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Opinion
C’est le journaliste Guillaume St‑Pierre qui a sorti l’absurdité du jour dans le Journal de Montréal du 23 mai : une décision tellement incompréhensible qu’elle aurait pu, en plus, remplir les coffres des organismes communautaires locaux. Pourquoi faire simple quand on peut faire stupide.
Partout au Québec — et même ailleurs — les amphithéâtres, les églises et les salles de rassemblement ouvraient leurs portes pour permettre aux gens de suivre les exploits du Canadien sur écran géant pendant les séries. Mais à Gatineau, où TVA Sports détenait les droits de diffusion et où les 4 000 sièges du Centre Slush Puppie devaient être vendus 13 $ chacun au profit des organismes communautaires, la réponse a été claire. Un NON sec, sans nuance, sans intelligence.

Les bonzes de la LNH version Bettman, épaulés par les Sénateurs — qui ont raté une occasion en or de se rapprocher de leurs propres partisans — ont refusé l’événement sous prétexte que le Canadien « empiétait sur leur marché ». Comme si un écran géant à Gatineau allait soudainement vider le Centre Canadian Tire. Faut vraiment manquer de vision pour penser comme ça.
On ne peut pas imaginer décision plus bornée, prise par des gens qui se fichent éperdument du succès des autres et, surtout, du plaisir du public. Une chicane de clocher digne d’un village du XIXᵉ siècle, qui prive les organismes communautaires du coin de revenus essentiels.
Bref : une occasion ratée, un geste mesquin, et un bel exemple de bureaucratie sportive qui se tire dans le pied… avec enthousiasme.
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