Il faut que ça fonde

Clé des Champs 30 mars 2014On est attentif à la météo du Québec de ce temps-ci. Si les riverains de la Montérégie s’inquiètent de la crue des eaux, nous c’est plutôt la bonne épaisseur de neige qui recouvre l’entrée du camping où nous demeurons au Québec, qui nous préoccupe. Nos espions Linda et Benoît y ont fait un saut à leur arrivée au Québec ce dernier dimanche et, photo à l’appui dans cet article, le spectacle était désolant; une bonne épaisseur de neige rendait la tâche impossible de mettre le pied sur le terrain. Nul besoin de découvrir l’état de nos emplacements en cette fin d’hiver. On se serait encore cru en plein mois de janvier.

C’est assez contrastant avec le printemps 2013, alors que la direction du camping nous annonçait joyeusement par courriel dès la fin mars, l’ouverture du camping pour le 6 avril. Les saisons se suivent mais ne se ressemblent pas. On n’y peut rien contre Dame Nature. Nous sommes impuissants ! Mais il faudrait bien qu’elle prenne les choses en main parce que nous prévoyons retrouver notre caravane le 14 avril prochain. Au moins, qu’on puisse s’y rendre et mettre en route les systèmes d’égout, d’eau potable et de chauffage. Allez, s’il-vous-plaît Dame Nature ?

Alors, nous sommes toujours dans l’attente de ce courriel salutaire qui pourrait nous permettre de rentrer à la maison. C’est sûr qu’il y a des alternatives, mais rien de mieux que de retrouver notre chez-soi. À la mi-avril, la pelouse, même jaunie par l’hiver, a pleinement le droit de reprendre sa place au soleil. J’ai parlé à Benoît qui est rentré dimanche et je l’ai senti dépressif, peut-être la larme à l’œil devant son vélo qui ne demandait qu’à sortir et rouler quelques kilomètres, histoire de se dérouiller.

J’ai aussi discuté avec Marcel, victime encore une fois d’un roulement à billes défectueux, et forcé de camper une trentaine d’heures, dans une cour de garage. Mais il en faut beaucoup plus à l’ami Marcel, pour le dissuader de reprendre la route à nouveau, l’hiver venu, afin de poursuivre avec sa douce, leur aventure de Snowbirds. Ici à Pioneer Village, les volets des petites maisons se referment graduellement et les espaces délaissées par les véhicules récréatifs, dévoilent leur pelouse en broussaille.

Mais pour ceux qui occupent toujours leur maison au Québec, c’est plus acceptable que pour nous, de revenir à la neige, alors c’est pour ça qu’il faut que ça fonde… Lentement, mais régulièrement ! Il me semble que ce ne soit pas trop demandé. On se croise les doigts et mon petit auriculaire me dit que notre vœux sera exaucé. Espérons qu’il a vu juste.

4 réflexions au sujet de « Il faut que ça fonde »

  1. Effectivement quand ça se met à fondre, généralement ça va vite et c’est commencé. Je trouve qu’il y a 3 printemps, le printemps blanc, le printemps brun et le printemps vert. Nous sommes encore dans le blanc mais on voit le brun poindre à l’horizon!

Vous en pensez quoi ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s