisit des asperges ayant le même calibre.

LES PIEDS DANS L’EAU

Pour conserver les asperges, on les place au réfrigérateur, les pieds dans un pot ou un verre d’eau, comme un bouquet de fleurs. Si on les a achetées bien fraîches et qu’on change l’eau régulièrement, elles resteront fringantes au moins une semaine. Au moment de les cuisiner, on plie la base, qui cassera naturellement au bon endroit. On pourra apprêter les bouts moins tendres en potage ou les utiliser pour préparer des bouillons de légumes.

L’ASPERGE BLANCHE

L’asperge blanche pousse sous des buttes de terre. Elle ne développe donc pas la chlorophylle de la même manière que ses consœurs vertes qui, elle, se font chatouiller par les rayons du soleil.

Source : Julie Aubé, nutritionniste, Revue Coup de Pouce, mai 2021, p98