Discours démagogiques

NégoL’article, Le party est fini, de Michel Hébert dans les pages d’opinion du Journal de Montréal d’hier m’a profondément choqué. Le discours démagogique qu’il a livré, je suis loin de l’approuver et mieux, il m’aura permis d’ajouter mon grain de sel que voici.

Son propos portait sur le projet de loi 110 que Martin Coiteux veut faire adopter et qui, selon lui, le sera. Michel Hébert crache sur les employés municipaux sans réserve et se réjoui du rapport de force dont les élus municipaux disposeront pour imposer unilatéralement, les conditions de travail de leurs employés lorsque les négociations seront dans une impasse. En fait, c’est le coup de matraque qu’ont tété les Labaume et Coderre.

Monsieur Hébert met tout le monde dans le même panier sans faire de distinction. S’il y a eu du brasse camarade à Montréal, ce n’était pas la même chose partout. Beaucoup de villes ont réglé des conventions collectives dans l’harmonie et le respect, sans grève ou moyens de pressions. Le gun sur la tempe n’existait pas. Ça se faisait dans le respect et dans un souci d’obtenir un contrat de travail équitable pour tous. J’ai une expérience de plus de 15 ans en négociations collectives et croyez-moi, on n’a pas eu à montrer le point très souvent et on a obtenu, au fil des ans, ce qu’il y a de meilleur, comme conditions de travail. Tout comme nos voisins d’en face, les cadres des ressources humaines. Et sur la photo immortalisant l’événement, tout le monde avait le sourire.

Si, selon Monsieur Hébert, les contribuables n’acceptent pas nos conditions, c’est qu’ils les envient. Dans la fonction publique, ils aimeraient obtenir les mêmes avantages négociés, mais dans les faits, un certain gouvernement Libéral de jadis, a imposé par une loi, des réductions salariales de 20%. Imaginez le rattrapage. Impossible dans un avenir rapproché. Et le gros niaisage des débrayages illégaux ne justifient certainement pas une telle loi. On a vu dernièrement la colère de Coderre envers ses cols bleus. Il a pris un rouleau compresseur pour écraser une fourmi. Même constat chez les caléchiers… C’est un impulsif ce Coderre, mais l’élastique lui est revenu en plein visage, dans ce dossier.

Labaume et Coderre usent également de démagogie dans leur discours. Ils préconisent de décider des conditions de travail de leurs travailleurs, alors que quand vient le temps de dépenser pour une équipe de hockey et de baseball, c’est la démesure au niveau des dépenses et rien ne les arrête. C’est peut-être leur attitude arrogante qui jette l’huile sur le feu. Ce sont des politiciens et tôt ou tard, ils vont se faire montrer la porte de sortie. Malheureusement, ils auront pris grand soin d’assurer leur avenir en méprisant ceux et celles qui les ont servis.

Si vous voulez travailler dans une attitude démotivante et un climat de confrontation, c’est la recette idéale et c’est encore le parti Libéral qui en est le maître d’œuvre.

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