Contraventions pour les adolescents

Est-ce que votre ado pourrait recevoir une contravention pour le non-respect des mesures sanitaires imposées par le gouvernement ?

Oui !

Éducaloi explique les conséquences de cette désobéissance dans une chronique publiée dans le Journal de Montréal du 15 février dernier.

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VOTRE ADOLESCENT PEUT RECEVOIR UNE COÛTEUSE CONTRAVENTION

Les mesures sanitaires décrétées par le gouvernement s’appliquent à tout le monde.

Incluant les mineurs.

Dans quelles conditions votre adolescent peut-il recevoir une contravention ? Et quelles sont les conséquences pour lui et pour vous ?

DANS QUELLES CONDITIONS ?

Si votre adolescent de 14 ans et plus commet une infraction, il peut recevoir une contravention. On l’appelle aussi un constat d’infraction, une amende ou un ticket.

Votre adolescent peut recevoir une contravention s’il ne respecte pas les mesures sanitaires imposées par le gouvernement. Par exemple, s’il est à l’extérieur pendant le couvre-feu alors qu’il ne bénéficie pas d’une des exceptions prévues.

La contravention peut être donnée sur-le-champ ou envoyée par la poste. En tant que parent, vous recevrez aussi une copie du document.

QUELLES SONT LES CONSÉQUENCES POUR VOTRE ADO ET POUR VOUS ?

Le montant de l’amende que votre adolescent devra payer ne peut pas être plus élevé que 500 dollars, plus les frais du constat d’infraction.

En tant que parent, vous n’avez pas à payer l’amende de votre adolescent.

Votre adolescent peut communiquer avec le percepteur des amendes s’il n’a pas les moyens de payer le montant réclamé. Par exemple, il pourrait alors convenir d’une entente pour payer l’amende en plusieurs versements. Le percepteur pourrait aussi lui proposer de faire des travaux communautaires au lieu de payer l’amende.

Votre adolescent peut aussi choisir de contester le constat d’infraction – plaider non coupable – s’il croit qu’il n’a pas fait ce qui lui est reproché. Il doit le faire dans un délai de 30 jours. Les informations sur la façon de contester sont généralement écrites directement sur le constat d’infraction.

« Star » académie : le miroir aux illusions

Je ne suis pas un fervent de « Star » académie. Je ne l’écoute plus et depuis quelques éditions. C’est populaire, même très populaire, mais je n’embarque pas.

Pourtant, le musicien que je suis adore la musique, les performances des artistes et leurs qualités d’interprètes.

J’en ai sur le concept. Ça ne rejoint pas du tout mes valeurs.

Une académie se définie par une école supérieure et qui dit école, dit enseignement, expérience et performance, dirigés par des professeurs spécialisés.

Pourtant, pour ces élèves, une épée de Damoclès pend au-dessus de leur tête; l’élimination. Un mot qui déclenche sa part d’émotions, d’un mauvais rêve.

Un étudiant, à l’école, passe toute une année académique à apprendre, à acquérir le savoir qui lui permettra de progresser, d’accéder à ses ambitions. Certes, la conséquence est la réussite ou l’échec, mais les possibilités durent toute une année scolaire. Le temps peut jouer en sa faveur.

Aurait-on l’idée de dire à l’académicien, après un seul mois d’étude, qu’il n’est  pas bon, qu’il ne progresse pas selon certains critères, certaines normes ? On l’élimine ! C’est le rejet, l’inacceptation, le déni.

À « Star » académie, c’est ce qui se passe. L’élimination fait en sorte que la personne ne peut bénéficier des cours qui sont donnés, de parfaire son apprentissage, de découvrir le monde du spectacle, de goûter l’extase. C’est déplorable… sauf pour les cotes d’écoute.

À tout le moins, il devrait pourvoir terminer totalement son programme « scolaire ». Comme à l’école, un système de bulletin pourrait déterminer sa note, son talent et son classement parmi tous les autres académiciens.

Le public pourrait aussi participer aux notes, dans une moindre mesure, la popularité n’étant pas un gage de réussite.

À tout le moins, on verrait évoluer toute la classe jusqu’aux derniers instants. Les spectacles quotidiens seraient une excellente preuve de leur talent, de leur  développement, de leur progrès. Une façon de mettre en pratique ce qu’ils ont appris.

Dans sa formule actuelle, les somptueuses scènes, les décors colorés et les jeux de lumières, sont un miroir aux illusions, laissant flamboyer la vie intense d’une super vedette. L’adoration du public hélas est réservée à l’élite.

Qui se souvient des artistes en herbe, qui ont foulé les planches de l’académie au fil des éditions ?

Probablement pas beaucoup. On se souvient des vainqueurs et finalistes qui ont évolués durant l’expérience, sans plus. Avec l’élimination, certains n’ont fait que passer.

Les évincés sont malheureusement restés dans l’oubli pour la plupart, sans avoir pu extérioriser leur plein potentiel.

NDLR: Le masculin a été retenu, pour alléger le texte.

Les fruits et légumes en temps de pandémie

Avant d’être réduit en fruits ou en légumes, comme je ne suis pas bête comme un chou avec un pois chiche dans la tête, j’ai décidé de vous raconter des salades et de ramener ma fraise.

Alors pour se fendre la pêche et vous donner la patate, je vais appuyer sur le champignon avant de manger les pissenlits par la racine.

Aujourd’hui un virus nous oblige à faire le poireau chez nous, afin de nous éviter de prendre une châtaigne avec ses effets qui pourraient nous transformer en asperge. Comme je suis une bonne poire, je fais comme tout le monde et pour éviter de prendre une prune, je reste en confinement.

Même si ce n’est pas la fin des haricots, en regardant tous les jours des navets à la télévision, je ne vois pas pourquoi des espèces de cornichons qui ont du blé, vont décider de nous mettre en rang d’oignons.

Avant de ne plus avoir un radis et de retrouver un monde sans oseille, je pense qu’il ne faut pas se prendre le chou et que la Covid-19 n’est pas la fin des haricots, surtout avec tous les gros légumes qui décident pour nous…

Ces politiciens nous disent que pour les anciens, les carottes sont cuites, et que si nous bougeons hors de chez nous, le panier à salade viendra nous récupérer parce qu’on n’applique pas leurs règles à la noix.

Alors avant de nous faire tomber dans les pommes ou de nous réduire en vieilles patates, moi qui n’ai pas un cœur d’artichaut, qui a toujours écrit dans ma feuille de chou, je demande aujourd’hui de couper la poire en deux.

Donc stop à l’isolement, retrouvons la banane en sortant, car il faut bien mettre du beurre dans les épinards, car notre vie ne va bientôt plus valoir une cacahuète… si nous continuons.

Merci Réjean.

La Loi 101, version 2, tarde.

Depuis le temps que le ministre Simon Jolin-Barrette planche sur cette nouvelle version, il attend quoi pour nous la faire découvrir ? Promise pour l’automne dernier, puis cet hiver et plus particulièrement en février, aucun mot, aucune annonce, rien !

Avec toute cette attente, j’ai bien hâte de quoi il va accoucher. Il ne doit pas se tromper et nous décevoir. Cette loi doit revivre et prendre toute la place qui lui revient, comme l’avait fait feu Camille Laurin.

Josée Legault traitait de ce sujet chaud, dans sa chronique du 10 février dernier dans le Journal de Montréal. C’est le texte que je vous propose aujourd’hui.

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CAMILLE LAURIN, VOUS CONNAISSEZ ?

Dans la grande région métropolitaine, le français recule depuis plus de vingt ans déjà. Spécialisée à l’université sur la question linguistique, j’en ai souvent fait depuis l’analyse détaillée sur diverses tribunes. Ici et à l’étranger.

Après deux décennies de déni, tant chez la classe politique que dans les médias, le phénomène crève maintenant tellement les yeux que même les libéraux fédéraux s’en rendent compte.

C’est dire l’ampleur colossale du désastre qui, à force d’inaction des gouvernements, toutes couleurs confondues, commande un redressement majeur de la situation.

Cette tâche titanesque, le gouvernement Legault en a cependant hérité à son corps défendant. La réforme de la loi 101 préparée par Simon Jolin-Barrette, ministre responsable du dossier, est attendue depuis longtemps.

S’il fallait que l’éléphant accouche d’une souris sur le plan législatif, le rendez-vous manqué affaiblirait d’autant plus une langue « nationale » déjà amplement fragilisée.

INCERTITUDES ET ATTENTES

C’est dans ce même contexte d’incertitude et de grandes attentes que Richard Campeau, député caquiste de Bourget, suggère de remplacer le nom de sa circonscription montréalaise par celui de Camille Laurin.

Décédé le 11 mars 1999 à l’âge de 76 ans, le Dr Laurin, brillant psychiatre de profession, fut député de Bourget sous René Lévesque, et, surtout, ministre responsable de l’élaboration de la Charte de la langue française, mieux connue sous le nom de loi 101.

Pour mieux comprendre la grande intelligence, la finesse stratégique et la vision humaniste inaltérable de Camille Laurin, il faut lire sa biographie époustouflante, rédigée par Jean-Claude Picard, lui-même décédé l’an dernier. (Camille Laurin. L’homme debout. Boréal, 2003).

Pour qu’il puisse arriver à une version finale de la loi 101 en juillet 1977, on y prend la pleine mesure des nombreux obstacles qui jalonnaient la route de Camille Laurin. Un à un, il les a surmontés avec courage et détermination.

OBSTACLES

Rappelons que le milieu des affaires, les leaders anglo-québécois et fédéraux le conspuaient continuellement. Avec stoïcisme, il encaissait les insultes les plus viles, dont la comparaison odieuse avec Joseph Goebbels, propagandiste en chef du nazisme et d’Adolf Hitler.

Même au sein du gouvernement Lévesque, il devait se confronter à des collègues opposés à son projet. Fin tacticien, il réussira à les convaincre presque tous. Résultat : hormis pour la minorité historique anglophone, la loi 101 consacrerait le français comme langue nationale de tous les Québécois.

Au Québec, le français serait la langue d’intégration, de partage, du travail, de culture, de communication, d’éducation, d’affichage, de commerce, d’administration publique, etc. Un exploit historique.

Une fois adoptée, la loi 101 subira toutefois les assauts des tribunaux. Ses adversaires en ont fait grand usage pour mieux s’y attaquer. Pis encore, à de rares exceptions près, les gouvernements du Québec refuseraient à leur tour de la renforcer à nouveau.

Aujourd’hui, l’état des lieux est à l’avenant. D’où la « mission » de Simon Jolin-Barrette de lui redonner ses muscles perdus. Les difficultés se dressant devant lui sont d’ailleurs nettement plus atténuées qu’au temps de Camille Laurin.

La morale de cette histoire ? Honorer le legs exceptionnel de Camille Laurin en renommant son ancien comté est certes bienvenu. Redonner enfin vie à la Charte de la langue française serait beaucoup mieux encore.

Une autre aberration

L’article qui suit a été publié dans le Journal de Montréal du 8 février dernier, sous la plume de Denise Bombardier.

Je m’abstiendrai de faire des commentaires qui dépasseraient ma pensée mais à sa lecture, je suis littéralement tombé sur le cul.

On pensait avoir tout vu… mais non… Une vraie société de fuckés !

LA GUERRE AUX MOTS

Les termes père et mère ont été dénoncés au Québec le 28 janvier dans un jugement de la Cour supérieure.

Pendant que nous avons tous la tête dans le confinement, des activistes contre le Code civil, ont remporté une énorme victoire.

Plusieurs articles du Code civil sont désormais visés.

Les mots femme, homme, mère, père sont, aux yeux du juge, discriminatoires envers les personnes non binaires, c’est-à-dire qui ne se définissent ni comme homme, ni comme femme.

Vendredi dernier, le Journal de Montréal a publié un texte signé par un groupe de parents alarmés des Centres de services scolaires à l’initiative de Nadia El-Mabrouk.

Ces parents courageux se battent contre une ultra-minorité de militants qui déconstruit, à travers les mots hommes, femme, père, mère, rien de moins que l’histoire de l’humanité.

NON BINAIRES

Si le not femme est à bannir, comment alors justifier le combat pour le droit des femmes à l’égalité ?

Comment justifier des prisons pour femmes, des toilettes pour femmes, des jeux réservés aux femmes ?

Comment se battre contre la violence faite aux femmes ?

Mine de rien, cette lutte « non binaire » nie les différences entre les femmes et les hommes.

Déjà au Québec les articles du Code civil permettent d’imposer le genre plutôt que le sexe biologique.

Sur demande, les mots mère et père sont remplacés par le mot neutre de filiation. Le procureur général s’est même engagé à décerner l’acte de naissance sans description de sexe pour l’enfant.

Les transgenres et les non-binaires ne doivent pas subir de discrimination, certes.

Mais en niant juridiquement la différence des sexes, l’on détruit la réalité biologique au profit d’un délire, qui définit les êtres comme une fabrication culturelle.

Voilà où l’effet de mode actuel nous entraîne. Et ce, sous les applaudissements des législateurs de la rectitude politique.

Le vrai coût des rénovations

Qu’on se lance dans un projet modeste ou d’envergure, il est souvent difficile d’estimer les coûts de façon réaliste. Voici comment les pros évaluent les rénovations les plus fréquentes et les différentes options selon notre budget. En prime : les éléments à ne pas oublier.

1- Mes planchers sont usés, Est-ce possible de les remettre à neuf ? Dois-je les remplacer ?

On évalue leur état : les lattes manquantes se remplacent, mais un plancher noirci n’aura peut-être pas l’épaisseur nécessaire pour un nouveau sablage en profondeur. Cela coûte environ 2,25 $ le pi2 pour le sablage et l’application du vernis (ou de l’huile). Pour l’achat d’un parquet de bois franc neuf, selon l’essence de bois, la largeur des lattes et le pourcentage de nœuds, on paiera de 4 $ à 13 $ le pi2, pose non comprise.

2- Je souhaite transformer mon sous-sol sombre et bas de plafonds en une belle pièce familiale. Combien dois-je prévoir ?

Ce ne sont pas tous les sous-sols qui méritent d’être aménagés. La hauteur minimale prévue par la loi est de 2,1 m (6pi 10 po) en dessous des plafonds. Chaque pièce doit bénéficier de 0,35 m2 (3 pi2) de fenêtre à ouverture battante, et chaque fenêtre doit être dotée d’une margelle de 1 m permettant l’évacuation en cas d’incendie. Notre sous-sol réunit ces conditions gagnantes ? On peut alors envisager d’en faire un séjour pour environ 20 000 $ en optant pour des matériaux d’entrée de gamme (moquette, plafond suspendu, etc.). On ajoute à cela de 12 000 $ à 20 000 $ pour une salle de bain complète. Selon les entrepreneurs interrogés, de façon réaliste, finir un sous-sol coûte de 100 $ à 200 $ le pi2. Deux conseils pour gagner le maximum de hauteur et de luminosité : limiter les cloisons et recourir à différentes retombées de plafond pour camoufler les tuyaux.

3- Je ne supporte plus mes armoires de cuisine. Que puis-je faire d’autre que les changer ?

L’option la plus économique est de les peindre soi-même. Le résultat est particulièrement satisfaisant dans le cas d’armoires en bois. Pour la peinture, le nettoyant et l’équipement, on compte environ 500 $, selon le nombre de portes. Autre option : le resurfaçage, qui consiste à changer les portes et à recouvrir les côtés apparents en conservant les caissons. Cela coûte environ 9 000 $ pour une cuisine de taille moyenne.

4- Ma salle de bain est entièrement carrelée, style années 60 (même dans la douche). Dois-je tout casser ou ai-je d’autres options ?

À moins que la pièce soit entretenue avec zèle et les murs, parfaitement droits et exempts de moisissure, les experts ne recommandent pas de conserver le vieux carrelage. Il vaut mieux repartir de zéro. Pour une rénovation de salle de bains, on peut s’en tirer pour 10 000 $ si l’on ne change pas le positionnement des appareils et en magasinant uniquement dans les grandes surfaces. Une rénovation moyenne coûte de 15 000 $ à 20 000 $.

5- J’aimerais ajouter un foyer dans mon salon, quelles sont mes options et combien ça coûte ?

Pour un appareil électrique d’entrée de gamme, on compte environ 500 $ et un peu moins de 200 $ pour son installation par un électricien. Pour un appareil à bois ou à gaz, poêle ou foyer, on prévoit en moyenne de 5 000 $ à 8 000 $, installation comprise, mais sans les éléments décoratifs (manteau de foyer, carrelage, etc.). La présence ou l’absence de gaz dans le quartier et le type de cheminée feront fluctuer les coûts.

6- J’aimerais changer mon dosseret de cuisine. Combien dois-je prévoir ?

On trouve des carreaux à 0,75 $ le pi2 tout comme des dalles de pierre à quelques centaines de dollars… Une installation professionnelle demande de 5 $ à 12 $ le pi2, selon le matériau et la complexité du travail. Une option petit budget consiste en des carreaux autocollants en résine, un peu plus chers (environ 500 $ pour une cuisine moyenne), mais qu’on peut poser soi-même.

7- Je n’aime pas la couleur de ma baignoire. Puis-je la peindre ou dois-je absolument la changer ?

Il est possible de la faire réémailler par un professionnel pour environ 1000 $, ce qui lui ajoutera quelques années de vie. Les experts ne recommandent pas la peinture, dont le résultat est éphémère. Si l’on préfère changer la baignoire, il ne faut pas oublier les travaux de plomberie et de carrelage. Les coûts s’élèvent alors à 3 000 $, voire davantage.

8- J’aimerais repeindre les pièces de ma maison. Combien m’en coûterait-il de faire appel à des professionnels ?

Un budget type pour faire repeindre une pièce par un professionnel se situe entre 350 $ et 500 $, comprenant la peinture, ou 1 $ le pi2. La hauteur des plafonds et les particularités architecturales peuvent faire varier les prix.

LES CHOSES QU’ON OUBLIE DE CALCULER

Frais de professionnels

On prévoit de 80 $ à 125 $ l’heure en honoraires professionnels pour un architecte ou un désigner et autour de 20 $ à 50 $ l’heure pour une décoratrice. Certains professionnels vont demander de 5 à 10 % du coût du projet ou travailler à forfait. À cela peut s’ajouter une somme de 1000 $ à 2 000 $ pour un plan d’ingénieur, souvent exigé lorsque les travaux touchent aux structures.

Démolition

C’est un des coûts les plus mésestimés, selon les experts. On compte de 60 $ à 70 $ l’heure par démolisseur, et environ 600 $ par jour pour le conteneur. On doit également prévoir des suppléments lorsque le conteneur loge dans la rue, en ville, et lorsque les travailleurs sont exposés à l’amiante.

Plomberie

Dans une cuisine, on prévoit de 400 $ à 700 $ pour changer un évier, de 200 $ à 500 $ pour changer uniquement le robinet et environ 200 $ pour brancher un frigo avec distributeur de glaçons. Dans une salle de bains, on s’attend à débourser de 200 $ à 400 $ pour changer la toilette, autour de 1000 $ pour raccorder une nouvelle baignoire, de 150 $ à 250 $ pour changer un robinet, de 200 $ à 400 $ pour changer un lavabo et de 700 $ à 1 500 $ pour l’installation d’une nouvelle douche.

Électricité

Le tarif horaire est d’environ 60 $ à 70 $ pour un apprenti et de 80 $ à 90 $ pour un maître électricien. On peut estimer à 150 $ par prise/lumière et environ de 2 à 3 heures d’honoraires professionnels pour brancher chaque appareil (four encastré, etc.). L’installation d’un plancher chauffant coûtera de 700 $ à 1000 $.

Taxes de vente

On ajoute 15 % sur les matériaux, mais aussi sur les frais d’installation et les honoraires professionnels.

Permis de la ville

On paie un pourcentage du coût des travaux, de 20 $ à quelques centaines de dollars.

Frais de logement

Si l’on doit se reloger pendant une partie du chantier.

Source : Chantal Lapointe, Revue Coup de Pouce, mars 2021, p92

Quand deux cœurs ne font qu’un

Quand deux cœurs en s’aimant ont doucement vieilli

Oh ! quel bonheur profond, intime, recueilli !

Amour ! hymen d’en haut ! ô pur lien des âmes !

Il garde ses rayons même en perdant ses flammes.

Ces deux cœurs qu’il a pris jadis n’en font plus qu’un.

Il fait, des souvenirs de leur passé commun,

L’impossibilité de vivre l’un sans l’autre.

— Chérie, n’est-ce pas ? cette vie est la nôtre !

Il a la paix du soir avec l’éclat du jour,

Et devient l’amitié tout en restant l’amour !

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Merveilleuse Saint-Valentin aux amoureux,
Que Cupidon habite vos pensées.

In Memoriam – Jacques Nantel 1929-2015

Déjà six années, papa, tu nous quittais pour le grand voyage, sans prévenir, sans déranger, comme une feuille au vent. Je me rappelle du moment, à des milliers de kilomètres de toi où on célébrait et festoyait… j’ai appris la terrible nouvelle. C’était hier. C’était un vendredi 13. C’était la détresse.

Immanquablement, la Saint-Valentin me ramène à toi et parfois, à mon réveil, j’imagine comment doit se dérouler ta seconde vie, celle qu’on dit éternelle.

Tu as toujours été et demeure un exemple pour moi, une idole, un idéal. Ton altruisme continue de me servir d’exemple dans ma propre vie.

J’ai pensé à toi aujourd’hui, hier et tous les autres jours d’avant. Je pense à toi en silence. Tout ce que je possède sont des mémoires, des souvenirs indélébiles et des photos. Des cadeaux inestimables qui parsèment mon chemin sur cette terre.

Le ciel t’a dans ses bras, moi je t’ai dans mon cœur. Je sais et je sens que tu m’entends.

Un héros ça ne meurt pas. Alors de ton nuage et accompagné de maman, puissiez-vous continuer à guider nos pas dans le chemin qui nous est destiné, comme vous l’avez fait admirablement toute votre vie.

« Ceux que nous avons aimés et que nous avons perdus ne sont pas où ils étaient mais ils sont partout où nous sommes. »

Une excellente initiative

Quelques fois, un regard suspicieux dans le voisinage nous fait se poser des questions sur ce qui s’y déroule vraiment. En temps de pandémie, alors que les commerces jugés non essentiels sont fermés, nous trouvions énigmatique que le stationnement du centre d’escalade le Canyon de La Prairie, soit occupé et qu’un va et vient survienne à l’occasion.

On a eu notre réponse récemment, en prenant connaissance d’un article paru dans l’hebdomadaire régional « Le Reflet », le 4 février dernier. Un texte sous la plume d’Audrey Leduc-Brodeur, qui nous révélait l’initiative communautaire extraordinaire de ce centre. Voici ce qu’elle racontait…

UN REFUGE POUR LES SANS LOGIS À LA PRAIRIE

Le salon et la cuisine du local. (Photo : Le Reflet – Vicky Girard)

Jusqu’au 31 mars, des citoyens en situation d’instabilité résidentielle peuvent trouver refuge dans un local du centre Canyon Escalade à La Prairie exceptionnellement aménagé pour les recevoir.

Sur place, ils y trouveront des lits, un petit salon, une cuisinette, ainsi que des douches. Le service de lavage est offert par l’organisme l’Avant-garde à La Prairie, qui chapeaute le projet nommé Refuge grands-froids.

Depuis le 23 janvier, les cinq espaces réservés à des personnes sans toit fixe sont occupés. Parmi elles, des parents monoparentaux, des gens qui ont quitté leur demeure à la suite d’une chicane, d’autres qui dorment chez des amis temporairement, etc.

« Le refuge leur donne un répit », indique Connie Bleau, directrice générale de l’Avant-garde.

Celle-ci ne s’étonne pas de la popularité des nouvelles installations. La demande est pressante et les ressources sont à pied d’œuvre pour y répondre.

« Nous travaillions déjà avec les gens de la région se retrouvant sans logis. Un lien de confiance s’est créé, car ils nous connaissent. Généralement, nous devions les relocaliser à des refuges situés à l’extérieur de notre territoire et ce n’est pas ce qu’ils veulent », explique Mme Bleau.

La directrice générale fait remarquer que la crise du logement remonte avant la pandémie.

« Elle a simplement mis en lumière une situation que nous connaissions déjà, souligne-t-elle. C’est une grande réussite de voir que tous les acteurs du milieu collaborent pour pallier cet enjeu. »

L’organisme a été approché par le Comité de lutte à la pauvreté pour mettre en place le projet, incluant la mise sur pied d’une équipe d’une dizaine d’intervenants formés pour recevoir et accompagner les visiteurs.

« Le mouvement de solidarité sociale qui s’est créé pendant la pandémie » a facilité le recrutement, fait savoir Mme Bleau.

« C’est déstabilisant demander de l’aide. Les personnes sans logis ne veulent pas être déracinées. Elles souhaitent rester dans leur milieu. »

Connie Bleau

Un foyer permanent

L’Avant-garde en santé mentale ne cache pas sa fierté de collaborer à cet effort collectif sans précédent dans la région, puisque ce mandat colle à sa vocation, fait-il remarquer.

« Les gens sont de plus en plus fragilisés, à mesure que la pandémie perdure. Nous avons tous une limite, mais la solitude se vit difficilement », soulève la directrice générale.

Son équipe accueille, sensibilise et accompagne les personnes qui souhaitent se loger temporairement au refuge. Qu’elles veuillent y rester une nuit ou plus, elles y trouveront du soutien pour dénicher un foyer permanent, fait savoir Mme Bleau.

« C’est ce que la plupart d’entre elles désirent », souligne celle qui se réjouit de pouvoir également brosser un meilleur portrait de la communauté grâce à ce projet.

En détails

L’accès au Refuge grands-froids est gratuit. Celui-ci est ouvert 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Il faut appeler au 450 907-1333 avant de s’y présenter. Il est situé au 1775, chemin de Saint-Jean à La Prairie. L’Avant-garde n’a pas de critères autres que celui de ne pas pouvoir se loger pour la nuit. En cas de santé mentale, le diagnostic n’a pas d’importance, précise l’organisme.

On ne sait pas ce qu’on veut, finalement.

Il n’y a pas deux sociétés comme celle que nous avons au Québec. Nous sommes uniques ! Après deux référendums, l’idée de la séparation est en baisse.

C’est bizarre, mais j’ai toujours pensé que le Parti québécois ne ferait pas l’indépendance du Québec. Un autre parti, peut-être, mais pas le Parti québécois, surtout depuis le départ de René Lévesque et des bonzes de ce parti qui sont presque tous décédés

Il ne faut pas se le cacher, François Legault est un nationaliste et je crois qu’il pourrait être celui qui nous ferait atteindre les objectifs de feu René Lévesque. Qu’on soit maître chez nous et pleinement en contrôle de notre identité et de notre avenir.

Le problème, ce sont ses citoyens qui ne savent pas vraiment ce qu’ils veulent. Ils ont des réactions bizarres sur à peu près tous les sujets. À cet égard, Richard Martineau, dans le Journal de Montréal du 4 février dernier, brossait un portrait assez exact du peuple québécois. Une définition qui rejoint entièrement la mienne et que je vous propose aujourd’hui.

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LES QUÉBÉCOIS SONT DIFFICILES À COMPRENDRE

Je pense qu’il n’y a pas un peuple comme les Québécois.

Plus distincts que ça, tu meurs…

C’est à se demander si nous n’avons pas été fabriqués par des extra-terrestres dans un laboratoire.

INCOMPRÉHENSIBLE

Regardez notre relation avec le Canada.

Comme un sondage Léger commandé par Le Journal l’a dévoilé hier, 74 % des Québécois veulent se débarrasser de la monarchie.

Plus de 70 % des Québécois appuient une loi (la loi 21) qui est détestée et diabolisée dans le reste du pays.

La grande majorité des Québécois ne veulent rien savoir du multiculturalisme, préférant l’interculturalisme comme modèle pour gérer le vivre-ensemble.

Les Québécois trouvent qu’Ottawa ne défend pas assez le français, qui est pourtant l’une des deux langues officielles.

Les Québécois trouvent ridicule que les lois provinciales adoptées par un gouvernement élu démocratiquement par le peuple québécois doivent passer le test des tribunaux fédéraux pour pouvoir être appliquées au Québec.

Les Québécois trouvent que la Charte canadienne des droits et libertés les empêche de s’administrer comme ils l’entendent.

Les Québécois n’aiment pas que le gouvernement fédéral s’immisce dans les champs de compétence du Québec.

Bref, quand on établit la liste de tout ce qui implique le fait de rester dans le Canada, les Québécois disent : « Le point 1 ne nous intéresse pas, le point 2 nous tape sur les nerfs, le point 3 nous semble inacceptable », etc., jusqu’au point 99.

Mais à la fin de cet exercice, quand tu leur demandes s’ils veulent rester dans la fédération canadienne, ils répondent… OUI !

CONTRE LE CANADA, TOUT CONTRE

Comprenez-vous quelque chose à ça ?

Aimes-tu les frites ? Non.

Aimes-tu les hamburgers ? Non.

Aimes-tu les cheeseburgers ? Non.

Aimes-tu les croquettes de poulet ? Non.

Aimes-tu les boissons gazeuses ? Non.

Donc, tu n’aimes pas manger au McDo ? Oh non, au contraire, j’adore !!!

Pardon ???? Comment ça ? Tu aimes leur eau ?

C’est comme une femme qui passe son temps à critiquer son mari (il n’est pas gentil, il pète au lit, il est brusque, il ne s’intéresse pas aux enfants, il ne me dit jamais que je suis belle…), mais qui ne veut pas divorcer parce qu’elle l’aime !

Au prochain référendum, au lieu de poser une seule question aux Québécois (« Voulez-vous vous séparer ? »), on devrait leur poser une série de questions.

« Êtes-vous d’accord avec telle mesure au Canada ? Telle mesure ? Telle mesure ?

Si à la fin, l’électeur coche une majorité de Non, le bulletin est comptabilisé comme un appui au Oui !

ÇA AURAIT PU ÊTRE PIRE

Les Québécois sont comme ça : ils disent toujours le contraire de ce qu’ils pensent.

Une fille n’est pas belle, elle est « pas laide ».

Un mets n’est pas bon, il est « pas mauvais ».

Regardez Legault. Est-il un fédéraliste passionné ? Non.

Il trouve juste le Canada « pas si mal ».

Il rêvait de se marier avec un Québec souverain, mais celui-ci ne voulait pas, préférant rester chez ses parents.

Alors il sort avec la fédération canadienne en attendant.

Oh, elle ne l’excite pas, ne l’enflamme pas. Ça fait longtemps qu’ils ne font plus la bagatelle.

Mais il aurait pu tomber sur une pire partenaire.

Et elle fait bien à manger.

Fa que.

Observations sur l’affaire Camara

Quoi penser de cet événement ?

J’ai tout lu ce qui s’est écrit, tout vu et entendu ce qui s’est dit dans l’affaire de la tentative de meurtre d’un policier du Service de police de Montréal, le 28 janvier dernier. Événement fortement médiatisé qui a également fait couler beaucoup d’encre. Les médias sociaux, les lignes ouvertes, tout le monde s’en donnait à cœur joie. D’emblée, les gens ont crié au racisme, un mot à la mode par les temps qui courent.

Évidemment, je n’étais pas sur les lieux mais si je me mets dans la peau de ce policier, certains gestes ont contribué, dans un premier temps, à soupçonner le suspect Camara.

RACISME

Il n’y a aucun racisme dans cet événement. Le policier Sanjay Vig vient aussi des communautés culturelles. De plus, monsieur Camara venait d’être intercepté pour une infraction au Code de sécurité routière; celle d’avoir utiliser son cellulaire au volant. La couleur de la peau n’a rien à voir là-dedans.

AGESSIVITÉ

Il semble que monsieur Camara était très en colère d’avoir reçu cette contravention, puis qu’elle a été trouvée sur les lieux, dans la rue, complètement déchirée. Un signe que la situation était déjà sous tension. Le policier, en retournant à l’auto-patrouille, devait probablement faire dos au suspect, alors il était plausible que monsieur Camara eut été perçu comme l’agresseur.

CAMÉRA CORPORELLE

Dans ce dossier, la caméra corporelle n’aurait rien filmé de plus que le visage de monsieur Camara au moment de l’interception et de la remise de la contravention. La caméra est portée sur la poitrine donc elle enregistre les images vers l’avant, alors que l’agression se serait produite par l’arrière.

ENQUÊTE

Le rôle des enquêteurs est de faire toute la lumière sur l’événement en assemblant toutes les pièces du casse-tête. Ce travail nécessite du temps, l’analyse de la scène, des interrogatoires de témoins et de faire comparaître de suspect dans les 24 heures suivantes. Après quoi, des recherches approfondies et de nouveaux éléments peuvent disculper le suspect. C’est ce qui s’est passé dans cette cause. C’est toujours plus facile d’analyser un événement après coup, que dans le feu de l’action. Il faut se garder une réserve.

PANIQUE

C’est facile de critiquer le travail des policiers, de crier au racisme, de faire des conférences de presse et de d’y aller des sa propre opinion dans les réseaux sociaux, mais tant et aussi longtemps que les enquêteurs n’ont pas complété leur travail, on ne doit pas sauter aux conclusions trop vite. La panique s’est emparée de la mairesse Plante avec ses grand élans oratoires mais dans cette affaire, les déclarations du directeur du SPVM, Sylvain Caron, et du président de la fraternité des policiers, Yves Francoeur, étaient justes et dans le ton.

ANALOGIE

Pour faire une analogie avec la série District 31, on peut voir tout le travail des enquêteurs pour établir la preuve hors de tout doute de la culpabilité d’un suspect. C’est un travail de minutie et de longue haleine qui demande du temps. Toute une équipe de spécialistes s’affaire pour élucider un crime. Quant à moi, les policiers ont fait un excellent travail dans les circonstances, et avec professionnalisme.

LA SUITE

C’est un épisode malheureux pour monsieur Camara. On a qualifié sa détention d’atroce… quelle aberration ! Que cette situation fut éprouvante je peux en convenir, mais atroce…? Contrairement à la Russie, la Chine et tous les pays totalitaires, nos centres de détentions, ici au Québec et dans le reste du Canada, sont des cinq étoiles. En conséquence, le recours aux tribunaux civils pourrait être intenté pour obtenir une compensation monétaire en dédommagement. Le Service de police a déjà présenté ses excuses publiques à monsieur Camara.

Faire la juste part des choses est de mise.