Allez, au travail… vous aurez essayé!

Le conflit de travail qui paralyse la construction au Québec depuis mardi dernier, se terminera probablement par une loi spéciale que l’Assemblée nationale imposera en début de semaine. C’est écrit dans le ciel! Quand on ne va nulle part, c’est une façon élégante de régler le conflit en affirmant et criant que le retour au travail a été ordonné, sous peine de sanctions et d’amendes salées.

On connaît le système et ça fera probablement l’affaire d’une majorité de syndiqués de ce secteur d’activité. Si cet arrêt de travail occasionne des pertes de 45 millions de dollars dans l’industrie, une semaine de salaire perdu par les travailleurs représente plus ou moins 1 500$. Une perte qui demandera du temps pour être récupérée.

Même si le déclenchement de la grève a été votée à 93%, il faudra se rendre à l’évidence qu’à un moment donné, la raison l’emporte sur l’action ou les aspirations. On parle de conciliation travail-famille mais celle-ci ne peut être généralisée dans tous les emplois; les infirmières, policiers, pompiers et tous ceux et celles qui œuvrent dans des boulots où les samedis, dimanches et jours fériés existent, mais s’appliquent différemment dans les faits. Une fois le conflit réglé par la négociation ou par l’imposition de la loi, cette conciliation travail-famille sera moins prioritaire dans l’immédiat et on s’en accommodera.

Avec un salaire horaire de 37,50$, ces ouvriers n’obtiennent pas le soutien de la majorité des travailleurs, des citoyens ordinaires et principalement de ceux et celles qui doivent se priver de leur travail, parce qu’ils sont dépendants du secteur de la construction. Je comprends très bien que les demandes de ces derniers soient légitimes… mais on a déjà vu pire. Ce sont ces mêmes travailleurs qui, une fois les vacances venues, vont dépenser leur grosse paie de vacances au soleil, la gueule fendue jusqu’aux oreilles, comme on dit. On est loin de la dèche.

On ne sait pas ce qui se négocie entre les parties, parce qu’on n’a pas de boule de cristal et qu’on n’a pas droit au chapitre. Restent-ils sur leurs positions? Ont-ils vraiment le désir de mettre de l’eau dans leur vin pour en arriver à une entente? Ayant vécu l’expérience des négociations dans mon ancienne vie de travailleur, bien souvent, une loi spéciale est bienvenue pour préserver les egos des parties et faire comme Ponce-Pilate, s’en laver les mains en criant haut et fort que ce n’est pas de leur faute, qu’ils voulaient régler, mais que le méchant gouvernement en a décidé autrement en fessant dans le tas.

Tout ce beau monde reprendra forcément le travail en milieu de semaine. Certains en maugréant, et d’autres en respirant mieux financièrement. Le gros show aura pris fin!

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