La crèche patatras!

Le dernier dimanche avant Noël, toute la famille fait la crèche chez Théo et Léa. Cela se passe toujours comme ça depuis que leur mamie est toute petite et, sûrement, depuis plus longtemps encore! Avec papa, Léa descend à la cave chercher la boîte qui contient le papier rocher, les santons et l’étable en bois.

Tout est sorti sur la table basse du salon, quand Théo s’emmêle les pieds et… patatras! les santons volent, le papier rocher se déchire! Papa et Léa crient :

– Attention Théo!

Mais, il est trop tard, les santons sont cassés en mille morceaux. Léa est furieuse :

– La crèche est fichue, et c’est à cause de toi! Regarde papa! Joseph a perdu ses jambes! Et l’âne n’a plus d’oreilles! Même le petit Jésus est cassé!

Léa se met à pleurer.

Papa prend ses deux enfants sur ses genoux et il réfléchit tout haut :

– Crois-tu Léa, que tu saurais refaire de la pâte à sel comme pour la fête des Mères?

– Bien sûr! répond Léa, qui retrouve soudain le sourire.

– Alors nous pourrions fabriquer un nouveau Joseph, un petit Jésus et un âne, qu’en dis-tu?

À ce moment-là Maman arrive, les bras chargés d’un grand carton :

– Regardez ce que j’ai retrouvé, tous vos trésors de l’été…

– Mes galets! s’écrie Léa tout heureuse.

– Mes bouts de bois! Nos bocaux remplis de sable! continue Théo.

– Avec toutes ces merveilles, dit Maman, nous pourrions construire une nouvelle crèche!

En quelques minutes, la cuisine devient un véritable atelier. Léa pétrit la pâte à sel. Sous ses doigts apparaissent Joseph, puis l’âne avec ses grandes oreilles. Léa s’applique pour faire l’enfant Jésus : c’est fragile un bébé! Théo, lui, installe tous ses galets pour faire un vrai décor, Maman étale le sable avec précaution et dépose de la mousse du jardin tout autour. Il ne manque plus que les santons tout neufs! Quelle merveille! Cette année, la crèche est vraiment superbe!

– Et chaque soir jusqu’à Noël, dit maman, nous allumerons une bougie pour l’illuminer.

Histoire d’Élisabeth Courtois
I
llustrations par Myriam Mollier
Source : 24 histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2012

Trois gouttes de lumière…

Le bonheur…

Il est important de rendre quelqu’un heureux, en commençant par soi-même.

Faire ce qu’on aime, c’est la liberté. Aimer ce qu’on fait, c’est le bonheur.

Chaque geste que je pose pour améliorer ma vie est une part de bonheur que je me donne et pour lequel je ne serai redevable à personne.

On croit souvent que le bonheur est pour demain. Mais s’il est possible demain, il l’est également aujourd’hui.

Tu ne trouveras pas ton bonheur en exploitant ton passé mais en réalisant qu’il t’appartient de créer l’avenir comme bon te semble.

Le bonheur n’a pas d’unité de mesure. Aussi, il ne sert à rien de se comparer aux autres.

Le bonheur c’est comme se laisser glisser sur une longue pente enneigée. Le chagrin, c’est de remonter la même pente à pied.

Plusieurs personnes manquent leur part de bonheur, non parce qu’elles ne l’ont pas trouvée mais parce qu’elles ne s’arrêtent pas pour en profiter.

Le bonheur, c’est un oiseau qui s’enfuit quand on veut l’attraper mais qui se pose sur notre main quand on l’attend calmement.

Certains courent après le bonheur, d’autres le créent.

Quand on essaie d’apporter du bonheur aux autres, on ne peut l’empêcher de l’attirer vers nous également.

Les gens les plus heureux au monde ne sont pas ceux qui n’ont aucun problème mais ceux qui apprennent à vivre avec des choses qui sont loin d’être parfaites.

Le bonheur n’a pas de date d’expiration.

N’importe qui peut te faire sourire mais seules certaines personnes peuvent te rendre heureux.

Chaque moment difficile est un rappel d’apprécier chaque moment de bonheur que tu as reçu.

Je suis heureux. Ça ne veut pas dire que j’ai trouvé la perfection, mais que je vois enfin au-delà des défauts.

Le bonheur c’est de vivre chaque jour comme si c’était le premier jour de ta lune de miel et le dernier jour de tes vacances.

Le bonheur est l’endroit qui se trouve entre trop peu et beaucoup trop.

Être heureux ne veut pas dire que tout est parfait; ça signifie qu’on ne tient pas compte des imperfections.

Une des plus belles choses de la vie est de réaliser que tu es parfaitement heureux sans les choses dont tu pensais avoir le plus besoin.

Personne n’est responsable de ton bonheur, sauf toi.

La surprise de saint Nicolas

Ce soir, le vent souffle en longues rafales d’air glacé. Courbés en avant, pour mieux se protéger du vent, Jeanne et Thomas vont chercher du bois pour la cheminée. Soudain, Jeanne s’arrête et demande à son grand frère :

– Tu penses qu’il va passer cette année?

– Saint Nicolas? Mais il n’existe pas! rétorque le grand garçon. Ce sont des histoires de bébé!

– Mais si, il existe! Il a ressuscité trois petits enfants qui s’étaient perdus dans la forêt et qu’un boucher avait enfermés dans son saloir pendant sept ans! raconte Jeanne.

– Ce sont des contes pour les petits comme toi! répond Thomas. Allez, en avant maintenant!

– Eh bien, moi j’y crois! répond Jeanne d’un air buté. Et le père Fouettard, il existe, lui?

– Mais non! c’est une histoire pour nous faire peur! De toutes les façons, le père Fouettard vient pour les enfants désobéissants! Nous, on est toujours sages!

Peu à peu, la lumière du jour baise et bientôt la nuit s’installe. Au loin, les arbres noirs de la forêt dessinent des formes inquiétantes. En traversant le grand bois sombre, Jeanne serre la main de son grand frère. Soudain, derrière un buisson, elle aperçoit une espèce de grand bonhomme qui brandit un bâton menaçant. Jeanne pousse un cri et se cache derrière Thomas. L’ombre s’immobilise, semble écouter, puis s’éloigne en dressant un poing inquiétant…

– Tu penses que c’est le père Fouettard? demande Thomas tremblant de peur.

– Oui! Tu vois bien qu’il existe! dit Jeanne en claquant des dents.

Thomas attrape la main de Jeanne et vite ils courent dans la neige.

– Saint Nicolas, saint Nicolas, crie Thomas, vient nous protéger!

Au loin, une lumière brille dans la nuit. C’est la maison! Tout à coup, Thomas s’arrête net : une silhouette majestueuse approche.

– Regarde! s’écrie Jeanne, c’est saint Nicolas avec son âne!

Jeanne et Thomas n’osent plus bouger, ils sont éblouis par l’éclat lumineux du manteau en fil d’or que porte le grand saint.

– J’espère que maman a pensé au verre de lait et aux carottes pour l’âne! dit Thomas.

Lentement, le grand personnage de lumière s’éloigne dans la nuit. Les enfants s’approchent doucement de la maison et, sur le pas de leur porte, ils découvrent, oh! merveille, des sucres d’orge et des oranges que le bon saint Nicolas a déposés pour les enfants sages.

Histoire de Florence Cadier
I
llustrations par Stéphane Couillerot
Source : 24 histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2012

Les pains d’épice ont disparu!

Sur la grande place de la ville, des marchands venus de partout ont installé leurs échoppes de bois. Les gens se bousculent dans une joyeuse pagaille, les bras chargés de paquets. Louise vient chaque année au marché de Noël. Entre les casse-noisettes aux larges épaules, les Pères Noël en bois, les boules en verre et les guirlandes d’étoiles, Louise ne sait plus où poser le regard. Elle a emporté avec elle ses économies.

– Je ne dois pas oublier les cadeaux pour mes frères, songe-t-elle. Deux bonshommes de pain d’épice à suspendre dans l’arbre.

Devant une échoppe, elle tend la main vers une boîte à musique qui chante Mon beau sapin, puis change d’avis. Tout d’abord, elle va acheter ses pains d’épice. Louise se faufile dans la foule. Soudain, des cris éclatent au milieu du brouhaha :

– Mes pains d’épice, mes bonshommes en pain d’épice, ils ont disparu! s’affole une jeune vendeuse. Ils ne peuvent pas s’être volatilisés! Ils étaient là il y a encore dix minutes. Je me suis absentée un instant et quand je suis revenue, plus rien! Pff! envolés! Je remplace ma grand-mère qui a pris sa retraite mais, cela ne lui est jamais arrivé!

Tout le monde se met à chercher. Dans les sapins, sous les tables, derrière les échoppes, dans les cartons… rien. Louise est très déçue. Maintenant il est tard, il faut rentrer! Elle s’engage dans une petite rue étroite, quand tout à coup, elle fronce le nez : on jurerait une odeur de pain d’épice! Elle s’approche d’une petite maison éclairée.

– Quelle surprise, vous êtes venus! dit une petite vois frêle.

– Vous nous manquez tant, Maminette, nous avions envie de vous revoir cette année, répondent en chœur des petites voix flûtées.

Louise jette un coup d’œil par la fenêtre, elle n’en croit pas ses yeux : des bonshommes de pain d’épice dorés et moelleux sautent sur les genoux d’une vieille dame!

– C’est grâce à vous si nous existons, dit un petit ange potelé.

– Vous avez donné la recette à votre petite fille et elle sait bien nous cuisiner. Regardez comme nous sommes tendres! ajoute un Père Noël encore chaud.

– Ainsi, vous vous êtes échappés du marché de Noël! s’amuse la vieille dame.

– Oh, juste une petite minute, pour vous souhaiter joyeux Noël! explique un ours doré et dodu.

Les bonshommes de pain d’épice posent vite un baiser sur la joue de la vieille dame et filent dans la nuit rejoindre leur échoppe.

Le saint Nicolas se retourne une dernière fois en agitant la main et aperçoit Louise qui les regarde stupéfaite.

– Chut! fait-il en mettant un doigt devant sa bouche.

– Je saurai me taire, le rassure Louise, ce sera notre secret de Noël! Mais je reviendrai vous voir demain car, moi aussi, j’ai une surprise à faire à mes frères!

Histoire de Florence Cadier
I
llustrations par Madeleine Brunelet
Source : 24 histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2012

Le français a ses règles (1 de 13)

C’est connu et vu. Le meilleur endroit pour relever des fautes de français en quantité industrielle, c’est bien sur les réseaux sociaux et dans les messages textes. Ça me désole à chaque fois et ça ne s’améliore pas. On écrit son texte rapidement, à la volée, et surtout sans SE RELIRE. Ça ne prend que quelques secondes et les mots soulignés en rouge nous indiquent les erreurs de vocabulaire.

Simple comme bonjour, mais il faut y mettre les quelques secondes. Une application dictionnaire est indispensable dans un téléphone intelligent, une tablette et un ordinateur. Des outils qui vous donneront une belle crédibilité de la part de vos lecteurs.

Ayant constaté la même chose, l’enseignant Benoit Dumais du Cégep de Rivière-du-Loup, a eu l’excellente initiative de placarder les toilettes de son institution avec 13 affiches qui relèvent les pires règles de français qui font horriblement défaut partout sur les réseaux sociaux. Une excellente idée que je vous partagerai au cours des prochaines semaines, sur ce blogue. Vous pouvez les partager à votre guise auprès de vos communautés, en ne les modifiant pas.

Sophie et Aliocha

Sophie et son grand frère Aliocha habitent un pays où l’hiver est si long et si froid qu’on n’a pas envie de sortir de chez soi. Mais dans leur maison de bois, Aliocha et Sophie ne se soucient guère de la neige et du froid. Ils sont en plein travail.

Avec des branches de sapin, ils tressent une couronne. Comme elle est belle, avec son ruban rouge et ses petites boules de houx! Sophie la lève au-dessus de sa tête :

– Regarde Aliocha, c’est le soleil!

Puis elle ajoute un peu inquiète :

– Crois-tu que le soleil reviendra un jour?

– Bien sûr! Le soleil reviendra quand l’hiver s’en ira, et nous pourrons à nouveau courir dans les prés!

Cela fait si longtemps que Sophie et Aliocha économisent sou par sou, pour acheter quatre belles bougies à mettre sur leur couronne de l’Avent.

– Chaque dimanche avant Noël, nous en allumerons une, et la maison sera de plus en plus belle, pleine de lumière! Explique Aliocha à sa petite sœur.

Soudain, quelqu’un frappe à la porte.

– Bonjour Yvan! dit Sophie en ouvrant.

– Ma maman est malade, dit le petit voisin tristement, et nous n’avons plus de bougies pour nous éclairer. Le marchand n’en a plus et, à cause de la neige, il ne sera pas livré avant longtemps. Pourriez-vous nous en prêter une?

Aliocha et Sophie se regardent : les seules bougies qu’ils ont sont celles de leur couronne! Sophie fait un signe de la tête. Alors Aliocha tend une bougie à Yvan :

– Tiens! elle est pour toi!

Aliocha regarde sa petite sœur en souriant :

– Tu sais, Sophie, la semaine est presque finie, on allumera la deuxième bougie la semaine prochaine!

Les jours passent et la maman d’Yvan est toujours malade. Alors Sophie et Aliocha décident de leur donner leur deuxième, puis leur troisième bougie. Et à chaque fois, Aliocha dit en riant à Sophie :

– Tu sais, Sophie, la semaine est presque finie…

Et Sophie continue…

– On allumera la suivante la semaine prochaine!

Le dernier dimanche avant Noël est arrivé.

– Demain, c’est Noël, dit Aliocha, allumons notre quatrième bougie!

– Bien sûr, dit Sophie un peu triste, mais elle éclairera moins que s’il y en avait quatre!

Mais quelle surprise! Voilà que la petite bougie se met à briller, à briller… On dirait que des milliers de petites flammes éclairent la pièce. Une douce chaleur se répand dans toute la maison, comme si la couronne était un soleil au milieu de l’hiver. Tout à coup, on entend frapper à la porte. C’est Yvan et sa maman.

– Maman est guérie! s’écrie Yvan, et nous venons réveillonner avec vous! dit-il joyeusement.

Dans la pièce toute illuminée, les amis fêtent ensemble le plus beau des Noëls!

Histoire d’Élisabeth Courtois 
Illustrations par Stéphane Couillerot
Source : 24 histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2012

C’est le mois des contes de Noël

Quoi de mieux pour les petits et grands enfants, que de se faire raconter de jolies histoires. Dès les premières paroles, ils pénètrent dans un monde fantastique et imaginaire qui finit toujours bien. Même les adultes qui ont conservé leur cœur d’enfant, se surprennent à replonger dans leur enfance et aimer la sensation qu’elle procure à travers les souvenirs heureux qui refont surface à cette période de l’année.

Pour une neuvième saison, je vous propose 12 nouveaux contes de Noël à compter d’aujourd’hui et à tous les deux jours jusqu’à la veille de la grande Fête. Et si vous en voulez encore, les archives du blogue en contiennent près d’une centaine. Toutes des histoires fabuleuses, sans violence, racontées en douceur pour le cœur. Les parents, c’est à votre tour de vous installer confortablement dans la chaleur d’une douillette avec vos petits bouts d’choux et de leur raconter l’histoire… pour les préparer à une nuit de rêves. Vous verrez, c’est magique.

Alors, que l’aventure commence… et bonne lecture.

In Memoriam – Lucie Nantel – 6e anniversaire

Bonjour maman. Six années se sont écoulées depuis ton départ vers un monde de délivrance. Si le temps arrange les choses, chaque premier jour de décembre, le souvenir de cette triste nuit occupe toujours mes pensées et mes yeux soudainement se noient.

Mes émotions sont ambivalentes, passant de la tristesse de ton départ, à la sérénité de te sentir heureuse de ta nouvelle vie absente de douleurs.

Là-haut sur ton nuage, tu n’es plus seule depuis que papa t’a maintenant rejoint. Puissiez-vous, tous les deux, continuer de veiller sur nous et guider nos pas sur le chemin qui nous est destiné.

Je t’aime…

« Une mère, c’est si beau que même Dieu en a voulu une. »

Nouvelle technique…

Il existe beaucoup de technique pour plier les tissus. Que ce soit de la literie, des vêtements et autres. Cependant on a développé une nouvelle manière de plier un linge à vaisselle. Une technique qui fait sourire à tout coup.

Sans autre préambule, je vous invite à cliquer ce lien, qui vous permettra de découvrir une façon agréable de plier quotidiennement ce tissu qui mettra de la joie dans votre quotidien.

Allez vite la découvrir… Âmes sensibles, s’abstenir.