La bêtise humaine

bébé1Hier dans le Journal de Montréal, on publiait le palmarès des noms que donnent les parents à leurs nouveau-nés, tirés de la liste établie par Retraite Québec et recueillie pour les allocations familiales 2015. Ça frise la bêtise humaine !

Aujourd’hui, nous sommes à l’ère de l’exclusivité. Certaines personnes veulent que leur progéniture porte un prénom unique, inégalé et qui reflète parfaitement leur tendance. Il n’y a pas si longtemps, on se contentait d’écrire les prénoms d’une façon différente afin de créer et se réserver cette particularité, cette petite touche personnelle. C’est du passé tout ça.

Le plus étrange dans cette tendance c’est qu’on agit par égoïsme sans se soucier des conséquences à long terme et surtout sans égard à ce que l’enfant pourra en tirer comme négativisme lorsqu’il aura grandi ; risées, moqueries et quolibets meubleront son quotidien peut-être au point de l’obliger à changer lui-même son prénom. Il se demandera pour toujours, ce qui a bien pu inciter ses parents à l’affubler d’un tel prénom… sans droit de regard.

Chez les filles, voici les prénoms tous plus inusités les uns que les autres : Allegresse, Arene D’or, Carla Nono, Christvie, Confiance, Exaucée, Honnête-Bukuru, Lagace, Precious-Annie, Sagette, Soda, et Watat.

Du côté des garçons ; Colle, Cris Antoine, Dong Dong, Jazz, Mathis-Adorable, Papa Serigne, Tania, Tresor-Victoire, Ualasse, Vatche et Yemi.

On dira que c’est l’originalité qui dicte ces choix mais celle-ci a ses limites. Il me semble qu’avec tous les enfants à problèmes qui fréquentent le réseau scolaire, on n’a pas besoin d’en rajouter. Et vous, parents, qui faites ces choix, mettez votre excentricité de côté et cessez de vouloir que votre enfant soit différent des autres et surtout avec un prénom qui déclenchera les rires sarcastiques dès qu’il sera dévoilé, connu ou prononcé.

Il y a tellement de jolis prénoms masculin comme féminin à choisir. Des prénoms historiques portés par de grandes personnes fières, qui ont marqué leur époque. Des modèles dont on veut se souvenir, des immortels.

En terminant, je partage la citation de Joseph Facal, dans l’édition du Journal de Montréal d’aujourd’hui, et qui résume bien le phénomène ; « Un enfant qui nait est-il une page blanche sur laquelle les parents pourront imprimer leurs caprices du moment pour toujours ? »

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