Le crépuscule des vieux

Marc Favreau était un comédien très talentueux et un humoriste qui personnifiait le clown-clochard, Sol. Les gens de ma génération se rappellent de lui. Ses textes à la fois naïfs, poétiques et humoristiques ont fait le bonheur du public, aussi bien au Québec que dans la francophonie. Il est décédé le 17 décembre 2005.

Le texte qui suit et que je partage avec vous, est son dernier avant de quitter cette vie. Oubliez les fautes parce que je l’ai reproduit dans son intégralité. C’était sa façon de nous faire porter la réflexion sur la tournure de quelques mots stratégiquement choisis. Et curieusement, après toutes ces années, on reconnaît encore et toujours, le quotidien des aînés, au crépuscule de leur existence.

Des fois, j’ai hâte d’être un vieux. Ils sont bien, les vieux, on est bon pour eux, ils sont bien.

Ils ont personne qui les force à travailler; on veut pas qu’ils se fatiguent. Même que la plusssspart du temps, on les laisse pas finir leur ouvrage. On les stoppe, on les interruptionne, on les retraite fermée.

On leur donne leur appréhension de vieillesse et ils sont en vacances…

Ah ! Ils sont bien les vieux !

Et puis, comme ils ont fini de grandir, ils n’ont pas besoin de manger tant tellement beaucoup.

Ils ont personne qui les force à manger.

Alors de temps en temps, ils se croquevillent un petit biscuit ou bien ils se retartinent du pain avec du beurre d’arrache-pied, ou bien ils regardent pousser leur rhubarbe dans leur soupe…

Ils sont bien…

Jamais ils sont pressés non plus. Ils ont tout leur bon vieux temps. Ils ont personne qui les force à aller vite; ils peuvent mettre des heures à tergiverser la rue…

Et plus ils sont vieux, plus on est bon pour eux. On les laisse même plus marcher… On les roule… Et puis d’ailleurs, ils auraient même pas besoin de sortir du tout; ils ont personne qui les attendresse…

Et l’hiver… Ouille, l’hiver ! C’est là qu’ils sont le mieux, les vieux; Ils n’ont pas besoin de douzaines de quatorze soleils…

Non !

On leur donne un foyer, un beau petit foyer modique qui décrépite, pour qu’ils se chaufferettes les mitaines…

Ouille, oui l’hiver, ils sont bien. Ils sont drôlement bien isolés… Ils ont personne qui les dérange. Personne pour les empêcher de bercer leur ennuitouflé…

Tranquillement, ils effeuillettent et revisionnent leur jeunesse rétroactive; qu’ils oublient à mesure sur leur vieille malcommode…

Ah ! Ils sont bien…!

Sur leur guéridon, par exemple, ils ont une bouteille, petite, bleue. Et quand ils ont des maux, les vieux, des maux qu’ils peuvent pas comprendre, des maux mystères; alors à la petite cuiller, ils les endorlotent et les amadouillent…

Ils ont personne qui les garde malades. Ils ont personne pour les assistés soucieux…

Ils sont drôlement bien…!

Ils ont même pas besoin d’horloge non plus, pour entendre les aiguilles tricoter les secondes…

Ils ont personne qui les empêche d’avoir l’oreillette en dedans, pour écouter leur cœur qui grelinde et qui frilotte, pour écouter leur corps se débattre tout seul…

Ils ont personne qui…

Ils ont personne…

 

Source : VRAIMENT.CA

Si la France s’anglicise, on n’est pas à l’abri du même sort

France anglicisée2Je le dis et je le répète, nous serons assimilés vers 2050. Le mouvement progresse lentement mais sûrement. Loin d’être une priorité de nos politiciens québécois, nous sombrons vers l’anglicisation comme certaines provinces canadiennes ont connu jadis. Je comprends parfaitement que l’anglais soit LA langue des affaires et de la mondialisation, mais il faut protéger la nôtre. Protéger notre patrimoine au Québec pour éviter de sombrer dans l’oubli. La langue française demeure la plus grande richesse à préserver. Hélas, seuls les dinosaures de ma génération et celle de nos pères y croient encore.

Promenez-vous à Montréal et à Brossard ainsi que dans les milieux huppés… les conversations se font en anglais, et on est qu’en 2018. C’est très malheureux. Pire, les jeunes conversent constamment en anglais entre eux, même s’ils sont bilingues. Et pire encore, les nouveaux arrivants, majoritairement, ne parlent pas français. Bref, après qu’on soit devenus bilingue, la vie est belle, l’avenir nous appartient et on se fout du français.

Je ne reviens pas de France mais après lecture de l’article de Gilles Proulx, qui lui en revient, dans les pages d’opinions du Journal de Montréal, force est de constater que ce qui s’y passe dépasse l’entendement. Le français s’anglicise et en France, c’est tout un virage qui prouve qu’ici au Québec, si on n’y voit pas, nous ne sommes pas à l’abri du même sort. Voici son constat !

LA NEW FRANCE DE MACRON Gilles Proulx

Je reviens d’un voyage en France où l’anglomanie galope comme nulle part ailleurs.

Incapable de s’exprimer correctement en anglais, le Français fait souvent rire de lui… mais il ne le sait pas, il se pense cool. L’entourage du président baragouine un franglais qui se veut hip. « Yes, la meuf est dead », a déjà texté une relationniste de Macron à la mort d’une grande dame de la politique, Simone Weil.

On ne voit pas une semblable bêtise en Allemagne ou en Italie. Juste en France. Why ?

COURSE ANGLICISANTE

Les Galeries Lafayette annoncent le back to school. Les restos proposent un menu kids. Mon hôtel offre un press corner pour lire les journaux et un social wall avec des photos des stars y ayant séjourné. Et si vous avez besoin d’un dentiste, la smile team vous aidera. À Vichy, on aménage des easy parkings. Chez McDo, on a des happy meals. Même au kiosque d’Air Transat à Paris, deux représentants unilingues anglais me reçoivent.

Si vous relevez ces âneries aux jeunes Français, ils vous regardent comme si vous étiez d’un autre siècle (et notre Québec n’est-il pas une réplique aux yeux de la New France de Macron ?). Bientôt, cette jeunesse anglicisée bénéficiera d’une grammaire amputée si l’on suit la récente recommandation belge d’abandonner un certain accord du participe passé trop difficile pour les cancres…

INFANTICIDE LINGUISTIQUE

Comme le savent l’« immortel » Dany Laferrière ou la secrétaire générale Michaëlle Jean – mais qui les écoute ? –, les démographes sont pourtant formels : avec l’accroissement de la population africaine, le français sera bientôt l’une des langues les plus parlées du monde… sauf par les Français eux-mêmes ! Leur fierté est si inexistante que je n’ai vu aucune casquette ni aucun chandail célébrant la France championne de la Coupe du monde.

La France commettra-t-elle l’infanticide linguistique ? Vite ! Il faut une « loi 101 » made in France ! Et que le français et l’allemand deviennent les seules langues officielles de l’Europe… now that the Brits are leaving !

Elle a rejoint René Lévesque, Jacques Parizeau et les autres grands de 1976

Personne ne sait ce qui advient une fois passer de vie à trépas mais ce qu’on est certain c’est que Madame Payette a maintenant rejoint ses ex-compagnons d’armes de 1976. Les René Lévesque, Jacques Parizeau et Camille Laurin entre autres, qui permettaient de vivre d’espoir pour un Québec libre de ses choix et de son destin. Que doivent-ils bien se dire…?

Tout a été dit et écrit sur la grande Dame qu’était Lise Payette et après avoir parcouru toutes ces confidences, Josée Legault, chroniqueuse au Journal de Montréal et celle qui, à mon avis, a le mieux décrit sa personnalité à travers sa carrière. C’est le texte que je vous propose aujourd’hui.

LA FEMME DEBOUT Josée Legault

Un être d’exception, Madame Lise Payette aura vécu de nombreuses vies. Par où commencer, sinon par l’essentiel : la liberté. Une femme libre. Libre de sa pensée, de sa parole, de ses actions. Cette liberté, elle la désirait tout autant pour le Québec. Lise Payette, féministe et indépendantiste.

La liberté est cependant une arme à deux tranchants. Lise Payette savait la manier avec finesse. Plus rarement, elle provoquait des controverses coûteuses pour elle-même. Or, que ce soit l’affaire des « Yvettes » ou sa défense décevante de feu Claude Jutras alors qu’il faisait l’objet d’allégations de pédophilie, rien n’effacera l’immensité de son héritage social, politique et culturel.

Cette liberté, elle la chérissait pour elle et pour toutes les Québécoises. Elle les voulait libres et égales aux hommes, de facto et de jure. Dans chacune de ses multiples incarnations, cette quête, elle l’a menée inlassablement.

D’origine modeste, Lise Payette est vite devenue une autodidacte redoutable. Au temps où l’éducation des filles était vu comme du « gaspillage », elle s’instruira grâce à ses propres efforts et son insatiable curiosité intellectuelle. C’est ce qui fera d’elle une éclaireuse déterminée.

ÉCLAIREUSE

Elle braquera la lumière sur le chemin à suivre après l’avoir ouvert à bout de bras. Dans un monde d’hommes, des chemins, elle en a ouvert plusieurs. Tour à tour, elle sera animatrice radio et télé, rédactrice, une magnifique intervieweuse, femme d’affaires, journaliste, présidente de la fête nationale, députée péquiste, ministre, documentariste, auteure, scénariste, productrice et chroniqueuse. Qui dit mieux ?

Le « multitâche » était dans son ADN. À chaque nouveau défi, elle se réinventait tout en restant inébranlable sur ses valeurs fondamentales : liberté, égalité et indépendance. Celles des femmes et de la nation qu’elle aimait.

En cela, on peine à imaginer sa fierté le jour où sa grande amie, Pauline Marois, devint la première femme à diriger le gouvernement du Québec. Pour ou contre le leg politique de Madame Marois, sa victoire en 2012 a marqué l’histoire. L’épais plafond de verre du pouvoir éclatait enfin.

Madame Payette était aussi une humaniste. En 2010, sur l’obsession nocive du déficit zéro, elle écrivait ceci : « La vraie vache sacrée qu’on assassine, c’est la social-démocratie. » Elle avait bien raison. Femme debout, elle était aussi parfois la femme seule. Seule ministre derrière René Lévesque le soir de la défaite référendaire. Dans son livre Des femmes d’honneur, elle raconte sa grande solitude après avoir quitté le politique en 1981 : « Le téléphone restait extraordinairement silencieux, J’avais l’impression d’être morte. »

RÊVER GRAND

Le vide ne dura pas. Viendront les téléromans et tout le reste. Et toujours, ses enfants et petits-enfants. En 1999, à sa petite-fille Flavie, elle écrivait ceci : « Tu es exactement comme je te voulais : volontaire, réfléchie, généreuse et éprise de liberté. » Cette précieuse liberté, encore.

En politique, comme ministre des Consommateurs, puis à la Condition féminine et au Développement social, là aussi, elle trace sa voie. Sous le premier gouvernement de René Lévesque, elle siège au sein d’un cabinet truffé d’esprits brillants et intègres. Cette équipe savait rêver et agir grand.

De la nostalgie ? Non. Ce sont des faits, tout simplement. Étant toute jeune, de celles et ceux qui ont eu la chance de vivre cette époque exaltante, je peux en témoigner. Dans cette lignée spectaculaire d’intelligence et de cœur, Lise Payette en fut un des éléments les plus audacieux. Le Québec lui doit beaucoup. Aux femmes et aux Québécois, Madame Payette laisse le plus beau des messages : croyez en vous et en votre force. La liberté en sera l’ultime récompense.

Trois gouttes de lumière…

EN TOUTE AMITIÉ

Le rire, c’est une poussière de joie qui fait éternuer le cœur.

Celui qui confie ses secrets au vent ne devra pas s’étonner de les voir fleurir un peu partout.

On apprend plus sur quelqu’un en l’écoutant parler qu’en entendant les autres en parler.

Le rire, c’est la chanson de l’âme. Le sourire, c’est son refrain.

Les bonnes paroles ne suffisent pas toujours pour corriger les mauvaises.

Le rire tue les microbes du cœur.

Quelquefois, quand on ne trouve pas les mots, une étreinte suffit…

Si vite que court le mensonge, la vérité, un jour, le rejoint.

Le verbe aimer est un des plus difficiles à conjuguer… Son passé n’est pas simple, son présent n’est qu’indicatif et son futur est toujours conditionnel…

Si l’échec vous apprend quelque chose, vous n’êtes pas perdant.

Si tu ne peux avoir ce à quoi tu rêves, alors rêve de ce que tu as.

La vie est un défi à relever, un bonheur à mériter, une aventure à tenter.

Croire en soi c’est déjà presque réussir.

Là où la volonté est grande, les difficultés diminuent.

Je ne m’inquiète jamais à propos de l’avenir, il arrive bien assez tôt.

Quand on ne peut revenir en arrière, on ne doit se préoccuper que de la meilleure façon d’aller de l’avant.

La bonne éducation consiste à cacher tout le bien que nous pensons de nous-mêmes et le peu de bien que nous pensons des autres.

Parfois il faut oublier ce que tu ressens t te rappeler ce que tu mérites.

Ce n’est pas la volonté qui mène au but, mais le but qui donne la volonté.

Accepter sa mortalité

Une jeune femme de 27 ans écrit une note avant de mourir, un jour seulement avant de mourir du cancer. Des conseils à prendre en compte… Il n’est pas facile de faire face à la mort. Le deuil d’une personne n’est pas simple, alors le deuil de soi-même ? Holly Butcher a reçu un diagnostic de cancer à l’âge de 26 ans, et a décidé d’écrire son acceptation de sa mortalité. Publiée le 3 janvier 2018, Holly décédait le lendemain.

Voici ce qu’elle a écrit :

« C’est étrange de réaliser et accepter sa mortalité à 26 ans. C’est l’une de ces choses que l’on ignore. Les jours passent et l’on s’attend à ce que cela continue, jusqu’à ce que l’inattendu arrive. Je me suis toujours imaginée vieillissante, ridée et grise, entourée d’enfants avec l’amour de ma vie. Je veux tellement ça que ça fait mal.

La vie est fragile, précieuse et imprévisible. Chaque jour est un cadeau, pas un droit acquis.

J’ai 27 ans. Je ne veux pas partir. J’aime ma vie, je suis heureuse. Je le dois à mes proches. Mais je n’en ai pas le contrôle.

Je n’ai pas commencé cette « note avant de mourir » parce que la mort est effrayante, j’aime le fait que nous ignorons qu’elle est inévitable. Seulement, quand je vais en parler, elle est traitée comme un sujet tabou qui n’arrivera jamais à chacun de nous. C’est dur. Je veux que les gens cessent de s’inquiéter pour les petits stress insignifiants de la vie et qu’ils se rappellent que nous connaîtrons tous le même sort, comment pourrions-nous faire en sorte que notre temps compte si nous tenons compte des emmerdes ?

J’ai laissé beaucoup de tracas derrière moi, j’avais beaucoup de temps pour réfléchir à la vie ces derniers mois. Ces moments où vous vous plaignez de choses ridicules, pensez à quelqu’un qui fait face à un réel problème. Soyez reconnaissants pour vos petits problèmes et passez par-dessus. N’emportez pas la négativité et ne la laissez pas affecter les autres.

Une fois que c’est fait, sortez et prenez une grande respiration de cet air, bien profondément dans vos poumons, regardez comment le ciel est bleu et combien les arbres et l’herbe sont verts : c’est magnifique. Réfléchissez à votre chance que vous avez, de seulement respirer.

Vous avez peut-être été coincé dans la circulation ou eu une mauvaise nuit car vos enfants vous ont tenu réveillé, ou votre coiffeuse a trop coupé vos cheveux. Vos nouveaux faux ongles ont peut-être un accro, vos seins trop petits ou vous avez de la cellulite et votre ventre est mou.

Laissez tout ça couler. Vous ne penserez à aucune de ces choses quand ce sera votre tour. C’est si insignifiant quand vous regardez l’ensemble de votre vie. Je vois mon corps se décomposer devant mes yeux et je ne peux rien y faire, et tout ce que je souhaite est juste un autre anniversaire ou Noël avec ma famille, ou un autre jour avec mon conjoint et mon chien. Seulement un de plus.

J’entends les gens se plaindre de leur travail ou combien il est dur de faire de l’exercice. Soyez reconnaissant de pouvoir le faire. Le travail et le sport semblent si insignifiants, jusqu’à ce que votre corps ne vous permette plus ni l’un ni l’autre.

J’ai tenté de vivre une vie saine, c’était ma plus grande passion. Appréciez votre corps fonctionnel et en santé, même s’il n’est pas idéal. Regardez-le et voyez combien il est fantastique. Bougez-le, nourrissez-le de nourriture fraîche. N’en soyez pas obsédé.

Rappelez-vous qu’il y a plus que la santé physique. Travaillez sur votre santé mentale, émotionnelle et spirituelle aussi. De cette façon vous réaliserez combien la stupide image du corps parfait transmise par les médias sociaux est insignifiante. Supprimez tous les contacts qui vous font vous sentir comme une merde, ami ou non. Soyez impoli pour votre propre bien.

Soyez reconnaissant pour chaque jour où vous ne souffrez pas et même les jours où vous avez un sacré rhume, un mal de dos ou une cheville foulée, acceptez que ce n’est pas amusant, mais que ça ne vous met pas à l’article de la mort et ça s’en ira.

Plaignez-vous moins et aidez plus.

Donnez, donnez, donnez. C’est vrai que l’on devient plus heureux à faire des choses pour les autres que pour soi. Je souhaiterais l’avoir fait davantage. Depuis que je suis malade, j’ai rencontré les gens les plus gentils et généreux et ai reçu beaucoup d’amour et de soutien de ma famille, de mes amis et même d’étranges. Plus que je ne pourrai donner en retour. Je n’oublierai jamais cela et leur serai toujours reconnaissante.

C’est étrange d’avoir de l’argent à dépenser à la fin… quand on est mourant. Ce n’est pas un moment où on peut sortir et acheter des choses comme une nouvelle robe. Ça fait réfléchir à combien il est fou de penser que cela vaut la peine de dépenser de l’argent sur des nouveaux vêtements et des choses matérielles.

Achetez quelque chose à vos amis, au lieu de vous acheter des vêtements, des produits de beauté ou des bijoux. Tout le monde s’en fout si vous portez deux fois la même chose et ça fait du bien.

Emmenez vos amis prendre un repas ou cuisinez pour eux. Appelez-les pour un café. Offrez-leur une plante, un massage ou une chandelle et dites-leur que vous les aimez.

Prenez compte de la valeur du temps des gens. Ne les faites pas attendre pour rien. Préparez-vous plus tôt et appréciez que vos amis veuillent partager de leur temps avec vous.

Cette année, on ne s’est pas faits de cadeaux de Noël dans notre famille. C’était bien, car personne n’avait la pression d’acheter des cadeaux ou d’écrire une carte pour tout le monde. Et imaginez ma famille m’acheter un cadeau en sachant qu’ils allaient finir avec. Les cadeaux ne sont pas nécessaires pour un Noël significatif.

Utilisez votre argent pour des expériences. Ou plutôt, ne ratez pas des expériences car vous avez tout dépensé sur du matériel.

Faites des efforts et allez à la plage. Trempez vos pieds dans l’eau et enterrez vos orteils dans le sable. Plongez dans l’eau salée.

Essayez de profiter des moments de la vie, plutôt que de les regarder à travers votre écran de téléphone. La vie, ce n’est pas d’avoir la photo parfaite. Vivez le moment présent !

Levez-vous tôt et écoutez les oiseaux en regardant le lever de soleil. Écoutez de la musique. Câlinez votre chien, très fort. Ça va me manquer. Parlez à vos amis, déposez votre téléphone. Vont-ils bien ?

Si vous voulez voyager, faites-le. Travaillez pour vivre, ne vivez par pour travailler. Faites ce qui vous rend heureux. Mangez le gâteau sans culpabilité. Dites non aux choses que vous ne voulez pas faire.

N’ayez pas la pression de faire ce que les autres pensent nécessaires pour une vie accomplie, faites ce que vous voulez.

Dites à vos proches que vous les aimez quand vous en avez la chance et aimez-les de tout votre cœur. Si quelque chose vous rend misérable, vous pouvez le changer. Ayez le courage de changer. Vous ne savez pas combien de temps vous avez sur cette terre, alors ne le gaspillez pas à être malheureux.

Ce ne sont que des conseils de jeune femme, faites-en ce que vous voulez.

Si vous le pouvez, faites une bonne action pour l’humanité et donnez du sang régulièrement. Chaque don peut sauver trois vies ! C’est simple et ça a un fort impact.

Davantage de dons de sang auraient pu me donner une année de plus, auprès de ma famille, de mes amis et de mon chien. Une de mes plus belles années. »

Trois gouttes de lumière…

POUR ME FAIRE AIMER…

J’ai vraiment tout essayé. J’ai même changé de personnalité. Mais ça n’a rien donné.

J’ai acheté la paix, même si cette paix me troublait. Mais ça n’a rien donné.

J’ai pris tous les blâmes sur moi, même si je n’en étais pas la cause. Mais ça n’a rien donné.

J’ai tout accepté, même de pardonner l’impardonnable. Mais ça n’a rien donné.

J’ai accepté de me faire blesser verbalement sans jamais riposter. J’ai saigné abondamment et j’ai léché mes plaies. Mais ça n’a rien donné.

J’ai consenti à me faire rabaisser plus d’une fois. Mais ça n’a rien donné.

Je n’ai rien dit afin de vous protéger et j’ai tout enduré. Mais ça n’a rien donné.

Je vous ai comblés de cadeaux et vous en avez largement profité. Mais ça n’a rien donné.

Je vous ai donné du temps que je n’avais pas. Mais ça n’a rien donné.

J’ai toujours fait les premiers pas, même si vous savez pertinemment que c’était à vous de les faire. Mais ça n’a rien donné.

J’ai essayé de vous faire comprendre tout en douceur, de différentes façons, mon besoin de vous, mon besoin de votre amour. Mais ça n’a rien donné.

J’ai finalement compris, après plusieurs années de travail acharné, que c’était moi que je devais tout simplement aimer.

Dommage que ça prenne autant d’années pour réussir à comprendre qu’on est les seuls responsables de notre bonheur. Mais il est dommage aussi, que les autres et par le fait même moi aussi, nous ne sommes pas assez tournés vers les autres. Chaque individu a besoin d’amour, de reconnaissance, d’attention et du sentiment d’accomplissement reconnu.

Ce texte a été écrit et publié dans un recueil de psychologie

La leçon de français (8)

LES DÉTERMINANTS

Règles

Les articles sont les principaux déterminants : le, la, les, un, une, des, au, aux, du, de, de l’, de la.

Les déterminants possessifs indiquent l’appartenance : mon, ma, mes, ton, ta, tes, son, sa, ses, notre, nos, votre, vos, leur, leurs.

Les déterminants démonstratifs marquent ce que l’on désigne précisément : ce matin, cet outil, cette raison, ces émissions.

Les déterminants indéfinis donnent une idée de quantité, de qualité, d’identité, de ressemblance ou de différence : aucun, nul, même, plusieurs, chaque, tel, divers, certains, etc.

Les déterminants numéraux cardinaux (souvent appelés nombres) sont invariables : quatre étages, trente-six heures, trente jours, mille dollars, etc.

Astuce ! Devant un nom féminin singulier débutant par une voyelle ou un « h » muet, on place un déterminant possessif masculin : mon épaule, ton angoisse, son habitation.

Attention ! Les déterminants numéraux vingt et cent s’accordent quand ils désignent un nombre exact de vingtaines ou de centaines : quatre-vingts ans, deux cents pages.

Exercices

1- Complétez la phrase avec l’article qui convient.

Pour Noël, on accroche des boules … branches du sapin.

A) à les – B) aux – C) au

2- Complétez la phrase avec le déterminant démonstratif qui convient.

… alligator mesure plus de quatre mètres.

A) Ce – B) Cette – C) Cet – D) Ces

3- Quelle est la nature du déterminant en gras ?

Ces fossiles, découverts au pied de la roche de Solutré, appartenaient sans doute à une race de chevaux sauvages.

A) déterminant possessif – B) déterminant indéfini – C) déterminant démonstratif – D) déterminant numéral

4- Quel est le seul nom précédé d’un déterminant possessif ?

Certains jeunes restent des heures devant leur console de jeux.

A) jeunes – B) heures – C) console – D) jeux

5- Quelle est la nature du déterminant en gras ?

Vous donnez votre opinion et vous la défendez avec beaucoup de conviction.

A) déterminant possessif – B) déterminant indéfini – C) déterminant démonstratif – D) déterminant numéral

6- Quelle est l’écriture en lettres du nombre en gras ?

Le jour de la rentrée, seulement une partie des 477 élèves sera reçue.

A) quatre cent soixante-dix-sept – B) quatre cents soixante-dix-sept

7- Complétez la phrase avec les articles successifs qui conviennent.

… soir, … animaux … savane viennent boire … bord … fleuve.

A) Le / les / de la / au / du – B) Le / les / des / aux / du

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthgraphe.

Réponses : 1) B – 2) C* – 3) C – 4) C – 5) A – 6) A** – 7) A
* RAPPEL : le déterminant « cet » se place devant les noms masculins débutant par une voyelle.
** RAPPEL : le déterminant « cent » ne s’accorde pas lorsqu’il est suivi d’un autre déterminant numéral.

Enfin une logique respectée et imposée

NDLR: Exceptionnellement, ce blogue est publié aujourd’hui avec du retard. Je sais que plusieurs d’entre vous aiment parcourir le blogue en sirotant leur premier café du matin et je m’en excuse au nom de Dame nature qui a décidé hier, après l’orage, de nous priver de l’Internet pour une bonne quinzaine d’heures. Ah, technologie… quand tu nous tiens !

C’EST FINI LES STEAKS DE TOFU DANS LE MISSOURI

CHICAGO | (AFP) Le Missouri est devenu le 28 août dernier, le premier des 50 États américains à définir officiellement la viande comme un aliment issu des animaux, empêchant les produits d’origine végétale d’utiliser cette appellation, au plus grand plaisir des éleveurs.

Fini donc les « steaks » au tofu ou les « saucisses » végétariennes. Les producteurs ne peuvent dorénavant plus commercialiser des substituts de viande d’origine végétale avec des termes habituellement réservés à la viande.

Le projet de loi, approuvé en mai, a été soutenu par l’industrie du bœuf, puissante dans cet État rural du centre du pays.

« Il s’agit de protéger l’intégrité des produits que les familles dans les fermes et les ranchs travaillent dur pour élever, à travers le pays, chaque jour », a expliqué une association d’éleveurs du Missouri, espérant voir d’autres États suivre cet exemple.

PLAINTE

The Good Food Institute, une association qui promeut pour sa part les produits alternatifs à la viande conventionnelle, avait exprimé son mécontentement en portant plainte devant un tribunal fédéral précédemment.

Le débat autour de la labellisation de la viande prend de l’importance aux États-Unis, où l’Association des éleveurs de bovins américains (USCA) a déposé auprès du ministère de l’Agriculture une pétition réclamant que le mot « viande » soit réservé à la chair d’un animal né, élevé et abattu de façon traditionnelle.

« On a commencé à voir arriver dans les rayons viandes des supermarchés des produits dont l’emballage et la présentation peuvent faire croire aux consommateurs qu’il s’agit d’une version plus saine de la viande traditionnelle, ou même de viande pure et simple, avait argué Lia Biondo, de l’USCA. On essaie de prendre les devants. »

En France, les députés ont adopté en avril un amendement visant à « interdire certaines pratiques commerciales trompeuses pour le consommateur ». Le texte vise notamment les produits « qui associent des termes comme «steaks», «filet», «bacon», «saucisse», à des produits qui ne sont pas uniquement, ou pas du tout, composés de viande ».

Il faut appeler un chat, un chat !

Secrets des couples qui arrivent à tout surmonter

Nous en connaissons tous. Des couples qui résistent contre vents et marées à tous les aléas – même les plus terribles – de la vie. Qui s’accrochent et parviennent à rester ensemble quand tant d’autres se fracassent dès le premier orage. Professeur de psychologie, le Dr George S. Everly a établi que les relations fortes, résilientes, possèdent des caractéristiques, qui augmentent leur probabilité de pouvoir rebondir face à l’adversité.

Comment expliquer que certains couples arrivent à traverser les épreuves, l’infidélité, une séparation, quand d’autres se retrouvent immédiatement détruits ? Une étude a démontré que les relations « résilientes » possèdent 7 caractéristiques. Les voici :

1. ILS CULTIVENT UN OPTIMISME ACTIF

Plus qu’une simple croyance, qu’un simple espoir que les choses vont bien se passer, l’optimisme actif est défini par George S.Everly comme un engagement – moral – à agir pour que les choses se passent bien. Dans les relations résilientes, les deux partenaires évitent le cynisme, les critiques, les commentaires blessants dirigés contre l’autre (et contre eux-mêmes). A ce cercle vertueux, s’ajoute la confiance qu’ils ont en eux : ils savent qu’ensemble, ils sont plus forts.

2. ILS FONT PREUVE D’HONNÊTETÉ

Ces couples sont convaincus que l’honnêteté et l’intégrité constituent la meilleure des politiques. Ils tentent de la pratiquer quotidiennement. Chacun accepte aussi d’assumer ses responsabilités et de pardonner l’autre pour ses faiblesses et ses petites – ou plus grandes – trahisons, ainsi que de se pardonner soi-même.

3. ILS SONT DÉTERMINÉS

Ils ont le courage de prendre des décisions décisives (déménager, se lancer à deux dans un projet, tout quitter pour faire le tour du monde), même si celles-ci peuvent s’avérer risquées et source d’anxiété.

4. ILS SONT TENACES

Face aux aléas de la vie, aux revers, aux échecs, ils combattent le découragement avec une persévérance extraordinaire, notamment grâce à un fort soutien réciproque. Néanmoins, ils savent aussi quand lâcher prise pour avancer dans une autre direction.

5. ILS FONT PREUVE DE MAÎTRISE DE SOI

Toujours selon George S. Everly, la maîtrise de soi est cette capacité à contrôler ses pulsions, à éviter les comportements qui sont destructeurs pour le couple et qui font mal à l’amour (emportements, dénigrement, méchanceté…) et à l’inverse, à prendre soin de son couple.

6. ILS SAVENT BIEN COMMUNIQUER

Une relation forte est une relation où les deux partenaires parviennent à bien communiquer, à exprimer leurs besoins et à entendre ceux de l’autre. Pour George S. Everly, le plus souvent, les conversations que nous ne souhaitons pas avoir sont justement celles que nous devons avoir.

7. ILS COOPÈRENT

Dans ces couples, une certaine sérénité règne. Le non-jugement et la coopération sont de mise. Chacun peut exprimer ses idées, se sent encouragé à proposer des solutions nouvelles, à penser au-delà de la norme et sait qu’il peut compter sur l’autre pour réfléchir à deux et pour mettre en action ses envies.

Source : Margaux Rambert, psychologies.com

Salmigondis

L’HIVER À L’ANNÉE DES TIM HORTONS

C’est fou comme il fait froid dans les Tim Hortons. Ils mettent l’air climatisée tellement froid que les jours de canicule, les fenêtres sont ruisselantes d’eau. Il me semble qu’une température intérieure de  20-21°C serait amplement rafraîchissante. À moins que ce soit une tactique pour vendre plus de café…

LA GRAND-MAMAN AU PITBULL VENDAIT DE LA DROGUE

Sans être généralisé, l’achat d’un pitbull semble être le corollaire de ceux et celles qui fraient avec l’illégalité. La grand-mère qui s’était portée acquéreur de cette bête féroce vendait de l’ecstasy aux yeux de sa petite-fille. Avec un molosse de cet acabit, on éloigne les curieux. On n’aime pas cette brute à pattes, mais ça fait la job. L’inconsciente grand-mère, contrairement aux avertissements de l’ex-propriétaire du chien, lui a enlevé sa muselière. Il n’en fallait pas plus pour que le fauve s’exécute… et des enfants en ont payé le prix fort.

UNE CHANCE QUE LE RIDICULE NE TUE PAS

Sinon, il y aurait beaucoup de morts, surtout au ministère de la Sécurité publique. Le bandit John Boulachanis, condamné à la prison à perpétuité pour meurtre, viens d’obtenir du tribunal le remboursement de 134$ pour des objets personnels égarés, dont quelques revues érotiques, des bobettes et autres babioles. C’est ça notre société moderne… de mous. Nous sommes passés champions des idioties et des nounouneries. Tous ça, depuis que PET nous a imposé sa Charte dans la gorge. Et son fils est maintenant à la tête du pays. Trudeau, Trump… on n’est pas sorti du bois.

LES ROUTES DU QUÉBEC EN PITEUX ÉTAT

Statistique Canada vient de publier une étude sur l’état des routes au pays et, ne soyez pas surpris, le Québec en sort grand gagnant et par une importante marge, du pire état des routes de tout le Canada. Nos grandes artères sont en mauvais ou très mauvais état dans une proportion de 43,6%. Les autoroutes, 49% et les tunnels 27,7% alors que la moyenne canadienne est de 15,5%. Pourtant, le Québec n’est pas la province ayant le plus de kilomètres et elle est amplement surpassée à ce chapitre, par l’Alberta, la Saskatchewan et l’Ontario. Bizarre… on n’en parle pas durant cette campagne électorale ???

LE QUÉBEC VA PAYER LE CO-VOITURAGE

Une autre bouffonnerie qui n’a aucun sens. Comment va se faire le contrôle ? Les cracks de l’informatique vont te saboter l’application en moins de deux. On va se faire siphonner tellement rapidement que l’application ne tiendra pas deux mois. Pour régler le problème de circulation à Montréal et sa banlieue, il faut mettre trois fois plus de véhicules de transport en commun et diminuer les tarifs des deux tiers. Très simple… trop simple finalement. Mais avant tout, il faut entretenir sans limites le réseau routier et ne pas attendre que tout nous pète en plein visage, comme c’est le cas actuellement, pour réparer.

POURQUOI NOS GESTIONNAIRES SONT SI INCOMPÉTENTS ?

Vous vous souvenez de l’époque des bulletins sans notes, de l’absence de doublage scolaire lorsque la note de passage n’est pas atteinte ? On ne recula pas d’une période trop éloignée. Alors à voir aller nos gestionnaires qui sont issus de cette génération, on est en droit de se poser cette question. Un manque de connaissance flagrant et surtout un salaire disproportionné. Voilà une bonne part de conséquence de cette période réformiste de l’enseignement dans les écoles… et je vous fait grâce de la période phonétique qui s’est soldée par un français écrit lamentable et gênant.