Remplissons les cruches !

St-Hubert-OntTout le monde a tort, même les spécialistes, et Jean-Pierre Léger a raison. Il vient de vendre son âme et son entreprise à CARA, nos voisins de l’Ontario. Un magot de 537 millions de dollars. C’est effectivement une sombre journée pour les québécois qui voient disparaître une entreprise de chez-nous, au profit d’étrangers. Comme dans le cas du porc, les ontariens nous ont encore remplis… et le terme est poli.

Monsieur Léger est libre de décider ce qu’il veut pour ses rôtisseries, mais qu’il ne vienne pas nous remplir avec ses affirmations loufoques du genre : on va croître, le siège social va rester au Québec et il n’y aura pas de pertes d’emplois. C’est là que je me sens comme une cruche. Il est le seul à être sur un nuage. Remarquez qu’avec 537 millions, le bonhomme se fout pas mal de ce qui peut arriver. Il est euphorique mais très loin de me convaincre.

On peut passer n’importe quoi aux cruches du Québec parce que les restaurants St-Hubert continueront de faire salle comble. On est comme ça chez nous, on se fait frapper et on tend l’autre joue. Jean-Pierre Léger est le seul à penser que le pouvoir décisionnel restera au Québec. Laissez passer quelques mois et on s’en reparlera. Et on nous apprend que la transaction s’est faite sans que la Caisse de dépôt et placement du Québec n’en soit informée. C’est à donner la nausée. Monsieur Léger savait ce qu’il faisait et il a fait à sa tête et les québécois ne faisaient plus partie de l’équation.

Personnellement, je fréquentais rarement les restaurants St-Hubert, surtout à cause de la facture trop élevée pour du poulet. C’est tellement facile de trouver aussi bon ailleurs. Cependant, j’achetais leurs produits sur les tablettes des épiciers. C’était ma façon d’encourager une entreprise québécoise de souche et implantée dans la communauté depuis 65 ans, au détriment de l’importation. C’est terminé pour moi ! Je n’encouragerai pas les « anglos » d’à côté qui ne me respectent pas et que la moindre occasion est propice à nous écraser. Ça existe depuis le haut et le bas Canada. Ce n’est pas d’hier et c’est viscéral.

Benny BBQ1Pour moi, St-Hubert n’existe plus ! Mes encouragements et mon fric iront dans la poche d’une autre entreprise québécoise, vieille de plus de 50 ans : Les rôtisseries Benny ! Et même la plus petite rôtisserie locale mérite nos encouragements. Malheureusement ça n’aura pas d’impact puisque je serai probablement le seul, avec une poignée d’inoffensifs, qui agirons de la sorte. Mais au moins, les profits resteront au Québec. Je ne reviendrai jamais sur cette décision.

Il y a eu Le Cirque du Soleil, Provigo, Sico, Dolarama, Rona et maintenant St-Hubert… Qui sera le suivant ? Les vautours étrangers rôdent, nos entrepreneurs ont soif de cash… Ça veut tout dire !

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