L’hiver de retour

neige tombante2Même si les services météo nous avaient prévenu, je ne m’habituerai jamais à ces brusques retours à l’hiver. Quand vous avez mis le nez dehors hier matin, quelques jurons ont dû vous traverser l’esprit ? Ce fut mon cas !

Mes Dahlias de nouveau le ventre à terre, je ne portais pas Dame nature dans mon coeur. De plus, il me fallait remplir la bouteille de propane qui s’était vidée de son énergie à nous chauffer durant la nuit glaciale. Soudain, j’ouvre le rideau de la cuisine et voilà que quelques flocons de marde blanche virevoltent sous une forte brise, comme fouettés. Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu pour subir pareille calamité ?

On passe nos hivers au soleil et voilà que Dame nature se venge. Elle veut tester notre niveau d’écoeurement. Je me sens dépressif. Il vient quelques bonnes rafales qui jettent brusquement mes chaises de patio comme une boule dans un jeu de quilles. Je dois me résigner. En fait, je me résigne à sortir et aller remplir la bouteille.

Chemin faisant, je me calme. Je prend conscience que le printemps est là et qu’on finira bien par l’avoir à l’usure, Dame nature. L’idée me vient de surprendre la caissière qui prend ma commande de propane. Alors je lui dis :

– Est-ce que vous posez encore les pneus d’hiver ?

– Non Monsieur, on est aux pneus d’été.

– Où ça l’été ? Je suis habillé pour l’hiver… Vous avez jeté un coup d’oeil dehors, c’est encore l’hiver !

Et là, elle a compris que je me moquais d’elle. Elle m’a servi son plus beau sourire et j’ai payé ma commande de très bonne humeur, content de mon coup.

Nul besoin de vous dire que le sujet de conversation dans toutes les chaumières était ce foutu climat. Et hier soir au poker, on a joué avec nos manteaux d’hiver sur le dos, dans la salle communautaire, le chauffage n’étant pas en fonction à cette période de l’année.

Et pour me consoler de cette journée exécrable, une lectrice m’a fait savoir qu’à Rouyn-Noranda en 1980, il était tombé de la neige un 15 juin. Vous avez bien lu… en juin ! Elle a réussi à me consoler parce que comme le dit l’adage «Quand on se compare, on se console.»

Fout le camp hiver ! Vivement le printemps… Ça presse !

Vous en pensez quoi ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s