L’essentiel…

musulmans-a-la-priereLa tuerie à la Mosquée de Québec demeure une catastrophe pour toute la population du Québec et principalement chez la communauté musulmane. Six innocents ont payé de leur sacrifice le geste démentiel commis par un extrémiste de chez-nous. Il n’existe pas de qualificatif adéquat pour le décrire.

D’abord, je me désole de voir toute l’attention médiatique qu’on porte à Alexandre Bissonnette, le tueur. Depuis les événements, son profil noircit les pages des journaux et il ne mérite pas un pareil traitement. Il n’est pas une vedette. Qu’est-ce que ça peut faire qu’on apprenne son passé trouble, le type d’arme qu’il a utilisé pour commettre l’irréparable et les motifs qui l’ont poussé au carnage. Ça ne ramènera personne et il ne doit pas devenir un exemple pour des têtes fêlés. Qu’il assume pleinement son geste avec ses conséquences et qu’il tombe dans l’anonymat le plus total et rapidement.

Ensuite, les politiciens, tous partis politiques confondus, se sont appliqués et surpassés à sortir leurs grands mots pour exprimer à la communauté musulmane, leur compassion, leur peine, leur esprit d’ouverture et presque s’excuser de ce qui est arrivé.  Comme si cet événement tragique effaçait toutes nos différences. J’ai personnellement trouvé que ça dépassait un tantinet la sobriété. On voulait tellement que la haine ne soit pas au coeur du drame, que les réseaux sociaux se sont mis à trouver les coupables aux propos haineux; les médias, la radio, tout y est passé.

Dans son billet d’hier, Richard Martineau nous rappelait, à titre d’exemple, que selon Régis Labeaume, ce sont « ceux qui propagent la haine pour faire de l’argent » qui sont responsables du massacre de dimanche dernier.

À ce propos il racontait ce que monsieur Labeaume, le maire de Québec, disait il y a quelques mois… « J’ai vu une femme qui avait un tchador, une burqa, la totale avec des gants jusqu’ici… Et son conjoint était en gougounes, en t-shirt et en shorts… Ma femme m’a retenue pour ne pas que j’y aille lui arracher la tête en lui disant – Hey, Du Con! As-tu vu comment t’es habillé et as-tu vu comment ta femme est habillée?

Et c’est monsieur Labeaume qui fait la leçon maintenant?

Lorsque la poussière sera retombée, la vie reprendra son cours normal, presque comme avant, avec ses contraintes de toutes sortes et ses accommodements raisonnables qu’on discute depuis des lunes avec la communauté musulmane entre-autres. On peut cohabiter sans s’aimer d’amour. Le geste insensé d’un fou aura permis un malheureux moment de profonde réflexion.

La suite, c’est Joseph Facal qui l’a résumé le mieux dans son intéressant article d’hier; « La tragédie de Québec mérite certes un temps d’arrêt, de recueillement et de ressaisissement. Mais ne perdons pas de vue l’essentiel.

L’islamisme radical reste le grand danger de notre époque, tout simplement en raison des ressources dont il dispose: un immense bassin de recrutement, un état-major, une idéologie structurée, des camps d’entraînement, des armes sophistiquées, le soutien financier de régimes politiques et des figures médiatiques qui travaillent à lui donner une légitimité. Sa guerre de conquête, il l’a déjà lancée.

Coincés entre l’islamophobie réelle d’un Bissonnette et l’islamisme radical, se trouvent les musulmans modérés, qui sont l’immense majorité. »

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