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Un bel après-midi sur fond de ciel bleu, avec des odeurs de popcorn, hotdogs, bière, barbotines, barbe à papa, avec un mercure qui courtise les 30°C, quoi de mieux pour assister à un match de baseball. Tous les éléments étaient réunis pour célébrer le début des matchs de la ligue des pamplemousses, du baseball majeur. Quinze équipes ont établis leurs camps d’entraînement en Floride alors que le reste de la ligue a choisi l’Arizona. Ici à Fort Myers, nous sommes choyés avec deux équipes; Les Red Sox de Boston et les Twins du Minnessota. Ce sont sur ces derniers que notre choix s’est arrêté, et qui affrontaient les Blue Jays de Toronto.
J’adore le baseball et cette sortie me rappelait la nostalgie des belles visites aux matchs de nos défunts Expos, alors que nous visitions mes parents dans les années 90, sur la côte est de la Floride. La proximité des joueurs qui n’hésitaient pas à venir nous rejoindre à l’extérieur des champs de pratique, pour immortaliser un cliché avec mon fils Pascal. Des photos inestimables avec les Parrish, Alou, Carter, DeShield, Cordero et autres vedettes locales de l’époque. Celle qui me revient nettement en tête; avec Gary Carter serrant mon fils contre lui, comme un kid. C’était un gentleman ce Carter, disparu trop tôt. Il avait de la classe et du leadership.
Toujours est-il que nous profitions d’une promotion pour les seniors, comme on dit ici, ou l’âge d’or si vous préférez, qui nous donnait droit à un hotdog et une boisson gazeuse sur le bras. Alors notre vieille garde se composait de Benoît, Mario, Carole, Joanne, Marcel, Jean-Noël, Jacques, Jean-Guy et votre humble serviteur. Nous n’avions pas de préférence pour une équipe ou l’autre mais disons que les Jays ont été rossés 12 à 2. Mais dans la ligue des pamplemousses ça ne veut absolument rien dire et c’est le temps idéal pour expérimenter des choses et évaluer les joueurs en prévision de la nouvelle saison. La vraie !
Quant au stade de 9 300 sièges, il me donnait des airs de l’ancien parc Jarry de 1969. La pelouse, soyeuse et fournie, n’a rien à envier aux plus beaux parcours de golf du monde. Nous avions plaisirs à marcher sur cette surface spongieuse et dense dans un stationnement de fortune du complexe sportif, disponible pour les jours de match. Petit mot pour les chiens-chauds, les amerloques ne rôtissent jamais leur pain. Mettons que ça fait assez simple, eux qui se targuent d’être la référence en matière de hotdogs. Ils auraient des leçons à recevoir de notre savoir-faire québécois en la matière. On devrait les inviter à nos tournois de pétanque pour leur faire apprécier toute la saveur de ces «rôteux», préparés à la mode de chez-nous par l’équipe de Claude Landriault, passée maître dans l’art de cuisiner ces irrésistibles pains-saucisses… Les meilleurs de la planète.
Comme toute partie de balle qui se respecte, on a eu droit au traditionnel Take Me Out To The Ball Game, en moitié de 7e manche. Du vrai baseball quoi ! Ça valait définitivement le détour, même si Mario n’est pas d’accord et que Madame Rhéaume aurait préféré son tricot ! Mais ça, c’est une autre histoire.
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