Rendus à destination

2015-04-16 001À la lecture des dernières données d’hier sur le blogue, vous avez été plusieurs à venir y faire un tour pour connaître la fin du périple. Malheureusement, c’est avec plus de 10 heures de retard que je prends le clavier pour partager avec vous, cette dernière journée avant d’arriver à destination. Je m’excuse du délai, mais je n’aurais pu faire autrement.

Voyez-vous, nous demeurons en permanence dans notre caravane à sellette au Québec, alors qu’en Floride, nous possédons une maison de parc. Par conséquent, lorsqu’on revient, il faut « partir la roulotte » comme on dit ; remettre l’eau, l’électricité, sortir les rallonges escamotables… Bref, c’est comme lorsqu’on débute une saison de camping, sans oublier de vider l’auto de ses bagages. C’est ce qui explique ce délai.

Mais au moment de rédiger cet article, tout va bien et le nécessaire est fait pour profiter de la nuit et refaire le plein d’énergie pour tout nettoyer à fond dès cette fin de semaine. Mais bon, ceci étant dit, la dernière étape de notre escapade a débuté vers 9 heures et à 14h30, nous étions à notre camping, avec un chaud soleil qui nous souhaitait la bienvenue. Cependant, deux faits exceptionnels se sont déroulés qui, heureusement, m’ont encore donné des anecdotes à raconter.

D’abord, au moment de quitter l’hôtel en matinée, je demande au réceptionniste si je dois prendre à droite ou à gauche pour me fondre dans la circulation dense du New York State Thruway. Il ne le sait pas ! J’ai beau répéter la question, il me répond ne pas connaître les environs, les routes autour et qu’il n’est pas très familier avec le secteur. Sa réponse me jette par terre. Un peu plus et je lui demandais s’il arrivait de la planète Mars. Voyons donc, il occupe le poste pour justement se faire poser ce genre de question. Je n’en reviens pas ! J’ai donc trouvé moi-même sans difficulté. Avouez que c’est assez renversant et étonnant.

Plus tard, juste quelques pieds avant de pénétrer en territoire canadien, voilà qu’il faut passer une inspection visuelle et parlée, par des colosses du département des Custom Border Patrol, bien armés, sérieux comme des Papes et qui ne semblent pas badiner. Évidemment les questions sont usuelles et portent sur notre va-et-vient en territoire américain. Mais honnêtement, je dois avouer que c’est la toute première fois que nous sommes confrontés à pareille situation. C’est définitivement inhabituel et déstabilisant. Quelques minutes plus tard, il nous laissent passer et nous voilà devant l’agent des douanes canadiennes dans sa cabine.

Notre échange est assez rapide et je me permets de questionner la douanière sur ce que nous venons de vivre. Je voulais savoir si c’était devenu la norme chez les américains. Très gentille et souriante, elle m’a alors expliqué, qu’ils recherchaient des personnes qui pourraient quitter le pays sans autorisation. C’était une vérification ciblée qui s’exécute à l’occasion et dans un but précis de retracer des fugitifs en cavale. Trêve de plaisanterie, je me suis demandé si je n’étais pas soudainement victime de mon article du premier avril… Une chance que je traînais avec moi, mon arête de poisson avec tête et queue.

Quoi qu’il en soit, il faisait bon retrouver nos routes cahoteuses dans un environnement encore en dormance végétale, résultat des rigueurs de l’hiver. Se retrouver soudainement en territoire familier et découvrir quelques changements depuis notre départ l’automne dernier. Dans toute cette immensité et ce vaste réseau routier, on a rencontré deux fois plutôt qu’une, Francine et Jean Duval, des snowbirds qui séjournent avec nous au même endroit l’hiver, qui rentraient également chez-eux. Comme quoi on peut confirmer ce que dit l’adage et découvrir combien « le monde est petit ». Home sweet home !

3 réflexions au sujet de « Rendus à destination »

  1. Bon retour vous deux,heureux que vous êtes de retour sans incidents sain et sauf .Notre mode de vie au Québec reprend ses habitudes en continuant d’aimer la vie.Au plaisirs de se voir.Carole Marcel

  2. « Malheureusement, c’est avec plus de 10 heures de retard que je prends le clavier ». Pourquoi malheureusement? C’est peu en regard de tout ce qu’il y a à faire quand on revient de voyage, surtout après six mois. Et puis après tout, vous avez encore six mois pour nous en parler, hihi!
    À votre camping d’été, êtes-vous dans les premiers revenus, comme vous êtes souvent dans les premiers à arriver dans votre camping d’hiver?

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