Choisir le bon emploi

Paramédics1Dévoilé au grand jour, les paramédics sont en détresse, même que le taux de suicide y est alarmant. Une bien triste manchette. Comme les policiers, pompiers, médecins légistes et tous les intervenants qui côtoient la mort dans leur quotidien eux aussi sont exposés. Ce n’est pas tout le monde qui peut faire ce boulot et éviter les séquelles. Il faut se faire une carapace et vite, puis faire le vide une fois le travail terminé. Même si c’est plus facile à dire qu’à faire, beaucoup y parviennent. La mort fait partie de la vie et ce n’est jamais facile d’y faire face, encore plus quand la ou les victimes correspondent à notre profil familial.

Généralement grassement rémunérés, ces emplois sont recherchés souvent pour ces raisons et pour le reste, il faut se demander s’ils les candidats choisis sont vraiment faits pour ce travail. Certains s’accrochent au péril de leur vie et de leur santé. Il est peut-être là, le problème. C’est vrai que ce travail n’accepte pas la faiblesse de dire qu’on est vulnérable et fragile. L’orgueil prime, de peur de passer pour une mauviette, ces personnes ravalent et se ferment comme une huître. J’ai connu des policiers qui ont décroché après cinq ans de patrouille, pour réorienter leur carrière ailleurs et découvrir que leur boulot ne leur convenait pas. Souvent c’est la solution pour quitter la tête haute.

Comme les policiers, les paramédics interviennent souvent dans des situations dramatiques, stressantes et où le temps compte. Il faut alors bien gérer son stress et bien évacuer une fois l’assignation terminée. C’est primordial et dans ces moments et les émotions fortes soient exprimées dans un debriefing, comme on dit dans le jargon. Je ne sais pas quelle est l’approche des employeurs en ce sens mais évaluer son personnel régulièrement, un peu à la manière des pilotes de lignes, serait peut-être la solution pour détecter la détresse psychologique de ces hommes et femmes qui s’acquittent de leurs tâches avec dévouement.

Quand on peut faire la part des choses dans le feu de l’action et décrocher une fois le travail accompli, on a un grand pas de fait. Un bon moyen serait d’en parler et d’exprimer ses émotions. Hélas, dans ces métiers de machos, il faut montrer un contrôle absolu, même si en dedans, ça brasse et ça bouillonne. Une chose est certaine; il faut définitivement s’attaquer à ce fléau et tout mettre en œuvre pour éradiquer cette triste statistique.

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